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CHAQUE MOIS
UN DOSSIER
THÉMATIQUE
POUR
LES DÉCIDEURS
-

LE CAHIER DE LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DU POITOU ET DES CHARENTES

Au cœur de l’entreprise,
et si on changeait ?

AU SOMMAIRE
Management
Qu'est ce que l'investigation
appréciative ? PAGE II
B. Braun montre
l'exemple. PAGE II

Recrutement
Pôle Emploi propose
une nouvelle méthode
par simulation. PAGE III
Hutchinson recrute
de nouveaux profils. PAGE III

Transition écologique
Comment bien gérer
ses déchets ? PAGE IV
VMH réduit ses déchets
et les réutilise. PAGE IV

Transformation
numérique
La Région accompagne
les entrepreneurs. PAGE V
Go Industry et Socari
se mettent à la page. PAGE V

Les réseaux
Indispensables clubs
d’entreprises. PAGE VI

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INFO-ÉCO 2 Les experts de l’entreprise
I II I Info-éco 2

Avril 2018

MANAGEMENT

L’investigation appréciative :
question de méthode
Laurence Thomas, coach professionnelle certifiée, propose des exercices de cohésion de groupe
dans les entreprises et les collectivités d’après la démarche de l’investigation appréciative.

L

e bien-être dans
l’entreprise préoccupe de plus en
plus les dirigeants. Et
parmi les différentes techniques pour améliorer
l’ambiance au travail, il
existe l’investigation
appréciative (en anglais :
appreciative inquiry). Mise
au point à la fin des
années 1980 par David
Cooperrider, docteur en
psychologie des organisations, cette méthode est
utilisée au service du
développement des organisations et des équipes.
A Poitiers, Laurence
Thomas, coach personnalisée applique les préceptes issus de l’appreciative
inquiry. « C’est une méthode
très participative qui mobilise
l’énergie positive. Lorsqu’un
individu a une bonne estime
de lui, il trouve plus facilement une solution pour ce qui
ne fonctionne pas. »

Partir d’une perception
positive
Sa définition de l’investigation appréciative paraît
plutôt accessible et relève
d’un certain « bon sens » :
« elle rentre par une porte
pragmatique en capitalisant
sur nos réussites. On part des
résultats, des choses observables. Les clés d’entrée sont très
spécifiques. L’expérience
prouve que lorsqu’on travaille
dessus, le reste s’ouvre. On
part d’une réalité autour d’un
projet. Il faut qu’il y ait des
ajustements mutuels, de la
communication. »
Finalement Laurence
Thomas met en place un
véritable processus qui se
déroule en cinq étapes, les
5D (definition, discovery,
dream, design, destiny)
insufflées et pensées par
David Cooperrider. « De
mon côté, je pose souvent le
cadre avec les entreprises.
Quels sujets les préoccupent ?

Laurence Thomas.

De ce travail commun ressort une création commune.

On met en place ensemble un
comité de pilotage (souvent
direction et décideurs).
Ensuite, la philosophie est de
valoriser les idées des personnes directement concernées
par la question. »

étape), vient dans un
deuxième temps, la découverte mutuelle autour
d’une question structurée.
« On mélange souvent les gens
par binôme. Ils ne se connaissent pas et découvrent parfois
des points communs. Les gens
se lâchent. » La troisième
étape, c’est le regroupement des résultats. « Des
idées convergent, les aspirations varient selon les groupes.
On trouve plein de matières à

Confiance et
découverte mutuelles
Concrètement après une
définition du processus et
de la méthode (qui correspond à la première

réflexion et on tapisse les murs
de la salle. » L’étape suivante
s’apparente à une forme de
design. « Il faut imaginer une
forme symbolique et métaphorique durant une heure. Un loisir créatif pour résumer le
message que les salariés veulent faire passer. » En clôture,
le comité de direction désigné en amont assiste au
débriefing en participant
au « jeu ». « On utilise ce
moyen afin de détourner, de

structurer le message et des
engagements qui peuvent en
résulter. »
« Là, souvent des axes de
projets sont repérés. Un
groupe de travail se dessine
peu à peu pour essayer d’améliorer la situation. Les problèmes ont été identifiés, il faut
les résoudre. » Laurence Thomas suit de loin l’avancée
du projet et proposera un
rendez-vous de suivi.
Laurence Thomas propose de nombreuses formations, mais elle avertit :
« Ça marche lorsqu’une direction est prête à être participative. Il faut exclure la démagogie, sinon ça ne fonctionne
pas. Ce type de méthode,
basée sur la confiance et l’échange mutuels, vise à bousculer les rapports entre salariés avec en filigrane, l’espoir
de bousculer la perception de
la culture du travail.» ◆
JULIEN PRIVAT

Plus : consonanceandco.com.

MANAGEMENT

B. Braun récolte les fruits de la cohésion
L’entreprise B. Braun Médical a opté pour une séance d’investigation appréciative afin de bâtir
une cohésion d’équipe. Sa directrice, Sylvie Plumet explique pourquoi elle a entrepris cette démarche.

