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31e année

n°10 - Décembre 2017 - Janvier 2018
GRATUIT

www.info-eco.fr
INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

DOSSIER

Le commerce
de proximité fait recette
DÉTENTE

TOURISME

Moment de
complicité en famille
avec le yoga

Le château de Dissay
s’offre un nouveau roman

Une nouvelle page d'histoire s'écrit pour le château de l'évêque Pierre d'Amboise
à Dissay. En juin, sous la houlette de Christophe Bouvier, il se transformera en hôtel
de luxe disposant de 33 chambres, avec un restaurant gastronomique et une
brasserie. Déjà ouverte, la partie spa offre 420 m2 de détente et de soins. PAGE 2


Les fêtes de fin d'années sont fatigantes,
alors pourquoi ne pas mettre le bouton sur pause
et s'accorder quelques postures de yoga
pour se reconnecter avec soi-même. PAGE 8



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Vie des Territoires
I 2 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018

En route vers 2018
Voici le dernier mensuel de l'année 2017, une
année marquée par des nouveautés et qui se
termine en beauté. En décembre, la rédaction
d'Info-éco a souhaité donner la parole à ceux qui
accompagnent notre quotidien en centre-ville,
ceux qui veillent à nous faire plaisir, ceux qui sont
prêts à s'investir pour apporter une nouvelle
dynamique à la ville. Pour les fêtes de fin d'année,
nous sommes partis à la rencontre des exposants
du marché de Noël, de la bougie artisanale à la
bouilloire de lumière, la trentaine de chalets
propose une variété de produits, aussi originaux
que gourmands. Présents le reste de l'année, les
commerçants environnants comptent beaucoup
sur ces fêtes pour booster leur activité. Chocolat,
bière, fromage, jeux … Poitiers a de belles adresses
que nous vous présentons. Au-delà de la capitale
départementale, à Loudun aussi on se régale avec
des conserves à l'ancienne et du bon café, tout
comme sur l'Ile d'Oléron qui propose d'excellentes
huîtres dont celle de Joffrey Dubault,
naturellement aromatisées.
Et comme une grande partie d'entre-nous sera en
vacances, nous vous proposons une balade au
Futuroscope pour découvrir les nouvelles
animations, mais également à la Cité du Vin à
Bordeaux, lieu culturel incontournable de la
Nouvelle-Aquitaine. A voir et revoir.
Quant à nous, je vous propose de nous retrouver
début janvier pour parler projets, votre
hebdomadaire va connaître quelques
changements, mais chut pour le moment.
Par contre, je vous annonce, le lancement du
magazine Leaders et Talents version 2018 pour le
printemps. Tel un who's who, vous y retrouverez
les personnalités du Poitou qui ont marqué l'année
2017.
En attendant, Mathilde se joint à moi pour vous
souhaiter de belles fêtes de fin d'année remplies
d'amour, de réussites et d'une bonne santé  !
Lydia De Abreu,
Rédactrice en chef

INFO-ÉCO
Siège social : Public Media
5 impasse du Moulin, 86700 Payré
Informations économiques et échos du Poitou-Charentes
Fondateur : Michel Geniteau
Directeur de publication / Rédacteur en chef : Roger Anglument
Rédactrice en chef adjointe / Responsable de la rédaction :
Lydia De Abreu
Rédaction : Mathilde Wojylac
Contact :
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TOURISME — VIENNE

Le château de Dissay
s’offre un nouveau roman
Une nouvelle page d'histoire s'écrit pour le château de l'évêque
Pierre d'Amboise à Dissay. En juin, sous la houlette
de Christophe Bouvier, il se transformera en hôtel-restaurant de luxe.

L

e château appartient
aux Monuments historiques, j'en ai juste
la responsabilité pour
quelques années », introduit
timidement Christophe
Bouvier. En aucun cas, il ne
se considère comme un
châtelain, mais plutôt
comme un gardien de
l'histoire apportant un
nouveau souffle permettant au lieu de résister au
temps. Ancien agent d'assurance, il s'est lancé dans
l'hôtellerie, il y a une
dizaine d'années. D'abord
gérant d'un hôtel en Normandie, il a ensuite créé le
sien en 2009 avec son
épouse Murielle, l'Interhôtel spa 3 étoiles à Honfleur. « Dans le cadre d'un
développement, nous avions
envie d'offrir autre chose.
Notre amour pour les vieilles
pierres nous a orientés vers
les châteaux. Etant sensibles

Christophe Bouvier

“ Ce château
magnifique
et exceptionnel
était fait
pour
notre concept ”

à l'aspect fiscal, nous nous
sommes penchés sur les

Un spa
Le spa du Château de Dissay sera la première partie ouverte au
public. «  Souvent, lorsqu'un hôtel de prestige s'offre un spa, les
locaux pensent qu'il est réservé aux clients de l'hôtel. En ouvrant
le nôtre, 6 mois avant l'hôtel, les habitants auront le temps de
se l'approprier », présente Christophe Bouvier.
Sur une surface de 420 m², le spa sera tenu par le célèbre David
Grand, meilleures mains de France depuis 2012, à la tête d'un spa
5 étoiles à Roanne, mais également gérant de l'Inter-hôtel spa
3 étoiles de M. Bouvier à Honfleur. «  Nous avons voulu nous
entourer des meilleurs et David Grand est une référence dans
le domaine, il sera secondé par Florine et l'équipe sera composée
de trois praticiennes.  » Piscine chauffante, sauna, hammam et
des cabines duo pour partager des moments de bien-être. Lumineux et spacieux, ce nouveau spa a tout pour séduire entre copines, en amoureux ou seul, tout est imaginé pour se délasser.
«  Lorsqu’une personne entre dans un spa, elle recherche de
nouvelles sensations pour se déconnecter du quotidien et se
faire du bien. Ici, tous les jours, ce sera possible. » Il est déjà possible de réserver ses soins en ligne.

monuments historiques. »
Après plus de 30 visites, ils
tombent enfin sur le château de Dissay et c'est le
coup de foudre. « Nous n'avons pas hésité une seconde,
ce château magnifique et
exceptionnel était fait pour
notre concept. Son cadre, sa
situation géographique, les
activités autour … et surtout,
nous pouvions faire nos
33 chambres à l'intérieur et
c'est assez rare. » Le compromis a été signé en 2015
et l'acte définitif en août
2016. Depuis septembre
2017, les travaux ont commencé. Le choix des entreprises s'est appuyé sur
trois critères, les compétences historiques, le tissu
local et le coût. « Que ce soit

avec les pompiers, la direction
régionale des affaires culturelles, la Chambre de commerce et d’industrie, ou les
entreprises locales, nous n'avons rencontré aucun souci,
tous se prêtent au jeu. »

Un château,
quatre activités
L'une des premières
activités à voir le jour et le
spa de luxe situé dans l'ancien chai. Sur ses 420 m2,
l'espace propose sauna,
hammam, piscine chauffée et des cabines duo pour
profiter de nombreux
soins. Adhérent au Spa de
France, l'établissement est
géré par David Grand. « L'avantage d'une ouverture en
amont de celle l'hôtel, permet
aux habitants environnants
de s'approprier le lieu avant
l'ouverture de l'établissement
à la mi-juin. » Au-delà des
chambres dans le château,
le lieu proposera également une table gastronomique et une brasserie
tenue par le chef étoilé,
Richard Toix. « Nous avons
voulu nous entourer des
meilleurs et Richard Toix
excelle dans son domaine.
Avec son épouse Laure, ils
nous accompagnent dans la
réussite de notre projet. » ◆

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Vie des Territoires
I 3 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018
COUTURE – LA ROCHELLE / 17

CADEAUX – MIGNÉ-AUXANCES / 86

Le monde coloré
de Mamzelle
Adèle

Monsieur Potiron se lance
dans la bougie artisanale
C’est au marché de Noël de Poitiers que Charles Ranc
a décidé de venir tester sa nouvelle activité  :
les bougies parfumées artisanales et naturelles.

C

’est une ambiance
qu’il connaît bien
pour avoir tenu
un chalet à l’époque où il
proposait des soupes :
Charles Ranc, anciennement Monsieur Potiron, a
pourtant, depuis un mois,
changé complètement
d’activité. « Les soupes marchaient bien, mais seulement
pendant l’hiver et, le reste du
temps, les gaspachos et soupes froides n’ont pas trouvé
leur public. »
A Migné-Auxances, il
fabrique désormais des
bougies artisanales à la
cire de soja. « Je suis parti du
constat simple que, dans la
grande distribution ou les
magasins de décoration spécialisés, on se perd parmi les
nombreuses étiquettes et
marques de bougies parfumées, explique-t-il. Moi,
mon créneau, c’est de faire
une gamme simple de huit
senteurs marquées. »

Charles Ranc fabrique lui-même ses bougies dans son atelier de
Migné-Auxances.

