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CHAQUE MOIS
UN DOSSIER
THÉMATIQUE
POUR
LES DÉCIDEURS
-

LE CAHIER DE LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DU POITOU ET DES CHARENTES

Grand Poitiers,
terre d’innovation

AU SOMMAIRE
La collectivité
soutient
les entreprises
Interview d’Alain Claeys,
président de
Grand Poitiers. PAGE II
Technopole Grand Poitiers :
accompagner pour mieux
créer. PAGE III

Des entreprises
qui innovent
Domalys met du génie
dans sa lampe. PAGE IV
Impression Murale tape
à l’œil. PAGE IV
Fantrippers guide
de New-York à Paris. PAGE V
Le dossier médical partagé,
une réalité
avec Efficience. PAGE V
Futuramat, pionnière de
la chimie verte. PAGE VI
Le slogan de Secatol : qualité
et innovation. PAGE VI
Camille Gabylore, la beauté
au naturel. PAGE VII

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INFO-ÉCO 2 Grand Poitiers
I II I Info-éco 2

Février 2018

INTERVIEW EXCLUSIVE D'ALAIN CLAEYS, PRÉSIDENT DE GRAND POITIERS ET MAIRE DE POITIERS

Mission Technopole : créer de
l’innovation et de la richesse par l’emploi
A tout juste un an, la communauté urbaine, familièrement appelée GP40 dresse un bilan plutôt
optimiste  ; des élus et des communes engagés, des projets portés à l'unisson, une Technopole en devenir
et l'envie furieuse d'avancer ensemble pour l'attractivité du territoire.
Info-éco / La communauté
urbaine souffle sa première bougie, pouvez-vous
nous présenter GP40 ?
Alain Claeys / La communauté urbaine est le
fruit d'un travail en commun. Si nous regardons en
arrière, le 1er janvier 2017,
nous sommes passés de
13 à 42 communes et au
1 er juin, nous sommes
devenus une communauté
urbaine de 40 communes.
GP40 représente un territoire de 200 000 habitants
dont la population augmente selon les derniers
chiffres du recensement.
Nous faisons partie des
20 territoires les mieux
desservis par le TGV, nous
avons 15 fréquences allerretour, nous sommes à
1h17 de Paris et 1h05 de
Bordeaux. Nous avons également des logements et
un foncier plus avantageux
que Paris et Bordeaux et
nous sommes la deuxième
université et le deuxième
CHU, de la Nouvelle-Aquitaine. En matière d'éducation, nous ne sommes pas
en reste, nous avons la
chance d'accueillir deux
institutions délocalisées
dans Grand Poitiers le
CNED et le réseau Canopé.
Le ministre de l'Education
national, Jean-Michel Blanquer, lors de sa venue à Poitiers, a souligné que nous
pourrions être la capitale
de l'éducation en France.

Un challenge intéressant,
mais nous avons du travail.
Info-éco / Etes-vous satisfait de cette évolution ?
A. C. / Lorsque nous
regardons dans le détail se
dessine une carte d'identité
avec des forces et des faiblesses. GP40 s'inscrit dans
la Nouvelle-Aquitaine, elle
doit pouvoir développer ses
pôles d'excellence et travailler en réseau avec les
autres institutions de la
Région. Pour préciser ses
forces et ses faiblesses,
nous avons mis en place
des politiques publiques
pour développer notre
attractivité. A titre personnel, construire ce projet de
communauté urbaine avec
les 39 maires est un
moment que j’apprécie
particulièrement dans ma
vie publique. Pour négocier
avec le conseil régional,
nous devons peser. Souvent, on me rappelle que
Bordeaux est une agglomération plus importante que
Poitiers, mais nous le
savons tous.C’est une
chance que Poitiers et Bordeaux soient dans la même
région. Les politiques
publiques peuvent se
rééquilibrer et réaménager
de façon cohérente le territoire. En somme, pour nous,
Bordeaux est un atout.
Info-éco / Quel accueil
avez-vous reçu auprès des

Alain Claeys en visite chez l’entreprise Futuramat, à Dissay, devant la fabrication des granulés de bioplastique.

autres élus de GP40 ?
A. C. / Dans toute communauté humaine chacun
s'exprime différemment.
J'ai ressenti une très
grande solidarité, une
volonté de faire ensemble.
Le débat qui avait lieu au
départ, à travers certaines
communes défavorables,
est désormais effacé. Dire
que nous sommes d'accord sur tout, ce serait
mentir, il y a des points de
discussion. Nous avons
décidé, la veille de chaque
assemblée, de mettre en
place la conférence des

maires, de 17h30 à 22h, où
nous abordons tous les
sujets à l’ordre du jour et
où chacun exprime son
point de vue. J'aimerais
également souligner que
nos services commencent
à vraiment travailler
ensemble et je tenais à leur
rendre hommage, les ex
GP13, sont là pour les autres, disponibles pour les
plus petites communes.
Par exemple, à Sainte
Radegonde, les services
n’avaient pas les mêmes
habitudes de fonctionnement qu’à Poitiers, nous

