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Titre: Faut-il encourager la perte de poids avant la chirurgie bariatrique ?
Auteur: Jean-Paul Thissen

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Nutrition clinique et métabolisme xxx (2017) xxx–xxx

Revue générale

Faut-il encourager la perte de poids avant la chirurgie bariatrique ?夽
Should we encourage patients to lose weight before bariatric surgery?
Jean-Paul Thissen a,c,∗ , Benoît Navez b
a

Service d’endocrinologie et nutrition, cliniques universitaires St-Luc, 10, avenue Hippocrate, 1200 Bruxelles, Belgique
b Service de chirurgie digestive, cliniques universitaires St-Luc, 10, avenue Hippocrate, 1200 Bruxelles, Belgique
c Pôle endocrinologie, diabète et nutrition, institut de recherche expérimentale et clinique, université catholique de Louvain, 55, avenue Hippocrate, 1200
Bruxelles, Belgique
Rec¸u le 6 novembre 2017 ; accepté le 23 novembre 2017

Résumé
La chirurgie bariatrique est reconnue comme une modalité à part entière du traitement de l’obésité sévère mais aussi de ses comorbidités. De
nombreux centres de chirurgie bariatrique encouragent, voire imposent à leurs patients, une perte de poids durant la période pré-opératoire. Le
but de cet article est de faire le point sur cette question et de proposer une attitude pratique dans l’attente de données concluantes. L’analyse de la
littérature actuelle ne permet pas de conclure de fac¸on univoque concernant l’intérêt de la perte de poids pré-opératoire dans le cadre de la chirurgie
bariatrique. Il n’y a donc actuellement pas d’argument suffisant pour considérer que la perte de poids est un prérequis systématique à la chirurgie
bariatrique. Le seul bénéfice démontré est la réduction de la taille du foie. Il reste cependant à démontrer par des études prospectives randomisées
que la réduction du volume hépatique engendrée par la perte de poids pré-opératoire est accompagnée d’une réduction des complications per- et
postopératoires sans risque de dénutrition.
© 2017 Association pour le d´eveloppement de la recherche en nutrition (ADREN). Publi´e par Elsevier Masson SAS. Tous droits r´eserv´es.
Mots clés : Obésité ; Chirurgie bariatrique ; Complications opératoires ; Perte de poids

Abstract
Bariatric surgery is recognized as a modality in its own right for the treatment of severe obesity but also of its comorbidities. Many centers of
bariatric surgery encourage or even impose on their patients a weight loss before surgery. The purpose of this paper is to review the rationale of
this practice and to propose a practical attitude in the expectation of conclusive data. The analysis of the current literature does not make it possible
to conclude unequivocally about the value of preoperative weight loss in the context of bariatric surgery. There is thus currently no sufficient
argument to consider that weight loss is a systematic prerequisite for bariatric surgery. The only benefit demonstrated is the reduction in liver size.
It remains however to be demonstrated by randomized prospective studies that the reduction in hepatic volume caused by preoperative weight loss
is accompanied by a reduction in per- and postoperative complications without any risk of undernutrition.
© 2017 Association pour le d´eveloppement de la recherche en nutrition (ADREN). Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Keywords: Obesity; Bariatric surgery; Operative complications; Weight loss

夽 Ce document a été rédigé par les auteurs à la demande du Comité éducationnel et de pratique clinique (CEPC) de la Société francophone nutrition clinique et
métabolisme (SFNEP). Il a été discuté, corrigé et validé par le CEPC.
∗ Auteur correspondant. Pôle endocrinologie, diabète et nutrition, institut de recherche expérimentale et clinique, secteur des sciences de la santé, université
catholique de Louvain, avenue Hippocrate, B01.55.06, 1200 Bruxelles, Belgique.
Adresse e-mail : jeanpaul.thissen@uclouvain.be (J.-P. Thissen).

https://doi.org/10.1016/j.nupar.2017.11.002
0985-0562/© 2017 Association pour le d´eveloppement de la recherche en nutrition (ADREN). Publi´e par Elsevier Masson SAS. Tous droits r´eserv´es.

