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INTRODUCTION
Ce n'est que récemment dans ma vie que j'ai découvert que des plantes « non cultivées » pouvaient se
manger : c'était en avril 2011, lors de mon cours certifié de permaculture. En effet, au cours de ce stage, j'ai
régulièrement été invitée par d'autres stagiaires à manger des plantes sauvages comestibles (PSC) : égopode,
plantain, achillée millefeuille. A cette époque-là, je mangeais ces plantes sans les cuisiner. Je les coupais plus
ou moins grossièrement et les mettais dans mon plat principal ou dans ma soupe, donc crues.
Près de deux ans plus tard, je mange des PSC régulièrement et connais quelques recettes transmises par des
amis, par François Couplan, ou inventées. Un chemin que je souhaite partager avec vous dans ce mémoire.
En effet, cette réelle découverte et cette joie de pouvoir récolter ce que la nature offre, j'ai à présent à cœur de
les transmettre.

Ce mémoire ne reprend pas ce que vous trouverez dans de nombreux ouvrages, à savoir la description
botanique des plantes. Ce mémoire ne dresse pas non plus la liste exhaustive des plantes sauvages
comestibles et toxiques puisque de tels ouvrages existent déjà. Ce mémoire se veut la trace d'une expérience
personnelle et documentée de consommation de plantes sauvages comestibles et de culture de plantes
pérennes, afin d'accompagner toute personne souhaitant se lancer dans ces expériences.
Ce mémoire est donc construit avant tout sur l'observation, complétée de données littéraires et scientifiques.
Les livres de référence sont cités en annexe.

1- Les plantes sauvages comestibles et la permaculture
Il existe un lien très fort entre la permaculture et les PSC. La démarche de la permaculture consiste à
observer son environnement pour en connaître toutes les richesses. Les PSC constituent assurément une
précieuse richesse : elles poussent sans intervention humaine, elles sont nutritives, elles ont des effets
bénéfiques sur la santé, elles sont bio indicatrices et elles sont esthétiques.
Les plantes sauvages comestibles et les principes de permaculture
Consommer des PSC est une application directe de certains principes de permaculture :
• le moindre effort pour le plus grand changement : récolter les PSC demande des efforts bien
moindres que de s'occuper d'un potager, et les récoltes sont souvent abondantes ; les plantes récoltées
ont une valeur nutritionnelle très intéressante (voir plus bas).


faire avec la nature et non contre elle : les PSC font partie de mon écosystème. Je vais donc
apprendre à les connaître et à les utiliser plutôt que de les arracher.