Une clientèle
de connaisseurs
La fabrication demande
de la logistique : « Il faut
faire fondre la cire de soja à
une température très précise,
puis maintenir la mèche verticalement et y ajouter le parfum, détaille l’artisan. Pour
les parfums, je recherche ce
qui n’existe pas ailleurs dans

le commerce et aussi une visibilité claire dans le nom des
senteurs. Enfin, la cire doit se
figer et cela peut prendre entre
24 et 48 heures. C’est un travail qui est très chronophage. » Particularité des
bougies naturelles de
Charles Ranc : un temps de
fonte très lent de 25 à
30 heures.

Pour le moment, après
seulement quelques
semaines au marché de
Noël, les premiers retours
sont positifs. « Je suis ravi
de rencontrer un nouveau
public très connaisseur qui
me donne même des conseils,
se réjouit Charles Ranc.
C’est difficile de se projeter,
mais des gens qui ont déjà
acheté reviennent ! » Ce chalet est pour lui un premier
test et éventuellement le
tremplin vers une vente
en ligne. « Je suis en pleine
réflexion concernant la distribution. Je pense à démarcher
des commerces pour faire du
dépôt mais mon projet principal reste les cadeaux d’entreprises : proposer aux comités, au lieu d’offrir des
chocolats, de faire des bougies
parfumées personnalisées
avec le logo de la société et,
par exemple, le nom des salariés. » ◆
LÉA AUBRIT

DÉCORATION – SAUZÉ-VAUSSAIS / 79

Les drôles de lampes
de Thierry Gonnin
Dans son atelier des Deux-Sèvres, l’artisan habille des bouilloires
et des cafetières de lumière.

S

'il y a un chalet sur le marché de Noël à Poitiers qui
étonne, c'est celui de Thierry
Gonnin avec ses « Drôles de lampes ». L'artisan transforme des
bouilloires et des cafetières en lampes décoratives. « Je fais ça pour mon
plaisir. » Géomètre de formation,
mais n'ayant jamais exercé, il
obtient un master en infographie. Il
crée une société de distribution de
photographies, puis un laboratoire
numérique sur Paris. Quittant la
capitale, il s’intéressera ensuite au
magnétisme. En 2008, il arrive en
Poitou-Charentes, dans les DeuxSèvres pour s'occuper de sa mère. Et
depuis deux ans, il achète des cafetières et des bouilloires pour les
transformer dans son atelier de
Sauzé-Vaussais. « Sinon, elles partiraient à la déchetterie, je suis obligé de
les sauver ! Ce sont de beaux objets, avec
chacune leur histoire, tout le monde en a
utilisé une. Elles ont un look, une forme.
Elles font appel à l'imaginaire en nous
projetant au Pays des Merveilles d'Alice,

dans l'univers de Tim Burton … Elles
attendaient simplement d'être mises en
lumière. »

Derrière chaque objet,
une histoire
De février à octobre, il écume ainsi
les vide-greniers du Poitou-Charentes. « Cela me permet aussi de faire de
jolies rencontres. » Il les décabosse, les
ponce à la main, imagine un motif,
un dessin et perce les trous à la main
toujours. « Pour la lumière, je voulais
quelque chose de spécial. J'ai choisi le cristal de Bohême. » Pour le trouver, il a
fait un voyage en république
Tchèque et s’approvisionne depuis
directement sur place. « C'est un cristal teinté dans la masse, qui offre les
mêmes couleurs qu'un vitrail de cathédrale. » L'ensemble donne un objet
unique. « Il y a toutes les formes, toutes
les couleurs. » Si elles ont été chinés
en Poitou-Charentes, les bouilloires
et les cafetières viennent de toute la
France, voire des Etats-Unis, de la
Chine. « Je suis un peu déçu du manque

Sur le marché de Noël, Mamzelle
Adèle vend ses trousses et autres
accessoires colorés et girly.
Une activité que la jeune
créatrice a crée elle-même,
il y a maintenant six ans.

Mamzelle Adèle est
présente sur le marché de
Noël jusqu’au 7 janvier.

A

dèle Gagnaire,
originaire de
Civray, vient
tout juste, depuis début
2017, de quitter Poitiers
pour s’installer à
La Rochelle. Un déménagement pour se rapprocher de ce qui est maintenant son lieu de travail cinq
mois par an : l’Ile de Ré où elle vend ses accessoires textiles sur le marché et bientôt en boutique. Mais novembre et décembre restent les mois les plus chargés pour
la jeune créatrice de 30 ans qui est présente, depuis trois
ans maintenant, sur le marché de Noël de la place de
l’hôtel de ville de Poitiers.
Après des études de couture et de broderie, Adèle
Gagnaire a attendu quelques années avant de se lancer
à son compte dans la création d’accessoires textiles
(trousses d’école, de toilette, de maquillage, pochettes,
étuis à lunette, porte-monnaie, porte-chéquier et blagues
à tabac). « J’ai choisi les accessoires parce que les vêtements
c’est plus compliqué, selon les tailles et la morphologie des
femmes, mais aussi et surtout parce que j’adore moi-même
tout ce qui est trousses et pochettes ! » Des accessoires girly
qui lui permettent aussi de laisser parler sa créativité
colorée.

Une progression constante

Quand Thierry Gonnin transforme ses
bouilloires et ses cafetières, il n’écoute que
du Chopin ...

d'échanges sur ce marché, mais cela ne
m'empêchera pas de continuer. J'ai de
nouvelles idées pour 2018. Il y en a
300 qui attendent d'être transformées
dans mon atelier ... »
M. W.

Plus : page Facebook Drôles de lampes ou
drolesdelampes@gmail.com.

Les accessoires sont fabriqués à base de simili cuir et
de toile enduite (coton imperméabilisé qui sert pour
fabriquer les nappes) : « Je choisis les tissus au coup de cœur
et j’assemble ensuite les motifs et les couleur en suivant évidemment un peu la tendance. » En ce moment, par exemple,
les flamands roses et les motifs japonisants ont le vent
en poupe. La jeune créatrice propose aussi de personnaliser les trousses avec un prénom.
Depuis six ans, la petite entreprise de Mamzelle Adele
est en constante progression. D’ailleurs, à partir de
Pâques, elle s’installera, jusqu’à octobre, dans une boutique à Saint-Martin de Ré (« Couleur Volvert » au 7, avenue Bouthillier) aux côtés d’une peintre et d’une créatrice
de bijoux. ◆
L. A.

Plus : mamzelleadele.fr.

Vie des Entreprises
I 4 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018
ALIMENTATION – POITIERS / 86

GOURMANDISE – POITIERS / 86

La chocolaterie
Benoît ravit
les papilles
Dix ans après son installation, le
chocolatier poitevin s’est fait une
place parmi les commerçants de
Poitiers. Artisan fabricant, Benoît
Labelle réalise lui-même tous les
produits vendus en boutique.

Benoît Labelle est installé depuis dix ans, rue des Cordeliers.

D

ans le laboratoire installé au dessus de sa boutique, 23, rue des Cordeliers, Benoît Labelle
fabrique tous ses chocolats et autres confiseries,
tout en partageant avec les apprentis et stagiaires qui
passent par sa chocolaterie, son savoir-faire acquis dans
les plus grandes maisons. Car s’il est né et a fait ses premières armes à Poitiers, chez Maxime comme chef pâtissier, c’est à Paris qu’il a décidé de se perfectionner au
sein d’abord de la maison Lenôtre, où il restera près de
11 années. En 2001, il fait la connaissance de Pierre
Hermé qui fait de lui son premier chef chocolatier. Enfin,
de 2002 à 2006, Benoît Labelle est responsable de la production, du développement et de l’international pour la
maison Dalloyau.
En 2007, sa vie familiale le ramène à Poitiers où il
décide de lancer sa boutique et sa propre fabrication :
« Poitiers est une ville d’institutions où les gens ont leurs habitudes, mais, en dix ans on s’est fait une place en développant
ce qui n’existait pas à notre arrivée, raconte Benoit Labelle.
Il a fallu se projeter et tout créer car avant, ici, il y avait une
sandwicherie. » Pour se démarquer de ses concurrents, la
chocolaterie mise sur les glaces pour se faire connaître
en cette fin de printemps très chaude de 2007.

Cinq années difficiles et une remontée
« Cela a très très bien marché au début, mais les difficultés
sont arrivées très vite en septembre avec la crise financière,
mais aussi les travaux en centre-ville et l’ouverture d’Auchan,
se souvient le chocolatier. Nous n’avons repris notre croissance qu’en 2012-2013. » Pour compenser, entre temps,
Benoît Labelle fourni des hôtels parisiens, fait jouer ses
contacts et son réseau.
Aujourd’hui, la chocolaterie a une clientèle fidèle. Si
les chocolats, vendus de septembre à Pâques, représentent 50 % de l’activité, le reste se partage entre les macarons et les glaces. Côté projets, Benoît Labelle, qui envisageait au départ d’ouvrir plusieurs boutiques, souhaite
maintenant se concentrer sur son unique chocolaterie :
« Et peut être à l’avenir bouger la production, ajoute t-il, car
nous sommes un peu à l’étroit. Les gens ne savent pas ce que
nous faisons et posent souvent la question de savoir si tout est
fabriqué ici. » ◆
L. A.