L

a cohésion de
groupe paraît primordiale pour Sylvie Plumet, directrice de la
société B. Braun à Chasseneuil-du-Poitou. C’est sans
doute pour cette raison
qu’elle est tombée sous le
charme de l’investigation
appréciative en rencontrant, par hasard, Laurence Thomas, coach professionnelle certifiée. « Je
n’avais pas entendu parler de
cette approche, reconnaîtelle. Je l’ai vraiment découverte en faisant connaissance
avec Laurence Thomas, lorsqu’elle fut lauréate du prix
Génération Femmes d’Entreprises en 2016. Elle était en
pleine adéquation avec mes
valeurs, je me suis dit qu’il
fallait que je la rencontre. Elle
m’a présenté cette approche
qui m’a immédiatement
séduite. »
En juillet dernier, elle
franchit le pas en organisant un stage avec la coach

quelques points. Des axes sur
lesquels on souhaite tous
avancer. Nous avons pu développer un nouveau programme sur le travail de cohésion, d’équipe. Désormais,
tous les trimestres, un atelier
est organisé sur la thématique
pour améliorer le mode de
fonctionnement du site. »

Et déjà des résultats

Sylvie Plumet.

même s’il n’y avait pas de
situation d’urgence dans
son entreprise, elle voulait
construire et consolider ce
qui existait déjà. « Je travaille avec tous les cadres sur
un principe de cohésion d’équipe. Pour moi, il faut déléguer la prise de décision et
pour cela il est important de
créer une cohésion d’équipe.
Cela nécessite une bonne communication entre tous. »

La cohésion de l’entreprise est symbolisée par cet arbre des salariés
dès l’entrée du site.

Une démarche
nouvelle
Sur les 125 salariés que
compte B. Braun Médical,
une dizaine a participé à
ces deux jours d’ateliers.
« Nous ne pouvions pas le
proposer à tout le monde.
Mais, nous avons fait en sorte
que chaque service soit représenté et concerné. » Sur deux
jours, le projet intitulé :

“Top chrono, tous ensemble pour livrer et satisfaire
le client dans les meilleurs
délais” a été lancé.
Les participants ont pu
échanger sur cette thématique, sur leur rôle : valoriser leur tâche autour de
questionnaires, échanger,
se rapprocher, trouver des
points communs. « Ça a
permis de faire ressortir

Sylvie Plumet a été
conquise par l’investigation appréciative. Elle la
recommande sans hésiter.
« Je considère cette approche
intéressante. En tant que dirigeante, il y a également un
challenge car nous devons
définir les domaines où nous
allons avancer. Nous devons
également laisser faire l’organisme extérieur qui intervient,
lui laisser carte blanche. Et
surtout il faut bien écouter la
restitution. Parfois, on ne prête
pas attention à certaines choses. Ces deux jours nous ont
permis d’ouvrir les yeux et de

voir autrement la gestion du
site au quotidien. » L’impact
s’est finalement fait sentir
rapidement et sur tout le
monde. La directrice a
même mis en place d’autres actions de partage et de
communication. « Je sens
qu’il y a un peu plus en
confiance et une prise de
responsabilité des salariés par
rapport à avant. Ils osent un
peu plus dans leur comportement, dans leur façon d’être.
Les personnes prennent des
décisions ou deviennent force
de proposition. Cela démontre
qu’elles ont certainement pris
confiance et ont souhaité
avancer par rapport au périmètre défini. » Car il ne faut
pas « perdre de temps à nous
quereller en interne, il y a plein
de marchés qui nous attendent
nous ou nos concurrents,
conclut Sylvie Plumet. Toute
l’énergie de combativité je préfère qu’elle aille vers l’extérieur
plutôt qu’en interne. » ◆
J. P.

INFO-ÉCO 2 Les experts de l’entreprise
I III I Info-éco 2

Avril 2018

RECRUTEMENT

Comment recruter différemment
avec Pôle Emploi
Pôle Emploi propose de mettre en place des recrutements par simulation pour répondre aux besoins
des entreprises sur certains postes. Cette nouvelle façon de recruter prend de plus en plus d'importance
pour certains secteurs comme l'industrie, le bâtiment ou la santé.

D

epuis quelque
temps, de plus en
plus d'entreprises
publient des offres de
recrutement, mais n'arrivent pas toujours à les
pourvoir. L'inadéquation
entre offre et emploi se
creuse. La méthode de
recrutement par simulation peut être une solution
pour pourvoir ces postes et
surtout trouver de nouveaux profils. Il s'agit de
mettre en situation
concrète le candidat face à
des exercices. « Cette
méthode peut convenir à tous
les secteurs et toutes les tailles
d'entreprises, explique Olivier Besson, directeur de
Pôle Emploi pour la Vienne.
Il s'adresse à une entreprise
ou un groupement sur un
même métier, avec pour
optique de trouver de nouveaux profils. L'objectif est de
cibler les habiletés du candidat. Le CV ne compte pas, il

n'y a pas de discrimination
par le sexe, l'âge, la nationalité, le physique ou le niveau
de diplômes. Il faut savoir lire,
écrire et compter et tout le
monde suit les mêmes exercices. » L'objectif est de mettre les candidats en situation : il y a d'abord une
réunion collective pour
faire connaître toutes les
informations sur le secteur, le poste concerné puis
des sessions d'exercices.
Ce matin-là, six demandeurs candidataient pour
être agent de service
hospitalier au CHU de Poitiers. « Nous allons évaluer
ce qui fait le cœur d'un
métier », souligne Olivier
Besson. Auparavant, le
poste a été analysé et
modélisé pour en retirer
les 4 à 6 habiletés principales, sur 17, et mettre en
place les exercices correspondants. « Il y a une coconstruction avec l'entreprise

Des cases et des briques de construction sont utilisées pour mettre en situation les candidats.

qui est impliquée du début à
la fin du processus. »

Mettre en situation
L'animateur de la
séance le rappelle : « Seuls
les résultats aux exercices
comptent. Nous faisons appel
aux savoir-faire de la vie quotidienne, à de la simulation
par analogie, il n'y a pas de
pièges, le plus important étant
de respecter les consignes. »
Ici quatre habiletés seront

