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31e année

n°2 - Mars 2018
GRATUIT

www.info-eco.fr
INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

DOSSIER

Portraits de femmes
de pouvoir
ENTREPRENEURIAT AU FÉMININ

Rencontre avec des femmes
chefs d’entreprise atypiques

◆ Elles travaillent là où on ne les attendait pas vraiment. L’une est dans le bâtiment, l’autre dans le médical, une autre module ses horaires pour
répondre à la demande et certaines ont choisi de s’installer en zone rurale pour développer le commerce de proximité et créer de
l’animation sur leur commune. Leur point en commun : la persévérance. PAGES 3 À 5

Partage[z] p
pour gagner
La rencontre des entreprises au se
ervice de l’innovation et de l’économie

MARDI
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ARDI 27 MARS 2018

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Vie des Territoires
I 2 I Info-éco Mars 2018
ENTREPRENEURIAT AU FÉMININ — NOUVELLE-AQUITAINE

Affirmez vous !
« Ah que mars est un joli mois ! C'est le mois des
surprises » nous rappelle chaque année le poème
d'Alfred de Musset. Depuis 8 ans, votre rédaction a
choisi ce mois attaché à la Journée internationale
des droits des femmes le 8 mars pour mettre en
lumière les femmes qui agissent pour leur territoire.
Notre dossier est consacré aux femmes de pouvoir
en politique, comme en économie, elles gagnent
du terrain et en confiance. Elles assument leur
fonction et travaillent avec conviction. Une partie
d'entre elles travaillaient déjà dans l'ombre, mais
grâce à la parité dans les collectivités, elles ont
trouvé un nouveau moyen de s'affirmer. A l'échelle
nationale, régionale, départementale ou
communale, découvrez des parcours de femmes
battantes et courageuses prêtes à relever de
nombreux défis et principalement celui de la
parité.
En économie, elles gagnent aussi du terrain, les
femmes chefs d'entreprise sont plus nombreuses,
elles s'attaquent à des secteurs là où on ne les
attendait pas, comme le bâtiment, le médical ou
alors elles répondent à des demandes spécifiques
pour s'installer sur un marché de niche comme des
soins esthétiques jusqu'à 23h. Ambitieuses,
joueuses, certaines femmes osent s'affirmer,
d'autres avancent doucement, mais sûrement, mais
l'essentiel est de faire ce que l'on aime.
Je partage ci-dessous avec vous les dix
commandements d'Elisabeth Morin-Chartier, notre
députée européenne et féministe engagée. Et
après la lecture de ce journal 100 % femme, vous
n'aurez plus aucune raison de douter. Mesdames,
oui vous le pouvez ! Messieurs, nous vous
remercions de nous accompagner ! C'est tous
ensemble que nous gagnerons le combat de la
parité.
Lydia De Abreu,
rédactrice en chef adjointe
Les 10 commandements
d'Elisabeth Morin-Chartier
1/ Ayez confiance en vous ! Vous êtes
compétentes
2/ Ayez de l’ambition
3/ Mettez en avant vos aptitudes à faire des
choses nouvelles
4/ Libérez vos capacités créatrices, vous êtes
source d’innovation
5/ Passez-vous des permissions à demander
6/ Soyez maître de l’organisation de votre travail,
7/ Soyez fière de votre travail
8/ Faites rayonner votre confiance sur votre famille
et les autres
9/ Faites organiser votre famille
10/ Entraidez-vous

Les Premières : un incubateur
pour porter les entrepreneures
Les Premières Nouvelle-Aquitaine est le premier incubateur dédié aux
entrepreneures et aux équipes mixtes innovantes sur l’ensemble de la
région. Découverte du processus qu’elles mettent en avant pour
favoriser l’entrepreneuriat chez les femmes.

S

eulement 15% des
femmes sont à la
tête des entreprises. Ces chiffres remontent à 2015 : « Si aujourd’hui
il y a moins de femmes parmi
les chefs d’entreprise c’est
parce que les femmes ont un
certain nombre de freins :
manque de confiance en soi,
impression de ne pas être légitime, syndrome de l’imposteur. Elles sont aussi plus perfectionnistes et ont plus de
mal à déléguer que les hommes », explique Christine
Panteix. Cette dernière est
directrice des Premières
Nouvelle-Aquitaine, un
incubateur dédié aux
entrepreneures et équipes
mixtes qui ont des idées
innovantes.
Christine Panteix est
directrice depuis l’ouverture du réseau en 2011 à
Bordeaux. L’association est
composée d’une équipe de
quatre salariées, de cinq
consultantes et d’un
consultant qui intervient
dans le domaine du numérique. Leurs missions sont
claires. « Nous sommes là
pour accompagner des femmes ou des équipes mixtes
avec à leur tête une femme
qui ont des projets innovants
et potentiellement créateurs
d’emploi. » Tous les ans, les
premières soutiennent
entre 20 et 25 nouvelles
porteuses de projets.

Un accompagnement
sur-mesure

INFO-ÉCO
Siège social : Public Media
7 impasse du Moulin, 86700 Payré
Informations économiques et échos du Poitou-Charentes
Fondateur : Michel Geniteau
Directeur de publication / Rédacteur en chef : Roger Anglument
Rédactrice en chef adjointe / Responsable de la rédaction :
Lydia De Abreu
Rédaction : Mathilde Wojylac
Contact :
Adresse : 48 rue Jean-Jaurès, 86 000 Poitiers
Tél. : 05 49 42 74 30
Mail : info@publicmedia.fr
Site : www.info-eco.fr
Facebook : Info-eco.fr et Twitter @infoecofr
Publicité : ComWest 2 : 06 81 14 22 06
Abonnement : 99 euros pour un an
Tél. : 05 45 31 06 05
Imprimerie : L'Éveil - 43 000 Le Puy-en-Velay

Leur accompagnement
se traduit ainsi. Les futures
entrepreneures leur proposent des projets innovants.
« Premières » les sélectionnent lors de sessions de
formation de trois jours où
sont testées et validées les
idées. « L’entrepreneure doit
pouvoir vivre de son projet »,
confie Christine Pantiex.
Celles qui ont séduit passent ensuite en phase de
montage et intègre l’incubateur : auprès de consultants les entrepreneures
structurent leur projet.
Elles réfléchissent au
modèle économique et travaillent sur la posture
entrepreneuriale. « À ce
moment-là, on fait rencontrer

Au premier plan, à gauche, Christine Panteix, directrice de l’incubateur les Premières, puis Isabelle Duarte,
assistante de direction et à droite, Amandine Blanc, responsable communication et webmarketing.

des professionnels. On les met
en action le plus rapidement
possible », précise la directrice des Premières Nouvelle-Aquitaine. Il y a également des rendez-vous
individuels pour conseiller,
aiguiller ces créatrices
d’entreprises. Au total, ces
femmes ou équipes mixtes
vont participer à une
dizaine d’ateliers. ces cheffes innovantes vont rester
durant une période qui s’étale de six mois à un an au
sein de cet incubateur.
« Tout dépend de la maturité
du projet. » À la fin de cette
phase-là, les entrepreneures lancent leur start-up et
pour ça elles passent
devant un comité de validation. « Nous validons le fait
que les porteuses de projet
sont à même de porter leur
projet créateur d’emplois. »
Un mentorat est en plus
mis en place avec des
chefs d’entreprises pour
poursuivre l’accompagnement jusqu’au bout.

Structurer ses idées
Claudia Calcina, fondatrice de la marque Klaoos,
qui propose des parasols
de plage ou maison, des
ombrelles de poussettes,
(tous éco-responsables), a
bénéficié de l’accompagnement de l’incubateur
des premières NouvelleAquitaine. Cette Italienne
a fait appel à ce dispositif
après avoir réfléchi à son

projet. « J’étais isolée, je me
suis donc rapprochée de l’incubateur. J’y suis allée une fois
par semaine et j’ai senti que
le réseau m’apportait énormément de choses. J’ai pu tout de
suite assister aux ateliers proposés sur des sujets variés
(commercial, communication,
organisation). Toutes ces choses m’ont aidé à structurer
ma création d’entreprise Je
dois à Premières un développement rapide », conclutelle. Son idée a germé en
octobre 2016. Elle a effectué sa première commercialisation à l’été 2017.

Sensibiliser en région

mais multiplient désormais
leurs actions sur l’ensemble
de la région. « Nous voulons
sensibiliser les femmes futures
entrepreneures lors de conférences. on organise des sessions
de formation de trois jours où
on va valider leur tempérament
d’entrepreneure. » Des sessions proposées déjà à
Angoulême, Périgueux et
bientôt Poitiers (voir encadré). Depuis six ans, l’incubateur les premières a permis la création de
69 entreprises. Il y a eu plus
de 974 contacts de porteuses de projet pour
115 entrepreneures accompagnées. ◆

Les premières nouvelleAquitaine ont commencé
sur la métropole bordelaise,

Plus d’informations sur le site :
lespremieresna.com.

