La trilogie des Syyrs T1 Chap12.pdf


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La trilogie des Syyrs - Tome 1 : la prophétie de Nokomis
Chapitre 12
Elle soupira, agacée de ne toujours rien comprendre au Syyr assis devant elle et décida de
l’e u e u peu à so tou . Elle tou a le dos à l’homme et partit sans un mot vers le camp d'un pas
décidé. Lorsqu'elle se retourna, elle vit le soldat adoss à l’a e en train de dormir, la boule de poil
rousse de retour à côté de lui. Distraite, elle tapa du pied dans un tas de terre et se fit mal quand elle
rencontra une branche enfouie en dessous. Lianne jura tout bas et donna un nouveau coup qui
envoya le morceau de bois un peu plus loin. Lorsque la jeune femme s'assit auprès du feu, les regards
moqueurs des Syyrs et le petit rire de Lubéon lui confirmèrent qu'ils avaient assisté à sa dernière
déconvenue.
Fatiguée, elle attrapa sa couverture et partit s'installer plus loin. C'est quand elle leva les
yeux au-dessus d'elle avant de s'endormir qu'elle remarqua le feuillage roux de l'arbre sous lequel
elle se t ouvait. L’app e tie enfonça sa tête sous le duvet et s'endormit.
Elle fut réveillée par des cris affolés. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, le spectacle qui se déroulait
devant elle était si comique qu'elle eut du mal à ne pas rire. A la lumière du feu encore rouge, les
Syyrs qui avaient dormi sous le grand arbre dansaient en criant, arrachant de gros cloportes noirs à
leurs vêtements, leurs bras ou leurs jambes. Les petites bêtes nichaient dans le feuillage dense à
l’aplo
du a p et se laissaie t to e su les t tes assez i p ude tes pou este e dessous.
Sangsues, elles suçaient le sang de leurs victimes avant de remonter se nicher dans l'arbre pour
digérer. Elle regarda un instant aux alentours, mais le feuillage au-dessus d'elle avait dévié la course
des petites bestioles et le seul autre à être à l'abri était Arutha, trop loin pour être inquiété.
L’ho
e o se vait avec intérêt les contorsions du groupe malchanceux, et elle réalisa qu'il
savait depuis le départ ce qui allait se passer. Tandis que les Syyrs écrasaient au sol les dernières
sangsues et finissaient de déplacer les affaires hors de la zone de bombardement, Lianne contempla
le visage impassible de l'assassin, agacée d'être incapable d'imaginer ce qu'il pouvait penser.
L'aube était levée. Elio se dirigea vers le prisonnier, encore fâché qu'il ne lui ait rien dit sur les
insectes ui i haie t à l’ tage sup ieu . Il avait t e u
ue Lianne s'isole la veille au soir, mais
au vu de l’ai p o up de la jeu e fe
e il avait jugé préférable de la laisser dormir à l'écart
puisqu'elle n'était pas trop éloignée. Le prince s'en félicitait ce matin car au moins l'un d'entre eux
n'aurait pas à subir les démangeaisons de ces satanées bestioles.
Elio aurait voulu avoir le plaisir de réveiller Arutha, mais le soldat était déjà assis, attendant
d'être détaché. A son a iv e, u petit o geu s’e fuit e ou a t et g i pa agile e t da s u a e,
agitant sa fourrure rousse et soyeuse. Il décrocha le prisonnier de l'arbre et lia de nouveau ses
poignets devant lui. Le Syyr noir le ega da fai e et a o ça e jeta t u œil à la mangrove
environnante :
 Je n'entre pas là-dedans comme ça.
Elio tait fatigu et e tai e e t pas d’hu eu à dis ute ap s sa ou te uit.
 Tu feras ce qu'on te dit.
Arutha s'immobilisa, soudain hargneux.
 Alors débrouillez-vous tous seuls.
Il se rendit compte de son erreur et reprit d'un ton plus posé :
 Je o ais l’e d oit, vous o . Je sais e ue je dis. Je 'e t e pas là-dedans sans pouvoir me
défendre.
Elio devait bien avouer que le Syyr semblait s'y connaître. Et s'il n'avait rien fait pour les aider
cette nuit, il ne les avait pas abandonnés ua d Lu o tait al e poi t, sa s pa le de l’ pisode

Auteur : Myriam LEMOINE