Bulletin 464 (out) (BR) .pdf



Nom original: Bulletin-464-(out)-(BR).pdfAuteur: alain schaack

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BULLETIN TRIMESTRIEL DU CERCLE ROYAL DES SOUS-OFFICIERS RETRAITES,
DE LA DEFENSE ET DE LA GENDARMERIE, DES REGIONS
WALLONNE, BRUXELLOISE ET GERMANOPHONE DU PAYS.

70ème année - N° 464 - 1er trimestre 2018

Réunion mensuelle au Centre paroissial d’Alleur, Rue de l’Aîte, 40 à 4432 ALLEUR
Compte IBAN : BE48-2480-1381-2527 --- BIC : GEBA BEBB

Comité Directeur (Administrateurs)
Président :

Michel DUCHENE

Vice-Président et Secrétaire :

Allée Grande Hollande, 1 à 4000 LIEGE
GSM 2 : 0471/76.86.58
GSM 1 : 0476/25.36.29
Courriel : duchene.m@gmail.com

"Rédacteur-Designer"du bulletin :

Hubert BECKERS

Crête de Bouxhmont, 56 à 4651 BATTICE
GSM : 0477/81.71.73
Courriel : beckers.h@skynet.be

Trésorier titulaire :

Alain SCHAACK

Michael PIERLET

Rue du Huit Mai, 38 à 4460 HORION-HOZEMONT
Téléphone : 042/696.673
Courriel : briscard@voo.be

Rue Sgt Avi Bailly, 26 à 4460 BIERSET
Téléphone : 042/501.808
Courriel : tresor.briscard@gmail.com

Administrateur :

Administrateur :
Pierre COLAS

Gérard VAN DEN SANDE

Allée Grande Hollande, 10 à 4000 LIEGE
Tel : 043/652.970
GSM : 0495/241.161
Courriel : pierrekiroulepas@hotmail.com

Rue du Ruisseau, 158 à 4100 SERAING
Tel : 043/412.891
GSM : 0475/631.957
Courriel : gerard.vandensande@skynet.be

Porte-drapeau et Responsable du Protocole :

Conseiller technique U.S. :

Léon JACQMIN

Leslie KINA

Rue de Magnée, 159 à 4620 FLERON
GSM : 0476/21.30.86
Courriel : leon.jacqmin@skynet.be

Chaussée de Tongres, 408 à 4450 JUPRELLE

Membres effectuant des prestations "Hors Comité"
Secrétariat de coordination des décès et des pensions de survie.
M. Pierre COLAS - Allée Grande Hollande, 10 à 4000 LIEGE - GSM : 0495/241.161
M. Hubert BECKERS - Crête de Bouxhmont, 56 à 4651 BATTICE – GSM : 0477/817.173
Conseillers techniques
Anne-Marie VAN ACHTE et Claude DELAUNOY
Nous exprimons nos remerciements à Michael et Olivier pour leur contribution à l’élaboration de notre bulletin. Ceux-ci
s'adressent également à MM. Jean-Louis GILSON et Paul GILLET qui nous permettent de reproduire leurs réalisations.

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8 à 10

Se souvenir de la Grande Guerre.
Qui est qui ? Sommaire. Situation.
Agenda. Rappel pour les contacts.
Le mot du Président.
Le télégramme du Trésorier.
L'appel du rédacteur.
Coordination des décès.
Repas de Corps du 25 Nov 2017.

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11 à 12
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20 à 22
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CSS H.L. Hunley (1863).
Fin d'année, mitre … alors.
Voilà du Boudin.
Le port de l'uniforme.
Le casque à pointe.
L'énigme du Parc d'Avroy.
Nos sponsors (1).
Nos sponsors (2).

172 membres en ordre de cotisation pour l'année 2018.
En 2017, nous avions 476 membres dont 16 sont décédés

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~2~

08 Jan
29 Jan
Début février
05 Fev
26 Fev
05 Mar
26 Mar
09 Avr
30 Avr
Début mail
07 Mai
28 Mai
11 Jun
25 Jun
Début août
15 Aou
27 Aou
03 Sep
Sep
24 Sep
01 Oct
29 Oct
Début novembre
Nov
Nov
26 Nov
03 Dec
17 Dec
Début février

1er trimestre 2018 (sous réserve)
Réunion mensuelle des membres
Réunion du Comité d'Administration
Bulletin 464
Réunion mensuelle des membres
Réunion du Comité d'Administration
Réunion mensuelle des membres
Réunion du Comité d'Administration
2e trimestre 2018 (sous réserve)
Réunion mensuelle des membres
Réunion du Comité d'Administration
Bulletin 465
Assemblée Générale Statutaire des membres
Réunion du Comité d'Administration
Réunion mensuelle des membres
Réunion du Comité d'Administration
3e Trimestre 2018 (sous réserve)
Bulletin 466
Cérémonie au Fort de Loncin
Réunion du Comité d'Administration
Réunion mensuelle des membres
Cérémonie U.S. à Alleur
Réunion Comité
4e Trimestre 2018 (sous réserve)
Réunion mensuelle des membres
Réunion du Comité d'Administration
Bulletin 467
Réunion Comité pré-Repas de Corps
Réunion mensuelle des membres (Repas de Corps)
Réunion du Comité d'Administration
Réunion mensuelle des membres et St-Nicolas
Réunion du Comité d'Administration
Bulletin 468

Réunion mensuelle au Centre paroissial d’Alleur, Rue de l’Aîte, 40 à 4432 ALLEUR
Tous les 1ers lundis du mois, sauf en juillet et en août.
Les membres du Comité sont des BENEVOLES et ils ont leurs propres activités.
Afin de leur laisser un peu de quiétude familiale, ils demandent que vous les contactiez
uniquement de 9 à 12 h et PAS le WE !
N'oubliez pas de mentionner que vous téléphonez dans le cadre du Briscard, de donner
votre NOM, votre N° de membre, l'objet de votre appel et
le n° de téléphone où l'on peut vous contacter.
Information sur la première page :
Au travers de ce montage photo, on retrouve l'esprit de sacrifice de nos soldats de 1914/18 pour soutenir notre bonheur actuel et
la paix qui règne dans nos pays. Ce qui nous permet de regarder vers l'avenir. (SKA)
Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~3~