Pour citer cet article : Thissen J-P, Navez B. Faut-il encourager la perte de poids avant la chirurgie bariatrique ? Nutr clin métab (2017),
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1. Introduction
La chirurgie bariatrique est reconnue comme une modalité à
part entière du traitement de l’obésité sévère mais aussi de ses
comorbidités. En règle générale, ce type de chirurgie n’est envisagé qu’après l’échec d’une prise en charge hygiéno-diététique
d’une durée suffisante. En outre, de nombreux centres de chirurgie bariatrique encouragent, voire imposent à leurs patients, une
perte de poids durant la période pré-opératoire. Ainsi, aux ÉtatsUnis, de nombreuses compagnies d’assurances ne remboursent
la chirurgie bariatrique que si le patient a suivi un programme
de prise en charge de l’obésité de plusieurs mois, sans qu’une
perte de poids ne soit formellement requise d’ailleurs le plus
souvent [1,2]. Compte tenu du développement important de
la chirurgie bariatrique dans nos pays, la question de la perte
de poids pré-opératoire a bénéficié d’un intérêt croissant. Le
but de cet article est de faire le point sur cette question et
de proposer une attitude pratique dans l’attente de données
concluantes.

2. Bénéfices escomptés
Les raisons invoquées pour justifier une perte de poids
pré-opératoire dans le cadre de la chirurgie bariatrique sont
nombreuses et variées.
Certains considèrent que l’objectif principal de cette perte
de poids est la réduction de la taille du foie, ce qui permettrait
de limiter le risque de lacération du parenchyme hépatique et de
faciliter l’accès à la jonction œso-gastrique lors de l’intervention
[3]. Le volume hépatique constitue en effet la raison la plus fréquente de conversion de laparoscopie en laparotomie [4]. Ainsi,
il n’est pas rare que le chirurgien doive renoncer à une intervention bariatrique sous cœlioscopie du fait de l’encombrement lié
au volume hépatique gênant l’accès à l’estomac. La réduction
du volume hépatique et accessoirement de la graisse viscérale
devrait contribuer à minimiser les complications peropératoires
notamment les hémorragies, à réduire le temps opératoire et la
durée de l’hospitalisation.
Pour d’autres, l’objectif principal est de potentialiser la
perte de poids globale, avec l’hypothèse que le poids perdu
en période pré-opératoire va s’additionner au poids perdu
suite à la chirurgie [5,6]. Dans cette optique, les patients qui
parviendraient à perdre du poids en période pré-opératoire
devraient être considérés comme de bons candidats à cette
chirurgie.
Pour d’autres enfin, l’instauration d’un programme hygiénodiététique en période pré-opératoire a pour but d’éduquer le
patient à une alimentation équilibrée, à améliorer son comportement alimentaire et à corriger ses erreurs diététiques, qu’il y
ait ou non-perte de poids. L’espoir est que ces nouvelles habitudes alimentaires perdurent le plus longtemps possible après
l’acte chirurgical et assurent idéalement la pérennité de la perte
de poids [7]. Parallèlement, cette période pré-opératoire pourrait
être mise à profit pour corriger les facteurs de risque cardiovasculaire, ainsi qu’améliorer l’équilibre glycémique et la résistance
à l’insuline [8].

