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Purification Principes Methodes (French Edition) Arnaud Thuly (2) .pdf



Nom original: Purification - Principes Methodes (French Edition) - Arnaud Thuly (2).pdf
Titre: Purification - Principes & Méthodes (French Edition)
Auteur: Arnaud Thuly

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TABLE OF CONTENTS
Préambule
PRINCIPES
«l’Energie Négative»
Au delà des mots
L’énergie Résiduelle
--- Origines de l’énergie résiduelle ----- Influences et conséquences de l’énergie résiduelle --Charge, Intention et Energie
--- Définitions ----- L’énergie comme support et vecteur d’information ----- Ancrage de l’information --Les différentes Actions Purificatrices
La Purification par Absorption
La Purification par Dégagement
--- Le dégagement par vibration ----- Le dégagement par séquestration ----- Purification par Répulsion ----- Dégagement par Réaction --Purification par Transformation
--- Par Altération du support ----- Par altération de la vibration ----- Par destruction de l’information --PRATIQUE
Les Lieux
L’ENCENS
--- Les Encens qui Dégagent ----- Les Encens qui Transforment --LE SEL
LE SON
LA SAUGE
--- Les Pierres Absorbantes ----- Pierres Répulsives --Ondes de Formes
Autres Liquides

2

VISUALISATION
Les Objets
Le SEL
L’encens / la sauge
L’eau
Le Son
L’enfouissement
Ondes de formes
Le feu
VISUALISATION PROGRESSIVE
L’exécration
Le(s) CORPS
ENCENS
L’EAU
LE SEL
LE SON
LA SAUGE
--- Par Fumigations ----- Par Ablutions ----- Par Ingestion --LES PIERRES
AUTRES LIQUIDES
--- La Bière ----- Le Vinaigre ----- Le Citron --Déchargements pour praticiens
l’EAU
LE SEL
PLANCHE A CLOUS
les dérives
--- Les Sprays Purificateurs ----- Le Lait ----- Le Miel ----- La Bande démagnétisante ----- Le Pot de terre ----- La Coquilles d’huitre ---

3

--- L’Air (le vent) --CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
REMERCIEMENTS

4

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.

PURIFICATION
Principes & Méthodes

5

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.
.

Il faut apprendre, non pas pour l’amour de la connaissance,
mais pour se défendre contre le mépris dans lequel le monde tient
les ignorants.
Charlie Chaplin

6

Arnaud THULY

PURIFICATION
Principes & Méthodes

________
2013
Editions Alliance Magique

7

Site Officiel de l’auteur : www.arnaud-thuly.com
Blog de l’auteur : www.portail-esoterique.com
Page Facebook de l’auteur : www.facebook.com/ArnaudThuly

Editions Alliance Magique
63 rue Monge
32500 Fleurance
FRANCE
www.alliance-magique.com
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L
122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non
destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que
« les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique,
scientifique ou d’information », toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans
consentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite (art; L122-4).
Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, notamment par téléchargement
ou sortie imprimante, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du
Code de la propriété intellectuelle.

Crédit Photos :
Peinture Couverture : Sabine Bay / Phénix Bleu / www.sabine-bay.com
Montage Couverture : Sylvain Louis
Autres images : Arnaud Thuly
© Editions Alliance Magique. Tous droits réservés.
ISBN : 978-2-36736-005-8
Dépôt légal : 2eme trimestre 2013

8

..

Je dédie cet ouvrage à Grégory Lemarchal et à tous les autres
qui, atteints comme moi par cette terrible maladie qu’est la
mucoviscidose, n’ont pas eu ma chance d’être greffé. Son destin
tragique aura su me servir de guide au milieu des ténèbres lorsque
mon état se dégradait de jour en jour, et me donner la force de
continuer à espérer et à me battre.
Je dédie également ce livre à celui ou celle qui, dans la mort, a
su me faire don de la chose la plus précieuse en ce monde : la vie.
Je ne peux m’empêcher de le/la remercier sincèrement lui(elle) et sa
famille pour avoir fait le choix de faire don de ses organes. Il(elle)
m’a ainsi sauvé la vie, ni plus ni moins.
Et bien entendu, à tous les médecins qui, souvent oubliés, ont
fait un travail extraordinaire.
Aucun mot ne pourra jamais suffire à témoigner de mon
admiration et à remercier tous ceux qui ont contribué à faire que je
suis encore là aujourd’hui pour en parler…
http://www.association-gregorylemarchal.com

9

PRÉAMBULE

I

l faut bien l’avouer, mon parcours est assez atypique.
Très jeune déjà s’est développé en moi cet intérêt pour les choses
cachées et autres mystères inhérents à la nature humaine et au monde dans
lequel nous vivons, probablement en réaction à la vision très cartésienne dans
laquelle nous enferme une civilisation qui, en pleine perte de repères, ne
semble avoir trouvé d’autre moyen de subsistance que de plonger les yeux
fermés dans un matérialisme qui occulte chaque jour un peu plus la véritable
nature de l’homme.
Bien que ces questionnements naquirent vers l’âge de 11 ou 12 ans environ,
ce n’est véritablement que vers mes 15-16 ans que ce qui n’était au départ
qu’un simple intérêt se révéla pour moi être une véritable seconde nature, telle
une jeune pousse prise dans le gel qui n’attendait que la chaleur du printemps
pour reprendre sa croissance…
On pourrait s’attendre ici à une incroyable révélation comme c’est le cas
pour bien des personnes dont je lis généralement les écrits !
Mais au risque de décevoir mes lecteurs, pas de grand évènement
déclencheur pour moi, pas de contact divin, pas de don surpuissant révélé, pas
d’objets qui lévitent quand je me concentre dessus, pas de rencontre avec un
maître ayant ressenti mon infini potentiel. Même pas un parent éloigné
pratiquant la magie de génération en génération…c’est dire...
Juste un banal passage par l’adolescence.

10

A cet âge où tout change en soi et où on rentre normalement en rébellion
avec le monde entier (à commencer par ses parents), ma manière de faire ma
petite «crise» fut de remettre en question les grandes certitudes établies par
d’autres et que l’on nous assène depuis l’enfance comme des vérités
incontestables en nous éduquant bien sagement à éviter de trop y réfléchir (que
ce soit dans le domaine religieux, historique, scientifique, économique,
politique etc.).
Mon intérêt prononcé pour l’histoire des civilisations anciennes - dont j’ai
toujours été un véritable passionné - me mena en premier lieu à étudier leurs
pratiques magiques et les mystères qui les entouraient, pour essayer de
comprendre où leur savoir nous avait mené.
La découverte des anciennes pratiques religieuses et magiques égyptiennes,
chaldéennes et perses fut une véritable révélation pour moi, non pas tant par la
richesse des informations qu’elles avaient pu laisser et auxquelles j’avais hélas
bien difficilement accès, mais plutôt par la quantité d’interrogations qu’elles
soulevaient à la face du monde (et auxquelles finalement bien peu de personnes
semblaient s’intéresser, préférant se concentrer sur «l’Atlantide/Mu», «les
technologies extraterrestres ayant permis la création des pyramides», «les
complots Illuminatis/Franc-maçons/Reptiliens» et autres théories du même
acabit).
A cette époque, ma soif de comprendre et de découvrir m’a amené à
beaucoup lire… vraiment beaucoup… et pratiquer un petit peu. Trop peu peutêtre. Finalement je suis tombé dans l’un des travers que je dénonce en
permanence aujourd’hui: celui de la suprématie intellectuelle qui consiste à
vouloir emmagasiner des connaissances en ayant l’illusion que cela suffit pour
comprendre réellement le monde. Il est merveilleux d’avoir un avis sur tout…
encore est-ce nécessaire qu’il soit pertinent, basé sur la vérification par
l’expérience et surtout qu’il ne s’agisse pas d’une vulgaire copie (en moins
bien) de l’avis d’un autre. Trop de gens font appel à l’intuition pour justifier
leur idéologie sans prendre la peine de vérifier leurs propos[1].
Grâce à l’intervention de l’un de mes amis que je ne remercierai jamais
assez tant sans lui je me serais sûrement perdu en chemin, j’ai ouvert les yeux
vers 20 ans sur la manière dont je m’étais moi-même laissé prendre au piège de

11

la facilité et étais tombé dans ce travers dangereux de s’en remettre à d’autres
pour édifier des vérités qui régissent notre manière de voir le monde.
Nous marchons en permanence sur un mince fil suspendu au-dessus du
profond canyon de l’obscurantisme, et il suffit parfois d’un simple pas de
travers pour que le funambule ne tombe dans un précipice dont il est ensuite
compliqué de s’extraire.
A partir de ce moment-là, j’ai choisi de suivre une voie un peu atypique,
consistant à m’aventurer sur des sentiers peu fréquentés, notamment en magie et
plus largement dans les domaines énergétiques, non pas pour obtenir des
résultats thérapeutiques ou matériels comme on le fait généralement, mais dans
le but de comprendre véritablement les phénomènes entrant en jeu dans toutes
ces pratiques.
Près de neuf ans se sont écoulés entre cette remise en question majeure et le
moment où j’écris ces lignes. Au cours de ces années passées à essayer de
faire tomber les filtres qui conditionnent nos ressentis et nos interprétations de
ces ressentis, j’ai pu chaque jour un peu plus m’apercevoir à quel point nous
avons tendance à traîner des certitudes héritées des pratiques de nos ancêtres
ou de nos contemporains sans prendre la peine de les remettre convenablement
en question. Nous passons ainsi à côté de la compréhension correcte de très
nombreux phénomènes. Il arrive également que nos prédécesseurs aient
parfaitement compris certains principes ou mécanismes, mais en aient masqué
la connaissance derrière des métaphores ou des allégories, qui, récupérées par
certains mouvements modernes, ont été incomprises puis détournées de leur
sens premier.
Dans ce cheminement, je n’ai pas été toujours seul et beaucoup d’aides
extérieures sont venues me nourrir spirituellement et contribuer à l’avancée de
mes travaux. Vers fin 2005, alors que j’habitais encore Marseille et que je
poursuivais mes études tout en m’occupant de mon entreprise, le hasard (et un
peu de chance avouons-le) a voulu que je rencontre - dans un troquet du vieux
port (ce qui est déja amusant vu ma propension à fréquenter les bars...) - un
anglais d’une quarantaine d’années du nom de Daniel H., qui, en lui racontant
ce qu’était mon métier, me révéla que c’était un domaine que lui-même
connaissait bien. Après de longues heures à discuter, j’appris à cette occasion