Michel DUCHENE

Chers amies et amis Briscards
2017 est derrière nous… Vive 2018.
Par ce bulletin, je vous renouvelle, au nom du Comité du Cercle Royal Le Briscard, nos bons vœux pour
l’année nouvelle.
Situation du Président :
Fin novembre, une mauvaise chute sur le côté gauche. Après huit jours de souffrance, je me décide de passer
une radio au C.H.R. Rien de fracturé suivant l'avis du chirurgien.
Protocole confirmé par mon docteur. Il est question d'une déchirure musculaire.
Huit jours plus tard, impossible de mettre le pied gauche au sol. C'est en ambulance que je me présente aux
urgences afin d'effectuer un scanner !
Surprise ! Comme il y a quelques années le Roi Albert II, j'ai une fracture au niveau du col du fémur. Dans
l'heure, je suis opéré en urgence.
Depuis tout va mieux. Je suis chez moi, avec la visite d'une infirmière chaque jour et également des exercices
cinq jours semaine de kiné (jusque mi-février). On est vraiment peu de chose !
C’est pour cela qu’il faut en profiter, et pour ceux qui peuvent le faire, s’évader, en prenant des moments de
détente au maximum.
Ces derniers mois, nous avons organisé et participé à certaines cérémonies :
- 22 septembre : Hommage aux militaires U.S. à ALLEUR.
- 11 novembre : Robermont.
- 15 novembre : Fête de sa majesté le Roi.
- 25 novembre : Repas de Corps Briscard.
- 04 décembre : Visite de St Nicolas.
- 06 décembre : Hommage aux monuments de la Chartreuse
A bientôt et …

Bonne lecture
Briscard un Jour...
Briscard Toujours.

En principe, votre prochain bulletin (n°465) vous parviendra en début mai 2018.
Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~4~

Rapport du trésorier M. Michael PIERLET
Je vous présente à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour l’année nouvelle. Que 2018 vous garde surtout en bonne
santé.
La trésorerie de notre Cercle a enregistré un total de 592 mouvements comptables au cours de l’exercice écoulé. Le
bilan de 2017 est en cours de finalisation et il vous sera communiqué dans la prochaine édition de notre bulletin. Sachez
déjà que le résultat financier répond aux objectifs fixés malgré la baisse sensible accusée en 2017 en matière de
renouvellement des affiliations. La politique bancaire continue à produire ses effets néfastes auprès de tout un chacun.
Nous sommes sans défense face à cette fourberie consistant à nous octroyer l’obole à titre d’intérêts et à nous facturer
des frais de gestion scandaleux.
Je termine mon télégramme en vous rappelant une fois de plus que tout don réalisé au profit de notre association doit
faire l’objet d’une mention consignée dans la rubrique communication de votre virement/versement. A défaut de
communication de la mention "don", la trésorerie se voit dans l’obligation de vous rembourser le montant trop perçu.
Regardez votre étiquette d'expédition. Si la mention "Coti 2018 = OUI" y est inscrite, nous avons bien reçu votre
cotisation 2018. Dans le cas contraire n'oubliez pas d'effectuer votre versement (situation en date du 14 janvier 2018).

Communication au membre 1995-024-11.
Pouvez-vous contrôler le montant de la cotisation 2018 que vous nous avez fait parvenir ?
Depuis l'année 2016, le montant de la cotisation est fixé à 12,00 €.
Le complément peut être versé soit lors d'une de nos rencontres trimestrielles au cercle paroissial d'Alleur ou par
virement vers notre compte courant. Grand merci.
Le montant de la cotisation pour 2018 reste inchangé, à savoir :
12 € pour le membre effectif ou sympathisant (*) ;
6 € pour le membre cohabitant.
(*) montant majoré de 7 € pour le membre effectif résidant à l’étranger.
Nous vous invitons aimablement à régler votre cotisation avant le 28 février 2018 par virement bancaire sur le compte
IBAN : BE48-2480-1381-2527 --- BIC : GEBA BEBB
du CERCLE ROYAL LE BRISCARD - Rue Sergent Aviateur Bailly, 26 à 4460 - BIERSET
Veuillez également rédiger dans la rubrique communication de votre virement, les informations suivantes :
Membre no. XX-XXX-X - Cotisation 2018 (+ la mention "étranger" et "don" si d’application)

Nouveaux Membres 2018 :
Numéro
2018-001-16
2018-002-11

Nom et Prénom
LAMOTTE Jean-Claude
PAQUET Renée

Localité
AWANS
ROCOURT

Recruteur(s)
Schaack A. & Duchene M.

Bienvenue dans le Cercle BRISCARD et merci à nos membres recruteurs.
Pour me contacter, choisissez de préférence le mail à l'adresse suivante :

tresor.briscard@gmail.com
Le n° de téléphone 042/501.808 peut être utilisé (uniquement le mardi de 10 à 16 h).
Même lors d'un courrier, n'oubliez pas de mentionner votre nom et n° de membre.

Article 7 - Tout membre n’ayant pas effectué le versement de sa cotisation avant
le dernier jour de février de l’année en cours est considéré comme démissionnaire
d’office.
Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~5~

LE CERCLE ROYAL DES SOUS-OFFICIERS RETRAITES, DE LA DEFENSE ET DE LA GENDARMERIE, DES
REGIONS WALLONNE, BRUXELLOISE ET GERMANOPHONE DU PAYS.

Notre Cercle est accessible à tous, pour autant qu'ils soient agréés par le Comité Directeur.

Des places d'administrateurs sont libres dans notre comité directeur et des fonctions sont à honorer :
- Un ou plusieurs "aides" pour la rédaction et la mise en page du bulletin (ces volontaires peuvent être
formés par Alain).
- Des gestionnaires pour le matériel de consommation, pour les archives et pour le musée.
Les volontaires sont priés de se faire connaître au comité ou par mail à l'adresse : "Briscard@voo.be".
Si vous changez d’adresse ou de résidence, n'oubliez pas d’avertir le trésorier et le rédacteur ! Communiquez
aussi votre n° de téléphone et/ou votre adresse mail. Des bulletins reviennent non délivrés par la poste.

Ancienneté des membres du "Briscard".
43 ans de présence
FRANCOIS Fernand (Eps Neuteleers)
FRANCOIS-NEUTELEERS Monique
39 ans de présence
ARCHAMBEAU Gaston
CHRISTIAEN - SIMON Nelly
DECERF - FRAITURE Denise
GOEDERMANS-DELMOTTE Catherine
HERBILLON - GOSSET Hubertine
LALLEMAND - MOREAU Jeanne
LEMAIRE Roger
LEMAIRE - HARTMANN Anny
38 ans de présence
LEGRAND Marcel
VANDERHEYDEN Lambert
37 ans de présence
BONNE Roger

1975-005-11
1975-005-24
1979-001-31
1979-010-15
1979-013-15
1979-024-15
1979-027-15
1979-030-15
1979-032-11
1979-032-24
1980-025-11
1980-037-11
1981-006-11