Fromagerie Chosson :
le succès du service
En deux ans, la fromagerie de Jérémie Chosson est devenue un
incontournable du centre-ville. Sa boutique, rue du Marché Notre Dame,
connaît un beau succès et il souhaite développer encore ses activités.

E

n décembre, c’est
l’effervescence
dans la boutique
de Jérémie Chosson, devenue un passage obligé
dans la confection d’un
repas de réveillon digne de
ce nom. Installé depuis
octobre 2015, rue du Marché, le Châtelleraudais a
su réussir sa reconversion.
« Après des études de commerce, j’ai travaillé pendant
12 ans dans la grande distribution, raconte Jérémie
Chosson. Cela m’a plu pendant un temps, puis, j’ai eu
envie de faire du commerce
différemment. »
En 2013, il se lance donc
dans une formation de fromager à Paris et fait ses
armes en alternance chez
Laurent Dubois, meilleur
ouvrier de France. Après sa
formation, il travaille pendant deux ans chez le fromager parisien, tout en
continuant de vivre à Poitiers.

Jérémie Chausson et son équipe.

Un chiffre d’affaires
en augmentation
« Quand je me suis lancé,
c’était naturel pour moi de
choisir Poitiers : il y avait une
vraie demande de boutique
pour compléter l’offre des Halles qui ne sont ouvertes que
le matin, explique le fromager. Aujourd’hui, notre clientèle est composée d’actifs qui
passent après leur journée de
travail et la plus grosse partie
de notre activité se fait dans

l’après-midi. C’est aussi dans
cet esprit, d’une clientèle
active, que l’on a développé la
petite restauration du midi
avec des sandwichs. » Un
chiffre d’affaires en constante progression depuis
l’ouverture qui atteint
aujourd’hui 300 000 € et
permet à la fromagerie
Chosson d’employer trois
salariés. « J’avais finalement
sous estimé le potentiel de la
boutique », confesse le com-

merçant.
Si 95 % de l’activité de la
boutique se fait sur la
vente au détail, Jérémie
Chausson a aussi souhaité
développer un type de
commerce différent avec
l’organisation de soirées
dégustation ou encore un
service traiteur (plateaux
et pièces montées de fromages). Avec le succès, le
fromager a des projets en
tête : « étoffer la restauration
du midi avec une offre de
chaud et se tourner vers les
comités d’entreprises pour
proposer une offre de buffets. »
En attendant, comme
chaque année, pour les
fêtes, le rythme s’accélère :
« Nous entrons dans les six
mois forts de l’année d’octobre
à mars. Décembre, à lui seul,
peut être 4 à 5 fois plus important qu’un autre mois et les
15 derniers jours de l’année
comptent pour 75 % du chiffre
du mois ! » ◆
LÉA AUBRIT

BOISSON – POITIERS / 86

Le Houblon : la cave
aux mille et une bières
Dans sa cave à bières, Sylvain Jomier s’emploie à faire découvrir
toutes les facettes de cette boisson qui pourra accompagner
vos menus de fêtes ou se poser au pied du sapin.

S

i vous cherchez une boisson
pour accompagner vos repas
de fêtes ou faire un cadeau,
le Houblon propose mille et une bières pour chatouiller vos papilles. Au
numéro 200 de la Grand Rue, à Poitiers, la cave a ouvert ses portes il y
a un peu plus d'un an. « Il n'y avait
pas de cave à bières dans le centre-ville
de Poitiers, nous voulions rectifier cette
erreur », explique le gérant Sylvain
Jomier, ancien barman au Cluricaume Café. Avec ses associés,
Mathieu Popardin (gérant du Zinc) et
Mark Jordan (gérant du Cluricaume
Café), il s'applique à faire découvrir
des brasseries artisanales et indépendantes. « Il y a quinze ans, il y avait
à peine une centaine de brasseries en
France, aujourd'hui, elle sont plus de
mille. C'est cette variété que nous voulons
proposer, avec des brasseurs aux horizons différents, aux influences différentes,
cela donne des bières populaires, d’excellence ou très spéciales. » Le Houblon
présente ainsi de nombreuses bières
régionales, mais aussi de Belgique,

Allemagne, Etats-Unis, Canada,
Angleterre, Italie ou Espagne.
« Cela fait une quinzaine d'années que
je m'intéresse à la bière, souligne Sylvain Jomier. Il y a beaucoup de parallèles
à faire avec le vin, mais aussi de nombreuses différences. Il y a une immense
variété, mais la bière résulte d'un travail
d'artisanat, de transformation de produits, le vin, lui, est le fruit du travail d'un
terroir. Au départ, c'est le mélange des
ingrédients (eau, malt et houblon) et l'envie du brasseur qui vont faire la bière,
plutôt que l'origine des matières premières. C'est ensuite l'équilibre que va donner le brasseur à l'ensemble — entre l'amertume, le taux d'alcool, le sucre
résiduel, l'acidité éventuelle ... — qui va
jouer. Avec cette très grande variété de
houblons, il est possible de faire une bière
épicée ou plus douce, amère ou sucrée. »

Cuisine et bière
Le Houblon participera le 31 mars
au Poitou Bière Festival. « Nous
essayons aussi de faire bouger le milieu,
de proposer des dégustations, mais aussi

Sylvain Jomier fait aime faire découvrir les
bières et ceux qui les ont brassé.

de faire des ponts avec la cuisine. La bière
peut se cuisiner ou se servir à table en
accompagnement, en accord avec un plat,
tout comme un vin. Ce n'est pas dans nos
habitudes, mais pour aller avec des huîtres, il y a de très bonnes bières acidulées
ou torréfiées. Ou par exemple, une bière
aux fruits ou noire peut très bien accompagner un dessert. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

Vie des Entreprises
I 5 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018
AGROALIMENTAIRE — LA ROCHE RIGAULT / 86

CFP Gastronomie : des conserves
au bon goût de culture paysanne
Près de Loudun, Frédéric Proux et sa femme Cécile viennent tout juste de démarrer leur conserverie,
CFP Gastronomie, installée sur l’ancienne exploitation agricole familiale. Une entreprise locale et une
gamme de produits qui souhaitent mettre à l’honneur les recettes de nos campagnes.

L

’histoire de la jeune
conserverie prend
ses racines sur les
terres des parents de Frédéric Proux, à La Roche
Rigault. « J’ai été, pendant une
vingtaine d’années, associé à
mes parents sur cette exploitation en polyculture, maternité
et élevage de porcs, raconte ce
dernier. Je travaillais dans l’industrie mécanique à Loudun
mais passais mes weekends et
congés ici, et sur les marchés,
pour vendre les produits que
nous transformions et vendions
en frais et en conserverie. Mon
épouse, qui a une formation
d’analyste biologique médicale,
s’est quant à elle beaucoup
impliquée dans les activités de
maternité de plein air des porcs
et de transformation. » Si bien
que Cécile Proux change
d’orientation professionnelle et est embauchée par
une conserverie à Loudun,
spécialisée dans les légumes.

Au maximum, la ligne de production permet de sortir 700 à
800 pots à l’heure avec seulement deux personnes.

« Son patron a très vite été
intéressé par le devenir de l’atelier de transformation de la
ferme de mes parents, quand
ces derniers ont pris leur
retraite, raconte Frédéric
Proux. Il vendait des conserves de viande, mais la conserverie les faisait faire ailleurs
et pas dans des conditions
satisfaisantes pour lui. » Ce
premier client potentiel et
très sérieux décide le cou-

ple à se lancer dans une
aventure commune : la
transformation de l’atelier
familial en une conserverie
de 250 m2 pour un investissement
total
de
120 000 euros.

80 % de conserves
à base de viandes
CFP Gastronomie a
débuté sa production en
mars dernier et produit dés-

Le boudin noir, le farci poitevin
et la terrine au romarin sont
pour l’instant les produits qui se
vendent le mieux.

ormais des conserves de
produits transformés de
viandes, poissons et crustacés. « Pour le porc, nous travaillons avec un abattoir des
Deux-Sèvres inscrit dans la
filière IGP Jambon de Bayonne,
ce qui nous assure des produits
de très grande qualité, grâce à
leur cahier des charges. »
Frédéric Proux trans-

forme gorges, épaules et
poitrines de porcs en terrines, rillettes et boudins,
sans oublier le farci poitevin. « Le lapin et la caille proviennent d’un abattoir de
Thouars et la pintade vient de
la Sarthe », détaille le chef
d’entreprise. Les poissons
et crustacés viennent, eux,
d’un peu plus loin : les
côtes canadiennes pour le
homard ou encore l’Afrique
pour le thon. La viande
représente à elle seule 80 %
de la production.