Les 40 communes de Grand Poitiers

sommes en cours d'harmonisation.
Info-éco / Quelles sont les
forces à développer ?
A. C. / La Technopole a
pour mission de réunir les
entreprises pour créer de
la richesse, de l’emploi en
s’appuyant sur le monde
de la recherche. Elle permet à de nouveaux projets
de se développer. Le CHU
est une autre des forces de
Grand Poitiers. Nous présenterons son livre blanc
prochainement, qui servira
à dessiner les contours de
la médecine et de la
recherche pour les prochaines années. Nous travaillons également avec
l’université sur le schéma
local d’enseignement
supérieur, de recherche et
d’innovation. Et au printemps, nous adopterons le
projet de territoire de la
communauté urbaine avec
nos priorités, nos cibles et
le développement de la
marque territoriale.
Info-éco / Concrètement,
quel sera le rôle de la Technopole ?
A. C. / Ne cherchons pas
des mots compliqués, la
Technopole est une
alliance entre institutions
et entreprises au service
de l'innovation. Un direc-

teur sera nommé en mars.
Son rôle sera d’organiser
comment à partir de la
recherche on peut créer de
l'innovation et de la
richesse à travers l'emploi.
C'est aussi simple que
compliqué.
Info-éco / Certains détracteurs vous reprochent de
rencontrer des entreprises,
que leur répondez-vous ?
A. C. / Par principe, je ne
réponds pas aux détracteurs. Si je ne visitais pas
d'entreprises, d'autres me
le reprocheraient. Depuis
deux ans, j'ai rencontré
une vingtaine de sociétés
installées sur le territoire
de Grand Poitiers. La raison
est simple : nous avons
une diversité d'entreprises,
de pépites avec des capacités de recherche et de
développement dont nous
ne soupçonnons pas l’existance. Lorsqu'il a fallu
créer la Technopole, les
entreprises sont venues
naturellement car il y a un
lien de confiance entre la
communauté urbaine et
l'entreprise. Ce sont eux
qui créent de l'activité, de
l'emploi, mais ils ont
besoin de ce lien. Nous
allons créer un mouvement vertueux. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR
LYDIA DE ABREU

INFO-ÉCO 2 Grand Poitiers
I III I Info-éco 2

Publi-reportage

Février 2018

INNOVATION

Technopole Grand Poitiers :
accompagner pour mieux créer
Une nouvelle étape vient d'être franchie pour la Technopole Grand Poitiers. Les entreprises ont rejoint le
conseil d’administration. L’enjeu reste de favoriser l’innovation sur le territoire.

A

près sa création,
le 21 juin dernier, c'est une
autre étape importante
que vient de franchir la
Technopole Grand Poitiers.
En effet, le 24 janvier, des
PME et des grands groupes
ont décidé de rejoindre le
conseil d'administration. Il
comprendra au maximum
18 entreprises et 14 institutionnels. « La Technopole
est avant tout une structure
souple au service des chercheurs et des entrepreneurs
pour développer l'innovation,
rappelle le président de la

Technopole et de Grand
Poitiers, Alain Claeys. Il s'agit d'être réactif pour répondre
au plus grand nombre. »

L'innovation au cœur
du territoire
La Technopole accompagnera les entrepreneurs.
Elle devra détecter les projets. Vient ensuite le temps
de l'incubation, puis de
l'accueil pour la création et
le développement de la
start-up. Il s'agira aussi de
favoriser l'innovation au
sein des entreprises du territoire par le biais notam-

Les entreprises étaient au rendez-vous pour rejoindre la Technopole Grand Poitiers.

ment de dispositifs
comme Prim'Innov. Enfin,
la Technopole aura un rôle

Sylvie Plumet, directrice du site de
B.Braun à Chasseneuil-du-Poitou

thématiques entre nous. »

« Nous travaillons déjà sur les traitements de
demain à travers des partenariats internationaux,
mais en local également il y a des choses à faire.
Cela va nous permettre de développer ces liens
de proximité. Je n'ai pas le temps de chercher
par ailleurs. Alors ces moments de rencontre
sont précieux. C'est intéressant d'avoir un seul
point d'entrée pour nos demandes, d'avoir
organisé cette réflexion sur l'attractivité. »

Guillaume Oulié, directeur du site de
Safran à Saint-Benoît

Stéphane Désert, directeur de la
Mutuelle de Poitiers
« C'est une belle initiative. C'est important
d'avancer tous ensemble et de pourvoir
manifester notre attachement au territoire. La
volonté est de créer de l'emploi, attirer des
entreprises, mais aussi encourager et soutenir les
entreprises déjà implantées dans leur
développement et pouvoir échanger sur ces

« Localement, nous nous appuyons déjà sur
l'université et les grandes écoles. Mais face aux
grands projets que nous avons à mener, nous ne
pouvons pas avancer seul, pourquoi ne pas en
faire profiter d'autres. »

Yves Jean, président de l'université de
Poitiers
« La Technopole doit nous permettre de
renforcer les liens entre entreprise, laboratoires
et étudiants. Plus de liens entre ces parties, c'est
aussi plus de possibilités pour répondre aux
appels à projets régionaux, nationaux ou
européens et ainsi bénéficier de financements.
C'est un lieu qui doit nous permettre de
développer ces synergies. »

d'animation de cet écosystème de l'innovation, en
s'appuyant sur les grands
groupes, les PME, les laboratoires de recherche, les
écoles, l'université … « Il
s'agit d'augmenter l'attractivité de notre territoire en
favorisant la création d'entreprises et l'innovation. » Quatre thématiques seront
privilégiées : la construction aéronautique et les
transports ; la bioéconomie (ou l'économie de la
chimie verte) ; la biologiesanté et les EdTech (les
nouvelles technologies au
service de l'éducation).
« Certes Grand Poitiers a
obtenu le label de Technopole,
mais cette action doit profiter
à tout le territoire et nous resterons ouverts, à l'image des
coopérations qu'il pourrait y

avoir dans l'aéronautique
avec Châtellerault. » Un
directeur a été recruté et
prendra ses fonctions
début mars. Le centre
d'entreprises et d'innovation sera également intégré à la Technopole.
Côté budget, Grand Poitiers a voté une participation de 300 000 euros, la

