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31e année

n°6 - Juillet-Août 2018
GRATUIT

www.info-eco.fr
INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

DOSSIER

La Vienne, un écrin
de sensations
LE COIN DES LARDONS

ATTRACTIVITÉ

Une chasse au trésor
grandeur nature avec
Terra Aventura

Grand Poitiers, terrain
de jeu touristique

La communauté urbaine a désormais la compétence tourisme, qu'elle exerce sur
les 40 communes de son territoire. Escape game, laser game, visites insolites ... pour
la saison estivale 2018, l’office de tourisme de Grand Poitiers mise sur l'angle du
gaming. La structure va déployer sa nouvelle stratégie au fil des mois. PAGE 2










Envie de découvrir son territoire sous un autre
regard, le géocaching débarque en Vienne. De
Loudun à Gençay, Terra Aventura vous embarque
dans neuf chasses au trésor grandeur nature. PAGE 7



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1 )

Vie des Territoires
I 2 I InfoEco

Juillet-Août 2018

TOURISME — VIENNE

Un été pour faire le plein
de sensations
L'été, les vacances sont propices aux nouvelles
découvertes. Pour faire le plein de sensations, il n'est pas
nécessaire de partir à l'autre bout du monde ou de la
France, la Vienne est un bel écrin touristique.
Grand Poitiers propose un été sur la thématique du jeu.
Escape game, laser game, visites guidées … sont au
programme pour (re)découvrir le territoire. De leur côté,
les acteurs touristiques s'activent aussi pour la saison. A
deux pas du Futuroscope, l'hôtel Plaza vient de fêter ses
20 ans et affiche de bons résultats. Le chef Pierric
Casadebaig a ouvert son restaurant L'essentiel dans la
Grand' Rue à Poitiers. Il vise les étoiles du Guide
Michelin.
Pour découvrir son territoire sous un autre regard, tout
en mêlant histoire et jeu, le géocaching s'invite en
Vienne. Neuf chasses au trésor grandeur nature sont
désormais disponibles via l'application Terra Aventura.
Pour se baigner, il y a notamment le lac de Saint-Cyr qui
avec l’AquaZone et les structures gonflables promettent
de nombreux fous rires.
Côté histoire, l'abbaye de Saint-Savin propose des
ateliers décalés : qi gong, dégustation de vin,
méditation ou encore peinture de fresque. A la tourforteresse du Château de Monthoiron, le personnage de
bande dessinée Léonard s'est invité. Tout au long d'un
parcours de 20 énigmes, les parents et les enfants
partent à la recherche d'un trésor et explorent le site.
Pour les parcs animaliers, à Romagne, la Vallée des
Singes fête ses 20 ans. A Civaux, Planète Crocodiles
offre une nouvelle façon de découvrir les reptiles. Grâce
à un filet suspendu, les visiteurs pourront se promener
au-dessus des crocodiles. Le dôme se découvre
également à la tombée de la nuit, à la lumière d'une
lampe-torche.
Les randonneurs apprécieront le nouveau chemin de
Saint-Martin qui traverse la Vienne et se déploie de
Candes-Saint-Martin à Ligugé. Pour les amoureux de
patrimoine, Charroux et Monts-sur-Guesnes ont reçu le
label de Petites Cités de Caractère, l'occasion de
découvrir l'abbaye et le château. Quatre sites ont aussi
été sélectionnés pour bénéficier du Loto du patrimoine,
dont les fonds serviront à la réhabilitation de patrimoine
en péril. Au nord du département, à Vellèches, le
château de Marmande souhaite s'ouvrir plus largement
au public, mais attend des travaux de sécurisation du
site. A l'ouest de la Vienne, le château de MontreuilBonnin espère remettre un toit à son donjon pour le
sauver et ainsi permettre aux visiteurs de l'admirer. Dans
le sud Vienne, l'abbaye de La Réau propose une plongée
dans le XVIIIe siècle, le visiteur découvrant librement les
différentes pièces de vie. Mais, le site est en péril et
pour récolter des fonds, les propriétaires organisent une
grande fête le 30 septembre.
Jeu, histoire, randonnée, parc animalier, baignade,
patrimoine ... voilà ainsi quelques idées pour vous
occuper cet été et (re)découvrir le département.
Bonne lecture et bel été à tous,
La Rédaction d’Info-éco

