gaz radon supercherie institutionnalisée lamireau 2007 .pdf


Nom original: gaz-radon-supercherie-institutionnalisée-lamireau-2007.pdfTitre: LAMIREAU Thierry RUMILLY, le 18 Mai 2007Auteur: Votre nom d'utilisateur

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LAMIREAU Thierry
39, rue de Verdun
74150 RUMILLY
Tél/Fax : 04 50 23 22 99
Portable :06 32 18 94 37
Email : t.lamireau@free.fr

RUMILLY, le 18 Mai 2007

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

COMMUNIQUE DE PRESSE
Gaz radioactif RADON :
Une supercherie institutionnalisée
pour se refaire une virginité.
L’Institut de Veille Sanitaire vient de communiquer, ces derniers jours, des informations reprises par les médias
pour présenter des travaux de M. CATELINOIS Olivier concernant le risque RADON.
La presse s’est précipitée sur le sujet parce que l’IVS a certainement un bon service de presse.
Cependant, le rapport de M. CATELINOIS, commis dans le cadre de la Faculté de Médecine PARIS-SUD,
date du 20 Septembre 2004 !…on pouvait d’ailleurs prendre copie des 218 pages sur Internet depuis longtemps.
Comment se fait-il qu’aucun journaliste n’ait relevé, en préambule page 3 en italique, que :
« Je remercie enfin les organismes financeurs de ma thèse : l’Institut de Radioprotection et de Sûreté
Nucléaire et la COGEMA » ?
On pourrait dire, au premier abord, que cette étude n’est pas indépendante. Mais la réalité est totalement
différente. On peut affirmer, par contre, que l’IRSN et COGEMA / AREVA veulent désormais se refaire une
virginité par rapport au problème de la radioactivité.
La thèse de M. CATELINOIS indique des éléments intéressants :
« La majorité des cancers du poumon attribuables au radon en France proviendrait des expositions
inférieures à 200 Bq.m3. Ainsi, 47% du nombre estimé de décès par cancer du poumon attribuables à
l’exposition domestique au radon surviendrait parmi 76% des français qui sont exposés à des concentrations
comprises entre 0 et 99 Bq.m3. 26% de décès parmi 15% d’individus pour 100 à 199 Bq.m3, 18% de décès
parmi 7% de personnes pour 200 à 399 Bq.m3 et 9% de décès pour 2% d’habitants pour plus de 400 Bq.m3 ».
Ceci montre, sans aucun doute, que des instances comme l’IRSN et COGEMA / AREVA reconnaissent
désormais l’action dévastatrice des faibles doses radioactives…c’est donc un SCOOP énorme !
En outre cela démontre que l’extrapolation linéaire sans seuil sous-estime la relation dose-réponse. Doit-on
rappeler que déjà l’IRSN et COGEMA ont leurs propres études qui prouvent cela… COGEMA en LIMOUSIN
avait notifié, dans son livre « RADON », que les actions des faibles doses étaient importantes (avec une courbe
supralinéaire) sur l’état de morbidité et de mortalité des rats sur le site de RAZES, près des mines d’uranium…
alors que des habitants et des mineurs s’irradiaient tranquillement à côté dans la région !...alors même que
COGEMA, L’IRSN, et l’État indiquaient : « Le Radon : il n’y a aucun problème » !