Partenaire de
DD du Pwatoo
Si la conserverie de Loudun reste la première
cliente de CFP, Frédéric et
Cécile Proux ont aussi
développé en septembre
dernier leur marque, les
Mets d’Aimé (du nom du
grand père de Cécile) qui
met à l’honneur les recettes familiales, notamment

celle du célèbre farci poitevin. Elle est vendue sur les
marchés et en épiceries
fines. Aujourd’hui, la
marque ne représente que
20 % de la production de la
conserverie, mais Frédéric
Proux travaille à son développement, notamment
par la création de nouvelles recettes comme les terrines de campagne aux
orties ou encore au cresson. Il vient également de
signer un partenariat avec
le célèbre DD du Pawtoo.
« Nous revendiquons une
production naturelle selon des
méthodes paysannes. L’idée
est de séduire par un produit
qui rappelle les repas chez les
grands-parents, quand on cuisinait le cochon, affirme Frédéric Proux. Nous avons
même la prétention d’avoir
réconcilié certaines personnes
avec le boudin noir et le farci
poitevin ! » ◆
LÉA AUBRIT

TORRÉFACTION – LOUDUN / 86

Les Cafés de ThéOphraste réussissent
leur développement
Un an après des travaux de rénovation et d’agrandissement qui ont mobilisé un investissement
de 210 000 euros, Les Cafés de ThéOphraste ont observé un net bon dans leur activité, pourtant déjà bien
installée en centre-ville de Loudun, depuis bientôt dix ans.

C

’est dans une boutique et
un salon de thé flambant
neufs, dont ils ont
repensé eux-mêmes tous les
détails de la décoration, qu’Anne
et Frédéric Favier accueillent désormais leur clientèle d’habitués,
rue Porte de Chinon, en plein
cœur de Loudun. Car si de gros
travaux ont refaçonné l’image du
commerce à l’été 2016, le couple,
installé dans la Vienne depuis
2003, y torréfie son propre café
depuis 2008. Bientôt dix ans donc
qu’Anne et Frédéric Favier, 40 et
43 ans, ont racheté ce commerce
après des carrières dans la restauration, en tant que cuisinier
pour lui et réceptionniste pour
elle. Déjà passionné de thés, le
couple s’est formé sur le café,
afin de se mettre à leur compte
comme vendeurs mais surtout
torréfacteurs.
En effet, aujourd’hui, tous les
cafés qui sont vendus, et servis,

En même temps que les travaux, le couple a investi dans un torréfacteur à
27 000 euros. La boutique fait désormais 90 m2 et dispose de 18 places en salon de
thé contre 6 auparavant.

aux Cafés de ThéOphraste sont
torréfiés sur place. Anne et Frédéric Favier reçoivent les petits
grains verts venus du monde
entier et les cuisent ensuite euxmêmes, dans un immense torréfacteur installé derrière le comptoir du salon de thé.

250 kilos par semaine
« Nous travaillons avec un négociant de qualité qui va lui-même rencontrer sur place les producteurs,
explique Frédéric Favier. Il va
même parfois sélectionner un producteur en particulier qui n’exporte
pas encore, mais produit un café de

grande qualité. » Un contact avec
les producteurs qui se poursuit
sur les réseaux sociaux grâce
auxquels les photos de la boutique de Loudun sont « likées »
par des producteurs Kenyans par
exemple.
Le café torréfié en grains est
vendu dans la boutique donc,
mais aussi, et surtout, livré chez
une cinquantaine de clients professionnels : restaurants, hôtels,
cafés et dans certaines PME et
PMI dans un rayon de 50 km.
« Nous sortons 12 tonnes à l’année,
détaille le couple, ce qui représente
250 kilos par semaine. »
Côté thés, la boutique propose
une sélection effectuée directement chez les grandes maisons
de thés, disponible en vrac ou en
sachets. La boutique a aussi
développé une partie épicerie
fine qui fonctionne très bien,
avec des produits venus d’un peu
partout dans le monde : vinaigre

balsamique italien, sauce barbecue américaine, marmelade et
cakes anglais, conserves espagnoles et même, selon la saison,
des insectes séchés mexicains !

Trois fois plus de recettes
Grâce à l’augmentation constante de leur chiffre d’affaires
depuis 2008, le couple Favier a pu
lancer de grands travaux, de mai
à septembre 2016, qui ont permis
d’agrandir considérablement le
lieu. Les Cafés de ThéOphraste
disposent désormais d’un espace
de 90 m2 avec 18 places en salon
de thé, au lieu de 6 auparavant.
« On voyait qu’il y avait une vraie
demande là-dessus, surtout les jours
de marché où nos six places ne désemplissaient pas », précise Anne
Favier. Un investissement de
210 000 euros, mais qui a déjà
multiplié par trois les recettes du
salon de thé. ◆
L. A.

Vie des Entreprises
I 6 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018
PRODUIT D’EXCEPTION — MARENNES / 17

Joffrey Dubault aromatise
ses huîtres naturellement
Depuis le mois d'octobre à Marennes, Joffrey Dubault commercialise des huîtres naturelles aromatisées
naturellement au citron, au gingembre, à la framboise, au muscat ou à l'échalote.
Il est le premier au monde à y parvenir.

I

l aura fallu quatre ans
d'expérimentation et
de tâtonnement à Joffrey Dubault pour produire
ses huîtres aromatisées.
« J'ai dû faire deux ou trois
cents essais dans mon garage
avant de trouver la bonne formule, indique t-il. J'ai essayé
différents arômes, différents
dosages, différentes tailles
d'huîtres. C'était assez décourageant au début, j'avais 90 %
de pertes. Aujourd'hui j'ai
95 % de réussite. » Son procédé a été brevetée auprès
de l'Institut national de la
propriété industrielle. L'ostréiculteur a imaginé cette
alchimie pour répondre à
la demande des consommateurs. « Sur les marchés,
les clients me demandaient
toujours du citron. Ça m'a
donné l'idée », explique t-il.

Goût délicat
Le résultat est délicat et
respecte le goût de l'animal, que le consommateur

Joffrey Dubault le long du chenal de la Cayenne à Marennes. Dans ses mains, une bourriche de
dégustation comprenant tous les parfums.

retrouve sans difficulté. La
framboise par exemple,
relève le goût de l'huître
comme une seule goutte
de vinaigre de ce fruit sur
la chair. L'ostréiculteur de
29 ans a imaginé ses arômes en fonction des goûts
des pays où il les commercialise. Le citron et l'écha-

lote pour la France, le muscat et la framboise en Italie
et le gingembre en Asie. Il
expédie pourtant ses bourriches dans d'autres pays,
Belgique, Estonie, République Tchèque, Suisse,
Émirats Arabes Unis, en
plus de Hong Kong. Et la
liste va s'allonger. L'arôme

framboise a également été
imaginé pour conquérir
une clientèle plus jeune,
alors que dans l'Hexagone,
« la moyenne d'âge des
consommateurs est assez élevée », selon lui.

Nouveaux parfums
En théorie le procédé est

simple. Il suffit de plonger
les coquillages dans un bac
de 500 litres parfumés avec
un arôme naturel. En filtrant l'eau, l'huître s'imprègne du parfum. Mais en
fait, « il y a seize étapes dans
la production. Et si une seule
est mal faite, le résultat est
nul. » D'autres parfums
vont voir le jour pour les
fêtes de fin d'année.
« Truffe et arôme poivre,
dévoile le chef d'entreprise. On m'a aussi demandé
chocolat, mais ce sera non ! »
Joffrey Dubault est le
premier ostréiculteur au
monde à avoir réussi cette
combinaison. Elle lui a valu
un prix au salon Sea food
de Bruxelles en avril dernier. A cette occasion, « des
Chinois m'ont félicité et m'ont
dit que cela faisait sept ans
qu'ils essayaient », raconte
le charentais-maritime.
Son alchimie réussie, Joffrey Dubault a créé une
société propre à cette pro-

duction, So'ooh, à Marennes, en septembre. Une
entreprise alimentée en
matière première par son
activité initiale d'ostréiculteur. Il exploite environ 40
tonnes d'huîtres naturelles, non manipulées génétiquement par an (ainsi
que des palourdes).

Une tonne par jour
Aujourd'hui, il est capable de produire une tonne
d'huîtres parfumées par
jour. « Mais pour les périodes
de fortes demandes, comme
en décembre, ou pour éviter
les huîtres en lait que les
consommateurs dédaignent,
je n'aurai pas le choix. J'aurai
recours à d'autres producteurs locaux ainsi qu'à des
courtiers. Il y aura donc aussi
des huîtres triploïdes, sans laitance, aromatisées », reconnaît-il. Ce qui ne changera
rien au goût. ◆
OLIVIER GUÉRIN

CONSTRUCTION – L’HOUMEAU / 17

Les cabanes en bois séduisent
même les grands
A L'Houmeau, près de La Rochelle, Histoire de cabanes construit des cabanes en bois qui séduisent
les particuliers comme les gérants de camping et de chambres d'hôtes.