L’idée dès lors est que cette perte de poids pré-opératoire
puisse être bénéfique pour le patient comme pour le chirurgien
tant à court qu’à long terme.
3. Difficultés de la problématique
L’analyse de la littérature actuelle ne permet pas de conclure
de fac¸on univoque concernant l’intérêt de la perte de poids
pré-opératoire dans le cadre de la chirurgie bariatrique. En
effet, la majorité des études sont rétrospectives et non randomisées, incluent un petit nombre de patients et présentent
une puissance statistique faible, notamment lorsqu’il s’agit
d’évaluer l’impact de la perte de poids pré-opératoire sur les
complications. Une grande hétérogénéité caractérise ces études,
notamment concernant la méthode utilisée pour obtenir la perte
de poids (cf. infra), la durée de la prise en charge hygiénodiététique (de deux semaines à six mois), le type de chirurgie
(anneau ou bypass gastrique) et l’expertise des équipes chirurgicales (courbe d’apprentissage). Enfin, il existe parfois une
confusion entre l’obligation de suivre un programme hygiénodiététique et l’obligation de perte de poids durant la période
pré-opératoire. Parmi les études d’intérêt, il faut citer quatre
études randomisées [9–12] et une étude prospective de type
registre réalisée sur un très grand nombre de patients [13]. Le
sujet a fait l’objet également de plusieurs revues [14–18].
4. Bénéfices démontrés
La réduction de la taille du foie est probablement le bénéfice
le mieux établi de la perte de poids pré-opératoire. Ainsi, différentes modalités de perte de poids permettent de réduire la taille
du foie et son contenu en graisses comme estimé par la RMN
[9,18–22]. Par contre, quand bien même la perte de poids induit
de fac¸on indiscutable une réduction de la taille du foie, il n’est
pas démontré que celle-ci se traduise systématiquement par une
réduction du temps opératoire ou des complications [10,23–25],
même si la chirurgie s’en trouve facilitée [10].
L’impact de la perte de poids pré-opératoire sur les
complications intra- et postopératoires est en effet nettement
moins clair. Bien que rapportée par certains études pour la
plupart rétrospectives [13,20,23] et quelques-unes randomisées [10], la réduction de la perte de sang peropératoire [9]
n’est pas systématique [10,22], tout comme la réduction des
complications postopératoires, essentiellement fistules et infections [20]. Un impact favorable sur la longueur du séjour
hospitalier n’a pu être mis en évidence que dans un très petit
nombre d’études rétrospectives [14,26].
L’idée que la perte de poids pré-opératoire soit associée à
une perte pondérale cumulée plus importante est soutenue par
certaines études [6,27–29], mais pas par d’autres [12,23]. Pour
les premières, il existe une corrélation entre la perte de poids préopératoire et la perte de poids postopératoire à plusieurs mois
voire plusieurs années [6,27,28]. Pour les secondes au contraire,
les patients qui ont perdu plus en période pré-opératoire perdent
moins en postopératoire [1,12,30]. Le plus souvent, cependant,
la perte de poids pré-opératoire ne permet pas de prédire la perte
de poids cumulée [9,31].

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Bien qu’une partie du bénéfice potentiel de la perte de poids
pré-opératoire puisse être attribuée à un meilleur contrôle des
facteurs de risque cardio-vasculaire, ainsi que de la glycémie
et la résistance à l’insuline [8], l’impact de la perte de poids
pré-opératoire sur ces paramètres métaboliques n’a jamais été
investigué.
La question de savoir si les patients qui ont perdu du poids
en période pré-opératoire ont adopté de meilleures habitudes
alimentaires en postopératoire n’a pas encore été étudiée spécifiquement.
5. Méthodes utilisées pour obtenir une perte de poids
pré-opératoire
Plusieurs modalités ont été proposées pour obtenir une
perte de poids pré-opératoire. Dans la plupart des cas, il
s’agit de réduire l’apport calorique par des moyens diététiques,
sous la forme d’un régime soit modérément hypocalorique
(800–1200 kcal/j), soit sévèrement hypocalorique ou Very-Low
Calorie Diet (VLCD) (400–800 kcal/j) [17]. Dans de rares cas,
un traitement médicamenteux à base d’anorexigènes (sibutramine) a été testé [24]. Enfin, certains ont évalué l’intérêt d’un
ballon gastrique [32,33]. Aucune étude n’a cependant comparé
ces différentes approches de fac¸on prospective et randomisée.
6. Risque potentiels liés à la perte de poids
pré-opératoire
Les adversaires de la perte de poids pré-opératoire font valoir
non seulement l’absence de bénéfice clairement démontré, mais
aussi le risque de dénutrition [34]. En effet, la dénutrition est
associée à un risque accru de complications postopératoires,
notamment un retard de cicatrisation, des fistules, et des infections [35]. En outre, bon nombre de patients candidats à la
chirurgie bariatrique présente déjà en période pré-opératoire des
carences [36], susceptibles de s’aggraver avec les régimes restrictifs nécessaires à la perte de poids pré-opératoire. Le risque de
dénutrition bien que réel est cependant peu probable. En effet, la
perte de poids n’est associée à un risque postopératoire que si elle
est involontaire et résulte d’une affection. En outre, les études
randomisées qui ont investigué les bénéfices de la perte de poids
pré-opératoire n’ont pas pu mettre en évidence de conséquences
délétères de la perte de poids sur l’évolution postopératoire. Il
faut cependant remarquer qu’aucune étude n’a étudié l’évolution
de la masse maigre ou l’apparition de carences suite à la perte
de poids pré-opératoire.
7. Faut-il imposer systématiquement une perte de poids
pré-opératoire ?
Il n’y a actuellement pas d’argument suffisant pour considérer que la perte de poids est un prérequis systématique à
la chirurgie bariatrique. En effet, la plupart des études randomisées ne montrent pas de bénéfices évidents. Le fait de
différer l’intervention afin d’obtenir une perte de poids préopératoire risque de retarder un geste thérapeutique utile [37],
avec éventuellement un risque d’aggravation ou d’apparition de

