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Titre: Idées reçues vélo

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Idée reçue sur le vélo #1
« Les Hollandais et les Danois ont le vélo dans le
sang, pas nous »
Beaucoup de gens font du vélo aux Pays-Bas et au Danemark.
On entend parfois dire qu'ils auraient un tempérament
différent du nôtre, ou une relation différente au vélo comme
mode de transport, ou une culture différente.
C'est faux. Beaucoup de gens possèdent des voitures dans les
deux pays ; les Hollandais et les Danois se déplacent aussi à
pied et grâce aux transports en commun. De plus, les
personnes qui émigrent aux Pays-Bas se déplacent plus à vélo
qu'elles ne le faisaient dans leur pays d'origine, et d'ailleurs
plus que ne le font les habitants d'autres pays européens.
Les Hollandais et les Danois ne font pas du vélo parce que
c'est leur destin, mais parce qu'ils vivent dans des endroits qui
ont été conçus pour se déplacer à vélo, ce qui en fait un
moyen de transport pratique, sûr et évident.

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Idée reçue sur le vélo #2
« Toutes sortes de déplacements
simplement impossibles à vélo »

sont

Il ne serait évidemment pas pratique de se déplacer toujours
à vélo, mais beaucoup de déplacements qui se font
actuellement par d'autres moyens de transport pourraient –
avec des aménagements bien pensés – se faire facilement à
vélo.
En Grande-Bretagne par exemple, environ 40% de trajets en
voiture ou en camionnette font aujourd'hui moins de trois
kilomètres (à peu près 10 minutes à vélo). La moitié des
Britanniques font moins de cinq kilomètres pour se rendre au
travail (environ 15 minutes à vélo).
Grâce à des rues bien conçues, la plupart d'entre nous
pourrions facilement parcourir de telles distances à vélo, sans
se fatiguer plus qu'à pied. Et les trajets qui se font
actuellement à pied pourraient être bien plus rapides et
faciles à vélo.
Des aménagements cyclables bien pensés permettront même
à certains d'entreprendre des trajets plus longs à vélo : des
itinéraires cyclables longues distances ou interurbains
sillonnent les Pays-Bas et d'autres pays européens.
On continuera de parcourir les grandes distances en bus, en
voiture ou en train, mais on peut envisager de passer au vélo
pour la plupart de trajets, qui sont courts. Le fait que le vélo ne
soit pas pratique pour certains types de trajets n'excuse pas un
manque d'aménagements capables de faciliter les
déplacements à vélo de courte distance.

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Idée reçue sur le vélo #3
« Si je demande des aménagements cyclables,
ils seront lamentables. Après je serai obligé de
les utiliser et ce sera encore plus dangereux. »
Ceci est en réalité une raison pour exiger des aménagements
de première qualité au lieu de ne rien exiger du tout.
Le vélo devrait être un moyen de transport à la portée de tous
– les Pays-Bas et le Danemark ont prouvé que c'est possible.
S'opposer aux aménagements de qualité revient à vouer le
vélo à rester un moyen de transport de niche qui n'est ouvert
qu'à une minorité d'irréductibles, à l'instar des États-Unis et du
Royaume-Uni.
Par ailleurs, une attitude indifférente ou négative à l'égard
des aménagements cyclables n'a jamais empêché la
construction d'équipements atroces.

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Idée reçue sur le vélo #4
« Le vélo ne servira à rien, les voitures
électriques règleront tous nos problèmes de
transport »
La transition entre voitures à essence et voitures électriques
contribuerait certainement à atténuer le problème de la
pollution de l'air dans les zones urbaines.
Mais les voitures électriques ne résoudront pas les nombreux
autres problèmes causés par notre utilisation des véhicules à
moteurs : les embouteillages, la dangerosité, la santé
publique, la place occupée par les stationnements, et le fait
que les rues et routes sont accaparées par les véhicules à
moteur.