JULIEN PRIVAT

Les Inventives
Du 26 au 28 mars, seront organisées « les Inventives » au Centre d’entreprises et d’innovation (CEI), sur la Technopole du
Futuroscope. Cette session d’émergence de trois jours est
dédiée aux femmes (et aux équipes mixtes) porteuses d’un
projet innovant. Organisés en collaboration par Transtech
(association d’accompagnement de porteurs de projet) et
par les Premières Nouvelle-Aquitaine (incubateur dédié aux
femmes), des conférences, ateliers et rencontres entrepreneuriales seront proposés.
Le programmes des Inventives : 
- Ateliers autour du développement d’invention : comment
protéger son idée ? Comment évaluer mon marché ? Comment réaliser un prototype et construire un business Model ?
- Rencontres avec des femmes inventrices qui feront part de
leur expérience et de leur parcours.
- Discours  des participantes en fin de formation devant les
organismes locaux.
Vous pouvez candidater par mail à
hello@lespremieresna.com avant le 15 mars. 

Vie des Entreprises
I 3 I Info-éco Mars 2018
BÂTIMENT — LA ROCHELLE / 17

Janet Guinandeau, la papesse
de la rénovation de standing
Tout sourire, comme toujours, la dirigeante d’Espace Investissement a reçu le 8 février dernier le trophée
Emergence de l'entreprise de l'année de la Chambre de commerce et d’industrie de La Rochelle.

J

anet Guinaudeau a
créé Espace Investissement en 2000
pour mener des opérations de rénovation de
bâtiments historiques. Les
hôtels particuliers de la
Villemarais et Babut à
La Rochelle ou l'ancien
couvent des Carmels à
Niort ont été transformés
en habitations de standing
par ses soins, pour son
plus grand plaisir. « On tire
l'individu vers le haut quand
on lui permet d'accéder à un
beau logement », estime-telle.

Les contraintes ?
« Hyper marrant »
C'est devenu sa passion.
« J'aime qu'un bâtiment
classé aux Monuments historiques change de destination,
qu'un ancien centre des
impôts, une clinique ou l'ex

Janet Guinaudeau sur la scène de l'Espace Encan, le 8 février dernier,
à l'occasion des trophées Emergence de la CCI de La Rochelle.

école normale de La Rochelle
deviennent des lieux de vie.
Mais je suis très exigeante.
J'ai la notion de l'excellence,
du beau et du qualitatif. J'ai
des valeurs aussi. » A ce
titre, les entreprises qui
ont recours aux ouvriers
détachés c'est non, celles
qui emploient des compa-

gnons du devoir, c'est oui.
Histoire « de participer au
maintien du savoir-faire en
France ». Pourtant les
contraintes sont nombreuses. Mais pour la quinquagénaire, « mon cadre, ce sont
les contraintes. Elles rendent
créatif. Atteindre son objectif
avec des moyens limités, je

trouve ça hyper marrant. »
Que de chemin parcouru pour l'ancienne
coiffeuse des Herbiers
(Vendée), mère de deux
enfants. « J'adorais la coiffure mais je m'ennuyais intellectuellement. J'avais la sensation physique que mon
cerveau s'atrophiait. » Alors
tout en continuant, elle
intègre un réseau de vente
à domicile de produits
ménagers. Elle y rencontre
des gens qui louent sa
faculté relationnelle et la
pousse vers l'immobilier,
à l'époque des lois Méhaignerie (1986) sur la défiscalisation. Recruté deux
fois pour cela, avec son
mari banquier, par des
entreprises qui périclitent,
le couple crée Espace
Finance en 1992, dédié à la
gestion de patrimoine.
Leur première opération

immobilière se déroule
aux Sables-d'Olonnes, puis
en 1997, ils achètent un
premier hôtel particulier à
Montpellier. Trois ans
après, Janet crée Espace
Investissement pour
conduire les rénovations.

Objectifs élevés
Mais en 2005, divorce.
Janet continue seule, avec
succès.
L'entreprise
rayonne de Bordeaux à
Nantes. En 2008, elle se
fixe deux ambitions : dans
5 ans être la référence
régionale de la réhabilitation de l'ancien et être
numéro 1 en France en
terme de qualité de réhabilitation. « Les deux ont été
réalisées, assure-t-elle. C'est
mesurable. Les bâtisseurs
nationaux comme Bouygues
ou Eiffage collaborent avec
nous et Espace investisse-

ment est la seule société citée
dans les magazines de décoration. »
Désormais, l'objectif est
d'être « le référentiel de tout
le grand ouest, de Bayonne à
Rennes et Tours d'ici 5 ans. »
Et même à Paris, où elle
vient de racheter l'ancien
hôtel particulier qui servait de studio d'enregistrement à Loulou Gasté, le
mari de Line Renaud.
Aujourd'hui, Janet Guinaudeau le concède : « Il
m'a fallu un certain stade de
réussite pour assumer mon
parcours. J'ai fait HEC, plaisante-t-elle, Haute école de
coiffure ! » Elle a conservé
la même exigence. Quand
elle exerçait, il ne fallait
pas qu'un cheveu dépasse.
C'est toujours pareil
aujourd'hui. ◆
OLIVIER GUÉRIN

SERVICES — AYTRÉ / 17

La liberté gagnée
de Catherine Pamart
Cette quinquagénaire a repris EMO International, PME spécialisée dans l'appareillage médical en 2015.
Un changement professionnel radical pour cette ancienne cadre de La Poste.

L

a regarder venir à vous
traduit son caractère. Sa
haute taille et son regard
clair donnent l'impression d'une
femme forte, assurée. On la
devine calme et déterminée. Son
pas affirmé renforce cette
image. C'est bien cela. Catherine
Pamart a les épaules solides et
prend « tout comme un sport »
dans sa nouvelle vie de présidente d'EMO International. Cette
PME de 6 salariés est spécialisée
dans la vente, l'installation et la
maintenance d'appareils de diagnostic médical externe non
invasif. Les médecins spécialistes qui forment sa clientèle sont
cardiologues, allergologues, mais
surtout pneumologues, l'entreprise basée à Aytré étant en
pointe sur l'équipement pour les
tests pulmonaires ou d'effort.

Goût pour la technique
« J'ai toujours eu de l'appétence
pour la technique, la production et

Catherine Pamart le confesse : « Je ne travaille pas beaucoup en vacances. En
même temps, je ne prends pas beaucoup de vacances ... »

la construction », raconte cette
quinquagénaire aux cheveux
courts, conviviale. Elle a cédé à
ce penchant en consacrant
25 ans de carrière à l'industrie
postale. Après une licence en
économie et Sciences Po à
Nancy, l'Alsacienne est entrée à
La Poste. Responsable de produc-

tion au centre de tri de Paris,
direcrtrice des ressources
humaines à Nantes, directrice
financière à Bordeaux, elle multiplie les mutations jusqu'à devenir directrice de la plateforme de
tri de La Rochelle en 2010.
Et puis, « j'ai fait ma crise de la
cinquantaine », plaisante-t-elle.

Malgré un statut de fonctionnaire cadre supérieur, elle cherche une autre voie, dans le privé.
Il en faut du courage pour lâcher
cette situation et aller se mettre
en danger en reprenant une
PME. « Il ne m'aurait pas fallu moins
de courage pour rester à un poste
qui ne me stimulait plus, expliquet-elle. J'avais moins de motivation
et puis je voulais gagner en liberté
d'action, en liberté tout court. J'avais
envie de racheter une entreprise de
service, avec de la technologie. J'ai
éliminé les secteurs du transport et
du bâtiment, qui demandent une
importante mise de fonds et qui
étaient frappés par la crise. »

« Ça m'a motivé »
A Aytré, le dirigeant d'EMO
International vient de décéder,
la structure est en difficulté.
Catherine Pamart la reprend et
conserve le personnel, qu'elle
qualifie de « vraie valeur de la
société ». Les débuts sont compli-

qués, mais la nouvelle patronne
a l'expérience du pilotage. Et surtout « je n'ai pas eu peur. Ça m'a
motivé. »
Objectif : gagner 10 points de
chiffre d'affaires par an pendant
3 ans. Depuis 2 ans, la TPE est
dans les clous. Ensuite, trouver
un(e) technicien(ne) de maintenance d'appareil médical. C'est
en cours. Enfin, préparer sa succession, sa fille unique ayant
d'autres projets, tout en rêvant
de produire sur place au lieu de
tout importer ou presque, cette
industrie ayant quasiment
disparu en France.
Mais la dame a encore un
autre but, dans une autre fonction. Elle veut « amener de l'équité,
au moment de la conciliation notamment » dans son rôle de
conseillère prud’homale au tribunal de La Rochelle, comme elle
le faisait déjà à Nantes. ◆
O. G.

