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31e année

n°9 - Novembre 2017
GRATUIT

www.info-eco.fr
INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

DOSSIER

La silver économie,
un marché en croissance

ENTREPRISE

TOURISME

NextAlim lève 7 M¤
pour l’élevage d’insectes

Pour nourrir les animaux, la société NextAlim parie sur l'élevage d'insectes et
répond en même temps à un deuxième enjeu : valoriser des biodéchets.
L'entreprise vient de boucler une levée de fonds de 7 millions d'euros pour
construire une nouvelle unité de production à Poitiers. PAGE 4


Survoler la Vienne
en avion

Pour découvrir le département sous un nouvel
angle, pourquoi ne pas prendre la voie des airs.
L'Aéro Club du Poitou propose des baptêmes de
l'air pour une boucle au-dessus de la Vienne. PAGE 7



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Vie des Territoires
I 2 I InfoEco Novembre 2017

Comment envisager
demain ?
C'est un numéro tourné vers l'avenir que la
rédaction vous propose ce mois-ci.
A travers tout d'abord deux rendez-vous,
« Entreprises en Vienne, le RDV ! » et les
Rencontres nationales du numérique, les chefs
d'entreprise sont invités à réfléchir sur le
devenir de leur territoire, les transformations
qui s’opèrent au sein de la société et les
changements que cela implique pour leur
entreprise.
A Poitiers, la société NextAlim travaille sur
comment nourrir l'humanité demain tout en
préservant une partie des ressources et fait le
pari de l'entomoculture, l'élevage d'insectes (et
notamment de la mouche black soldier fly).
L'entreprise vient de boucler une levée de fonds
de 7 millions d'euros pour construire une
nouvelle unité de production.
Autre piste pour demain, l'utilisation des nudges
ou comment suggérer un comportement au
lieu de mettre en place des contraintes.
Dans le dossier consacré à la silver économie,
Frédéric Serrière, conseiller en stratégie et
spécialiste du sujet, reviendra sur les
opportunités de ce secteur et les pièges à
éviter. La Région Nouvelle-Aquitaine a lancé
une feuille de route dont les principaux axes
sont la formation, le soutien à la recherche et
l'aide aux entreprises. Forte de la dynamique du
secteur, la Région pousse pour l'émergence
d'acteurs économiques et d'innovations au
service de l'autonomie des personnes et
encourage la structuration d'une véritable filière
régionale.
Face au vieillissement de la population et dans
le but de faire reculer la perte d'autonomie,
plusieurs initiatives émergent à l'image de
l'opération Silver Geek ou des cours collectifs
de gymnastique prévention pour faire bouger
les seniors. Le-Centre a créé un espace
autonomie où chacun peut venir tester des
produits pour adapter son logement.
Des entreprises, à l'image de Domalys à
Fontaine-le-Comte, ReSanté-Vous à Poitiers,
Calyxis à Niort ... fédèrent autour d'elles une
dynamique. Domalys vient d'ailleurs de sortir
une nouvelle lampe, Aladin pour faciliter la vie
des personnes âgées. Avec EasyW8, Ullo
proposera un sur-sommier pour peser les
personnes sans les manipuler, une innovation
qui en préfigure d'autres.
Bonne lecture !

ÉVÉNEMENT

Un Rendez-vous pour
booster les entreprises
Le 9 novembre prochain au Futuroscope ce sont près de
500 participants qui sont attendus pour le Rendez-vous des
Entreprises en Vienne. Une seconde édition portée par 11 réseaux
d’entreprises du département.

L

’an passé, pour sa
première édition, le
Rendez-vous des
Entreprises en Vienne
avait réuni près de
350 participants. Un premier succès pour l’événement organisé par
11 réseaux d’entreprises
du département. « Cela a
été une réussite et un plaisir
de travailler ensemble », souligne Stéphane Daudon,
délégué général du Medef
86. Un succès qui a donné
l’envie de faire de ce rendez-vous annuel une habitude : « Cela nous a permis
de nous connaître afin d’impulser ensemble des actions
sur le territoire et des groupes
de travail sont en train de se
mettre en place pour réfléchir
au développement de notre
attractivité », ajoute l’organisateur. Du côté des
entreprises qui ont participé à l’édition 2016, il y a
aussi eu du mouvement
puisque des contacts ont
été pris et certaines d’entre elles ont continué à travailler et imaginer des projets ensemble.

rentes compétences : il y a eu
de supers idées et une vraie
émulation, une envie. »

Le changement en fil
rouge

500 participants sont attendus le 9 novembre au Futuroscope.

