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Psychologie Ergonomique

4 dimensions
chez l’Homme

Définition

Cours 1 : Rappels
L’ergonomie est une science appliquée plaçant l’Homme au cœur de ses réflexions.
(=Anthropocentré)
L’ergonomie est « l'étude scientifique de la relation entre l'homme et ses moyens, méthodes et
milieux de travail » et l'application de ces connaissances à la conception de systèmes « qui puissent
être utilisés avec le maximum de confort, de sécurité et d'efficacité par le plus grand nombre ».
C’est adapté le travail et l’environnement à l’Homme. On parle aussi des divers domaines qu’elle
compose. Approche globale sur l’Homme mais aussi l’environnement.
Plusieurs dimensions chez l’Homme :
- Biologique (Posture)
- Cognitive (Perception, prise de décision)
- Psychique (Rapport aux risques)
- Sociale (Appartenance sociale, valeurs, croyances)
è Affecte positivement ou négativement sa santé en fonction du domaine touché.
Chercher à comprendre pour agir. 2 objectifs :
- Sur les organisations (Performance des organisations, productivité, qualité...)
- Sur les Hommes (Sécurité, santé, confort...)





La tâche et schéma des 5 Carrés
Leplat et Cuny





Tâche prescrite
Tâche affichée



Tâche attendue


Tâche comprise + Tâche appropriée




Tâche appropriée


Tâche réel/effective



Schéma des 5 Carrés (Leplat & Cuny) ou Double Régulation


Diversité et
Variabilité,
Prescrit réel

Diversité : Différences qui existent à un moment donné entre :
- L’opérateur (l’Homme)
- L’entreprise
Variabilité : Différence d’un même élément dans le temps
- Chez l’individu
- Dans les installations

















Le prescrit : tout ce qui est définit à l’avance, attendu de l’opérateur
Le réel : tout ce qui est effectivement réalisé



Démarche ergonomique
d’intervention


























Il travail là où il y a de l’activité humaine : au travail, en formation, dans la vie quotidienne etc... Il
possède différentes méthodes telles que l’observation, les entretiens, les questionnaires etc... Sa
démarche ergonomique d’intervention est la suivante :
- Demande
1


Psychologie Ergonomique
-

Reformulation
Proposition d’intervention
Observation ouverte (Hypothèse : avec le schéma de double régulation + être positive)
Observation systématique
Diagnostic (démonstration des hypothèses)
Recherche de solutions

Cours 2 : Sécurité et fiabilité

Introduction

Système de technique de travail dans les usines, les avions, le nucléaire, les hôpitaux etc... Il y a un
fort enjeu de sécurité qui permet de sauver des vies. L’Homme joue un rôle dans ces systèmes, et un
rôle de l’ergonomie dans la prévention.
1970 : Les accidents étaient dû aux défaillances techniques.
1980 : Les accidents étaient dû aux erreurs humaines
Aujourd’hui : On a un modèle systémique
Depuis 30 ans : 70% des accidents sont causés par l’erreur humaine.
è L’objectif est de comprendre pour améliorer la sécurité

Les 3 types de
défaillances

Acceptabilité et
facteur de risque

Accident et
Incident

Danger et Risque

Comment se produisent les accidents ?
L’Homme évolue dans un système. La survenu d’accident est donc le résultat de la combinaison de
l’interaction entre l’environnement et l’individu. Il y a une différence entre le risque et le danger.
Le danger est un évènement ou situation susceptible d’entrainer des dommages pour une personne
ou pour l’environnement. Le danger est présent dans une situation « indépendamment de nous »
que l’on est soit conscient ou non
Le risque est la probabilité qu’un danger s’actualise dans des conditions déterminées. Il peut ainsi se
définir en fonction de ses probabilités d’occurrence et de ses conséquences. Les caractéristiques des
conséquences dépendent des caractéristiques du danger.
Il n’y a pas de risques si la personne n’est pas en contact avec un ou plusieurs dangers. Il y a un risque
si elle est en contact avec ce(s) danger(s).
Accident si les conséquences du risque sont néfastes
Incident si les conséquences du risque sont bénignes.
Le législateur (Jurisprudence) : l’accident est caractérisé par l’action soudaine et violente d’une cause
extérieure provoquant une lésion sur un organisme humain au temps et lieu de travail.
Ergonomie : L’accident est un événement non désiré dont l’une des conséquences est l’atteinte à
l’intégrité de l’individu. Il se différencie de l’incident par ses conséquences.
Les risques et dangers sont des notions non-objectives. Ce sont des constructions sociales.
L’acceptabilité est peut corrélée à la criticité du risque. Dépend des individus et des acteurs sociaux.
Facteurs (de risque) sont tous les évènements ou éléments qui interviennent dans la production d’un
accident dans un type de situation. Parmi les facteurs de risques, certains ont un rôle plus central
(ex : Tabac), et d’autre pas nécessairement causale peuvent avoir une valeur prédictive (ex : conduite
auto, l’âge est un facteur de risque dérivé et indirect).
Défaillance Organisationnelle : Dysfonctionnement des processus/flux d’information (interaction
imprévu).
Défaillance Technique : Interruption de fonctionnement (ex : panne), fonctionnement anormal.
Défaillance Humaine :
2


Psychologie Ergonomique
-

Les erreurs : Ecart involontaire à la norme qui provient d’un décalage entre intention et
action.
o Echec de résolution de problème
o Erreur liée aux règles (fautes)
o Ratés
- Les violations : Ecart volontaire à la norme existant dans tout système et à chaque niveau.
Elles sont sources de risques et de bénéfice (ex : performance, rapidité). Les violations
acceptées sont la normalisation de la déviance.
Pour comprendre les erreurs, il différencie plusieurs niveaux d’activités :
- Skill : Basées sur des habilités, routinières.
- Rules : Basées sur les règles.
- Knowledge : Basées sur les connaissances, la résolution de problème.