DELRUE Francis
DE WAHA - ANDRIEN Denise
WILMET Maurice
36 ans de présence
ABRASSART Jacques
DELHAYE Charles
HOMERIN Jean
MARCHAL José
35 ans de présence
BANDE Hubert
COUNE Marcel
DELPIRE - LAU Hannelore
DOHOGNE Alfred
LIEGEOIS Charles
MOMMEN Georges
PETIT - PERPETE Inès
DEGREVE Alfred

1981-019-11
1981-021-15
1981-056-16
1982-001-31
1982-014-11
1982-024-31
1982-031-16
1983-003-31
1983-011-11
1983-015-15
1983-018-11
1983-029-11
1983-032-16
1983-034-15
1983-043-11

Celle-là est mortelle !
- Le passager d'un taxi se penche vers l'avant pour poser une question au chauffeur et lui touche l'épaule
doucement pour attirer son attention. Le chauffeur lâche un cri, perd le contrôle du véhicule, évite un autobus
de justesse, monte sur le trottoir et s'arrête à quelques centimètres de la vitrine d'un magasin !
Pendant quelques instants c'est le silence, puis le chauffeur, d'une voix
tremblante : "Je regrette, mais vous m'avez vraiment fait peur !"
Le passager s'excuse en disant qu'il ne pensait pas qu'un simple touché sur
l'épaule pourrait l'apeurer autant.
Le chauffeur répond : "Ne vous excusez pas, c'est entièrement de ma faute.
C'est ma première journée de taxi ... Pendant 25 ans, j'ai conduit un
corbillard."

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~6~

M. Pierre COLAS.

Lors de nos dernières réunions, M. Pierre COLAS a accepté de reprendre la charge
de travail relative à la coordination lors des décès qui surviennent dans notre cercle.
Il vous est demandé de bien vouloir prendre contact avec lui, pour nous informer
d'un décès d'un membre ou lors de la rencontre de problèmes pour l'application de
la loi du 15 mai 2014.
N'oubliez pas de mentionner le nom du défunt, sa date de décès et un contact (GSM,
téléphone ou mail).

M. Pierre COLAS - Allée Grande Hollande, 10 à 4000 LIEGE - GSM : 0495/241.161
Courriel : pierrekiroulepas@hotmail.com

Comme mentionné dans le bulletin 461 (2ème trimestre 2017)
Des modifications importantes ont été apportées à la réglementation des pensions de survie
par la loi du 15 mai 2014, portant des dispositions diverses. Le service fédéral des pensions
a édité une brochure intitulée "Pension de survie du régime des fonctionnaires" laquelle
peut être consultée et/ou téléchargée sur le site web du SPF Pensions (pdos-sdpspfgov/fr/publications_1026.htm).
• Si la personne pensionnée décédée était domiciliée en Belgique, aucune démarche n’est
nécessaire. L’information du décès est automatiquement transmise au Service Pensions
par la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale.
• Si la personne pensionnée décédée était domiciliée à l’étranger, vous devez
immédiatement en informer l’administration publique locale qui doit établir l’acte de
décès. Vous devez ensuite transmettre une copie de cet acte de décès au Service
fédéral des Pensions - Service Paiements afin que les paiements de la pension puissent
être arrêtés.

Nom Prénom

N° de décès

Date du décès

Âge

2017-030
2017-031
2017-032

10/10/2017
20/11/2017
29/10/2017

89 ans
94 ans
91 ans

sans

06/12/2017

86 ans

2018-001

02/01/2018

88 ans

Année 2017 (arrêt au 31 décembre)
DE KEYSER César
DEHESELLE - GETAZ Jacqueline
DEWYGAERT - THYS Sylvie

Schoefs-Ludwikowski Jeanne

Année 2018 (arrêt au 8 janvier)
GREGOIRE Roger

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~7~

Texte de M. Hubert BECKERS
Photos de M. Alain SchaacK

Ce 25 décembre 2017, les membres du
Cercle Royal "Le Briscard" accompagnés
d'une délégation des "Vuurkadetten van
Brugge" se sont retrouvés pour le traditionnel
"Repas de Corps".
Pour ces retrouvailles, 84 convives avaient
répondu "présent" et bravé les premières
intempéries de Monsieur hiver, pour se
retrouver dans "les salons du Beaurevoir" à
Alleur.
Pour ma part, c'était ma quinzième participation et une fois de
plus, ce fut une très belle réussite.
Comme chaque année Monsieur Yvon (Traiteur) et son
personnel nous avaient préparé un excellent menu ainsi
qu'une très belle présentation de tables, ou chacun pu
s'installer en compagnie de ses amis.
Malgré mon arrivée pour une fois très tôt (09 h 30), je suis attendu par notre
Président Michel DUCHENE.
Dans la salle, il a déjà ajouté une petite décoration : les photos du Roi et de
la Reine, les couleurs Nationales Américaines et Belges.
Comme prévu dans notre organisation, à 10 h, tous les membres du comité
sont présents et prêts à accueillir les inscrits pour ce repas annuel.
A 12 h tous les invités sont présents et installés à leur table, ou le verre de
bienvenue et une petite mise en bouche leur est servie.
Le président prend la parole et
souhaite la bienvenue à Monsieur le
Lieutenant-colonel breveté d'étatmajor
Jean-Paul
HAMMES,
Commandant
Militaire
de
la
Province de Liège et à son épouse.
Celui-ci a accepté avec enthousiasme de présider cette
cérémonie où nous renouvelons notre fidélité et portons le
toast à notre Roi Philippe. Il souhaite également la
bienvenue aux membres et à leurs épouses, sans oublier
les invités qui sont également inscrits à ce repas.
A son commandement "Drapeau en avant" : les drapeaux font leur
entrée. Celui de notre Cercle est porté par Monsieur Léon Jacqmin et
celui des Vuurkadetten est porté par un de leurs membres.
Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~8~

Après le traditionnel "Toast au ROI", entonné dans les trois langues nationale (Néerlandais, Français
et Allemand), le Président m'invite à lire le télégramme de notre attachement à la royauté qui a été
envoyé à sa Majesté le Roi Philippe.
Le président reprend la deuxième partie de son discours.
Il met particulièrement à l'honneur Monsieur Fernand
FRANCOIS qui fut présenté à sa Majesté, ce 15
novembre. "Félicitations Mon Cher Fernand, tu le
méritais Bien".
Monsieur FRANCOIS Fernand et son épouse sont
actuellement nos plus anciens membres (depuis
l'année 1975). A cette occasion, ils reçoivent un
diplôme d'honneur.

Le Commandant d'Aviation Alain SERVAIS, adjoint au commandant militaire de la
province de Liège, nous a apporté une aide non négligeable lors de nos
organisations et cérémonies. Il quitte sa fonction pour rejoindre le cercle des
retraités. Pour cette circonstance, il est également mis à l'honneur et reçoit un
diplôme. Son épouse est fleurie.

