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Enquête sexualité étudiante .pdf



Nom original: Enquête sexualité étudiante.pdf
Titre: Microsoft Word - dossier-lancelle1
Auteur: Mefagar

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Mis à disposition le 17/04/2018
Dossier réalisé par :
FROGER Maël
CORDIER Antonin
Etudiants en L2 Psychologie

Enquête : les pratiques sexuelles des étudiants

I/ Définition du sujet
A travers cette enquête nous nous intéressons à la population étudiante bretonne, celle-ci est
composée en majeur partie de personnes de 18 à 25 ans. Il s’agit donc d’une catégorie de population
décrite aujourd’hui comme en fin d’adolescence ou adulescente (comme décrit par Anatrella).
On peut également décrire cette population en tant qu’adultes émergeants (Arnett 2004 et Arnett et
Taner 2006). Arnett fait sa spécificité en 5 points : l’exploration identitaire, l’instabilité, l’entredeux, les possibilités et l’égocentrisme.
Dans l’exploration identitaire, nous allons donc pouvoir observer le choix de l’orientation sexuelle
ainsi que l’apprentissage du corps du sexe opposé. L’instabilité devrait se traduire par un
changement de partenaires, l’entre-deux par l’utilisation de comportements adultes et enfantins dans
la construction de relations et l’assouvissement des pulsions, certainement aussi une imagination
plus grande qu’à d’autres âges. Les possibilités, car la vie étudiante offre un cadre propice à
l’expérimentation alors que l’ensemble des étudiants voient leurs taux d’hormones grimper en
flèche et que le contact est plus facile qu’à d’autres périodes de la vie (possibilité de sortir, de faire
des excès, moins de responsabilités). Enfin l’égocentrisme peut se voir dans la tentative désespérée
d’assouvir ses propres pulsions en dépit du plaisir de l’autre. Ces questions seront vu par la suite.
L’adolescence est une période de la vie au cours de laquelle le jeune cherche à s’émanciper et à se
forger ses propres expériences, c’est une période marquée par la volonté d’indépendance et un
rapport conflictuel à l’autorité. Lors de cette période les jeunes adoptent plus de conduites à risques
qu’à n’importe quelle autre période de la vie. De plus c’est à cette période que les pulsions sexuelles
sont à leur paroxysme.
D’un autre côté cependant il semble également important de définir ce que sont les pratiques
sexuelles. Afin de rester cohérent dans notre étude nous mettons sous le terme de pratiques
sexuelles l’ensemble des actes effectués avec les organes génitaux dans un but de satisfaction d’une
pulsion d’origine sexuelle. De fait les comportements solitaires et les comportements de groupe sont
inclus. Nous avons ajouté dans l’étude certains comportements qui ne sont pas uniquement intéressé
par les organes génitaux mais qui visent à l’assouvissement de pulsions semblables et sont souvent
associés aux pratiques sexuelles telles que décrites plus haut (par exemple le bondage).
La sexualité chez les étudiants est un élément difficilement observable d'un point de vue extérieur.
De par la pluralité des moyens de rencontre, la diversité des expériences de chacun, et la nature
profondément intime et singulière de cet aspect de la vie, il est difficile d'aller enquêter et de
quantifier ce sujet.
Néanmoins, il nous a paru intéressant d'aller vérifier de nous-mêmes si les idées reçues et les
rumeurs planant sur la sexualité étudiante sont vraies.
Nous avons donc préparé des questions portant sur une vaste portion des pratiques sexuelles, ainsi
que sur le ressenti et les habitudes, et même les fantasmes des étudiants de notre région.
Sera considéré ici comme étudiant tout individu actuellement en train de suivre un cursus
universitaire, dans la région Bretagne.
Nous souhaitons également voir si à une époque où l'on raconte que les relations et les esprits se
"libèrent" encore plus qu'auparavant, les mœurs ont fondamentalement changé par rapport aux
résultats d'études antérieures, et si la notion de couple a changé de sens et/ou d'importance dans
l'esprit des jeunes gens.

