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La Lettre de mars 2018 - n° 94

La soie du souvenir

Ardeur sans sucre

Saupoudrer de givre
L’ardeur de vivre
Un matin, tu t’es enfuie, ma chère passagère
Le soleil des corps
Souvent revenue en rêves ma jolie messagère
Est trop fort
Tu dis : « ne va pas plus loin, ne me suis pas, là où je vais,
Parfumer d’éternité
Ne me retiens pas, il me faut partir. Là où je vais
L’ardeur d’aimer
C’est dit-on un pays lumineux aux frontières infinies
Le temps des cœurs
Personne jamais n’en revient, on y est ébloui.
Fait si peur
Enrichir de pensées
Parfois, je laisse à leur guise, libres et éparpillées
L’ardeur d’exister
S’envoler jusqu’à toi, bien plus que mes pensées
Le fruit des mots
Au-delà des nuages, dans les îlots du ciel
Est si beau
Vers ces contrées lointaines, ce monde intemporel,
Couvrir de fièvre
Je transporte mon âme qui veut te retrouver
L’ardeur des rêves
Mais dans combien de vies pour cette éternité !
La nuit des vœux
N’est plus un jeu
Des franges de brume s’accrochent aux sapins,
Suzanne Granget
La lumière se fait douce, c’est le matin.
Une brise caressante apporte de l’horizon
Janvier
À mon cœur aux aguets cette même chanson
Il est arrivé,
Qui me parle de toi, mais toujours au passé.
Pas seul,
Je revois ton sourire et ton regard doré.
Accompagné,
C’est pas qu’on le veuille,
Cela lui arrive,
Sa lumière me réchauffe et elle berce mon âme.
D’avoir une invitée,
Un souffle doux… c’est bien toi qui sèches les larmes.
Madame la pluie.
Je ne sais plus très bien qui est source de vie,
Janvier
De la mère ou la fille, l’amour est infini.
Venu balayer,
Un reflet, un parfum, l’impalpable parfois
Devinez ?
Le soleil.
Devient tendre caresse, tout est signe de toi.
Il ne nous laisse pas rêver,
Aux merveilles,
Des franges de brume s’accrochent aux sapins
des beaux jours,
La lumière se fait douce, c’est le matin.
Où nous serons sous les palmiers,
Je garde de toi, cet ultime présent caché dans un écrin
Ce n’est pas notre tour.
Offert en rêve, à la porte du ciel, tout au bout du chemin, Janvier
Va-t’en,
Un bouquet de fleurs de corail, jade, émeraude et saphir,
Laisse la place,
Car désormais, je brode au fil des jours la soie du souvenir. À Février,
Sans regret.

Jeanne Ronceray

Perlette

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