« Des regards croisés »
« Je crois fortement au fait
qu’il faut travailler en équipe
avec les entreprises du territoire qu’elles soient petites,
moyennes ou grandes, complète Arnaud Brillaud,
directeur associé de
Domalys, présent lors de
l’édition de 2016. C’est un
peu l’esprit vendéen : là-bas,
ils ont vraiment cette force et
tout le territoire en bénéficie. »
Pour lui, le bénéfice d’un
tel rendez-vous est évident
pour créer du lien entre les

réseaux sur le long terme
et sa participation cette
année ne fait aucun doute.
« Ce n’est pas comme les rencontres B to B hyper orientées :
là, ce sont des regards croisés
sur les visions, les métiers de
tous horizons et c’est justement là où se créent de nouvelles choses, explique le
chef d’entreprise. L’an
passé, j’ai animé un atelier où,
par groupe de six, les participants devaient présenter une
nouvelle offre de service ou un
produit qui allie leurs diffé-

Mathilde Wojylac

Cette année encore, les
différents ateliers seront
au cœur du Rendez-vous
version 2017. « Le fil rouge
sera celui du changement,
détaille Stéphane Daudon.
Tout bouge très vite pour les
entreprises, notamment sur la
question du numérique, et
beaucoup se posent des questions sur comment appréhender et intégrer ça. » Pascal
Picq, paléoantropologue,
posera notamment les
débats au début de la journée en évoquant les évolutions dans les entreprises.
« L’idée est de faire un état des
lieux des changements pour
proposer ensuite des modèles
via l’intervention d’autres
intervenants comme Christophe Collignon et Emery Jacquillat qui témoigneront de
leurs expériences, et ainsi
amener une réflexion aux
entreprises, leur permettre de
prendre du recul. » Réflexion
qui prendra corps dans les
ateliers consacrés par
exemple à la sécurité informatique, la question des
levées de fond, le Customer development ou
encore le bien-être au travail.
Rendez-vous donc le
9 novembre toute la journée pour cette journée gratuite. 500 participants sont
attendus cette année. ◆
L. A.

INFO-ÉCO
Siège social : Public Media
5 impasse du Moulin, 86700 Payré
Informations économiques et échos du Poitou-Charentes
Fondateur : Michel Geniteau
Directeur de publication / Rédacteur en chef : Roger Anglument
Rédactrice en chef adjointe / Responsable de la rédaction :
Lydia De Abreu
Rédaction : Mathilde Wojylac
Contact :
Adresse : 48 rue Jean-Jaurès, 86 000 Poitiers
Tél. : 05 49 42 74 30
Mail : info@publicmedia.fr
Site : www.info-eco.fr
Facebook : Info-eco.fr et Twitter @infoecofr
Publicité : ComWest 2 : 06 81 14 22 06
Abonnement : 99 euros pour un an
Tél. : 05 45 31 06 05
Imprimerie : L'Éveil - 43 000 Le Puy-en-Velay

Entre deux conférences, il ne faudra pas oublier de réseauter.

Christophe Collignon, Cofondateur de l'association des
Entreprises Libérées.

Plus : programme complet sur
www.entreprisesenvienne.fr.

L’éclairage de la Camif
Emery Jacquillat, le « sauveur » de la Camif assurera l’une des
deux conférences au programme de la journée du 9 novembre
et qui aura pour thème : « Comment développer et innover
grâce à ses clients ». Fondateur du marchand de matelas
Matelsom, Emery Jacquillat a repris la Camif en 2009. Il y fait
alors le pari du digital et du Made in France en transformant
complètement le vendeur de meuble en site de vente en ligne.
« En reprenant la Camif que l’on connaissait tous à l’époque
comme plus très virulente, il a complètement changé de
stratégie en intégrant davantage les clients et les collaborateurs,
explique Stéphane Daudon. Aujourd’hui, l’entreprise a
complètement redémarré et il viendra témoigner pour donner
quelques clés sur la façon dont il a su intégrer cette évolution
stratégique. »
Conférence à 18 h 15, salle Imagic.
Emery Jacquillat a repris la Camif en 2009.

Vie des Territoires
I 3 I InfoEco

Novembre 2017

MANIFESTATION

Les Rencontres du numérique
font leur show
Les RNN changent de format et s’ouvrent au grand public, du 4 au 8 décembre à Poitiers avec au
programme : un showroom expérimental, un accélérateur éphémère et la venue de Fleur Pellerin.

P

our la 7 e édition
qui se tiendra du
4 au 8 décembre,
les Rencontres nationales
du numérique organisées
par le SPN (réseau des professionnels du numérique), la Poste, Grand Poitiers, la Région, la
Technopole et le Feder
(Fond européen de développement économique et
régional), espèrent dépasser la barre des 1 000 visiteurs en organisant pour
la première fois trois journées destinées au public.
« Les professionnels
connaissent le salon, qui a
connu une fréquentation en
hausse à chaque dernière édition, et nous voulions l’ouvrir
maintenant à un nouveau
public, explique Toni Da
Costa, vice-président pour
la Vienne du SPN. Le numé-

Une trentaine de speakers seront présents au RNN.

rique est partout aujourd’hui
et nous voulons profiter des
RNN pour créer une émulation aussi auprès du grand
public. »