3

complications. Qui plus est, cette nouvelle tentative de perte de
poids chez des patients qui ont déjà échoué à de nombreuses
reprises dans le passé risque d’en décourager certains. D’autres
vont craindre de n’être plus éligibles pour ce type de chirurgie s’ils perdent du poids. Enfin, aucune donnée ne permet de
considérer que la perte de poids pré-opératoire va permettre de
sélectionner les bons répondeurs à la chirurgie bariatrique. Indépendamment de l’obtention d’une perte de poids pré-opératoire,
il est bon de rappeler que la chirurgie bariatrique ne s’adresse
qu’à des patients qui ont effectué plusieurs tentatives de perte
de poids dans le passé sans résultat durable.
8. Quand faut-il encourager une perte de poids
pré-opératoire ?
Comme le bénéfice le plus clairement associé à la perte
de poids pré-opératoire est la réduction du volume hépatique, celle-ci devra certainement être encouragée lorsque le
volume hépatique dépasse 500 ml à la RMN. En effet, ce degré
d’hépatomégalie est associé à un risque accru de conversion en
laparotomie ou même d’arrêt de la procédure bariatrique par
impossibilité technique d’accéder à l’estomac. Dans ce cas, une
courte période (15 jours) de régime sévèrement hypocalorique
pré-opératoire avec VLCD permettra de réduire significativement la taille du foie [16]. En effet, quand un régime de type
VLCD est instauré pendant 12 semaines, 80 % de la réduction
du volume hépatique est déjà observée après deux semaines
[21]. Une méta-analyse récente compilant sept études montre
une réduction médiane de 15 % du volume hépatique avec différents régimes hypocaloriques d’une durée de deux à 12 semaines
[18]. Il est probable que la perte de poids pré-opératoire soit
plus souvent conseillée aux patients avec des indices de masse
corporelle particulièrement élevés.
9. Que disent les recommandations des sociétés
scientifiques ?
La société américaine de chirurgie bariatrique et métabolique (ASMBS) estime qu’il n’y a pas suffisamment d’arguments
pour exiger une perte de poids pré-opératoire avant une chirurgie bariatrique [2]. Les recommandations cliniques canadiennes
préconisent par contre une perte de poids pré-opératoire de 10 %
par un régime hypocalorique au cours des six mois précédant
la chirurgie [38]. Enfin, la Haute Autorité de santé préconise
la mise en place d’un programme d’éducation thérapeutique
au plan diététique et de l’activité physique dès la période préopératoire, mais n’exige pas de perte de poids [39].
10. Conclusion
Compte tenu de la littérature actuelle, il reste à démontrer
par des études prospectives randomisées que la réduction du
volume hépatique engendrée par la perte de poids pré-opératoire
est accompagnée d’une réduction des complications per- et postopératoires sans risque de dénutrition.

Pour citer cet article : Thissen J-P, Navez B. Faut-il encourager la perte de poids avant la chirurgie bariatrique ? Nutr clin métab (2017),
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Déclaration de liens d’intérêts
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
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