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CHAQUE MOIS
UN DOSSIER
THÉMATIQUE
POUR
LES DÉCIDEURS
-

LE CAHIER DE LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DU POITOU ET DES CHARENTES

Les coulisses du
Poitiers Basket 86

AU SOMMAIRE
Perspective d’avenir
Le président dévoile
les projets du club. PAGE II
L'Arena, le futur écrin
à développer. PAGE II

Club Affaires
150 partenaires contribuent
à la réussite du PB86. PAGE III
Stéphane Blais de
Ma Boulangerie Café
partage sa passion. PAGE III

Formation
Le centre du PB86 mène à
bien sa mission. PAGE IV
Les camps vacances de plus
en plus prisés. PAGE IV

Mission citoyenne
Un club et des joueurs
au cœur de la vie
poitevine. PAGE V

La force du club
Eric Bergerot, le pro du
bénévolat. PAGE VI
Dominique Germain ou
l’esprit associatif. PAGE VII

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INFO-ÉCO 2 Sport et business
I II I Info-éco 2

Mai 2018

PRÉSENTATION

Poitiers Basket 86 :
un nouveau club se dessine
Alors que le Poitiers Basket 86 connaît sportivement une période en demi-teinte de par ses résultats,
rencontre avec Louis Bordonneau, son président, qui tente de donner une nouvelle dynamique au club,
afin de retrouver l’élite d’ici peu. 

N

é en 2004, Le Poitiers Basket 86
est encore un
club tout jeune. En peu de
temps, six ans, il passe de
la 3e division française à la
pro A, l’élite. Les Poitevins
s’y maintiennent pendant
quatre saisons, avant de
redescendre en Pro B en
2012/2013 et d’y stagner
depuis.
Cette saison paraît difficile pour le club qui flirte
avec la zone de relégation.
« La saison n’est pas terminée, mais elle est un peu compliquée pour nous, reconnaît
Louis Bordonneau. L’enjeu
va être de nous maintenir à ce
niveau. » Il reste encore
quelques matches au PB
pour tenter d’atteindre cet
objectif, désormais plutôt
en bonne voie.

Objectif pro A
Le club s’inscrit tout de
même dans un projet
ambitieux intitulé CAP
2K20. En résumé, il souhaite retrouver l’élite, la
Pro A, d’ici 2020. « Vous
savez, c’est difficile de parler
de Pro A quand nous luttons
pour rester en Pro B. » Mais le
président et le conseil d’ad-

ministration travaillent en
interne notamment pour
partir à la recherche de
nouveaux partenaires.
« Nous espèrons obtenir
quelques moyens financiers en
plus », confie Louis Bordonneau. Dans cet ambitieux
projet s’inscrit également
la nouvelle Arena qui
devrait voir le jour en 2021.
17 à 20 matches par saison
y seraient disputés. « Ce
serait un bel atout pour nous.
Nous attendons avec impatience la pose de la première
pierre », commente,
enthousiaste, le président
du PB86.

Avec la nouvelle Arena
Mais il va falloir remplir
cette nouvelle antre. « Il
faut que nous fassions en
sorte que la soirée au basket
soit une sortie, un spectacle
divertissant, du loisir. Comme
le public peut passer une soirée au cinéma ou au théâtre,
il pourrait aller au basket. »
Cette année l’affluence
moyenne à la salle de
Saint-Éloi tourne autour
des 2 000 personnes lors de
chaque rencontre à domicile, uniquement sur les
2 309 places assises (elle

Louis Bordonneau

“ Il faut que
nous fassions
en sorte que
la soirée
au basket
soit une sortie,
un spectacle
divertissant,
du loisir ”
peut monter jusqu’à
2 700 avec les places
debout).
depuis son arrivée en
mai 2015 à la tête du PB86,
Louis Bordonneau, avec le
soutien du conseil d’administration, s’est employé à
redresser la barre après
une période financière difficile. « La vie n’est pas un
long fleuve tranquille. Nous
avons réalisé pour l’instant
deux bons exercices qui ont
permis de rétablir l’équilibre. »
L’année dernière, le PB86
finissait la saison dans le
vert avec un bénéfice de
175 000 euros. Mais cette
saison sans play-off, les
recettes risquent d’être
moins importantes. Même
si, le bilan en janvier était

positif aussi. « Attention à
ne pas s’endormir sur nos
deux oreilles », avertit-il.
Le budget du PB86 se
monte à un peu plus de
2,2 millions d’euros. Il s’agit du cinquième de Pro B.
La masse salariale, quant
à elle, est de 654 000 euros,
bien loin des sommes
engagées par les clubs de
Pro A. « Les résultats sportifs
ne dépendent pas forcément
du budget. Après, il est vrai
qu’ils attirent beaucoup de
partenaires et de spectateurs.
Tout est finalement lié. C’est
une alchimie compliquée à
gérer », confie Louis Bordonneau. Pour la saison
prochaine, le club mise sur
un budget équivalent.
Sur le plan sportif, le