Nouvelle-Aquitaine et l'Europe accompagnent également
la
démarche
(196 000 € de la Région et
60 000 via les fonds européens). « Je me réjouis de
cette création, souligne
Gérard Blanchard, viceprésident à la Région en
charge de l'enseignement
supérieur et de la recherche. L'innovation est au cœur
de nos préoccupations. Au
total, neuf Technopoles irriguent la Région. Notre rôle est
aussi de les mettre en réseau.
Sur chaque territoire, l'enjeu
est de faire vivre les liens entre
entreprises et laboratoires et
d'organiser le territoire. Ce
n'est pas une couche de plus,
mais le moyen de mettre en
place les conditions idéales
pour permettre à tous les
acteurs de mieux créer. » ◆

Le conseil d'administration
Les institutionnels : Grand Poitiers, l'université de Poitiers, le
CHU, l'Ensma, la région Nouvelle-Aquitaine, le conseil
départemental de la Vienne
Les acteurs de l'innovation : le Centre d'entreprises et
d'innovation, l'INRA, la chambre de commerce et d'industrie de
la Vienne, le réseau Canopé, le CNED
Les entreprises : Agileo Automation, Seri, Serli, Moreau-Lathus,
EDF, Enedis, Ellyx, B.Braun, Safran, Mutuelle de Poitiers, Tata
Consultancy Services, Saft, Store Commander, La Poste,
Aéroteam, le SPN

Grand Poitiers en quelques chiffres

200 000 habitants
40 communes

2e communauté urbaine de la Nouvelle-Aquitaine

16 000 PME
120 000 emplois

M. W.

Plus de 500 créations d'entreprise par an
10 nouvelles start-ups par an
65 zones d’activités

INFO-ÉCO 2 Grand Poitiers
I IV I Info-éco 2

Février 2018

SILVER ÉCONOMIE — FONTAINE-LE-COMTE

Domalys met du génie dans sa lampe
Concepteur et fabricant d'équipements destinés à préserver l'autonomie des personnes dépendantes,
avec son nouveau produit Aladin, la jeune PME entre au domicile des particuliers
et part en même temps à la conquête des marchés internationaux.
Pourquoi est-il agréable
d’entreprendre dans
Grand Poitiers ?
L’agglomération est attractive
pour recruter, notamment
des cadres. Nous bénéficions
d’un très bon débit internet.
Avec la proximité de Poitiers,
nous avons pu ouvrir un showroom. Et les moyens de
transports étant nombreux,
nous pouvons faire venir nos
clients et partenaires. Enfin, il
est facile de relier Paris, où
nous devons nous rendre
souvent.

Un point positif :
Son accessibilité.

Un point négatif :
Le manque de bâtiments
disponibles dans nos critères !

A

cteur de la silver
économie, Domalys conçoit des
solutions innovantes pour
le bien-être des personnes
dépendantes et l’amélioration des conditions de travail des soignants. « Notre

objectif est avant tout d’embellir le quotidien des personnes âgées, explique Maximilien Petitgenet, dirigeant et
associé de l'entreprise. Au
départ, nous étions plus sur
les meubles, aujourd'hui nous
évoluons vers les objets
connectés, qui sait ce que
demain nous inventerons. Il y
a de multiples besoins, l'important est de faire quelque
chose qui nous plaise tout en
améliorant la vie des seniors. »
Leur dernier produit est
une lampe magique au
doux nom d'Aladin. Cette
lampe détecte les mouvements et éclaire automatiquement les déplacements des personnes
pendant la nuit notamment. L’éclairage a été particulièrement étudié pour
éviter l’éblouissement, qui
est aussi un facteur de
chute. Enfin, le design de
l’objet a aussi été travaillé.
« Si Aladin avait ressemblé à
un équipement pour personnes âgées, il n’aurait pas plu.
Les seniors sont tout autant
que nous séduits par un objet
moderne », confirme Maxi-

Après la table Oxalys, la chaise Comply, les aménagements
Modulys et l’éclairage Noctulys, Maximilien Petitgenet et Arnaud
Brillaud présentent leur nouvelle lampe Aladin.

milien Petitgenet. Aladin
alerte également les
aidants familiaux et est
équipé d’un service de
télé-assistance.

Conquérir
les Etats-Unis
C'est avec ce produit que
Domalys compte bien
conquérir les Etats-Unis. A
peine rentrés du CES de
Las Vegas, le plus important salon mondial dédiés
aux nouvelles technologies, les deux dirigeants
sont ravis. « Il y a encore six
mois, nous n'imaginions pas
exposer au CES de Las Vegas.

L'un de nos objectifs était de
valider le marché américain :
notre produit, son prix, les
cibles à privilégier ... Nous
savons désormais vers qui
aller. » L'objectif était aussi
de trouver des distributeurs sur place. « Nous sommes plutôt bien engagés
puisque nous signons avec
l'un d'eux et nous avons d'autres contacts à approfondir. »
Le CES est aussi un formidable support de communication. « Nous avons pu
rencontrer des journalistes de
tous les continents et eu des
interviews pour la télévision
mexicaine, des magazines ita-

liens, de Nouvelle-Zélande et
de grands médias américains ... Nous avons eu de
bons retours. » Les échanges
ont été fructueux. « Nous
avons pu aussi repérer des
entreprises avec qui nous
aimerions travailler et d'autres nous ont sollicité pour des
devis. » Un bilan très satisfaisant pour l'entreprise.
« Nous y retournerons sûrement. »