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Idée reçue sur le vélo #5
« Circuler à vélo nécessite du
spécialisé – vêtements, sacs ... »

matériel

Dans les pays dotés d'aménagements bien pensés qui
facilitent les trajets à vélo, on porte des vêtements normaux,
sans matériel supplémentaire. Des porte-bagages, sacoches
et paniers contiennent les affaires alors que les pare-jupe et
carters de chaîne protègent les vêtements amples des pièces
mobiles.
Tout l'arsenal considéré comme nécessaire dans les pays
avec de faibles taux de cyclisme est né des conditions dans
lesquelles on doit y circuler, et n'a rien d'inhérent au vélo
comme mode de déplacement. Lorsque le vélo est bien pris
en considération, circuler à vélo est aussi simple que de
marcher à pied.

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Idée reçue sur le vélo #6
« Les gens devraient porter des équipements
réfléchissants pour être en sécurité à vélo »
Le bon sens voudrait que des équipements fluo et
réfléchissants rendent les personnes circulant à vélo plus
visibles, et donc plus en sécurité.
Mais ce n'est pas ce que concluent les études menées. Elles
suggèrent que les vêtements à haute visibilité n'ont pas ou
peu d'effet sur la sécurité des personnes circulant à vélo, ni
sur le comportement de conducteurs. Pire, dans certaines
circonstances, les équipements réfléchissants et fluo
réduisent la visibilité : dans certains cas, les vêtements à
haute visibilité ont été cités comme un facteur aggravant
dans des accidents mortels.
Au lieu d'insister pour que les gens portent des vêtements
spéciaux lorsqu'ils se déplacent à pied ou à vélo, nous
devrions concevoir des routes qui protègent tous leurs
usagers, tout le temps.

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Idée reçue sur le vélo #7
« Les Pays-Bas sont une nation cycliste parce
que c'est plat »
L'effet de la topographie sur le taux de cyclisme est souvent
exagéré. Si on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'il y ait
moins de cyclistes dans les régions très vallonnées, de
manière générale la topographie n'est pas un facteur aussi
important qu'on le croirait. Par exemple, même les villes de
Suisse, un pays qui n'est pas réputé pour ses plaines,
connaissent des taux de cyclisme bien plus élevés que des
villes de régions moins vallonnées.
Bien que les Pays-Bas soient relativement plats, ceci
n'explique pas l'importance de son taux de cyclisme. Si tel
était le cas, les régions plates d'autres pays auraient des taux
semblables. Les Pays-Bas ont aussi des villes vallonnées, telles
que Nimègue, qui connaissent des taux de cyclisme aussi
élevés que d'autres régions plus plates. La vraie raison pour
laquelle tant de Néerlandais circulent à vélo est leurs
aménagements de qualité, qui rendent les trajets à vélo
confortables et agréables.
De plus, les vélos à assistance électrique sont de plus en plus
populaires, surtout chez les personnes âgées, et rendent les
collines "indolores".
En fin de compte, les collines ne représentent guère un
obstacle au vélo, de même qu'elles n'empêchent pas les gens
de marcher. Et elles ne constituent certainement pas une
raison de ne pas concevoir des rues sûres et attrayantes pour
les cyclistes.