Modèle SRK de Rasmussen

SKILL : Activité routinière
Basées sur des automatismes :
- Réagir rapidement à des situations
- Comportement automatisé = difficile à mettre en note
- Permet de libérer des ressources attentionnelles
Erreurs de routines (70%) :
- Ratés
- Lapsus
- Confusion perceptive

RULES : Activité liée aux règles
Utilisation de règles et de procédures apprises :
- Permet de sélectionner l’action adaptée à la situation
- Sont acquises en formation ou transmises par les + anciens
- Peu coûteux en ressources !
o Règles claires
o Peu nombreuses
o Pas de contradictions
Erreurs liées aux règles :
- Utiliser une règle inadaptée à la situation (la situation était mal caractérisée)
- Mettre en œuvre une règle incorrecte (règles apprise par l’expérience)
On parle alors de faute

KNOWLEDGE : Activité liée à la résolution de problèmes
Réflexion pour résoudre un problème :
- Situation complétement nouvelle et inattendue
- Pas de réponse automatique ou de règles connues
- Recherche de solutions
- Nécessite de la créativité, des essaies et des erreurs
- Très coûteux en ressources cognitives
- Fonctionne bien dans des situations de calme et sans pression temporelle
Erreurs liées à la résolution de problème :
- Ne pas trouver de solution


3


Psychologie Ergonomique


Les approches
systémiques

Limite de la
Notion
d’erreur

Cours 3 : Les accidents
Erreur = symptôme du dysfonctionnement du système
Comment juger le caractère volontaire ou involontaire des actions.
Analyse de la tâche et de l’activité :
- Quels étaient le but des opérateurs ?
- Comment a-t-il fait pour y parvenir ?
L’erreur humaine est rarement la seule cause d’un accident. Plusieurs facteurs interviennent :
- L’erreur est un symptôme, le reflet d’une stratégie développée par l’Homme pour répondre à
une situation nouvelle et imprévue.
- L’accident résulte de la non détection de ces erreurs et relève les faiblesses des systèmes
pour y faire face.
On s’intéresse au système et à ses défenses plus qu’à l’individu et ses erreurs.

Le modèle « Swiss – Cheese »

Vision systémique de la sécurité

Erreurs actives VS Erreurs latentes.
Erreurs actives :
- Leurs effets sont visibles presque immédiatement
- Font suite à des actions erronées
- Ne suffisent pas à trouver la cause des accidents (est ce que l’erreur est celle de l’opérateur
ou de la conception d’un système
Les erreurs latentes :
- Peuvent rester longtemps en sommeil
- Se manifestent en combinaison avec d’autres facteurs
- Sont présentes dans l’environnement bien avant que l’erreur ne soit commise : Elles
résultent de mauvaises décisions :
o Au niveau managérial
o Au niveau matériel (ex : mal conçu)
o Au niveau du circuit d’information (ex : peu fiables)
Les erreurs latentes sont activées par des opérateurs « de 1ère ligne » (qui exécutent les tâches). Pour
comprendre les accidents, il faut comprendre TOUTES les causes qui sont rentrées en jeu :
- Contexte de travail
- Caractéristique du travail (outillage)
Examine toutes les conditions qui ont menées à l’accident, au-delà de l’instant présent. Met en relief
la complexité des liens de cause à effet.
Maitriser les risques = « boucher les trous » (failles)
Maitriser les risques = les barrières de défenses (les carrés du schéma)
2 types de mesure :
- Prévention : éviter l’occurrence d’un événement
- Protection : diminuer les conséquences
4 type de barrières :
- Matérielle : elles préviennent physiquement les accidents. Efficacité élevée.
- Fonctionnelles : Bloque l’exécution d’une action, nécessite des préconditions d’activation.
Efficacité élevée.
- Symbolique : Induire une limite à respecter. Efficacité moyenne.
- Immatériel : Ne sont pas présentés ou représentés dans l’environnement. Efficacité faible.
4


Psychologie Ergonomique

Sur le terrain, lors d’un accident, il faut respecter les étapes suivantes :
- Recueillir les faits
- Examiner les éléments de la situation
- Organiser les faits
- Exploiter l’arbre des causes
Recueillir les faits
Après un accident, il faut obtenir :
Ce n’est pas la recherche du coupable. Ce n’est
- Des données objectives
pas le recherche de responsabilité.
- Des faits concrets

L’analyse d’accident

-

Des faits incontestables
Examiner les éléments de la situation

Individu :
- Caractéristiques
- Formation
- Ancienneté
Tâche :
- Le travail prescrit
- Le travail réel
Matériel :
- Type
- Fonctionnement
- Caractéristiques techniques

Milieu :
- Environnement de poste
- Horaire/cadence
- Communication dans l’entreprise
- Type de rémunération
- Ambiance physique

Organiser les faits
Pour chaque fait :
- « Qu’a-t-il fallu pour que ce fait se produise ? » è Fait Y
- « Qu’a-t-il fallu pour que ce dernier fait se produise ? » è Fait X
- « Est-il nécessaire ? Oui. Est-il suffisant ? Non. » è Fait Z
Exploiter l’arbre des causes




Enchainement causal :


Conjonction :
X


Z



Disjonction :


Faits inhabituels

Lien incertain

Lien

Faits habituels

?
Fait inconnu

X

?

Y

Y

Y

X
Z
5



Psychologie Ergonomique



A chacun son métier

Gare de Lyon

Etudes de cas
Défaillances Organisationnelles :
- Informations tardives dû aux appels trop nombreux après l’arrêt général
- Le train ne s’est pas arrêté pour rattraper son retard
Défaillances Techniques :
- Passagère a pu arrêter le train en tirant l’alarme qui était très accessible.
- Appuyer sur le bouton d’urgence annule toutes les opérations prévues antérieurement
- Activer les freins électriques (manuelles) è fait boguer les freins pneumatiques
- Mannettes non conventionnelles
Défaillances Humaines :
- Oublie d’identification (Lapsus)
- Oublie de la position des freins manuelles
- Violation : pas d’appel des ingénieurs lors de la réparation de l’alarme