Ateliers et conférences
Dans les faits, trois jours
seront ouverts au public
pendant le salon : lundi,
mardi et mercredi, chacun

avec une thématique.
Lundi, ateliers et conférences traiteront des objets
connectés, et mardi, il sera
question de data : sécurisation et gestion des données personnelles, notamment sur internet.
Mercredi, une centaine de
scolaires sont déjà prévus
(lycée et fin de collège

principalement) pour évoquer les cursus dans le
numérique : parcours,
retours d’expériences et
intervenants venus des
différentes branches sont
au programme. Chaque
jour, ce sont entre quatre
et cinq conférences et ateliers gratuits qui sont programmés.
Jeudi sera la journée
plus « classique » des RNN,
réservée aux professionnels et axée autour de cinq
thématiques : industrie,
tourisme, éducation, santé
et commerce. Nouveautés
cette année : un showroom expérimental davantage interactif pour permettre aux visiteurs de
toucher les innovations
présentées ; et une scène
ouverte, en fil rouge, accessible aux acteurs du

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emploi86.com

numérique. Enfin, comme
les années précédentes,
36 ateliers aborderont les
différentes thématiques.
« De grandes entreprises (Leechi, Blablacar, Michele et
Augustin…) y évoqueront
leurs transformations numériques ou leur succes story,
expliquent Toni Da Costa
et Pauline Courtel, chargée
d’évènementiel au SPN.
Cette année, nous avons cherché à avoir plus d’entreprises
d’envergure nationale. »

Fleur Pellerin
en guest star
Jeudi soir, la soirée
French Tech sera marquée
par la venue de Fleur Pellerin, ancienne ministre de
François Hollande, elle est
présidente du fond d’investissement Korelya capital et membre du bureau

France digitale (association
d’entrepreneurs et d’investisseurs du numérique).
Son intervention aura pour
thème l’accompagnement
des entreprises autour du
financement.
Enfin, vendredi, la journée sera aussi entièrement
consacrée aux entreprises
qui pourront se prêter au
jeu du speed dating. « Une
centaine d’entreprises ont été
entrées dans un logiciel de
matching qui va décider de
rencontres de 20 minutes qui
auront lieu sur le thème du
numérique, tout au long de la
journée », explique Pauline
Courtel. Cette année, les
RNN visent plus de
1 000 visiteurs alors qu’ils
étaient 800 l’an passé. ◆
L. A.

Plus : Programme détaillé sur
www.rencontres-numerique.fr.

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Jeudi 30 novembre 2017 - 9h à 18h
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s Hall B - POITIERS
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UNION EUROPEENNE

Vie des Entreprises
I 4 I InfoEco

Novembre 2017

ALIMENTATION — POITIERS / 86

NextAlim lève 7 millions d’euros
pour l’élevage d’insectes
Pour nourrir les animaux, la société NextAlim parie sur l'élevage d'insectes et répond en même temps à un
deuxième enjeu : valoriser des biodéchets. L'entreprise vient de boucler une levée de fonds de 7 millions
d'euros pour construire une nouvelle unité de production.

C

omment nourrir
hommes et animaux, quand la
surface agricole tend à
réduire ? C'est le défi
auquel s'attaque NextAlim, à Poitiers. « Nous cherchons à proposer une solution
industrielle face au stress des
protéines, explique JeanFrançois Kleinfinger, fondateur et dirigeant de l'entreprise. Le niveau de vie
augmente et nous consommons de plus en plus de
viande au niveau mondial. »
L'objectif est donc de trouver des sources complémentaires pour l'alimentation animale. « En France,
le besoin est de 22 millions de
tonnes, et beaucoup sont
importées. »
Autre constat : « En bout
de chaîne, que ce soit dans les
champs, dans l’industrie de
transformation ou au niveau
distribution, on ne sait pas
produire sans perte. En transformant ces “restes” en protéines, on pourrait combler une
partie de ce besoin en nourriture et notamment en élevant
des insectes. L'idée me vient
en regardant Home de Yann

Cette interdiction s’appliquait
aussi aux poissons d’élevage
pour des détails règlementaires
qui n’ont été levés que depuis
le 1er juillet 2017. »

Arthus-Bertrand en 2010.
J'apprends qu'il faut plusieurs
kilos de poissons sauvages
pour produire un seul kilo de
poisson d'élevage et qu’il est
urgent de trouver des sources
alternatives. D'autres pays
introduisent déjà des insectes
dans la nourriture humaine
ou animale et je ne suis pas le
seul à m'intéresser au sujet. »

La black soldier fly
Le projet prend corps en
2013. A l'image de son précédent métier d'ingénieur
en mécanique travaillant
dans l'intelligence artificielle, Jean-François Kleinfinger assemble différents
éléments pour mettre en
place un élevage d'insectes.
Matériel, réglementation,
biologie … peu à peu, il
monte avec son associé
Raphaël Smia, une installation, contacte toutes les parties prenantes de cette nouvelle filière. « C'est un projet
à multiples facettes pour arriver à transformer des biodéchets en aliments pour animaux. » Après avoir tout lu
sur les insectes, il fallait une
preuve par l'exemple. Tout

Du pilote industriel à
l'unité de production

Les larves de black soldier fly.