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Idée reçue sur le vélo #8
« Si les cyclistes portaient des casques, ils
seraient en sécurité. »
Il a été prouvé que porter un casque ne changeait
pratiquement rien à la sécurité globale des cyclistes.
L'incidence des blessures à la tête (ou des blessures en
général) n'est pas plus faible dans les pays où les cyclistes
sont obligés de porter un casque, ou lorsque le port du casque
est très répandu, par rapport aux pays où le casque n'est pas
obligatoire.
Lorsque les rues et les routes sont bien conçues, on sent qu'on
peut faire du vélo en toute sécurité, et les gens sont autant en
confiance sur leur vélo que s'ils prenaient leur voiture ou le
bus, ou s'ils marchaient à pied. Des infrastructures de bonne
qualité ont un effet bien plus profond sur le nombre de
cyclistes et leur sécurité que des équipements de protection
individuels.
A l'inverse, l'environnement peut être si hostile au vélo dans
certains régions du monde que beaucoup de gens se sentent
contraints de porter un casque ou d'autres protections, bien
que cela n'améliore guère leur sécurité. Lorsque une forte
proportion des cyclistes porte un casque, c'est le signe que les
pouvoirs publics ont échoué à concevoir des infrastructures
adaptées aux vélos.
Il est prouvé que rendre le port du casque obligatoire a un
effet négatif : cela décourage les gens de faire du vélo, ce qui
nuit à la sécurité de ceux qui en font, et prive la société du
bénéfice d'une population plus active et en meilleure santé.
Porter un casque ou non devrait être un choix individuel,
comme pour tout autre équipement de protection.
Les effets de bons aménagements ne peuvent être ignorés :
les Pays-Bas, qui sont le pays au monde dont la plus large part
de la population fait du vélo et où la sécurité des cyclistes est
la meilleure, sont également le pays où le port du casque est
le moins répandu. Pour améliorer réellement la sécurité des
personnes circulant à vélo, les mesures les plus importantes à
réclamer concernent les infrastructures.
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Idée reçue sur le vélo #9
« Les aménagements cyclables coûtent cher et
offrent de mauvais retours sur investissement »
Les aménagements cyclables de qualité ont un coût, mais il
est faux de prétendre que ce montant est important par
rapport aux sommes que recoivent les transports en général,
ou qu'ils offrent de mauvais retours sur investissement. Il est
prouvé que les aménagements cyclables rapportent
davantage à la société qu'ils ne lui coûtent – un rapport du
gouvernement britannique de 2014 cite des retours allant de
2:1 à 35:1.
D'autres pays ont vu des rapports de l'ordre de 10 ou plus, et
l'autorité de transport londonienne cite des rapports de 20:1
pour les investissements dans les infrastructures cyclistes. Si
beaucoup de chiffres britanniques renvoient aux
investissements « généraux » en faveur du vélo (tels que les
formations...), le coût plus élevé des aménagements cyclables
reste pleinement justifié par le nombre de personnes qui
adoptent le vélo comme moyen de transport grâce à des
routes plus sûres.
Les Pays-Bas consacrent 500 millions d'euros par an aux
aménagements cyclables, ce qui génère 31 milliards d'euros
de bienfaits simplement en matière de la santé – soit un
retour sur investissement de 60:1.

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Idée reçue sur le vélo #10
« On ne devrait pas allouer de budget au vélo
parce que les cyclistes ne paient pas les routes »
Le développement du vélo profite à toute la société, même aux
personnes qui n'en utilisent jamais pour se déplacer. Quand le
nombre de personnes qui se déplacent à vélo augmentent, cela
signifie moins d'embouteillages, plus de place dans les
transports publics, moins de pollution causée par les moteurs, et
une population globalement en meilleure santé.
Il faut également garder à l'esprit que la plupart des personnes
qui font du vélo utilisent également des véhicules à moteur (les
personnes qui n'utilisent qu'un seul mode de transport sont très
rares), et paient donc les impôts correspondants. De plus, faire
du vélo n'use pratiquement pas les routes, et elles ont donc
besoin de moins d'entretien.
Dans la plupart des pays, la construction, l'entretien et la
maintenance du réseau autoroutier est financé par les impôts
sur le revenu, et les taxes sur les carburants, les véhicules, etc.
ont des emplois divers, comme n'importe quelle taxe. Même en
imaginant que les taxes liées à l'automobile soient
exclusivement utilisées pour "payer les routes", on se trouverait
quand même avec un grand vide financier du point de vue des
coûts sociaux et sociétaux de l'automobile, par exemple les
dommages causés par la pollution et les accidents.
Quoi qu'il en soit, personne ne demande aux gens qui se
déplacent à pied de payer une taxe sur les trottoirs, et il devrait
en aller de même pour le vélo, surtout étant donné que
l'augmentation du nombre de vélos profite à toute la société.
Est-ce que seuls les gens qui se déplacent la nuit devraient payer
l'éclairage public, ou est-ce que cela profite à tous ?

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Idée reçue sur le vélo #11
« Le vélo c'est pour les gens jeunes et en forme,
moi je suis trop vieux »
Dans les pays où les aménagements cyclables sont
généralement séparés des autres modes de transport, des
personnes de tous âges et de tout degré de validité font du vélo,
à la vitesse qui leur convient. Par exemple, près d'un quart de
tous les trajets effectués par les Néerlandais de plus de 65 ans se
font à vélo.
Limiter les interactions avec les véhicules lourds permet
d'effectuer à peu près n'importe quel déplacement à vélo (qu'il
s'agisse d'un vélo normal ou d'un modèle adapté à des besoins
spécifiques, par exemple un tricyle à traction manuelle). Le vélo
peut même être plus commode que la marche pour les
personnes qui peinent à se déplacer à pied. De plus, avec le
succès toujours plus important des vélos à assistance électrique,
la force physique est devenue beacoup moins nécessaire.
La réalité est donc à l'opposé de l'idée reçue : le vélo offre plus
de possibilités de déplacement et d'indépendance aux
personnes moins valides.