« Il est nettoyeur en cuisine et le chef l’a appelé à la rescousse pour surveiller une friture. Alors qu’il se
penche au-dessus de la friteuse, le briquet à gaz placé dans la poche de son vêtement glisse et chute
dans l’huile bouillante. C’est l’explosion et cet ouvrier de 50 ans, père de 5 enfants, est victime de
brûlures au visage et aux yeux. Transporté d’urgence au centre de soin, il sera hospitalisé une
semaine.
Les séquelles de cet accident seront heureusement peu importantes.
L’analyse de ce fait divers ne manque pas d’intérêt. Il faut en effet savoir que la tenue de travail des
cuisiniers de plats chauds ne comporte pas de poche et rend donc impossible un tel accident.
Moralité, un plongeur ne peut et ne doit jamais occuper le poste de commis de cuisine. A chacun son
métier. »
Recueillir les faits : Soulignés dans le texte
Examiner les éléments de la situation :
Organiser les faits : (Fait à l’oral)
Exploiter l’arbre des causes :











(Fait à l’oral)


Chercher des mesures de précaution : La représentation graphique permet de voir que la
suppression d’un seul fait suffit pour que l’accident ne se produise plus.
Choisir des mesures :
- Conforme à la règlementation
- Stable dans le temps
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Psychologie Ergonomique
-

Facilement intégrable
Pas de déplacement du risque
Portée de la mesure



Prévention des risques professionnels (Historique)

Définition

Cours 4 & 5 : Santé au Travail
La santé est par définition l’antonyme de la maladie. Etre en bonne santé, c’est de ne pas être
malade.
L’OMS en 1946 définit la santé comme : un état de complet bien-être physique, mental, et social (ne
consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité contrairement à. L’ancrage
historique de la santé), et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
La santé des individus qui sont dans une situation de travail, rémunérée (emplois, agent fonction
publique, etc.…) est d’abord un enjeu de soutenabilité des conditions de travail et de durabilité dans
l’emploi. Si on se base sur les enquêtes, les 2 premières raisons qui motivent les salariés à partir en
retraite ou cesser l’activité :
- La lassitude
- La santé
La question de la santé est bel et bien un enjeu important de soutenabilité et de durée de l’emploi
Les 1ere trace qu’on trouve qui s’intéresse aux accidents est à l’époque préhistorique. Sa prise en
compte a permis l’évolution des outils. C’est parce qu’on se soucis des « morts » que l’on a cherché à
diminuer les risques, et donc l’amélioration perpétuelle.
Hippocrate c’est intéressé à certaines maladies liées au travail comme le saturnisme.
De Vinci c’est intéressé à ses propres postures de travail, pour sa propre performance.
Ramazzini est le précurseur de l’ergonomie. C’était une époque assez artisanale, plusieurs corps de
métiers, principalement manuels. En 1700 un ouvrage qui s’appelle le traité des maladies des
artisans. Ce traité pose un lien entre le travail, les maladies et les blessés pour une 50aine de métiers.
Il identifie 2 causes aux maladies des artisans :
- La mauvaise qualité des substances de travail
- Les mouvements violents (qui lui paraissait au-delà des limites du corps humain)
D’autres causes mineures sont aussi identifiées tels que le soutient social de la famille, qui
conditionne le rétablissement de la personne victime. Ou encore aux multiples agents physiques
d’ambiance, posture et organisation du travail.
Patissier complète cet ouvrage en 1822 s’interrogeant ainsi aux accidents du travail (AT). Il
s’intéresse notamment aux chutes. Il évoque des mesures de prévention, précaution que les artisans
doivent prendre. Il s’inscrit dans un courant étant la sélection préprofessionnelle. C’est-à-dire que
l’on oriente les enfants en fonction de leur constitution physique, du tempérament et de leur
disposition morale, vers un métier. Toute notre vie est déterminée, il n’y a pas de passerelle ou
d’évolution, au mieux on devient maitre dans l’artisanat et donc formateur.
Gassicourt va établir des statistiques sur la « moralité des ouvriers, santé, et professions qu’ils
exercent ». C’est à cette période qu’on commence à s’intéresser au problème de l’alcoolisme chez les
ouvriers, car il y a un sujet de moralité derrière.
Historiquement, le risque est appréhendé sous un angle physique, c’est l’homme physique qui nous
intéresse. Pour les travaux sur la moralité, c’est l’homme moral et honnête (bourgeois), qui cherche
alors des solutions pour éduquer l’homme physique vers la moralité. Une vision déterminisme se
développe donc (On cherche à déterminer les causes et les effets des AT). L’on fait une séparation
entre la sécurité (=accidentologie) et la santé (pathologie).

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Prévention des risques professionnels (Institutionnalisation)

Psychologie Ergonomique



Les principes de prévention reposent sur une vision positiviste : les connaissances validées
scientifiquement permettent d’anticiper les conséquences et donc de mettre en place des mesures
de préventions. « Savoir pour prévoir, prévoir pour agir »
Mais ce raisonnement pose un tas de question quand on n’arrive pas à faire de liens (ex : risques
mentaux). La question de la santé ne se pose pas uniquement avec un lien de cause à effets, car tout
le monde ne développe pas la même pathologie face à la même exposition.
En 1956, les 1ères mesures de prévention et marquent les premières formes institutionnalisées.
Charles IX propose une ordonnance pour définir le statut des couvreurs et les mesures obligatoires
que doivent mettre en place les entrepreneurs. Ils doivent mettre en place des défenses de perches
et chevrons pour assurer la sécurité. Cette ordonnance prévoyait une amende, en cas d’infraction
des règles, dont le produit permettrait de « subvenir aux pauvres ouvriers du dit métier qui tombe
ordinairement de dessus les maisons et en quelque façon que ce soit ». Par contre, si les perches et
chevrons tombaient, il n’y avait pas d’amende, car ça ne désobéit pas aux règles.
La prévention actuelle repose toujours sur ces principes de prévention et réparation par la
participation financière des entreprises.
D’autres mesures ont ensuite été mises en place comme le système réglementaire de la prévention
des risques professionnels reposant sur deux idées :
- Réparation à indemnisation des victimes
- Prévention (= ensemble des mesures collectives et individuelles de prévention et de
protection des salariés mises en place dans les entreprises pour préserver la santé et la
sécurité)
Fondement du système de réparation (système assurantiel) :
Tarification des entreprises (cotisations), indemnisation des victimes par la CNAMTS (caisse nationale
d’assurance maladie des travailleurs salariés). Régime général = la plus grosse partie des travailleurs.