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qu’il était membre d’un groupe d’ésotéristes anglais (O.o.L) qui œuvraient
aussi, dans le cadre de leur cheminement spirituel et depuis plus de 20 ans, à
étudier de nombreux phénomènes ésotériques dans le but de les comprendre.
Cette rencontre joua un rôle très important dans la suite de mon parcours.
De retour en Angleterre, nous avons continué à correspondre à de nombreuses
reprises par email. Discussions au cours desquelles nous échangions au sujet
de nos dernières recherches respectives, et c’est ainsi qu’en 2006, j’ai eu
l’occasion d’en apprendre véritablement plus sur leurs travaux lorsqu’il me mit
en relation avec l’un des fondateurs de leur groupement.
A cette occasion, je découvris ainsi qu’il existait, outre-Manche et outreAtlantique, de nombreux groupes et de nombreuses associations qui
travaillaient de concert pour réaliser des études poussées sur ces phénomènes
généralement mé-considérés ou tout simplement laissés de côté par nombre de
praticiens qui se contentent des généralités que l’on trouve dans bon nombre
d’ouvrages.
Sans pour autant intégrer ces groupes en raison de la distance qui nous
séparait, ils me firent participer à distance à leurs propres recherches, en
«m’initiant» à leur méthodologie et à leurs protocoles expérimentaux très
stricts (généralement réalisés par plus d’une centaine de participants au total
répartis sur plusieurs continents). Après avoir contribué à plusieurs tests, j’eu
ainsi la chance d’avoir accès aux résultats de certains de leurs travaux, chose
exceptionnelle pour un « non-membre ».
Passionné par ces recherches, j’ai passé de nombreuses années à les
décortiquer, à les tester et à les vérifier pour m’assurer des résultats et de leur
pertinence. J’ai aussi eu l’opportunité à de nombreuses reprises d’apporter
mon aide soit en participant de nouveau à leurs côtés aux tests qu’ils
réalisaient, soit en apportant de nouvelles pistes de recherches sur des sujets
qu’ils traitaient parfois depuis de nombreuses années (comme c’est le cas pour
cet ouvrage ou pour d’autres thèmes comme ceux liés aux entités).
Tout mon travail au fil de ces années aura été d’essayer de dépoussiérer
autant que possible le terrain en m’appuyant sur le travail mené par ces
groupes[2] et sur mes propres recherches. Je n’ai pas pour autant la prétention
d’avoir découvert LA vérité. Tant de choses m’échappent encore[3]. Ce qui est
malgré tout certain, c’est qu’aujourd’hui je peux enfin prétendre à proposer

13

une explication qui ne soit pas le fruit de l’interprétation des propos d’autrui au
travers de mes filtres mais bien de mes propres expériences à la lumière d’une
étude aussi poussée que possible des divers phénomènes énergétiques.
De cette volonté de comprendre la réalité de ces phénomènes est né cet
ouvrage, qui sera le premier – je l’espère – d’une longue collection étudiant les
fonctionnements clés de l’ésotérisme les uns après les autres, pour permettre à
tous ceux qui souhaitent réellement s’intéresser à la compréhension des
mécanismes qui entrent en jeu dans leurs pratiques, d’y apporter un regard
cohérent et vérifié tant par l’expérience que par l’étude.
Je terminerai cette introduction en invitant tous les lecteurs à ne jamais rien
croire sur parole, ni les propos tenus par des célébrités «reconnues» dans le
domaine, ni mes propres propos dans cet ouvrage.
Par pitié, n’assimilez pas et n’adhérez pas aux propos qui vont suivre sans
avoir pris la peine de les vérifier par vous-même ! De la même manière, ne les
contestez pas au simple regard de vos certitudes. Testez, expérimentez, vivez
votre pratique à la lumière des idées développées dans cet ouvrage, et faitesvous ensuite votre propre point de vue.
Prendre la peine de remettre en question ses convictions, ses certitudes
mais également celles des autres est un parcours essentiel pour quiconque
espère se trouver véritablement.
Bonne lecture à tous

Arnaud THULY
Nb: Bien que la frontière entre purification et protection soit mince, je me
suis limité à traiter uniquement le thème de la purification au cours de cet
ouvrage afin d’éviter les raccourcis approximatifs. Ne pas mélanger les genres
reste le meilleur moyen d’étudier correctement une discipline sans prendre le
risque de lui imposer nos propres convictions.
[1]

) Je n’ai rien contre l’intuition qui peut s’avérer être un merveilleux guide, mais cela m’a toujours

14

mis hors de moi quand des gens s’en servent comme justification à toutes leurs théories et se permettent
ainsi de se décharger de toute étude un tant soit peu sérieuse du phénomène qu’ils abordent…
[2]

) Vous constaterez à plusieurs reprises que je masque les noms des personnes et des groupes que
je cite. Cette précaution vise tout simplement à respecter la demande explicite de ceux-ci de préserver
l’anonymat de leurs membres et de leur organisation. Cette démarche héritée des anciennes traditions
initiatiques trouvait à mon sens toute sa logique à une époque où la répression contre les disciplines
ésotériques faisait son œuvre, mais une telle époque est maintenant révolue, et rester ainsi dans l’ombre
tout en menant de tels travaux est à mes yeux dommageable tant le monde ésotérique moderne en a besoin
pour s’extraire du doux rêve dans lequel il est désormais plongé. J’ai l’espoir que cet ouvrage donnera à
ces groupes l’envie de partager leurs travaux, afin qu’ils puissent servir, comme ce fût le cas pour moi, au
cheminement de bien d’autres praticiens.
[3]

) Rien de ce que nous pensons savoir ou connaître n’est acquis. Quelques mois à peine avant de
commencer l’écriture de cet ouvrage, j’ai eu vent par l’O.o.L d’une possible découverte venant des USA
d’un nouveau principe purificateur en plus de ceux que nous connaissons déjà (qui sont traités p.51).
N’ayant pas eu l’opportunité de me pencher dessus et de prendre la peine de l’étudier pour en tirer mes
propres conclusions, j’ai préféré ne pas l’aborder dans cet ouvrage. Peut-être une prochaine édition me
donnera-t-elle l’occasion d’y revenir, ou bien mes propres expériences ne viendront pas confirmer ce que
certains prétendent avoir découvert. Soyons lucides, malgré tout le travail qui a été mené jusque-là, nous
n’en sommes toujours qu’aux balbutiements, et il faudra encore de nombreuses années et de nombreux
tests avant de pouvoir espérer comprendre parfaitement le si riche domaine de la purification énergétique.

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.

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PRINCIPES

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A ussi loin qu’il nous soit possible de remonter dans l’histoire du monde
connu, on s’aperçoit que la purification a toujours fait partie intégrante des
cultures et des rites religieux pratiqués par les chamans, prêtres, sorciers et
divers mystiques qui se sont succédés au fil des siècles.
Lieux, objets, personnes, chaque tradition disposait généralement de son
modus operandi, et il n’est ainsi pas rare de constater la superposition de
diverses pratiques purificatoires au sein d’une même civilisation[1].
Longtemps considérée comme un processus indispensable visant à retirer
les influences négatives qui empêcheraient soit un contact correct et
respectueux avec le divin soit l’évolution spirituelle de l’homme, la
purification a progressivement perdu de son essence. Véhiculée depuis des
siècles par le biais d’une transmission initiatique ou orale et par de nombreux
livres traitant superficiellement le sujet, elle continue aujourd’hui d’être
pratiquée par automatisme mais la compréhension des mécanismes
énergétiques sous-jacents a progressivement fini par être oubliée.
On est souvent confronté à l’idée, justifiée, que l’énergie[2] est soumise à la
puissance de l’esprit. On en imagine alors parfois qu’elle ne se meut que par ce
biais. Pourtant l’énergie, matière « in-créée »[3] a préexisté à l’homme et à
l’univers connu et leur survivra éternellement. Si on ne saurait remettre en
question le fait que l’esprit possède la faculté naturelle de modeler l’énergie
selon son bon vouloir, il serait présomptueux pour l’homme de faire abstraction
des nombreux mécanismes naturels auxquels elle répond. La compréhension de
ces mécanismes, loin de dévaluer les capacités humaines, permet
d’appréhender correctement ce qui dépend du vivant et ce qui le dépassera
toujours.

17

De la même manière, si les sensations et l’intuition peuvent être
d’excellents guides pratiques dans la vie de tous les jours pour nous aider à
faire les bons choix, ils ne sauraient être suffisants dans le cadre d’une
véritable étude du sujet, car bien souvent trop subjectifs. Vouloir étudier
correctement un phénomène oblige à le dissocier de notre ressenti, ce qui peut
parfois le «déshumaniser» et le rendre distant vis-à-vis de nos propres
impressions. Vous pourrez ainsi lire certains descriptifs qui iront peut-être à
l’inverse de votre propre ressenti, cela ne veut pas dire pour autant que vous
vous trompiez, simplement que votre acuité sensorielle ne vous fait pas
ressentir les choses de la même manière. Dans la pratique, ce que vous
ressentez primera toujours sur la théorie, y compris sur ce qui pourra être dit
dans ce livre. Pour autant, connaître la théorie vous permettra de réaliser des
choix plus éclairés, et ainsi de venir compléter votre intuition. Ne la négligez
donc pas.
Ainsi, avant de vouloir nous lancer dans la partie pratique de la
purification, il s’avère indispensable de prendre le temps de revenir sur les
explications du phénomène, ses implications mais aussi ses conséquences
concrètes afin de sortir du cycle de reproduction automatique amorcé depuis
plusieurs siècles. Prendre le temps de revenir sur des notions trop souvent
soumises au manichéisme[4] et de chercher à comprendre les mécanismes
naturels mis en œuvre permettra de savoir s’adapter correctement à chaque
situation et de ne plus effectuer la purification par simple automatisme, mais en
pleine conscience de tout ce que cela implique.
[1]