Ensuite, Mesdames Anne Marie VAN ACHTE
et Marie-Christine DE BREUCK sont appelées
afin d'être remerciées pour les services que
toutes deux ont rendus au cercle depuis de
nombreuses années. Afin de marquer cette
aventure, elles reçoivent le diplôme de
cantinière d'honneur.

Les joyeuses festivités peuvent commencer et sous la direction de notre chef d'orchestre, André
PANNIER, chaque convive se prête à un petit pas de dance. Un peu de gymnastique pour tous, à
nos âges, cela ne peut faire que du bien.
Avec le déclin du soleil, arrive l'heure du retour. Il faut se dire au revoir, et après de nombreuses
embrassades, chacun s'en retourne et se promet de revenir l'année prochaine afin de se revoir lors
des prochaines retrouvailles.
Pour moi aussi, l'heure sonne ! Celle de remettre mon mandat de "Vice-Président/Secrétaire". Celuici se terminera à l'issue de notre assemblée générale statutaire de l'année 2018.
Bien sûr je ne quitte pas le Cercle Royal "Le Briscard" où j'ai retrouvé de nombreux amis, je quitte
uniquement mes fonctions.
Je vous remercie tous pour la confiance que vous m'avez toujours accordée.
J'espère tous vous revoir lors de nos cérémonies, nos réunions mensuelles et au prochain repas
des retrouvailles.
Fidèle à notre devise "Briscard un Jour Briscard Toujours"

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~9~

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~ 10 ~

Lu pour vous par Alain Schaack

CSS H. L. Hunley (1863) - Sous-marin à propulsion humaine.
Longueur 12,04 m - Maître-bau (largeur Max) 1,17 m.
Propulsion à la manivelle, vitesse de 4 nœuds (7,408 km/h) en surface.
Le CSS H. L. Hunley est un sous-marin à propulsion humaine utilisé par
la "Confederate States Navy" des "États confédérés" lors de la guerre de
Sécession ayant démontré à la fois les avantages et les dangers de la
guerre sous-marine.
Le 17 février 1864, au large du port de
Charleston, en Caroline du Sud, il coula le
navire unioniste USS Housatonic. C'est la
première fois qu'un sous-marin coulait un
navire dans l'histoire maritime mais il sombra
également lors de cette attaque avec son
équipage de 8 hommes.
Son épave a été repérée en 1970, formellement identifiée en 1995, remontée en 2000 et en partie restaurée pour
exposition en 2011.
Ce sous-marin est le fruit de l'imagination d'un homme d'affaires sudiste.

Horace Lawson Hunley.
Avec l'aide de James McClintock, il va construire un petit sous-marin dans la ville portuaire
de Mobile en Alabama. Mesurant 12,04 mètres de long pour 1,17 mètre de diamètre et
pesant 8 tonnes, le submersible est propulsé par une manivelle qu'actionne un équipage
de huit hommes.
Le CSS H. L. Hunley fut conçu pour attaquer les navires du Nord qui faisaient un blocus
des ports du Sud. Le sous-marin disposait d'une longue perche à l'avant, terminée par une
charge explosive appelée "mine-torpille" (spar torpedo). Le sous-marin devait approcher le
navire ennemi, y attacher l'explosif, reculer et le faire détoner. L'opération était
extrêmement dangereuse et il n'y avait pas d'autre alimentation en air que celui contenu
dans le faible espace intérieur.
Pendant les essais, le sous-marin sombra à deux reprises, entraînant la première fois, le
29 août 1863, la mort de la moitié de l'équipage, et la seconde fois, le 15 octobre 1863,
celle des huit hommes d'équipage, dont Hunley lui-même.
Le 18 février 1864, le CSS Hunley coule le USS Housatonic près du port de Charleston : c'est la première fois qu'un
sous-marin parvient à couler un autre navire, bien que le CSS H. L. Hunley ait lui-même sombré peu de temps après
avoir signalé sa victoire.
L'équipage du navire se composait du lieutenant George E.
Dixon, son commandant, et de trois Américains ; Frank
Collins, Joseph F. Ridgaway, James A. Wicks, et de quatre
Européens ; Arnold Becker, C. F. Carlsen, C. Lumpkin, et
Augustus Miller.
En 1970, l'épave est découverte et signalée sur carte.
En avril 1995, un plongeur identifie le sous-marin à 100
mètres du Housatonic et à 8 mètres de profondeur. Le
sous-marin a été enseveli sous plusieurs mètres de limon
qui l'ont protégé pendant plus d'une centaine d'années.

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~ 11 ~

L'extraction (renflouage)
Une fois l'enquête sur site terminée, des harnais ont été glissés sous le sousmarin et attachés à une poutre conçue par "Oceaneering International". Après
avoir sécurisé ces harnais, la grue de la barge Karlissa B a hissé le sous-marin
à partir du fond sur lequel il reposait. Le renflouement s'est déroulé dans les eaux
de l'océan Atlantique, à environ 6,5 km de l'île de Sullivan située à l'extérieur de
l'entrée de port de Charleston.

Le 8 août 2000, à 8 h 37, le sous-marin a traversé la surface
pour la première fois depuis 136 ans.
À l'exception du commandant du sous-marin, le lieutenant
George E. Dixon, l'identité des volontaires de l'équipage est
longtemps restée mystérieuse.
D'après la position de leurs restes, les hommes sont morts à
leurs postes, sans avoir tenté de s'échapper de leur sousmarin qui sombrait.
Les restes des marins ont été inhumés dans le Magnolia
Cemetery de Charleston le 17 avril 2004.

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

~ 12 ~

Lu pour vous par Alain Schaack

Voilà du boudin
Les origines du mot, comme celles du célèbre refrain, sont
assez mal connues. En 1850, l'ingénieur Arts-et-Métiers
Wilhem, chef de musique, compose une première version,
arrangée par A. Dussenty, chef de musique de 1re classe au
1er régiment étranger, qui deviendra le chant officiel de la
Légion sur une musique datant de 1840.

Refrain
Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges, y en a plus, Pour les Belges, y en a plus,
Ce sont des tireurs au cul.