évaluées : apprendre,
mémoriser et appliquer
des consignes ; maintenir
son attention sur la durée
et travailler sous tension ;
communiquer oralement
ou par écrit ; et identifier
des risques ou des dangers.
La séance débute par
deux exercices écrits qui
sont chronométrés. Le premier concerne la réaction
de la personne face à une

situation : un bout de pain
tombe, un visiteur
demande des nouvelles, il
faut changer des draps ...
Le candidat doit faire un
choix et un seul pour
chaque proposition. Le
deuxième
exercice
consiste à mettre en face
d'un danger, une prévention.
La deuxième partie de la
matinée est centrée autour
de jeux de rôle où les ani-

mateurs vont prendre la
place de patients ou de
responsables suivant les
situations proposées. Le
candidat a alors un scénario à suivre où il prépare
des médicaments, change
des draps, prépare des produits d'entretien … à l'aide
de briques de construction
de couleurs.
A la fin de cette matinée, les résultats sont
remis à l'entreprise qui
sélectionne ainsi les personnes. Un entretien
d'embauche a ensuite lieu
avec l'employeur. Ce service, gratuit, peut être mis
en place pour au minimum un recrutement de
quatre personnes. « Ce n'est
pas une méthode miracle,
note Olivier Besson. Mais
elle fonctionne et cela permet
d'ouvrir de nouvelles voies
aux salariés, comme aux
entreprises. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

RECRUTEMENT

Hutchinson recrute de nouveaux profils
A Ingrandes-sur-Vienne, l'usine d'Hutchinson utilise la méthode de recrutement par simulation (MRS) pour
pourvoir des postes d'opérateurs. Elle a adapté son intégration pour intégrer ces nouveaux profils.

A

u moins une fois
par mois, une
séance de recrutement par simulation
pour le compte d'Hutchinson est effectuée. En 2017,
71 personnes ont ainsi pu
intégrer l'entreprise.
La société dispose d'une
unité de production à
Ingrandes-sur-Vienne qui
compte 140 personnes, (en
comptant les intérimaires).
Appartenant au groupe
Total, la PME développe
plusieurs activités : carrosserie et carénage de
camions, et plus à la marge
pour quelques tracteurs,
mais surtout sous-traitance pour l'aéronautique.
« C'est un secteur en fort
développement », confirme
Laurence Meunier, directrice des ressources
humaines pour le site. L'usine a ainsi pu se diversifier et aborder de nouveaux marchés. Elle s'est

spécialisée sur des pièces
composites et thermoplastiques. « C'est un marché très porteur, les grands
groupes cherchant également
de plus en plus à alléger l'ensemble des structures. »
Le site connaît donc une
forte croissance dans son
activité et de ses effectifs
depuis 2013, après une
phase plus difficile. Et les
années à venir s'annoncent elles aussi plutôt prometteuses. « Nous avons des
perspectives d'embauches et
d'investissements pour au
moins les cinq ans à venir
grâce aux importants programmes aéronautiques
d'Airbus et Safran. »
Pour faire face à cette
augmentation d'activité,
Hutchinson recrute des
opérateurs de production,
des techniciens et des cadres. En 2017, le site a
embauché 15 personnes
en CDI. Pour les postes de

Implantée à Ingrandes-sur-Vienne depuis 51 ans, le site est dirigé par
Laurent Nourry.

production, elle utilise la
méthode de recrutement
par simulation. « Il est difficile de trouver des personnes
ayant l'expérience ou les compétences pour nos postes,
nous recrutons donc sur les
habiletés. Si nous limitions
notre recherche à des personnes issues de l'industrie sur le
bassin Châtelleraudais, nous
n'aurions personne. Avec cette
méthode, les candidats sont
issus de secteurs très diffé-

rents comme l'aide à la personne ou la vente. Pour nous,
ce qui prime avant tout, c'est
le savoir-être. » L'idée est
donc d'avoir une base large
de recrutement. Ainsi, 85 %
de leurs intérimaires sont
issues de séances MRS.

Quand le CV
ne compte pas
Après avoir défini avec
Pôle Emploi les exercices
correspondant aux profils

souhaités, une séance d'information collective est
organisée. « Je donne aux personnes toutes les explications
nécessaires : les horaires, les
conditions de travail, les formations, le salaire, les évolutions, le travail … Il ne doit pas
y avoir de secret à l'arrivée.
Ainsi, la personne sait à quoi
s'attendre », explique Laurence Meunier. Les personnes intéressées passent
ensuite les tests par groupes de 10. « Tout le monde à
sa chance. Si nous avions juste
regardé leur CV, la plupart
n'auraient pas retenu notre
attention. » Suite aux résultats, les personnes sélectionnées passent un entretien avec Laurence Meunier
et le chef d'atelier concerné
par le recrutement.
Les personnes suivent
une formation sur la sécurité et visitent l'entreprise.
Elles intègrent ensuite l'entreprise via l'intérim.

« Avant d'arriver, les candidats ont toutes les informations en main et appréhendent ainsi mieux le poste. »
Ceux à qui le poste correspond, qui restent et font
leurs preuves sont ensuite
recrutés définitivement.
« Pour mieux intégrer ces intérimaires, nous avons mis en
place un système de parrainage. Le parrain est le premier
relais de la personne au sein
de l'entreprise. Nous avons
ainsi une meilleure intégration. » L'entreprise a également développé la polyvalence de ses salariés.
« Avant, un intérimaire restait
beaucoup plus longtemps au
même poste. Aujourd'hui, il
tourne plus facilement sur
plusieurs postes. C'est profitable à l'ensemble du site,
pour les troubles musculosquelettiques, pour la motivation des salariés, pour leur
employabilité. » ◆
M. W.