PB86 est encore en construction. Le président est
un peu déçu par certains
joueurs professionnels.
« Nous avons de bons
joueurs, de bons Américains,
mais il est clair que nous
avons quelques points faibles
par rapport à d’autres formations. » Il ne remet pas la
faute sur le coaching,
accordant sa confiance à
Ruddy Nelhomme, l’entraîneur, sous contrat jusqu’à
la fin de la saison prochaine. « Voilà ce que je dis
toujours quand la question
sur Ruddy Nelhomme m’est
posée. Nous avons une équipe
pro composée de joueurs et
d’un coach qui sont en place

jusqu’à la fin de la saison.
Chaque saison, il y a une évolution, nous verrons ce qu’il
se passera. Chaque année,
nous faisons un bilan, nous
regardons et nous avisons. »
Le Poitiers Basket a une
ambition à nourrir et
attend la bonne dynamique pour retrouver l’élite. Cela passera peut-être
par le centre de formation
qui se développe. Alors,
même si cette saison l’objectif reste avant tout le
maintien , il ne faut pas
oublier que le club espère
rejoindre la Pro A d’ici
2020, une date pas si lointaine. ◆
JULIEN PRIVAT

Le PB en quelques chiffres 
Palmarès :  Champion de N1 (2005-2006) - Champion de Pro B
(2008-2009) - 4 saisons en Pro A (2009-2013)
Budget : 2 249 000 ¤ (5e budget pro B)
Masse salariale : 654 000 ¤ (7e masse salariale de pro B)
Effectif :  
Joueurs pros : 11 dont 2 aspirants
Nombre de joueurs au club : environ 50
Bénévoles : 150 dont 100 actifs
Affluence moyenne par match : 2 000 spectateurs
Nombre d'abonnés : environ 550
Le PB sur les réseaux sociaux : 
Facebook : 28 344 personnes aiment le PB 86 - Twitter :
4 606 abonnés - Instragam : 1 882 abonnés

PERSPECTIVES

La nouvelle Arena construit ses bases
Le projet de l'Arena, la nouvelle salle dédiée aux sports et au spectacle, prend forme, avec un
emplacement à deux pas du Futuroscope. Un enjeu important pour le PB86 qui souhaite bénéficier de cet
équipement pour plusieurs de ses matches.

D

epuis l'annonce
du président du
Département de
la Vienne, Bruno Belin, fin
2016, les contours de la
nouvelle salle multifonctions dédiée au sport et au
spectacle se précisent. Un
comité de pilotage a été
constitué. Une étude de
faisabilité a été commandée aux cabinets TAJ pour
la partie juridique, SCET
pour le financier et ISC
pour la partie technique.
Maître d'ouvrage, le Département est à la manœuvre.
« La salle répondra aux
trois marchés classiques : le
sport, le spectacle, les conventions, explique Patrick

Bayeux, en charge du dossier au sein du cabinet ISC.
Il se rajoute ici le Futuroscope. » Sur le sport, le PB86
a vocation a être accueilli
et venir disputer ses matches (une vingtaine pour
une saison), mais pas à
être un club en résidence.
Des matches de volley ou
toute autre compétition
sportive (tennis, judo, badminton …) pourront également avoir lieu lors d’événements prestigieux tels
que des championnat de
France, d’Europe ou encore
des tournois. Sur les spectacles, au vue de la concurrence des autres salles, le
cabinet table sur une tren-

La future Arena comptera
jusqu’à 6 000 spectateurs.

taine de dates. Le Futuroscope souhaite “réserver”
45 dates sur un bloc été, du
14 juillet à fin août, en proposant un show payant
additionnel. Dans cette
optique, l’Arena sera
implantée à proximité

directe du parc, bénéficiant
également ainsi d'un accès
rapide aux principaux axes
routiers (RD910 et A10),
avec un minimum de
contraintes.
Ces derniers mois, l'emplacement exact a bougé
en fonction des projet,
mais le site définitif est à
priori aujourd'hui acté. Sur
les parkings du parc du
Futuroscope, la salle prendrait place à proximité
immédiate du premier
rond-point de distribution,
en face de l'actuel chenil.

6 000 places
Pour pouvoir répondre
aux différents marchés et

accueillir plusieurs sports,
tout comme un concert ou
un show, c’est la configuration en amphithéâtre qui
a été retenue. Elle sera
modulable en fonction des
utilisations, de 2 500 à
6 000 places (avec ou non
des loges, des places affaires ...). Les bâtiment s'étendrait sur 9 600 m2, avec
5 000 m2 d'aménagements
extérieurs.
Dans les prochains
mois, le Département va
également décider du
mode de portage du projet : marché public de performance (délégation),
concession ou contrat de
partenariat public-privé. La

dernière option est plutôt
privilégiée.
Avec les options actuelles, le coût total du projet
s'élèverait à 33,5 millions
d'euros. Dans le montage
financier, le Département
apporterait 10 M€, Grand
Poitiers 5 M€ et le Centre
national pour le développement du sport 1 M€. Les
17 M€ restant seraient mis
sur la table par le futur partenaire privé.
« Le timing est très serré,
mais le dossier avance »,
estime Patrick Bayeux. La
livraison de l'équipement
est en tout cas prévue pour
le premier trimestre 2021. ◆
M. W.

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I III I Info-éco 2

Mai 2018

CLUB AFFAIRES

150 partenaires contribuent
à la réussite du PB86
Près de 150 partenaires ont renouvelés leur confiance au PB86 pour la saison 2017-2018. De nouvelles
actions sont prévues à leur encontre pour les fidéliser, mais aussi attirer de nouveaux venus.