) Oracles et sanctuaires : les deux temples de la Purification à Délos, Charles Picard (1959)
Ion v.94-97, Euripide
Gods, Demons and Symbols of Ancient Mesopotami - University of Texas Press, Jeremy Black,
Anthony Green (1998)
Studies on the Assyrian ritual and series bît rimki- Munksgaard, J. Læssø (1955)
Journal of Near Eastern Studies - Erica Reiner (1958)
etc. (voir bibliographie en fin d’ouvrage)
[2]

) Le mot « énergie » vient du grec ἐνέργεια qui désigne une « force en action ». Ce terme,
récurrent dans toutes les disciplines ésotériques et philosophiques depuis la plus haute antiquité, n’est pas à
rapprocher de l’utilisation qui en est faite par la science depuis le 18ème siècle environ. L’énergie telle
qu’employée dans les sciences physiques et en ésotérisme fait appel à deux notions distinctes, l’une faisant
référence à tout ce qui permet d’effectuer un travail, de fabriquer de la chaleur, de la lumière ou de
produire un mouvement, l’autre faisant référence à une conception plus abstraite concevant l’univers entier
comme de l’énergie, dans sa forme manifestée ou non selon son intensité vibratoire.
[3]

) ou «in-formée», ce petit jeu de mot digne de la langue des oisons trouvera tout son sens dans la

18

suite de l’ouvrage.
[4]

) Doctrine créée par Mani au IIIème siècle ap J.C, issue d’un syncrétisme entre le Zoroastrisme, le
Bouddhisme et le Christianisme, visant à diviser le monde de manière arbitraire en deux camps : celui des
bons et celui des méchants, celui du bien et celui du mal, celui du blanc et celui du noir, sans aucune forme
de nuance entre les deux. Cette doctrine, qui a fortement influencé la pensée occidentale moderne, se
retrouve également très présente dans la plupart des disciplines ésotériques.

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I
«L’ENERGIE NÉGATIVE»
AU DELÀ DES MOTS
ès lors que l’on commence à s’intéresser aux diverses pratiques
D ésotériques,
qu’il s’agisse des thérapies énergétiques ou des diverses
disciplines liées de près ou de loin à la magie, reviennent deux termes
récurrents : ceux d’énergie positive et d’énergie négative.
Ces termes sont pourtant peu adaptés, car ils véhiculent des clichés souvent
imprécis qui font appel à des conceptions profondément ancrées en nous par
notre éducation occidentale. Il faut dire que l’on entend tellement de choses à
ce sujet... La plupart du temps il s’agit surtout d’interprétations maladroites,
liées à ce qu’évoquent pour nous le mot « négatif » et le mot « positif ». Dans
notre inconscient collectif occidental, l’identification de la négativité aux
concepts manichéens de bien et de mal a la vie dure, et il est fréquent
d’entendre dire qu’une énergie est négative au sens de « maléfique » et qu’une
énergie « positive » est une énergie d’ordre divin (en tant que «bon» absolu).
La réalité est souvent, reconnaissons-le, un peu moins simpliste, n’en
déplaise à tous ceux qui voudraient juger le monde au travers d’un
filtre bien/mal qui a certes l’avantage d’être simple à comprendre, mais qui a
la fâcheuse tendance de terriblement nous limiter dans notre capacité à
appréhender correctement le monde et ses mécanismes.
Une autre approche, moins classique mais déja plus pertinente consiste à
considérer comme « négatives » toutes les énergies qui nous apparaissent
comme désagréables au premier abord. Ainsi, dès qu’une énergie est ressentie
comme agressive, pesante, indésirable et mal vécue, nous la classons comme
énergie négative. Nous ne sommes plus dans une notion de bien et de mal mais
dans une question d’interprétation de nos ressentis vis-à-vis d’une sensation.

20

Il faut bien l’avouer, bien que cette approche soit encore relativement
limitative, elle n’en reste pas moins la plus sage et la plus intéressante que
vous pourrez trouver dans les divers ouvrages traitant des énergies.
Elle implique que toute énergie, quelle que soit sa densité, puisse
potentiellement nous apparaître comme négative si notre corps n’est pas en
mesure de la supporter correctement. C’est par exemple le cas de l’énergie
terrestre, qui, dans certaines circonstances (comme les nœuds Hartmann par
exemple), peut devenir bien plus intense que ce que le corps est en mesure de
tolérer, ce qui entraine alors diverses pathologies plus ou moins graves selon
les résistances naturelles de l’individu.
Mais alors, si cette définition est relativement pertinente, pourquoi ne
saurait-elle être suffisante? Tout simplement parce que les notions qu’elle soustend ne sont pas explicites (en ne considérant l’énergie que du point de vue du
ressenti), et qu’en conséquence, la compréhension des phénomènes qui entrent
en jeu est automatiquement parcellaire.
Il est tout d’abord important de prendre le temps de bien différencier la
définition liée au ressenti et celle liée à une étude moins sensitive mais plus
précise du phénomène. En effet, pour bien comprendre comment et pourquoi
une purification fonctionne (ou non), il est nécessaire de convenablement
identifier les divers cas existants.
Il est donc important de commencer par bien définir ce dont nous parlons.
Comme expliqué précédemment, toute énergie perçue comme désagréable
sera considérée comme de l’énergie négative… mais en y réfléchissant un
instant, pensez-vous que l’énergie émise par la terre à un trop fort degré de
densité et l’énergie émise par votre voisine qui vous déteste seront de même
nature ? Certes, l’influence que cela aura sur vous sera potentiellement assez
similaire au final (ou plutôt, se caractérisera par des symptômes
potentiellement similaires), mais on ne saurait pour autant traiter les différents
phénomènes de la même manière en espérant obtenir les mêmes résultats. Pour
faire un parallèle, on ne traitera pas une gastro-entérite de la même manière
qu’une intoxication alimentaire, bien que les symptômes puissent se ressembler.
Il en va de même en énergétique.
Aussi, il est important avant toute chose de bien distinguer deux

21

phénomènes distincts :
- d’une part, ce que je nommerai énergie résiduelle issue des effets
mécaniques de l’énergie, liée à l’intensité vibratoire de celle-ci,
- d’autre part, ce que je qualifierai tout au long de cet ouvrage sous le nom
d’énergie à charge négative, issue des informations véhiculées par
l’énergie (qu’elles soient intentionnelles ou non)
De la compréhension de chacun de ces phénomènes dépendra la capacité à
trouver la méthode la plus adaptée à chaque situation.

22

L’énergie Résiduelle

--- Origines de l’énergie résiduelle --Tout autour de nous vibre et émet de l’énergie (donc des «vibrations»). Il
n’y a rien sur terre et probablement dans l’univers qui puisse déroger à cette
règle[1].
Il est important cependant de comprendre que si tout vibre, tout ne vibre
pas de la même manière (ce que l’on appelle généralement «fréquence»[2],
créant allègrement des confusions avec la notion de physique des ondes[3] qui
s’y rattache). Pour ne pas nous embrouiller avec les termes utilisés en
physique, commençons par redéfinir également quelques mots. Au cours de
l’ouvrage, nous utiliserons les termes «d’intensité vibratoire», qui nous
serviront à parler de la densité énergétique. Plus une énergie sera considérée
comme «dense», plus elle sera ressentie comme «physiquement» lourde,
pesante (c’est par exemple cette sensation «d’écrasement» ressentie
littéralement en rentrant dans des endroits devenus insupportables à vivre). Au
contraire, plus une énergie sera considérée comme «fluide», «légère», plus elle
deviendra imperceptible physiquement.
Par ailleurs, au delà du fait que tous les éléments présents dans l’univers
émettent de l’énergie, ils possèdent également la faculté d’absorber, à plus ou
moins grande échelle l’énergie émanant des objets qui les entourent[4].
Nous l’avons vu, tout ne vibre pas selon la même intensité vibratoire.
Ainsi, l’énergie émise diffère considérablement d’un élément à l’autre. C’est
cette différence d’intensité vibratoire de l’énergie absorbée par un objet que
l’on perçoit généralement en priorité, car elle diffère de l’énergie naturellement
émise par l’objet d’origine.
Ainsi, on nomme très fréquemment «énergie négative» ce qui n’est en
réalité rien d’autre que de l’énergie résiduelle absorbée par l’objet et qui,
comme nous allons le voir, peut potentiellement altérer les propriétés de celuici.

23

Vous l’avez compris l’énergie résiduelle est tout simplement de l’énergie
émise par les différents objets présents dans l’environnement et qui s’accumule
au fur et à mesure dans un espace confiné ou dans un objet.
On pourrait s’imaginer au premier abord que l’énergie résiduelle est
nécessairement une énergie très dense or ce n’est pas toujours le cas. En effet,
ce qui caractérise une énergie résiduelle, ce n’est pas tant sa densité que le fait
qu’elle provienne d’un environnement extérieur à l’objet étudié. Ainsi, une
énergie relativement « légère [5] », pourra malgré tout altérer les propriétés
énergétiques d’un objet, simplement en venant perturber la nature de sa propre
énergie. En effet, toute énergie résiduelle, qu’elle soit chargée ou non, entrera
nécessairement en résonance avec l’énergie d’origine, et ainsi altérera au fil du
temps les propriétés de l’objet intrinsèquement liées à son intensité vibratoire.
Néanmoins, l’énergie résiduelle ne se contente pas toujours d’imprégner les
objets, on la retrouve en effet partout autour de nous dans l’environnement sous
la forme d’énergie stagnante. Le plus souvent, cette énergie stagnante se
retrouve dans les lieux de vie ou dans les environnements clos. A cela, une
raison toute simple : la difficulté de l’énergie à circuler dans un espace fermé.
Bien que nous soyons là face au même phénomène d’énergie résiduelle,
nous ne sommes pas tout à fait face au même cas de figure énergétique. En effet,
alors que l’énergie résiduelle qui peut potentiellement imprégner les objets
peut se présenter sous tous ses aspects de densification, dans le cas de la
stagnation d’énergie dans l’environnement, seule une énergie dense peut
progressivement se mettre à stagner (son déplacement étant obstrué par la
matière).
Pour bien comprendre ce phénomène, il est important de saisir de quelle
manière l’énergie circule dans l’environnement. Dans le principe, l’énergie,
quelle que soit sa densité, évolue dans l’environnement de la même manière
que l’air le fait en permanence, c’est-à-dire en évoluant au gré des mouvements
d’autres énergies présentes dans l’espace (énergie humaine ou animale,
énergies matérielles, énergie tellurique, énergies planétaires…), qui
influencent, par effet d’attraction ou de répulsion, la circulation de l’énergie.
D’autres phénomènes, comme la température ou la présence d’objets ou de
certains matériaux, jouent également un rôle dans la circulation de l’énergie
dans l’environnement.