INFO-ÉCO 2 Les experts de l’entreprise
I IV I Info-éco 2

Avril 2018

ÉCONOMIE CIRCULAIRE

De la gestion des déchets
à la réutilisation des ressources
Les chambres de commerce et d’industrie sont en première ligne pour sensibiliser et accompagner
les entreprises à la gestion de leurs déchets. Le Programme d’accompagnement collectif et territorial
des entreprises (PACTE) a été la première pierre. Aujourd’hui, l’heure est à l’économie circulaire.

N

ous parlons aujourd’hui de ressources
plutôt que de
déchets », affirme Stéphane
Pignoux. Au titre de
conseiller d’entreprise en
développement durable à
la Chambre de commerce
et d’industrie de la Vienne
(CCIV), il a pour mission
d’accompagner les entreprises sur un thème du
21e siècle : réduire l’impact
de l’homme sur notre
environnement.
Le
contexte de la loi de transition énergétique qui vise
à baisser de 50 % la quantité de déchets mis en
décharge d’ici 2025 s’y
prête. En 2011, la première
pierre a été posée avec le
Programme d’accompagnement collectif et territorial des entreprises
(PACTE). Orienté vers la

gestion des déchets, il s’agit de dresser un état des
lieux du poids et du coût
des déchets. Des gobelets
de la machine à café aux
impressions de papier en
passant par le plateau
repas du midi, tout passe
au crible du diagnostic
pour établir des préconisations à suivre. « Il faut
une vrai volonté des chefs
d’entreprises et des équipes.
C’est aussi une stratégie de
réduction des charges »,
explique
Stéphane
Pignoux. Il accompagne
ensuite les entreprises sur
leur plan d’actions. « Avec
l’une des entreprises suivie
nous avions estimé que leur
consommation de gobelet à
café s’élevait à hauteur de la
Tour Montparnasse. Le challenge était évidemment de
faire tomber cette hauteur au

plus bas. L’entreprise a attribué à chaque salarié un
mug. »

212 000 € d’économies
pour les entreprises
Chaque année, PACTE
est l’occasion d’une restitution publique pour rendre compte non seulement
des efforts des entreprises
mais aussi de leurs résultats. L’année dernière,
610 tonnes de déchets ont
ainsi été évités, estimés à
212 000 € d’économies
pour les entreprises. De la
restauration au bâtiment
en passant pas les services
et l’industrie : tous les secteurs sont concernés. « A
partir de 10 salariés, les entreprises peuvent réfléchir à leur
gestion des déchets pour chercher à les réduire voir trouver
des moyens dans le cadre de

Stéphane Pignoux.

l’économie circulaire »,
confirme le conseiller en
développement durable de
la CCIV. C’est la marche au
dessus de la gestion des
déchets. Exit donc le système linéaire qui consiste
à extraire les ressources,
les transformer, les utiliser
et les jeter. L’heure est bien
à l’économie circulaire

dans laquelle on extrait de
moins en moins puisqu’au
bout de la chaîne on cherche à réutiliser les matières. ACTIF, une plateforme
d’économie circulaire a
ainsi été créée au niveau
national, relayée localement par la CCIV. Une cartographie géolocalise et
quantifie les ressources

disponibles. Elles peuvent
prendre plusieurs formes :
Des matières premières
secondaires que les entreprises peuvent réutiliser,
des achats groupés de
prestations ou de locations
de matériels et de salles de
réunions, des locaux de
stockage ou encore des
ressources humaines et de
compétences ponctuelles
à partager.
Une prise de conscience
que les entreprises ont parfois du mal à mettre en
priorité. « Le quotidien est
lourd, convient Stéphane
Pignoux. Mais le sujet
implique que les chefs d’entreprises puissent prendre de
la hauteur. C’est un poste de
gestion à part entière. » ◆

Plus : Stéphane Pignoux :
spignoux@poitiers.cci.fr.

ÉCONOMIE CIRCULAIRE

VMH : « Nous cherchons d’abord
à réduire et ensuite à réutiliser »
Créée en 2013, la société VMH Energies s’est engagée en 2017 dans la démarche PACTE, puis dans une réflexion
autour de l’économie circulaire. Explication avec le responsable de production, Christophe Seigneuret.
Info-éco / Quel a été l’élément déclencheur chez
VMH pour intégrer la
démarche PACTE ?
Christophe Seigneuret /
Des actions avaient été
mises en place dès la création de la société en 2013.
Les équipes étaient déjà
sensibilisées. Les cartons
et les Déchets Industriels
Banals étaient déjà triés.
En 2016, VMH s’engage
dans la certification ISO
14001. Nous avons réalisé
une étude d’impact sur
l’environnement. La certification ISO 14001 était une
démarche volontaire, mais
au même moment elle
s’est avérée obligatoire
pour répondre aux appels
d’offres.
Info-éco / Les entreprises
doivent produire pour
dégager des marges. La

réduction de votre impact
sur l’environnement est
elle une priorité dans votre
quotidien ?
C. S. / C’est vrai que c’est
parfois compliqué. Aujourd’hui VMH a investi et augmenté ses capacités de
production suite à une
forte demande pour le premier semestre 2018. Forcément c’est compliqué d’être sur tous les fronts mais
la réduction des déchets et
le travail sur l’économie
circulaire a aussi une incidence sur notre chiffre
d’affaires. Il faut donc y
veiller.
Info-éco / Quelles ont été
vos premières actions
dans le cadre du PACTE ?
C. S. / Sur le carton,
aujourd’hui nos fournisseurs reprennent leurs
emballages (cartons, plas-