L

e nombre de partenaires, près de 150,
est assez stable
depuis quelques années
au PB86. « Ce n'est pas forcément évident au vu des
résultats sportifs difficiles,
mais nous avons des collectivités qui nous suivent et des
entreprises fidèles, souligne
David Fillon, vice-président du club en charge des
partenariats. Et nous aurons
encore besoin d'eux pour la
saison prochaine. »

Partager l'expérience
Le Club Affaires est
constitué de toutes les
entreprises partenaires du
club. « L'objectif est de créer
du lien entre ces personnes. »
Tout au long de l'année,
environ 10 événements
sont programmés : speedmeetings, ateliers, conférences ou encore visites.
« L'idée est d'avoir une palette
de propositions variées, avec
l'idée à chaque fois de partager une expérience. »

En début de saison, le
speed-meeting du PB86
permet aux différents dirigeants et cadres de faire
connaissance, de mettre
des visages sur des activités et inversement. Un
deuxième moment de rencontres est programmé
avec les partenaires des
Chamois Niortais et du
Stade Rochelais : le Club
des Clubs. Les vœux de
bonne année sont également un temps fort du
calendrier. Salariés, staff et
joueurs vont rendre visite
aux partenaires dans leurs
entreprises ou leur adressent un message téléphonique personnalisé. Il y a
eu des visites d'entreprises : le cabinet d'expertscomptables CerFrance, les
macarons de Rannou Métivier ou les piscines Carré
Bleu. A la fin de l'année, le
tournoi des partenaires est
toujours un moment
convivial. « Nous voulons
que chacun s'y sente bien. »

David Fillon

“ Nous restons
actifs et attentifs
pour que
les partenaires
présents nous
restent fidèles ”
Autres temps forts, la soirée de clôture de saison
aura lieu au Futuroscope et
celle d'ouverture, en septembre, à la Villa Emma.
Pour 2019, de nouvelles
propositions devraient être
faites. Les déjeuners du

Staff, joueurs, bénévoles étaient rassemblés pour souhaiter leur
vœux de nouvelle année aux partenaires à l’occasion de visites.

président seront l'occasion
de découvrir plus en détail
une société. L'idée est de
réunir autour d'une table
cinq membres de l'entreprise et cinq partenaires
du PB86 pour favoriser les
échanges. L'équipe réfléchit aussi à relancer une
conférence avec un invité
de marque. Outre les événements, la partie accueil
lors des matches va également être revue avec une
offre VIP réorganisée.
« Nous allons mettre en place

PARTENAIRE

ces nouvelles actions tout en
veillant à la qualité et la
convivialité de ces rencontres,
note David Fillon. Nous restons actifs et attentifs pour
que les partenaires présents
nous restent fidèles et que de
nouveaux venus nous rejoignent. L'enjeu est aussi de
sortir de Poitiers, d'aller voir
Châtellerault et les DeuxSèvres. »

Des actions sur-mesure
Pour un partenaire, le
PB86 peut également inter-

venir lors d'un séminaire
de travail en proposant des
échanges sur les parallèles
entre sport et entreprise,
sur la communication au
sein d'une équipe, la stratégie, le recrutement …
Autre exemple, les joueurs
se sont prêtés au jeu de l'inauguration de la boutique
Courir. Dans le hall d'entrée, les Halles of Fame
mettent à l'honneur
chaque soir de match un
commerçant ou une entreprise agroalimentaire de la
région. Outre la forte présence sur les réseaux
sociaux, pour faciliter la
communication, une nouvelle version du site internet devrait voir le jour pour
septembre. « Nous essayons
toujours d'apporter de nouvelles expériences. Investir au
PB86, c'est investir dans un
club phare, un symbole fort
du territoire, dynamique. A
nous de conserver cet aspect
et de le développer. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

PARTENAIRE

Picoty Gaz : « Cela permet
de découvrir le tissu local »

Ma Boulangerie Café :
business et adrénaline

Nouveau venu cette année, Fabrice Bruneteau représente
Stéphane Blais, de Ma Boulangerie Caféle groupe Picoty et met l'accent sur l'activité de
Banette a rejoint l’aventure du PB86 il y a 7 ans.
fournisseur de gaz naturel.

S

A

titre personnel, je suis le PB86 depuis longtemps et pour la saison 2017-2018, j'ai
convaincu l'entreprise Picoty de devenir
partenaire du club, explique Fabrice Bruneteau,
responsable commercial sur la partie gaz naturel. C'est un des clubs sportifs importants au niveau
régional. Il propose un spectacle de basket à haut
niveau. Le public du PB86 est également un des plus
importants. C'est toujours un moment agréable et
la perspective de passer une bonne soirée. »
La société Picoty est connue pour être
importateur et stockeur de combustibles, lubrifiants et autres produits pétroliers, mais peu
comme fournisseur de gaz naturel via Picoty
Gaz. « En étant partenaire, cela nous permet d'avoir
une certaine visibilité et de communiquer sur cet
aspect là de notre activité. Nous fournissons du gaz
naturel aussi bien au restaurateur pour son piano
en cuisine que pour un industriel pour sa production. »
Aujourd'hui, la marque Avia se partage entre
deux sociétés indépendantes en France, le
groupe Picoty à l'Ouest et Thevenin-Ducrot à
l'Ouest. « Si, les deux entreprises familiales se partagent le marché de la distribution de carburants
et lubrifiants, la deuxième société n'a pas souhaité

Fabrice Bruneteau.