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Idée reçue sur le vélo #12
« Faire du vélo est dangereux et on ne devrait pas
y encourager les gens »
Le vélo n'est pas un moyen de transport intrinsèquement
dangereux.
Le danger principal provient des véhicules à moteur, en
particulier ceux qui circulent à une vitesse élevée, et ceux qui
sont les plus lourds. C'est pourquoi il est essentiel que les routes
bien conçues séparent les cyclistes du traffic motorisé qui est
plus rapide, mais aussi des véhicules lourds tels que les bus et les
poids lourds. Si jamais ils doivent partager la route, cela doit être
le plus brièvement possible et à faible vitesse.
De tels aménagements permettent également de faire sentir que
le vélo une activité sans danger : de nombreuses études ont
montré que partager l'espace des véhicules à moteur sur des
routes très fréquentées est une expérience terrifiante pour la
plupart des gens.
Quand plus de déplacements se font à vélo, cela profite à
l'ensemble de la société : moins de pollution, et la santé publique
s'améliore.

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Idée reçue sur le vélo #13
« Les personnes qui se déplacent à vélo transpirent
toujours et ont besoin d'une douche à l'arrivée »
Dans les pays où les conditions de circulation à vélo sont
mauvaises, il peut être épuisant de se déplacer à vélo : il faut
beaucoup d'arrêts et de redémarrages, foncer d'un feu de
circulation au suivant, ou essayer d'aller à la même vitesse que
les véhicules motorisés pour réussir à tourner. On en arrive donc
souvent à demander l'installation de vestiaires et de douches sur
les lieux de travail.
Mais dans les pays tels que le Danemark ou les Pays-bas qui
prévoient des aménagements cyclistes, le vélo est un mode de
transport détendu, où la vitesse de pointe perd de son
importance puisque les trajets sont moins interrompus et que les
infrastructures sont conçues pour séparer les vélos des véhicules
à moteur.
Le résultat est que les gens peuvent faire du vélo aussi vite ou
aussi lentement qu'ils le souhaitent, et ils ne transpirent pas plus
que s'ils avaient marché à une allure modérée pendant la même
durée.

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Idée reçue sur le vélo #14
« Je ne prends pas les pistes cyclables parce
qu'elles sont dangereuses »
C'est vrai que dans de nombreux pays, les voies cyclables ne sont
pas sûres, ou sont de mauvaise qualité. Mais cela ne veut pas dire
qu'elles doivent l'être.
Les méthodes de conception d'aménagements permettant des
trajets à vélo sûrs, confortables et efficaces sont connues. Il suffit
d'étudier les exemples des Pays-Bas et du Danemark. Ces deux
pays, qui ont les réseaux de voies cyclables les plus denses, ont
aussi les meilleurs résultats en matière de sécurité à vélo, et de
loin.
Les aménagements cyclables bien pensés limitent autant que
possible les interactions avec les véhicules à moteur. Lorsque ces
interactions sont inévitables, on veille à ce que les vitesses soient
faibles, que la visibilité soit bonne et que tout le monde sache ce
qu'il faut faire.

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Idée reçue sur le vélo #15
« La mise en place d'aménagements cyclables ou
d'une zone piétonne nuira aux commerces »
Les aménagements cyclables et les zones piétonnes ne
restreignent pas l'accès aux commerces. Au contraire, ils rendent
les rues commerçantes plus attrayantes, augmentant l'affluence
et la demande.
De nombreuses études – des Pays-Bas dans les années 70
jusqu'aux grandes villes américaines dans les années 2010 – ont
conclu que la mise en place d'aménagements cyclables n'a pas
d'effet négatif sur le chiffre d'affaires des entreprises, mais plutôt
un effet positif dans la plupart de cas.
C'est une idée reçue que les clients qui arrivent en voiture
dépensent plus. Même si le « panier » des clients à vélo est moins
gros, ils viennent plus souvent, et dépensent plus en fin de
compte. Et un magasin facilement accessible sans véhicule
motorisé favorise des visites plus fréquentes avec de plus petits
paniers.
Le message à retenir est qu'une rue bien conçue, attrayante pour
les cyclistes et les piétons, est une bonne affaire pour ses
commerces. En tout cas, les aménagements cylables
n'empêcheront pas les clients de venir en voiture ou de se garer
tout près et marcher une petite distance. Le but n'est pas
d'empêcher les gens de conduire, mais de leur donner des choix
sûrs et pratiques.