INFO-ÉCO
Siège social : Public Media
7 impasse du Moulin, 86700 Payré
Informations économiques et échos du Poitou-Charentes
Fondateur : Michel Geniteau
Directeur de publication / Rédacteur en chef : Roger Anglument
Rédactrice en chef adjointe / Responsable de la rédaction :
Lydia De Abreu
Rédaction : Mathilde Wojylac
Contact : Adresse : 48 rue Jean-Jaurès, 86 000 Poitiers
Tél. : 05 49 42 74 30
Mail : info@publicmedia.fr. Site : www.info-eco.fr.
Facebook : Info-eco.fr et Twitter @infoecofr
Publicité : ComWest 2 : 06 81 14 22 06
Abonnement : 129 euros pour un an, 200 euros pour deux ans
Tél. : 05 45 31 06 05
Imprimerie : L'Éveil - 43 000 Le Puy-en-Velay

Grand Poitiers, terrain
de jeu touristique
La communauté urbaine a désormais la compétence tourisme,
qu'elle exerce sur les 40 communes de son territoire. Mathias Aggoun,
directeur de l'office de tourisme de Grand Poitiers, fait le point
sur la saison estivale et la stratégie touristique qui va se déployer
durant l'année.
Info-éco / Quelle est la
stratégie de Grand Poitiers
en matière touristique ?
Mathias Aggoun / En
matière de tourisme, Grand
Poitiers partage la vision du
Futuroscope : l'expérience
du visiteur doit être au centre des attentions. Grand
Poitiers est une destination
en construction. C'est une
chance. Nous avons un
nouveau territoire, riche de
40 communes avec comme
enjeu son développement.
Le patrimoine était auparavant le sujet, demain, il
sera le décor. Le lieu aujourd'hui importe peu, la question est de savoir ce qu'il
s'y passe. Le visiteur intègre plusieurs critères dans
le choix de sa destination.
Quand un visiteur pense à
la Normandie, plusieurs
images viennent en tête.
Quand le nom de Grand
Poitiers est évoqué, peu d'images ressortent. Certains
citent le Futuroscope, mais
s'arrêtent là. Le Futuroscope est une destination
de premier plan, mais son
nom ne fait pas référence
à la richesse du territoire. Il
faut que nous travaillions
l'image touristique du territoire. De Chauvigny à
Lusignan, en passant par
Poitiers, nous devons partager le même message. Il
nous faut augmenter la fréquentation de ces lieux
touristiques.
Info-éco / Quel angle avezvous choisi pour la saison
2018 ?
M. A. / Pour 2018, nous
avons voulu miser sur l'angle du gaming. Grand Poitiers bénéficie déjà des
retombées de la Gamers
Assembly. Le jeu est un bon
moyen pour faire vivre une
expérience particulière sur
un territoire. Ce n'est pas à
nous de construire les propositions, mais notre rôle
est de créer une offre cohérente, globale pour susciter
la visite et la revisite. Nous
nous attelons à faire la promotion des actions des
autres, notamment quand
elles rentrent dans notre

Ouvert tous les jours, un point info a été installé place Leclerc à Poitiers jusqu’au 2 septembre.

stratégie. Nous voulons
ainsi donner une image
différente du territoire ou
du moins la donner plus
clairement.
Info-éco / Quelles actions
sont mises en avant ?
M. A. / Sur la thématique
du gaming, il y a bien sûr la
nouvelle attraction du
Futuroscope, Sébastien
Loeb Racing Xperience. A
Chauvigny, un escape
game a été créé dans le
château d'Harcourt, mêlant
ainsi jeu et patrimoine. De
notre côté, nous avons également construit plusieurs
propositions. Avec Odyssée
Prod, nous avons conçu un
escape game dans Poitiers,
qui se déroule à la tombée
de la nuit, tous les soirs jusqu'en septembre, à partir
de 21h et jusqu'à 23h. A la
lueur du soleil couchant et
d'une lampe torche si
besoin, les visiteurs passent de lieu en lieu dans les
rues de la ville pour déchiffrer le mystère entourant
une malle découverte par
Igor Dehors, descendant du
Roi Hagnar, héros Viking.
L'idée était d'organiser un
jeu de piste sur l'espace
public et d'utiliser le patrimoine urbain pour résoudre les énigmes. Autre nouveauté, l'office de tourisme
ouvre un laser game au
parc de Blossac, avec le
Laser Game Evolution de
Fontaine-le-Comte. Nous
sommes la seule ville en
France à faire cette proposition, à accueillir un laser
game dans un parc public.
14 sessions les mercredis et
les samedis soirs auront