L’entreprise, basée à Châtellerault emploie 40 personnes.

tiques et palettes) pour les
réutiliser. Avec nos fournisseurs européens c’est désormais quelque chose qui
fonctionne bien. C’est un
poste significatif. Sur le
bois aussi. Auparavant on
le stockait et une entreprise de recyclage venait le
broyer. On payait la rotation de la benne Mainte-

nant, un prestataire
rachète les palettes standards et récupère, gratuitement, les autres pour les
broyer. On ne gère donc
plus les déchets de bois.
Info-éco / Et l’économie
circulaire ?
C. S. / C’est la suite
logique. D’abord nous

cherchons à réduire et
ensuite à réutiliser. Nous
avons des composants
plastiques et travaillons
actuellement avec une
entreprise locale qui pourrait les broyer pour réinjecter des pièces neuves que
nous pourrions réutiliser.
Nous avons fait une étude
des coûts et il y a des
notions de brevet à vérifier.
En terme d’investissement
c’est assez important pour
réaliser le moules nécessaires à l’injection de nos
pièces. Nous allons chercher les aides possibles
pour financer ce projet.
Info-éco / C’est financièrement intéressant ?
C. S. / Oui ça vaut le
coup car au final ça ne
nous reviendrait pas plus
cher que l’achat de ces
produits en Europe. En

plus, nous ferions des économies sur le transport et
nous pourrions gagner en
réactivité puisque le partenaire est à Châtellerault
alors qu’aujourd’hui il
nous faut quatre semaines
pour avoir ces composants.
Info-éco / Quel est le bilan
financier ?
C. S. / Nous sommes
engagés dans la démarche
PACTE depuis 12 mois et le
bilan précis sera prêt d’ici
fin juin. Un gain positif,
d’ores et déjà mesuré, se
situe dans les rencontres
engendrées par la démarche PACTE. Elle nous a permis de connaître des partenaires locaux que nous
ne connaissions par. C’est
là où la CCI joue pleinement son rôle. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR M. N.

INFO-ÉCO 2 Les experts de l’entreprise
I V I Info-éco 2

Avril 2018

NUMÉRIQUE

Le chèque transformation numérique
booste les entreprises
Le numérique transforme les usages, notamment dans les entreprises. Pour accompagner
ces changements, la Région Nouvelle-Aquitaine a mis en place un accompagnement
avec un forum d'information, un diagnostic et un chèque transformation numérique.

L

'ensemble des
entreprises doit
pouvoir bénéficier
des atouts qu'apportent
les nouvelles technologies
et les nouveaux usages du
numérique (relations
clients, innovation, montée en compétences …).
Pour accompagner les
PME-TPE dans cette transition, la Région NouvelleAquitaine a mis en place
un chèque transformation
numérique. « La Région s'est
engagée dans le déploiement
du Très haut débit pour les
particuliers comme pour les
entreprises,
souligne
Mathieu Hazouard, viceprésident en charge du
THD et de l'économie
numérique. Pour accompagner le déploiement du numérique, il faut d'abord amener
le THD dans tous les territoi-

res. A l'autre bout, nous soutenons l'économie numérique
et la transformation qu'elle
induit. Ce sont vraiment les
deux piliers du développement du numérique. » Le
soutien à l'économie
numérique passe par deux
axes : encourager les
offreurs de solutions et
faciliter l'appropriation
des outils. « Le chef d'entreprise est souvent le nez dans
le guidon, il pense avant tout
à la survie de sa société. » La
Région a donc souhaité
l'accompagner.

Information,
diagnostic et aide
La première étape est
l'information. Pour informer les chefs d'entreprise
et faire connaître les différents dispositifs, l'Agence
de développement et d'in-

Mathieu Hazouard

“ Notre but
est avant tout
de faciliter la vie
de l'entreprise en
l'accompagnant
dans
ses besoins ”

novation de NouvelleAquitaine organise chaque
année un forum régional
de la transformation
numérique : Ma Transfonum. « Il y a des témoignages, l'intervention d'experts …
L'acculturation est importante
et nous ne sommes pas trop
d'acteurs pour faire-avoir. »

La Région vient également de décider la mise en
œuvre de 100 diagnostics
à destination des PME.
« Cela servira à cibler les
besoins numériques de
chaque entreprise et de voir à
quel niveau ils se situent :
commercial, production, vente
en ligne, communication, rela-

tion au travail ... » L'ADI est
en train de développer une
plate-forme de mise en
relations entre PME ayant
un besoin et prestataire
régional proposant une
solution. « Nous sommes là
pour orienter au mieux l'entreprise, l'aider dans ses décisions. Nous essayons aussi de
prendre en compte cette
dimension de transformation
numérique dans toutes les
politiques régionales. Le développement économique passe
par le numérique, mais au
service de l'humain, du bienêtre des salariés. »
Le chèque transformation numérique s'adresse
à toutes les entreprises
régionales pour tous les
besoins liés : montée en
compétences des salariés,
site internet, logiciel de
gestion (ERP), logiciel de

gestion de la relation client
(CRM) ... « Si le chef d'entreprise ne bascule pas dans le
numérique, il peut perdre des
parts de marché, voir son
développement reculer, craint
Mathieu Hazouard. Nous
avons voulu un outil opérationnel, large et souple. » Le
chèque couvre 50 % des
dépenses pour un montant
maximum
de
150 000 euros. Il peut être
couplé également aux
fonds européens. « Toutes
les tailles d'entreprises, de la
PME à l'artisan, tous les secteurs, de l'industrie aux services en passant par la vente,
il n'y a aucune censure. Notre
but est avant tout de faciliter
la vie de l'entreprise en l'accompagnant dans ses
besoins. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

NUMÉRIQUE

La structuration de Go Industry
passe par le numérique
A la création du groupe, son dirigeant, Guillaume Olivier, s'est employé à injecter du numérique aussi bien
pour faciliter la communication interne qu'externe. Pour cette action, il a reçu le soutien de la Région.