24

Tout d’abord la température, qui influence en partie la capacité de
stagnation de l’énergie dans un espace. Ainsi, plus la température ambiante est
faible, plus l’énergie dense aura tendance à stagner au contact et à l’intérieur
des objets (ce phénomène est vrai tant pour la charge que pour l’énergie
résiduelle). A l’inverse, plus la température est élevée moins les supports
servent d’accroche et leur dégagement d’énergie s’en trouve accentué, ce qui
facilite sa circulation. Nous verrons dans un chapitre ultérieur les raisons de
cette influence.
Vient un autre facteur déterminant : la présence d’objets ou de matériaux
dans l’environnement. Par leur forme, ils peuvent influencer considérablement
la manière dont va circuler l’énergie lorsqu’elle se retrouve à leur contact.
Prenons un exemple concret. Mettez un peu de farine dans votre main et mettezvous face à un angle dans une pièce en vous collant à l’un des murs. Soufflez
maintenant sur votre main pour projeter la farine dans l’air puis patienter
quelques instants pour qu’elle retombe. Vous allez alors rapidement constater la
tendance très nette de la farine à s’accumuler au niveau de l’angle lui-même au
lieu de continuer son chemin pour se répandre de manière homogène.

La cause première est bien entendu la forme en angle du mur qui va créer un
obstacle à la circulation de l’air en provoquant un mouvement contraire
engendrant une déperdition de la force d’origine qui aura tendance à faire
stagner la farine. Au niveau énergétique le phénomène est exactement le même :
l’énergie qui entre en contact avec le mur se retrouvera projetée dans un sens
inverse, ralentissant ainsi son mouvement et par voie de conséquence, la faisant
stagner peu à peu.
La première idée qui vous viendra probablement à l’esprit est de vous dire
«mais l’énergie circule à travers les murs, non ? »
La réponse est oui… et non.

25

En fait, tout va dépendre de la densité de l’énergie (comme nous l’avons dit
rapidement, l’énergie est en substance de la matière «in-créée»). Ainsi, une
énergie «légère» ne sera pas confrontée à ce genre de phénomène et continuera
sa progression comme si de rien n’était ou presque. Au contraire, une énergie
«lourde» et dense aura plus de mal à traverser les objets et sera donc en
permanence confrontée à ces phénomènes qui l’empêcheront de circuler
librement et provoqueront son accumulation progressive.
Vous comprendrez ainsi que partout autour de nous circulent en permanence
ces énergies denses sans que nous en soyons alertés. Ce n’est que lorsqu’elles
sont amalgamées que nous parvenons réellement à les ressentir. Seules les
personnes extrêmement sensibles aux énergies parviendront en permanence à
ressentir la circulation de ces énergies au sein de l’environnement même
lorsqu’elles ne stagnent pas. Cela n’a rien d’extraordinaire et j’irai même plus
loin cela ne doit pas être recherché. En effet il s’agit là tout simplement d’une
hypersensibilité qui présente bien plus de désavantages que d’intérêts.
A l’inverse, les personnes les moins sensibles aux énergies ne seront
réellement en mesure de percevoir cette «lourdeur» énergétique que lorsqu’il y
aura eu un très important amalgame d’énergie.
Il est intéressant de noter à ce sujet que lorsque vous avez l’impression
qu’une pièce est « saine » énergétiquement, ou qu’elle est « pleine d’énergie
positive » comme on l’entend parfois dire, cela ne signifie pas pour autant qu’il
n’y a pas d’énergie dense en circulation. Cela signifie simplement qu’elle n’est
pas amalgamée et qu’ elle n’est donc pas perceptible. Cette impression de
légèreté, de bien-être qui se dégage dans une telle pièce n’est pas liée à la
présence en supériorité d’une merveilleuse énergie divine, mais simplement à
la très bonne circulation de l’énergie dans la pièce. C’est là le principe même
du Feng Shui[6] : apprendre à placer correctement les objets dans
l’environnement pour ne pas entraver la bonne circulation de l’énergie et éviter
ainsi qu’elle s’amalgame.
Vous l’aurez compris, nous prenions précédemment l’exemple des murs,
mais il ne s’agit pas là du seul élément qui entrave la circulation de l’énergie.
Tous les éléments présents dans l’environnement qu’il s’agisse d’une statue,
d’un piano, d’un meuble, d’une télévision ou de n’importe quel autre objet,
rentreront nécessairement en résonance avec la circulation de l’énergie et
représenteront donc potentiellement une entrave à sa libre circulation.

26

Pour autant, si vous vous décidez à étudier plus en détail le phénomène,
vous vous apercevrez que l’énergie aura parfois moins tendance à stagner au
niveau de ces objets qu’elle ne le fera au niveau des murs.
A cela, plusieurs raisons. Tout d’abord, la forme des objets conditionne
énormément la circulation énergétique. Une forme lisse et ronde n’empêchera
pas l’énergie de bouger, au contraire d’une forme à angle intérieur qui
maximisera la stagnation.

Par ailleurs, comme nous l’avons expliqué précédemment, la circulation
énergétique est en grande partie influencée par les mouvements provoqués par
l’énergie émise non seulement par les éléments en mouvement, mais également
par les objets inanimés. En effet, l’énergie qu’ils dégagent entre elle-même en
résonance avec celle qui circule dans l’environnement et altère ainsi son
mouvement. C’est la raison pour laquelle au lieu de stagner en permanence à
proximité des objets comme elle pourrait avoir tendance à le faire au niveau de
l’angle d’un mur, une partie de cette énergie stagnante sera en permanence
remise en mouvement par le dégagement naturel de ce qui entrave pourtant son
déplacement.
Dernier facteur qui aura une grande influence sur la stagnation de
l’énergie : la nature des matériaux de l’objet. En effet, comme nous l’avons
rapidement dit, l’énergie circule plus ou moins librement à travers la matière
en fonction de sa densité. Mais elle y circule également différemment en
fonction du matériau qui la compose. Ainsi, l’énergie circulera très
différemment à travers le métal, le plastique, la pierre, le bois, l’eau ou encore
l’air. Et il ne s’agit pas là que d’une généralité. En effet, à l’intérieur même de
chaque groupe on pourra observer d’énormes différences. Prenons par exemple
le cas de l’or et celui du plomb, qui sont tous deux des métaux mais dont les
facultés de transmission de l’énergie sont tout simplement aux antipodes l’un de
l’autre. Alors que le premier est probablement l’un des meilleurs véhicules de

27

l’énergie[7], le second est quant à lui l’élément le plus efficace pour empêcher
toute transmission énergétique. En effet pratiquement aucune densité
énergétique ne passe au travers du plomb (plus de 98% de renvoi sur du plomb
pur).

Petite précision qui me paraît importante : la capacité d’un matériau à
laisser passer l’énergie n’est pas liée à sa conductivité électrique. On
imagine bien trop souvent que l’un va de pair avec l’autre et il n’est pas rare
d’entendre des gens penser que des matériaux comme le verre par exemple, qui
n’est pas conducteur d’électricité, ne laissera pas circuler l’énergie. Pourtant,
alors que le verre est un excellent isolant électrique, il est en réalité
complètement perméable à la circulation de l’énergie[8]. Bien prendre
conscience de ces distinctions est une nouvelle fois essentiel afin de faire le
choix le plus adapté à la situation.
Par ailleurs, il me paraît également important pour la suite de prendre garde
à ne pas faire d’amalgame : ce n’est pas parce qu’un matériau ne laisse pas
circuler l’énergie qu’il n’est pas en mesure d’en produire lui-même. Ainsi,
pour reprendre l’exemple du plomb, il ne laissera que très peu circuler
l’énergie extérieure et absorbera donc très peu d’énergie résiduelle. Pour
autant, cela ne l’empêche pas lui-même d’être un créateur et un émetteur
d’énergie.

[1]

) Science et Champ Akashique T1, ed. Ariane, Ervin Laszlo (2004)

[2]

) La gnose de Princeton - Fayard, Raymond Ruyer (1974)

[3]

) Physique des ondes, Presse de l’Université du Québec, André St Amand (2008)

[4]

) La tourmaline noire est par exemple une matière extrêmement absorbante là où le plomb bloque
la quasi-totalité des énergies qui viennent à lui.
[5]

) Ce terme de légèreté n’est pas pertinent concrètement puisque physiquement parlant, l’énergie

28

n’a pas de «masse», mais il est suffisamment parlant pour que tout le monde en comprenne le sens.
[6]

) La Vérité des apparences : Feng-shui taoïste - ed. Guy Tredaniel, Zu-Hui Yang & Hiria Ottino
(2001)
Le Feng Shui : Science taoïste de l’habitat - Eyrolles, Nicolas Hardy (2008)
Feng Shui, nouvelle vie ! : Le secret des 5 pièces à revisiter chez soi - Eyrolles, Caroline GleizesChevallier (2012)
[7]

) Au sens où il la laisse transiter quelle que soit sa densité.

[8]

) On lit souvent des erreurs à ce sujet sur internet, hérités de la relation «imaginaire» entre
électricité et énergie (l’erreur venant probablement de l’amalgame trop rapidement fait entre «énergie» au
sens ésotérique du terme, et «énergie» au sens physique et scientifique du terme)

29

--- Influences et conséquences de l’énergie résiduelle --Comme nous venons de le voir, l’énergie résiduelle peut se présenter sous
deux aspects différents :
- Dans l’environnement
- Dans les objets
A chaque situation ses conséquences spécifiques, qui pourront parfois se
caractériser sur l’individu de la même manière mais qui en arriveront à ce
résultat par des moyens différents.