L’anecdote du boudin peut trouver son origine dans la toile
de tente roulée sur le sac et qu’on appelait volontiers du nom
de ce produit charcutier.
Une version situe l’origine de ces paroles avant l’embarquement de la Légion pour le Mexique (1863). Le régiment
étranger est rassemblé pour y parfaire ses préparatifs en vue d’une campagne lointaine aux conditions climatiques
particulièrement pénibles. La tenue est aménagée en conséquence et l’on adopte un paquetage allégé, porté en
bandoulière surnommé "boudin" en raison de sa forme.
Apprenant que la Légion étrangère doit être engagée dans ce conflit, le roi des Belges, Léopold Ier, invoquant le besoin
de neutralité de son jeune royaume déjà bien compromis par sa fille Charlotte de Belgique, épouse de Maximilien I er
d'Autriche, Empereur du Mexique, intervient auprès de Napoléon III pour qu’aucun de ses sujets ne participe aux
opérations projetées.
L’Empereur acquiesce à cette requête et donne l’ordre de renvoyer en Algérie les ressortissants belges. Au
rassemblement des unités, on fait sortir des rangs les légionnaires concernés et on leur fait restituer le fameux paquetage
spécial. Ignorant les raisons diplomatiques de cette réintégration, les légionnaires montrent qu'ils réprouvent l’éviction
de leurs camarades belges en chantant avec ironie les paroles célèbres.
Une autre version semble trouver ses sources dans la diminution des effectifs de la Légion et une décision ministérielle
du 6 mars 1871, rappelée par une circulaire du 27 novembre 1873, qui suspend d’une manière générale les engagements
volontaires des étrangers et spécifie que les Alsaciens, les Lorrains et les Suisses peuvent seuls obtenir des autorisations.
Cette règle ne fut-elle jamais contournée ? Il est permis d’en douter. Elle a cependant un résultat : pendant cette période,
le remplacement presque total des étrangers de toutes nationalités, au fur et à mesure de leur libération, par des
Alsaciens, des Lorrains et des Suisses. La moyenne d’âge des légionnaires s’en trouve abaissée, car les AlsaciensLorrains qui affluent s’engagent jeunes, mais la valeur de la Légion n’en est pas diminuée.
Une troisième version, dite traditionnelle, est généralement reconnue : les paroles actuelles ont probablement été
adoptées vers 1870. Avant la guerre franco-prussienne, une version remplace le "boudin" par "les rosses". Lorsque la
guerre éclate, la France décide que la Légion étrangère doit y participer.
Le roi des Belges, Léopold II, demande formellement que les légionnaires ressortissants de son pays ne participent pas
à ce conflit en raison de la neutralité de la Belgique afin d’éviter un "casus belli". Le gouvernement français accède à
cette demande et les légionnaires en partance pour la métropole chantent à leurs malheureux camarades ces paroles
quelque peu désobligeantes.

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

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Lu pour vous par Alain Schaack

Règlement sur les tenues militaires, édité par La direction Générale "Human
Resources".
Document de base : n° DGHR-REG-DISPSYS-001 Ed 001/Rév 000 du 20 Fev 2006.
Erratum 01 : Ed 001/Rèv 001 du 24 Mai 2006 relatif aux brevets et insignes (annexe H Par 2)
référence au Msg HRP-R 2006038260 du 24 Mai 2006.
Erratum 02 : du 11 Jun 2015 relatif à l'abrogation du chapitre 5 (les distinctions honorifiques
et médailles) remplacé par DGHR-REG-DECOR-001.

Article 104 Personnel autorisé à porter la tenue militaire.
d. Personnel ayant quitté le service actif.
(1) Personnel visé : voir OG-J/571 C du 10 Aou 93.
(2) Nul ne peut porter un uniforme, un insigne, une décoration ou un ruban d'un ordre qui ne lui
appartient pas.
(3) Ce personnel peut, à l'occasion de prestations à caractère protocolaire ou militaire, porter
l’uniforme militaire s’il est détenteur de la carte "attestation de qualité" et, le cas échéant, de
l’autorisation nécessaire.
(4) La carte "attestation de qualité", délivrée par HRG-A/N, remplace la carte d'identité militaire
dès qu'un membre du personnel cesse d’appartenir à la Défense.
(5) Autorisation de port de l’uniforme militaire : voir OG-J/571 C du 10 Aou 93.
(6) Cas où l'uniforme peut être porté : voir OG-J/571 C du
10 Août 93.

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

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Article de : M. Jean Lopez
Lors des expositions sur la commémoration de 1914, beaucoup de questions nous ont été posées sur le casque à pointe
allemand. La revue "Guerres et Histoire" de juin 2017 consacre un article à ce sujet. Le voici ! Il est signé : Jean Lopez.

Produit du savoir-faire technique de l'armée prussienne, le célèbre casque à
pointe est devenu pour beaucoup l'emblème de son orgueil et de sa rigidité.
Son efficacité prévaudra jusqu'à l'apparition de la guerre moderne
1. Une pointe piquée aux Ottomans. Le casque dit "à pointe" –
familièrement appelé en allemand "Pickelhaube" – devient le
couvre-chef officiel des armées prussiennes en 1843.
Selon la légende, le roi Frédéric-Guillaume IV aurait aperçu un modèle
semblable sur la table du tsar Nicolas 1er et, enthousiaste, aurait
demandé le même pour ses régiments.
Il est vrai qu'un casque de cette forme existait alors dans l'armée impériale russe. Bismarck luimême l'atteste en 1835 dans une relation de son voyage en Russie.
L'historien Werner Bergengruen affirme que le concept a été emprunté par Nicolas 1er aux Ottomans.
Des trouvailles archéologiques prouvent que la pointe existe déjà
sur de très anciens casques celtes.
Quelle que soit l'histoire de sa conception, la naissance du casque
à pointe est plus prosaïque.
2. Une robustesse toute germanique.
Les guerres de libération de l'Allemagne contre Napoléon avaient
montré que la tête des soldats n'était guère protégée.
Le shako traditionnel, venu de Hongrie, haut de 60 cm, tombait sur les yeux,
n'empêchait pas les coups de porter et, le feutre gorgé de pluie, devenait d'un poids
insupportable.
Un métallurgiste d'Elberfeld, Wilhelm Jaeger, déjà fabricant
d'effets militaires, présente un prototype tout métal aux
bureaux du ministère de la Guerre en 1841.Un tanneur de
Haspe, près de Hagen, Christian Harkort, propose de
remplacer le fer par du cuir, plus léger. Son projet est adopté,
et les deux firmes reçoivent commande.
Le nouveau casque à pointe était un objet complexe et complètement innovant.
En cuir renforcé de métal, doté d'une visière et d'un couvre-nuque, il est très
résistant, protège bien du soleil et de la pluie. Des aérations pratiquées sur le
dessus et les côtés diminuent la sudation. La pointe, démontable, dévie les coups
de sabre et de crosse. La stabilité est remarquable, assurée par un tapissage
interne en cuir. Bref, ce qu'on appellerait aujourd'hui un objet high-tech.
Peu à peu, tous les régiments prussiens adoptent le "Pickelhaube".
Très vite, tous les Etats allemands adoptent le casque prussien, en y accolant leurs propres armes et
couleurs.
Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

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3.