G

o Industry est un
jeune groupe créé
en avril 2015 par
Guillaume Olivier, en
rachetant trois sociétés :
Socari, Groupe Roland et
Chargeur Plus. « Le numérique est un vrai sujet pour
favoriser les synergies et booster le développement de
chaque entité. »
Groupe Roland (Go Production) est un sous-traitant en tôlerie-chaudronnerie pour du matériel
agricole et de levage (Moncontour, 60 personnes,
5,7 M€ de CA). Socari est
constructeur de semiremorques et transporteurs de vrac, avec pour
spécialité les bennes et
fonds mouvants (150 véhicules par an, Celle-Lévescault, 55 personnes, 9 M€
de CA). Enfin, Chargeur +
est spécialisé dans les produits du travail du sol, avec

Guillaume Olivier

“ L'objectif
était donc
de structurer
le groupe
à l'aide d'outils
numériques ”

un produit phare : la minipelle. Sa clientèle est tournée vers le particulier, les
petites entreprises et artisans (Aytré, 15 personnes,
3 M€ de CA). « Nous raisonnons sur trois sites de production, mais animés par un
même groupe. Groupe Roland,
par son métier, fabrique pour
les deux autres sociétés.
Socari et Chargeur + sont des
bureaux d'études, chargés de

la R&D et de la conception,
avec une partie montage et
stockage, mais sans atelier de
production. Basé à Aytré sur
le site de Chargeur +,
Go Industry se charge des
supports administratifs et de
développer les synergies entre
les entités. » Au total,
Go Industry
emploie
140 personnes,
pour
16 millions d'euros de chiffre d'affaires généré.

Structuration
« En terme de numérique,
Groupe Roland était le plus
avancé avec un site internet
déjà existant, précise
Guillaume Olivier. Pour
Socari et Chargeur +, rien
n'existait. La comptabilité de
Socari était très bien tenue,
mais se faisait encore manuellement, à l'aide de livres de
comptes. L'objectif était donc
de structurer le groupe à l'aide
d'outils numériques en mettant en place des logiciels
d'aide à la prise de décision,
un suivi de la production, une
communication. » Un cabinet
est venu épauler le groupe
dans le déploiement de
solutions. « Structurer le
plan comptable, mettre en
place un logiciel de gestion et
suivi des commandes, des
stocks, étoffer les sites internet … il y avait un large spectre où déployer des outils
numérique. » Pour la partie

étude des besoins, Go
Industry a été épaulé par
la chambre de commerce
et d'industrie de La
Rochelle. Sur un investissement de 240 000 euros,
elle a également reçu le
soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine. « Aujourd'hui, 90 % de notre programme
est achevé. Il nous reste des
actions de paramétrages,
compléter nos bases de données et étoffer nos sites internet car nous avons dû créer
entièrement les contenus. »

Des retombées
économiques
Pour les trois sites, l'adoption de solutions
numériques a permis un
développement de commercial. « Chargeur + était
méconnu du grand public, un
site internet était donc
indispensable. Pour Socari
également, le site a déclenché

des retombées économiques.
Pour Groupe Roland, le site est
plus secondaire, l'action était
avant tout sur la gestion de la
production. La communication
est essentielle surtout pour
Chargeur +. Cette dernière a
intégré un réseau de distributeurs, cela aurait été mission
impossible sans un site internet. Il permet de donner une
identité à la société, de présenter ses produits, de lui donner du crédit. Ce n'est pas
simple à mettre en route, mais
ça vaut le coup. Aujourd'hui,
nous consolidons ce qui a été
mis en place, en ajoutant
notamment du contenu.
Après les outils numériques
évoluent vite, nous essayons
de suivre cela. » Go Industry
prépare également son
déménagement avec Chargeur + sur un site plus
grand, à Périgny. ◆
M. W.

INFO-ÉCO 2 Les experts de l’entreprise
I VI I Info-éco 2

Avril 2018

RÉSEAUX

La réussite : une question de réseaux 
Le réseau semble essentiel de nos jours. Eric Audran, gérant de la société  Blue Com, membre de
nombreux clubs, explique l’intérêt d’en avoir un et livre quelques conseils pour se constituer un réseau.

D

évelopper un
réseau professionnel
est
devenu indispensable
dans notre société. Un élément qui sert à « booster »
sa carrière, mais aussi à
bien l’accompagner, à partager son expérience … et
à toujours être en veille ou
en éveil. Et ce n’est pas via
le virtuel et les réseaux
sociaux ou pro comme
LinkedIn, que chacun se le
fabrique.