L

'idée de créer l'entreprise
Histoire de cabanes est
née du besoin d'avoir une
chambre en plus dans son jardin. François Taconnet a donc
quitté le nautisme en 2006 pour
se lancer dans la construction de
cabanes en bois. Mais pas seulement la cabane que l'on occupe
en été. « Au fil du temps, les demandes des clients ont été plus poussées.
Les cabanes qui sortent des locaux
de l'entreprise, à L'Houmeau, sont
isolées et comportent une kitchenette,
douche, toilettes et l'électricité bien
sûr », liste Adrien Noé, menuisier
depuis trois ans au sein de la
société. Un cahier des charges
qui séduit de plus en plus de
professionnels de l'hôtellerie de
plein air, de loueurs de gîtes ou
de chambres d'hôtes et même
des colonies de vacances.
A tel point qu'ils représentent
environ la moitié de la clientèle
de la PME (l'autre moitié est com-

Adrien Noé devant une cabane prête à être livrée.

posée de particuliers, NDLR), qui
emploie trois personnes et qui a
recourt à des CDD quand il y a
besoin. « Lorsque l'on va sur des
salons, on remarque qu'on n'a pas
vraiment de concurrence directe,

relève Adrien Noé. Il y a d'autres
constructeurs de cabanes, mais elles
sont soit pensées uniquement pour
l'été ou bien elles sont insolites ou
plus lourdes. Les nôtres ne pèsent
que 2,3 tonnes. »

« Cabanes en cavale »
Larges de trois mètres et longues de six maximum, les cabanes peuvent être soit fixes soit
mobiles. Elles sont alors construites sur des remorques et bapti-

sées « Cabanes en cavale ». Leur
adjoindre une extension pour
porter la surface totale à 25 m2
est également possible. Mais toutes présentent la même qualité
de matériaux : « Parement intérieur
en peuplier du Marais poitevin, plancher en chêne massif de Dordogne et
toiture (en bardeaux, des « tuiles »
en bois) et bardage extérieur en cèdre
rouge du Canada, qui est imputrescible, mais qu'on ne trouve pas en
France », explique Adrien Noé.
Tout est fait maison et livré en
quelques mois. Il faut compter
entre 13 000 et 30 000 euros la
cabane selon la taille et l'équipement intérieur, qui est, bien
entendu, totalement modulable.
Ce marché est en plein essor, de
plus en plus de personnes y
ayant recours pour rajouter une
pièce supplémentaire sans un
long chantier ni autorisation particulière. ◆
O. G.

Vie des Entreprises
I 7 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018
LOISIRS — POITIERS / 86

Libellud : des jeux de société
vendus dans le monde entier
En bientôt dix ans, la société fondée par Régis Bonnessée pour distribuer le jeu «  Dixit  » a bien grandi.
Si bien que le chef d’entreprise a réinvesti dans un studio de jeux vidéo  : Libellud Digital.
Ainsi, un Dixit en ligne devrait bientôt voir le jour.

C

’est un coup de
poker qui lui a
rapporté gros :
Régis Bonnessée a été le
seul, en 2008, à miser sur
le jeu de société « Dixit »
qu’il a décidé de développer en créant Libellud.
Aujourd’hui, il s’en est
vendu 4,5 millions d’exemplaires dans le monde et
huit extensions du jeu ont
été créées. « Dixit, c’est le jeu
historique qui nous a permis
de développer tout le reste,
explique le fondateur de
Libellud, soit en faisant appel
à des auteurs extérieurs, soit
en créations internes ». Grâce
à une équipe de graphistes
et game-designers, la
société a connu d’autres
beaux succès notamment
« Mysterium », vendu à
500 000 exemplaires, « Dice
Forge » (création interne)
sorti cette année et déjà
écoulé à 100 000 exemplaires ou encore « Loony

gne, l’Allemagne et les EtatsUnis », détaille le dirigeant.

Un jeu vidéo
en développement

L’équipe de Libellud est aujourd’hui forte d’une quinzaine de salariés.

Quest » lui aussi vendu à
100 000 exemplaires. En
tout, Libellud a sorti une
quinzaine de jeux depuis
sa création.
Une montée en puissance, avec des recrutements réguliers et un
déménagement dans de
nouveaux locaux, accom-

pagnée d’une croissance
régulière du chiffre d’affaires qui atteint pour le dernier exercice les 7 millions
d’euros. « 80 % du chiffre
d’affaires se fait à l’export,
détaille Régis Bonnessée,
bien qu’en proportion le marché français reste un gros
marché. » Les jeux dévelop-

pés à Poitiers s’écoulent
ainsi de l’Asie (Chine, Thaïlande, Corée du Sud, Japon)
à l’Amérique du Sud (Brésil
notamment) en passant
par les Etats-Unis, le
Canada, la Turquie, Israël
et évidemment l’Europe.
« Les plus gros clients à l’export sont aujourd’hui la Polo-

Des résultats sécurisants qui ont poussé Régis
Bonnessée à réinvestir :
« Pour moi, l’argent doit être
investi dans l’économie réelle,
pour créer de l’emploi notamment. » En juin 2016, il a
donc créé Libellud Digital,
studio indépendant de
jeux vidéo installé rue de
la Demi Lune qui emploie
12 salariés chargés, entre
autre, de développer une
version en ligne du jeu
« Dixit ». « On est dans
l’esprit d’un jeu pour téléphone, très simple. Aujourd’hui, le marché du portable
pour les jeux vidéo connaît
une croissance phénoménale
chaque année car c’est un
média qui touche vraiment
tout le monde. » Le « Dixit »
version jeu en ligne sera

donc aussi un jeu social
avec la possibilité de partager des énigmes sur les
réseaux sociaux. Un aspect
qui prend beaucoup de
temps à développer.
En attendant, Libellud
sortira prochainement
deux nouveaux jeux :
« Jelly Monster », un jeu
frénétique de dés, crée par
Antonin Boccara en février,
puis, en septembre 2018,
une création interne, « The
Key », jeu d’éliminations
successives sur le principe
du « Qui est-ce ? ». ◆
LÉA AUBRIT

Fiche d’identité
Fondateur et dirigeant :
Régis Bonnessée
Création : novembre
2008
Siège : Poitiers
Nombre de salariés :
15 personnes
Chiffre d’affaires :
7 millions d’euros dont
80 % à l’export

ÉDITION – PARTHENAY / 79

Les contes et jeux de Purple Brain Créations
A Parthenay, autour du thème des contes et des fables, Benoît Forget accompagne les créateurs de jeux
de société, du prototype à la commercialisation. Après une gamme famille, il a sorti une nouvelle
collection destinée aux adultes et totalise dix jeux à son actif.

I

l était une fois, un jeune
Deux-sévrien mordu de jeux
de société. Pour assouvir sa
passion, Benoît Forget collabore
à différents médias (Plato magazine, Scifi-Universe et Ravage
Magazine). Il entre ensuite
comme chef de projet dans la
maison d'édition Libellud.
Quelques années plus tard, il
déménage à la périphérie de Bordeaux. « Grâce à l'expérience
acquise au fil des projets, je me suis
décidé à créer ma propre entreprise. »
En 2013, il lance Purple Brain
Créations avec pour thématique
la littérature jeunesse, les contes
et les fables. « Je voulais éditer des
jeux familiaux. Ainsi, ceux de la
gamme Contes et jeux, durent en
moyenne 20 à 30 minutes. Les
enfants, mais aussi les adultes peuvent participer, sans que les adultes
ne s'ennuient pour autant. Tous sont
réunis pour passer un bon moment. »
Ainsi, des auteurs, de toutes
les nationalités, lui soumettent

Il y a quelques mois, « Jack et le
haricot magique », 8e opus, est
ainsi venu compléter la collection.

L’univers de Jules Verne

Benoît Forget est présent sur plusieurs festivals de jeu en France et à l’étranger.

leur prototype. Ils affinent
ensemble, l'univers, les mécanismes de jeu. « Je me charge de la
direction artistique en sélectionnant
l'illustration, il y a ensuite la relecture, l'impression, la communication,
la diffusion … Je suis un peu comme
un chef d'orchestre qui ferait se mettre au diapason tous les acteurs. »

Sa première sortie « Les trois
petits cochons » connaît un joli
succès. « Il est aujourd'hui disponible dans 13 langues. Et la version
russe devrait bientôt s'y ajouter. »
Ces jeux ont été remarqués lors
de festivals et 150 000 exemplaires se sont écoulés. « Le Lièvre et
la tortue » a reçu par exemple des

Dans “Jack et le haricot magique”, il faut
empiler des dés, mais aussi savoir
s’arrêter.

récompenses aux Etats-Unis et
en Pologne. « J'ai essayé de créer un
univers autour de cette gamme. Elle
a un packaging différent, en forme
de livre. C'est une façon de se démarquer dans les sorties. En créant une
identité éditoriale qui sorte un peu
des sentiers battus, les jeux sont plus
visibles, notamment en boutique. »

En 2016, souhaitant se rapprocher de sa famille, Benoît Forget
s'installe à Parthenay. Il lance également une nouvelle gamme destinée cette fois aux adultes avec
« Le Tour du Monde en 80 jours ».
« C'est un jeu de parcours, une réédition basée sur une version considérée
comme l'un des premiers jeux de
société moderne. » Il se fait remarquer, est traduit notamment en
japonnais ou en hongrois. « En
étant fort en France, — le marché
français étant relativement mature
—, certains jeux peuvent être distribués à l'étranger, l'export n'est ainsi
pas une part négligeable. » Dans la
même gamme, « Oliver Twist » est
sorti il y a un mois. Histoires à
suivre ... ◆
MATHILDE WOJYLAC

Le coin des Lardons
I 8 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018
DÉTENTE — POITIERS / 86

Moment de complicité
avec le yoga en famille
Les fêtes de fin d'années doivent être les plus fatigantes pour les parents et les plus excitantes
pour les enfants, alors pourquoi ne pas mettre le bouton sur pause et s'accorder quelques postures
de yoga pour se reconnecter avec soi-même.