M. CATELINOIS continue :
« L’évaluation des risques proposée ici montre que l’exposition domestique au radon est probablement la
seconde cause (après le tabagisme) de décès par cancer du poumon en France. La mortalité par cancer du
poumon attribuable à l’exposition domestique au radon peut-être considérée prématurée puisque 50%
environ des décès surviennent avant l’âge de 60 à 70 ans suivant les types de relation dose-réponse considérés.
Du fait de l’espérance de vie des français, cela implique un nombre très important d’années de vie
potentiellement perdues à cause de l’exposition domestique au radon : la gestion du risque radon apparaît
comme un enjeu majeur de santé publique en France ».
Lorsque j’ai personnellement alerté, par communiqué de presse en dates du 23 Avril et du 14 Mai 2001, du
danger du radon, aucun média n’a réagi. Pourtant, mon alerte était suffisamment claire.
La France venait, avec retard par rapport à une directive européenne, de publier le décret n° 2001-215 du 8 mars
2001 modifiant le décret n° 66-450 du 20 juin 1966 relatif aux principes généraux de protection contre les
rayonnements ionisants.
Depuis, de nombreuses études, dont la thèse de M. CATELINOIS, viennent démontrer que les très faibles
doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé.
Du fait de l’existence de populations hypersensibles et de l’effet « bystander » (spectateur), le risque aux faibles
doses est supérieur au risque constamment proportionnel à la dose (Brenner et coll., 2003). L’effet « bystander »
est caractérisé par un effet progressif aux faibles doses de rayonnements ionisants reflétant un nombre important
de cellules non exposées ayant reçues un signal de dommage émanant de cellules adjacentes exposées au
rayonnements ionisants. A plus forte dose, l’effet « bystander » est saturé : toutes les cellules potentiellement
réceptrices du signal de dommage sont déjà affectées par les rayonnements ionisants.
Les radiations ionisantes, même à faibles doses, dérèglent le métabolisme cellulaire, affaiblissent les
défenses immunitaires et provoquent un stress organique menant au vieillissement prématuré de
l’organisme.
Mais, malheureusement, la directive européenne et le décret français ne sont pas applicables au radon
dans les habitations, mais au radon dans les mines, sur les lieux professionnels ou sur les lieux publics.
Ainsi, de cette manière, ils évacuent le plus gros morceau du problème sanitaire !
Cependant, reconnaître officiellement aujourd’hui le risque radon, c’est avouer l’avoir caché hier : au
moins depuis 1987, lorsque le radon a été classé « substance cancérigène pour les humains » par l’Agence
Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC volume 3).
Les premiers documents en anglais de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) parlent
du maximum d’inacceptabilité de 1 mSV/an correspondant à un équivalent de dose efficace annuelle de 10
Bq.m3 (10 désintégrations radioactives par seconde dans un mètre cube)…ce qui est très faible.
Cependant, les études actuellement réalisées en Europe et en France ne reflètent pas assez la gravité du
phénomène de Santé Publique RADON, pour plusieurs raisons.
Les bases élémentaires de radioprotection se réfèrent aux données radiologiques après HIROSHIMA et
NAGASAKI : or l’on sait maintenant que les données sont fausses.
Même l’Académie des sciences (rapport RST n°4 année 2000) sous la plume de M. Maurice TUBIANA
reconnaît les erreurs :
« Nous savons que les fondements sur lesquels repose toute la philosophie de la radioprotection sont
périmés mais nous ne voyons pas clairement quoi leur substituer ».
Le rapport « BEIR V » publié aux États-Unis conclut que les radiations atomiques sont beaucoup plus
dangereuses qu’on ne le croyait. Le rapport de THOMAS et MC NEILL a montré que la CIPR sous
estime le risque réel de 2 à 5 fois pour les cancers et de 10 fois pour les risques d’atteinte à la santé autres
que le cancer.

Comme indiqué dans les documents de M. CATELINOIS on écrête les résultats parce que l’on ne se base que
sur des moyennes. En outre, ce qui est aussi bien utilisé par M. CATELINOIS, l’IRSN, COGEMA / AREVA,
certains journalistes et par beaucoup à cause d’une certaine propagande et ignorance, l’alibi du tabac pour
minimiser les risques du radon ne tient pas longtemps face à l’analyse objective.
Le fumeur s’irradie fortement les poumons à cause des descendants radioactifs du radon contenus dans le
tabac (cf. autopsies réalisées).
Parce que le tabac pousse dans la terre, il aspire et accumule le plomb, le polonium et le bismuth radioactifs qu’il
libère lorsqu’une cigarette se consume. Ainsi, il y a donc une contribution importante des « faibles doses »
radioactives aux 70000 morts par an dus au tabac….pourrait-on quantifier un jour cela ?
Le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France pose, sans fondement scientifique, un seuil à 1000Bq.m3 et
un objectif de précaution à 400Bq.m3 : les nouvelles études (validées par l’IRSN et COGEMA !) montrent
que c’est encore plus une supercherie institutionnalisée, un scandale dans le domaine de la Santé Publique.
Ce qui compte présentement pour la population, ce ne sont pas les études diverses mais malheureusement le
décret français qui reprend la conclusion scandaleuse du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de
France :
« Dans l’état actuel des connaissances, le problème radon dans les habitations et les établissements
recevant du public ne peut pas être considéré comme un problème prioritaire de Santé Publique » !

Tout doit être revu et corrigé désormais : on ne doit pas écarter certaines régions et certains lieux pour
effectuer des mesures comme le font le Ministère de la Santé et les DDASS. On doit tout mesurer et
partout. Tous les endroits fréquentés par des enfants, lieux privés, stations thermales, etc.
Parce que les faibles doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé et sur notre vie, nous
devons exiger de M. le Président de la République (et de ses nouveaux Ministères concernés par le Problème
radon), disant vouloir présenter l’environnement comme une de ses priorités, un changement total de gestion
du problème majeur de Santé Publique qu’est le RADON.

C’est le prix de notre Santé.

Il faudra un jour trouver les coupables de cette supercherie institutionnalisée…
Méfions-nous de ceux qui aujourd’hui se présentent en gestionnaires rigoureux pour demain, alors que
nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’hier.


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