lieu durant l'été, entre
22h30 et 00h30. Par la
même occasion, tous les
promeneurs pourront profiter du parc un peu plus
tard. Dans les propositions
plus « classiques », l'office
de tourisme a programmé
une visite guidée des
« incontournables » de Poitiers, en passant par les
principaux monuments
historiques de la ville (l'église Notre-Dame, le Palais
des Ducs d'Aquitaine, la
cathédrale Saint-Pierre et
le baptistère Saint-Jean).
Une visite en Anglais, destinée aux touristes britanniques a également été
mise en place, en leur proposant un autre regard sur
la ville. Toutes ces propositions sont là pour donner
une autre vision territoire,
à travers le jeu notamment. Chaque année, nous
proposerons un thème différent car il faut renouveler
les propositions. Il y a
encore de nombreuses
choses à développer.
Info-éco / Quelles sont les
autres actions en cours ?
M. A. / Pour un mois,
jusqu'au 14 juillet, Grand
Poitiers a pris ses quartiers
à la maison de la NouvelleAquitaine à Paris. Tous les
jours, deux producteurs ou
artisans locaux sont sur
place pour faire la promotion du territoire. Nous
sommes désormais présents au sein du Futuroscope. Un point d'information est mis en place sur la
place Leclerc à Poitiers
pour l'été. Avec la nouvelle
charte graphique, nous

avons également choisi un
nouveau nom : VisitPoitiers, notamment pour
toucher plus facilement les
touristes étrangers. Cela va
de pair avec un nouveau
site internet sur lequel
nous travaillons encore.
Toujours dans l'optique de
développer un angle différent, au sein du cluster
Atout France, nous avons
inscrit Poitiers à la thématique « spiritualité et patrimoine ». Il y a quelque
chose à faire autour de ce
sujet.
Info-éco / L'office a lancé
plusieurs concours. Que
cela a-t-il donné ?
M. A. / A Poitiers, l'office
vient d'ouvrir sa boutique
et propose quelques produits dérivés. A la suite du
concours photos, plusieurs
clichés ont été retenus. Ils
s'affichent sous forme de
tirages, cartes postales,
mugs, magnets ou tote bag.
Par le biais des concours,
nous voulons associer les
Poitevins à la promotion
touristique. Le tourisme ne
doit pas être qu'une affaire
d'élus et de professionnels,
les gens qui ont envie de
partager autour de ce territoire peuvent ainsi s'impliquer. Dans les mois qui
viennent. Nous allons
dérouler toute notre stratégie et peu à peu monter
en puissance. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR
MATHILDE WOJYLAC

Plus : La photo de une est
signée Baptiste Maynier et a
remporté le prix des internautes du concours photos organisé par l’office de tourisme.

Vie des Territoires
I 3 I InfoEco

Juillet-Août 2018

TOURISME — CHARENTE & CHARENTE-MARITIME

Les Charentes, ensemble pour
monter en gamme
Un an après sa création, Charentes tourisme est en ordre de marche. L'agence de développement du
tourisme qui lie les comités du tourisme de Charente et de Charente-Maritime, propose ses premières
documentations à l'usage des professionnels.

L

es deux départements regorgent
d'attraits touristiques. La Charente-Maritime jouit de son littoral,
de ses îles, du marais poitevin, de ses villes d'histoire et d'une foultitude de
festivals. La Charente profite de son fleuve, ses
forêts, ses châteaux et
bien entendu, de l'aura
internationale du cognac,
qui fait tant défaut à son
voisin. Pour autant, le
second apparaît comme
un poids plume en terme
de nuitées, La CharenteMaritime
disputant
chaque année le titre
honorifique de « Destination préférée des Français ». Les chiffres sont éloquents : 9,2 millions de
nuitées pour la CharenteMaritime, 603 000 pour la

time, Dominique Bussereau, que l'intéressé « a la
double nationalité ».