II/ Problématique
1) Limites
Il apparaît comme évident qu'un sujet touchant à la sexualité d'un individu sera forcément plus
complexe à étudier, et ce pour plusieurs raisons :
Premièrement, bien que certaines questions puissent être adressées à tout individu peu importe sa
maturité sur ce plan, il en est que seules des personnes ayant déjà eu des expériences sexuelles et/ou
une sexualité toujours active peut compléter positivement, et donc souvent, plus complètement.
Ensuite, le sujet étant fortement intime, notre enquête risque de se heurter à la réticence naturelle
qu'évoquer sa sexualité ouvertement, même sous l'anonymat, peut provoquer. Certains étudiants
peuvent ne pas du tout répondre, risque existant déjà sur n'importe quel questionnaire mais exacerbé
ici ; d'autres peuvent sauter des questions les mettant mal à l'aise, voire trouver l'idée d'une enquête
sur ce sujet obscène et protester.
Finalement, le fait que les étudiants doivent y répondre en public, sous le regard d'autres et
potentiellement leurs amis ou proches ou compagnons, et altérer certaines réponses.
Cela nécessite donc que nous prenions les devants en interrogeant encore plus que l'effectif
recherché, afin d'arriver au maximum de questionnaires exploitables.

2) Question de recherche
Quels sont les déterminismes sociaux qui influencent la sexualité étudiante ?
3) Tableau VI/VD
VI

VD
Sexe (1)
Logement (2)
Situation conjugale (3)
Orientation sexuelle (4)
Age du premier rapport (5)

Masturbation (a)
Age du 1er rapport (b)
Méthodes de contraception (c)
Nombre de partenaires (d)
Fréquence des rapports (e)
Fantasmes (f)
Orientation sexuelle (g)

La variable indépendante (1), le sexe a deux réponse possibles, homme ou femme. Elle se croise
avec l’ensemble des VD.
Le logement (2) se croise avec l’ensemble des variables dépendantes.
La situation conjugale (3) se croise avec l’ensemble des variables dépendantes.
L’orientation sexuelle (4) se croise avec l’ensemble des variables dépendantes.
L’âge du premier rapport se croise avec (a), (d) et (f).

4) Hypothèses
À la suite de nos questionnements et recherches, nous avons dégagé plusieurs hypothèses. Ces
dernières sont :
a) Nous supposons que les étudiants résidant chez leurs parents ont moins d’expériences
sexuelles.
b) Nous émettons l’hypothèse que les personnes en couple ont moins de partenaires sexuels et
se masturbent moins.
c) On suppose que les femmes ont moins d’expérience sexuelles que les hommes bien qu’elles
commencent leur sexualité plus jeune.
d) Nous supposons que les hommes se masturbent plus que les femmes et consomment plus de
pornographie.
e) Nous pensons que les femmes se protègent de manière plus systématique face aux risques de
grossesse que les hommes.
f) Nous supposons que les hommes se déclarent plus souvent homosexuels que les femmes.
g) Nous émettons l’hypothèse que les personnes homosexuelles ou bisexuelles ont plus de
partenaires que les personnes hétérosexuelles.

5) Entretiens exploratoires
Nos entretiens exploratoires ont été réalisés auprès de 7 étudiants de villes différentes, hommes et
femmes, et en situation différente.
Notre idée avec ces entretiens était de tester à la fois la passabilité d'une enquête sur les pratiques
sexuelles (voudrait-on bien s'y prêter ?) auprès de jeunes de notre âge, mais aussi d'affiner les
questions qui pouvaient ou non se poser.
Nous avons aussi pu revoir la clarté et la façon d'expliquer chaque question pour assurer une bonne
compréhension des réponses attendues par les sondés.
Résultats :
Ces entretiens nous ont donné un jour plutôt favorable de la réaction face à un tel sujet, qu'il fallait
ici évoquer en personne de surcroît : tous les sondés se sont prêtés à l'entretien avec engouement, et
seules quelques questions furent jugées trop personnelles : certains ont confié qu'il y aurait des
aspects de leur sexualité plus intimes qu'ils n'auraient jamais révélés quoiqu'il arrive.
Ainsi, nous avons pu affiner notre questionnaire en sachant où s'arrêter dans le questionnement, et
nous a donné un point de vue plutôt optimiste sur la volonté qu'auront les sujets à y répondre.
L'anonymat sera sans doute une grande aide et la différence entretien/questionnaire enlève
beaucoup de la potentielle gêne de la situation, nous faisant nous dire que globalement un grand
nombre d'étudiants accepteront de répondre.