Conséquences de l’énergie résiduelle dans l’environnement
Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas tant l’énergie en elle-même qui
va poser problème, mais la relation entre la quantité d’énergie présente en un
même lieu et la capacité du corps d’un individu à supporter cette accumulation.
Il est ainsi intéressant de noter que d’un individu à l’autre, les conséquences
seront potentiellement plus longues à apparaître et qu’elles ne se manifesteront
pas nécessairement de la même manière ni avec la même intensité. Il n’est pas
là uniquement question de sensibilité énergétique, on peut en effet être très
sensible aux énergies sans pour autant nécessairement se laisser phagocyter par
elles. À l’inverse, il est possible de ne pas parvenir à les ressentir et pour
autant d’être profondément affecté par leur présence (sans être en mesure
d’identifier la cause de ses maux).
Bien entendu, la manière dont se manifeste le plus fréquemment l’énergie
résiduelle présente dans un environnement est cette sensation, le plus souvent
déplaisante, de lourdeur, de pesanteur, d’écrasement, qui peut également
provoquer une impression d’étouffement, de malaise voire carrément
provoquer une crise de panique chez les personnes qui y sont sujettes.
Au-delà de ces sensations gênantes, mais qui dans un sens ne sont pas
nécessairement très graves, les véritables conséquences de la stagnation
d’énergie résiduelle dans l’environnement se font ressentir au plus profond de
soi et mettent bien souvent un certain temps avant de véritablement se déclarer.
En effet, la stagnation d’énergie résiduelle dans une pièce au sein de laquelle

30

nous passons beaucoup de temps va avoir tendance à rapidement perturber
notre propre fonctionnement énergétique. Au même titre que cette énergie
résiduelle peut potentiellement affecter l’énergie intrinsèque des objets (cf.
p.32 ), elle affecte également notre propre énergie en l’empêchant de remplir
son office correctement, et ce par deux moyens différents :
- Par le simple fait d’être en contact répété avec cette énergie «lourde» que
le corps tolère avec difficulté dès lors ou son intensité est trop grande
(que ce soit de manière naturelle comme c’est par exemple le cas pour
les nœuds Hartmann[1], ou de manière « artificielle » comme c’est le cas
lors de l’amalgame d’énergie résiduelle)
- La deuxième possibilité est celle de l’absorption partielle ou totale de ces
résidus d’énergie qui, ne se contentant plus d’agir de l’extérieur, agiront
directement à l’intérieur de l’individu en venant dérégler le
fonctionnement et la bonne circulation de ses énergies internes.
Les conséquences sont nombreuses :
- Au point de vue psychologique, ce genre d’énergie lourde est
particulièrement désagréable à vivre car elle a tendance à accentuer la
nervosité, le stress, l’anxiété, l’émotivité etc… bref à exacerber tous ces
sentiments générateurs le plus souvent de troubles psychologiques. Il
n’est ainsi pas rare que des personnes vivant dans un lieu très fortement
empreint d’énergie résiduelle soient confrontées régulièrement à de
violentes disputes, crises de nerfs et autres conflits en tout genre, qui ne
manqueront pas de générer à leur tour un surplus d’énergie chargé de
tensions qui viendra se rajouter en supplément et entretenir les
problèmes. Dans une moindre mesure, les énergies résiduelles pourront
également causer diverses pathologies comme des troubles de l’attention
ou encore des troubles du sommeil, ou pourront enfermer les habitants
dans un cycle de repli sur eux-mêmes qui peut potentiellement les amener
à se couper peu à peu du monde extérieur et à plonger, dans le pire des
cas et si le terrain y est propice, dans une forme de folie schizophrène.
- D’un point de vue physique, là encore les conséquences peuvent être
dramatiques. L’action au niveau physique est souvent bien plus longue à
obtenir que l’action dans le cadre psychologique ce qui peut donner
l’impression, le plus souvent erronée, qu’elle n’est d’ordre que
somatique. Il est vrai en effet qu’une partie des retombées physiques que

31

l’on constate sur les personnes qui vivent en présence de grandes
quantités d’énergie résiduelle sont le fruit de la somatisation et des
répercussions des effets psychologiques. On pourrait par exemple citer
des cas d’ulcères, de troubles digestifs, d’eczéma, d’hypophagie…
Pour autant ces troubles ne sont pas les seuls. En effet, l’altération de
la bonne circulation de nos énergies internes a des répercussions
progressives sur l’efficacité et le bon fonctionnement de nos organes et
de nos cellules. Il est dangereux d’oublier que la principale vocation de
l’énergie interne n’est autre que de contribuer au bon fonctionnement de
notre organisme (voir médecine chinoise[2]). Lorsque l’équilibre
énergétique à l’intérieur du corps est déréglé ou perturbé, c’est
l’organisme tout entier qui en fait les frais. Cela commence alors
généralement à se caractériser par des troubles de faible gravité (maux
de tête, maux de ventre, fatigue, tremblements, sueurs froides, baisse des
défenses immunitaires…), signifiant que le corps tente de réagir à ces
perturbations comme il le peut. Malheureusement ses moyens sont très
limités et à moins de procéder à une purification globale tant de
l’individu que de son environnement, le corps ne parviendra pas de luimême à retrouver un cycle énergétique sain. Au fil du temps, ce sont
diverses pathologies potentiellement graves qui peuvent finir par se
développer chez l’individu : Migraines, allergies, cancers, ulcères,
hypertension artérielle, glaucomes, thromboses, phlébites, diabètes,
psoriasis et bien d’autres encore. Bien entendu, si les énergies
résiduelles peuvent être responsables de ce genre de pathologies, cellesci ne sont pas pour autant nécessairement dûes à des énergies résiduelles.
Par ailleurs, si les énergies résiduelles peuvent participer voire
provoquer ce genre de maladies graves, une fois celles-ci déclarées plus
aucune purification ne pourra résoudre le problème. La purification est
un acte de prévention, pas une solution miracle à tous les problèmes.
Ceux chez qui de tels soucis se sont déclarés doivent se tourner vers les
médecins compétents. La purification pourra participer au rétablissement
en évitant d’empirer les choses, mais elle ne saurait en aucun cas se
substituer à un traitement classique!

Conséquences de l’énergie résiduelle présente dans les objets

32

Au même titre que les différents êtres vivants possèdent leur propre
circulation énergétique interne, tous les objets, quelle que soit leur nature,
possèdent également une énergie qui leur est propre. Bien entendu, il n’est pas
ici question de vouloir effectuer une véritable comparaison entre les deux, le
système énergétique d’un être humain étant autrement plus complexe que celui
d’un objet (qu’il soit créé par la nature ou de manière artificielle par la main
de l’homme). Pour autant, bien que les systèmes soient différents, les
perturbations engendrées par l’accumulation en leur sein d’énergie résiduelle
sont de nature similaire.
Commençons par voir les trois facteurs responsables du type et de
l’intensité d’énergie qu’émet naturellement l’objet :
- Le premier facteur n’est autre que son origine. L’énergie dégagée par un
objet créé de façon artificielle en quelques semaines ou quelques heures
par une machine n’a rien de comparable avec l’énergie d’un objet que la
terre a pris le temps de façonner au long des années, des siècles, des
millénaires, voire des millions d’années comme c’est par exemple le cas
pour certains minéraux. A cela, une raison toute simple : l’exposition à
l’énergie tellurique sur une période beaucoup plus longue, qui finit par
conditionner progressivement l’énergie émise par l’objet concerné. De la
même manière, une création manuelle par un artisan qui y aura mis sa
volonté, sa passion et qui aura donné de son temps pour le réaliser (et y
aura progressivement transféré une partie de sa propre énergie, lui
donnant en quelque sorte « vie »), ne sera en rien comparable à un objet
produit à la chaîne par une machine sans âme.
- Le second facteur à prendre en considération tient à la matière qui
compose l’objet: sa structure chimique et sa construction atomique
interne. Contrairement aux êtres vivants dont l’énergie émane
principalement de chaque cellule qui compose son organisme, pour les
objets inanimés c’est principalement leur structure interne qui va
conditionner la nature de l’énergie qu’ils émettront. L’exemple est
particulièrement frappant dans le cadre des minéraux, dont les énergies
sont conditionnées à la fois par leur composition chimique et par ce que
l’on appelle leur géométrie cristalline[3] (c’est-à-dire la manière dont
vont s’enchevêtrer les différents atomes au niveau microscopique pour
former une structure à la forme géométrique[4]), mais c’est également vrai

33

pour tous les objets qui nous entourent puisqu’ils sont eux-mêmes
composés de minéraux ou de métaux (ou les deux à la fois).
- Le dernier facteur qui influencera de manière plus ou moins directe la
nature de l’énergie émise par un objet tient à sa forme externe. En effet,
la forme extérieure de celui-ci va conditionner de façon très significative
la manière dont va se propager l’énergie émise. Là où les arêtes auront
par exemple tendance à canaliser l’énergie et à lui donner un sens à
l’intérieur même de l’objet, les angles, eux, la condenseront en un point
précis d’où émanera une énergie beaucoup plus intense (c’est par
exemple le cas avec les pyramides[5]).
Certains d’entre vous se demanderont peut-être pour quelles raisons n’est
pas ici citée l’importance de la couleur. La raison en est toute simple : la
couleur n’influence pas à proprement parler la densité énergétique mais va agir
comme une charge de sens et non comme une charge mécanique (cf. p.38). La
couleur n’est donc pas une structure de l’énergie mais une information apposée
à cette énergie. Cette nuance, comme vous le verrez dans le prochain chapitre,
est essentielle pour bien comprendre non seulement la nature de l’énergie mais
également et surtout (puisque c’est le but de cet ouvrage) pour apprendre à
purifier correctement.[6]
Revenons-en à la manière dont l’énergie résiduelle peut potentiellement
influencer celle dégagée par les différents objets. Comme cela a été dit plus tôt,
lorsqu’on parle de l’énergie résiduelle absorbée par les objets, il n’est pas
uniquement question d’énergie très dense. Une énergie beaucoup plus
«légère»[7] pourra également être absorbée ce qui aura malgré tout pour effet de
perturber l’action énergétique de l’objet. En effet, ce n’est pas tant le niveau de
densité de l’énergie qui engendre des perturbations, mais le fait que celle-ci
soit différente de celle naturellement émise par l’objet. Il est en effet nécessaire
de bien comprendre qu’une énergie absorbée est également une énergie qui va
avoir tendance à se rediffuser de l’intérieur vers l’extérieur. Ainsi, pour un
objet que vous porteriez, comme une bague par exemple, en condensant
progressivement des énergies résiduelles elle finirait également par vous les
retransmettre peu à peu, engendrant alors des conséquences énergétiques
internes pouvant se caractériser par des blocages ou des troubles similaires
(sous une forme largement atténuée) à ceux évoqués dans la partie concernant
les énergies résiduelles condensées dans l’environnement.