S

i en introduction
vous dites à vos lardons : « Aujourd'hui,
maman et papa vont te faire
découvrir une nouvelle pratique où tu vas faire le requin
ou la sirène ! » Il y a de
grande chance qu'ils vous
regardent avec des yeux
écarquillés et qu'ils partent
en courant de la maison en
se disant qu'il est encore
temps ! Prisé par le monde
des adultes, le yoga arrive
à grands pas dans les
familles, à Poitiers, Gwénaelle Le Loch et son association Carpe Diem propose cette activité en
atelier ou bien à domicile.
« L'avantage de cette pratique
est une logistique souple.
Nous avons uniquement
besoin d'un tapis, le reste
n'est que complicité. » Parfait
pour les parents débordés
que nous sommes, pas de
tenues à acheter, juste être

Et on s’étire, on s’étire, on s’étire.

présents. « L'idéal est de
choisir son moment, après l'école, les jours sans école … il
faut avoir envie de ce
moment. » Accompagnée
d'une amie, également
maman de deux garçons,
nous avons voulu tester en
direct les bienfaits du yoga.
Si au départ nos quatre lardons n'ont pas compris ce
qu'on leur proposait, ils

Et on fait le requin !

étaient déjà heureux de se
retrouver et de partager
une « activité » ensemble.
Bien installée au pied de
la cheminée, l’animatrice
nous prépare à la séance
de yoga en commençant
par de petits échauffements et découvertes de
sensations. A présent
connectés à l'instant, la
séance de yoga, pouvait

commencer.

Ils en redemandent !
En s'inspirant d'une histoire d'enfant, telle que “Le
Crabe qui aimait la lune” de
Luc Turlan, Gwénaelle Le
Loch nous invite à réaliser
des postures. D'abord, la
sirène, puis le poisson, le
requin, le dauphin … Tout
en respirant, avec leurs

moyens, ils ont tenté de
réaliser chacune de ces
positions avec beaucoup de
complicité et de sérieux.
Surprenant pour les
mamans, mais l'ensemble
de ces poses a permis aux
enfants de se relaxer tout
en s'amusant. Paolo 9 ans,
Valentino et Hector, 4 ans
ont adhéré au concept et
sont prêts à recommencer.

« Au début, je ne voulais pas
dire aux copains que j'allais
faire du yoga, mais en fait c'est
génial, je me sens étiré et en
forme ! »Valentino son petit
frère, a adoré faire le
requin : « J'ai mis les mains
dans le dos, on lève la tête et
hop, je suis un requin ! »
Quant à Hector, il en redemande encore : « J'adore le
yoga ! Sentir des trucs sous
mes pieds et faire le poisson ! »
Du côté des mamans, la
surprise est grande : « Je ne
pensais pas qu'ils se canaliseraient et adhéreraient aussi
vite, c'est une agréable surprise, révèle Marie, j'ai hâte
de recommencer avec une nouvelle histoire. » Après
45 minutes, la séance se
termine par un moment de
calme, de câlins, le bonheur
tout simplement. ◆
LYDIA DE ABREU

Blog : carpe-diem21.overblog.com.

AVENTURE – POITIERS / 86

Devenez cambrioleur avec The Escape League
Vous cherchez la montée d'adrénaline, vous n'êtes pas claustrophobe, vous aimez les énigmes, alors
l'escape game est fait pour vous. Le principe est simple  : enfermé dans une pièce, vous devez résoudre les
questions pour réussir votre mission. Avec The Escape League, vous êtes un cambrioleur.

L

e célèbre braqueur Max
vient de sortir de prison.
Pour récupérer un dossier
compromettant entreposé dans
la plus grande banque de Poitiers, il constitue une équipe
dont vous faites partie. Vous avez
une heure et pas une minute de
plus, pour réussir le braquage
parfait et ramener le dossier tant
convoité.
La mission est posée, il s'agit
maintenant de bien se coordonner avec mes équipiers. Nous ne
disposons d'aucun outil, juste de
notre logique et de notre sens de
l'observation pour résoudre les
énigmes qui vont se présenter à
nous. « N'oubliez pas de bien chercher partout, rappelle Max, alias
Olivier Goarin, gérant et game
master de The Escape League.
Quitte à vous fâcher avec vos amis,
n'hésitez pas à repasser derrière eux
et à tout soulever et fouiller.
Deuxième conseil : la communication, n'oubliez pas de vous parler. Et
enfin, l'organisation, que ce soit tous
ensemble ou chacun à une tâche,

trouvez le mode de fonctionnement
où vous serez le plus efficace pour
sortir de là et ne pas vous faire arrêter. » Accompagnée de ma fine
équipe, nous entrons dans le
bureau du directeur de la
banque, il va falloir trouver comment ouvrir les coffres … L'aventure fut à la hauteur de l'enjeu,
pleine de rebondissements, de
surprises.

Une 2e scénario à venir
A deux pas du Palais de justice
de Poitiers, 8 place Alphonse
Lepetit, The Escape League vient
d'ouvrir sa première aventure. A
quatre ou cinq personnes, à partir de 7 à 8 ans, chacun pourra
devenir un braqueur le temps
d'une heure. Derrière la façade,
Marion Poupart et Olivier Goarin
sont aux commandes. « Je suis originaire du Sud Vienne, Olivier est un
ancien de l'Escem, nous sommes partis travailler sur Paris, mais nous
avions envie de revenir sur Poitiers,
de nous rapprocher de ma famille »,
explique Marion Poupart. Contrô-

Marion Poupart et Olivier Goarin devant la porte du coffre-fort.

leur financier dans un groupe
américain, Olivier Goarin quitte
son poste et postule en tant que
game master à The Game, une
salle d'escape game sur Paris.
« J'ai découvert le principe lors d'une
sortie entre amis. Je me suis pris au
jeu et j'ai voulu passer de l'autre
côté. » Dans l'optique de revenir
à Poitiers, le couple lance alors
l'idée de monter une salle de ce
type sur Poitiers. « Nous voulions

quelque chose à nous. Si nous souhaitions le poste de nos rêves, il fallait nous le créer et monter notre projet. Tout s'est enchaîné assez vite. On
a eu un coup de cœur pour ce local,
fait les travaux et lancé notre activité. » La jeune femme rajoute :
« Nous voulions être en centre-ville
de Poitiers, cela nous attirait plus et
ces bâtiments nous ont tout de suite
inspirés. Nous avons la chance d'avoir pu bénéficier du soutien de The

Game car nous exploitons du coup
un de leurs scénarios, tout en étant
indépendant et avec la possibilité de
proposer au fil du temps d'autres
salles. C'est bien de pouvoir compter
sur un scénario qui a déjà été
éprouvé, à nous de construire la
suite. » Ils travaillent ainsi déjà sur
le scénario d'une deuxième salle
autour du thème d'Aliénor d'Aquitaine. « Nous espérons l'ouvrir
pour mars. » Et si le public est au
rendez-vous, une troisième salle
pourrait également voir le jour.
« Nous avons également une salle à
l'étage, nous pourrons l'ouvrir
ensuite pour accueillir des entreprises
ou des événements. » The Escape
League vient ainsi compléter l'offre d'escape games sur Poitiers.
« Nous sommes en réalité complémentaires les uns des autres, avec
des salles sur des thématiques différentes et des niveaux de difficulté
différents. C'est plutôt un environnement positif qui nous tire. Nous
venons compléter l'offre de loisirs sur
Poitiers. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

Tourisme
I 9 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018
LOISIRS — VIENNE

Le Futuroscope
accélère avec Sébastien Loeb
Avec la nouvelle attraction "Sébastien Loeb Racing Xpérience", le Futuroscope met un pied dans la VR.
Le dispositif combine un casque de réalité virtuelle, un simulateur, des effets spéciaux
et un champion d'exception pour 2 minutes 30 de rallye à travers les paysages de la région Grand Est.
Une expérience 5D à voir à partir d’avril 2018 en Vienne.

C

'est une attraction
exclusive que le
Futuroscope va
présenter dès avril 2018 au
public. En tant que copilote de Sébastien Loeb, le
visiteur empruntera les
routes d'Alsace pour aller
livrer un médicament à
temps à l’hôpital de
Haguenau. Avec "Sébastien Loeb Racing Xpérience", le parc de loisirs
met un pied dans la réalité
virtuelle. « Il faut oser la technologie, avec elle, nous franchissons une nouvelle étape
dans l'utilisation de l'image,
explique Dominique Hummel, président du directoire du Futuroscope. Avec
la réalité virtuelle, nous créons
de l'immersion et de l'interaction. Le parc se devait de proposer quelque chose avec cette
nouvelle technologie. »
Le dispositif combine un
casque de réalité virtuelle,
une plate-forme de simulation et des effets spéciaux. « Nous avons à notre
avis les meilleures lunettes, un

Devenez le co-pilote de Sebastien Loeb.