Jean-François Kleinfinger.

débute dans une grange
près de Nantes, avant de
monter un premier laboratoire à Fleuré. Il se concentre
sur l'élevage de la mouche
soldat noir, la black soldier
fly. « C'était pour nous la candidate idéale : elle est totalement inoffensive, se reproduit
très bien, a une bonne vitesse
de croissance, n’est pas vecteur
de microbes, ne se nourrit pas
une fois adulte … Elle a toutes
les qualités qu'il nous faut. »
Autre atout, son profil nutritionnel est bon. « Il est assez
proche de celui de la farine de
poissons. »
Côté réglementation, l'élevage d'insectes est soumis au même règle qu'un

élevage de mammifères.
Ainsi, la black soldier fly ne
sera nourrie que de fruits,
légumes, céréales, et autres
matières végétales et surtout pas — même si cela
entre dans sa chaîne alimentaire dans la nature —
de matières carnées, de
fientes ou de lisier. De
même, depuis les scandales de la vache folle, aucune
protéine animale ne peut
entrer dans l'alimentation
des animaux terrestres, ce
qui fait qu’actuellement les
poules et les autres animaux terrestres ne peuvent
manger des protéines d’insectes. « Cette règlementation
n’est pas totalement adaptée?

Le résultat de son expérimentation est positif. Le
concept intéresse l'association Sister et notamment
l'hôtel Alteora, le Futuroscope … Fort de ce soutien,
l'entreprise réalise une première levée de fonds et
obtient le soutien de la
Région, de l'Ademe et de
business angels, puis du
Programme des investissements d’avenir et réunit
4,6 M€ pour monter un
prototype industriel à Poitiers. « Nous produisons
actuellement une tonne d'insectes par semaine, souligne
Jean-François Kleinfinger.
Nous avons montré notre
capacité à produire, nous
devons maintenant monter en
puissance pour arriver à 10 t
par jour. » Ainsi, NextAlim
vient de boucler une
deuxième levée de fonds de
7 M€ auprès d’industriels et

de fonds publics, pour créer
un nouveau bâtiment et
ainsi passer d'un prototype
industriel à une unité de
production, toujours sur la
zone de la République à Poitiers. Ce nouveau site de
4 500 m2 devrait sortir de
terre en avril 2018. Des
embauches devraient venir
renforcer l’équipe de 10 personnes. « Au même titre que
sur chaque territoire, il peut y
avoir un composteur ou un
méthaniseur, l'objectif est d'avoir une unité d'entomoculture
territoriale. Là où il y aura les
gisements suffisants, nous
irons nous installer. » Le secteur est en train de se structurer. « Sur l'élevage d'insectes,
on ne sait rien comparativement aux autres animaux, on
en apprend chaque jour. Il faut
être à l'écoute. Il y a une compétition internationale, les plus
avancés sont les Sud-Africains,
les Canadiens, les Chinois sont
impressionnants également. A
nous de faire nos preuves, mais
nous croyons en ce projet, en de
belles perspectives pour
qu’existe une filière d’entomoculture française. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

PRÉVENTION — LA ROCHELLE / 16

EspritGaz évite les fuites
Jacky Grizon et son fils Olivier ont créé EspritGaz en avril dernier. Ils sont les seuls spécialistes de la recherche
de fuite de gaz sur réseau privé sous-terrain. Et les seuls à intervenir sur des conduites en plastique.

Q

uand on lui
demande
si
EspritGaz a des
concurrents, Jacky Grizon
réfléchit. « Pour les conduites
en acier, nous en avons plein.
Mais pour les conduites en
polyéthylène ... En ex-PoitouCharentes, aucun. En Nouvelle-Aquitaine, il doit y en
avoir un à Bordeaux, mais il
n'est pas spécialisé dans la
recherche de fuite de gaz
comme nous. C'est une de ces
activités. Et au niveau national, je ne sais pas. » En fait il
le sait. Jacky Grizon s'est
rendu à Lille et à Nantes
pour rechercher, de
manière préventive, des
fuites de gaz sur les
réseaux privés sous-terrains d'industriels. Dans la

région, il a aussi testé celui
de collèges.
Cela a son importance,
un réseau de gaz étanche.
Pourtant jusqu'au mois
d'avril 2017, aucun prestataire de service n'assurait
cette mission. « De grands
bureaux de contrôles délivrent
des diagnostics globaux,
contrôlent le poste de détente
ou « reniflent » des molécules
de méthane dans l'air, mais
personne ne fait de contrôle
d'étanchéité de réseau enterré,
car personne n'investit dans
l'appareillage nécessaire.
Nous l'avons fait parce que
c'est notre cœur d'activité.
Sinon ce ne serait pas rentable », explique t-il. EspritGaz est, du coup, la seule
entreprise capable de

Olivier Grizon

“ A terme, nous
ne proposerons
plus seulement
du préventif
avec mise
en sécurité,
nous assurerons
aussi
le curatif ”

détecter des fuites et ce
sans coupure d'activité.
Esprit gaz a le matériel et la
connaissance pour analyser les
résultats des mesures.