« Choc des cultures »

Jean-Hubert Lelièvre, 2e en partant de la droite, à l'occasion du Tour
de Charente à vélo. Les nouvelles pistes cyclables attirent toujours
plus de vacanciers.

Charente. Pourtant, personne ne remet en cause
cette union. « Ce mariage
est apparu naturel pour tout
le monde », apprécie JeanHubert Lelièvre, président
délégué de la nouvelle
entité, conseiller départe-

mental de Cognac et directeur de cabinet du maire
et du président de l'Agglomération de Rochefort.
Des fonctions dans les
deux entités qui font dire
au président du Département de Charente-Mari-

Jean-Hubert Lelièvre a
été à l'origine de cette
fusion et ne le regrette pas.
« Je savais que ça marcherait.
J'ai voulu cette fusion car la
Charente n'a pas confiance en
ses atouts touristiques. Il fallait créer un choc des cultures.
La Charente a une culture
touristique faible, elle manque
d'équipements d'accueil de
qualité. Elle doit s'inspirer de
ce qui se fait en CharenteMaritime, comme celle-ci a
bénéficié du géocaching qui
existait déjà en Charente. »
Cet exemple est appelé
à se reproduire. Le site
sportif du Chambon, à
Eymouthiers (16), devrait
ainsi s'ouvrir aux touristes

en plus des scolaires. Le
château de la Mercerie à
Magnac-Lavalette (16)
pourrait un jour proposer
un jeu d'aventures comme
le fait déjà le château de La
Roche Courbon (17). Plus
largement, « nous avons
créé des zones de redynamisation touristiques pour y
apporter plus de technicité,
dévoile Jean-Hubert Lelièvre, autour de Ruffec, de
Confolens et du sud Charente.
Il faut garder l'authenticité
des sites mais en montant en
gamme ». Un partenariat a
d'ailleurs été signé avec
l'association des maires de
Charente pour améliorer
l'accueil des vacanciers.
Pour lui, cela permettra
d'anticiper les attentes en
matière de tourisme. « Les
gens veulent du naturel, de
l'authentique et en même

temps avoir le haut débit
pour poster des photos ou des
vidéo. »

« Installer Infiniment
Charentes »
Pour l'élu Les Républicains, tout est encore à
construire avant de penser
à autre chose. Un autre
chose qui pourrait être
une fusion avec les comités du tourisme des DeuxSèvres et de la Vienne,
comme l'avait évoqué le
président de Charentes
Tourisme,
Stéphane
Villain, lors du lancement
de la nouvelle entité. « Je le
soutiendrai, annonce JeanHubert Lelièvre. Mais avant
cela, il faut installer la
marque Infiniment Charentes. » ◆
OLIVIER GUÉRIN

TOURISME – DEUX-SÈVRES

Niort-Marais Poitevin
mise sur le tourisme d’affaires
A 2h de Paris, entre loisirs nature et patrimoine culturel, Niort et le Marais Poitevin s’affichent
comme une destination de tourisme d’agrément, mais aussi de tourisme d’affaires.

M

on parc naturel d’attraction ! Le slogan
résume la volonté des
acteurs du tourisme de Niort et
du Marais Poitevin : s’éloigner de
l’image d’une destination
quelque peu désuète. « Sur les
100 000 hectares du Marais Poitevin, labellisé Parc Naturel Régional
et Grand site de France, nous valorisons les loisirs nature, le patrimoine et la vie culturelle de Niort,
mais aussi les activités maritime du
sud de la Vendée. Toute la famille y
trouve son compte », affirme
Thierry Hospital, directeur de
l’office de Tourisme Niort-Marais
Poitevin.