Guide d’entretien :

La sexualité chez les étudiants
I. Origines
1. Présentation
➔ Est-ce que tu peux te présenter ? (Âge, sexe, étude, logement actuel + situation : coloc, seul,
concubinage... Si pas précisé, demander religion)
➔ Es-tu en couple ?
➔ Que peux-tu me dire sur ta famille ? (→ insister sur la ville d'origine, travail des parents, frères
et sœurs, maison/appartement)
➔ Utilises-tu un moyen de contraception ?
2. Dimension relationnelle
➔ Quelles sont tes fréquentations ? (Sexe, âge, origines, où les as-tu rencontré et comment)
➔ Comment définirais-tu ton orientation sexuelle ?
II . Sexualité
1. Sexualité propre





As-tu une libido « normale » selon toi ? (Envie, masturbation)
Penses-tu avoir été maître de ta première fois ? (Avait envie, consentait, état normal...)
As-tu des rapports sexuels fréquemment ?
Peux-tu décrire de façon sommaire une relation sexuelle classique pour toi ? (Donner
exemple de nous-mêmes pour mettre à l’aise)
 Penses-tu avoir un ou plusieurs fétichismes/fantasmes ?
1. L’environnement sexuel
 As-tu des relations ou partenaires stables ?
 Que penses-tu des expériences à plusieurs ?
 Penses-tu te protéger suffisamment, et à chaque fois (MST, enfants…)
Question ouverte :
Y’a-t-il des questions auxquelles tu ne répondrais pas, et pourquoi si c’est le cas ?

VI/ Le questionnaire
Nombre d’enquêtés :
224
Mode de passation :
Proposition à des étudiants et distribution en classe.
Logique de construction du questionnaire :
Nous avons dû faire avec la limite imposée des 25 questions, aussi avons-nous tenté de bien répartir
et équilibrer les fonctions pour répondre à nos hypothèses, et coller à la problématique.
Un tri a dû être effectué par rapport aux brouillons originels, mais nous sommes arrivés à un
nombre suffisant de questions plutôt équilibrées sur les paramètres qu'elles ont à évaluer.
Les parties sont organisées afin de mettre l'étudiant en confiance quant au questionnaire : Pour la
première partie, il peut y répondre même sans avoir eu d'expérience sexuelle et n'y aborde pas des
sujets trop personnels ; c'est ensuite que seront abordés les relations avec les autres. Ce qui explique
pourquoi les questions sociales sont au début et non à la fin du questionnaire, de plus le fait de
permettre aux personnes sans expérience de ne pas avoir une question sur deux à remplir mais tout
puis rien évite la non-réponse à des questions importantes.
Nous avons aussi tenté de clarifier les questions afin de faciliter la passation et de réduire le temps
que prendra le questionnaire, aspect crucial pour que sa réalisation se fasse plus facilement.
L’hypothèse

a) est vérifiée par les questions : 2, 11, 14, 15, 16, 17, 18, 19.
b) est vérifiée par les questions : 3, 5, 6, 7, 8, 14, 15, 16, 17, 18, 19.
c) est vérifiée par les questions : 1, 10, 11, 16, 17, 18, 19.
d) est vérifiée par les questions : 1, 5, 6, 7, 8
e) est vérifiée par les questions : 1, 12, 13
f) est vérifiée par les questions : 1, 4, 9.
g) est vérifiée par les questions : 4, 10, 11.

Questionnaire pratiques sexuelles étudiants
Bonjour, nous sommes étudiants en sciences sociales à l’UCO de Guingamp et nous menons
une enquête sur les pratiques sexuelles des étudiants dans le cadre d’un projet à la faculté. Nous
garantissons une stricte confidentialité sur l’ensemble des réponses. Le questionnaire est réalisable
en environ 5 minutes.
Partie I : Vous
1. Etes-vous un homme ou une femme ?
☐ Homme
☐ Femme
2. Habitez-vous :
☐ Seul
☐ En collocation

☐ Chez vos parents ☐ Chez l’habitant

3. Etes-vous :
☐ Célibataire ☐ En couple ☐ Union libre (partenaire régulier)
4. Vous définissez vous comme :
☐ Hétérosexuel
☐ Homosexuel

☐ Bisexuel

5. Pratiquez-vous la masturbation ?
☐ Oui
☐ Non
6. Si oui, à quelle fréquence vous masturbez-vous ? (Entourez les bonnes réponses)
Nombre de fois par semaine :
0
1
2
3
4
5
+
Nombre de fois par week-end :
0
1
2
3
4
5
+
7. Avez-vous déjà visionné un film pornographique ?
☐ Oui
☐ Non
8. Si oui, à quelle fréquence en visionnez-vous ?
☐ Quotidienne ☐ Hebdomadaire
☐ Mensuelle ☐ Une fois pour essayer
Partie II : Vos relations
9. Avez-vous déjà eu des rapports sexuels avec :
☐ Un homme ☐ Une femme
☐ Les deux ☐ Aucun
10. A quel âge a été votre premier rapport sexuel ?
☐ Moins de 15 ans ☐ 15-18 ans ☐ 19 ans ou plus

☐ Ce n’est pas encore arrivé

11. Combien de partenaires avez-vous eu dans votre vie ? (Entourez la bonne réponse)
0
1-5
5-10
11-15
+
12. Utilisez-vous toujours un moyen de contraception ?
☐ Oui
☐ Non
13. Si oui, lequel (lesquels) ?