Intervention
au national
Jacky Grizon connaît son

affaire. Après toute une carrière à GDF et des années
de formation du personnel
au sein de sociétés de
conseil en énergie, il a créé
EspritGaz avec son fils, Oli-

vier, qui a tout un plan de
développement en tête.
« En ex-Poitou-Charentes nous
avons deux techniciens permanents qui sont secondés
par un tissu de professionnels
si besoin. Dans quelques
temps, nous étendrons notre
maillage à tout le territoire
national. Pour l'instant, nous
en avons dans les Pays-de-laLoire, en Rhône-Alpes et dans
les Hauts-de-France. Et à
terme, nous ne proposerons
plus seulement du préventif
avec mise en sécurité, nous
assurerons aussi le curatif.
Pour le moment, nous pouvons néanmoins intervenir
comme référent technique.
Parce que peu de gens
connaissent le gaz. » ◆
O. G.

Vie des Entreprises
I 5 I InfoEco

Novembre 2017

NUMÉRIQUE — LA ROCHELLE / 16

Les jeux sérieux
de Serious Frames
La SAS Serious Frames, à La Rochelle, se sert des jeux vidéo pour proposer de la communication visuelle
interactive 3D.

P

our une agence de
tourisme, c'est l'idéal. Posez un
casque 3D sur les yeux des
clients et vous leur donnerez ainsi un avant-goût
saisissant de leur vacances : New-York, le Grand
canyon, les tropiques ...
Mais ce type de technologie, qui recrée un site
actuel ou disparu ou
superpose des images en
trois dimensions à la
réalité (la réalité augmentée), peut avoir de nombreux usages dans de nombreux domaines. Le centre
de formations Cipecma, à
proximité de La Rochelle,
y a par exemple recourt
pour entraîner les stagiaires à conduire des engins
de chantier.
Les images de synthèse
et les solutions 3D, c’est
justement le cœur de
métier de l'agence Serious

Frames,
basée
à
La Rochelle et Déols
(Indre). Elle a d’ailleurs déjà
convaincu des clients de
renoms (Bouygues Construction, Orange, Honda) à
utiliser cette technologie.
« Pour mettre les gens dans
un contexte, qu'il s'agisse
d'une usine, d'un monument
disparu ou d'une situation à
dénouer, les plonger dans la
réalité virtuelle ou la réalité
augmentée, ça aide beaucoup.
Pour capter l'attention, c'est
vraiment très efficace »,
garantit le fondateur de
Serious Frames, Olivier
Quibel.

« Tout rendre
interactif »
Et pourtant à l'origine
ces « images sérieuses », traduction littérale du nom de
la société, il y a les jeux
vidéos. « Le jeu vidéo permet
de tout décloisonner, de tout

Olivier Quibel sur le stand du Salon de l'entreprise et du numérique de
La Rochelle, le 10 octobre 2017.
rendre interactif. Nous n’a- Serious Frames, jouer aux
vons plus de limite », assure jeux vidéo est un critère de
le quadragénaire, formé à recrutement ! » Les candil'école d'ingénieurs de dats ont intérêt à ne pas
La Rochelle (Eigsi), et pas- trop lâcher les manettes,
sionné de jeux vidéo. parce que Serious Frames
« Même si je n'ai plus trop envisage d'embaucher
le temps d'y jouer, je regarde deux personnes par an.
toujours les nouveautés pour
me tenir à la page technologi- Colore ton hôpital
quement. D'ailleurs chez
En parallèle, la société

Visite 3D interactive de l'abbaye
de Déols.
créée en 2015 participe au
projet « Colore mon hôpital » (à retrouver sur
http://coloremonhopital.fr),
portée par l'association
éponyme, fondée cet été
par les membres du service
pédiatrie de l'hôpital de
La Rochelle. Pour réduire le
stress avant une opération
chirurgicale sur un enfant,

celui-ci va être familiarisé
avec l'environnement
médical. « Sur une tablette
numérique, nous lui proposons
des jeux en réalité augmentée,
qui se déroulent dans un
monde imaginaire, avec
Dandy, l'âne culotte de l'île de
Ré, et son copain le cochon
(tous deux imaginés par le dessinateur poitevin Luc Turlan),
explique Olivier Quibel.
L'enfant a un dernier contact
avec les personnages avant l'opération et à son réveil, il a un
doudou à côté de lui, qui le
replonge dans l'univers qu'il a
quitté au bloc. Le but est de
rassurer l'enfant jusqu'à ce
qu'il se pose lui-même le
masque anesthésiant sur le
nez. L'association a contacté
des étudiants en informatique
de l'IUT de La Rochelle, qui
nous ont contactés à leur
tour. » Le jeu devrait être
disponible en mai. ◆
O. G.

COACHING AVEC ... Anne Krupicka, maître de conférences à l’IAE de Poitiers

Nudge : le petit coup de pouce
à votre entreprise !