Vie des Entreprises
I 4 I Info-éco Mars 2018
LIBRAIRIE — VIVONNE / 86

Vivonne accueille les Jolis Mots
de Séverine Bordeaux
Ouvrir une librairie était son rêve, Séverine Bordeaux a tout mis en œuvre pour réussir. La voilà maintenant
à la tête d'une librairie dans le sud Vienne.

C

ela fait tout juste
trois mois que
Séverine Bordeaux a ouvert sa librairie
indépendante à Vivonne.
Cette maman de deux jeunes enfants s'est lancée
dans l'aventure sans vraiment savoir ce qui l'attendait. Après avoir été éducatrice spécialisée dans la
protection de l'enfance
pendant 10 ans, elle a
décidé de tout plaquer
pour réaliser un rêve, celui
de devenir libraire. L'idée
lui trottait dans la tête
depuis un petit moment. Il
faut dire qu'avec un oncle
et un cousin libraire, en
plus d'un frère dans l'édition, elle était bien entourée. Mais avant de pouvoir
réaliser son rêve, il a fallu
monter le projet. Elle suit
une formation à Montreuil
et réalise une étude de
marché. Elle effectue également deux stages (à la
Bruyère Vagabonde à Poitiers et au Matoulu à Melle)

Séverine Bordeaux sélectionne chaque semaine ses coups de cœur.

L’espace est agréable, lumineux et coloré.

pour se professionnaliser.

accueil des habitants de
Vivonne, mais aussi des communes alentour allant même
jusqu’à Poitiers. C'est un métier
qui reste difficile, il faut être
hyper mobile intellectuellement. J'ai dû apprendre la
comptabilité, la gestion, l'informatique …, mais il faut aussi
se faire confiance et avoir un
minimum d'humilité », confiet-elle.

S'installer à Vivonne
Le choix de s'implanter à
Vivonne n'est pas un
hasard. « J'habite ici depuis
huit ans, mes enfants sont scolarisés dans cette ville. J'ai
choisi de vivre à la campagne,
mais cela ne devait pas se faire
au détriment de l'ouverture
d'esprit, de la culture. C'est
aussi ça que je veux apporter
en étant la seule libraire indépendante du Sud Vienne. » Et
Vivonne n'est pas dénuée

d'atouts : un collège, des
infrastructures et le marché
qui apportent son lot de
clients potentiels. Le projet
était en place, il a fallu
convaincre les banquiers : «
Je pensais que cela allait être
dur. Au final, ils m'ont tout de
suite suivie surtout grâce au
fait que je vends, à côté, des livres d'occasion sur internet. Cela
m'assure la trésorerie nécessaire. » C'est après 13 mois
et un local « tombé du ciel »,
que « Les Jolis mots » ont pu
ouvrir : « J'ai eu un super

S'imposer en tant que
femme
Ainsi dans sa boutique

elle propose des livres jeunesse, des loisirs créatifs
pour enfants, des BD pour
adolescents et adultes,
mais aussi des romans
pour les plus grands. Séverine Bordeaux les a tous lu,
elle peut ainsi prodiguer
les meilleurs conseils. « J'étoffe mon offre petit à petit. »
La Vivonnoise se diversifie
peu à peu, avec notamment des animations : la
Nuit de la lecture, les 48h
de la BD, des Racontes
Tapis pour les touts-petits,

des
ateliers
d'artthérapie ... Elle accueille
par exemple bientôt une
jeune poitevine, Elsa Boumedine, qui a écrit son
premier roman à 14 ans,
pour une séance d'échanges et de dédicaces. « Il faut
aussi mettre en avant les
talents locaux. »
Malgré ce métier-passion, la vente reste difficile.
« Le plus dur, c'est la réalité
économique et les aspects
financiers du projet. Je l'ai
monté seule. Il faut faire
confiance et faire sa place en
tant que femme. » Une légitimité qui n'est pas toujours simple. « Nous les femmes, nous n'avons pas de
costume auquel nous identifier. Si nous sommes trop
habillée cela fait soirée, mais
trop décontractée, nous ne
sommes pas prises au
sérieux. Une femme doit faire
davantage attention à l'image
qu'elle renvoie qu'un homme,
être plus subtile. » ◆
CHLOÉ CROCHU

COMMERCE – MIGNÉ-AUXANCES / 86

Carine Souriau, épicière d’objets artistiques
A 46 ans, Carine Souriau est à la tête de l’articerie, une épicerie d’objets artistiques et artisanaux et autres
jolis articles, située au 45, rue de Saumur à Migné-Auxances, route de Saumur, rencontre avec cette épicière.

S

ituée dans le bourg de
Migné-Auxances, on
remarque facilement la
devanture de l’articerie. Pour
Carine Souriau, la gérante de
cette épicerie proposant des
objets artistiques et artisanaux,
la seule solution, pour ne pas se
ruiner dans un bail commercial,
était de trouver une bâtisse aménageable en commerce et où elle
pouvait vivre avec son mari et
ses deux enfants.
Au rez-de-chaussée de cette
ancienne ferme, Carine a pu
installer l’épicerie ouverte du
mardi au samedi. Les objets sont
exposés sur des meubles anciens
souvent repris en home staging.
Il y a même un salon de thé. Au
mur, des oeuvres de créateurs. Sa
boutique est remplie d’objets. « Je
la définirais comme une épicerie
d’objets. » À la fois des objets artisanaux, artistiques, des pièces
uniques réalisées par des créateurs et des articles coup de
coeur qu’elle prend auprès de
fournisseur. « J’ai voulu vraiment

Carine Souriau au milieu de ces objets originaux et uniques, dont sa balance d’époque.

développer l’idée d’une épicerie d’objets autour de quatre univers : un
décalé, un coloré, un rétro-vintage,
un poétique. »
Ce projet d’épicerie originale
trottait dans la tête de Carine
depuis une quinzaine d’années
au moins. « J’ai toujours aimé les
boutiques de créateurs, de pièces
uniques. Je voulais ouvrir la
mienne. » Peut-être une envie qui
lui vient de ses grands-parents
qui tenaient une épicerie dans

un village de Vendée. D’ailleurs,
l’emblème de sa boutique, c’est
leur balance d’époque. Elle y est
exposée.

Des objets uniques et
originaux
Hormis la gérance de son articerie, Carine Souriau a conservé
à mi-temps son travail de
psychomotricienne à l’hôpital
Henri Laborit de Poitiers pour
garder une certaine sécurité

financière. « Je n’imaginais pas que
le travail souterrain prendrait tant
de place. Je n’ai plus le temps de créer
concrètement mes propres objets
mais en ayant sa boutique on est
amenés à créer des événements, des
aménagements … » Des événements, elle en organise fréquemment le week-end sous forme
d’ateliers payants (pour payer les
matières premières et les cassescroûtes) où six personnes peuvent apprendre à réaliser des
objets. « On passe souvent de bons
moments. Les ateliers sont de vrais
échanges. Ils durent une ou plusieurs
heures, une demi-journée, voire une
journée … »
Après un peu plus d’un an
d’exercice — l’articerie a ouvert
en novembre 2016 — Carine Souriau ne se verse aucun salaire
mais elle a atteint un premier
objectif. « Mes bénéfices ont équilibré
toutes mes dépenses (achats de fournitures, l’aménagement, le stock de
marchandises). » Pour sa deuxième
année, elle espère toucher un
salaire. « Je ne vais pas pouvoir faire

ça toute ma vie sans tirer de bénéfices. » Mais si elle a pu ouvrir c’est
aussi parce qu’elle fait partie
d’une coopérative. L’Acéascop,
une coopérative d’activité et
d’emploi située à Châtellerault
l’accompagne pour développer
son projet économique. « Mine de
rien cela rassure. On peut demander
conseil. Malgré tout, je fais ma comptabilité et la coopérative valide les
comptes. C’est elle aussi qui redistribue l’argent aux créateurs. Cela les
met en confiance », explique Carine
Souriau.
Au fur et à mesure, Carine a su
se trouver une clientèle fidèle
essentiellement féminine.
« Même si les hommes viennent souvent ici pour offrir des petits cadeaux
à leur femme », sourit-elle. En tout
cas à l’articerie, l’épicière prendra
à chaque fois du plaisir à expliquer la provenance des produits,
comment ils ont été confectionnés. « Les gens ont besoin de mettre
du sens à leur achat, à moi de leur
en donner. » ◆
J. P.