Chez les particuliers
Et Domalys ne compte
pas s'arrêter en si bon chemin. « Notre objectif pour
cette année est bien de s'implanter aux Etats-Unis. Nous
devrions d'ailleurs recruter
quelqu'un pour s'occuper de
l'export et ouvrir d'autres
pays comme, l'Allemagne, l'Italie ou l'Australie. »
Car leurs produits sont
la solution à de nombreux
problèmes universels.
L’une des clés du succès :
la co-conception mise en
place avec des équipes soignantes et d'ergothérapeutes au sein d’un living lab’.
« Les utilisateurs sont les

mieux placés pour exprimer
leurs besoins. Leurs conditions
de travail et leur santé sont en
jeu. Nos outils limitent les
risques de troubles musculosquelettiques. »
Depuis 2014, des centaines de maisons de retraite
ont déjà été séduites par les
produits de la jeune PME
aux 27 salariés et 2,7 M€ de
chiffre d’affaires. En 2018,
l'entreprise s’attaque à un
nouveau challenge : travailler sur de nouveaux
canaux de distribution
(revendeurs, entreprises
d'aide à domicile, pharmacies …) « Ce sont autant de
personnes que nous devons
convaincre, des formations à
mettre en place pour les vendeurs. » Les projets ne manquent pas pour 2018. ◆
MATHILDE WOJYLAC

FICHE D’IDENTITÉ
Dirigeants : Arnaud Brillaud
et Maximilien Petitgenet
Création : 2014
Site : L’Isle-Jourdain et
Fontaine-le-Comte
Effectif : 27 personnes
CA : 2,7 M¤

DÉCORATION — CHASSENEUIL-DU-POITOU

Impression Murale tape à l’œil
Crédences, papier peints … la société Impression Murale décore vos murs sur-mesure avec une entreprise
locale partenaire. Les premiers pas commerciaux sont porteurs. L’heure est au lancement du site internet.
Pourquoi est-il agréable
d’entreprendre dans
Grand Poitiers ?
Nous sommes sur un territoire dynamique. J’y ai trouvé
des structures d'accompagnement comme le Centre
d’entreprises et d’innovation.
C’est un bon moyen de tisser
un réseau professionnel et
rencontrer des partenaires
commerciaux comme j’ai pu
le faire avec Forte Impression.

Un point positif :
Poitiers est plutôt bien situé :
proche de Paris et Bordeaux.
Le train est un atout important. C'est aussi un territoire à
taille humaine où l’on identifie rapidement les acteurs.

Un point négatif :
Quand le chef d'entreprise
rencontre des difficultés il met
tout en œuvre pour surmonter les obstacles sans forcément chercher à être aidé.

I

nstallée dans les
locaux du Centre d’entreprises et d’innovation, la pépinièred’entreprises de Grand Poitiers,
Lucie Chauvet a créé il y a
un an, presque jour pour
jour, son entreprise
Impression Murale. La
trentenaire s’est infiltrée
dans la brèche de la décoration intérieure. Elle se
propose de décorer cuisines ou salles de bain de
ses imprimés sur du verre
de synthèse ou des panneaux composites d’aluminium par exemple,
vous pouvez aussi choisir
d’habiller votre tour de lit
ou de poser du papier
peint. Le tout sera disponible sur impressionmurale.com.
Le maître-mot : surmesure. Lucie Chauvet propose un produit local et
innovant qui s’adapte aux
goûts et aux couleurs de

40 millions de visuels
dans le catalogue

Lucie Chauvet est prête.

chacun. « Notre banque d’images est bien fournie et avec
n’importe quel mot-clé vous
pouvez choisir votre graphisme », explique Lucie
Chauvet qui a d’abord testé
son produit sur les places
des marchés que sont
Amazon et Cdiscount, avec
un catalogue de 4 000 références. La réussite est au
rendez-vous. Elle lance
alors son site internet
dédié, « gage de plus de crédibilité pour les clients ».

D’autant que Lucie Chauvet s’est adossé à l’entreprise locale Forte Impression installée à proximité
et dont le dirigeant n’est
autre que le président du
CEI, Ludovic Bertrand. « Les
capacités de Forte Impression
sont importantes et peuvent
complètement répondre à la
croissance des demande de nos
clients. Avec une belle qualité
en plus. C’est rassurant d’avoir un partenaire local »,
complète Lucie Chauvet.

Le sur-mesure se situe
ainsi dans le choix du graphisme — 40 millions de
visuels à disposition — ,
6 supports d’impression
possible et dans les dimensions de la pièce qui peut
aller jusqu’à trois mètres.
« Pas de joint, pas de démarcation », vante la jeune dirigeante. Côté papiers
peints, elle mise évidemment sur la diversité des
décors, mais aussi des textures et la simplicité des
techniques de pose. Exit la
colle et le pinceau, les
papiers peints sont autocollants ou se posent par
simple pulvérisation d’eau
sur le papier et le mur. De
quoi séduire les plus
réfractaires au bricolage.
Les particuliers et les
entreprises sont des cibles
privilégiées. Lucie Chauvet
compte notamment sur

les cuisinistes, promoteurs
immobiliers et architectes
pour recommander son
produit.
Croyant dur comme fer
en son projet, comme toute
bonne créatrice d’entreprise, elle vit pour son projet depuis un an. « C’est
24 h/24 ! », sourit la jeune
femme dont le parcours est
riche dans les secteurs du
graphisme, de la communication et de l’évènementiel dans le Limousin, en
Charente et jusqu’en Allemagne. Arrivée à Poitiers en
tant que salariée, un licenciement économique en
2016 provoque le déclic
chez elle, qui était déjà
auto-entrepreneuse depuis
2012. Posée depuis 2017
dans les locaux du CEI, elle
y a trouvé un accompagnement porteur, tirant partie
dans le même temps de
l’aura du Futuroscope. ◆
M. N.

