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M. GICQUEL. – Ce n’est pas un point à l’ordre du jour, ni une
question diverse ni une question orale, Madame GRATIET.
Mme GRATIET. – Monsieur le Maire, un décès n’est jamais à
l’ordre du jour, ni prévisible. Cela a été une telle femme d’État que cela me
paraît…
M. GICQUEL. – Madame GRATIET, si vous avez à vous exprimer
sur Madame VEIL, je pense que la séance du Conseil municipal n’est pas, a
priori, le lieu pour le faire.
Mme GRATIET. – Au contraire, je trouve.
M. GICQUEL. – Si vous aviez à vous exprimer, Madame, je pense
que vous auriez pu vous tourner vers moi juste avant la séance du Conseil
municipal et proposer le texte que vous souhaitiez délivrer au cours de cette
séance. Qu’avez-vous à dire, Madame GRATIET ?
Mme GRATIET. – Je n’avais pas pensé une seconde, Monsieur le
Maire, qu’un hommage à une telle femme d’État puisse obtenir la réponse que
vous venez de dire.
M. GICQUEL. – Madame GRATIET, je crois que la minute de silence
en mémoire à Simone VEIL résume, à elle seule, la déférence que nous pouvons
avoir pour cette personnalité.
Mme GRATIET. – Je souhaitais simplement lui exprimer ce
message de reconnaissance, en tant que femme d’État et en tant que femme
tout court :
« Madame, Charenton a eu l’immense honneur de vous recevoir. Ce
fut certainement l’une de vos dernières apparitions publiques. Votre vie publique
a suscité bien des commentaires tout au long de votre carrière, car vos propos
étaient exprimés avec le cœur, dans un souci de justesse, avec force,
détermination et dignité. Vous avez, un jour, écrit : « Il n’y a rien de plus
ennuyeux qu’une réunion électorale. Un jour, je me suis endormie pendant mon
propre discours. » Vous avez toujours été une femme libre, qui se battait pour
défendre ses convictions, qui étaient l’espoir, la paix, la construction européenne
et les droits de la femme. Vous nous avez, un jour, dit ceci : « Ma revendication
en tant que femme, c’est que ma différence soit que je ne sois pas contrainte de
m’adapter au modèle masculin ». C’est en femme libre, et non en politicienne,
que vous avez mené tous ces combats. Désormais, hors des limites du temps et
de la matière, Madame, continuez à nous inspirer et à nous guider. Permetteznous, au sein de cette instance municipale, de vous dire combien nous vous
aimons. Merci. »
M. GICQUEL. – Bien. J’en reviens donc à l’ordre du jour de la
séance du Conseil municipal. Y a-t-il des observations sur le compte rendu du
procès-verbal de la séance du 22 mai ? Aucune observation, je vous remercie ; il
est donc adopté.

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