N

udge, ce terme
intrigant est à la
mode
depuis
lundi 09 octobre 2017, date
à laquelle Richard Thaler a
reçu le prix Nobel d’Economie pour ses travaux sur
les mécanismes psychologiques et sociaux à l’œuvre
dans la prise de décision
économique et financière.
Cette démarche issue de
l’économie comportementale se démocratise de plus
en plus en entreprise, que
ce soit en marketing, en
management ou plus
généralement
pour
accompagner le changement en douceur dans les
organisations après avoir
été plus largement appliquée aux politiques
publiques. La SNCF l’a
expérimenté : en mettant
un panneau « voie sans
issue » au lieu d’un panneau « sens interdit », elle
a réduit de moitié le nombre de personnes empruntant un couloir à contresens.
L’homme est influencé

par près de 200 biais cognitifs notamment lorsqu’il
s’agit de décider quand il y
a trop d’informations,
quand il n’y a pas assez de
signification, quand on a
besoin d’agir vite, quand il
faut définir ce dont on doit
se souvenir. De même, le
contexte dans lequel l’individu fait son choix joue
un rôle déterminant,
notamment l’influence
exercée par les autres, ou
bien encore la manière
dont le problème est présenté. Par exemple un individu sera plus enclin à
accepter une opération
chirurgicale s’il sait que
90 % des patients qui y ont
été soumis ont survécu
que s’il apprend que 10 %
d’entre eux n’y ont pas
réchappé.
Pour aider cet être irrationnel à se décider, un
petit coup de pouce s’avère
souvent plus efficace
qu’un long discours. C’est
pourquoi Richard Thaler et
Cass Sustein ont créé les
nudges : « Plutôt que de dire

Anne Krupicka

“ Le principe
des nudges est
de définir
une architecture
de choix pour
aider les individus
à prendre
la meilleure
décision ”

aux gens quoi faire, il vaut
mieux les aider à atteindre
leurs objectifs » (R. Thaler).
Le principe des nudges est
de définir une architecture
de choix pour aider les
individus à prendre la
meilleure décision.

Mise en place
Concrètement cela
nécessite :
1. De définir le comportement que nous voulons

voir changer ;
2. D’observer les individus en situation de décision pour identifier et
comprendre les biais et
influences à l’œuvre ;
3. D’imaginer et coconstruire ensemble des
nudges, dont l’efficacité
pourra être mesurée ;
4. De vérifier grâce à un
test à échelle réduite, l’efficacité des nudges retenus ;

5. De déployer la solution qui répond le mieux
aux objectifs assignés.
Si les nudges semblent
simples et peu coûteux à
mettre en œuvre, la démarche, elle, demande du
temps et l’expertise pluridisciplinaire pour aboutir à
des résultats concluants et
pérennes. Pour autant, les
nudges ne sont pas l’apanage des gouvernements
ou des grandes entreprises,

et les PME aussi peuvent
les mettre en œuvre. En
Nouvelle-Aquitaine, des
entreprises de secteurs
d’activités divers se sont
lancées dans cette démarche. C’est par exemple le
cas de Biocoop le Pois Tout
Vert qui s’appuie sur des
nudges pour réduire les
emballages ; du magasin
de producteurs Les Plaisirs
Fermiers qui utilise les
nudges pour accompagner
le changement et favoriser
l’adoption, en douceur, de
nouveaux outils de
contrôle de gestion ; ou
encore du Parc DéfiPlanet’
qui va s’appuyer sur des
nudges pour fluidifier les
flux de clientèle. ◆
ANNE KRUPICKA

Maître de conférences en marketing à l'IAE de Poitiers. Elle
accompagne des entreprises
dans la mise en place de nudges.

Vie pratique
I 6 I InfoEco

Avis d’expert

La maladie
professionnelle,
ce qu’il faut savoir

Novembre 2017

ECOSCOPE / PASCALE LECLERCQ Nouvelle directrice de Sciences Po Poitiers

Etre au service des élèves
Pascale Leclercq

Comment déclarer
une maladie
professionnelle ?
Lorsque l’un de vos
salariés est atteint
d’une maladie liée à
son travail, c’est à lui
qu’il incombe de faire
reconnaître le caractère professionnel par
sa caisse d’assurance
maladie. Tout au long
de la procédure, vous
serez informé de son
avancement.
Florence Grelier, responsable du
Votre salarié doit faire service AT/MP
sa déclaration auprès de
la CPAM en utilisant le formulaire S6100b, accompagné du certificat médical initial. En cas d’arrêt de travail, vous devez établir une attestation de salaire que
vous adresserez à la CPAM.
Le délai de remise du dossier est de deux ans, à
compter du jour de la cessation du travail liée à la
maladie ou de la date à laquelle la victime est informée du lien possible entre sa maladie et une activité
professionnelle.

Comment se déroule l’instruction du dossier ?
Dès la réception de la déclaration et du certificat
médical, la caisse d'assurance maladie envoie à votre
salarié la feuille d'accident ou de maladie professionnelle (formulaire S6201b). C'est ce document qui lui
permettra de bénéficier de la prise en charge des soins
et médicaments.
La caisse dispose alors de trois mois pour instruire
le dossier et se prononcer sur le caractère professionnel ou non de la maladie. Si des investigations supplémentaires (recherche de l'exposition au risque, avis
du médecin du travail, témoignages de collègues, etc.)
s'avèrent nécessaires, elle peut recourir à un délai
complémentaire de trois mois. L'intéressé en sera
informé au préalable par lettre recommandée avec
accusé de réception.
Lorsqu'une ou plusieurs des conditions tenant au
délai de prise en charge, à la durée d'exposition au
risque ou à la liste limitative des travaux, ne sont pas
remplies ou lorsque l'affection considérée n'est
inscrite à aucun tableau et que le taux d'incapacité
prévisible évalué par le service médical est supérieur
à 25 %, la caisse primaire se prononce sur l'origine
professionnelle de la maladie après avis du comité
régional de reconnaissance des maladies professionnelles.