INFO-ÉCO 2 Grand Poitiers
I V I Info-éco 2

Publi-reportage

Février 2018

ÉVASION — POITIERS

Fantrippers guide de New-York à Paris
Après le succès de la première version, les Poitevins vont sortir une édition anglaise cet été. Un nouveau
guide sur les lieux cultes des films et séries sur Paris est en cours de réalisation.
Pourquoi est-il agréable
d’entreprendre dans
Grand Poitiers ?
Pour nous, c'était une évidence de rester. Nous sommes tous les deux d'ici, nous
y travaillons. Mais surtout
nous avons trouvé toutes les
personnes ressources en
local. Notre développeur est
à Poitiers, la data se trouve
sur place et nous avons fait
imprimer les guides chez
Aubin Imprimeur à Ligugé.
Nous voulions fonctionner
avec l'économie locale. Grâce
au SPN (le réseau des professionnels du numérique) et
son accélérateur Start Innov',
nous avons pu définir le business modèle, nous structurer,
chercher des financeurs et
créer notre société.

2

018 sera une année
primordiale pour
nous », avertit
d’emblée Anthony Thibaut, co-créateur de Fantrippers, une start-up poitevine. « C’est encore trop tôt
pour parler de succès, mais
nos débuts sont encourageants. Nous avons de bons
retours de tout le monde, de
la part de nos lecteurs, mais
aussi de la communauté qui
se crée au fur et à mesure »,
confie Nicolas Albert, le
deuxième fondateur de
Fantrippers. Et le guide
New York des 1 000 lieux
cultes de films, séries TV,
musiques, bandes dessinées et romans s’est déjà
écoulé à plus d’un millier
d’exemplaires depuis octobre dernier.

Un point positif :
Nous avons tout à portée de
mains.

Des visites guidées
et une application

Un point négatif :

Aujourd’hui, les deux
créateurs de cette jeune
start-up aimeraient renou-

Nous ne manquons de rien !

veler leur offre. Pour le
moment via leur site internet, et avec l’aide d’une
agence de guides professionnels basée à NewYork, Fantrippers propose
trois types de visites en
français : fans de séries
américaines, à l’assaut des
super-héros ou encore
dans l’univers des Gossip
Girls. Ils veulent impulser
de nouveaux projets. « L’un
des plus important est de se
replonger sur le site web de
Fantrippers. » Les deux amis
souhaitent y ajouter de
nouvelles fonctionnalités
et développer une application pour mobile. « Nous
voulons proposer des outils
pour réaliser des circuits
découvertes. À New-York,
mais pas seulement. L’objectif
est de tendre vers un site
contributif. Chaque contribution donnera des points virtuels et des récompenses »,
explique Anthony Thibault.

Anthony Thibaut et Nicolas Albert ont créé Fantrippers. Ils
travaillent déjà sur leur prochain guide sur Paris.

Autre objectif pour Frantrippers, la traduction en
anglais du guide New-York
d’ici juin. « Ce sera à 95 % le
même contenu que la version
française, mais il y aura des
références qui parlent plus
aux Anglais ou aux Américains qu’aux Français »,
poursuit Nicolas Albert.

Un nouveau guide
sur Paris
Mais le set-jetting —
terme qui désigne une

nouvelle forme de tourisme qui prend comme
centre d’intérêt les lieux de
tournage de films, séries
TV ou autre — aux côtés
de Fantrippers ne va pas
s’arrêter à New-York. Les
deux créateurs préparent
un nouveau guide pour
septembre. « Nous avons
choisi Paris, la deuxième ville
après New-York, où il y a eu
le plus de tournages de films
dans le monde », explique en
chœur Anthony Thibault et

Nicolas Albert. En ce
moment, les deux amis en
sont encore à la sélection
des 1 000 lieux cultes sur
lesquels ils devront se
documenter pour trouver
des anecdotes croustillantes. Pour cette deuxième
publication les créateurs
de Fantrippers vont encore
faire appel à un financement participatif. « Nousdevrions le lancer d’ici mars. »
La communauté et les
contributeurs sont de plus
en plus nombreux. Ils sont
une quinzaine à intégrer le
projet Fantrippers. « Chacun amène ses compétences »,
selon Nicolas Albert. Tous
sont impatients de découvrir de nouveaux lieux
emblématiques. Une chose
est sûre, c’est que si le succès est là, Paris ne sera pas
la dernière destination où
nous feront voyager Nicolas Albert et Anthony Thibaut. ◆
J. P.

SANTÉ — CHASSENEUIL-DU-POITOU

Le dossier médical partagé,
une réalité avec Efficience
Le dossier médical partagé (DMP) est sans aucun doute un tournant dans la pratique de la médecine.
En Vienne, Icanopée est précurseur d’un logiciel «  DMP compatible  ».
Pourquoi est-il agréable
d’entreprendre dans
Grand Poitiers ?
La qualité de vie du territoire
est bien réelle et importante
pour un créateur d’entreprise,
porteur de projet. Nous
avons besoin de nous sentir
bien là où nous sommes et
surtout là où nous installons
une activité économique.

Un point positif :
J’ai choisi l'implantation sur Poitiers-Futuroscope pour la proximité avec Paris et Bordeaux
conjuguée à la disponibilité
foncière de la Technopole.

Un point négatif :
Essentiellement le manque
de motivation que l'on peut
constater chez les acteurs
locaux face à l'innovation. La
prise de risque ne semble pas
enthousiasmer les investisseurs régionaux.