☐ Préservatif ☐ Pilule contraceptive
☐ Pilule du lendemain
Implant
☐ Autre : ………….
14. Vous avez des rapports sexuels de manière :
☐ Quotidienne
☐ Hebdomadaire

☐ Stérilet

☐ Mensuelle ☐ Annuelle



☐ Jamais

15. Dans le laps de temps sélectionné ci-dessus, vos rapports ont lieu ?
☐ En semaine
☐ Le week-end
☐ Les deux
16. Avez-vous un(des) partenaire(s) sexuel(s) réguliers ?
☐ Oui
☐ Non
17. Si oui, combien :
☐1 ☐2 ☐3

☐+

18. Au cours de l’année passée (depuis le 1er Janvier 2017), avez-vous eu plusieurs partenaires ?
☐ Oui
☐ Non
19. Si oui, combien :
☐2 ☐3

☐+

20. Habituellement, où se déroulent vos rapports ?
☐ Lit d’un des partenaires
☐ Logement d’un des partenaires
des hôtes
☐ En extérieur

☐ Chez

21. Trouvez-vous du plaisir dans (plusieurs réponses possibles) :
☐ Le bondage
☐ La domination
☐ La soumission
☐ Le
masochisme
☐ La sodomie
☐ Autre : ……….
22. Réalisez-vous vos fantasmes :
☐ Jamais ☐ Rarement ☐ Régulièrement

☐ A chaque fois

23. Diriez-vous qu’une vie sexuelle épanouie est nécessaire pour bien vivre et pourquoi ?

Analyse des résultats
Notre questionnaire a été présenté à 224 étudiants, venant de différentes villes : Brest, StBrieuc, Rennes et Guingamp principalement.
Les espoirs fournis par les entretiens préalables se sont révélés justifiés, car nous avons eu malgré
notre sujet un taux de réponse tout à fait raisonnable, mieux que ce que nous pensions même.
Excepté quelques questions isolées où le nombre de réponses chutent, nous avons eu l'entière et
sérieuse participation de tous ceux qui y ont répondu, y compris ceux que beaucoup de questions ne
concernait pas : ainsi la grande majorité approchent des 100% de taux de réponse.
Avant de passer à la vérification des hypothèses formulées en amont de notre travail, nous
allons donc analyser les résultats et les liens que l'on peut faire à partir de nos variables.

Question 1
Tout d'abord, la plus évidente :

Il est apparu que beaucoup plus de femmes ont répondu à notre questionnaire que d'hommes.
Pourtant, les réponses ont montré que ce sont ces derniers qui livrent en général le plus de leur
intimité. Ainsi, ce n'est pas que la population masculine n'a pas voulu y participer, mais bien que le
milieu des études supérieures soit un environnement hautement féminisé, comme bien d'autres
études le démontrent déjà.

Question 2
Nous avons également pu constater que la grande
majorité des étudiants vivent seul, en résidence
étudiante ou en appartement. L’autre moitié est
répartie presque équitablement entre les
collocations et ceux qui vivent encore chez leurs
parents. Comme nous le verrons plus tard, nous
pensons que l’habitat peut avoir des conséquences
sur leur vie sexuelle.

Question 3
Une autre de nos questions primordiales a obtenu des résultats intéressants : nous voyons ici que la
majorité de nos participants est en couple, ainsi qu’une fraction en union libre, tandis que les
célibataires occupent une minorité certes large. Nous verrons plus en détail la répartition de ces
couples, notamment que les femmes de notre questionnaire sont plus souvent en couple que les
hommes.

Question 11
Voilà ici une question dont nous n’attendions aucune
réponse précise, autrement dit pas d’à priori ou
d’attente la concernant. Nous observons une nette
majorité de personnes ayant eu entre 1 et 5 partenaires
dans leur vie. Rappelons-le, il s’agit ici d’étudiants, et
les chiffres seraient sans doute plus élevés chez une
autre classe d’âge, mais nous allons aussi voir en
croisant les réponses que les femmes ont en moyenne
moins de partenaires que les hommes : la majorité de
ceux dépassant les 10 en sont.