s'engager sur le gaz naturel, nous couvrons donc
toute la France avec cette activité. » Le siège du
groupe est à La Souterraine et sa principale
plateforme à La Rochelle. L’entreprise emploie
environ un millier de personnes. Le groupe est
également présent en Vienne à travers plusieurs filiales telles que Caldom Services à Jaunay-Marigny. « Cette implantation régionale, cette
proximité avec les acteurs locaux est importante
pour le groupe. J'ai pu assister à plusieurs petitsdéjeuners et quelques visites. C'est intéressant et
convivial. Cela permet de découvrir le tissu local,
de développer les liens, de rencontrer de nouvelles
personnes. » ◆

i l'aventure des boulangeries
Banette commence en 2009
en Vienne, c'est en 2011 que
Stéphane Blais, l'un des associés de
Ma Boulangerie Café-Banette rejoint
le PB86. Le groupe compte aujourd'hui 18 boutiques de Cognac à Saumur, en passant par Châtellerault et
Parthenay, et près de 180 salariés. « A
l'époque, c'est un ami, Sébastien Guérin
(dirigeant de cinq sociétés de vente de
motos et accessoires sur Poitiers, ndlr) qui
m'incite à placer mon argent dans un club
sympa. Et finalement, j'y suis resté. Plus
jeune, j'ai assisté à quelques matches de
Cholet, mais depuis que j'ai rejoint le
PB86, je n'ai pas du louper beaucoup de
soirées. C'est pour moi le moyen de
décompresser, un échappatoire. Je ne viens
pas que pour le business, mais avant tout
pour le plaisir des rencontres. Au niveau
des partenaires justement, c'est le moyen
d'échanger avec des personnes différentes, intéressantes, de se construire un
réseau. Cela peut parfois aboutir à travailler ensemble. Sportivement, c'est intéressant. Certains matches font monter

Stéphane Blais.

l'adrénaline. Par exemple, le dernier contre
Fos-sur-Mer m'a fait vibrer. Contre Nantes également, ce n'était pas gagné. C'est
ça qui est intéressant. Nous sommes là
pour soutenir l'équipe quand ça va, mais
aussi quand ça ne va pas. » Tout peu
basculer en quelques minutes d'un
côté comme de l'autre. « Il y a des
joueurs qui m'ont marqué comme Evan
Fournier. J'ai aussi apprécié les matches
aux Arènes. C'était une autre dimension
et avec un vrai truc en plus. » ◆

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I IV I Info-éco 2

Mai 2018

FORMATION

Former les espoirs de demain
du basket français
La formation a toujours été un des piliers du club. Avec le centre, l'objectif est d’accueillir les jeunes
et les faire progresser pour qu'ils atteignent le meilleur niveau possible,
et peut-être devenir joueur professionnel.

F

ormer a toujours
été une priorité
pour le club. Si c'est
une obligation pour les
clubs de Pro A, en Pro B
avoir un centre de formation est facultatif. Depuis
l'obtention de son agrément en 2008, celui du PB86
accueille des jeunes à partir
de 15 ans et compte quatre
équipes : les U17, U18 et
U21 (évoluant en Nationale
3) (soit 24 joueurs au total)
et les U15 (12 joueurs). Trois
entraîneurs et un assistant
sont chargés de les encadrer et les coacher. Les jeunes bénéficient de sept
entraînements
par
semaine, plus deux à trois
séances de préparation
physique. Le weekend, ils
jouent un à deux matches.
« Notre objectif est de les aider
à devenir si possible des
joueurs professionnels »,
indique Andy ThorntonJones, entraîneur et respon-

sable du centre de formation.
Les U15 proviennent
tous du Poitou-Charentes,
pour les trois autres équipes, la répartition est de
70 % en provenance de la
région et 30 % du territoire
français. « Le centre donne de
la vie au club. C'est un outil
indispensable. Actuellement,
dans l'équipe professionnelle,
cinq joueurs sont issus du
centre. C'est une situation particulière pour un club, mais
c'est aussi donner du sens à
ce que l'on fait. Les jeunes
grandissent ici, le public les
voit progresser, les suit, il s'identifie à eux, il y a un attachement. »

Sports et études
Le centre les prépare à
devenir joueur professionnel, mais assure également leur formation scolaire. Collégiens et lycéens
sont scolarisés à l'ensem-

Andy Thornton-Jones

“ L'enjeu est
de les faire
progresser,
chacun
en fonction de
son potentiel ”
ble Isaac de l'Etoile. Ils
bénéficient ainsi d'un
emploi du temps aménagé. Ils finissent les cours
à 15h15, puis ont un temps
de travail personnalisé
avant de partir à l'entraî-

Les U15 affichent de beaux résultats cette saison.

nement. « C'est un rythme
très prenant. » Certains de
l'équipe U21 poursuivent
leurs études à l'IUT GEA de
Poitiers, celui d'informatique, la fac d'histoire-géo
ou encore celle de sports.
« Si certains sont recrutés dès
le départ, ils peuvent passer
jusqu'à neuf ans avec nous,
souligne Andy ThorntonJones. C'est le cas par exemple de Pierre-Yves Guillard ou
de Kevin Harley. »
Tout l'enjeu est de

détecter les futures étoiles.
« Face à la concurrence des
autres centres, nous avons
aussi des arguments : notre
travail, notre expérience, la
stabilité de l'encadrement.
C'est aussi l'opportunité pour
eux d'évoluer avec l'équipe
professionnelle. » Certains
pourront évoluer en
équipe de France. « Nous ne
faisons pas la course aux titres. Il n'y a pas d'obligation
de résultats. Après, sur certaines années, nous avons eu de

très bons résultats. L'enjeu
est surtout de les faire progresser, chacun fait en fonction de son potentiel. Ce sont
de toute façon des sportifs de
haut niveau. Au delà de leur
talent pour le basket, ils
apprennent à être performants dans les moments difficiles, faire des sacrifices,
avoir de la rigueur dans le
travail, faire preuve d'investissement personnel et de
dépassement de soi. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

FORMATION

Carton plein pour les camps du PB86
Pendant les vacances scolaires, le PB86 propose des temps d'entraînements aux jeunes licenciés du
département de la Vienne sous forme de camps. Cette année, ils affichent complet.