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Idée reçue sur le vélo #16
« Puisque les cyclistes ont le droit de partager les
voies de bus, qui sont larges et rapides, les
aménagements cyclables sont inutiles »
Pour les personnes qui se sentent à l'aise parmi de gros véhicules,
les couloirs de bus peuvent représenter un bon environnement
où faire du vélo. Pour eux, ces voies peuvent même offrir de
nombreux bienfaits par rapport à une rue normale.
Mais pour la grande majorité des gens, circuler parmi de gros
véhicules commes les bus ne fait pas très envie. Vu leur taille et
leur poids, les bus représentent un vrai danger pour les cyclistes.
Par ailleurs, les arrêts fréquents d'un bus ne sont pas compatibles
avec la vitesse constante d'un vélo. On en arrive à un effet de «
saute-mouton » : le cycliste dépasse le bus à l'arrêt, puis le bus
doit essayer de le doubler entre les arrêts… Autrement dit, les bus
et les cyclistes se ralentissent les uns les autres.
Si un grand nombre de personnes se mettaient à circuler à vélo
dans les couloirs de bus (chose souhaitable selon cette logique),
le réseau bus ne serait plus viable, puisque les bus seraient
retardés par tous ces cyclistes. Utiliser les couloirs de bus comme
pistes cyclables ne constitue donc pas une solution à long terme.

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Idée reçue sur le vélo #17
« Si les gens étaient formés pour circuler à vélo sur
les routes, il n'y aurait pas besoin
d'aménagements cyclables »
Lorsqu'on demande aux personnes qui ne se déplacent jamais à
vélo pourquoi elles n'en font pas, la raison la plus fréquemment
citée est le sentiment d'insécurité, en particulier la peur du trafic
motorisé. Aucune formation ne pourra remplacer un
environnement cyclable à la fois sûr et attrayant.
Il est possible que les formations cyclistes donnent confiance
aux rares personnes qui les suivent, il n'existe pas de preuve
qu'elles puissent convaincre ceux qui ne font pas de vélo de s'y
mettre, ou de perséverer après avoir suivi une formation.
Une formation cycliste fait partie du parcours scolaire aux
Pays-Bas. Cependant il ne s'agit pas d'un outil pour « encourager
» les jeunes néerlandais à se mettre au vélo, mais d'une manière
d'enseigner le code de la route à des enfants qui font déjà du
vélo depuis un très jeune âge. Fondamentalement, c'est la
qualité de l'environnement cyclable qui importe pour favoriser
(et préserver) des taux de cyclisme élevés, et non les formations.

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Idée reçue sur le vélo #18
« Les aménagements cyclables sont trop lents.
Pour aller vite à vélo, il faut emprunter la route. »
Quand les infrastructures cyclables sont mal conçues, elles
empêchent de circuler à vélo efficacement, mais il est tout à fait
possible d'aller vite si les aménagements sont bien conçus. Il n'y
a pas d'obligation à ce que les pistes cyclables ne permettent
pas des trajets à vélo rapides et efficaces.
De plus, des aménagements de qualité réduiront les temps de
trajet globaux et permettront de traverser facilement une ville
embouteillée. En laissant les cyclistes tourner à droite aux feux
rouges, en leur accordant la priorité aux feux, et séparant les
itinéraires cyclables du trafic motorisé pour les libérer
complètement de feux, il est même possible de rendre un trajet
à vélo plus rapide et plus efficace que son équivalent sur le
réseau routier.
En plus de rendre les trajets à vélo plus confortables et moins
saccadés, la mise en place d'aménagements de haute qualité –
dotés par exemple de contournements d'arrêts de bus – réduit
les conflits avec les utilisateurs d'autres moyens de transport.