Vie des Entreprises
I 5 I Info-éco Mars 2018
SERVICE — BUXEROLLES / 86

D’infirmière à esthéticienne,
Emilie Hervé s’occupe de vous
D'infirmière à esthéticienne, Emilie Hervé a gardé l'envie de prendre soin des autres. Pour se démarquer,
elle mise sur l'accueil, la qualité et des horaires étendus allant de 6h à 23h, dimanche compris.

C

'est grâce à ses
horaires plutôt originaux qu'Emilie
Hervé, esthéticienne à
Buxerolles se fait remarquer. « Il y avait un créneau
à prendre, je l'ai pris. » Pourtant rien ne la destinait à
faire de ce métier. Son
rêve, c'était infirmière.
Après un bac en sciences
et techniques sanitaires et
sociales, elle suit la prépa
infirmière, passe le
concours et rentre à l'école.
« Il y a eu la réforme et à la
place de patient, on nous parlait de numéros. Il y avait un
manque d'humanité qui m'a
dégoûté. »
Elle écourte sa première
année et se demande vers
quel métier se tourner
pour la suite. « Je suis revenue à mes premières envies. »
Après avoir obtenu son
CAP esthétique à Poitiers,

la jeune femme part en
BTS à La Rochelle, des études qu'elle fera en alternance avec l'Oasis des Sens
à Chasseneuil-du-Poitou.
Elle enchaîne finalement
avec une année à l'école
Ema Sup' à Paris pour une
certification dans les
métiers de la beauté et du
luxe. Juste après, Emilie
Hervé est engagée par la
maison de beauté Carita à
Paris, une marque de luxe
en cosmétologie. « C'était
un autre monde. A 24 ans, je
travaillais en face d'Hermès,
au Faubourg Saint-Honoré. Il
y avait une très bonne équipe.
J'ai animé des formations et
participé au lancement d'un
nouveau soin minceur. Cette
expérience parisienne m'a
beaucoup appris. »

Avancer toujours
Au bout de son contrat

Emilie Hervé est la jeune dirigeante d’Escale Beauté.

d'un an, la jeune femme
décide de revenir à Poitiers.
Après quelques postes en
tant que conseillère dans
des enseignes nationales,
elle lance sa propre entreprise Escale Beauté, en avril
2016. Basé à domicile, ce
salon d'esthétique se
démarque des autres par
ses horaires d'ouverture de

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6h à 23h, dimanche compris, mais uniquement sur
rendez-vous. « J'entendais
souvent les clientes qui se plaignaient de ne pas pouvoir venir
tard après le travail ou avant
d'embaucher, j'ai donc mis en
place des horaires aménagés,
des nocturnes comme c'est le
cas à Paris. » Marquée par
ses études dans la beauté et

le luxe et forte de son expérience dans une prestigieuse maison, la dirigeante
est au petit soin avec ses
clientes. « Je leur propose toujours quelque chose à boire, je
les débarrasse de leurs manteaux, pour moi l'accueil est
primordial, je veux que les
clientes se sentent bien, qu'elles
soient contentes en sortant. »
C'est cette flexibilité dans
les horaires, mais aussi de
l'attention qu'elle porte à
ses clientes qui ont fait sa
réputation. « Escale Beauté a
une clientèle assez diverse, j'ai
souvent des jeunes filles pour
les ongles, des quadragénaires
pour les soins et même
quelques hommes, confie-telle. Je n'hésite pas à prendre
le temps qu'il faut. J'accompagne de A à Z, je donne
quelques conseils car au-delà
du soin, le plus important est
d'être à l'écoute. »

Former les autres
Etre à son compte reste
difficile financièrement.
L'esthéticienne est également formatrice au sein de
FB Formation Esthétique à
Poitiers. Elle y dispense des
cours aussi bien pour des
brevets professionnels que
pour le CAP. Emilie Hervé
prend régulièrement en
formation des stagiaires,
pour transmettre sa passion pour l'esthétique. Elle
dispose de deux cabines et
travaille avec deux
marques partenaires, Jean
d'Estrée pour la technicité
et Les Sens de Marrakech
pour le côté évasion. Mais
la maison commence à
devenir trop étroite, la
jeune femme va donc prochainement changer de
locaux, tout en restant à
Buxerolles. ◆
CHLOÉ CROCHU

Vie pratique
I 6 I Info-éco Mars 2018

Avis d’expert

ECOSCOPE / KARINE DESROSES Présidente de la chambre de métiers et de
l’artisanat de la Vienne

S’investir à fond
pour l’artisanat

Accompagnement
des entreprises :
un nouveau service

Karine Desroses

“ Je ne pourrais
que lui conseiller
de s’investir
à fond.
C’est difficile
d’être une femme
présidente.
Il faut
se concentrer
sur ce qu’on doit
accomplir durant
son mandat.
C’est ce résultat
qui compte,
le reste
on s'en fiche ”

Frédéric Jallais, conseiller Informatique Service.

Vous souhaitez faire un signalement d’arrêt de travail DSN ?
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tableau de bord DSN ?
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accidents de travail (DAT) ?
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votre entreprise ?
Contactez votre conseiller Informatique Service, il
vous accompagne sur toutes les questions relatives
à l’utilisation des téléservices et sur la règlementation,
par mail à cis.employeurs@cpam-poitiers.cnamts.fr.

La déclaration sociale nominative
Depuis le 1er janvier 2017, la déclaration sociale
nominative (DSN) remplace les divers formulaires que
vous envoyez chaque mois, chaque trimestre et
chaque année aux différents organismes de protection
sociale (Assurance Maladie, Urssaf, Agirc, Arrco, organismes complémentaires, Pôle emploi, centre des
finances publiques, caisses des régimes spéciaux ...).
Avec ce nouvel échange informatique, les organismes
de sécurité sociale utilisent les informations dont ils
ont besoin pour gérer la protection sociale des salariés
car la DSN est alimentée par vos logiciels de paie.
Il existe un certain nombre de règles de gestion à
respecter dans votre logiciel de paie pour que la DSN
soit correctement renseignée. Pour accompagner vos
collaborateurs, dans la réalisation des signalements
d’arrêts de travail dans la DSN et la complétude des
données utiles, l’Assurance Maladie met à votre disposition un guide pédagogique et interactif dans le site
ameli/espace employeurs.
Sur www.ameli.fr/vienne/content/guide-dsn, vous
trouverez les bonnes pratiques pour faire des « DSN »
en toute sécurité :
• une procédure par risque sur les différents signalements d’arrêt maladie, maternité ... ;
• des informations complémentaires « Pour en
savoir plus » sur la reprise du travail, la subrogation …
• des informations issues de la paie transmises une
fois par mois.

Contact :
Mail : cis.employeurs@cpam-poitiers.cnamts.fr.

BIO EXPRESS
1972 Née à Ligugé
1995 Suit une maîtrise
d'histoire à l'université de
Poitiers et obtient son Capes
1997 Devient professeure
d’histoire-géographie dans un
lycée à Aubervilliers
2000 Passe le concours et
dévient rédacteure
territoriale à la mairie de
Drancy, chargée de la
rénovation urbaine
2005 Retour aux sources et
ouverture d’une pâtisseriechocolaterie à Montmorillon
2010 Entre au bureau de la
chambre de métiers et de
l'artisanat de la Vienne avec
Joël Godu et à la chambre
régionale, elle participe aux
commissions des finances et
des affaires générales
2016 Est élue présidente de
la CMA de la Vienne,
deuxième vice-présidente de
la CMA Nouvelle-Aquitaine
et de la SIAGI (société de
caution mutuelle pour les
petites entreprises) au niveau
national

Carrière. Quelle est votre plus belle
réussite professionnelle ?
Karine Desroses / Je dirais l'acquisition
de la pâtisserie-chocolaterie avec mon
mari en 2005. Mon mari étant originaire
de Montmorillon, on a eu une opportunité
et on a franchi le pas. Sans cet achat, je
n’aurais sans doute jamais été ni présidente de la chambre de métiers, ni de la
SIAGI d’ailleurs. C’est le point de départ
de toute cette aventure. Concernant la
chambre de métiers de la Vienne, je suis
évidemment heureuse et ravie d’en être
présidente. À travers mes actes, j’essaie
de valoriser l’artisanat et l’apprentissage.
C’est un travail énorme qui prend beaucoup de temps notamment sur les
moments personnels. Sachant que j’ai
tendance à m’investir toujours à fond.
C’est un principe. Je ne veux pas seulement signer ou parapher des documents,
ce n’est pas ma conception de présidente
de chambre de métiers.
Motivation. Qu'est-ce qui vous motive
dans votre travail ?
S. L. / Ce qui me motive dans mon rôle
de présidente, c’est l’amélioration de la
situation des artisans et la valorisation de
l’apprentissage qui ne l’est pas assez à
mon humble avis. L’apprentissage n’est
pas une voie de garage, mais une voie
d’excellence. Quant à l’artisanat, il ne faut
pas oublier que c’est la première entreprise de France. Je suis sûre que nous arriverons à améliorer ces situations.
Conseil. Quel conseil donneriez-vous
à une jeune directrice ou présidente de