Destination affaires … par
nature
La quatrième place financière
de France qu’est Niort fait tomber l’humilité locale et regonfle
les énergies locales pour promouvoir la destination auprès

A l’instar de l’Acclameur ou du Marais Poitevin, le département a des atouts.

des acteurs économiques.
La stratégie commerciale de
Niort-Marais Poitevin est aujourd’hui orientée vers l’accueil de
séminaires, d’évènements statutaires et de formations. La
réflexion est engagé depuis 2011
et l’accueil de la semaine fédérale du cyclotourisme en 2012 et

ses 15 000 personnes ont permis
de démontrer les capacités d’accueil des acteurs économiques
niortais. Le sport a d’ailleurs été
la première porte d’entrée sur le
tourisme d’affaires. « Nous avons
travaillé avec les chambres consulaires et les comité sportif pour montrer la destination Niort-Marais Poi-

tevin comme possible dans la filière
du sport notamment. L’idée était de
dire aux comités : venez pour vos
évènement, vos séminaires de directeurs ou vos congrès », explique
Thierry Hospital. D’autant que
les moyens sont là. A travers ces
infrastructures que sont notamment le centre de rencontre,
l’Acclameur ou l’Espace Tartalin,
l’agglomération de 118 000 habitants confirme ses capacités d’évènements de 20 à 3500 personnes.
En 2015, un club du tourisme
d’affaires a été créé pour élaborer
un plan d’action. Aujourd’hui
70 acteurs économiques sont
investis pour promouvoir la
« Destination affaires » de NiortMarais-Poitevin. Et il faut bien
dire que l’arrivée de la LGV positionnant Niort à 2h de Paris permet aujourd’hui de valoriser l’image « nature » et « à taille
humaine » de Niort-Marais Poite-

vin éloigné, mais pas trop, du
stress parisien. « La LGV est évidemment un bon argument de vente
et nous avons surfé sur notre proximité à Paris depuis l’ouverture de la
ligne. C’est surtout l’opportunité de
valoriser plus clairement nos
atouts », précise le directeur.
Plus que la promotion de la
destination c’est le gain en notoriété qui est de mise. D’ici la fin
de l’année, un site internet dédié
au tourisme d’affaires sera mis
en ligne. ◆
MARINE NAULEAU

Plus de nuitées
La fréquentation hôtelière a bondi
de 25 000 nuitées en quatre ans.
Selon l’Insee, le nombre de nuitées
des mois de juin, juillet et août sont
passées de 75 000 en 2014 à
100 000 en 2017. « Des chiffres en
partie liées au tourisme d’affaires de
juin », selon Thierry Hospital.

Vie des Entreprises
I 4 I InfoEco

Juillet-Août 2018

HÔTELLERIE — CHASSENEUIL-DU-POITOU / 86

L’hôtel Plaza se réinvente
A deux pas du Futuroscope, l'hôtel Plaza accueille famille et séminaires. A 20 ans, l'établissement enregistre
de bons chiffres, se rénove et change de président.

A

l'occasion de ses
20 ans, l'hôtel
Plaza, sur la Technopole du Futuroscope
tourne une nouvelle page
de son histoire. Rémi
Guillot prend la suite de
son beau-père à la tête de
l'établissement et devient
président directeur général
de CGHR, l'entreprise gestionnaire de l'hôtel.
Ouvert en mai 1998, il
appartient à 150 co-propriétaires investisseurs.
Après plusieurs gestionnaires, Alain Joffard, à la
tête de CGHR, prend la tête
de l'établissement en 2005.
« L'hôtel connaît alors une
situation difficile avec seulement 20 % de taux d'occupation. L'établissement n'est pas
en phase avec sa clientèle,
pourtant il a du potentiel »,
souligne Rémi Guillot.
Après un démarrage difficile, avec le soutien de
Daniel de Pascalis, directeur des opérations hôtelières pour le groupe, Alain
Joffard remotive les équipes et redresse l'hôtel. « La

Rémi Guillot prend la suite d’Alain Joffard à la tête du Plaza.