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Idée reçue sur le vélo #19
« Les vélos roulent sur les trottoirs, c'est dangereux
pour ceux qui y marchent »
S'il est vrai que dans certaines régions, il est fréquent que des
vélos empruntent les trottoirs, c'est pratiquement toujours un
symptôme indiquant de mauvaises conditions de circulation à
vélo.
La manière la meilleure et la plus durable de s'attaquer à ce
problème est de créer des endroits où circuler à vélo hors des
trottoirs, soit sous la forme de pistes cyclables séparées du trafic
automobile, soit en permettant de circuler à vélo de manière
agréable sur les routes, en réduisant la vitesse et le nombre des
véhicules motorisés qui les empruntent.
Et si les vélos qui prennent les trottoirs peuvent être réellement
gênants, inquiétants et irritants, il ne faut pas non plus exagérer
le danger qu'ils représentent : la très grande majorité des morts
et des blessés sur les trottoirs sont causés par les véhicules à
moteur. Au Royaume-Uni, les gens ont 50 fois plus de chances
d'être tués par une personne conduisant un véhicule à moteur
sur le trottoir ou le bas-côté que par une personne à vélo.

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Idée reçue sur le vélo #20
« Ce sont les gens à vélo qui provoquent les
embouteillages Créer des pistes cyclables ne
désencombrera pas nos routes »
Certes, suivre quelqu'un à vélo va vous ralentir si vous êtes en
voiture ou à bord d'un bus. Mais il est peu probable que cela
rallonge réellement votre trajet. Les embouteillages sont dûs au
trafic motorisé, et en particulier aux files d'attentes aux
carrefours. Que vous suiviez un vélo ou non, vous arriverez
exactement à la même position dans cette file, et vous pourrez
repartir exactement au même moment.
En général, les embouteillages n'ont aucun rapport avec les
vélos, mais sont aggravés par l'augmentation du trafic motorisé.
Si ça n'était pas le cas, on ne verrait des embouteillages qu'en
ville… et les autoroutes (où il n'y a pas de vélos) seraient
épargnées.
En réalité, consacrer une partie de la chaussée aux vélos
accroîtra sa capacité de déplacer les gens. En moyenne, une voie
dédiée aux véhicules à moteur peut acheminer environ 2 000
personnes à l'heure. Mais le même espace aménagé pour le vélo
pourrait acheminer environ 10 000 personnes à l'heure.

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Idée reçue sur le vélo #21
« Si tout le monde partageait la route gentiment, il
n'y aurait pas de problèmes »
Ce n'est pas la première fois qu'on essaie d'en appeler à la bonne
volonté de tous, sans le moindre succès jusqu'à présent. Voilà
plus de 100 ans que diverses initiatives tendent d'encourager les
comportements bienveillants sur la route, et rien ne change.
Au Royaume-Uni, du député John Burns qui suggérait en 1913
que les gens "fassent preuve d'esprit sportif sur la route", jusqu'à
la campagne publicitaire écossaise Nice Way Code en 2013, en
passant par le film des années 1950, Soyez poli sur la route, qui
rêvait à "comme ce serait agréable si les gens étaient un peu
plus courtois", l'échec des campagnes de ce style est une
tradition bien installée.
Et même si par miracle on parvenait à ce que tout le monde se
comporte bien, faire du vélo sur des routes très fréquentées
dissuaderait tout de même la plupart des gens, en raison du bruit
et des ralentissements inhérents aux véhicules à moteur.
La seule manière éprouvée pour que les gens aient envie de
faire du vélo et se sentent en sécurité est de séparer le trafic des
véhicules motorisés des autres modes de déplacement, en
créant des pistes cyclables le long des axes principaux et en
limitant l'accès des véhicules à moteur aux routes locales.