Quel est le rôle de la caisse vis-à-vis de
l’employeur ?
La caisse d'assurance maladie vous transmet une
copie de la déclaration de la maladie professionnelle
et vous informe des délais d'instruction. Le cas
échéant, elle vous notifie également le recours au délai
complémentaire. En cas de refus ou de prise en
charge, la caisse d'assurance maladie adresse une
notification de la décision informant des possibilités
de recours.
Contact :
Mail : contact-employeur@cpam-poitiers.cnamts.fr.

“ J'avais envie
d'un campus
à taille humaine
et de savoir
le prénom
de chacun
des 180 étudiants ”

BIO EXPRESS
1967 Née à Rueil-Malmaison
2002 Entre à l'université de
technologie de Compiègne
et obtient un DES en
management de l'information
2004 Après avoir été à la
direction des systèmes
d'information de Sciences Po,
bascule à la direction des
études et devient
responsable de l'accueil
administratif des élèves
2008 Crée le service
Pédagogie numérique, des
outils pédagogiques en ligne
pour tous les étudiants et en
prend la direction
2010 Accepte le poste de codirectrice de la scolarité et
gère 13 000 élèves
2017 Arrive sur Poitiers en
tant que nouvelle directrice
du campus

Carrière. Quelle est votre plus belle
réussite professionnelle ?
Pascale Leclercq / D'avoir toujours exercé
mon métier dans le respect de mes valeurs
et de mettre en avant le travail collectif, le
respect de chacun, la solidarité ou encore
la bienveillance.
Conseil. Quel conseil donneriez-vous
à un étudiant à Sciences Po ?
P. L. / Il faut donner le meilleur de soimême, tout en respectant ses valeurs. Il
ne doit ni s'autocensurer, ni se sur-estimer. Il ne doit pas se brider dans ses choix,
que ce soit pour un master ou une expérience à l'étranger ou plus tard pour un
poste. Il ne faut pas hésiter à s'investir
dans une association, une activité, cela
participe à la construction de son expérience personnelle, de ses projets.
Motivation. Qu'est-ce qui vous motive
dans votre travail ?
P. L. / La richesse de ce poste. Auparavant, j'étais sur le campus de Paris, avec
7 000 étudiants et 4 000 professeurs. C'était très frustrant de ne pas tous les
connaître. J'avais envie d'un campus à
taille humaine et de savoir le prénom de
chacun des 180 étudiants. J'aime ce travail
au plus près de l'équipe pédagogique
(57 professeurs), administrative (8 personnes) et des élèves. Ce campus est tourné
vers l'international, mais travaille aussi
beaucoup avec des partenaires locaux
(associations, universités, organismes ...).
Cet ancrage local me plaît. C'est un poste
aux multiples facettes avec un programme très varié sur la journée et d'un
jour à l'autre, avec de nombreuses rencontres.

Avenir. Quels sont les projets en cours ?
P. L. / D'un point de vue pédagogique,
nous mettons en place la réforme du cursus de premier grade, le bachelor. Cette
année, elle s'applique à la première
année. Nous préparons, la réforme de la
deuxième année qui sera effective pour
la rentrée 2018 et celle pour la troisième
année pour 2019. Nous visons le grade de
licence pour notre bachelor. Cela ouvre
plus de possibilités, de passerelles à l'étudiant, en France et à l'international. Ce
bachelor intègre notamment un parcours
civique qui permet de valoriser le parcours citoyen de l'étudiant et son implication dans le tissu local pendant ses trois
ans.
Côté bâtiments, nous allons intégrer,
pour la rentrée 2018, le nouveau campus
rue Jean Jaurès, dans une partie des
anciens locaux de l'Escem. Nous avons
tout à penser. En doublant notre superficie, nous aurons plus de salles de cours,
mais aussi plus d'espaces pour les étudiants, une cafétaria, un pôle santé … Ce
sont plus d'opportunités pour ouvrir le
campus à la ville, notamment lors de
conférences. En invitant un grand témoin,
une personnalité, un sportif, un artiste,
nous participons à l'irrigation du débat
public. Nous réfléchissons aussi à un
incubateur de start-ups, pour favoriser
l'entrepreneuriat chez nos étudiants.