Sur quatre ans, toutes les chambres seront rénovées.

réussite passe par les équipes. Elles sont indispensables. » Alain Joffard rachète
le restaurant en 2007. « Ce
sont toujours deux sociétés
distinctes, mais avec la même
direction, nous avons pu ainsi
développer les synergies. »
Rémi Guillot rejoint le
groupe en 2011. « J'ai
apporté mes compétences en
matière de gestion et de
management. Mon beau-père
m'a formé aux métiers de
l'hôtellerie. » Il est ainsi
devenu directeur général

d'euros de chiffre d'affaires. « Nous avons deux types
de clientèle. Côté loisirs, les
familles viennent pour la proximité avec le parc du Futuroscope. Les entreprises nous
choisissent pour les séminaires, bénéficiant ainsi de nos
salles de réunion et de belles
prestations ou du Palais des
congrès. L'hôtel offre une unité
de lieu, il n'y a pas besoin de
se déplacer, tout est à portée
de main. » Le Plaza organise
des soirées, des événements, des lancements de

de CGHR et de la société
d'exploitation du Plaza.
Peu à peu, il a pris sa place
auprès des équipes, des
fournisseurs … « La transition s'est faite en douceur. »

De bons résultats
Aujourd'hui, le Plaza
affiche 4 étoiles, 50 % de
taux d'occupation pour
2 7 4 c h a m b r e s ,
100 000 clients par an,
150 000 couverts par an
côté restaurant, 50 salariés
permanents et 8 millions

produits …. « Nous avons
une boîte à outils de partenaires locaux pour répondre à
toutes les demandes des
clients : animation, décoration,
son, lumière, team building …
Nous faisons du sur-mesure.
Nous avons une grosse capacité d'accueil, mais pour
autant nous sommes une
petite équipe réactive. C'est ce
qui fait notre force. »

Améliorer la qualité
Dans un souci d'amélioration, le Plaza s'est engagé

dans une réduction de ses
dépenses d'énergie. Outre
le remplacement des
ampoules par des leds,
160 m2 de panneaux solaires ont été installés sur le
toit en 2017. Ils assurent le
pré-chauffage de l'eau
sanitaire.
Depuis 2015 et jusqu'en
2019, l'établissement est
en rénovation. Au total,
4 millions d'euros sont
investis. De novembre à
février, étage par étage, les
couloirs, les chambres et
les salles de bain sont
refaites, des peintures au
sol en passant par le mobilier. « Tout a été choisi en
interne. Nous avons voulu un
style classique, mais
moderne. » Le restaurant a
également été refait en
début d'année. Pour
autant, la qualité est toujours là. « Nous avons mis en
place des éléments de suivi et
nous sommes en progression
constante sur la satisfaction
client, il en est de même pour
le restaurant. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

RESTAURATION – POITIERS / 86

Pierric Casadebaig :
L’essentiel est de faire plaisir
Bien manger est un art que Pierric Casadebaig cultive depuis sa tendre enfance.
Passionné par la cuisine, amoureux des bons produits et indéniablement artiste dans l'âme,
il a ouvert L'essentiel à Poitiers et vise les étoiles Michelin.

L

a bonne cuisine, c'est le souvenir », racontait Georges
Simenon. Pour Pierric
Casadebaig, c'est toute sa vie, le
passé et l'avenir. Amoureux des
bonnes choses, il préférait traîner
dans les jupons de sa maman ou
de sa grand-mère cantinière plutôt que de s'amuser aux petites
voitures. « Nous sommes des amoureux de la matière, nous aimons la
travailler pour la sublimer. » Ainsi
Pierric Casadebaig a patiemment
attendu l'âge de ses 16 ans pour
s'inscrire à la maison de la formation de Poitiers. « Le jour des
inscriptions, j'étais arrivé des heures
à l'avance, je ne voulais pas la manquer ! » Cette motivation pour
apprendre et l'envie de grandir
l'ont vite propulsé dans les rangs
des meilleurs. Jeune apprenti, il
fait ses armes au Château de
Curzay. « Le chef a consolidé mon
amour pour la cuisine et m'a donné
l'envie de l'excellence pour réussir

Pierric Casadebaig a ouvert son restaurant au 188 de la Grand’Rue, à Poitiers.