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Idée reçue sur le vélo #22
« Des formations et des examens visant à
améliorer la conduite rendraient la route plus
sûre pour tout le monde »
Une amélioration de la formation des conducteurs et des
examens plus sévères pour une meilleure conduite aideraient
peut-être à rendre la pratique du vélo un peu plus sûre.
Néanmoins, d'innombrables tentatives visant à ce que les gens
"partagent la route" ont déjà été faites depuis 80 ans,
pratiquement sans résultat.
Il restera toujours une minorité agressive et anti-sociale qui
rejettera toute "éducation", et même les personnes les mieux
formées et les mieux intentionnées peuvent commettre des
erreurs au volant. Les êtres humains ne sont pas parfaits, et les
véhicules à moteur sont des machines dangereuses.
C'est la peur du trafic motorisé en général qui décourage les
gens de faire du vélo, et non pas seulement les personnes qui
conduisent mal. Quel que soit le niveau de formation des
conducteurs, ces inquiétudes légitimes ne dispaîtront pas, car en
fin de compte on en reviendra à une personne sur un véhicule
léger et lent essayant de s'insérer sur une route dominée par des
véhicules puissants, rapides et pesants des milliers de kilos.
Même en imaginant que tout le monde conduise absolument
parfaitement, faire du vélo au milieu des véhicules à moteur
demeurerait une expérience déplaisante et intimidante pour la
plupart des gens : on se trouve à proximité immédiate de
machines rapides et lourdes. La stratégie la plus rationnelle et la
plus sûre pour que les gens se mettent à faire du vélo est de
limiter leurs interactions avec les véhicules à moteur, grâce à
des aménagements bien conçus qui séparent au maximum vélos
et véhicules à moteur.

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Idée reçue sur le vélo #23
« Le temps est trop humide / sec / venteux / chaud
/ froid dans ma région »
S'il fait vraiment trop froid ou trop chaud, ou qu'il pleut vraiment
trop pour faire du vélo, c'est qu'il vaut mieux éviter de sortir de
chez soi de toute façon. Avec des rues bien conçues, on n'est pas
plus à la merci des éléments à vélo qu'à pied.
Les hivers peuvent être très rigoureux aux Pays-Bas et au
Danemark, mais grâce une bonne gestion de la météo,
notamment le déneigement des grands axes cyclables, la plupart
des personnes peuvent continuer à se déplacer à vélo. Les gens
n'arrêtent pas de marcher quand il pleut, qu'il fait froid ou chaud,
et ils peuvent aussi continuer à faire du vélo.
Il existe sûrement des endroits dont la météo est si extrême qu'il
est réellement difficile d'y faire du vélo, mais c'est l'exception
plutôt que la règle, et cela ne justifie en aucun cas de ne pas offrir
d'équipements cyclables sécurisés et attractifs ailleurs.

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Idée reçue sur le vélo #24
« Les vélos qui circulent au milieu de la route se
mettent en danger et ralentissent le trafic, ils
devraient rester au bord. »
Personne n'a envie de circuler à vélo devant des véhicules à
moteur. Mais quand les routes sont mal conçues, c'est souvent
l'endroit le moins dangereux où rouler.
Il peut par exemple y avoir des voitures garées dont il faut
s'écarter (les portières peuvent s'ouvrir à tout moment), ou des
rétrécissements où il serait impossible à une voiture de dépasser
en toute sécurité. Rouler à vélo au milieu de la route peut être
agaçant pour les autres, mais il y a généralement une raison
logique, et c'est tout à fait légal dans la plupart des pays du
monde.
La meilleure façon de minimiser ce genre de problèmes est de
concevoir des routes qui séparent les vélos et les véhicules
motorisés, pour que ces deux moyens de transports ne soient pas
en conflit permanent.

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Idée reçue sur le vélo #25
« Si on crée des aménagements cyclables, les
magasins ne pourront plus recevoir de livraisons »
On peut décharger des marchandises à travers une voie cyclable
bien conçue. Les places de stationnement se trouvent côté rue,
et le déchargement se fait à travers la voie cyclable – c'est ainsi
que les choses se passent chaque jour le long des routes
principales aux Pays-Bas et au Danemark. Et aujourd'hui, cela
arrive aussi dans des villes d'autres pays qui ont mis en place des
aménagements cyclables.
De plus, les zones piétonnes limitent fortement l'accès aux
véhicules, et elles réussisent pourtant à demeurer des quartiers
commerçants et d'affaires animés. D'une manière générale, on y
parvient grâce à des heures de livraison coordonnées, à des
véhicules de livraison partagés, de plus petits véhicules de
livraison (qui peuvent même être des vélos cargo), ou des
livraisons en dehors des heures ouvrées.