Question 12
C’est ici avec un peu d’inquiétude que nous avons découvert la proportion, assez importante,
d’étudiants ne se protégeant pas à chaque rapport sexuel. Une question approfondissant le choix de
type de contraception montre une très claire omniprésence du préservatif, pour les hommes
notamment, et de la pilule (logique) pour les femmes. Implant et stérilets, moyens plus sûrs et à
longue durée, sont malgré tout boudés, sans doute de par l’intervention qu’ils requièrent. On peut
imaginer que c’est la simplicité du préservatif et de la pilule qui les rendent populaires, et que c’est
aussi pour ne pas « s’embêter » que certains ne se protègent parfois pas.

Question 13
Nous nous baserons sur ce résultat pour l’une de nos hypothèses, mais au préalable nous pouvons
déjà observer les habitudes des étudiants : la grande majorité de leurs rapports ont lieu de façon
hebdomadaire, pourtant la majorité ont aussi des rapports en semaine et le week-end,
indifféremment. On peut supposer que les seuls n’en pratiquant pas le week-end sont justement
principalement ceux qui vivent encore chez les parents.

Question 18
Cette question nous indique un autre point des habitudes des étudiants : une part, tout de même non
négligeable (12%) indique pratiquer la plupart de ces rapports en extérieur ou chez des hôtes,
choses qui sortent tout de même de l’ordinaire en la matière. Le lit est aussi, sans surprise, le grand
gagnant parmi ces propositions.

Pour nous rapprocher de nos hypothèses, regardons à présent les écarts entre les deux sexes. Nous
avons pu constater une prévalence de certains fantasmes chez l'un comme l’autre :
Premièrement, les femmes semblent dans leur grande majorité (pour celles ayant répondu avoir des
fantasmes) partager le fantasme de la soumission : plus de 76% d'entre elles l'ont en effet listé
comme un de leurs fantasmes. Pour ce qui est des hommes, c'est la sodomie et la domination (que
moins de femmes, relativement à leur surnombre, semblent avoir) : néanmoins, il faut préciser pour
ce nombre que 10 individus masculins sur la soixantaine ayant répondu se définissent comme
homosexuels, et tous l'ont listé comme fantasme. Même avec leur nombre en moins, il nous reste
presque autant d'hommes hétérosexuels que de femmes ayant ce fantasme, ce qui relatif à leur
effectif encore une fois, reste supérieur :

Dernière observation grâce à ces résultats, le masochisme et le bondage semblent être bien plus

marginaux : aussi la soumission comme l'entendent les participants doit être un fantasme plus
« raisonnable » que ces catégories. Là encore, une légère prévalence masculine se remarque : on
peut penser au regard de ces résultats que, pour ce qui est des relations sexuelles, le sexe « dominant
» est même de nos jours très clairement le masculin.
Puisque nous avons évoqué l’homosexualité, il apparaît dans notre questionnaire un taux
d’homosexuels étonnamment plus élevé chez les hommes que chez les femmes :

Le taux chez ces dernières est même ridiculement bas : 2 pour 156 femmes.
Les taux étant, selon d’autres études stables entre les sexes, deux options s’offrent à nous.
Premièrement, il peut s’agir d’une malchance hasardeuse, et nous n’avons effectivement eu que 2
homosexuelles qui ont répondu au questionnaire.
La seconde est issue d’une réflexion que nous avons eu devant le taux de bisexuelles, pour le coup
plutôt trop élevé par rapport à la norme, et les résultats d’une autre question :

Dans « aucun » est le nombre de nos participants n’ayant jamais eu d’expérience sexuelle.
On y remarque, ici aussi, un déséquilibre homme-femme, et que pour 28 bisexuelles autoproclamées, seule 14 ont effectivement déjà eu un rapport avec les deux sexes.
En d’autres termes, ces femmes-là n’ont que leurs propres sensations pour les orienter vers cette
définition d’elles-mêmes. Ce n’est pas un choix, mais l’orientation sexuelle peut tout de même être
parfois difficile à cerner, surtout quand on n’a eu aucune occasion de l’expérimenter.
Aussi, et nous savons qu’il s’agit d’une assez grosse présomption, nous émettons ici l’hypothèse
que au moins une partie de ces 14 femmes pourraient être, en réalité, homosexuelles, avec des
sentiments conflictuels quant à leur orientation sexuelle. Si l’on vient les rajouter à la catégorie
homosexuelle, on obtient alors un taux plus proche de la normale…