34

Matérialisation de l’énergie résiduelle
« Pourquoi est-ce que les objets absorbent ces énergies extérieures ? »
Voilà une question qui revient régulièrement et qui revêt une très grande
importance dans la mesure où elle permet d’expliquer pourquoi certains objets
auront tendance à se charger rapidement et intensément ou à l’inverse pourquoi
d’autres ne se chargeront que très peu ou le feront très lentement. Là encore, la
réponse est liée à plusieurs facteurs qui rentrent en interaction les uns avec les
autres pour expliquer ce phénomène:
Une fois encore, le principal responsable n’est autre que la
matière qui constitue les objets. Au même titre que la composition
chimique va engendrer une certaine nature énergétique, elle va également
être responsable de la faculté d’absorption de l’objet dans sa globalité.
En effet, chaque atome semble disposer d’une capacité de stockage qui
lui est propre. Je ne suis pas physicien et je n’ai pas la prétention de
connaître suffisamment cette discipline pour pouvoir espérer expliquer
ce phénomène dans toute sa complexité (Et en toute franchise, je ne suis
pas convaincu que la manière dont nous appréhendons actuellement la
physique moderne et la physique des particules permette de parvenir à
une explication correcte de ces phénomènes). Quoi qu’il en soit, la
structure atomique des matériaux joue très clairement un rôle
prépondérant dans la faculté d’absorption des énergies extérieures[8]. Il
est fort probable -bien que cela nécessite encore de pousser les
expérimentations en ce sens- que la matière (dans son sens le plus
général) soit en mesure de stocker en son sein un large spectre de
densités énergétiques, et ce quelle que soit sa nature chimique. Ainsi, ce
n’est pas tant sur l’absorption d’un type d’énergie spécifique que la
structure atomique joue un rôle, mais sur la possibilité de contenance de
ce même type d’énergie.
- Un autre élément responsable de la capacité de contenance d’un
objet est bien entendu sa taille. Il est évident que de manière générale,
plus un objet est gros[9], plus sa capacité de stockage sera importante.
Néanmoins, ce n’est pas toujours parce que l’objet est de petite taille
qu’il n’est pas capable de contenir autant voire plus qu’un objet de taille
supérieure. Là encore, c’est la composition chimique qui sera
responsable de cette différence, les variations de capacités de stockage

35

existant entre les différentes variétés d’atomes étant tout simplement
considérables. Là où un matériau comme l’ambre[10] présentera une
incroyable capacité de stockage par rapport à sa taille, un morceau de
plastique même de très grosse taille sera incapable de parvenir au même
résultat.
[1]

) Les réseaux géobiologiques et leurs répercussions sur la santé - ed Jouvence, Collectif

(2004)
[2]

) Précis de médecine chinoise : Histoire, théories fondamentales, diagnostic et principes
thérapeutiques - Dangles, Eric Marié (2008)
[3]

) Manuel de Lithothérapie : Ou l’art de soigner avec les pierres - éd. Véga, Michael Gienger
(2008)
Le Dictionnaire de la Lithothérapie : Propriétés énergétiques des pierres et cristaux naturels éd. Ambre, Reynald Boschiero (2011)
[4]

) Dictionnaire des roches et des minéraux - ed. Albin Michel, Collectif (2001)
Guide Delachaux des minéraux - ed Delachaux et Niestlé, Ole Johnsen (2002)
[5]

) Guide d’utilisation des pyramides - éd. Exclusif, Stéphane Crussol (2003)

[6]

) D’un point de vue technique la densité est aussi information (de nature universelle). Cependant,
au contraire des charges «classiques», la densité d’une énergie est inaltérable une fois celle-ci constituée et
ne peut se transmettre par contamination (cf. p.41). On fera évoluer la source productive pour qu’elle
émette une énergie moins dense (dans le cadre du développement spirituel par exemple), mais on ne peut
agir directement sur la densité d’une énergie déja émise. Il n’est pas rare de lire à ce sujet que certaines
personnes revendiquent de parvenir à altérer la densité de l’énergie. A ce jour, la totalité des cas étudiés
n’a rien montré d’autre qu’une simple remise en mouvement des énergies stagnantes, et non une véritable
altération de la densité.
[7]

) Voir Note de bas de page n°12.

[8]

) Cet état de fait a été mis en évidence en réalisant des tests sur des matériaux purs (composés
d’un seul élément), comme du fer pur, du cuivre pur, de l’or pur, mais également de la silice pure, du soufre
pur, de l’argent pur, du carbone pur etc. Ils ont permis de mettre en lumière les capacités d’absorption, de
contenance et d’émission distinctes en fonction des matériaux.
[9]

) Donc qu’il concentre d’avantage de matière.

[10]

) L’ambre est une résine de conifère fossilisée (et non pas un minéral comme on peut parfois le
lire) datant d’il y a plusieurs millions d’années. Les grecs le nommèrent Elektros (ήλεκτρον), qui donna par
la suite électron et enfin électricité.
cf. Ambre : Miel de fortune et mémoire de vie - éd. du Piat, Eric Geirnaert (2002)

36

Charge, Intention et Energie

--- Définitions --Le rapport aux énergies est souvent vécu de manière très personnelle, donc
nécessairement subjective. Il est alors difficile de faire la part des choses et de
parvenir à distinguer ce qui tient de ses fonctionnements propres et de nos
ressentis personnels qui s’entremêlent régulièrement.
L’absence d’études structurées et «dépersonnalisées» sur le sujet a
contribué à nourrir de nombreux amalgames, responsables de la plupart des
incompréhensions qui continuent à être véhiculées de nos jours. Il n’est ainsi
pas rare de confondre le principe de charges avec celui d’énergie, considérant
à tort qu’une «charge» d’un objet par exemple consiste simplement à transférer
son énergie à l’intérieur de celui-ci.
C’est hélas confondre ici l’information et le vecteur/support.
En effet, la charge n’est pas de «l’énergie» mais une information, c’est-àdire une intention, transmise par un vecteur qui n’est autre que l’énergie.
Il n’est pas rare de lire, en magie comme dans la plupart des autres
pratiques ésotériques, qu’il est nécessaire de charger un objet avant de
l’utiliser (également appelé parfois «programmation[1]»). Aussi, la plupart des
gens pensent qu’il est important de transférer une partie de son énergie à
l’intérieur de l’objet afin que celui-ci devienne effectif. Or, l’énergie est neutre
par essence, au sens où c’est la charge qui va permettre de la distinguer et de la
rendre «unique». En clair, ce qui importe n’est pas tant de transmettre de
l’énergie – qui, au demeurant est potentiellement exactement la même que celle
de notre voisin – mais l’information qu’elle véhicule selon laquelle cette
énergie, précisément, est la nôtre.
Un tel discours va probablement à l’encontre de tout ce que vous avez pu
lire jusqu’à maintenant, car on considère trop souvent que nous possédons tous
des «énergies différentes» qui nous différencient les uns des autres.

37

Effectivement, si on regarde les choses de manière subjective, c’est cette
impression qui prédomine et la plupart des gens s’arrêtent à cette idée.
Etudions un exemple :
Prenez deux verres d’eau, ajoutez dans l’un d’eux un colorant bleu et dans
l’autre un colorant rouge. Si vous les regardez tels quels vous allez vous dire
naturellement qu’il s’agit de deux liquides distincts puisque les couleurs sont
différentes. Pourtant, si vous enlevez la couleur, vous allez vous apercevoir
qu’il s’agit précisément de la même eau.
Il en va exactement de la même manière pour l’énergie. Votre énergie est
potentiellement similaire à celle de votre voisin, dans le sens où ce qui
caractérise l’énergie en tant que telle est sa densité[2]. Ce qui va faire la
différence entre votre énergie et celle de votre voisin ne sera à priori pas liée à
sa nature mais à l’information qui y sera inscrite, c’est-à-dire à la charge
qu’elle véhiculera. Il est important de bien souligner ce « a priori », dans la
mesure où le corps humain dégage différentes intensités d’énergie qui peuvent
évoluer avec le temps en fonction de facteurs physiques, psychologiques ou
spirituels. Deux personnes ayant eu un cheminement de vie (physique et
spirituel) les ayant amené à un stade similaire dégageront potentiellement la
même densité énergétique.
Vous l’avez donc compris, quand on vous demande de charger un objet, ce
n’est pas tant y mettre de l’énergie qui importe mais bel et bien vous approprier
l’objet en question en lui transférant votre intention, votre information (via
votre énergie), c’est-à-dire en faisant en sorte qu’il devienne une partie de
vous-même afin que vous puissiez pleinement l’utiliser. En magie, c’est là le
but principal de ce que l’on appelle la consécration.
Une charge peut donc être spontanée (comme la charge de votre énergie
personnelle) ou intentionnelle (comme lorsque vous programmez un objet afin
qu’il agisse d’une certaine manière).
Dans le cadre de la charge naturelle, plusieurs facteurs peuvent rentrer en
ligne de compte :
- Le premier facteur est une nouvelle fois la composition chimique pour les
objets et les cellules/organes pour les êtres vivants, qui non seulement
joue un rôle dans la nature de l’énergie émise, mais également dans
l’information transmise par cette énergie.