A

vec son logiciel
Efficience, Icanopée croit au dos-

sier médical partagé (DMP)
depuis près de 10 ans.
Après des années de traversée du désert pour
convaincre les acteurs de
la santé, le fondateur d’Icanopée, Xavier Augay, semble regarder les prochains
mois avec plus d’optimisme. Il prévoit d’améliorer, développer et optimiser
sa solution, sans omettre le
marketing commercial qui
parait
aujourd’hui
indispensable. Trois profils
de techniciens informatiques seront par ailleurs
recrutés en 2018. Objectif :
1 M€ soit 60 % de croissance du chiffre d’affaires
par rapport à 2017, l’année
de l’élément déclencheur.
« Depuis le 1er janvier 2017, les
professionnels ont l’obligation
de s’équiper et d’utiliser des
solutions DMP compatible,
avec des incitations financières
à l’équipement. C’est la carotte
qui manquait pour convaincre
les médecins », confirme
Xavier Augay qui n’a pour-

Efficience s’adresse aux médecins généralistes ou spécialistes, mais
aussi aux infirmiers, kinésithérapeutes et pharmaciens.

tant pas manqué de
patience puisque son idée
a germé en 2008, un an
après les premières discussions autour de la loi Hôpital-patient-santé-territoire
qui réorganise le système
de santé avec notamment
la création des Agences
régionales de santé.

Mieux comprendre
le patient
Mais comme les cordonniers sont toujours les plus

mal chaussés, ce n’est
pour le moment pas dans
la Vienne que les professionnels adhèrent le plus
à la solution d’Icanopée. La
Franche Comté, l’Alsace ou
le Centre sont en première
ligne. Mais Xavier Augay
est un poitevin pur jus, né
à Lathus, et ne manque
pas l’occasion de vanter les
conditions de vie « idéales »
de sa région. Sans oublier
de toujours tenter de
convaincre des intérêts de

son logiciel Efficience.
« Le savoir médical est
aujourd’hui bilatéral. Avec
internet, les patients sont au
courant de leurs symptômes
ou maladie. Efficience apporte
des éléments de compréhension du patient. Les médecins
doivent le comprendre, mais
surtout l’accepter et donc s’en
saisir. » Le DMP serait alors
un lieu de globalisation des
informations des patients
dans un univers où le
patient n’hésite plus à
changer de médecin tout
en prenant son rendezvous en ligne. Xavier Augay
place en revanche le
médecin au cœur du processus. « Le lien patientmédecin unique va disparaître. C’est un modèle ancien.
Mais ceux qui vont comprendre que l’intelligence artificielle est une aide au diagnostic auront tout compris. Des
médecins un peu geek »,
affirme Xavier Augay.
Et le potentiel est grand
avec seulement 1 million

de DMP ouverts actuellement sur les 17 millions de
patients pris en charge
chaque année, notamment
à l’hôpital ou dans des parcours de maladie chronique. Efficience est
aujourd’hui utilisée par
1 300 professionnels en
direct et 18 000 à travers
des éditeurs de logiciels,
partenaires d’Icanopée.
Lauréat du concours
Innovation Numérique, Icanopée a donc obtenu le
soutien de bpifrance pour
une nouvelle solution informatique toujours dans le
même dessein : accompagner les médecins dans
leurs pratiques. Affaire à
suivre d’ici fin 2018. ◆
MARINE NAULEAU

FICHE D’IDENTITÉ
Dirigeant : Xavier Augay
Création : 2009
Siège : Chasseneuil-duPoitou
Effectif : 7 salariés

INFO-ÉCO 2 Grand Poitiers
I VI I Info-éco 2

Février 2018

ENVIRONNEMENT — DISSAY

FuturaMat, pionnière de la chimie verte
FuturaMat n'a jamais changé de crédo  : la protection de l'environnement est un facteur de compétitivité.
L’innovation est dans le végétal. Elle fournit ainsi des bioplastiques aux industriels.
Pourquoi est-il agréable
d’entreprendre dans
Grand Poitiers ?
Poitevine, je voulais créer sur
le territoire. Et il a tous les
atouts pour qu’une entreprise se développe avec
notamment des liaisons avec
Paris et Bordeaux (train ou
routes). Poitiers est une ville
facile à vivre, à taille huamine,
avec une proximité des
acteurs.

Un point positif :
Les circulations propices aux
échanges.

Un point négatif :
Il faudrait travailler sur une
image plus positive du territoire, faire ressortir ses points
forts.

A

Dissay, Sandra
Martin, gérante
de FuturaMat,
reçoit toujours avec le sourire et la chef d'entreprise
ne manque pas de passion
quand elle parle de son
activité.
Directrice adjointe de la
plate-forme de recherche

et de développement Valagro, elle profite de la politique d'essaimage pour
créer FuturaMat en 2005.
« Par transfert, je suis passée
de la recherche à la création
d'entreprise. Heureusement
que j'avais sous-estimé les
freins et les difficultés, car le
chemin est très long quand
votre société combine innovation de process et innovation
produit, s'amuse-t-elle. Ce
n'est qu'en étant sur le marché, que j'ai pu percevoir ce
que le marché voulait. C'est là
que ma formation en économie m'a servi, pour combiner
les critères et avancer. Je m'enrichis tous les jours de cette
expérience et je ne regrette
rien. »

Fournisseur
de bioplastiques
Elle a commencé son
activité à Vouneuil-sousBiard, puis déménage en
2015 à Dissay. Aujourd’hui,
l'entreprise compte cinq
personnes. « Cela fait 12 ans
que j'ai quitté Valagro, mais
je suis restée sur la même
ligne : l'environnement n'est
pas une contrainte, mais un

Sandra Martin exploite ainsi plusieurs brevets.