Nombre d’études sur les taux d’homosexuels à travers le monde note un écart dans les réponses
(pas nécessairement les taux réels) de personnes se disant homosexuelles. Pourtant, le taux global
de l’humanité est connu, de même que chez d’autres espèces, et est estimé stable. C’est davantage
le regard et les lois du pays sur l’homosexualité qui faisaient jouer les taux de réponses, présentant,
assez logiquement, des taux très très bas là où c’était mal vu, voir illégal.
Aussi nous reconnaissons la possibilité d’une simple statistique trompeuse, sans réel fondement,
mais nous pouvons extrapoler, et nous dire qu’au moins une partie de ces bisexuelles
inexpérimentées ont en fait choisi cette définition, soit par incertitude, soit par déni de sentiments
homosexuels : la bisexualité est de nos jours bien plus acceptée, et comme il est admis que les
jeunes en se « cherchant » explorent leur sexualité, il s’agit d’une « catégorie » plus libre que de se
définir immédiatement homosexuelle.
Enfin, pour ce qui est de la réalisation des fantasmes, un élément s’est avéré jouer un rôle plutôt
important : le nombre de partenaires.

Ici, il est clair que plus on a eu de partenaires, plus on est libéré de ses fantasmes, en général.
Cela semble assez logique, mais pourtant il existe un net écart parmi ceux ayant eu 1 à 5
partenaires : on y trouve de tout, certains continuant à ne jamais les réaliser (soit qu’il n’en ont pas,
soit qu’il n’osent pas) tandis que beaucoup commencent à oser (voir les « Rarement ») et certains
les assument même totalement (voir « Régulièrement » et « A chaque fois »).
Évidemment, la majorité qui n’a pas eu de partenaire ne les réalise pas.
On remarque donc que parmi ceux ayant eu plus de 5 partenaires, la norme passe de rarement voire
jamais, pour se rapprocher de régulièrement. Cela est amplifié par l’effectif bien plus réduit de
personnes ayant au moins ce nombre de partenaires, et semble indiquer une réelle libération ou
maturité à ce niveau à mesure des expériences.

Maintenant que ces points ont été dégagés et explorés, rentrons dans le vif du sujet en
vérifiant si nos hypothèses préalables sont confirmées ou non.

Hypothèse a : Nous supposons que les étudiants résidant chez leurs parents ont moins
d’expériences sexuelles.

Déjà nous avons un élément de réponse en observant que les personnes qui résident chez leurs
parents pratiquent moins la masturbation que les autres. Alors que 70% des gens qui vivent seuls et
79% de ceux qui vivent en collocation pratiquent la masturbation, seuls un peu plus de 50% des
étudiants résidant chez leurs parents pratiquent la masturbation.

Concernant le nombre de partenaires, nous voyons que les étudiants habitant chez leurs parents sont
de manière significative ceux avec le moins de partenaires. Avec 17% d’entre eux n’ayant jamais eu
de relations sexuelles.
Les autres croisements se montrent non significatifs. Croisement avec les questions 14 et 18.
Nous pouvons tout de même conclure que les étudiants résidant chez leurs parents ont eu dans leur
vie moins d’expériences sexuelles que les autres, avec 10 des 22 personnes n’ayant jamais eu de
relations sexuelles vivant encore chez leurs parents. Il ressort également que la collocation semble
être le mode de résidence le plus privilégié par les étudiants avec beaucoup d’expériences ou
l’endroit où les étudiants ont le plus de relations.
La corrélation avec la masturbation semble indiquer que les personnes en collocation sont les plus à
mêmes de satisfaire leurs pulsions sexuelles, que ce soit seul ou avec un partenaire.

Hypothèse b : Nous émettons l’hypothèse que les personnes en couple ont moins de partenaires
sexuels et se masturbent moins.
Les croisements de la question 3 (êtes-vous en couple, célibataire, en union libre ?) avec la 5
(pratiquez-vous la masturbation ?) c’est montré non significatif. De même les croisements avec la
question 11 (Combien de partenaires avez-vous eu dans votre vie ?) se montrent non significatifs.