Troubles et
risques

Le risque professionnel est considéré sens de la probabilité qu’un trouble se manifeste de manière
individuelle ou collective avec pour origine l’environnement professionnel. Le trouble peut être
caractérisé par l’apparition chez une ou plusieurs personnes de signes plus ou moins perceptibles
qui, fautes d’attention, peuvent progressivement s’aggraver jusqu’à devenir pathologiques (=
jusqu’à poser un problème d’atteinte à la santé)

Accident du
travail

Fondement du système de prévention :
Cadre juridique de la prévention des risques professionnels (code du travail). L’employeur est dans
l’obligation d’assurer la sécurité de l’employé. Si accident, alors défaillance de la part de l’employé.
En UE, obligation de sécurité de résultat. L’employeur doit veiller à ce que ces mesures soient
toujours adaptés et tenir compte des améliorations des situations existantes. C’est un cadre juridique
extrêmement contraignant pour les employeurs

C’est l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail, 3 conditions doivent-être réunis pour
être reconnu comme Accident du Travail (AT) :
- Un accident survenu à l’occasion/à cause du travail
- Fait inhabituel qui à entrainer une lésion immédiate ou différée
- Un lien établi entre les lésions subies et l’accident déclaré
Tout accident survenant pendant et sur le lieu d travail est présumé « accident du travail »

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Maladies
Pro.

Psychologie Ergonomique
Comme pour les AT c’est la conséquence directe de l’exposition habituelle d’un travailleur à un
risque physique, chimique, biologique, ou résulte des conditions dans lesquelles il exerce son activité
professionnelle
Pathologies infra-cliniques :
« A côté des traces socialement reconnues (accident, maladies professionnelles), il existe de
nombreuses autres atteintes à la santé. Ces empreintes, ces pathologies infra-cliniques se
manifestent à plus ou moins long terme et contaminent les divers domaines de vie sous la
forme de contamination du langage, obsession de l’heure, rigidification des modes de pensée.
Ce sont autant de signes ou d’objets d’études pour les chercheurs que d’inquiétude pour les
praticiens. » Doppler, 2004, p.78

Les TMS : définition et
enjeux de sa prévention

Les Risques Psycho-Sociaux (RPS) connaissent une forte hausse de reconnaissance pour les cas
troubles Psycho sociaux. 3x plus de démarche depuis 2011. Ils concernent :
- Les stress au travail
- Les violences internes et externes
- L’épuisement professionnel
- Les formes de mal-être, souffrance, maladies ressentis par le salarié

Organisation
au travail

Etude de
cas

Les Troubles Musculosquelettiques (TMS) sont les déséquilibres entre les capacités physiques du
corps, les sollicitations et contraintes auxquelles il est exposé. Ils touchent les muscles, tendons,
nerfs, et le plus souvent les membres supérieurs, (épaules poignets coudes) et le rachis (affection
dorso-lombaires). L’apparition peut être rapide, mais le plus souvent elle est progressive, après
une longue période de sollicitations intensives des parties du corps atteintes.
Ces déséquilibres sont donc liés aux conditions de travail. Combinaison entre l’environnement de
travail et son aménagement, les sollicitations biomécaniques, les postures contraignantes et les
contraintes organisationnelles.
Ils sont la 1ère cause de maladie professionnelles indemnisées et 1ère cause de journées de travail
perdus du fait des arrêts de travail, avec la perte en 2015, de + de 10 millions de journées de travail.
2nd rang des causes médicales de mise en invalidité, après les affections psychiatriques et au 1 er
rang des causes de mise en invalidité de 1ère catégorie.

Les RPS



Contraintes de travail : Peu de matériel, TMS côté droit (car droitier + port de charge)
Perception de la santé : Fatigue, douleurs physiques (dos, épaules, coude), travail/vie perso
impactées
RPS : violence
Compromis santé/efficacité : Risque de décès. Fait passer les soins de la personne âgées avant les
siens
Les problèmes de santé sont souvent liés avec l’organisation de travail (TMS, RPS...). Ces « malaises
organisationnels » conduisent à des problèmes de qualité, de performance, de relation, de
communication, voire d’accident à tous les niveaux de l’entreprise.
Les TMS et RPS sont pour l’ergonomes des pathologies très liées qui s’ancrent dans les mêmes
situations pathogènes. L’activité et la santé se construisent dans une articulation entre objectifs,
moyens, et résultats.
Combinaison des ressources individuelles, collectives et organisationnelles qui permet de construire
ses propres modes opératoires pour proposer des ajustements dans l’activité et tenir les objectifs
tout en assurant un travail de qualité.
9


Marge de manœuvre et
conflit de buts et de logique
Conclusion

Psychologie Ergonomique
La marge de manœuvre est un concept flou et peu défini (degré de liberté, éventail des possibles...).
Des marges de manœuvres restreintes enferment les travailleurs dans des modes opératoires génère
une hyper-sollicitation de certaines fonctions, une perte de sens, et une détérioration des collectifs
de travail. Elles traduisent de la rigidité de la situation de travail qui empêcherait une gamme
opératoire suffisamment large pour répondre à la diversité des situations.
Il y a conflit lorsque :
- La vision de la qualité portée par les travailleur =/= celle évaluée par l’organisme
- Pas de possibilité d’exprimer différents points de vue/manière de faire.
L’ergonomie se fait une conception offensive de la santé incluant le développement des individus et
la créativité grâce à l’analyse de l’activité réelle.
Définition santé au travail de Rabardel : « La santé se construit de façon dynamique en interaction
avec l’environnement. Elle est un équilibre dynamique entre le bien-être physique, psychique et
social tout au long de la vie. L’individu est un acteur de la propre construction dynamique de sa
propre santé »


Introduction



Cours 6 : Ergonomie et Formation

Pour l’ergonomie, la finalité est la transformation des situations de travail :
- L’amélioration ou la conception de situations de travail qui n’altère pas la santé des
opérateurs et la sureté des systèmes de travail
- L’atteinte des objectifs de performances
Santé et efficacité à ergonomie à transformation des situations de travail.
- Mettre en visibilité les liens entre le travail et la santé
- Identifier les ressources individuelles, collectives et/ou organisationnelles pour développer
les marges de manœuvres.
è Le développement des compétences est une condition pour la construction de la santé et de la
performance au travail. « L’ergonomie a pour objet de comprendre le travail pour contribuer à la

Les compétences

Formation

conception et la transformation des situations de travail, en agissant sur des dispositifs techniques et moyens
de travail, sur les environnements de travail, l’organisation et les Hommes ». – Rabardel et al.