Établir des contacts
Eric Audran, gérant de
Blue Com, agence de communication à Poitiers et
membre de différents
réseaux professionnels et
président d’IAME (Interassociations des métiers

de l’entreprise). « Souvent,
au départ, les gens viennent
pour rompre la solitude. Ils
ont besoin de partager d’autres expériences, de rencontrer
d’autres chefs, et ce quel que
soit le secteur d’activité. »
Il existe différents types
d’associations qui permettent de se fabriquer un
réseau. Celle qui sont
généralistes (le centre des
jeunes dirigeants d’entreprise-CJD), celles qui sont
liées à un territoire (le Club
des entreprises du Sud
Vienne-CESV), celles qui
rassemblent un corps de
métiers ou des métiers
assez spécifiques (communication-Réseaux Com’,
management en développement des ressources
humaines-APM, export

avec FuturExport), et celles
qui segmentent les sexes
(Entreprendre au Féminin).
Le réseau, il faut se le
fabriquer par soi-même. Il
se fait en relation directe
par le biais de rencontres,
petit à petit. Mais adhérer à différentes types
d’associations peut faciliter son expansion selon
Eric Audran : « En rejoingnant ces associations, la
démarche est plus structurée,
plus efficace. On y va pour
échanger, se former, travailler
en commission, répondre à
des problématiques. »

Être actif avant tout
Une fois qu’on a intégré
ces réseaux professionnels, il faut s’investir
ensuite un minimum. « Si

Les clubs d’entreprises en Poitou et Charentes
- Entreprendre au Féminin (16, 79 et 86)
- Génération Femmes d'entreprises (86)
- Trajectoires d'entreprise au féminin
(17)
- Centre des jeunes dirigeants
- Dirigeants et commerciaux de France
- Jeune chambre économique
- Futurobois, les entreprises de la filière
bois en Poitou-Charentes
- Aéroteam, les entreprises de l'aéronautique en Poitou-Charentes
- SPN, le réseau des professionnels du
numérique
- Réseaux Com 86, les professionnels de
la communication (86)
- Atlanpack, les entreprises de l’emballage
- FuturExport (86)

- Charente Export (16)
- Club Deux-Sèvres International (79)
- International Charente-Maritime (17)
- Charente Entreprises Environnement
- Club des créateurs d'entreprises industrielles et de services (17)
- Club des créateurs de Charente (CERES)
- Club Entreprendre (86)
- Club Fondation Agir Contre l’Exclusion
Poitiers-Châtellerault
- Offensiv'PME

Eric Audran

“ Si on s’investit,
le réseau
vous le rendra ”

dans un réseau, on ne fait
rien, on est passif, il ne se passera rien. Si on s’investit, le
réseau vous le rendra. Il faut
d’abord être là pour travailler,
pour progresser. Les affaires
ne sont pas une priorité. Ça se
fait naturellement dans un
deuxième temps. Il faut savoir
donner pour recevoir »,
explique Eric Audran. Donc
il faut s’inscrire à des commissions, ce qui peut permettre de développer son

réseau.
Dans le département de
la Vienne, il existe une
Inter-associations des
métiers d’entreprise (IAME)
qui rassemblent huit associations professionnelles,
soit plus de 500 membres.
Au total, il y aurait une
trentaine d’associations
professionnelles dans le
département. Autant de
potentiels pour développer
son réseau. Que l’on soit

jeune entrepreneur, entrepreneure, chef d’entreprise,
commerciaux, ou cadre. Le
prochain événement Top
Réseaux 86, qui permet
notamment de présenter
les différents clubs et
réseaux, se déroulera en
septembre : l'occasion
d’enrichir son carnet d’adresse. ◆
JULIEN PRIVAT

INFO-ÉCO 2 Les experts de l’entreprise
I VII I Info-éco 2

Avril 2018

RÉSEAUX

Futurobois, représentant de la filière
bois en Nouvelle-Aquitaine
Le réseau de professionnel du bois picto-charentais Futurobois s'apprête à fusionner
avec ses homologues de la grande région. Le projet devrait être effectif dans l'année.

L

e réseau de professionnels de la
filière forêt-boispapier de Poitou-Charentes, qui existe depuis 1993,
vit sa ou ses dernières
années.
Non pas qu'il va disparaître, il va fusionner avec
ses quatre homologues de
Nouvelle-Aquitaine (1)
pour donner naissance à
une unique interprofession régionale qui aura
plus de poids économique.
« Ça avance doucement mais
sûrement, assure Nicolas
Marot, directeur de Futurobois. Nous réfléchissons
sur la gouvernance, les procédures d'élection, de vote et
sur un nom pour cette entité.
J'espère que tout sera prêt
d'ici la fin de l'année. Mais il
y aura tout de même une
cohabitation avec les structures actuelles pour que tous les
projets lancés soient achevés. »

La transformation du bois représente le cœur de l'activité des
professionnels de Poitou-Charentes.

La Nouvelle-Aquitaine représente un poids lourds de la production
nationale de bois.

Plus grand massif
forestier

pins maritimes n'apparaissent quasiment pas dans
la production hexagonale.
Les surfaces forestières y
sont faibles, particulièrement dans les DeuxSèvres, qui pointe en bon
dernier parmi les quatre
départements.