Mots croisés. Pouvez-vous nous donner trois mots pour vous définir ?
P. L. / Discrète, bienveillante et accessible. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR MATHILDE WOJYLAC

QUESTIONNAIRE DE PROUST
La qualité que j’apprécie chez les autres
Le respect d'autrui
Ce que vous détestez
La prétention et surtout l'agressivité
Mon rêve de bonheur
Profiter du bord de mer et de ma famille. J'aime renouer avec la
nature, avec la mer pour me ressourcer
Le pays où je désirerais vivre
La Nouvelle-Aquitaine et c’est un vœu qui a été exaucé
La couleur que je préfère
Le bleu
Mon plat favori
Le cheese cake
Mes auteurs favoris
C'est assez varié, il y a Boris Vian. Les romans me servant à

m'évader, j’ai lu dernièrement le premier roman de Leila Slimani.
Sur l'engagement, j’ai terminé un livre de Guillaume Plaisance et
sur l'Amérique Latine, celui d’Olivier Dabène.
Mon film préféré
“Le Lion” de Garth Davis ou “Moi, Daniel Blake” de Ken Loach
Mes peintres favoris
L'univers coloré de David Hockney
Mes héros dans la fiction
L'humour décapant du Docteur House
Mes héros dans la vie réelle
L’explorateur et aéronaute Bertrand Piccard, l’écrivain et
chanteur Gaël Faye
Le don de la nature que je voudrais avoir
Rester positif en toute circonstance et toujours voir le verre à
moitié plein.

Tourisme
I 7 I InfoEco

Novembre 2017

BALADE
LES BRÈVES

Survoler la Vienne
en avion

de l’Agence Touristique de la
a Vienne

©CUBE Creative_B.COMTESSE_BRUNE_FUTUROSCOPE

Le Futurrooscope :
la meilleure attrraaction 20177 d’Eurrope !

Pour découvrir le département sous un nouvel angle, pourquoi ne pas
prendre la voie des airs. L'Aéro Club du Poitou propose des baptêmes
de l'air au départ de l'aéroport de Poitiers/Biard
pour une boucle au-dessus de la Vienne.

C

De Chauvingy
à Châtellerault
Samuel se positionne,
c'est parti, l'avion décolle
et prend rapidement de
l'altitude. Tout s'est bien
passé, en haut c'est le
calme. Le pilote stabilise

L’avion, un Robin DR400.

Lors de la dernière cérémonie dees Parksmania Awards qui
récompensent en Italie les meilleurres attractions et spectacles
dans le monde des parcs à thème, « LL’’Extraordinaire Voyage »
tion européenne
de l’année.
a reçu le Prix de la meilleure attraction
e
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Châtaignes et potirons à l’honneur !

Le lac de Saint-Cyr se dévoile et offre toutes ses nuances de bleu.

l'appareil aux alentours de
2 200 mètres, pour une
vitesse de croisière de
200 km/h. Je découvre Poitiers sous un autre angle,
celui des airs. Nous passons à la verticale de la
zone Auchan Sud, puis audessus de Ligugé. Nous
survolons Saint-Julienl'Ars et arrivons sur Chauvigny. Nous tournons alors
pour survoler la Vienne. Je
distingue très nettement le
château de Touffou, sur les
bords de la rivière. Nous
suivons son cours et ses
méandres pour rejoindre
Bonneuil-Matours, nous
bifurquons ensuite vers
Châtellerault, Naintré. Le
lac de Saint-Cyr et toutes
ses nuances de bleu apparaissent sous nos yeux. Le
château de Dissay se détache un peu plus loin. Nous
longeons la Technopole, au
loin, j'aperçois les pavillons
du Futuroscope. Nous nous
rapprochons du quartier
des Couronneries à Poitiers, mais nous passons
au dessus du rond-point
de la Folie et de la zone de
la République. C'est déjà le
moment de la descente
vers l'aéroport. Un vent
latéral provoque quelques

©ATV

'est par un beau
dimanche ensoleillé que j'ai
rejoint l'Aéro Club du Poitou pour un un baptême
de l'air dans le ciel de la
Vienne. Situé à deux pas
de l'aéroport de PoitiersBiard, l'association propose des vols de découverte, mais aussi pour le
loisir, le perfectionnement
et une école de pilotage.
Elle dispose pour cela de
plusieurs avions biplace
ou quadriplace.
Je passe la porte du club.
Quelques minutes plus
tard, mon pilote, Samuel,
arrive. Après les salutations, il s'assure des conditions météorologiques et
notamment de la présence
du vent, prend un casque
pour moi et se dirige vers le
hangar. Nous prendrons
place à bord d'un Robin
DR400. Après les vérifications d'usage, Samuel m'invite à monter à bord. En
deux enjambées, me voilà
dans l'avion, attachée. Je
branche mon casque, ainsi
nous pourrons communiquer malgré le bruit du
moteur. Après un petit tour
des instruments du tableau
de bord, c'est parti, il
démarre l'appareil. Il se
présente et prend ses
instructions auprès du
contrôleur de Poitiers/Biard.
Un autre petit avion
décolle, mais nous pouvons
rejoindre la piste.

En mode sucré ou salé, venez découvrir les produits
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La Vienne et Bonnes.

turbulences au moment de
l’atterrissage, mais tout se
passe bien, avec un contact
en douceur. L'avion rejoint
le côté de la piste. C'était
une formidable expérience.
Je n'ai pas vu passer ces
30 minutes de vol. C'est

une belle surprise de pouvoir découvrir le département ainsi, de voir chaque
maison, chaque bâtiment
d'en haut, de suivre la
rivière. Les paysages m'apparaissent sous un nouveau jour. ◆

Le CHU de Poitiers se détache du sol.

Le rond-point de la Folie et la ligne à grande vitesse.

M. W.

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