Éléments constitutifs
Ses éléments constitutifs (pour les casques de l'armée impériale allemande) renseignent sur l'arme, le
grade, la région d'origine du porteur.

Le casque chez les cuirassiers, il est entièrement en métal et le couvre-nuque descend plus bas.
La pointe est démontable, elle peut être cannelée ou non.
La Garde royale puis impériale, les cuirassiers de la Garde, certaines unités de gendarmerie remplacent
la pointe par un aigle moulé.
Quant aux artilleurs, informés par le service des pièces du danger de blessure qu'elle présente, ils lui
substituent une boule.
Les jours de parade, les régiments de la Garde y accrochent une magnifique crinière.
La plaque frontale est différente pour chaque état de l'Allemagne (les Lands), par exemple des lions pour
la Bavière, l'aigle pour la Prusse…).
Les cocardes, une de chaque côté au niveau de la fixation de la jugulaire, la droite étant peinte aux couleurs
du Reich, la gauche aux couleurs de l'État (Land), sont de formes diverses.
les cocardes indiquent également le grade. Par exemple, pour un sous-officier, par un petit cercle
métallique additionnel masquant la couleur blanche de la cocarde du Reich.
La jugulaire est en cuir ou en écailles de métal.
4.

Le champion de l'exportation.
Les Bavarois ne s'y résignent qu'en 1886, mais les officiers remettent leur vieux couvre-chef en présence
du prince régent Luitpold. Après l'armée, la police et les pompiers s'y mettent à leur tour.
Le modèle s'exporte ensuite aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Suède, dans plusieurs Etats
d'Amérique latine – on le voit encore parader au Chili et en Colombie –, porté par la réputation
d'excellence des armes prussiennes.

5.

Symbole teuton par excellence.
L'année qui suit son adoption par la Prusse, le casque à pointe est déjà l'objet des railleries du poète
Heinrich Heine. Les Français lui emboîtent le pas, surtout après la défaite de 1871. Les caricaturistes en
feront le symbole du militarisme allemand, mélange d'arrogance, de brutalité et de ridicule.

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Il n'empêche que, durant la guerre contre la France, les
soldats allemands étaient mieux protégés que les
pioupious en képi de Bazaine et de Mac Mahon. L'objet
symbolise aujourd'hui l'Allemagne tout entière, comme
on peut le vérifier dans l'accoutrement des supporters
de la Mannschaft outre-Rhin.
6. Trop voyant dans les tranchées.
Les conditions nouvelles imposées par la guerre moderne vont sonner le glas du casque à
pointe.
Considérant les nécessités du camouflage, le régiment de campagne de 1910 impose de
recouvrir entièrement le casque d'une toile feldgrau – avec le numéro du régiment imprimé
en rouge –, ce qui se pratiquait déjà depuis 1892. C'est ainsi que les soldats de Guillaume
II partent en guerre en 1914.
Au début de la Première Guerre Mondiale, le casque va montrer ses limites face
au développement de l'armement.
Bien vite, les rapports défavorables s'accumulent : la pointe est trop voyante dans
les tranchées, le cuir ne protège pas la tête des soldats des éclats d'obus, qui
causent dorénavant 80% des blessures.
En 1915, la troupe supprime la pointe, fixe une cervelière sous
le casque et peste contre les modèles fabriqués dorénavant en
feutrine ou en carton compressé, par manque de cuir.
En 1916, le "Pickelhaube" disparaît des champs de bataille, remplacé par le célèbre "Stahlhelm", le casque
en acier au chrome-nickel. Après-guerre, on ne le trouve plus guère que dans la police et la gendarmerie,
chez les pompiers, ou, dans la haute hiérarchie militaire, lors des grandes occasions.

Un professeur tend un billet de 20 € et demande à ses élèves :
"Qui aimerait avoir ce billet ?"
Les mains se lèvent.
Il chiffonne ce billet et demande :
"Vous le voulez toujours ?"
Les mains se lèvent encore.
Il jette le billet froissé par terre, saute dessus à pieds joints et dit :
"Vous le voulez toujours ?"
Et encore, les étudiants lèvent leurs mains.
Il leur dit alors :
"Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon ! Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le
voulez toujours, car sa valeur n’a pas changé. Il vaut toujours 20 €.
Plusieurs fois dans votre vie, vous serez froissés, rejetés par les gens et les événements.
Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien, mais votre valeur n’aura pas changé aux yeux
des personnes qui vous aiment vraiment.
Même quand cela n’ira pas, notre valeur restera la même !"
Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

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Informations de M. Daniel TIHON
Rapport de Gûnter SCHALICH
J'avais beau parcourir tous les documents qui me tombaient sous la main, jamais je ne le découvrais. Ce rapport, tant
attendu par les amateurs d'histoires militaires, m'est parvenu il y a seulement quelques années. C'est par un heureux
hasard qu'il fut découvert sur un site français. Le premier réflexe fut de l'enregistrer. Souvent, les récits d'événements
historiques sont loin d'être le reflet exact de la réalité, soit qu'on ait voulu dissimuler certaines vérités, soit qu'on ait
voulu transfigurer les faits. Ainsi, se forment dès l'événement, des mythes qui font une part excessive au sentiment et à
l'émotion. Qui ne connait pas les mythes de la bataille de Verdun et ceux de la Marne ? Ces récits n'ont malheureusement
rien à voir avec la vérité historique.
Par cet article, l'auteur tient à faire la lumière sur une période de la Bataille de Liège en août 1914 : la batterie
allemande du Parc d'Avroy. L'auteur de cet article - Gûnter SCHALICH - était un chercheur allemand d'Aix la Chapelle,
spécialiste dans l'étude des fortifications et spécialement celle de la position fortifiée de Liège. Il fut l'auteur de
nombreux fascicules et articles parus tant en Allemagne qu'à l'étranger.
Quelles batteries trouvons-nous dans les premiers jours de la grande guerre ?
Batterie N° 1 du Hauptmann NEUMANN (Schwere Küstenmörser).
Deux mortiers de cote de "305 mm du type BETA GAMMA".
Mortier Skoda 305 mm model 1911, projectile transperçant de 384 kg capable
de percer 2 m de béton armé et une munition légère de 287 kg qui creusait des
cratères de 8 m de diamètre et mortelle à 400 m.
Batterie N° 2 du Hauptmann BECKER.
Deux pièces de "420 mm du type GAMMA" (transport par chemin de fer).
En 1906, Krupp avait réalisé un obusier de 420 mm de calibre, appelé "Kurze Marine Kanone" type gamma. Il s'agissait
d'un canon sur plateforme fixe. Le transport nécessitait deux trains complets. Cette pièce était donc tributaire du chemin
de fer. En pratique, elle ne joua aucun rôle marquant devant Liège, mais par la suite à Anvers.
Devant les difficultés d'emploi du 42 cm gamma, on chercha un modèle de canon plus mobile mais semblable en calibre.
C'est alors que Krupp réalisa une batterie de deux pièces en 1913, laquelle fut prête au moment du déclenchement des
hostilités en août 1914. C'était la Batterie n° 3 (Erdman).
Batterie N° 3 du Hauptmann ERDMANN.
Le Kurze-Marine-Kanone de "420 mm du type M" dit "la Grosse Bertha" (laquelle avait la possibilité de se déplacer
par route).
Ce canon (Howitzer) tire à 14,5 km des projectiles d'un mètre de haut et de 931 kg, chargé de 106 kg d'explosif. Il lui
faut 1 minute pour effectuer sa trajectoire.
La pièce est longue de 7,20 m sur son affût et pèse 98 tonnes. Elle est transportée sur cinq longues remorques de métal,
lourde chacune de 17 tonnes, en roulant sur des roues avec jantes en acier et tractées par des locomotives routières. En
1914, l'armée allemande dispose de deux 420 sur voie ferrée (1er type) et de deux autres transportables par route.
Elles détruisent les forts de Pontisse (de la position de MORTIER) et de Loncin (de la plaine des manœuvres de
Bressoux).
Le calibre du type M était, comme le gamma, de 42 cm, mais l'obus passa de 923 à 796 kg. La portée fut ramenée de
14 km à 9 km. Cela permet une manipulation plus aisée des mortiers et leur transport par route.
Par canon, il fallait cinq remorques :
- une voiture "agrès", une voiture "plate-forme", une voiture "berceau et bêche", une voiture "affût" et une voiture
"bouche à feu".
Ce type de canon est celui qui provoqua, par son tir, l'explosion du fort de Loncin. Les Allemands firent à son sujet un
battage publicitaire destiné à bien implanter la suprématie de l'artillerie allemande. Il porta le nom de "Grosse Bertha"
(prénom de Madame Krupp). À ne pas confondre avec le "Lange Max".

Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

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Quelle batterie tirait du Parc d'Avroy ?
Le 16 août 1914, deux mortiers lourds allemands, installés dans le Parc d'Avroy, ouvrirent le feu sur les deux derniers
forts de Liège qui résistaient encore : Hollogne et Flémalle. Les informateurs de l'époque, belges et allemands,
rapportèrent qu'il s'agissait de la Batterie N° 2 de 420 mm du Hauptmann BECKER.
En réalité, les pièces qui "tirèrent" au Parc d'Avroy, étaient des mortiers de 305 mm "BETA GAMMA" qui
composaient la "Schwere Küstenmörser-Batterie N° 1" du Hauptmann NEUMANN.
La batterie du Hauptmann NEUMANN : 2 mortiers de Côte de 305 mm - type BETA.
Afin de contrer les effets des obus-torpilles en
1885/1886, les spécialistes de la fortification
recoururent à l'emploi du béton et de l'acier. L'armée
allemande et KRUPP se rendirent vite compte que les
pièces d'artillerie étaient impuissantes contre les
fortifications nouvelles. Seules les pièces très lourdes
à trajectoire plongeante lançant des projectiles
perce-cuirasses pouvaient en avoir raison.
Choisi parmi plusieurs propositions, un mortier de 305 mm fus mis au banc d'essais dès 1893 et adopté en 1896. En
1914, l'armée allemande disposait de 9 mortiers du type BETA dotés de nombreuses améliorations. L'arme était
transportée par chemin de fer type "Decauville" dont les rails devaient être assemblés très soigneusement en raison
du poids de la pièce – 30 tonnes -. Celle-ci reposait sur une plateforme, faite de trois lits de madriers, qui servait de
support au pivot central de l'affût. Le mortier de 305 BETA était doté de freins hydrauliques de recul. Il ne fera plus
l'objet de perfectionnement au cours des années de guerre qui suivirent.
La première position de tir de la batterie NEUMANN contre le fort de Chaudfontaine.
Au cours de la journée du 12 août, la batterie du Hauptmann Neumann, qui faisait partie de la IIème Armée allemande
de "von Büllow", arriva par convoi à la gare de Chénée. Les éléments des deux mortiers sont déchargés des wagons et
conduits par un chemin de voie ferrée à voie étroite vers un emplacement de tir dans la vallée de la Vesdre. Sous la
protection d'un détachement d'infanterie, des soldats du génie secondent le personnel de la batterie.
Dans la matinée du 13 août, les deux pièces sont prêtes à tirer sur leur premier objectif de guerre : le fort de
Chaudfontaine. Le fort, déjà gravement endommagé par les mortiers de 210 mm et les obusiers de 150 mm, a déjà
succombé vers 10 h 30. Toujours est-il que celui-ci a hissé le drapeau blanc le 13 août au soir. La batterie a-t-elle
changé de position pour tirer sur Embourg ? Cela reste obscur.
Une phase clé
Le Hauptmann Neumann considérera les mouvements de sa batterie dans la vallée de la Vesdre comme un excellent
exercice pour ses hommes. Au sujet de ses autres actions à Liège, il n'est pas très loquace, mais dans un rapport qu'il a
consacré aux tirs de sa batterie contre les forts d'Anvers, on trouve les lignes ci-après qui, à elles seules, justifient la
rédaction de cet article : "Après avoir obtenu des succès assez faciles contre les forts de Chaudfontaine, de
Flémalle et de Hollogne, nous rencontrâmes une résistance plus forte de la part des forts d'Anvers."

La batterie de 305 NEUMANN tire du Parc d'Avroy contre les Forts de Hollogne et de Flémalle
Nombreux sont les liégeois qui assistèrent à l'événement. Ils virent les membres de la batterie et les pionniers (environ
350 hommes) s'activer toute la nuit au Parc d'Avroy, en face de la rue Sainte Véronique, sur les deux mortiers de
305 mm. A cette fin, les allemands établirent une voie ferrée à faible écartement d'une longueur de 800 mètres qui partait
d'une petite gare annexe à la gare des Guillemins, non loin de la Meuse. La circulation fut interdite aux civils autour
des chantiers le long des quais et sur le boulevard. Tout était éclairés de puissantes lampes. On devinait, camouflés sous
les bâches, les différents éléments des deux pièces. Dans la pelouse du parc, deux fouilles distantes d'environ 30 mètres
reçurent chacune un matelas fait de madrier sur lesquels furent installées les plates formes et ensuite les mortiers.
Au petit matin du 16 août, les riverains furent invités d'ouvrir les fenêtres afin d'éviter les bris de vitres ; les mortiers
allaient tirer vers 7 h (heure belge). Nombre de liégeois étaient aux fenêtres et aux balcons dans l'attente d'événements.
L'un deux, raconte : "A 7 h 10, la première détonation retentit, formidable, provoquant un déplacement d'air très
violent. Nous nous trouvions sur un balcon à plus ou moins 400 mètres de la pièce et nous ressentîmes l'effet
d'un courant d'air semblable à celui créé en ouvrant une fenêtre un jour de bourrasque. Et pourtant le massif
d'arbustes derrière lesquels la pièce était placée, il ne s'était élevé qu'un petit panache de fumée à peine visible
de celui que produit une pièce de feu d'artillerie.
Le second coup fut tiré à 7 h 25, toujours en heure belge". Sans doute, les observateurs placés en vue du fort
visé, avaient-ils dû faire rectifier le tir ? Une ligne téléphonique de campagne, partant du Parc d'Avroy et passant
par les rues Sainte Marguerite et de Joie, avait été installée et se prolongeait vers les hauteurs de Saint Gilles.
1/4 d'heure s'écoula entre le deuxième et le troisième coup, tiré à 7 h 40, mais le quatrième suivit de près à
7 h 47 et le cinquième, quatre minutes plus tard, c'est à dire à 7 h 51.