F

illes ou garçons, les
passionnés de basket de 10 à 15 ans
ont un point de ralliement : les camps organisés par le PB86. Durant
trois jours, pour les vacances scolaires de la Toussaint, février et Pâques,
ainsi que deux fois une
semaine aux vacances
d'été, les jeunes mordus
de basket, de tous niveaux,
de débutant à confirmé,
sont invités à se rencontrer à Saint-Eloi, à Poitiers.
« L'idée est qu'ils se perfectionnent et développent leurs
aptitude au basket dans le
même cadre, la même structure que l'équipe professionnelle », explique Vincent
Royer, entraîneur et
responsable de l'organisation des camps au PB86.
Ainsi, près de 60 enfants
sont venus à chaque fois
depuis le début de la saison sportive. « Nous avons
de plus en plus d'enfants,

Vincent Royer

“ Nous
accueillons
des enfants
de tout
le département
de la Vienne ”
d'année en année. Le boucheà-oreille fonctionne. Le côté
professionnel attire aussi,
ainsi que la qualité de l'enca-

les enfants et l’équipe encadrante à la fin du camps des vacances de Pâques, en avril.

drement, la convivialité, le service (le repas par exemple est
compris), détaille-t-il. Nous
menons ces camps avec
sérieux. C'est un cadre qui
plaît autant aux parents,
qu'aux enfants. »

Partage et plaisir
Ils se retrouvent entre
jeunes basketteurs du
département, voire des

départements limitrophes.
« Ils tissent des liens, échanges. Ils ont la visite des
joueurs professionnels et peuvent les approcher, discuter
avec eux. »
Huit à dix encadrants
assurent la prise en charge,
l'animation et les activités.
« C'est un moyen de faire parler du PB86, souligne Vincent Royer, d'accueillir des

enfants de tout le département, de les encadrer, de leur
faire découvrir la structure
d'un club professionnel de
basket. »
Le programme des journées est d'ailleurs bien
rempli. Après l'accueil, les
enfants passent à l'échauffement et à des exercices
de réveil musculaire. Sous
forme d'ateliers, ils tra-

vaillent ensuite par groupes sur leurs tirs, leurs passes … L'après-midi se partage entre entraînement et
mini-tournois. « Le principal
est qu'ils prennent du plaisir.
C'est aussi faire briller leurs
yeux. » Durant la saison,
tous les enfants sont également conviés à assister
à un match à Saint-Eloi. ◆
M. W.

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Mai 2018

MISSION CITOYENNE

Un club et des joueurs au cœur
de la vie poitevine
Les joueurs professionnels du PB86 vont à la rencontre des habitants et surtout des jeunes au cours de temps
d’échanges. Il s’agit de faire briller les yeux des enfants et aussi de donner de la visibilité à certaines causes.

N

otre mission est
d'aller à la rencontre des acteurs de la
vie poitevine », présente
Antoine Brault, entraîneur
adjoint au PB86. Depuis de
nombreuses années, en lien
avec le conseil départemental
de la Vienne, nous participons
à près de 25 actions sur
9 mois de saison. En
moyenne, nous répondons
aux sollicitations à 99 %. Ce
sont surtout les groupes scolaires, les associations, les
clubs … . qui nous contactent.» Visite des coulisses
d'un entraînement de basket professionnel, stages
multi-sports, participations à des camps basket
dans les clubs ruraux,
remises de cadeaux pendant des tournois … « Les
joueurs sont très investis dans
cette cause. Ils aiment être en

contact avec des personnes
qu'ils n'ont pas l'habitude de
côtoyer. Dernièrement, nous
avons rendu visite à des jeunes migrants, ils ont échangé
avec Sekou Doumbouya, c'était une rencontre touchante. » Parmi les demandes les plus insolites,
Antoine Brault se rappelle
d'une lycéenne qui dans
le cadre de la préparation
de son diplôme avait sollicité le club pour organiser un entraînement avec
des personnes en situation de handicap : « C'était
génial, nous nous sommes
adaptés et tout le monde s'est
amusé. »

Créer des synergies
Au délà de la rencontre,
le Club citoyen du PB86
contribue au développement et participe à la sen-

sibilisation du public à travers les causes qu’il soutient notamment avec la
Maison des familles et un
Hôpital pour les enfants.
« Samedi 28 avril, l'association a organisé une tombola
pendant le match. Nous leur
offrons, de la visibilité, du
public et de modestes lots. »
Prochainement, les joueurs

iront remettre symboliquement le chèque directement à l'association
auprès des enfants. « C'est
important de sortir de notre
cocon, de prendre conscience
que tout n'est pas rose et d'offrir de son temps aux autres. » ◆
LYDIA DE ABREU

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Mai 2018

BÉNÉVOLES

BÉNÉVOLES

Eric Bergerot, Manger local au Food Basket
avec Joël Compain
le pro du
Joël Compain est en cuisine. Avec son équipe il développe le côté
bénévolat
Food Basket. Ainsi, la volonté est proposer aux fous de basket de
Pour ceux qui se posent la
question, Eric Bergerot n'est pas
salarié du PB86. Il est bénévole,
même si dans son cas le
bénévolat se confond avec une
activité professionnelle.

