20170914 SOS aux ONG .pdf


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SOS ! Appel au secours des associations impliquées
dans l’accueil des exilés dans le Briançonnais
1. Constats de la situation (en évolution rapide)
1.1 Le contexte géographique
Le briançonnais est un territoire montagnard peuplé de 22 000 habitants permanents, auxquels
s’ajoutent une population deux à trois fois plus importante en période touristique hivernale et estivale.
Ce territoire est frontalier avec le Val de Suse qui débouche sur l’agglomération de Turin, située à une
centaine de kilomètres.
Les passages habituels entre le Briançonnais et le Val de Suse s’effectuent par deux cols routiers :



le col du Montgenèvre, situé à 1850 m d’altitude, franchi par une route nationale ouverte toute
l’année au trafic routier international sur l’axe Marseille – Turin ;
le col de l’Echelle, situé à 1746 m d’altitude, franchi par une petite route de montagne non
déneigée l’hiver et donc fermée à la circulation, qui relie la Vallée de la Clarée et la Vallée Étroite
et débouche en Italie à Bardonecchia, dans le Haut Val de Suze. Bardonecchia est située au pied
du tunnel de Fréjus, franchi par l’autoroute et la voie ferrée, sur l’axe Chambéry – Turin. La gare
de Bardonecchia est à 5,5 km de la frontière située un peu en aval de l’embranchement entre la
route qui monte au col de l’Echelle et l’accès à la Vallée étroite par un chemin carrossable. Le
premier village de l’autre côté du col, Névache, est situé à une dizaine de km.

1.2 Les passages de la montagne frontalière par les exilés
Nous assistons depuis deux ans à une augmentation croissante des passages et tentatives de
passages de la montagne frontalière par des exilés. La plupart d’entre eux utilisent le passage du col
de l’Echelle pour tenter de parvenir en France.
Au cours de la dernière période enneigée, ces passages se limitaient à quelques personnes par
semaine malgré ou en raison des difficultés manifestes (froid, neige…).
Depuis la fonte des neiges au printemps dernier, les passages sont devenus quotidiens et se sont
multipliés avec un pic de 45 personnes en une seule journée, et une fréquentation moyenne de 10 à
20 personnes. Par exemple, dimanche 3 septembre, une quarantaine de personnes sont arrivées à
Briançon, dont 23 mineurs. Au total, plus de 700 exilés ont été accueillis dans le Briançonnais pour au
moins une nuit depuis le début de l’année.
Il s’agit principalement de jeunes hommes originaires de pays de l’Afrique de l’ouest francophone. La
majorité d’entre eux sont des mineurs.

1.3 Les risques encourus et les accidents survenus en conséquence de la politique de
l’Etat aux frontières à l’encontre des exilés
Le passage de la frontière franco-italienne expose aux dangers objectifs que comporte la montagne.
Ces dangers peuvent se combiner, se multiplier et s’aggraver fortement et rapidement selon les
conditions climatiques et météorologiques : blessures liées à la marche à pied en terrain accidenté
sans équipement adapté, sans expérience ni connaissance du terrain, sans visibilité : entorse,
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