les concours. » A l'issue de la formation, il est sélectionné pour les
Meilleurs apprentis de France, il
finit 3e régional en 2001. L'année
suivante, il souhaite se perfectionner en dessert et rejoint le
chef Rougier qui exerçait au
Maxime à Poitiers (ndlr : Le Bis
aujourd'hui). « C'était un maître

cuisinier, un homme d'honneur et
entier et c'est grâce à lui que j'ai pu
rejoindre les rangs très serrés de la
prestigieuse maison roannaise 3 étoiles, Troisgros. » Pendant deux ans,
le travail est intensif. « Il fallait suivre à ce niveau très élevé, mais j'ai
tellement appris et travaillé les
meilleurs produits au monde. » Sur

sa lancé, il poursuit sa formation
de terrain quelques kilomètres
plus loin en Saône-et-Loire et
rejoint Jacques Lameloise, également trois macarons. « C'était une
magnifique maison familiale, à cette
époque, nous venions de perdre Bernard Loiseau et une étoile. Le chef
était remonté, il a recomposé une
nouvelle brigade et m'a gardé. Nous
avons reconquis l'étoile égarée l'année suivante. » Epuisé, mais formé,
le jeune homme décide de
retourner sur ses terres, en
Vienne. Il offre ses services aux
Clos de la Ribaudière pendant
sept ans, mais à la veille de ses
trente ans, l'ambition reprend le
dessus et il décide d'être chef à
part entière. Cédric Gaboreau,
alors gérant d'Un déjeuner sur
l'herbe décèle le talent et le
prend dans ses équipes. L'année
suivante, le jeune chef passionné
décide de se présenter au
concours du “Jeune talent de

moins de 30 ans” décerné par le
Gault et Millau et remporte le
titre.

L’essentiel avant tout
Encouragé dans son art, il
poursuit sa quête de la justesse.
« Je recherche toujours l'excellence
dans l'assiette et d'atteindre la perfection dans la matière. » A 35 ans,
Pierric Casadebaig souhaite voler
de ses propres ailes. « Je voulais
être chez moi et marquer mon
empreinte dans la ville. » Ainsi il
ouvre en décembre 2017, L'essentiel, au 188 de la Grand'Rue à
Poitiers. Sa signature, c'est l'authenticité, sa différence se trouve
dans l'assiette et son ambition
est de décrocher une étoile au
guide Michelin. Mais il le sait, il
faut être prêt et pour le moment,
il crée et travaille son univers
dans l'assiette, mais aussi dans
le cadre. ◆
LYDIA DE ABREU

Vie des Entreprises
I 5 I InfoEco

Juillet-Août 2018

TOURISME — CHARENTE-MARITIME

Trois nouveautés pour cet été
en Charente-Maritime
Les touristes auront de nouvelles activités à découvrir cet été en Charente-Maritime. Pour les petits, pour
la tête, pour les jambes, pour l'appétit. Petit tour non exhaustif de trois nouveautés marquantes.

D

e loin, c'est une
forêt de pins.
Mais de près, c'est
un dédale. D'autres essences, des broussailles, des
chemins, des sentiers, tout
est fait pour s'y perdre.
Rien que de très normal à
Mysterra. Installé à Montendre, ce nouveau parc de
loisirs, imaginé par la
Communauté de communes de la Haute-Saintonge,
entend aérer l'esprit tout
en occupant la tête ! Dans
ses 11 hectares de forêt
ouvert au public depuis
mai dernier, six parcours
sont à retrouver pour
rejoindre la sortie, à l'aide
d’une application installée
sur son smartphone ou sa
tablette personnelle ou
prêtée sur place. Pour y
parvenir, il faut résoudre
des énigmes, basées sur
six thèmes. Pour les moins

de 3 ans il y a MiniMysterra, en accès libre à l’extérieur du parc. Pour les
visiteurs-enquêteurs, Mysterrenquête les obligera à
retrouver le coupable. Pour
les amateurs d’histoire,
Mystorria, même chose,
une enquête inscrite dans
l'histoire de Montendre.
Mysterraventure se vit
comme un parcours d’orientation et Mysterressens comme une découverte de la végétation en
Haute Saintonge. Enfin
Mysterr’art ravira les artistes contemporains férus
d’art-nature. Chaque parcours compte trois scenarii et trois niveaux.

Château d'Usson
Les deux sites ne se sont
pas concertés, mais le château d'Usson a sensiblement eu la même idée.