Eric Bergerot est sur tous les fronds pour soutenir les bénévoles.

D

epuis la création du PB86 en 2004, Eric Bergerot
ne compte pas son temps pour le club. Responsable des bénévoles, cet infirmier libéral lui
consacre « une vingtaine d'heures » par semaine, entre
réunion mensuelle, organisation par mail, gestion de
l'approvisionnement et bien sûr, présence les soirs de
match. « Mon boulot c'est de savoir qui sera présent pour le
match et répartir tout le monde par tâche, courses, préparation
des sandwichs, des frites, billetterie, sécurité, service, nettoyage
de la salle, accueil des VIP ... » tente t-il de lister. En revanche, en se basant sur un taux horaires de 10 euros, il a
calculé que les bénévoles font économiser
« 435 000 euros au club par an », sur un budget total de
1,8 million d'euros.

Le trésor du PB86
Clairement, les bénévoles constituent le trésor du
PB86. Le club possède le plus grand contingent de Pro B
avec près de 150 personnes donnant de leur temps. Des
bénévoles, « il y en a plusieurs types, explique Eric Bergerot :
le comité directeur, pour les matches environ 70 personnes sont
présentes et ensuite, il y a ceux qui interviennent plus ponctuellement, pour déménager un joueur ou restaurer son appartement. » De cet ensemble se dégage un « noyau dur »
d'une trentaine de personnes. « Les mêmes depuis 15 ans,
qui ont pris 15 ans de plus », souligne leur responsable, qui
aura 60 ans bientôt.

Académie du bénévolat
Ce point ne laisse pas de l'inquiéter. D'où l'idée du
comité directeur de créer une Académie du bénévolat,
qui prendra « d'ici un an » la forme d'un « stage de 3 ou 4
jours, plusieurs fois dans l'année, pour attirer les jeunes vers
le bénévolat et les préparer ». L'enjeu est de taille car en
plus de la variété des tâches à accomplir et de l'âge avançant du noyau dur, « le bénévolat a besoin toujours plus de
professionnalisme, que ce soit pour l'alimentaire ou la sécurité,
pointe l'ancien joueur du CEP. Tout en sachant que ce ne
sont que des bénévoles. » ◆
OLIVIER GUERIN

(1) : SAOS : Société anonyme à objet sportif

venir manger local les soirs de match.

I

l a rejoint le les bénévoles du PB86 par
hasard. « Eric Bergerot,
le responsable des bénévoles
est mon voisin. Un jour il
m’invite à un match. J’ai
attrapé le virus », se souvient Joël Compain. A l’époque il est le responsable
de l’agence poitevine d’Engie-Axima, partenaire du
PB86. « Je vendais du matériel
de cuisine. Je m’aperçois que
les bénévoles font des kilos de
frites avec une friteuse de
10 litres. Je me dis que je peux
peut-être leur être utile. »
C’est ainsi que Joël Compain entre en cuisine, il y
a déjà 12 ans. Il est
d’ailleurs le précurseur du
Food Basket du PB86.
Il apprécie particulièrement la convivialité et
l’esprit d’équipe qui animent les bénévoles-supporters du PB86. Et depuis
qu’il est à la retraite, lui qui
avait peur de s’ennuyer,
s’implique plus que jamais
dans la vie du club. Il a

Food Basket avoisinant un
euro par spectateur.

Faire du local

Joël Compain devant le Food Basket.

pourtant une vie bien
remplie. Joël Compain est
propriétaire de gîtes
ruraux à Lathus où il est
par ailleur élu chargé du
tourisme. Mais les semaines de match à domicile
c’est au minimum un jour
et demi de préparation
entre les commandes et
les préparations. Les supporters ne s’y trompent
pas. Il suffit de voir la
queue ininterrompue à l’a-

vant match et à la mitemps. Ces soirs-là, ils sont
une vingtaine derrière les
fourneaux pour préparer
les sandwiches chauds ou
froids, les kebabs et les
hot-dog. Les sauces des
pâtes aussi sont faitesmaison. « Nous privilégions
la qualité du produit quitte à
faire moins de marge »,
explique Joël Compain, pas
peu fier toutefois d’annoncer un chiffre d’affaires du

Il mise sur des produits
de qualité provenant dans
la mesure du possible de
la Vienne ou des départements voisins. En vente,
les pâtes Fiorella de Fontaine-le-Comte ou encore
la charcuterie de l’exploitation de Sèvres-Anxaumont la Baie des Champs
sont forcément appréciés.
« Je veux privilégier les fournisseurs locaux et l’année
prochaine, nous développerons encore plus la marque
Poitou avec pourquoi pas des
sandwiches au farci poitevin
ou encore au formage de chèvre », imagine Joël Compain. De quoi promouvoir
le Poitou auprès des supporters locaux mais aussi
devenir ambassadeur de
nos produits du terroir
auprès des supporters de
toute la France. ◆
MARINE NAULEAU

BÉNÉVOLES

C. Orgelet : « Je privilégie
le basket dans mon agenda »
A la boutique et la tribune de presse, Charlène Orgelet ne quitte pas
des yeux le terrain pendant le match.