QUESTIONNAIRE DE PROUST
La qualité que j’apprécie chez les autres
La franchise
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
La convivialité
Mon principal défaut
La gourmandise
Ce que je déteste par-dessus tout
Le mensonge
Mon occupation préférée
Être avec ma famille (mon mari et mon fils) même si en ce
moment je ne peux pas trop le faire
Mon rêve de bonheur
Qu'un jour on dise que l'apprentissage est la voie d'excellence !
Le pays où je désirerais vivre
Je suis bien en Nouvelle-Aquitaine
La couleur que je préfère

chambre ?
S. L. / Je ne pourrais que lui conseiller
de s’investir à fond. C’est difficile d’être
une femme présidente. On subit plus de
coups bas. Du fait déjà du statut et du fait
qu’on soit une femme tout simplement.
On y est confronté chaque jour. Mais il
faut faire comme moi. Vous voyez ça me
passe au-dessus. Il faut se concentrer sur
ce qu’on doit accomplir durant son mandat. C’est ce résultat qui compte, le reste
on s'en fiche.

Avenir. Quels sont les dossiers en
cours ?
S. L. / Nous sommes en plein coeur de
la réforme de l’apprentissage. Le gouvernement a commencé à sortir les vingt
premières mesures. Les chambres de
métiers ont obtenu certaines dispositions,
mais restons vigilants et soyons encore
force de proposition. Les négociations ne
sont pas encore terminées. Nous avons
obtenu que l’apprentissage puisse être
effectué jusqu’à l’âge de 30 ans, que la
rémunération ne se fasse plus en fonction
de l'âge mais du diplôme, la valorisation
du maître d’apprentissage, entre autres…
Nous avons été entendus mais, à mon
goût, pas suffisamment. Nous devons être
vigilants sur le reste de la réforme qui
devrait sortir d'ici le printemps.
Mots croisés. Pouvez-vous nous donner trois mots pour vous définir ?
S. L. / Ce n’est pas une question facile ...
je vais dire : déterminée, joie-de-vivre et
volontaire. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR JULIEN PRIVAT

Le bleu
Mon plat favori
Plein car je suis gourmande. Mais je dirais la blanquette de veau,
c'est convivial
Mes auteurs favoris
Victor Hugo
Mon film préféré
“La Vie est belle” de Roberto Benigni
Mes peintres favoris
Claude Monet (les impressionnistes)
Mes chanteurs
U2
Mes héros dans la vie réelle
Mon mari et mon fils
Le don de la nature que je voudrais avoir
Faire toujours ce qu'on croit être important

Vie pratique
I 7 I Info-éco Mars 2018
COACHING AVEC ... AURORE SERVANTIE LEROUX

Quel est notre plus grand
problème dans la vie ?
Q

uel est notre plus
grand problème
dans la vie ? De
ne pas avoir ce que nous
voulons ? De ne pas faire
ce nous souhaitons vraiment ? De ne pas être avec
la personne avec qui nous
aimerions être ? Ou à l’endroit où nous devrions ?
De ne pas avoir la vie que
nous imaginions ?
Non ! La plupart du
temps, notre plus grand
problème dans la vie est de
croire que nous ne
devrions pas avoir de problème, que nous ne
devrions pas traverser d’épreuves.
Depuis petit, notre cerveau a appris à fonctionner sur un système de
punition-récompense. Si je
fais quelque chose de bien,
je suis récompensé. Si je
fais quelque chose de mal,
je suis puni. Il fait également le raccourci suivant :
s’il m’arrive quelque chose

de mal, c’est que je ne suis
pas quelqu’un de bien.
Or, même s’il nous
arrive de nous poser la
question suivante : qu’aije fait pour mériter ça ? Il
n’en est rien. Ce ne sont
pas les évènements qui
nous définissent mais la
façon dont nous y réagissons ! Que nous le voulions
ou non, cette situation est
là, bien présente. Et nous
avons parfois l’impression
d’être impuissant face à
cette épreuve.

Choisir et décider
Quelle est la plus petite
action (si imparfaite soitelle) que je puisse poser
pour commencer à résoudre cette épreuve ?
Les verbes choisir et
décider sont des mots
puissants qui nous mettent déjà en action : « Je
décide de prendre la situation en main ! Je choisis
d’aller mieux ! »

Aurore Servantie Leroux

“ Ce sont
ces situations qui
nous poussent
à sortir de
nos schémas de
pensées habituels,
de notre zone
de confort ”

C’est là, notre première
étape. Nous nous permettons alors d’amorcer la
résolution.
Quand vais-je débuter
cette action ? Il n’y aura
jamais de meilleur
moment que maintenant !

Créer de l’énergie
La seconde étape : créer
de l’énergie dans son
corps. Cela nous permet de
nous sentir capable de

faire face physiquement,
mentalement et de faire
ressurgir notre lucidité.
Négliger son corps, c’est
bousiller son premier
outil !

Mes compétences
La troisième étape est
de faire le point sur nos
compétences face à cette
situation. Qu’ai-je besoin
d’être, de faire et d’apprendre ? Ayons l’humilité de

reconnaître que nous ne
savons pas tout et de chercher des ressources extérieures (livres, vidéos,
séminaires, professionnels …).
Maintenant que nous
avons de l’énergie et les
acquis nécessaires, nous
pouvons passer à l’action !

sent à sortir de nos schémas de pensées habituels,
de notre zone de confort et
qui font de nous ce que
nous sommes et ce que
nous décidons d’être après
les avoir vécues.
Les épreuves nous
aident à nous forger, à
devenir une meilleure version de nous-même. Par
elles, nous créons une
mise à jour de notre Être,
plus grande, plus élaborée,
et/ou tout simplement
plus vraie et plus authentique.
Elles sont l’opportunité
d’aller un peu plus loin que
la réalité que nous nous
sommes créés ! ◆
AURORE SERVANTIE LEROUX

Déclicologue et coach en
neurosciences appliquées.
Site : www.happycocottes.com.

Surmonter les épreuves
Au final, ce sont ces
situations qui nous pous-

22 & 23 JUIN_ 2018
CA
ANDEES-SAINT-MARTIN LIGUGÉ
Ra
aid XL : 150 km - Raid : 90 km - Par équipe de 4

Inscriptions sur

la
avienne86.fr
tade Poitevin

Tria
r thlon

CANDESSAINT MART
RTIN

Le coin des Lardons
I 8 I Info-éco Mars 2018
LECTURE — POITIERS / 86

Poitiers se raconte
en légendes
Historienne et élue de la Vienne, Isabelle Soulard a repris sa plume pour raconter aux enfants les
anecdotes de la ville, entre contes et légendes, Poitiers se découvre sous un autre regard.

S

aviez-vous que
Poitiers est surnommée la ville
aux 100 clochers ? Qu'auparavant le tram y circulait ? Que le parc de Blossac accueillait des courses
d'ânes et que la Reine
Aliénor y a élevé ses deux
garçons, Richard Cœur de
Lion et Jean dit le
« méchant prince Jean »,
un nom qui nous renvoie
vers un certain Robin des
Bois ?
Plus connue pour retracer le parcours des femmes du passé, Isabelle
Soulard a accepté le challenge de sa fidèle maison
d'édition Petit Geste qui lui
a proposé de raconter Poitiers aux enfants. « Je

connais bien l'histoire de la
ville et l'idée de la familiariser
pour les petits m'a beaucoup
plu. Je me suis inspirée de mes
ancêtres et de mes enfants
pour les personnages qui animent le livre. A partir de cela,
nous avons monté un
ouvrage entre histoires, légendes et balades. »

Eugénie débarque à Poitiers en train à vapeur,
c'est une grande fête ...

