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M´emoire de BC01 - P18

C´ecile Kersuzan

Nous avons bien compris ici, qu’il ´etait possible de se fournir un savoir sur
un certain nombre de disciplines, mais est-ce que poss´eder un savoir est suffisant
pour me convaincre de la v´erit´e de celui-ci ? Aussi je peux poss´eder un savoir
sans pour autant en ˆetre convaincu et douter de la v´erit´e de celui-ci. Est ce
que si je sais une chosee sans pourtant y croire, cela veut dire que je poss`ede
v´eritablement le savoir ? En fait je ne poss`ede pas le contenu de ce savoir, donc
je ne peux pas dire que je le connais, mais je sais qu’il existe cette notion. La
terre est ronde, je le sais, c’est ce que j’ai appris et ce qu’on m’a dit, mais
est-ce que j’y crois v´eritablement ? En fait pour connaitre quelque chose il faut
v´eritablement y croire, on peut savoir sans croire, mais je ne connais une chose
d`es lors que je suis convaincu que ce que je sais sur cette chose est vrai.

2.2

Peut-on savoir sans croire : S’il faut ˆ
etre convaincu
par un fait pour le croire, en est-il de mˆ
eme pour le
savoir ?

Il semble que le savoir scientifique n´ecessite une croyance en les r`egles qui
r´egissent les ph´enom`enes physiques d´ecrits, Est-ce qu’une personne est de mauvaise foi si elle affirme ne pas croire en une connaissance vraie universelle ? Est-ce
que tout savoir est r´efutable ? Et qu’en est-il de La foi ? Il semble finalement
que croire sans savoir est plus ais´e.
En effet nos plus intimes certitudes ne sont-elles pas elles-mˆemes fond´ees sur
des croyances et non des connaissances ? Il semble que pour ˆetre certain d’une
chose, il est possible d’y croire sans la connaitre tandis que la savoir sans y croire
ne conduit pas `
a une conviction. La certitude repose donc sur la croyance avant
tout.
Le savoir est universel, c’est la science, la logique et il d´epend de r`egles
qui nous d´epassent et qui sont immuables, ainsi certains faits sont indiscutables qu’on y croit ou non. Pourtant le savoir semble n´ecessiter la condition de
croyance pour ˆetre poss´ed´e par un sujet pensant. En effet, l’acceptation d’un
savoir est une condition n´ecessaire pour que le sujet soit sachant. Que l’on
puisse croire sans bonne raison d’y croire `a un fait, est une chose, mais que l’on
puisse savoir sans croire semble ˆetre tˆache plus complexe. Le savoir acad´emique
th´eorique transmis par un tiers et appris et cru `a tort ou `a raison par l’´el`eve,
mais celui-ci ne sait ce qu’il a appris uniquement d`es lors qu’il a accept´e que
l’autorit´e enseignante transmettait un savoir av´er´e et vrai et qu’il est convaincu
des d´emonstrations qui conduisent aux d´emonstration de ce savoir.
Il est donc discutable de dire qu’un ´el`eve qui croit `a un th´eor`eme, sur la base
du principe qu’il fait confiance au savoir de l’enseignant, connait ce th´eor`eme,
s’il n’a aucune connaissance de sa d´emonstration. Peut-on cependant dire qu’il
le sait dans la mesure o`
u il connait l’´enonc´e du th´eor`eme en question et sait
l’appliquer ?
Ce qu’il connait finalement c’est l’´enonc´e tel qu’il est commun´ement appris
par tous, c’est donc bel et bien un savoir partag´e et il paraitrait ´evident de
dire alors que cet ´el`eve sait ce th´eor`eme. Mais alors pourquoi ne peut-on pas

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