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Un pionnier allemand donne également sa version :
Pendant le tir, l'effet de déplacement d'air est énorme.
Toutes les vitres des maisons aux alentours se sont
brisées et parfois le plafond s'est effondré. Pour nous,
c'était possible de suivre la trajectoire de l'obus du début
à la fin. Les obus traversaient l'air d'un bruit
assourdissant. Au total, notre artillerie a tiré 5 coups :
trois pour le réglage et un pour chaque fort. C'était
suffisant ; très vite, les belges ont hissé le drapeau blanc.

De sources belges ont prétendu que seul un des deux mortiers
avait tiré. C'est peu vraisemblable, car il n'est pas logique
qu'une pièce de ce gabarit tire contre deux objectifs à la fois.
De plus, installées parmi les arbustes, elles étaient peu visibles. Il a été dit aussi que le tir avait cessé parce que le
soubassement n'avait pas résisté au recul - l'endroit est un ancien lit de la Meuse -. Et encore, qu'il ne s'agissait que
de tir "à blanc".
Les forts de Hollogne et de Flémalle se rendent.
En fait, dans les deux forts bombardés, personne n'a vu ou ressenti un impact important. Le fort de Flémalle, à ce
moment, est à bout de résistance. Dès 5 h 30, les 210 allemands avaient repris leur tir. La garnison était menacée
d'asphyxie. Aussi vers 8 h, le conseil de défense du fort prend la décision de se rendre. Le drapeau blanc sera hissé une
demi-heure plus tard. Un soldat allemand de la 2ème compagnie du 56ème Régiment d'Infanterie qui occupera le fort
rapporte : "La garnison belge quitte son ouvrage avec dignité. Les soldats sortent sous la sonnerie des clairons
et déposent les armes".

Au fort de Hollogne, la situation est différente. Il n'a guère souffert jusqu'au 15 août, mais après l'explosion du fort de
Loncin, des officiers allemands ont eu l'idée de montrer les ruines de celui-ci aux commandants des forts qui résistaient
encore. Le commandant du fort de Hollogne délégua un officier d'artillerie : le Lieutenant Neuville. Celui-ci verra les
ruines impressionnantes de Loncin, sera conduit auprès du Général Leman qui lui dira : "Un fort ne peut jamais se
rendre avant d'avoir épuisé ses moyens de défense". A son retour au fort, son rapport va atteindre le moral de la
garnison.
Le commandant Cuisinier a l'intention de faire évacuer ses hommes et de faire sauter le fort, mais il est trop tard. Le
fort est encerclé par l'ennemi et, à partir de 5 h, il est sous le feu de l'artillerie. Dès l'aube, contact est repris avec les
allemands et vers 9 h, le dernier fort de Liège se rend. Il semble que l'effet des 5 coups des 305 mm contre les deux forts
aient été pratiquement nul. Le fort de Flémalle est tombé sous les coups des mortiers de 210 mm. Ce sont eux qui
maîtrisèrent les forts de Liège, ils ont à leur actif la reddition de 9 forts. Les forts de Pontisse et de Loncin sont tombés
sous les obus-torpilles du mortier 420 mm type "M", alias "la Grosse Bertha ". On peut y ajouter le fort de Hollogne
pour des raisons exprimées ci-avant.
En tout état de cause, le tir du Parc d'Avroy fut un grand succès pour la propagande allemande, qui, avec ostentation,
a prétendu que les 5 tirs de 305 mm avaient suffi pour annihiler les dernières résistances de la Place de Liège.
Pourquoi ne peut-il s'agir de la batterie de 420 mm N° 2 du Hauptmann BECKER ?
Lorsqu'on connait les caractéristiques techniques du mortier de 420 mm type "Gamma", on se rend compte que la
batterie du Hauptmann Becker n'a jamais pu être installée au Parc d'Avroy :
-- Une batterie de ce type a besoin de 24 heures pour pouvoir entrer en action. (12 heures pour établir la plate-forme
sur laquelle elle sera installée et encore 12 heures pour son assemblage et les préparatifs de tirs).
Or, les témoignages belges et allemands concordent : la batterie est arrivée à la gare de Liège - Petit Paradis le 15 août
à 17 heure allemande (16 heure belge). Les mêmes sources affirment que le premier obus fut tiré le lendemain vers
7 heures du matin. Il n'est donc pas possible qu'une batterie 420 mm "Gamma" ait pu entrer en action en si peu de temps
(quatorze heures). D'ailleurs, on sait que les préparatifs pour le tir d'une telle batterie contre le fort de Manonviller
(France), ou les forts d'Anvers ont nécessités 30 heures.
-- Pour arriver sur sa position de tir, une batterie "Gamma" utilisait les voies normales de chemin de fer. Plusieurs
éléments de cet engin, notamment les deux parties de la plate-forme, étaient trop lourds pour être transportés sur voies
étroites. Les témoignages belges et allemands sont unanimes à ce sujet : ils ont été transportés sur une voie de type
"DECAUVILLE" qui fut construite entre la gare du Petit Paradis et le Parc d'Avroy.
-- Autre argument difficile à réfuter : le Hauptmann Becker, lui-même, dans un article intitulé : Les Mortiers de 420 mm
(vérité ou fiction), affirme que sa batterie n'a jamais tiré sur Liège, ni sur Namur, ni sur Maubeuge. Celle-ci a effectué
son premier tir le 29 septembre 1914 contre le fort de Wavre Sainte Catherine.
NB : Sur le site carto14/18, on voit l'évolution des troupes allemandes le 17 août et aussi la Bataille de la Marne de
septembre 1914.
Le Briscard 464 (1er trimestre 2018)

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