38

- Le deuxième facteur, pour les éléments inanimés, est la couleur, c’est elle
qui va définir en grande partie la nature de l’information qui sera
transmise à l’énergie de l’objet. Dans de très nombreux cas, la couleur
est l’élément principal qui va déterminer la charge. De tous, c’est le
facteur le plus simple à étudier en raison de sa permanence mais
également de la limitation du nombre de cas possibles (en effet, le
spectre de couleurs est limité et même s’il existe un nombre apparemment
infini de nuances, il est malgré tout possible de définir les grandes lignes
liées à chaque couleur sans que celles-ci ne soient complètement remises
en question).
- Le troisième facteur potentiel est lié à la nature psychique de l’objet
étudié. Bien entendu, cela ne concerne que les êtres vivants (au sens
large) et ne concerne pas les objets inanimés. Ce facteur est le plus
imprévisible, dans le sens où il est très compliqué de l’étudier et d’en
tirer une vérité générale. En effet, alors qu’il est relativement simple
d’étudier des éléments stables comme peuvent l’être des objets inanimés,
il est très compliqué d’étudier la nature des charges des êtres vivants
dans la mesure où celles-ci évoluent en permanence en fonction de
dizaines de critères (alimentation, état mental, état physique, maladies,
pollution etc.).
Dans le cas d’une charge intentionnelle l’information est donc dictée de
manière consciente par l’individu, en fonction d’un but recherché.
Qu’il s’agisse d’une charge spontanée et naturelle ou volontaire et
intentionnelle, elle nécessite obligatoirement la présence d’un vecteur pour se
propager et d’un support où s’inscrire, sans quoi elle ne saurait quitter son
élément d’origine ou resterait perpétuellement «en suspension». En réalité,
cette «suspension» n’existe pas, une charge ne peut tout simplement pas exister
sans support pour la réceptionner. Tout étant énergie, la «non-existence» d’un
support est impossible, cependant, comme nous le verrons en abordant les
principes de purification (cf. p.51), certaines techniques permettent d’altérer la
capacité de l’énergie à servir de support. Dans un tel cas, la charge est alors
perdue.

39

[1]

) Les pierres au Quotidien - éd. Alliance Magique, Julia Boschiero (2012)

[2]

) J’insiste sur le mot «potentiellement» car dans la pratique, la densité énergétique varie
généralement d’un individu à un autre. En effet, plus une personne travaille son énergie, développe sa
spiritualité etc. plus la densité de sa production va être «légère». Une énergie déja créée possède une
densité invariable. Mais l’être humain, en tant que source de création d’énergie dynamique, peut produire
des énergies de densités différentes au cours de sa vie. Ainsi, compte tenu du nombre d’individus présents
sur terre, il est courant de croiser des personnes dégageant de l’énergie correspondant à un spectre de
densité similaire.

40

--- L’énergie comme support et vecteur d’information --Comme nous avons pu le voir, la charge est une information qui a besoin
d’un vecteur pour se propager. Sans la présence de ce vecteur, l’intention
resterait cantonnée à son initiateur et ne saurait se diffuser pour atteindre son
objectif. Bien que ce ne soit pas à proprement parler le thème de cet ouvrage, il
me parait intéressant de prendre quelques instants pour revenir sur la manière
dont se transmet la charge à travers l’énergie afin de mieux comprendre par la
suite les phénomènes qui entrent en jeu lors de la purification (et dans les
différentes méthodes utilisées).
Plusieurs explications font concensus à ce jour pour appréhender ce
phénomène. Bien qu’elles aient pu être expérimentées tant par mes soins que
par ceux de mes confrères, leur interprétation reste à prendre avec des
pincettes. En effet, il est encore difficile de certifier de leur fonctionnement et
des cas qui les engendrent, dans la mesure où nous ne possédons pas à ce jour
d’outil permettant d’appréhender parfaitement ces phénomènes sans
potentiellement les interpréter de travers.
-

La propagation de l’information selon le principe des actions
réciproques, illustrée par le pendule de Newton qui repose sur un
système de cinq boules d’acier suspendues par deux fils à deux barres de
métal. Le principe est très simple : lorsqu’on lance une bille d’un côté,
une bille de l’autre côté se met en mouvement, entraînée par la
conservation de l’énergie cinétique[1] et de la quantité de mouvement[2].

Pour résumer ce principe appliqué au sujet qui nous intéresse, cela
revient à considérer que la charge va se transmettre à travers l’énergie
sans que celle-ci ne se meuve jusqu’à ce qu’elle atteigne sa cible. Ce
n’est qu’à ce moment-là qu’elle sera libérée. Ce cas de figure semble se

41

présenter uniquement dans le cas de charges intentionnelles, notamment
dans certains rituels de magie [3].
- La propagation de l’information par « contamination », dont l’action est
assez proche de celle d’un virus. L’énergie déployée est donc chargée
d’une information et se retrouve libérée « dans l’environnement » de
façon spontanée. La charge va alors se propager en passant de l’énergie
de la personne (ou de l’objet) à toutes les énergies environnantes en
transmutant progressivement les charges qu’elles véhiculent déja.

Le principe de contamination semble être lié au fait que comme nous
l’avons précédemment abordé dans cet ouvrage, l’énergie, bien que
neutre par essence, ne peut le rester réellement dans la mesure où le
simple fait d’être mise en contact avec un élément naturel capable de
diffuser une charge (comme une pierre, ou à plus large échelle comme la
planète) empêche la subsistance de cette parfaite neutralité. Ainsi, la
charge libérée va se répandre au fur et à mesure au sein de l’énergie à
proximité jusqu’à rencontrer d’autres charges[4]. On s’aperçoit alors que
certaines charges vont prendre le dessus sur celles préexistantes, sans
que l’on parvienne à ce jour à en expliquer les causes exactes[5]. C’est ce
que nous observons par exemple dans le cas d’une personne qui traverse
de gros soucis qui la perturbent (dépression, licenciement etc.) et qui
« contamine » ainsi progressivement son environnement énergétique en y
diffusant une charge « malsaine » qui va peu à peu se répandre dans toute
la maison et l’influencer elle-même en retour, stabilisant ainsi son malêtre.
-

La propagation de l’information par projection, où la charge est
« accrochée » à l’énergie et véhiculée par celle-ci. Dès lors, l’énergie
libérée par la personne est en mouvement contrairement aux précédentes
situations et est dirigée vers un objectif spécifique. Il s’agit là du procédé
utilisé le plus couramment dans les actions magiques. Le processus est

42

assez complexe dans la pratique, mais se résume néanmoins de manière
très simple. Pour que la propagation soit effective, il faut que l’énergie
soit condensée puis chargée et que l’objectif soit mentalement défini et
lié à la charge. S’il s’agit d’une action de proximité[6], il n’est
généralement pas nécessaire de procéder à une technique spécifique,
mais pour les actions plus éloignées ou nécessitant une plus grande
mobilisation d’énergie en raison de l’importance de l’action à effectuer,
on procède le plus souvent à la mise en place d’un cercle de rétention qui
va permettre l’accumulation et la condensation de l’énergie chargée. Lors
de la réouverture de ce cercle, la différence de pression énergétique
existant entre l’intérieur et l’extérieur du cercle va créer une aspiration
de l’intérieur vers l’extérieur, libérant subitement l’énergie condensée.

Au lieu de simplement se disperser comme elle le ferait dans la
deuxième méthode, la charge inscrite dans l’énergie conditionne
également la « direction » à suivre. L’énergie ainsi libérée sera alors
projetée en direction de la cible concernée par la charge.
Le plus troublant face à tout cela reste probablement le fait que bien que
ces trois procédés apparaissent comme potentiellement contradictoires, ils
semblent pourtant par moment agir de façon conjointe. Il n’est pas improbable
(bien que cela soit difficile à vérifier pour les raisons expliquées
précédemment) que la densité énergétique joue un rôle prépondérant dans la
manière dont va se propager l’information. Ainsi une charge intégrée à une
énergie « légère » semble plus à même de se propager par projection qu’au
sein d’une énergie plus dense, qui se propagera alors d’avantage par action
réciproque.

43

[1]

) La force cinétique est l’énergie que possède un corps du fait de son mouvement. L’énergie
cinétique correspond au temps que met le corps pour passer d’un état de repos à un état de mouvement.
[2]

) La quantité de mouvement est liée à la force cinétique.

[3]

) Ce type de propagation a notamment pu être constaté à plusieurs reprises lors de rituels visant à
influencer le comportement d’une personne extérieure au praticien.
[4]

) Ce phénomène a été mis en évidence il y a plus de 15 ans de cela lors de tests consistant à
incruster une charge à petite dose dans un objet que l’on enfermait ensuite dans une boite hermétique en
plomb (pour éviter une contamination extérieure) pour une durée de 1 à 2 semaines. Au terme de ce délai,
on s’est aperçu que la charge s’était propagée et avait progressivement pris une plus grande importance au
sein de l’objet. Ce processus, réalisé des centaines de fois dans diverses circonstances, a permis de
confirmer le principe de propagation par contamination.
[5]

) On a longtemps pensé que la seule raison à cela était liée à la quantité d’énergie propageant une
charge similaire qui «prenait le dessus» sur celles plus dispersées qui évoluaient potentiellement dans
l’environnement. Bien que cette explication reste l’un des facteurs cruciaux (au même titre que l’aspect
temporel), on s’est apercu lors de tests réalisés dans un environnement confiné sur des matériaux différents
mais de capacités énergétiques semblables et chargés similairement, que la charge ajoutée ne prenait pas
toujours le pas sur la charge naturellement présente. Cette constatation soulève encore de nombreuses
questions à ce jour. (voir p.50)
[6]

) ex: talismans, visualisation créatrice, charge des plantes, programmation d’une pierre etc...