Cependant, en croisant avec la question 14 (vous avez des rapports sexuels de manière ?) nous
obtenons que les gens en couple ont des rapports sexuels au moins de manière hebdomadaire dans
93% des cas, contrairement aux célibataires qui sont seulement à peine 25%.

(Suite hypothèse b)

De plus, nous réalisons que les couples ont de manière significative des rapports privilégiés le
week-end.
Ce que nous en déduisons : les couples ne semblent pas avoir moins de partenaires que les autres, et
ne semblent pas se masturber moins, mais ils semblent avoir des rapports de manière plus régulière
et bien souvent plus le week-end.

Hypothèse c : On suppose que les femmes ont moins d’expérience sexuelles que les hommes bien
qu’elles commencent leur sexualité plus jeune.
En premier lieu, nous pouvons dire qu'il n'y a pas de différence significative entre les hommes et les
femmes concernant l'âge de la première relation.

Cependant, nous pouvons voir que le taux de partenaires est plus élevé en moyenne chez les
hommes, avec une majorité de partenaires entre 1 et 5 chez les femmes (65%).
On en conclu donc qu'effectivement les femmes ont moins de partenaires différents que les hommes
mais elles commencent leur vie sexuelle en même temps.

Hypothèse d : Nous supposons que les hommes se masturbent plus que les femmes et consomment
plus de pornographie.

Nous pouvons voir ici qu’une écrasante majorité des hommes pratiquent la masturbation alors qu’à
peine plus de la moitié des filles le font. Croisement des questions 1 et 5.

Ici, nous croisons la questions 1 (êtes-vous un homme ou une femme ?) avec la question 8 (à quelle
fréquence visionnez-vous des films pornographiques).
On peut voir que dans les personnes qui ont déjà visionné un film pornographique, 66% des filles
ne l’ont fait qu’une seule fois alors que 20% des hommes le font de manière quotidienne et 80% le
font de manière au moins hebdomadaire (pour 15% des filles). Les hommes ont donc une
consommation de films beaucoup plus élevée que les filles.

On en conclu de fait que notre hypothèse est correcte concernant à la fois la masturbation et la
consommation de films pornographiques.
Hypothèse e : Nous pensons que les femmes se protègent de manière plus systématique face aux
risques de grossesse que les hommes.

Nous croisons ici la question 1 avec la question 12 (Utilisez vous toujours un moyen de
contraception ?).
Le résultat est très significatif et nous voyons que les hommes dans presque 45% des cas ne se
protègent pas de manière systématique, alors que les femmes, ce manque de rigueur apparaît chez
moins de 15% d’entre elles.

Nous pouvons compléter ceci par le croisement entre la question 3 (sur les couples) et nous voyons
que dans les célibataires la proportion de personnes qui ne se protègent pas de manière systématique
est plus élevée (33%) que chez les couples ou les relations libres.
Notre hypothèse est validée, les femmes se protègent plus que les hommes.

Hypothèse f : Nous supposons que les hommes se déclarent plus souvent homosexuels que les
femmes.

Nous voyons ici que les hommes se déclarent plus souvent homosexuels que les femmes, 16,2% des
hommes alors que seuls 1,3% des femmes. Notre hypothèse est validée.

Hypothèse g : Nous émettons l’hypothèse que les personnes homosexuelles ou bisexuelles ont plus
de partenaires que les personnes hétérosexuelles.

Comme pour l’hypothèse a, nous partons de la masturbation pour nous donner une idée, nous
observons que les populations homosexuelles et bisexuelles pratiquent plus la masturbation que la
population hétérosexuelle.

(Suite hypothèse g)

En croisant la question 4 et la question 11 (combien de partenaires avez-vous eu dans votre vie ?)
on constate que les homosexuels ont un plus grand nombre de partenaires, d’ailleurs tous les
homosexuels ont déjà eu une relation avec un partenaire.
Concernant la bisexualité, les chiffres sont étalés, il y aurait une plus grosse proportion également
s’il n’y avait pas les 8 femmes qui se sont déclarées bisexuelles mais qui n’ont jamais eu de
relations.
Mis a part cela notre hypothèse est validée, on peut donc la valider pour les homosexuels mais pour
les bisexuelles il faudrait effectuer des études supplémentaires pour confirmer que les 8 filles s’étant
déclarées bisexuelles restent de cet avis après avoir eu une relation sexuelle.

Note :
N ous ne pouv ons pas afficher l’image.

Il nous a semblé intéressant d'ajouter que lorsque l'on croise l'âge du premier rapport avec le
nombre de partenaires on se rend compte que les personnes plus précoces ont continué dans cette
voie car se sont ceux qui ont eu le plus de rapports.