Elle est une fonction essentielle des systèmes sociaux, mise en avant comme permettant de satisfaire
les exigences des sociétés et de faire face à la complexité technologique et organisationnelle. « La
formation accompagne les transformations du travail et des systèmes économiques et sociaux, voire
y contribue de façon centrale : c’est aussi une ressource qui rend possibles ces changements »
« L’histoire de la formation et l’histoire du travail sont étroitement liées » Processus qui se déroule
dans le temps, avec des moments situés, dans un espace social déterminé. Centré sur l’acquisition et
la transformation des compétences.
Pendant le taylorisme, elles correspondaient au savoir d’exécution. Seul le résultat importait, sans
chercher à savoir comment la performance était atteinte. Mais dans la pratique, le taylorisme ne
pouvait pas se réduire à sa dimension procédurale, il y a toujours une part intellectuelle.
Dans les années 70 on reconnait la compétence et plus seulement les qualifications.
Dans les années 80, intérêt des entreprises pour les compétences, dans un contexte de compétitivité
accrue, d’automatisation et d’information des systèmes de travail (reconnaissance implicite que le
prescrit est insuffisant). L’initiative et la créativité des salariés deviennent une nouvelle source de
performance. A cette date en entreprise, on a l’émergence d’une « logique compétence »
Dans le travail industriel moderne, la notion de compétence s’élargie en intelligence stratégique de
la situation. 3 manières d’être compétent : savoir-faire, savoir comprendre, combiner.
10


Psychologie Ergonomique

GPEC

En entreprise, elle est « l’ensemble de savoir-faire requis par les tâches, attachés à la personne qui
les met en œuvre, reconnus comme tels par l’environnement dans lequel ils s’exercent, dépendant
du contexte sociotechnique et culturel d’application » èTâche prescrite et reconnaissance sociale.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC) est un outil de gestion prospective
des ressources humaines qui permet d’accompagner le changement et d’anticiper les effets sur
l’emploi des mutations économiques, technologiques, sociales et démographiques. Elle a pour
objectif de réduire de façon anticipée, les écarts entre les besoins et les ressources humaines de
l’entreprise.
Cartographie des emplois en 5 étapes (exemple pour la famille d’emploi « ressources humaines »)
• Famille professionnelle (Ressources humaines)
• Sous-famille (Formation, recrutement, paie…)
• Emploi type (Assistant, secrétaire, technicien, responsable…)
• Poste (Technicien paie si sous famille paie et emploi type technicien)
• Tâche (calculer les soldes de tous les comptes pour le technicien paie = bulletins paie)
Mobilité verticale : au sein d’un même champ professionnel
Mobilité horizontale : vers plusieurs champs professionnels

Etude de cas : Centre de tri de déchets
La stagiaire montrait quelques faiblesses :
- Moins rapide
- Moins attentive
- Difficulté de communication

Mais aussi d’autres problèmes tels que :
- Positionnement
- Pression
- Communication

Formation « sur le tas » c’est-à-dire en situation de production réelle.
En s’appuyant sur le collectif
- Identifier les gestes, postures…
- Interroger les collègues lorsqu’il y a des doutes
Avec l’appui d’un chef d’équipe
- Notamment pour les configurations d’insertion par l’emploi/le travail
- Population précarisées, restées éloignées de l’emploi pdt plusieurs années
Chef d’équipe spécialisé dans la formation et l’accompagnement des personnes en insertion




3 temps de formation :
Prélever un seul type de déchet par poste
o 4 à 6 semaines
o Tri par matière valorisable
§ Récupérer des cartons, bouteilles…
§ Puis quelques déchets non valorisables.
o Apprentissage de la polyvalence
§ Rotation sur les postes « simples »
o Apprentissage de l’anticipation et de la gestion de la variabilité
o Apprentissage de la coordination espace/temps
§ Travailler sous cadences automatisées
Trier l’ensemble des déchets par postes
o Durée 4 semaines
o Assurer l’ensemble des tâches prescrites pour les postes de tri
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Psychologie Ergonomique
Trier plusieurs matières simultanément
§ Déchets valorisables et non valorisables
§ Récupérer les déchets laissés par les postes précédents
Gérer les postes de finitions
o Durée 3 semaines
o Occuper les postes de finitions
§ Assurer la qualité des produits finals (en bout de chaine)
§ Récupérer tous les « autres » déchets valorisables ou non
§ Variabilité en fonction
• De la composition du flux de déchets
• De la composition de l’équipe de tri (novices/experts)
o





Pourquoi
s’intéresser aux
compétences

Cours 7 : Compétence et activité
Une notion polysémique qui est liée aux enjeux de l’emploi, à la réorganisation du travail et la
rémunération. Pour l’ergonomie, on s’intéresse aux compétences pros. En lien avec le
développement de l’individu sur le long terme
- Se protéger d’atteintes physiques
- Gérer des risques pros.
- Disposer de connaissances permettant « d’être embaucher, de réussir, de progresser »

Les deux triangles
« tâche-compétenceactivité »

Formations et
compétences

Formation : fonction essentielle des systèmes sociaux, mise en avant comme permettant de
satisfaire les exigences des sociétés et de faire face à la complexité technologique et
organisationnelle
Compétences : anticiper des phénomènes, saisir les implicites dans les instructions et s’adapter à la
variabilité de l’activité (intelligence au travail = diagnostic de la situation).
Quelles compétences vont permettre d’interpréter et d’agir sur les situations (information,
communication, signaux, signes et indices divers pris en compte) ? Il ne s’agit pas d’évaluer les
« bons travailleurs » mais d’utiliser cette notion pour décrire et expliquer l’activité réalisée.
Selon Maurice de Montmollin, les compétences sont : « Les ensembles stabilisés de savoir-faire, de
conduite-types, de procédures-standards, de types de raisonnement que l’on peut mettre en œuvre
sans apprentissage nouveau ». – « savoir faire, savoir comprendre, savoir combiner ».
Les compétences sédimentent et structurent les acquis de l’histoire professionnelle. Elles permettent
d’anticiper des phénomènes, l’implicite dans les instructions, la variabilité dans la tâche.
Distinction entre tâche et activité : Mettre en parallèle l’activité et les tâches correspondantes (ex :
« une fabrication chimique instables provoquant beaucoup d’incidents exigera et suscitera des
compétences très spécifiques de l’opérateur chargé de la conduire »
LePlat, 1991













































































LePlat en 1991 a précisé un ensemble de caractéristiques aux compétences :





















12


Psychologie Ergonomique

L’activité :
rapport
au monde

Outiller la
construction des
compétences pro.