Dominique Hummel et Sébastien Loeb ont présenté la nouvelle attraction à la presse.

très haut niveau d'image, un
siège baquet haut de gamme
et un champion d'exception.
C'est un mix inédit. » Grâce
à cette combinaison
unique, le Futuroscope
propose une expérience 5D
décoiffante.

Sensations et réalisme
« L'idée m'a tout de suite

attirée, souligne le champion de rallye au neuf titres
mondiaux Sébastien Loeb.
Les sensations que l'on peut
éprouver dans une voiture,
c'est mon moteur, ma passion.
J'ai toujours trouvé difficile de
les retranscrire. Avec les technologies d'aujourd'hui et les
compétences du Futuroscope,
je peux désormais faire vivre

mon expérience au public en
étant le plus réaliste possible.
C'est plutôt sympa. »
Cette course contre le
temps se déroule dans les
paysages de l'Alsace, en
ville, à travers les vignes,
les coteaux des Vosges, en
forêt, sur un circuit pour
arriver à Haguenau, la ville
natale de Sébastien Loeb.

« C'est ma région, j'y ai gagné
un rallye de France et c'est
aussi une partie de ce parcours que nous avons repris.
J'y ai de bons souvenirs. Je me
suis investi d'un bout à l'autre
du projet dans le repérage des
lieux, le choix de la voiture,
pour avoir le meilleur rendu. »
L'attraction du 5e continent arrivant en fin de
course, l'Xpérience prendra
place dans le pavillon 360°.
Un pré-show de 700 m 2
sera construit à l'extérieur.

Il présentera le parcours de
Sebastien Loeb, son palmarès, la région Grand Est. Les
deux salles accueilleront
108 sièges pour un film de
2 minutes 30. 650 visiteurs
devraient passer chaque
heure. C'est un investissement de 6,5 millions d'euros pour le parc (5 M€ de la
Compagnie des Alpes et
1,5 M€ du Département de
la Vienne en tant que propriétaire). ◆
MATHILDE WOJYLAC

Thomas Pesquet fait briller les yeux du Kinémax
Le parc proposera dès l’ouverture de sa saison un film inédit au Kinémax : “Dans les yeux
de Thomas Pesquet”. Le spectateur suit ainsi l’aventure spatiale du jeune astronaute.

D

ès le 10 février prochain,
le parc du Futuroscope
projettera au Kinémax
“Dans les yeux de Thomas Pesquet”, un film inédit de 25 minutes retraçant son aventure spatiale. Coproduit avec la 25e Heure
et en partenariat avec la Cité de
l'espace de Toulouse, il sera possible de partager sur le plus
grand écran d'Europe un peu du
voyage de l'astronaute français.
Le Futuroscope et l'espace,
c'est une grande histoire d'amour. Dès l'ouverture du parc en
1987, l'animation “De l'infiniment petit à l'infiniment grand”,
située dans la Boule, proposait
un saut vertigineux dans
l'espace. Il y a eu ensuite “Space
Station 3D”, au Solido, un reportage produit par la Nasa. En 1999,
avec le pavillon “Destination Cosmos”, le parc se dotait du plus
grand planétarium de France.
Depuis 2009, l’attraction “Chocs

les images de l'espace », souligne
Dominique Hummel, président
du directoire du parc de loisirs.

Une plongée dans
l'espace

Thomas Pesquet dans la coupole de la
station spatiale internationale, sa
fenêtre sur la Terre depuis l’espace.
cosmiques” offre aux visiteurs
une visite de l'espace, commentée par Lorant Deutsch. « Ce film
a donc toute sa place au Futuroscope
et nous aurons là encore de très bel-

“Dans les yeux de Thomas Pesquet” retrace tout le chemin de
l'astronaute de sa réparation à
son retour sur terre. Le film le
suit pendant ses entraînements,
au décollage, à son arrivée à la
station spatiale internationale,
dans sa vie au quotidien à 450
km et 28 000 km/h au-dessus de
nos têtes, lors de ses sorties
extra-véhiculaires ou encore à
l'atterrissage. « Ma mission est
avant tout scientifique, mais je souhaitais vraiment témoigner de cette
aventure, la partager. Cela me tient
à cœur, souligne Thomas Pesquet.
Créer une expérience immersive était
le meilleur moyen pour faire vivre
mon rêve de près. J'ai donc prêté mes
yeux et essayé de transmettre ce que

l'on ressent. Le Futuroscope est un
lieu un peu magique, où l'on apprend
des choses en s'amusant, c'est un
thème qui me parle. » Thomas Pesquet a ainsi pu emmener plusieurs caméras et appareils
photos à bord de la station spatiale. Il se filmait et filmait ses
collègues, étant à la fois sujet et
caméraman. « Je suis un photographe du dimanche, mais sur la station
je me suis pris au jeu. J'avais un
point de vue incroyable. Et petit à
petit, je me suis amélioré dans la
composition de l'image, la gestion de
la lumière. » Plusieurs films, un
livre de photographie, une bande
dessinée sont tirés de son expérience. « Cela me permet d'expliquer
mon travail, de parler de la Terre, d'écologie. Ce n'est pas un plaidoyer
pour la protection de l'environnement, mais un témoignage. Les
astronautes sont les ambassadeurs
de l'espace. Ce que l'on a fait et ce
que l'on fait aujourd'hui prépare le

travail pour retourner sur la Lune et
puis dans quelques années sur
Mars. »
D'abord ingénieur en aéronautique, après pilote de ligne, il
passe ensuite le concours de
recrutement pour entrer à l'Agence Spatiale Européenne et
sera sélectionné pour partir en
mission sur la station spatiale
internationale. « Tout le monde ne
peut pas être astronaute, mais
j'espère susciter des vocations ou du
moins que chacun se dise, dans mon
chemin, je peux oser, essayer, me lancer, je peux rêver, je peux le faire. »
Depuis son retour sur Terre, il
assure la promotion de la mission. « Ensuite je reprendrais mon
travail de technicien en attendant
l'affectation d'une nouvelle mission.
Je serais là où je suis le plus utile
pour l'agence, en partageant mon
expérience pour perfectionner les
outils et avancer. » ◆
M. W.

Tourisme
I 10 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018

Avis d’expert
La désinsertion
professionnelle
La prévention de la désinsertion professionnelle est un
dispositif de l’Assurance Maladie qui permet de détecter
et de prendre en charge les
salariés qui risquent de ne pas
reprendre leur emploi après
leur arrêt de travail. Différents
dispositifs peuvent être proposés par le service social de
l’assurance maladie.

Florence Grelier, conseillère
employeurs à la CPAM

La remobilisation pendant l’arrêt de travail
L’essai encadré
Celui-ci permet à un salarié de tester ses capacités sur un poste
de travail pendant son arrêt et sans perdre ses indemnités journalières. Ces dispositions s’adressent aux salariés en arrêt de travail pour maladie, accident du travail ou maladie professionnelle,
y compris les apprentis, les interimaires et les stagiaires. Les salariés ayant repris leur travail dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique ou d’une reprise de travail léger peuvent également
y prétendre.
Concètement, l’essai encadré permet au salarié de tester son
ancien poste ou un poste aménagé, tester un nouveau poste ou
encore rechercher des pistes pour un éventuel reclassement.
La mise en place se fait pendant l’arrêt de travail et implique la
coordination de plusieurs acteurs. Il est d’abord soumis à l’accord du médecin traitant. Puis, la cellule Prévention de la Désinsertion Professionnelle de la caisse valide l’orientation vers ce
dispositif. Ensuite, le service des prestations de la caisse vérifie
que le salarié est bien en arrêt de travail indemnisé. Le service
social confirme le risque de désinsertion professionnelle, la pertinence de l’essai encadré au regard de la situation du salarié et
son engagement à suivre toutes les étapes du processus. Le service médical vérifie que la durée prévisionnelle de l’arrêt est
compatible avec un essai encadré. Si la CPAM donne son accord,
elle informe le salarié et son employeur par courrier. L’employeur doit en informer le médecin du travail à son tour. Si la
CPAM ne donne pas son accord, elle envoie au salarié un courrier de refus avec les voies de recours qui s’offrent à lui.
L’employeur ne verse aucune rémunération, les indemnités journalières continuent à être versées pendant l’essai encadré. Il est
d’une durée de 3 jours ouvrés en continu ou fractionnables.