Isabelle Soulard

“ Savez-vous
que Poitiers
était la capitale
du royaume
de France
au temps de
la guerre
de Cent Ans ? ”

Légendes effrayantes

Ludique et
pédagogique
Tel un guide touristique,
mais de manière ludique
et instructive, « Je découvre
Poitiers , raconté aux
enfants » vous transporte
dans le passé. Pépé Marcel
et Mémé Titine, nous
racontent la vie d'autrefois
à Lemonum, la cité de l'Ormeau. Les Romains, les

Wisigoths, les Arabes et
même les Vikings arrivés
en Drakkars ont tous souhaité envahir la ville, mais
les futurs pictaviens
étaient déjà d'irréductibles
gaulois. Au XVIe siècle, des

guerres de religion ont
divisé la ville, le mur extérieur de la cathédrale
garde encore les traces
laissées par les boulets.
Trois siècles plus tard, trop
à l'étroit dans ses

“Je découvre Poitiers, raconté aux
enfants” par Isabelle Soulard et
illustré par Véronique Hermouet
chez Petit Geste, 9,90 euros.

murailles, Poitiers les abat,
mais détruit aussi les arènes romaines. En 1851,
L'empereur Napoléon III et
son épouse l'impératrice

Entre histoires vraies et
légendes parfois le doute
plane encore. La Grand'goule, les fées des Roches
ou encore Mélusine restent des personnages
omniprésents : « Lorsque
j'étais jeune, ma grand-mère
me disait : attention ne sort
pas le soir, la Grand'Goule
n'est pas loin. Je sortais
quand
même,
mais
méfiante ! » Ville d'art et
d'histoire, écrin idéal pour
une vie de famille, Poitiers
dévoile ses charmes à travers ce livre. ◆
LYDIA DE ABREU

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31e année

n°2 - Mars 2018
GRATUIT

INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

INTERVIEW DE FABIEN BONNET, PRÉSIDENT DE FUTUROLAN

Gamers Assembly, le plus grand
événement e-sport français
Sur trois jours, la Gamers Assembly attire à Poitiers des joueurs professionnels et amateurs d'e-sport.
Pendant 72 heures, les meilleures équipes nationales et internationales s'affrontent. Grâce à de
nombreuses animations et temps forts, la manifestation draine plus de 20 000 visiteurs. Fabien Bonnet,
président de FuturoLan, l'association organisatrice revient sur cette 19e édition, qui s'annonce très riche.
Info-éco / Pouvez-vous nous présenter la Gamers Assembly en
quelques mots ?
Fabien Bonnet / La Gamers est
la plus importante et la plus
ancienne compétition de e-sport
en France. La 19 e édition se
déroulera du 31 mars au 2 avril,
au parc des expositions à Poitiers. La manifestation rassemble 2 000 joueurs et comptabilise
21 000 visiteurs sur trois jours
pour la dernière édition. L'événement est porté par l'association FuturoLan qui compte deux
salariés et 120 à 130 bénévoles.
Pour ce weekend, ce sont
350 personnes qui seront mobilisées pour l'accueil, la technique,
la gestion des tournois, les arbitres, l'animation, la restauration … Cela en fait le plus important festival poitevin dans
l'année.
Info-éco / Chaque année, la
Gamers Assembly prend de
l'ampleur ?
F. B. / Il faut se rendre compte
que tout a commencé dans un
gymnase à Smarves, avec Vincent et Olivier Colas et les membres du club informatique. En
2000, il n'y avait pas plus d'une
centaine de joueurs. La mani-

festation s'est ensuite déplacée
à La Hune à Saint-Benoît, puis en
2003 au Palais des Congrès du
Futuroscope en rassemblant sur
les dernières années près de
900 joueurs. Nous sommes arrivés au parc des expositions de
Poitiers en 2014, après la construction des deux halls. Nous
avons commencé avec 1 300 participants, ils sont 2 000 pour cette
année. A chaque fois, nous avons
changé de lieu car nous faisions
face à une crise de croissance,
nous étions trop à l'étroit.
Aujourd'hui encore, même avec
les deux halls, nous devons refuser du monde car nous voulons
accueillir les gens dans de bonnes conditions. C'est important
pour nous de conserver la convivialité et la qualité de la Gamers
Assembly. Nous avons aussi une
excellente notoriété sur les
réseaux sociaux et de belles
retombées dans les médias. De
plus en plus de contenus sont
accessibles sur internet et de
plus en plus qualitatifs. Nous
totalisons plus de 827 000 visiteurs uniques.
Info-éco / Côté compétition,
quelles sont les grandes lignes ?
F. B. / Des équipes nationales

@AKB pour FuturoLan

2 000 joueurs et plus de 20 000 visiteurs sont attendus pour cette 19e édition.

Fabien Bonnet

“ Nous voulons
attirer
les passionnés,
mais aussi
le grand public.
Notre objectif
est vraiment
de promouvoir
le jeu vidéo
sous toutes
ses formes
et pour
tous les publics ”

et internationales (Belgique,
Suisse, Royaume-Uni, Allemagne...) s'affronteront sur 14 tournois PC avec Counter Strike, League of Legends, HerthStone,
Stracraft, Trackmania … Il y a
aussi une zone Joueurs libres.
Quatre tournois sur console sont
aussi programmés : Street Fighter V et Dragon Ball FighterZ sur
PS4, Super Smash Bros sur Wii U
et Rainbow Six Siege sur Xbox
One. Pour les finales, nous disposons de deux scènes. Pour League of Legends, nous sommes
une étape officielle du Lol Open
Tour en France. Il s'agit du jeu le
plus joué en e-sport. C'est pour
nous une fierté et une reconnaissance de la qualité de notre
travail. Cela nous assure la présence de plusieurs têtes d'affiche. C'est également la première
fois que nous aurons une compétition autour du jeu Fortnite.
Au total, nous allons distribuer,
près de 70 000 euros de prix.
Info-éco / Côté grand public,
quelles sont les nouveautés ?
F. B. / Nous voulons attirer les
passionnés, mais aussi le grand
public. Notre objectif est vraiment de promouvoir le jeu vidéo
sous toutes ses formes et pour
tous les publics. Le jeu vidéo, ce
n'est pas seulement des geeks à

lunettes derrière leur écran, mais
c'est aussi développer sa stratégie, sa concentration, sa dextérité, sa capacité de raisonnement. Nous avons repensé
l'espace Famille avec des zones
dédiées pour différencier les éditeurs, les collectivités, les fab
labs … Nous ferons un focus sur
le handicap et le jeu vidéo, un
sujet qui nous tient à cœur. Le
trophée Silver Geek (compétition
de bowling sur Wii U pour les
seniors) est également de retour.
Côté animations, il y aura deux
concours de cosplay, organisés
avec le soutien de West Coastplay, une association de Charente-Maritime. Au Village des
partenaires, il sera possible de
découvrir les derniers produits à
la mode. Et l'espace rétro-gaminig a été confié à La Pixellerie,
basée sur la Technopole.
Info-éco / Justement, quelles
sont les retombées pour l'économie locale ?
F. B. / Nous sommes très attachés à faire participer le tissu
économique local. Cela passe par
la location de matériel avec
Cybertek, de tivolis, de projecteurs lumière, de véhicules … Les
hôtels de la ville sont également
souvent pleins. Nous sommes
parfois obligés d'aller jusqu'à

Châtellerault pour nos propres
équipes ! Nous souhaiterions
d'ailleurs créer un club des partenaires, pour fédérer et fidéliser les entreprises autour du projet, sans oublier les collectivités
qui sont un véritable soutien.
Info-éco / Au-delà de la Gamers
Assembly, FuturoLan est
reconnu pour son savoir-faire en
la matière ?
F. B. / Depuis 20 ans, l'objet de
FutuoLan est de produire et organiser des compétitions e-sportives. Outre la Gamers Assembly,
nous organisons la Gamers
Assembly Halloween Edition qui
se déroule à la Hune, à SaintBenoît autour du 11 novembre.
L'événement rassemble moins
de 300 joueurs, mais cela nous
permet surtout de nous rencontrer, de fédérer les bénévoles, de
tester de nouvelles choses et de
tracer les grandes lignes pour la
Gamers Assembly suivante.
Cette année, nous allons également organiser une compétition
début décembre sur JaunayMarigny. L'idée est aussi d'animer le territoire de Grand poitiers à travers l'e-sport. La
Gamers est une étoile qui brille
une fois par an, l'idée est de faire
vivre ce potentiel tout au long de
l'année, le faire fructifier. Au
niveau national, nous co-produisons l'Atlantic Lan, qui se
déroule à La Rochelle. En France,
nous sommes une des références et nous avons développé un
véritable savoir-faire reconnu.
Nous sommes également membres de France eSports, association pour le développement des
sports électroniques, qui travaille
sur la législation des contrats
professionnels ou celle des compétitions. C'est un domaine très
porteur, mais aussi très neuf. Le
secteur est encore en plein
mutation, ce qui va arriver dans
les prochaines années s'annonce
passionnant. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR M. WOJYLAC

Dossier spécial : la Gamers Assembly
I A I Info-éco
La Gamers Assembly
en chiffres
19e édition
3 jours de compétitions et
d’animations
2 000 joueurs
21 100 visiteurs en 2017
18 tournois
une cinquantaine de partenaires
360 bénévoles
13 282 fans sur Facebook
24 500 followers sur Twitter
779 abonnées sur Instagram

Mars 2018

PARTENAIRE - COLLECTIVITÉ

Grand Poitiers, territoire
de l’e-sport
A l'occasion de la Gamers Assembly, Grand Poitiers organise un premier forum d'affaires :
Poitiers e-sports Meeting. 150 acteurs de l'e-sport sont attendus le 30 mars, à l'Hôtel de
ville pour 10 rendez-vous pré-programmés et des ateliers.