Rôle de
l’ergonome

Situation de
formation

Double mouvement
du développement
de la compétence

Compétence
et activité

Caractéristiques des
compétences

-

-

Elles sont finalisées.
Elles sont apprises, développées par la formation et/ou par l’expérience professionnelle.
Elles ont un degré d’explication variable :
o Explicites (communicables, verbalisables, racontables)
o Tacites ou incorporées (elles se manifestent dans l’action)
Elles sont organisées, et ne sont pas directement observables mais inférées (inférence
causale qui vise à inférer un processus de réalisation de l’action en vue de la caractériser)
Elles sont situées :
o Elles assurent l’efficacité et la qualité tout en gérant la préservation de la santé
o Elles sont inscrites dans des configurations organisationnelles

Les compétences constituent un système de connaissances qui engendre l’activité (LePlat, 1991).
Elles permettent de découvrir et d’exploiter les ressources adéquates aux situations de travail, elles
en fondent les représentations (pour l’action) et les stratégies pour y faire face.
- La construction et la mise en œuvre des compétences se traduisent dans l’activité par des
modalités de régulation des situations de travail qui établissent des compromis entre
efficacité productive, préservation de soi et de sa santé et place dans le groupe de travail
De façon non-consciente : Les compétences se construisent d’abord dans l’action. Le mouvement de
construction des compétences se fait de la non-conscience initiale à la prise de conscience. Pour
Piaget, la prise de conscience c’est le passage de coordination agit à une coordination conceptuelle
de l’action
De la conscience à la non-conscience : Les compétences une fois misent en place, à tendance à
s’automatiser. Une fois l’apprentissage effectué, les compétences non plus besoin de l’activité de la
conscience, sauf quand survient un imprévu. Cela permet de déplacer la vigilance du sujet vers des
niveaux supérieurs de l’activité, plus complexe et plus intégrés.

On a un système de relation entre 4 variables :
- Les formés
- Les formateurs
- Le ou les objets de formation
- L’environnement de l’action
Identifier les compétences sous-tendant l’activité et en comprendre le développement.
Porter un diagnostic sur les conditions de travail pour en favoriser le développement et la mise en
œuvre. Reconnaitre, faire reconnaitre les compétences professionnelles
- Améliorer ou concevoir des conditions de mise en œuvre efficientes
- Outiller les formations et leur construction
- Permettre de mieux gérer au plan individuel et collectif
- Aider à leur capitalisation
4 orientations pour outiller la construction des compétences professionnelles.
- L’utilisation d’instruments : Aider à structurer la représentation de la situation
- L’utilisation des situations de travail : Sous la forme de simulation pour organiser une
progression dans la construction des compétences
- L’utilisation de la médiation humaine : Développer des savoirs et des savoir-faire
- L’utilisation de dispositifs d’analyse d’après coup : Aider à la prise de conscience par des
outils réflexifs
L’activité est l’expression du rapport au travail/du rapport du sujet au monde :
13


Psychologie Ergonomique

L’activité et
l’individu

L’activité
humaine

-

Réel matériels et immatériels
Autrui
Soi-même

3 dimensions dans l’activité humaine :
- Singulière : tant au point de vu de l’individu lui-même que du point de vue du contexte dans
lequel elle se réalise.
- Hétérodeterminée : et orienté vers autrui
- Finalisée : c’est-à-dire tendu vers un objet pour atteindre son but
L’activité d’une hôtesse de caisse dans la grande distribution
- Adaptation de l’activité au client (demande, interactions, conseils, écoute...)
- Le client est un interactant qui participe à la construction de l’action avec la caissière
L’activité de chacun est dirigée vers, s’articule sur et dépend de celle des autres. Elle est orientée par
autrui et pour autrui.
« C’est la personne toute entière, prise dans le déroulement de son histoire et dans ses rapports
aux autres, qui est engagé dans l’activité par tout le corps : ses fonctions biologiques, son
intelligence, son affectivité » et ses valeurs.

Introduction

Etude de cas : Sapeurs-pompiers
Demande d’un SDIS (Service Départemental d'Incendie et de
Secours).
Prévention du risque routier. Font face à l’accidentologie de véhicule
en mission de secours
Objectif :
- Aider à concevoir une nouvelle formation à la conduite en
situation d’urgence
- Identifier des éléments issus des situations de travail réelles
Les dispositifs de formations conçus sont :
- Eléments théoriques de la conduite
- Conduite sur circuit

2 dimensions structurantes

-

-



Dimensions internes :
Configuration organisationnelle
o Instruments (plan, GPS)
o Engins
o Dimensions collectives
Variabilité interindividuelle
o Expérience
o Connaissance du secteur

-

Dimensions externes :
Situation dynamique
Influence du contexte
o Zone de circulation (ville,
autoroute, etc…)
o Code de la route/zone de
danger
o Densité de circulation
o Conditions météorologiques

L’enjeu étant d’être le plus fluide sur l’ensemble du trajet. La sirène est un outil qui peut permettre
de gérer cette fluidité. Instrument indispensable, sans elle et en cas d’accident, les pompiers sont
responsables. C’est la 3ème personne qui s’occupe de la sirène comme pour les indications pour le
chemin, appelé chef d’agrées, qui est responsable de l’intégralité de la mission. Il commande le
conducteur.
Conduire est une obligation plus qu’un choix (Les Sapeurs-Pompiers Professionnels sont embauchés
avec le permis VL et PL.).
14