On peut émettre l'hypothèse que plus la pulsion se révèle jeune et plus elle est importante. Ou bien
tout simplement qu'une fois la première relation effectuée, la courbe des rencontres reste constante.

Question ouverte
Notre questionnaire se termine sur une question ouverte, que voici : Selon vous, une vie
sexuelle épanouie est-elle nécessaire pour bien vivre, et pourquoi ?
Nous attendions de cette question des réponses un peu plus construites que les cases à cocher des
autres questions, afin de pouvoir analyser le ressenti général de la population étudiante face à leur
sexualité. Nous avons obtenu quantité de « Oui » tout simples, près de 60, aussi ceux-là sont ils
inutilisables, à part pour déterminer que la sexualité leur est importante. Le consensus général
semble d’ailleurs être celui-ci : oui, elle est nécessaire. Beaucoup nuancent le propos, disant que ce
n’est pas « nécessaire » mais que c’est un plus, d’autres font l’extrême inverse en plaçant leur
sexualité comme part primordiale de la vie… Nous ne pouvons afficher ici les 150 phrases
différentes que nous avons dû lire, mais l’esprit qui en ressortait était celui ci. Nous avons
cependant pu constater deux petits éléments supplémentaires :
Les individus en couple associaient quasi systématiquement la « nécessité » de cette vie sexuelle, ou
son intérêt, à leur couple, voyant cela comme un aspect essentiel pour la plupart, dans le cadre
d’une relation du moins. L’amour physique est donc perçu comme gage d’une bonne entente entre
partenaires, et d’une relation qui « va bien ». Enfin, un dernier chiasme femmes/hommes est à
relever : la plupart des hommes répondaient assez désinvoltement, souvent avec l’idée de simple
plaisir qui ressortait, sans autre attachement particulier à leur sexualité ; tandis que beaucoup de
femmes, assez pour le remarquer rien qu’à la relecture des questionnaires, mettaient en avant
comme intérêt de la sexualité la connaissance d’elles-mêmes, de leurs corps, et la communion
qu’elle représente entre les deux partenaires. Sans parler d’idéalisation, il semblait y avoir
d’avantage d’atouts affectifs et d’importance émotionnelle, chez les femmes, à leur sexualité, de
surcroît si elles se trouvaient en couple.
Malgré la quantité de « Oui », nous fûmes donc agréablement surpris de voir le taux de
réponses, la qualité et la longueur de certaines, et les tendances que nous avons pu y repérer.

Conclusion
Concernant la méthode d'abord nous sommes content de la façon dont les passations et les résultats
obtenus semblent fiables. Nous remercions donc l'ensemble des personnes ayant participé au
questionnaire de l'avoir fait de manière honnête.
Grâce à ce questionnaire, nous avons pu établir un profil d'étudiant libéré dans sa sexualité, avec
des prédispositions sociales définies (logement, sexe,...). Nos hypothèses ont presque toutes pu être
confirmées ou infirmées.
Nous espérons également que nos résultats pourront lever des mythes existants sur la sexualité
étudiante et être réutilisés dans d'autres études.

Bibliographie
Les jeunes et la sexualité, V. Blanchard, R. Revenin, J.J. Yvorel, 2010, Collection Mutations, chez
Autrement. ISBN: 9782746713666
"De la misère sexuelle en milieu étudiant", M. Potte-Bonneville, printemps 2002, article de
Vacarme, revue associative.
De la sexualité au couple : L'espace des rencontres amoureuses pendant la jeunesse, M. Bozon,
2012, revue Population
Les méthodes quantitatives (Chapitre 3: L'élaboration d'un questionnaire), F. Bugeja-Bloch, M-P.
Couto, 2015, chez Presses Universitaires de France. ISBN: 9782130631613
Olivier Galland, et al. Le monde des étudiants. Paris, PUF, 1995.
Régine Boyer ; Charles Coridian ; Valérie Erlich. L’entrée dans la vie étudiante, socialisation et
apprentissages. N° 136 Entrer étudier, réussir à l’université 2001 pp.97-105, publié par Ecole
normale supérieure de Lyon. 2001
L'émergence de l'âge adulte : de l'impact des référentiels institutionnels en France et au
Québec, Stéphane Moulin in SociologieS, 27 Janvier 2012
http://journals.openedition.org/sociologies/3841
Le couple dasn tous ses états, Insee
https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281436


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