facteur de différenciation, de
performance. Mon crédo a
toujours été la protection de
l'environnement comme facteur de compétitivité. Et je n'ai
jamais dérogé à mon ambition de départ : trouver des
alternatives au pétrole et créer
en région. »
FuturaMat est fournisseur de bioplastiques. « Il
faut encore beaucoup de pédagogie sur ce sujet, mais c'est
un secteur qui bouge. » Le
principe de l'entreprise est
d'aider ses clients à passer
d'une matière non biodégradable et d'origine fossile
à une matière biosourcée
(d'origine végétale) et bio-

dégradable. Ainsi, entre ces
deux phases, la société travaille aussi sur des matières biosourcées, mais non
dégradables. « Le challenge
aujourd'hui avec nos produits
est de répondre vite et totalement au cahier des charges.
En étant une petite structure,
nous avons cet avantage de
travailler dans la transversalité et d'être très réactifs. » A
chaque produit, il faut
concevoir une nouvelle formule en fonction des exigences du client, des propriétés du produit … Cela
peut mettre entre 6 à
18 mois pour trouver la
bonne formulation et arri-

En granulés, le bioplastique est ensuite transformé en pot horticole,
en attaches ...

ver au produit fini.

Arriver à l’équillibre
Aujourd'hui, la matière
première que FuturaMat
fournit à ses clients sert à
produire des cales de
transport pour des huisseries, des étagères, des fixations de paillage pour des
géotextiles, des pots horticoles compostables, des
plateaux-repas ou encore
des capsules café. « Ce dernier marché est la raison qui
nous a poussé à déménager,
explique Sandra Martin.
C'est une très belle référence
qui nous a propulsés sur le
devant de la scène. Aujourd'-

hui, nous travaillons à diversifier nos clients, à capitaliser
sur cette image et obtenir de
nouveaux marchés. » Associée à des coopératives
agricoles, Sandra Martin
creuse des pistes sur le
marché de l'agriculture.
« Aujourd'hui, il nous faut
investir dans une force commerciale, l'objectif est d'atteindre l'équilibre en 2019. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

FICHE D’IDENTITÉ
Dirigeant : Sandra Martin
Création : 2005
Siège : Dissay
Effectif : 5 salariés

INDUSTRIE — SAINT-BENOÎT

Le slogan de Secatol : qualité et innovation
L’entreprise familiale, spécialiste du matériel pour chantiers, mise sur l'innovation pour satisfaire ses clients.
Qualité et made in France sont les deux atouts sur lesquels elle a su capitaliser durant 70 ans.
Pourquoi il est agréable
d’entreprendre dans
Grand Poitiers ?
Nous avons toutes les infrastructures (la proximité de l’autoroute, la LGV ...) qui nous
permettent de nous rendre
facilement chez nos clients en
France, mais aussi à l'étranger.
Notre implantation à SaintBenoît est également un atout
pour les recrutements de nouveaux salariés car ils peuvent
bénéficier des avantages liés à
Grand Poitiers (logement,
réseau de bus ...).

Un point positif :
Etre au carrefour d’axes de
communication.

Un point négatif :
C’est plus d’ordre général : la
surabondance des normes.

D

epuis 70 ans,
Secatol est le spécialiste du matériel de manutention pour
les chantiers : bennes à

béton, transports de matériaux, lèves-palettes …
Pour célébrer ses 70 ans, la
société en a profité pour
modifier son logo, le rendre
plus dynamique. Un subtil
changement pour cette
entreprise discrète, mais
qui a toujours misé sur la
qualité et l'innovation.
« Notre bureau d'études est
notre force, relève Guillaume
Gilles, un des trois frères à
la tête de la société. Dès la
conception de nos produits,
nous intégrons les problématiques de sécurité, d'ergonomie, de productivité. Notre dernière benne, entièrement
électrique en est un exemple.
C'est moins de pénibilité pour
sa manutention et plus de
sécurité pour l'ouvrier. » L'entreprise dépose plusieurs
brevets par an. « Cela nous
permet de défendre notre
investissement, notre expérience face à la concurrence
internationale. »
Secatol apporte de « nou-

parties pour le chantier de
Grand Paris Express. « Nous
constatons une activité plus
dynamique que les dernières
années, avec notamment le
retour de très gros chantiers. »

Made in France,
made in Vienne

A la reprise en 2010, les frères Gilles se partagent les responsabilités
avec Pierre-André au poste de directeur général, Bertrand en tant
que directeur industriel et Guillaume pour directeur commercial.

velles solutions » chaque
année aux petits artisans
locaux comme aux grands
groupes de construction
français et mondiaux.
« Nous avons une belle image
à l'international et les chefs de
chantiers français qui se rendent partout dans le monde
sont aussi nos premiers
ambassadeurs. Notre gamme
liée à l'environnement, avec
par exemple une solution pour
le retraitement des eaux de
lavage, plaît bien. »
A côté de la gamme stan-

dard, de grands modèles
ont été développés pour la
construction de tunnels,
barrages, autoroutes …
Secatol a ainsi décroché un
marché en Argentine pour
la construction de barrages
hydro-électriques. Présent
dans plus de 50 pays, l'export représente d'ailleurs
une part significative du
chiffre d'affaires. Chaque
année, l'entreprise vend
dans de nouveaux pays :
Israël, la Nouvelle-Zélande.
Plusieurs pièces sont aussi