A

34 ans, Charlène Orgelet
est secrétaire la semaine.
Les weekends de match,
elle est forcément au basket même
si elle confie « ne pas tout à fait régler
sa vie en fonction du club, mais ma priorité c’est un peu le basket quand même.
L’été je suis malheureuse », explique-telle avec un sourire presque coupable.

Boutique et tribune de presse
Née à Poitiers, elle est entrée un
jour dans la salle Lawson Body
presque « par hasard ». « Nous ne
savions pas quoi faire avec des amis,
alors nous sommes allés voir un match
de basket. » Piquée au virus de l’ambiance de ce qu’elle appelle le spectacle des joueurs, elle y revient souvent et un bénévole finit par lui
proposer de s’investir pleinement
dans la vie du club. « Avec ma meilleur
amie, c’est aujourd’hui l’occasion de se
voir et de passer un bon moment ensemble tout en partageant notre passion pour
le PB86 », souligne la juene femme.

Les soirs de match elle tient donc
la boutique, avant et après le match.
Pendant, elle a la joie de pouvoir suivre le match de près, attitrée à la tribune de presse. « J’apporte aux journalistes les feuilles de stat’ et à la fin du
match j’emmène les joueurs en salle de
presse pour les interviews », explique
Charlène Orgelet. Du coup, elle a, à
la fois, la chance de pouvoir suivre
le match, ce qui n’est pas forcément
le cas de tous les bénévoles, mais en
plus d’approcher les joueurs.

Soutenir le club
« Ils sont reconnaissants de tout le travail des bénévoles et ça fait très plaisir.
C’est ce côté hyper familial que j’adore.
J’ai rencontré des personnes qui deviennent des amis. Il y a une grande cohésion
aussi », complète la bénévole qui fait
partie de ces supporters, déçus
lorsque le PB86 perd mais qu’elle
continue d’encourager, coûte que
coûte. « Il faut être solidaire avec l’équipe
qu’on aime et pas seulement pendant les
bons moments. La saison ne se passe pas

Charlène Orgelet est toujours ravie
d’assister à un match.

forcément très bien, mais si le club redescend et qu’on a encore besoin de moi, je
serais là ! » Elle a justement déjà
connu les hauts et les bas du classement et incite souvent ses collègues
à venir voir les matches. ◆
M. N.

INFO-ÉCO 2 Sport et business
I VII I Info-éco 2

Mai 2018

BÉNÉVOLES

BÉNÉVOLES

Dominique Germain :
« On a l’esprit associatif »
Le nom de Dominique Germain ne dit peut-être rien aux supporteurs
du PB86, mais son visage et ses cheveux courts leur sont assurément
connus.

L

es soirs de matches, Dominique
Germain s'occupe
de la billetterie. Ça la
change de ses fonctions
de chargée des ressources
humaines à l’Éducation
nationale. Voilà quatre ans
qu'elle tient le guichet.
Pour autant, la quinquagénaire présente un pedigree de bénévole autrement
plus
long.
Dominique Germain
donne de son temps pour
le PB86 depuis la naissance de celui-ci. « Avant je
participais au service VIP. J'y
suis toujours en fait. Je m'occupe de la billetterie jusqu'à
la mi-temps et ensuite je
rejoins l'équipe qui prépare
l'espace VIP pour l'aider et
assurer le service », raconte
t-elle gaiement. Cet
emploi du temps ne doit
pourtant guère laisser le
temps de suivre le match
et confiner au crève-cœur
pour une ancienne

Dominque Germain est à la billetterie.

joueuse. « Depuis l'espace
VIP, je vois la deuxième mitemps », coupe t-elle. Mais
au fond même si elle ne
peut pas être spectatrice,
elle ne voit pas cela
comme un sacrifice ou
une frustration. « Sans
doute parce que le résultat me
stresse », essaie t-elle d'expliquer.

Ancienne meneuse
Le basket, Dominique
Germain est tombée

dedans toute petite. A
douze ans, elle y jouait
déjà. A Civray, où elle a été
meneuse de 1975 à 1998 et
a évolué au niveau régional. Elle en garde d'excellents souvenirs et certaines connaissances. Parmi
celles-ci un ailier, un certain Philippe, devenu son
mari, le père de ses trois
enfants et ... son collègue
de bénévolat au PB86. « On
a l'esprit associatif. » Leurs
enfants ont bien évidem-

ment eux aussi fait rebondir le ballon orange. Mais
au Cercle d'éducation physique de Poitiers (CEP).
Naturellement, leurs
parents y ont été bénévoles. Mais quand le PB86 est
né de la fusion des sections basket du CEP et du
Stade Poitevin, en 2004, le
couple a prêté main forte
à la nouvelle entité. Elle ne
le regrette pas. « Nous sommes un bon noyau d'une
vingtaine de personnes à donner au club, mais cela monte
jusqu'à 100 bénévoles parfois. »
Le seul point que la tracasse, c'est la fin de saison
du PB et la peur de vivre
une nouvelle relégation.
Elle soupire. « Le PB est dans
une situation délicate. Quand
il faut regarder les équipes en
dessous, c'est dommage. »
Mais elle l'assure, « une
issue malheureuse ne changerait rien pour nous ». ◆

D

M. N.

M. W.

La convivialité avec les bénévoles et le contact humain avec les
partenaires, mais surtout sa passion du basket animent Laurine Martin
qui revient sur ses missions au sein du club.