44

--- Ancrage de l’information --Nous avons abordé au cours de la précédente partie l’origine de
l’information, c’est à dire de la charge. Pour autant, il n’est pas improbable que
dans une volonté d’en savoir encore d’avantage, vous vous disiez « ok, nous
avons compris ce qu’était une charge dans le principe, comment elle était
formée, comment elle se transmettait etc. Mais qu’est-ce vraiment qu’une
information ? »
A ce jour, les travaux développés par J.Benveniste[1] ou plus encore Masaru
Emoto[2] sur la mémoire de l’eau offrent des pistes très intéressantes de
recherche pour la compréhension de ce qu’est l’information et ses
conséquences visibles par chacun. Les travaux de M.Emoto sont probablement
ceux qui mettent le plus en lumière le principe de la charge. Ils ont ainsi permis
la découverte (bien qu’encore controversée) du fait que de l’eau chargée d’une
intention cristallise différemment lorsqu’elle est congelée (cf note 23). Quant à
savoir précisément ce qu’est une information, j’avoue humblement ne pas avoir
la réponse à ce jour, comme tant d’autres mystères sur lesquels bon nombre de
scientifiques, de théologiens et de praticiens se sont penchés sans parvenir à
donner une réponse valable. Il nous faudra déja parvenir à comprendre ce
qu’est précisément l’énergie (au sens ésotérique du terme) pour cela.
Bien entendu, vous entendrez parfois rabâcher à droite à gauche des
tentatives, tantôt désespérées et maladroites, le plus souvent de mauvaise foi,
d’établir un rapprochement direct entre l’énergie dont nous parlons en
ésotérisme et les dernières découvertes sur les fréquences, la physique des
particules et tant d’autres sujets scientifiques qui donnent un peu de prestige à
ceux qui les emploient, mais auxquels en réalité ils ne comprennent bien
souvent pas grand chose. Laissons aux scientifiques le soin d’expliquer les
choses correctement au lieu de pervertir leur travail en faisant de la constante
interprétation, le plus souvent galvaudée. Faute de mieux, nous utilisons déjà
des termes qui ont également un sens en physique ou en biologie (ondes,
vibrations, magnétisme etc.), et nous nous les approprions sans vergogne, ce
qui crée progressivement un véritable fossé entre nos disciplines, là où il y
aurait pourtant tellement à s’apporter les uns les autres.
Pour autant, notre incapacité à donner une explication sur la « structure » de
l’information n’en rend pas moins son étude possible. Ainsi, nous sommes

45

capables d’effectuer de nombreux constats qui permettent de cerner chaque fois
un peu mieux les processus qui entrent en jeu dans la transmission et l’ancrage
de l’information.
Différents facteurs semblent jouer un rôle très important dans la capacité
d’ancrage de l’information, c’est-à-dire dans la capacité de l’information à
s’implanter dans un support et à y rester malgré le passage du temps (ou les
potentielles purifications effectuées).
- Pour les objets inanimés, le premier de ces facteurs est lié à la matière qui
compose le support. Ce facteur récurrent joue un rôle majeur tant pour
l’énergie elle-même que pour l’information qu’elle véhicule. En
réfléchissant un peu, cela n’a rien de très étonnant, puisque la structure
chimique joue un rôle dans la capacité d’émission, d’absorption et de
stockage de l’énergie (cf. p.33). Celle-ci -bien que neutre par essencen’étant jamais neutre dans les faits en raison des charges qu’elle
véhicule, il n’y a rien de très étonnant à ce que cette même information
vienne s’inscrire au coeur des éléments qui stockent le vecteur. Bien
qu’ayant déjà très largement évoqué l’influence de la structure chimique
sur la capacité de stockage qu’elle représente, il me semble important
d’apporter une petite distinction en ce qui concerne l’ancrage d’une
charge.
Comme nous l’avons vu p.27, certains matériaux comme le plastique
ne laissent pratiquement pas passer l’énergie. Ce ne sont donc pas de
bons conducteurs énergétiques. Pour autant, cela ne les empêche pas de
servir de support à une information. Certes le processus est plus long à
établir (et moins ancré) dans la mesure où l’énergie passant mal,
l’information aura du mal à parvenir au cœur de ces matériaux, mais cela
se fera malgré tout, en prenant simplement son temps. Ne négligez donc
pas de purifier également les objets en plastique, eux aussi peuvent
véhiculer des charges peu recommandables.
- Le deuxième facteur auquel on pense beaucoup moins est la température
du support. Nous avons rapidement évoqué l’importance de ce
phénomène dans les premiers chapitres de cet ouvrage. Comme vous le
savez probablement, la matière vibre plus ou moins rapidement en
fonction de la température. Plus la température est faible, plus les
molécules ralentissent jusqu’à se figer à 0°K[3], au contraire d’une
température élevée qui les excite (responsable du dégagement de

46

chaleur)[4]. Le phénomène est très similaire dans le cadre énergétique, à
ceci près que les conséquences sont un peu différentes. En effet, on
constate que selon la température du support, l’information sera plus ou
moins inscrite, et qu’au-delà de certaines températures, le support
deviendra totalement imperméable à la charge, engendrant même
potentiellement une perte de la charge précédente.
Les températures de charge minimum et maximum vont fortement
varier selon le matériau qui constitue le support. Ainsi il en ira très
différemment pour de l’eau, une pierre ou un morceau de métal.

Lorsque la taille des mailles diminue, la matière devient plus propice à la charge. A
l’inverse, plus les mailles deviennent grosses (à mesure que la température s’élève) et
moins la charge a de prise sur la matière.

De manière très approximative, on peut considérer que la température
de charge la plus adaptée se situe à environ 1/20 de la température de
fusion du matériau (ou d’ébullition dans le cas des liquides), que la
température d’imperméabilisation se situe au-delà de la moitié de la
température de fusion et qu’au-delà de la température de fusion (pour les
métaux, en général cela commence à partir de 70% de la T° de fusion),
l’information s’altère et est perdue[5]. Encore une fois, cette méthode de
calcul est très approximative, les écarts peuvent s’avérer importants
suivant la nature du matériau, mais cela vous permettra le plus souvent de
situer « en gros », ce qui est généralement bien pratique quand on a pas
les valeurs exactes sous la main[6].
Voici quelques exemples pour bien illustrer le phénomène:
Pour l’eau par exemple, la température de charge la plus efficace se
situe ainsi entre 3 et 8° Celsius (Franz Bardon[7] situe le pouvoir de
charge maximum de l’eau à précisément 4°C au-dessus de 0). Entre
8°C et jusqu’à environ 55° Celsius, le pouvoir de charge de l’eau
diminue progressivement, jusqu’à devenir imperméable vers 55ème

47

56°C. A cette température, une charge qui aurait déjà été inscrite
dans l’eau restera acquise, mais la capacité à inscrire une nouvelle
charge diminuera très rapidement jusqu’à ce que cela devienne
impossible. Ce n’est que vers 90°C et jusqu’à sa température
d’ébullition que l’eau commence progressivement à perdre
l’information qui s’y était ancrée. Ainsi, de l’eau chargée que vous
feriez bouillir n’aura plus aucune capacité de support
d’information, et celle-ci sera tout simplement détruite (et non pas
transférée vers l’extérieur). J’en profite pour rappeler que
l’évaporation naturelle à température ambiante ne perturbe pas la
charge dans la mesure où il s’agit simplement d’une tendance
naturelle de l’eau à vouloir saturer l’air ambiant. L’eau ne chauffe
donc pas pour devenir gaz, elle change juste de pression, ce qui n’a
donc aucune conséquence sur la capacité de stockage de l’eau.
Une remarque me paraît intéressante à signaler. Quand nous
parlons ici de l’eau, il s’agit de l’eau minérale, semblable à celle
que l’on trouve en bouteille en grande surface. C’est sur celle-ci
que les précédentes mesures ont été réalisées.
Mais il en va différemment, pour une raison que j’ignore, de
l’eau distillée, qui présente l’étrange particularité de disposer d’un
potentiel de charge maximum… entre -2 et 3°C ! Ce qui est
surprenant, au-delà de cette température de charge, est le fait que
l’eau distillée n’a pas gelé durant nos tests, et ce alors même que la
température indiquait -10°C ! Est-ce dû à l’absence de sels
minéraux et d’oligo-éléments ou à un autre phénomène qui m’est
inconnu ? J’avoue humblement l’ignorer. Toujours est-il que cela
montre à quel point la matière et sa composition profonde jouent un
rôle important dans la capacité de charge.
Pour l’or pur, la température de charge la plus efficace se situe entre
24 et 45°C (soit entre 2,5 et 4,5% de la T° de fusion. De manière
assez amusante, ce métal se charge le mieux à la température
naturelle du corps humain, ce qui explique la forte tendance à avoir
des anciens bijoux très fortement chargés). Il devient imperméable
à la charge à partir d’environ 250°C (soit 25% de la T° de fusion).
A partir d’environ 800°C et au-delà de 1064°C (T° de fusion), la
charge est perdue.

48

Pour l’argent, la meilleure température de charge se situe entre 21 et
40°C (soit entre 2,5% et 4,5% de la T° de fusion. Comme l’or, ce
métal se charge le mieux à la température naturelle du corps
humain). Il devient imperméable à la charge à partir d’environ
200°C (soit 19% de la T° de fusion). A partir d’environ 750°C et
au-delà de 961°C (T° de fusion), la charge est perdue.
Pour le fer, la température idéale de charge se situe vers 80°C (soit
environ 5% de la T° de fusion) et devient imperméable à partir
d’environ 500°C (soit environ 32% de la T° de fusion).
Etrangement, pour ce qui est de la température de perte
d’information, elle débute proportionnellement très bas pour le fer,
vers 800°C (soit seulement environ 50% de la T° de fusion).
J’avoue ne pas savoir exactement pourquoi il existe pour ce métal
une telle différence par rapport à la moyenne. Un ami forgeron m’a
fait remarquer que vers 770°C, le fer devenait amagnétique, c’està-dire qu’il perdait son magnétisme naturel. Je ne saurais dire à ce
jour s’il existe un lien possible entre les deux, il faudrait réaliser
des tests sur d’autres métaux magnétiques comme le nickel ou le
cobalt, mais je n’ai pas eu l’occasion à ce jour de mener des
expériences sur ces métaux que l’on ne trouve pas aisément purs.
Beaucoup de minéraux ne fondent pas, et ceux qui ont un point de
fusion l’atteignent vers 1500-1600°C comme c’est le cas par
exemple pour le quartz. Il servira de référentiel bien qu’une étude
plus approfondie par groupe minéral s’avèrerait pertinent (peutêtre pour une version ultérieure de cet ouvrage). Pour le quartz, la
température de charge idéale se situe vers 70 à 80°C (soit 5% de la
T° de fusion), et on atteint la température de d’imperméabilité de
charge aux alentours des 750°C (soit environ 47% de la T° de
fusion). Ce n’est qu’aux alentours des 1350°C que la charge
commence à se perdre jusqu’à son point de fusion à 1650°C.
Pour des objets à base de bois, qui ne rentrent pas en fusion mais en
combustion, la température idéale de charge se situe entre 5 et
10°C (soit environ 5 à 10% de la T° de combustion), et devient
imperméable à partir de 55°C (soit 25% de la T° de combustion).
Dès 100°C, une partie de la charge est perdue en raison de
l’évaporation de l’eau contenue dans le bois. Le reste de la charge

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