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M´emoire de BC01 - P18

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C´ecile Kersuzan

Partie 1 : Comment se d´
efinit une connaissance et sur quels objets porte-t-elle ? Quelles
sont les conditions qui me permettent d’affirmer que je poss`
ede une connaissance ?

Ce qui distingue la connaissance du savoir, c’est sa singularit´e, elle provient
de l’esprit du sujet pensant qui la fait exister, tandis que le savoir lui est directement li´e aux autres et a` une croyance partag´ee en ce savoir. Le savoir est
une tentative de formaliser pour rendre accessible `a tous un certains nombres de
r`egles accept´ees commme ´etant absolues et universelles, celles-ci ne sont donc
pas cens´ees diff´erer d’un individu `a l’autre. Lorsque je fait un jugement par une
op´eration de pens´ee pour me forger une opinion sur un objet, quelles sont les
conditions pour avancer que je d´etiens une connaissance sur cet objet ?

2.1

La connaissance se fonde sur la croyance en un savoir
universel, mais est-il possible de croire en une chose
sans la connaitre ?

Dans le Th´e´et`ete, Platon expose une discussion entre Socrate et Th´e´et`ete
sur le savoir, et plus particuli`erement sur ce qu’est un savant, c’est la personne
qui d´etient le savoir. Cela rel`eve-t-il de la vertu ou bien est-ce que la transmission de savoir peut se faire sur n’importe quel sujet pensant ? Auquel cas, le
savoir n’est pas propre `
a un individu mais bel et bien `a une communaut´e qui
partage un ensemble de connaissances sur le monde. Platon interroge ici sur ce
qu’est la science et fait la distinction entre la notion de science en tant que discipline englobant un certain nombre de savoirs-faire avec les objets sur lesquels
portent la science. Il n’est pas possible de d´efinir la science par les objets sur
lesquels elle s’applique mais alors que d´esigne-t-elle ? Un sujet pensant, a un
potentiel d’apprentissage, il est en mesure d’assimiler une certaine connaissance
par l’apprentissage des savoirs, l’acc`es au savoir permet selon Socrate, dans le
dialogue du Th´e´et`ete, d’atteindre une certaine forme de sagesse, qui est relative
a ce qu’on a appris. Comme le savoir est suppos´e ˆetre bas´e sur la v´erit´e, alors
`
plus on acquiert de savoir, plus on acquiert une connaissance vraie et juste du
monde et en cela on peut dire qu’une personne savante est sage.
Les disciplines qui sont enseign´ees et transmises tel que les math´ematiques,
la logique sont des applications du savoir scientifique qui se basent sur des
axiomes et nous permettre de nous fournir une connaissance vraie du monde,
en c¸a elles nous permettent de nous construire une opinion vraie et juste du
monde. Le fait est que nous partagons un socle de connaissance avec autrui, et
que le fonctionnement de notre soci´et´e se base sur ce principe de mutualisation
du savoir, c’est pourquoi lorsqu’une autorit´e enseignante me transmet un savoir,
j’accepte celui-ci - sans avoir besoin de m’en convaincre par l’´elaboration d’une
preuve quelconque -, je crois en cette r`egle qu’on m’a apprise, est-ce pour autant
que je la connais ? Je sais que ce th´eor`eme me permet de d´emontrer telle ou telle

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