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Idée reçue sur le vélo #26
« Lorsque des aménagements cyclables existent,
les gens à vélo ne les empruntent pas mais
circulent quand même sur la route »
C'est souvent vrai – beaucoup d'aménagements cyclables à
travers le monde sont mal conçus, et ne permettent pas des
trajets sûrs, simples et sans souci. Les gens qui optent quand
même pour le vélo tendront à éviter de tels aménagements,
parce que leurs déplacements seraient plus lents et plus
difficiles que par la route.
C'est en réalité un bon argument pour créer des aménagements
cyclables de qualité, que les gens choisiront d'emprunter et qui
connaissent généralement un engouement important. À titre
d'exemple, citons les nouvelles « autoroutes » cyclables à
Londres ou la piste cyclable entre Bristol et Bath au
Royaume-Uni.

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Idée reçue sur le vélo #27
« Nous ne devrions pas construire de pistes
cyclables, elles désavantagent les personnes
handicapées. »
L'expérience des Pays-Bas (et, de plus en plus, celle du
Royaume-Uni, là où de nouvelles infrastructures ont été
construites) prouve que les aménagements cyclistes de qualité
sont souvent partagés avec les fauteuils roulants, les scooters
pour personnes à mobilité réduite et autres dispositifs de
mobilité. Les infrastructures cyclistes fonctionnent avec tous ces
dispositifs d'aide à la mobilité.
Et d'une manière générale, les aménagements cyclistes doivent
aller de paire avec d'autres améliorations de l'environnement :
des trottoirs lisses et continus le longs des routes, par exemple.
Il existe des vélos adaptés à pratiquement tous les handicaps. En
réalité, le vélo est un mode de transport très ouvert qui peut
faire office d'aide à la mobilité pour ceux qui ont du mal à
marcher, ne peuvent pas marcher très longtemps, ou même pas
du tout.
Dans ce cas, la réalité est donc à l'opposé de l'idée reçue. Le vélo
offre plus de mobilité et d'indépendance aux personnes
handicapées, pas moins.

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Idée reçue sur le vélo #28
« Les vélos ne respectent pas le code de la route
(ils brûlent les feux rouges, etc.) »
On parle très souvent du fait que les cyclistes ne respectent pas
les feux, alors que la vérité est que quel que soit le mode de
transport qu'ils utilisent, certaines personnes ne respectent pas
le code de la route. Les gens ne l'enfreignent pas plus lorsqu'ils
font du vélo que lorsqu'ils se déplacent à pied ou en voiture.
Certaines études tendent également à montrer que franchir un
feu rouge à vélo peut être l'option la plus sûre si la route est mal
conçue, ce qui revient généralement à dire qu'elle a été conçue
pour les véhicules à moteur. L'un des cas les plus visibles de vélos
qui "brûlent" des feux rouges a lieu lorsque les personnes à vélo
démarrent avant que le feu ne passe au vert, de manière à
traverser un carrefour avant que les véhicules à moteur ne
démarrent. Ce type d'infraction au code de la route est souvent
une réaction à un environnement dangereux et mal pensé.
De bonnes infrastructures publiques, qui prennent le vélo au
sérieux comme moyen de transport, rendent les infractions
moins tentantes et moins nécessaires. La mauvaise conduite de
certains n'est pas un argument contre l'amélioration de la
situation de tous.

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Idée reçue sur le vélo #29
« Nos routes sont trop étroites pour les
aménagements cyclables »
En pratique, aucune route – qu'elle soit étroite ou large – n'est
impossible à rendre sûre et attrayante pour y circuler à vélo. Les
solutions ne sont pas toujours faciles du point de vue politique,
mais les questions d'espace sont rarement insurmontables.
Certes, il peut arriver que certaines routes soient trop étroites
pour permettre des aménagements dédiés aux cyclistes à côté
d'autres utilisations, telles que le stationnement ou plusieurs
voies de trafic motorisé. Mais il est possible que des voies
cyclables constituent une meilleure utilisation de la chaussée
Pour faire de la place pour de tels aménagements, on peut créer
une route à sens unique pour le trafic motorisé ou limiter le
stationnement. On peut également limiter fortement la
circulation, créant ainsi un espace sûr et attrayant pour les
cyclistes.

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