Le contrat de rééducation professionnelle en
entreprise (CRPE)
Le CRPE est un dispositif destiné aux salariés déclarés inaptes
par le médecin du travail et reconnus travailleurs handicapés.
L’objectif est de permettre aux salariés qui ne pourront pas
reprendre leur emploi d’apprendre un nouveau métier dans leur
entreprise d’origine ou dans une nouvelle entreprise avec à la clé
une perspective de CDI.
Concrètement, le CRPE est une formation pratique et tutorée
qui peut être complétée par de la formation professionnelle et
à l’issue de laquelle le salarié a acquis des compétences de son
nouveau métier ainsi qu’une expérience.
Le CRPE est un contrat assimilé au CDD, dont la durée est fixée
par les parties et renouvelable une fois dans les limites de la
durée maximale d’un CDD soit 18 mois maximum.
Il est conclu dans l’entreprise initiale du salarié : le contrat de travail initial est suspendu et le salarié bénéficie du maintien de ses
droits, ou conclu dans une autre entreprise. Le salarié est licencié pour inaptitude et son contrat de travail est rompu. Dans ce
cas il est recommandé de prévoir un CRPE d’une durée minimum qui garantisse au salarié ses allocations chômage.
Le service social de la CPAM peut coordonner les démarches
avec le salarié, son employeur, le médecin du travail et la
SAMETH pour établir le contrat.
La rémunération du salarié en CRPE est répartie entre l’employeur et l’Assurance Maladie (Indemnités journalières) mais, il
est recommandé de baser la rémunération du CRPE sur le salaire
de la future profession et d’établir une répartition à 50/50 entre
la caisse et l’employeur.

IDÉE SORTIE — NOUVELLE-AQUITAINE

Eveil des sens
à la Cité du vin
Visiter la Cité du vin, c'est appréhender cet élixir sous un autre jour
dans un espace interactif qui éveille l'ensemble des sens. Considérer le
vin comme un patrimoine culturel, universel et vivant est la balade
extraordinaire proposée par cet équipement unique au monde.

F

igure de proue du
quartier Bacalan, la
Cité du Vin est
devenue le nouveau symbole de Bordeaux tant elle
impose par son architecture design et futuriste. Du
haut de ses 55 m, ses courbes évoquent le mouvement enroulé du cep de
vigne, le vin qui tourne
dans le verre et les remous
de la Garonne. Une introduction romantique avant
un voyage spectaculaire à
travers le monde et les
civilisations pour découvrir le vin sous un angle
atypique dans un établissement unique où l'interactivité offre de belles
expériences.

Le vin autrement

Ce chef d’oeuvre architectural a été imaginé par Anouk Legendre et
Nicolas Desmazières au coeur des Bassins à flot, le nouvel
écoquartier de Bacalan à Bordeaux.

Le cœur de la Cité du vin
se trouve au 2e étage, étendue sur 3 000 m2 et répartie
en 19 modules, l'exposition
permanente est un ensemble d'expériences à vivre et
à partager. Equipé d'un
compagnon de voyage,
sorte de guide numérique,
le visiteur, seul ou en
famille, est libre de se balader à son rythme en fonction de ses centres d'intérêt. Entre mythes, terroirs

et paysages, arts graphiques, architecture et littérature, la culture du vin
est une formidable épopée
qui a inspiré les hommes et
façonné leur vie depuis des
siècles. La visite se fait en
deux heures, mais il en faudrait de nombreuses autres
pour parfaire sa culture du
vin. Au fil des modules, le
visiteur est invité à faire un
tour du monde, à échanger
avec des experts, à appren-

Le tour du monde des vignobles, de Yantaï en Chine à St Emilion sur
3 écrans géants.

dre la dégustation et reconnaître les odeurs. Le vin
divin, le vin coquin, le vin
malin, le vin est un art de
vivre qui ne cesse de se
réinventer. Pour se remettre de ce voyage riche en
connaissances, amateurs
de vins ou curieux sont
invités au 8e étage, sur le
belvédère à 35 m de haut,
pour finir sur une dégustation des vins du monde
avec une vue panoramique

Cette cave-bibliothèque
propose plus de
14 000 bouteilles,
800 références dont environ
200 françaises et 600 vins du
monde, issus de 76 pays.

sur Bordeaux. Entre l'ivresse de la visite et la
richesse des découvertes, la
Cité du vin, on y revient. ◆
LYDIA DE ABREU

Info : La Cité du vin, c'est aussi
de nombreux ateliers pour les
amateurs de vins comme les
familles, des expositions thématiques temporaires et des visites
guidées. Retrouvez l'ensemble
du programme sur leur site :
laciteduvin.com.

Un an après son ouverture au public, La Cité du Vin a accueilli
425 000 visiteurs, dont plus de 70 000 visiteurs étrangers
représentant 150 nationalités.

Contact : Conseillère
employeurs : Florence Grelier
à contact-employeur@cpampoitiers.cnamts.fr et le site
www.dsn-info.fr.

Le buffet des 5 sens, un parcours individuel pour découvrir la
dégustation à travers les 5 sens.

Un tête à tête avec des experts qui répondent à vos questions.

Tourisme
I 11 I Info-éco Décembre 2017 - Janvier 2018

Quand la photo passe
du web au papier

LES BRÈVES

de l’Agence Touristique de la
a Vienne

Le Futurrooscope :
la meilleure attrraaction 20177 d’Eurrope !
©CUBE Creative_B.COMTESSE_BRUNE_FUTUROSCOPE

LIVRE — VIENNE

La communauté instagram @Igers_Poitiers a mit à contribution
les habitants et les habitantes de la Vienne pour permettre l'édition
d'un livre de photographies sur la région.
Lors de la dernière cérémonie dees Parksmania Awards qui
récompensent en Italie les meilleurres attractions et spectacles
dans le monde des parcs à thème, « LL’’Extraordinaire Voyage »
tion européenne
de l’année.
a reçu le Prix de la meilleure attraction
e
Envie de vous envoler pour un tour du monde les pieds dans
le vide ? Rendez-vous tous les week-ends et pendant les
vacances scolaires jusqu’au 7 janvier !

munauté qui rassemble
plus de 2 300 abonnés et
38 000 photos sur le hashtag.

Pour les amoureux
de la photographie
C’est sur ce principe de
partage et de collectivité
que la création de ce livre
à été réalisée. Il y concentre
200 photographies par
35 instagramers sélectionnés grâce à un concours
sur le réseau social. Qu’ils
utilisent un appareil photo
numérique, argentique ou
bien un smartphone, c’est
le talent et l’originalité qui
ont été primés. La participation à ce concours s’est
faite dans un premier
temps par une présélection où les « manigers » ont
invité les habitants de Poitiers et de la Vienne à poster leurs photos selon plusieurs thèmes : scène de
rue, portrait, sur le vif,
patrimoine, Poitiers, la
Vienne. Ensuite, les lau-

Plus d’infos sur www
w..futurrooscope.com

Châtaignes et potirons à l’honneur !

réats ont proposé leurs
photos favorites, une façon
de participer à la création
de cet ouvrage. Le livre est
donc composé de six chapitres en fonction des thèmes. Et un est consacré
aux « manigers » : @xralf,
@mchoupinette, @stecranie, @akaajc et @jey1386.
A côté de chaque photo-

graphie un texte introduit
le ou la photographe ainsi
que leur sélection de 5 à
6 photos. Samantha Thépaut
(@samantha_
sansano) tire sa motivation dans le fait de pouvoir
saisir « la spontanéité du
geste et le pouvoir de l'instant
présent ». Sébastien Gazeau
(@bastien.g.17) est « avec
un simple téléphone portable
entré dans le monde de la
photo » et depuis sept ans,
joue avec les perspectives
et les couleurs.
Cet ouvrage permet de
partager les talents des
habitants et des habitantes de la Vienne et leurs
inspirations. A parcourir
absolument ! ◆
A. M.

Plus : A retrouver sur le site de
la maison d’édition La Geste
(www.gesteditions.com) et dans
toutes les librairies.
Les Noces de Figaro, un soir d’été à Montmorillon,
@samantha_sansano.

Vue du spectacle aérien “Galiléo” de la Compagnie Deus Ex
Machina sur le parvis de l’hôtel de ville de Poitiers, @kenobie.

Reflet dans une flaque, hôtel Jean-Beaucé, Poitiers, @stecranie.

©ATV

U

n autre regard sur
Poitiers et la
Vienne » est le
titre de ce livre un peu particulier que vient d’éditer
La Geste. A l’instar de voisines comme La Rochelle
ou Nantes, l’ouvrage rassemble les plus belles
photographies de la ville et
de la Vienne. Petite particularité : tous les clichés
ont été pris par les habitants et habitantes photographes amateurs ou professionnels qui parcourent
la région.
A l’origine de ce projet,
il y a la communauté instagram @igers_poitiers —
Instagramers Poitiers —
dont son principe est simple : vous postez vos
photos de la ville en tagant
#igers_poitiers et vous
serez peut-être sélectionnés par l’un des cinq membres de l’équipe — appelé
les « manigers » — afin de
voir votre cliché partagé
sur leur compte. Une com-

En mode sucré ou salé, venez découvrir les produits
HŭEYXSQRI m :MIRRI | WSYTIW XIVVMRIW GSRƤXYVIW
thés… Les artisans et producteurs locaux vous proposent
une large gamme de produits de
d saison comme la toute
RSYZIPPI GSRƤXYVI TSXMVSR ɯTMGIWW SY PI XLɯ WEZIYV 1EVVSRW
'LEYHW 6IRHI^ ZSYW IR GIRXVI ZZMPPI HI 4SMXMIVW ɦ PE 1EMWSR
du Tourisme et du Terroir !
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Plus d’infos au 05 17 84 23 23 ou suur www

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