D

Informations pratiques
Du 31 mars au 2 avril, au parc
des expositions, 11 rue Salvador Allende à Poitiers.
Horaires :
samedi et dimanche de 10h à
minuit, lundi de 10h à 17.
Tarifs : 7 ¤ par jour ou 15 ¤ le
pass 3 jours.
Site : gamers-assembly.net.

epuis 19 ans,
Grand Poitiers
accueille sur son
territoire la Gamers
Assembly, le plus grand
événement e-sport en
France. « C'est la manifestation nationale la plus importante dans ce domaine et
même au niveau européen,
souligne Philippe Brottier,
vice-président à l'économie à Grand Poitiers. La
communauté urbaine souhaite capitaliser sur ce point
et se positionner comme territoire de l'e-sport. Il y a un
vrai potentiel. Au-delà de ce
grand événement, il nous faut
organiser un écosystème et
mettre en relation les différents acteurs. »

Rendez-vous d'affaires
C'est dans cet objectif
que Grand Poitiers organise parallèlement à la
Gamers Assembly, un pre-

Poitiers e-sports
Meeting
Le 30 mars, 15 place Leclerc,
à l’Hôtel de ville de Poitiers.
150 acteurs de l’e-sport sont
attendus.
Au programme :
- 10 rendez-vous d’affaires
pré-programmés
- 4 keynotes : Matthieu Dallon, consultant en stratégie
e-sport pour “Le capital
risque et l’e-sport”, Stephan
Euthine, président de France
eSports pour “Les passerelles entre l’e-sport amateur
et professionnel”, Emmanuel
Martin, délégué général du
syndicat des éditeurs de
logiciels de loisirs pour “La
place de l’e-sport dans la
filière du jeu vidéo” et Samy
Ouerfelli, directeur d'ESL
France, distributeur de
matériel scénique pour
“L’impact des événements
e-sports pour les territoires”.
- un workshop sur les
métiers de l’e-sport et la
structuration de la filière (les
écoles, les recruteurs, les
talents, les employeurs de
l’e-sport), animé par Boris
Bergerot, président de
Stakrn et Nicolas Besombes,
vice-président de France
eSports.
Inscription : poitiersesports-meetings.fr.

des joueurs, des fédérations … « A travers le jeu,
l'e-sport couvre des aspects
marketing, commercial, juridique … C'est notre rôle de
mettre du lien entre ces différents métiers. C'est aussi l'occasion de réfléchir aux métiers
de demain. »

Construire
un écosystème
A la Gamers, Grand Poitiers invite des entreprises à présenter leur
activité.

mier forum d'affaires, le
30 mars, à l'Hôtel de ville
de Poitiers. « Nous voulons
susciter du développement
économique autour de
l'e-sport. » Michel François,
également vice-président
en charge de l'économie à
Grand Poitiers confirme :
« La question est de créer de
la valeur ajoutée. La filière de
l'e-sport est en cours de structuration, de développement.
Le secteur intéresse plusieurs

villes, mais Poitiers a une
vraie légitimité sur le sujet, un
savoir-faire avec FuturoLan,
l'université, les écoles, des
entreprises … Ce businessmeeting est l'occasion pour les
protagonistes de se réunir. »
150 acteurs de l'e-sport
sont attendus : des éditeurs de jeux vidéo, des
organisateurs d'événements, des médias, des
investisseurs,
des
marques, des fabricants,

Au-delà des rendez-vous
pré-programmés, plusieurs
keynotes vont aborder les
sujets de l'investissement
dans l'e-sport, des passerelles entre e-sport amateur et professionnel, de la
place de l'e-sport dans la
filière du jeu vidéo ou
encore de l'impact des événements e-sports pour les
territoires. Des ateliers, animés par Boris Bergerot,
président de Stakrn, plateforme de crowdfunding
dédiée à l'e-sport et au

gaming et Nicolas Besombes, docteur en sciences du
sport et vice-président de
France eSports, sont également proposés pour réfléchir aux métiers de
l'e-sport et à la structuration de la filière. « Au-delà
de ce rassemblement, nous
voulons initier quelque chose
de plus important, créer tout
un écosystème local autour de
la Gamers Assembly », rappelle Michel François. Philippe Brottier complète : « Il
y a aussi de nouvelles interactions à trouver avec des partenaires de proximité (le Creps
de Vouneuil-sous-Biard, l'université de Poitiers, le Campus
de l'image d'Angoulême …).
Grand Poitiers doit devenir
une référence sur cette niche
en alliant formation, éducation, diffusion, développement
économique, vulgarisation … » ◆
M. W.

PARTENAIRE - ENTREPRISE

La marque mondiale Omen by HP,
partenaire privilégié
Déjà présente l’année dernière sur un stand de 100 m², cette année la gamme de
produits gaming Omen by HP est un partenaire privilégié de la Gamers Assembly.
Entretien avec Marie Schmidt, responsable marketing Omen by HP.
Info-éco / Comment se concrétise
le partenariat Omen by HP au sein
de la Gamers Assembly ?
Marie Schmidt / Notre partenariat a plusieurs facettes. Nous
sommes d’abord associés à toute
la communication de l’événement. Et toujours en terme de visibilité nous équipons la grande
scène de la Gamers Assembly sur
laquelle se passent toutes les finales. 30 postes sont mis à disposition des participants, sur scène,
dans les coulisses et pour les commentateurs. Enfin nous sponsorisons le tournoi Omen by HP Overwatch Trophy qui traduit, à
Poitiers, notre partenariat mondial
avec la league Overwatch, première league mondiale dans le
domaine de l’e-sport. Enfin, nous
complétons notre présence à travers un stand de 100 m² avec 25 PC
à la disposition des visiteurs et des

Le stand d’Omen by HP à la Gamers.

animations en continu.
Info-éco / Votre marque est
récente, c’est quand même la
deuxième fois que vous venez à
Poitiers. C’est un évènement à ne
pas manquer ?
M. S. / Nous étions en effet déjà
présents sur un stand de 100m²
l’année dernière, mais en ce qui

concerne le partenariat privilégié
c’est une première. La Gamers
Assembly est en effet un très bel
événement communautaire dans
le monde de la compétition qui
rassemble les joueurs sur PC et
consoles. Nos produits gamers ont
moins de deux ans et nous avions
alors listé les événements
incontournables dans ce domaine.
Poitiers et sa Gamers Assembly en
font évidemment partie. Pour
nous c’est plus de visibilité pour
plus de notoriété. C’est aussi plus
de moyens pour la Gamers, un
partenariat gagnant-gagnant.
Info-éco / Quelles répercussions
attendez-vous à court et moyen
terme ?
M. S. / L’an dernier, les retombées
avaient été satisfaisantes. Notre
stand n’avait pas désempli et les
contacts avec les visiteurs avaient

été porteurs. Ce sont des joueurs
avertis qui cherchent des PC performants et ça tombe bien, notre
gamme propose des produits que
l’on peut équiper de cartes graphiques et de processeurs puissants que ce soit pour des PC fixes
ou portables accompagnés d’accessoires à l’instar des claviers et
casques. Ce qui compte pour nous
c’est que notre marque et nos produits soient vus à Poitiers et on
regardera avec attention le nombre
de visiteurs du salon et sur notre
stand, ceux qui reviennent et qui
restent plus longtemps. L’objectif
de développer la marque Omen
correspond à une stratégie globale
de développement de l’univers
gaming chez HP. Nous avons évidemment l’ambition d’augmenter
notre part de marché qui s’établit
aujourd’hui autour de 20 %. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR MARINE NAULEAU

Dossier spécial : la Gamers Assembly
I B I Info-éco

Mars 2018

ENTREPRISE

Covage : la bonne
connexion pour la Gamers
Covage est une entreprise capitale pour la Gamers Assembly. Ce partenaire technique
fournit le réseau internet lors des compétitions qui vont ponctuer l’événement et qui
ne pourraient pas exister sans lui. L’entreprise s’occupe aussi de développer le réseau de
la fibre optique depuis maintenant six ans sur la zone de Grand Poitiers.