J

Denis Murot est le référent des arbitres.

Laurine Martin assure l’accueil des
partenaires.
le score est serré.
A 24 ans, Charlène Orgelet est
technicienne de laboratoire au CHU
de Poitiers et depuis deux ans, elle
travaille de nuit. Forcément c’est parfois compliqué les soirs de match,
mais la passion du basket est plus
forte. ◆

O. G.

Laurine Martin,
à l’accueil des VIP
du parrain du match et on règle les dernier détail de l’accueil et des points sur
lesquels il faudra être vigilant. C’est le
moment aussi de partager un verre avec
tous les bénévoles. » Car au-delà du
basket, ce qu’elle aime à travers le
PB86 c’est le « bon esprit » qui règne
au sein des bénévoles, mais aussi le
contact humain avec des partenaires
qu’elle côtoie pour certains depuis
longtemps et tout le travail réalisé
en équipe. D’ailleurs, au détour de la
conversation, elle ne manque pas
l’occasion de citer Diane, Camille et
Betty, d’autres bénévoles de son
équipe attitrée à l’accueil des partenaires. Elle s’assure de n’oublier personne. « Ce qui compte ça n’est pas d’être valorisé personnellement car c’est un
travail d’équipe important. L’objectif de
tout le monde c’est que le match se passe
bien en dehors du terrain en tout cas »,
sourit la jeune femme qui avoue être
souvent frustrée de ne pas voir le
match en entier, d’autant plus quand

Joueur dès son plus jeune âge, il
est ensuite passé arbitre puis
entraîneur. A la création du club, il
entre au bureau de l'association.
Aujourd'hui, il est le référent des
arbitres au sein du club.

enis Murot est tombé dans le sport, et plus particulièrement le basket, quand il était petit. Il
passera par les équipes des minimes, puis des
cadets et des espoirs. Il sera ensuite arbitre et entraîneur.
Côté vie professionnelle, il passe le concours pour entrer
au groupe La Poste et devient agent d'exploitation. Travaillant à Paris, il entraînera les équipes de Vincennes.
Dans son parcours, il sera ensuite contrôleur, inspecteur
et chargé de l’organisation du courrier sur un tiers des
centres du département de la Vienne. Côté implication
sportive, il fera un tour au club de tennis de NouailléMaupertuis, mais reviendra au basket.
« François Chaumont m'a sollicité à la création du club, en
2004. J'ai alors été de toutes les réunions de préparation. » Il
était alors responsable de l'équipe 1 du Stade Poitevin.
« J'ai tout de suite été intégré au bureau de ce nouveau club.
Nous étions portés par cette nouvelle aventure. Je me souvient
de cet enthousiasme, de ce dynamisme qui régnait. Ce passage
de club amateur à professionnel a été une période exceptionnelle. Il y avait cette ambiance de partage, qui perdure encore
aujourd'hui. »
Denis Murot est alors nommé responsable de l'équipe
2 du PB86. En 2005, il passe responsable de la billetterie.
« Nous passions des heures à imprimer les tickets pour la salle
Lawson Body. » A Saint-Eloi, l'entreprise IREC propose ses
services au club, le système se simplifie. Depuis deux
ans, il a changé de poste pour devenir référent des arbitres au sein du club. « Je m'occupe de leurs réservations, d'aller les chercher, de les transporter. Depuis mon retour au basket,
j'ai toujours été bénévole pour le club. C'est avant tout pour
mon propre plaisir. Il y a même des personnes que j'ai connu
à 14 ans, quand je suis arrivé. La bonne entente, c'est important. »
Et depuis que le club est passé en société anonyme à
objet sportif, en 2011, il est devenu administrateur. Avec
Eric Bergerot, ils ont été les deux premiers membres des
Fidèles du PB86. L'association regroupe les personnes
qui, à titre privé, détiennent une action ou plus de la
société.
Il est également membre de la commission pour l'organisation de la Summer League Nouvelle-Aquitaine,
un nouveau tournoi rassemblant toutes les équipes professionnelles de basket évoluant en région. « J'étais chargé
des contacts avec les hôtels et les restaurants. » ◆

BÉNÉVOLES

e suis née dans le basket. » Laurine Martin plante d’emblée
le décor dans lequel elle a en
effet grandi : « Ma mère, mon oncle et
ma tante sont bénévoles au PB86. Mon
cousin a joué au sein du centre de formation du club. » Enfant, elle suivait
donc sa maman sur les terrains de
basket. Elle a d’ailleurs des souvenirs
bien précis des matches dans la salle
du Dolmen ou des matches de gala
aux Arènes. Pendant près de 10 ans,
elle joue elle-même au basket, au
niveau régional avec le club de Vouneuil-sous-Biard. « C’était parfois difficile de concilier mes études, mes matches et le bénévolat, mais j’ai toujours
continué », assure Laurine Martin.
Au PB86, elle s’occupe particulièrement de l’accueil des partenaires.
Elle prête aussi main forte à l’accueil
et au service à la réception de la mitemps et de l’après-match pour les
partenaires. 1h30 avant le coup d’envoi, elle assiste au briefing. « On parle

D. Murot aime
l’ambiance de
partage




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