La trilogie des Syyrs T1 Chap15.pdf


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La trilogie des Syyrs - Tome 1 : la prophétie de Nokomis
Chapitre 15
Ce ’est ue lo s u’il vit le valand fo e ap s la
atu e u’il o p it u’il devait ou i . Déjà,
Lubéon avait surgit du buisson et barrait la route à la bête énervée, brandissant une sorte de massue
devant lui. Au dernier moment, il fit un pas de côté, évita les défenses aiguisées et abattit son bâton
dans un hurlement.
L’a i al to a, i a i . Lu o se edressa fièrement puis, au regard consterné que lui
la çaie t leu s deu guides, il se souvi t des pa oles d’A utha et s’age ouilla p s du o ps te du. Il
posa une main sur le museau humide de terre et u u a d’u ai o t it :
- Je te ju e, u’est- e u’il ne faut pas faire pour manger.
Elio p i a u sou i e pou jete u œil p o ateu au ga de ui i sista pou po te seul sa
prise. Sur le chemin du retour, ils ois e t le g oupe d’Ast e et de Gaal qui ramenait également un
phacochère, les pattes attachées à un bout de bois que les Syyrs portaient, puis ils aperçurent Lianne
qui venait vers eux accompagnée de plusieurs jeunes enfants valands portant des sacs pleins à
craquer de fruits de toutes sortes et de farandoles de petits animaux, attachés par leurs longues
queues à des brindilles.
Zari la suivait de loin, en pleine discussion avec une créature u’Elio reconnut comme le soigneur.
Ils com u i uaie t à l’aide de dessi s faits sur des feuilles avec du charbon de bois récupéré sur la
plage et agitaient les mains et les bras en tous sens pour se faire comprendre. Ces deux-là ’avaie t
pas l’ai d’avoi eau oup hass .
Arrivés au village, ils retrouvèrent sur la grève les pêcheurs de retour de leur expédition. Là aussi,
diff e ts g oupes avaie t t fo
s. Ce tai s a e aie t d’i p essio a ts s uales o lo gs, alo s
que les enfants se baladaient avec des petits filets faits de lianes fines, emprisonnant une ribambelle
de petits poissons multicolores ou des o uillages d’u e taille ad i a le. E fi , A utha so tit de l’eau
accompagné des deux Valands à la a u e i p essio a te ui avaie t saut autou du feu l’aut e
soir. Ils ne ramenaient pas grand-chose, à peine trois sacs dégoulinants et une petite créature
serpentine, ais ua d l’ t e à la gau he du S r noir la brandit dans les airs une ovation parcourut
la foule ui se assait autou d’eu .
***
Quel ues heu es plus ta d, tout le village avait l’esto a plei . A utha et Elio taie t d’a o d
sur le fait u’ils avaie t d jà assez t aî , aussi le g oupe epa tit le jour même mené par deux
valands. Le sommeil qui les gagnait déjà fut rapidement dissipé par une marche active et il ne leur
fallut pas longtemps pour atteindre une partie moins dense de la forêt, légèrement surélevée, ce qui
au regard de la topographie définitivement plate de la planète définissait une montagne.
A ce moment, le soldat et leu s deu guides s’a t e t et e ta
e t u e da se t a ge.
Chacun à un pas de l'autre, ils se baissaie t, posaie t les ai s à te e puis ava çaie t d’u pas ava t
de e o
e e , suiva t u e fo e de spi ale alla t e s’ la gissa t. Soudai , l’assassi dit u
ot à
ses compagnons et tous deux stoppèrent, mirent un genou à terre puis saisirent le tapis de feuilles
deva t eu . Au sig al d’A utha, ils se redressèrent, arrachant du sol la toile de camouflage. Faisant
s’e vole les feuilles qui retombèrent en pluie, ils dévoilère t u t ou da s l’espa e vide deva t eu .
L’homme retira un peu plus la bâche, dégageant un passage sous le chasseur qui était apparu, puis
s’ad essa à Gaal :
- P e d e u’il te faut et o s’e va.
Il se retourna vers les deux valands qui attendaient et les remercia de quelques mots avant de les
laisse s’e alle , a a do a t l’ uipage seul au milieu des bois. Elio regardait le Syyr qui caressait
Auteur : Myriam LEMOINE