lettre tentative 2 3700303 (1).pdf


Aperçu du fichier PDF lettretentative-2-3700303-1.pdf - page 5/17

Page 1...3 4 56717



Aperçu texte


Antoine NIVAGGIONI était très rusé et n'affrontait pas seul mon père. Il mettait en avant
tout son réseau pour se sécuriser. Francis PANTALACCI est une pièce maîtresse de ce
réseau. Mon père est attaqué sur tous les fronts : Socialement, professionnellement et
financièrement. La mécanique est enclenchée, le piège se referme lentement.
Là encore, que les choses soient claires, mon père n'est pas resté les bras croisés en
attendant de se faire tirer comme un lapin. Il prenait de plus en plus de précautions,
cherchait des informations sur les uns sur les autres, essayait de savoir ce qui se
préparait contre lui, et n'allait reculer devant rien. Même seul, même à découvert.
Nous sommes en 2010, et c’est à cette période qu’Yves MANUNTA va apprendre
qu’Antoine NIVAGGIONI, son ex-ami de 20 ans, soi-disant nationaliste corse, est en fait
un indicateur de police protégé par le secret défense depuis 2002 qui travaille pour
l’Etat. Il a rendu de nombreux services à Bernard SQUARCINI. Une trahison de plus.
C'est officiel, une vérité incontestable, signée de la main de la ministre de la Justice en
personne Michèle ALLIOT MARIE le 18 mai 2009. J’en ai conservé une copie.
La toute puissance, elle venait de là. Ils se servaient de leurs relations truands /
policiers / Etat pour régler leurs comptes et s'assurer d'avoir impunité et pouvoir.
Des intouchables qui naviguent entre nationalisme, affairisme et banditisme.
« Je suis un moustique dans un nid de frelons, mais un moustique très énervé » me
disait mon père conscient de son infériorité. Il est imperturbable, téméraire, prêt à tout,
retranché dans son impasse. Il affronte quasiment seul cette organisation mafieuse.
Durant plusieurs mois, et bien souvent à cause de dénonciations anonymes, mon père
sera placé en garde à vue dans des dossiers criminels. On lui fera porter le chapeau de
plusieurs assassinats et tentatives, ce qui donnera du grain à moudre à la rumeur qui
enfle en ville "MANUNTA a perdu la tête, il va tous nous tuer". L’air est irrespirable.
Mon père ne sera jamais inquiété judiciairement dans aucun de ces dossiers, mais sa
haine à l'encontre de ce réseau ne va faire que croître. Parallèlement ceux qui
échouaient à le mettre au tapis financièrement, professionnellement, socialement ou
judiciairement commencèrent à songer à de nouvelles méthodes...
« Yves MANUNTA, maintenant il faut le tuer ». Une chape de plomb pèse sur nous.
Mon père est asphyxié. Des pressions sont exercées sur ses proches et beaucoup de
gens s’écartent de lui pour ne pas avoir de problèmes. Il est isolé au plus haut point. De
potentiels associés se désistent, on l’évite un maximum. A la maison, nous sommes
tous très angoissés. Mon père passe des journées sur son fauteuil à fixer un carreau du
sol dans son salon. Son téléphone ne sonne plus parfois pendant des jours.