La réactivité et la fiabilité
de Secatol, lui ont permis de
durer. « La qualité et le service
ont fait notre renom. Nous
récoltons le fait de n'avoir
jamais dévié de cette qualité et
de fabriquer en France. »
Conception, découpe, soudure, peinture, vérification,
expédition : tout est fait sur
place. « Nos gammes sont
labellisées Origine France
Garantie, note Pierre-André
Gilles. C'est un argument
auprès de plusieurs de nos
clients. Le label les rassure. Cela
nous permet d’insister et d'avoir une certification extérieure
qui rappelle que oui nous produisons bien en France, à
Saint-Benoît. » Une image

que les trois frères cultivent
et protègent. L'entreprise a
été fondée par leur grandpère, Auguste Gilles, en 1947
avec un produit phare : la
benne à béton.
Les effectifs restent stables avec 60 salariés. Suite
aux nombreux départs en
retraite, il y a eu un rajeunissement. « Nous avons toujours du mal à recruter. C'est
un souci commun à toute l'industrie, nous avons du mal à
être attractif, pourtant nous
recherchons tous les profils de
postes, du soudeur à l'ingénieur. » Les investissements
ont été nombreux dans les
ateliers et le seront dans les
années à venir. De nouvelles machines (découpe
laser, scie automatique ...)
plus performantes et moins
énergivores ont été mises
en place. Des investissements nécessaires pour
faire évoluer l'entreprise et
rester compétitif. ◆
M. W.

INFO-ÉCO 2 Grand Poitiers
I VII I Info-éco 2

Publi-reportage

Février 2018

COSMÉTIQUES — DISSAY

Camille Gabylore, la beauté au naturel
Lauréate du concours Créa’vienne en 2017, Camille Gabylore, la marque de cosmétiques
made in Grand Poitiers, continue de sortir de nouveaux produits.
Pourquoi est-il agréable
d’entreprendre dans
Grand Poitiers ?
J'ai adoré travailler avec Grand
Poitiers qui a su me conseiller,
et me mettre en relation avec
les bonnes personnes après
le concours Créa’Vienne. Le
réseau et la disponibilité des
interlocuteurs est très appréciable.

Un point positif :
L’accompagnement.

Un point négatif :
C’est plusd’un point de vue
personnel. Je manque de
temps pour me consacrer à
l’aspect associatif, à Entreprendre en Vienne.

C

reatissimo Cosmetics va avoir
20 ans cette année
avec à sa tête Maryline
Gendre. C'est sa mère qui
a créé l'entreprise en 1998
quand elle rentre du
Maroc. « Les femmes marocaines ont la réputation de
prendre soin d'elles au naturel,
baignées par des traditions
méridionales et orientales.

Elles puisent dans la richesse
de la nature pour prendre soin
de leur peau. C'est cela que
ma mère a voulu transmettre
à ses clientes », explique la
dirigeante. La société propose des crèmes de soin
pour le visage en vente
directe. Une conseillère se
rend chez la personne et
propose en même temps
des soins. « J'ai rejoint la
société en 2001 comme directrice administrative et financière. J'avais fait mes armes
dans des grands groupes, à
Paris. J'avais cette passion
commune des cosmétiques
avec ma mère. » Elle travaille
à ses côtés tout en vivant à
Paris. En 2014, sa mère
décède. « Je n'avais pas vraiment envisagé de reprendre la
société, mais nous avions
signé des papiers au cas où …
Je me suis posée la question si
je voulais m'engager. Nous
n'avions pas les mêmes fonctions, il fallait que je déménage. J'étais sa fille unique et
j'avais vu ma mère évoluer
dans ce milieu avec ses avantages et ses inconvénients. »
Elle s'installe à Dissay et
reprend les rênes de l'en-

Maryline Gendre est entourée d’une équipe de cinq personnes et de
27 conseillères. Elle recrute, en ce moment, sur Limoges et la Vienne.

treprise. « Je devais rassurer
l'équipe et redonner confiance
aux gens. » Elle décide alors
de relancer un projet de
création de marque de cosmétiques. « Il fallait redresser
notre situation financière, renforcer notre identité et donner
un nouveau souffle à l'ensemble. » Elle fait appel au laboratoire chez qui la société
s'approvisionne, réunit des
graphistes, des collaboratrices … « Même si c'est moi
qui tranche, la conception se
fait ensemble. Je suis fière qu'il
y ai cet esprit de solidarité et
d’entraide au sein de l'entreprise. Ma ligne est de manager

en mutualisant les connaissances et non d'être sur la
compétition. Ce n'est pas facile
tous les jours et ce n'est pas ce
que j'avais envisagé, mais il
faut savoir s'adapter à la vie
et s'engager. Neuf mois après
le décès de ma mère, nous lancions, en janvier 2015, la
marque Camille Gabylore. Les
produits, le graphisme, l'histoire que nous avons développée ont reçu un très bon
accueil. »

Des conseillères
aux petits soins
Dans la continuité de
l'esprit développé par sa

Maryline Gendre a reçu le prix de la reprise d'entreprise au concours
Créa'Vienne en 2017.

mère, la gamme est composée de 17 soins « naturels »,
sans paraben, avec peu ou
pas de parfums de synthèse, concentrés en actifs.
Six sont écocertifiés. Trois
nouveautés devraient sortir
en 2018. Et pour vendre et
transmette la qualité de ces
produits, 27 conseillères en
beauté exercent dans le
grand Ouest, de Paris à Bordeaux. « Notre plue-value est
dans le conseil, le service
auprès de nos clientes. Lors
d'un rendez-vous individuel, la
conseillère prend le temps de
faire un bilan complet. Elle met
en place un soin adapté à

chaque personne, en fonction
de l'âge et des ses habitudes,
car chaque peau est unique.
Nous avons un taux de fidélisation de 70 %. Nous fonctionnons par le bouche-à-oreille, le
réseau se tisse petit à petit par
recommandations. Depuis
deux ans, nous connaissons
une croissance à deux chiffres.
C'est une belle aventure. » ◆
M. W.

FICHE D’IDENTITÉ
Dirigeant : Maryline Gendre
Création : 1998
Siège : Dissay
Effectif : 5 salariés et
27 conseillères

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