Cette fusion assoiera la
place prédominante de la
Nouvelle-Aquitaine en
France. Avec 28 millions
d'hectares, celle-ci représente en effet le plus grand
massif forestier de France
métropolitaine, mais aussi
la première région pour la
récolte de bois (9,7 millions
de m 3 par an) et pour le
sciage (2 M de m3), dont le

quart de la production
française se déroule entre
la Vienne et les Pyrénées.
Au passage, la spécificité
picto-charentaise s'effacera, car l'ancienne région
constitue un paradoxe. En
matière de volume de bois
récolté, avec 700 000 mètres cubes par an, le PoitouCharentes est insignifiant
et se classait au 19e rang du
temps des 22 régions. Ses
chênes, peupliers et autres

Zone de
transformation
Mais c'est aussi là que
se trouve le plus d'entre-

prises de transformation.
Un paradoxe qui en
appelle un autre, régional.
Le Petit Poucet de la sylviculture française transforme deux fois plus de
bois qu'il n'en produit. « Le
Poitou-Charentes est bien
situé, explique Nicolas
Marot. Le bois vient des
régions Centre, Limousin,
Aquitaine qui sont autour et
puis nous avons aussi les
ports de commerce de La

Rochelle et Rochefort – Tonnay-Charente pour nous
approvisionner. On est à la
fois une zone de transit et de
transformation. »
Dans cette activité de
transformation, les adhérents de Futurobois (qui ne
compte aucun producteur)
se taillent la part du lion.
Si le réseau de professionnels ne regroupe que
225 membres (chiffre en
croissance quasi constante
depuis sa création en 1993)
sur quelques 2 600 entreprises, ces derniers
concentrent un chiffre
d'affaire de 1,1 milliard
d'euros, sur un total régional de 1,2 milliard d'euros. ◆
O. G.

(1) : Boislim (Corrèze, Creuse et
Haute Vienne), Forêt Bois 64
(Pyrénées Atlantiques), Codefa
(Dordogne, Gironde, Landes,
Lot et Garonne) et Interbois
Périgord (Dordogne).

SOUTIEN

Apesa apporte son aide aux patrons
L'Association d'aide aux patrons (Apesa) a présenté son dispositif au club d’affaires,
de professionnalisation, de recommandation et du bouche à oreille (Carbao) de Saintes-Cognac.

P

our sa réunion du
27 mars, le Carbao
de
SaintesCognac avait changé son
programme habituel.
Cette fois-ci les douze
membres qui le composent, tous représentant
d'une filière professionnelle (banque, greffe,
expert-comptable, avocat,
assureur, agent immobilier, services ...) n'ont pas
ou peu échangé d'informations ou discuté affaires. Ils ont écouté Marc
Binnié leur présenter l'Association d'aide psychologique aux entrepreneurs
en souffrance (Apesa,
apesa-france.com) au
moment d'une faillite. « Si
on a la possibilité d'avoir des
contacts avec des organisations professionnelles, il faut
les mettre en rapport avec
Apesa pour qu'elle développe
son dispositif », a lancé
Marc Dupouy, co-fonda-

teur du Carbao SaintesCognac en 1993 avec l'actuelle présidente Eliane
Dulac, qui cherche un
représentant du bâtiment
pour étoffer son club.

Marc Binnié

“ Il faut que
le monde
professionnel
prenne
en compte
la souffrance
aiguë
des patrons ”

Sensibiliser
les professionnels
Marc Binnié, greffier
associé du tribunal de
commerce de Saintes, et le
psychologue clinicien JeanLuc Douillard ont créé l'Apesa, en 2013 à Saintes, et
essaime depuis leur dispositif. Près de la moitié des
134 tribunaux de commerce de France l'ont
adopté. « Ceux qui sont préoccupés par la souffrance
aiguë des patrons sont des
greffiers, des juges, a-t-il
regretté. Il faut que le monde
professionnel prenne cette
dimension en compte. Chaque
année environ 1 000 crimes de
sang ont lieu, on en parle
beaucoup. Mais il y a aussi

200 000 tentatives de suicides
par an, dont 400 à
500 patrons, sans compter les
agriculteurs. Et ça, personne
n'en parle. Un président de tribunal m'a dit avoir vu plus de
détresse au tribunal de commerce qu'en correctionnelle.
Du RSI au RSA, il n'y a qu'une
lettre, mais tout change. »
C'est pourquoi Apesa se
soucie aussi du conjoint,
qu'il travaille ou non dans
l'entreprise. Parce que « il

déguste aussi ».

Dispositif Apesa
Pour éviter le pire, Apesa
propose aux banquiers,
aux expert-comptables,
aux avocats ou encore aux
artisans de devenir des
« sentinelles », de signaler
une personne en souffrance, avec l'accord impératif de celle-ci, en remplissant une « fiche alerte ».
Celle-ci est transmise à un

psychologue qui l'appelle
sous 24 heures. Apesa travaille avec « l'assisteur de
mutuelles » Ressources
mutuelles assistance

(RMA) dont 5 des
250 psychologues
se
relaient chaque semaine
pour noueur le premier
contact, puis de diriger la
personne, si besoin, vers
un des 660 psychologues
membres du réseau de
RMA-Apesa qui la prendra
en charge gratuitement à
proximité de chez elle.
Pour devenir sentinelle, il
faut suivre une formation
d'une demi-journée elle
aussi dispensé localement.
Le sénateur charentaismaritime Bernard Lalande
devrait le présenter bientôt
au ministre de la justice. ◆
O. G.

Des clubs de recommandation
- Carbao (Club d'Affaires de professionnalisation de la Recommandation et du Bouche-A-Oreille)
- BNI (Business Network international)
- Bouge ta boîte, réseau dédié aux entrepreneures
- Dynabuy

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économique du Poitou-Charentes :
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Les experts de l’entreprise
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RÉSEAUX

S’unir pour plus
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permettent à l’entrepreneur de sortir de son isolement, de mutualiser les
éxpériences, de confronter ses idées et de rester en veille. Ces associations ont
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