Formation

1ers constats

Psychologie Ergonomique
Grande variabilité technique des engins, liée à la taille et à la localisation géographique de la caserne
et à ses « compétences » spécifique (ex : plongée)
Importance de la connaissance de l’équipe d’agrées
Importance de la connaissance du secteur pour les agents de casernes (Organisation départemental
du travail et obligation de mobilité professionnelle régulière (mutation) pour les SPP).
1. Elément théorique de la conduite
2. Conduite sur circuit (Situation simulée)
- Enrichie pour l’analyse ergonomique
- Départ en intervention avec u équipage
- Situation filmée
- Auto confrontation collective et travail réflexif
3. Formation en caserne
- Connaissance du secteur
o Travail sur « « plans vierge »
o Repérage des lieux et des zones de danger
4. Connaissance des engins


Exemple : Centre de tri des déchets

Objectif : transformer les
situations de travail

La
conception

Cours 8 : Ergonomie et conception
Question : Pourquoi l’ergonomie s’intéresse à la formation et conception ?
« L’ergonomie a pour objet de comprendre le travail pour contribuer à la conception et la
transformation des situations de travail, en agissant sur des dispositifs techniques et moyens de
travail, sur les environnements de travail, l’organisation des Hommes (compétences,
représentation). »
Amélioration ou conception de situation de travail qui n’altère pas la santé des opérateurs, et qui
contribuent à la sureté des systèmes de travail.






EFFICIENCE

















Santé – sécurité






Efficacité

































Ergonomie


















Centre de tri récent (mis en service en 2011, intervention ergonomique - d’un an avant le
démarrage).
Centre de tri mécanisé et automatisé (tri automatisé des déchets plastiques, détection infrarouge
des matières et séparation sur des tapis différents, un opérateur de « contrôle »)
Poste difficile à tenir pour 1 seule personne. (Champ de vision et possibilité de se déplacer : il faut
« avoir des yeux partout » et le « balayage continue du regard » peut être fatiguant).
Poste difficile à tenir pour 2 personnes (1 seul rehausseur pour 2, proximité restreinte, conception
problématique de la machine, ma coordination de travail est vue comme « une chorégraphie » ou
« un travail de jongleur »).

15


Psychologie Ergonomique

La conception :
représentation et
marges de manœuvre

L’objet
« ergonomique »

Exemple : Centre de tri des déchets

Conception

2 enjeux
dans la
conception

Au niveau de la conception de la machine, la solution la + adapté serait de jeter les déchets au sol
pour les retirer ensuite et ainsi éviter de gêner son collègue (mais pas de temps prévu pour le re-tri,
donc fait durant le temps de pause).
Des aménagements ont été réalisé pour améliorer les conditions de travail comme une modification
pour accueillir 2 postes de tri.
Mais d’autres problèmes se manifestent : positions statiques et penché vers l’avant. « On est des
robots, on ne bouge que les mains ». Se sont des postes avec un espace + restreints que les autres
postes de tri. Tous les opérateurs décrivent des douleurs dorsales après avoir travaillé sur ces postes.
2 enjeux dans les projets de conceptions sont à prendre en compte :
Temps : Plus l’inscription d’un acteur est tardive, plus son rayon d’action est réduit. La conception
s’inscrit dans un « processus de détermination progressif d’un objet ou d’une situation de travail et
des actions des acteurs du processus ».
Action : La dynamique de la situation de projet de conception
La conception d’un projet s’inscrit dans un cadre temporel restreint, intégrant ainsi un processus de
coordination avec de multiples enjeux (économiques, numériques, environnementaux...) et de
multiples acteurs (techniciens, ingénieurs, financiers...). Le processus finalisé est en vue de la
création d’une œuvre commune. Elle est en outre une activité collective intégrant une pluralité
d’acteurs et compétences réunis afin de construire un rapport de prescription réciproque (demande,
financement, possibilité techniques, normes).



Des normes peuvent paraitre contradictoires : gérer les poussières provenant des déchets.
1. La DREAL (direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) : les
poussières ne doivent pas sortir du centre de tri pour éviter une pollution environnementale.
2. La CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail) : les poussières ne doivent
pas rester à l’intérieur du centre de tri pour éviter des conséquences sur la santé des
travailleurs
La solution mise en place est de concevoir des dispositifs techniques pour récupérer stocker et
éliminer les poussières en évitant toutes formes de contamination internes et externes.
Ainsi, l’œuvre peut prendre plusieurs formes :
- Bâtiment (conception architecturale)
- Equipements de travail (machines, outils techniques...)
- Equipement du quotidien (meubles, électroménagers...)
- Logiciels
- Etc...


L’objet dit « ergonomique » n’existe pas. L’ergonomie n’est pas une propriété de l’objet au sens de
caractéristiques techniques. L’ergonomie est une démarche qui accompagne la conception de l’objet.



La conception fige des représentations à la fois :
- Sur l’humain (donnée anthropométriques, fonctionnement...)
16


Psychologie Ergonomique
-

Sur les usages/travail (tâche prescrite, compétence prescrite, activité supposée...)

Enjeux de l’ergonomie dans un projet de conception

Logiques en
confrontation

Exemple : Centre
de tri des déchets

Cette conception offre ou non des marges de manœuvre :
« Les choix de conception ouvrent ou ferment des pans entiers de possibilités à l’activité des
opérateurs ».

La présence sur un tapis de tri d’un bouton d’arrêt manuel activable par les opérateurs permettant
un arrêt temporaire du tapis en cas de charge importante lors de l’activité pour assurer la qualité et
laisser du temps supplémentaire pour trier.
L’absence de ce bouton d’arrêt contraint alors les opérateurs à devoir trier systématiquement en
situation de production réelle avec une cadence imposée par le tapis. De ce fait, la seule solution
assurant la qualité est de jeter les déchets au sol pour les retrier ensuite, qui par conséquent
demande un tâche supplémentaire réalisée pendant les pauses, obligeant à des postures
contraignantes et créer des risques de glissage, trébuchements, chute sur les déchets.

Dans la conception d’un objet et d’un dispositif, 2 logiques peuvent être en contradiction :
- Une logique technocentrée : fonctionnement du système (technique de l’objet et dispositif)
- Une logique anthropocentrée : fonction d’utilisation (usage et l’utilisateur)
Exemple : le menu « démarrer » (système d’exploitation de Windows) contient le bouton « arrêter ».
Sens dans une logique technocentrée mais pas dans la logique anthropocentrée.