L

a Gamers Assembly
de Poitiers accueille
plus
de
2 000 joueurs. L’organisation doit garantir une certaine
qualité
de
connexion, car la plupart
des jeux se déroulent en
ligne. Cette entreprise de
télécommunications qui
se charge de garantir une
bonne connexion depuis
cinq ans, c’est Covage. Cet
opérateur installe et
exploite la fibre sur l’ensemble de Grand Poitiers.
Pour ce week-end d’événement, un peu particulier, ils mettent en place
une connexion éphémère,
créée pour l’occasion. « Ça
nous assure une visibilité.
Mais il faut aussi mettre en
avant un challenge technique
dans la mise en place de cette
liaison éphémère. Peu d’opérateurs sont en capacité de le
faire », explique PierreFrançois Loos, directeur
des concessions de Poitiers

@Théo Bertineau pour FuturoLan

Covage fournit un débit de 10 gigabits à l’événement.

et d’Angoulême de Covage.
L’entreprise a prévu de
mettre à disposition une
connexion de 10 gigabits.
Un débit énorme, plus de
10 000 fois supérieur aux
types de connexions proposées en débit maximal
pour les particuliers.
Durant le week-end de
Pâques, il n’y aura pas de
droit à l’erreur pour
Covage. La connexion doit
être garantie et sécurisée.
« Ce sera le même débit en
montant (le flux de données
envoyé sur la ligne) et en des-

cendant (le flux de données
reçu sur la ligne), assure-t-il.
En plus en jouant en ligne, le
temps de réponse se fait en
millisecondes. » À la Gamers,
Pierre-François Loos a
interrogé les joueurs : « Ils
ont la banane, on n’a que de
bons retours. Ils nous disent
que le réseau est du tonnerre
et fluide. »

Le défi
de Grand Poitiers
Mais Covage ne se limite
pas qu’à l’événementiel.
Depuis 2012, Grand Poitiers

Networks, filiale de l’opérateur télécom, est la
société délégataire de la
communauté urbaine de
Grand Poitiers. C’est-à-dire
qu’il est en charge de la
construction et de l’exploitation du réseau de télécommunication en très
haut débit (autrement dit à
la fibre) des zones d’activités économiques et de la
plupart des bâtiments
publics de ce territoire, jusqu’en 2032 (une concession
de 20 ans a été signée).
« Nous raccordons tous types
d’entreprises. Cela va de l’artisan, des indépendants, aux
TPE-PME, aux grandes entreprises. Nous assurons une
connexion symétrique (avec le
même débit en montant et descendant) de 2 mégabits à une
centaine. Nous nous adaptons
à la demande. » Covage
assure un réseau sécurisé
« Nous garantissons de le
réparer en moins de quatre
heures en cas de coupure. Une

garantie devenue nécessaire. »
Leur zone d’influence
couvre les 40 communes
de Grand Poitiers. « Nous
discutons actuellement avec
les maires, des zones d’activités qui ne sont pas encore raccordées au réseau. Nous le
déployons intelligemment. »
En 2012-2013, l’entreprise
avait investi 7 millions
d’euros pour déployer
140 km de réseau. En 6 ans,
220 km ont été couverts.
Au total, sur Grand Poitiers,
220 sites ont été raccordés
et 42 zones d’activités,
soient environ 300 clients.
Et l’opérateur compte
encore se développer.
« Nous sommes en discussion
avec la communauté urbaine
pour proposer de déployer la
fibre pour les particuliers et
raccorder une partie de Grand
Poitiers d’ici 2020 », précise
le directeur. Cette démarche s'inscrit dans le plan
France très haut débit. ◆
J. P.

Cybertek prend soin
de votre PC

Le monde de l’informatique
peut parfois paraître obscur.
Comment rendre son ordinateur plus performant ?
Quel composant choisir
pour un premier achat ? PC
portable ou de bureau ?
Installé à Poitiers Sud, Cybertek aura la réponse à ces
questions. Ce magasin est
spécialisé dans le matériel
informatique, vente et réparation. L’équipe pourra guider chacun dans ces choix :
montage de PC, achat de
machines pré-montées (PC,
portable, tablette), SAV, diagnostics de performances,
évolution de l’ordinateur… Le
magasin offre aussi un grand
choix d’accessoires : écrans,
enceintes, claviers, souris,
imprimantes, casques,
câbles… « Nous voulons être
le plus réactif possible. Nous
sommes très contents de
l’ouverture. Nous essayons
de proposer des montages
d’ordinateurs sous 24/48h en
fonction des composants
dont nous disposons sur
place », explique le gérant.
Ouvert en août dernier, le
magasin a déjà de nombreux
projets en cours avec des
acteurs locaux. Cybertek est
partenaire de FuturoLan. L’association a fait appel à
Cybertek pour de la location
de machines et un support
technique en cas de besoin.

ENTREPRISE

Libellud Digital, le partage
version numérique

Les Offs de la Gamers

Libellud Digital sortira une adaptation de Dixit sur smartphone avant la fin de l'année.
En attendant, le studio indépendant de jeux vidéo se développe à Poitiers.

B

asé à Poitiers, le studio
indépendant de jeux vidéo,
Libellud Digital est le petit
frère de la maison d'édition de
jeux de société Libellud. Son dirigeant, Régis Bonnessée souhaitait
réinvestir en local et créer de
l'emploi avec cette deuxième
société. « C'était important pour lui
de créer en région, de montrer que tout
ne se fait pas à Paris, explique Benjamin Robert, directeur du studio.
Le jeu vidéo peut aussi exister et être
produit en province. Nous disposons
d'une connexion internet performante,
de matériel, il n'y a aucun frein à créer
ici. » Benjamin Robert pointe les
avantages : « Les loyers sont moins
chers. Il est plus facile de trouver des
locaux adaptés. Les salariés bénéficient d'une bonne qualité de vie. Il n'y
a pas les problèmes de transports ou
de pollution comme dans une grande

métropole. J'étais moi-même dans les
studios d'Ubisoft à Paris et c'est la
liberté de création, ce nouveau challenge et l'envie de quitter Paris qui
m'ont attiré ici. »
Libellud Digital a été créé en juin
2016 et a, pour l'instant, ses locaux
rue de la Demi Lune. « C'est aussi
un bon moyen de se démarquer. Il faut
faire nos preuves, mais l'intérêt est déjà
là. Voir que notre initiative est supportée par la ville, des entreprises locales, ça nous motive encore plus. »

Un Dixit sur smartphone

Benjamin Robert.

Libellud Digital travaille à créer
ses propres jeux. « L'objectif est de
faire de la qualité, d'investir, tout en y
allant progressivement. » L'équipe est
composée de 11 personnes dont
trois prestataires extérieurs. Leur
premier projet est d'adapter le jeu
Dixit en version pour smartpho-

nes. « C'est une belle licence (le jeu de
société s'est déjà écoulé à 4,5 millions
d'exemplaires à travers le monde et
compte huit extensions). Nous ne
devons pas décevoir les fans, mais cela
va aussi nous permettre de toucher un
nouveau public. Si le jeu de société permet de partager autour d'une même

table, notre version permettra de jouer
à distance tout en gardant cet aspect
partage. » Après une phase de définition et de recrutement, le projet
entre dans sa phase de production.
« Nous allons ensuite le tester auprès
de nos familles et nos amis avant une
plus grande échelle. Poitiers a aussi cet
avantage d'avoir une taille correcte qui
nous permet une diffusion progressive,
en local, avant d'aller plus loin. » Une
sortie est prévue sur Apple et
Androïd pour le dernier trimestre
2018. « Nous voulons nous donner le
temps de bien faire, tout en étant exigeants. » Pour les années à venir, la
Gamers Assembly pourrait être un
lieu où présenter leurs jeux. En
attendant, le studio indépendant
prépare son déménagement pour
se rapprocher du centre-ville et de
Libellud. ◆
M. W.

Le samedi 24 mars, plusieurs
animations auront lieu à Poitiers pour annoncer la
Gamers Assembly.
Sur la place Leclerc, de 10 h à
18h, La Pixellerie proposera
un espace retro-gaming de
jeux vidéo vintage. Des jeux
de société et en bois seront
également proposés. De 14h
à 17h, le Lieu Multiple et
l’espace Mendès-France
viendront avec deux dispositifs musicaux originaux : la
Brutbox et la Grapholine.
La Médiathèque FrançoisMitterrand propose de jouer
aux jeux vidéo de 9h à 18h.
Et de 20h à minuit des
joueurs et des DJs mêleront
image et musique pour un
concert unique.
Un tournoi de Rocket League aura lieu dans différents
bars du centre-ville de 20h à
minuit.
Dans les rues, auront lieu une
déambulation de cosplay et
une chasse au trésor.
Le Tap Castille projettera
“Dofus, livre I : Judith”, à 16h,
pour une séance gratuite.

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