Intégrer dans un projet de conception à la fois :
- Le fonctionnement de l’Homme
- Son activité en situation
3 éléments liés et valable quel que soit la conception doivent être validé :
1. Modèle du sujet : le sujet capable
« Sujet qui agit, transforme le réel, se transforme lui-même et qui va utiliser toutes ses ressources
pour mieux fonder et ajuster son activité ».
2. Usage en situation : approche instrumentale
Distinction entre artefact (=produit de l’action humaine) et instrument. Une fois conçu, l’artefact
s’inscrira dans la boucle des activités du sujet qui en fera usage. Un objet créé par l’Homme reste un
artefact tant qu’il n’a pas été assimilé par l’acteur qui va s’en servir.
L’artefact devient alors un instrument lorsqu’il est incorporé à l’organisation de l’action du sujet. Le
processus de transformation d’un artefact en instrument se nomme : la genèse instrumentale.
3. Utilisabilité : facilité d’utilisation d’un produit
Faire en sorte que les objets, dispositifs, logiciels, soient facilement appréhendable par leurs usagers.
4 critères à respecter :
- L’efficacité : capacité du dispositif à permettre de réaliser la tâche.
- L’efficience : capacité du dispositif à permettre de réaliser la tâche en préservant la santé.
- La satisfaction : sentiment subjectif de l’utilisation lors de l’interaction avec le dispositif.
- La facilité d’apprentissage : capacité de comprendre rapidement son fonctionnement.
3 différents domaines d’action :
17


Les liens entre ergonomie et conception

Psychologie Ergonomique
1. Ergonomie logiciel/IHM (Interaction Homme-Machine) :
Conception centrée sur l’utilisateur avec 5 étapes :
- Analyse des besoins
- Implication des utilisateurs futurs
- Conception à prototype
- Test
- Implémentation et suivi


2. Ergonomie produit :
Même principes généraux que la conception de logiciels interactifs. L’ergonomie pour des produit
« grands public » sont donc destinés à une multitude d’utilisateurs (profils et caractéristiques
cognitives et physique variées) et rentre en contexte ultra-concurrentiel avec les autres entreprises. Il
faut alors concevoir des produits utiles qui répondent aux besoins des utilisateurs et qui procurent
une bonne expérience d’usage. L’ergonomie est un atout important pour la conception de produit et
les concepteurs eux-mêmes car il y a une meilleure prise en compte des besoins et une réduction des
écarts entre l’activité réelle des utilisateurs et les représentations des concepteurs....
3. Ergonomie de conception
L’objectif est d’influencer la conception ou la reconstruction de moyen de travail.
Il ne s’agit pas d’anticiper l’activité mais de prévoir l’espace des formes possibles d’activité future.
C’est-à-dire évaluer dans quelles mesures les choix de conception permettant la mise en place des
modes opératoires compatibles avec la santé, l’efficacité productive, le développement des individus,
les collectifs de travail etc...


Projet de conception
de l’espace de travail

Répartition
des effectifs

Contexte

Etude de cas : L’ergonome dans un projet de conception d’un
espace de travail
Entreprise de service avec vente de produit assurantiels, de 300 salariés.
Demande d’expertise par la CHSCT) sur un projet de déménagement et conception d’un nouvel
espace de travail (conception d’un Open-space).

4 services :
- Vente directe aux particuliers et entreprise (appels sortants) (100 salariés)
- Suivi clientèle et conseils (appels entrants) (100 salariés)
- Commerciaux de « terrain » (50 salariés)
- Service informatique et administratif (50 salariés)


Plateau n°3






Plateau n°4
Etage 3

Service, informatique...




Commerciaux


Plateau n°2
Etage 2

Suivi et conseil


Plateau n°1
Etage 1

Vente

La plateforme téléphonique conserve les bruits des conservations téléphoniques. Les solutions sont :
18


Nouveau projet de
conception de l’espace

Principaux résultats et solutions

Psychologie Ergonomique
- Panneau de séparation entre les bureaux pour limiter le bruit
- Revêtement des murs et sols pour absorber les bruits
- Casques téléphoniques pour isoler les bruits parasites
Certains salariés ont le besoin de réaliser des mises au point réguliers entre. La solution est :
- Conception d’espace de réunions temporaires séparés du reste de l’open-space dans les 3
étages
Le service informatique nécessite un espace de stockage pour le remplacement et réparation pour
intervenir le plus rapidement possible et conserver les capacités de traitement des plateformes
téléphoniques. La solution est :
- Salle informatique près de l’espace de stockage du matériel, près du service administratif
Le service administratif veut une confidentialité des conversations téléphoniques, réception des
agents et communication sur les informations personnelles. L’open-space ne conviendrait pas à la
nature de l’activité. La solution est :
- Bureaux individuels ou double séparé par cloison

Service
Espace
Plateau n°4
Espace
Espace
info.
Stockage
Etage 3
réunion
réunion
Commerciaux
Service administratif


Plateau n°2
Espace
Espace
Etage 2
réunion
réunion
Suivi et conseil


Plateau n°1
Espace
Espace
Etage 1
réunion
réunion
Vente




























L’examen :


Dure 2h – 12 janvier 12h-14
Pour le CT :
1ère partie --> 5 questions de cours (globalement 1 par chapitre des fiches)
2ème partie --> Etude de cas sur un des chapitres suivants des fiches :
- "Cours 6 : Ergonomie et Formation"
- "Cours 7 : Compétence et activité"
- "Cours 8 : Ergonomie et conception"
Pour le CC :
1ère partie --> 5 questions de cours (globalement sur les chapitres 6, 7 et 8 des fiches)
2ème partie --> Etude de cas sur un des chapitres suivants des fiches :
- "Cours 6 : Ergonomie et Formation"
- "Cours 7 : Compétence et activité"
- "Cours 8 : Ergonomie et conception"
Pour tout le monde, il risque d'y avoir une ou les questions sur « travail
prescrit/travail réel », « le sujet capable », « pourquoi s’intéresser à la formation et la
conception » « l'approche instrumentale ».



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