Mysterra, le parc des labyrinthes de Montendre s’étend sur 11 ha, de bois,
de sentiers et de clairières en bordure du lac Baron-Desqueyroux.

Classé aux Monuments
historiques, ce « château
des énigmes » de style
Renaissance, près de Pons,
propose un jeu de piste qui
conduit dans l'univers du
pirate Jack Rackham, dessiné par Nicolas Tabary, le
père d'Iznogoud. Ne cherchez pas le héros, c'est
vous. De jeu en jeu, vous
progressez au cœur d'une

intrigue qui vous fera visiter le château sans même
vous en rendre compte, et
les enfants encore moins.

« La grande terrasse »
Enfin les jeux de piste,
ça creuse. Les touristes
venant en Charente-Maritime ont désormais une
nouvelle adresse pour se
sustenter, et pas n'importe

Pierre Gagnaire et son équipe à Châtelaillon-Plage.

laquelle. Celle que Pierre
Gagnaire, élu par ses pairs
plus grand chef du monde
en 2015, a ouvert à Châtelaillon-Plage l'été dernier.
Sa « Grande terrasse »
domine le pertuis d'Antioche et fait face aux îles
d'Aix et d'Oléron. « Nous
adaptons nos plats aux saisons et aux produits », nous
a glissé le grand chef. Cela

semble marcher pour cette
table spécialisée dans les
produits de la mer. « Nous
retrouvons beaucoup de
gens qui nous ont connu à
Saint-Étienne. A près de
650 km de là ... » ◆
O. G.

A retrouver sur :
www.parc-mysterra.fr ;
www.chateau-enigmes.com et
www.la-grande-terrasse.com.

RECYCLAGE — PÉRIGNY / 17

La Matière transcende
les matériaux
L'entreprise de recyclage La Matière, à Périgny, a participé à au Camifathon de La Camif, qui a lancé sa
nouvelle marque, le 4 juillet Camif édition, une collection de meubles et de linge conçue dans le cadre de
l'économie circulaire.

D

epuis la création
de l'association La
Matière, en 2014,
celle-ci fait figure de pionnière et de référence de
l'upcycling (le recyclage
« par le haut ») à La
Rochelle. Créée par Julien
Duranceau et Pierre-Hugo
Barbançon, l'association a
immédiatement noué partenariat avec les Francofolies pour recycler les chutes de bois en un bar et les
bâches PVC en sacs. Jamais
subventionnée, l'association « est devenue une matériothèque dans laquelle les
adhérents, plus d'une centaine
à ce jour, peuvent venir chercher ce dont ils ont besoin »,
explique Julien Duranceau,
36 ans, titulaire d'un master 2 en sciences du management décroché à l'Institut d'Administration des

Julien Duranceau au milieu des créations de La Matière.

Entreprises de Poitiers
(IAE).

L'association et
l'entreprise
Mais rapidement la production en interne de produits commercialisables a
amené le duo à créer l'entreprise La Matière, séparée de l'association. Car la
société, qui compte un
unique salarié, Julien, mul-

tiplie les activités de production et de sensibilisation. Après accord avec un
importateur de bois exotique local, elle a récupéré
les chutes pour les transformer en manche de couteau pour la marque
rochelaise Farol (modèle Le
Palliçois). Elle réutilise également les draps de l'hôpital pour les confier à un
Esat (établissement et ser-

Julien Duranceau présentant le meuble d'entrée Majordome.

vice d'aide par le travail) et
en faire des sacs aussi. Elle
a également transformé
des pieds de meubles en
une variante du jeu de
quilles Molki, le « douze
pieds ».

Le « Majordome »
A chaque fois, le dessin
des objets est signé PierreHugo Barbançon, titulaire

d'un master 2 en design
industriel. « On a par exemple signé un coffret pour une
marque de cognac et dernièrement, pour la première
étape du Camifathon, on a
créé le « Majordome ». C'est
un meuble d'entrée avec patères, miroir, et tablette pour
poser les clefs » annonce
Julien Duranceau.
70 personnes ont assisté

à cette étape, « du jamais
vu » selon lui, encore surpris de ce succès. Ce
« Majordome » sera livré
avec sa notice de montage
et un livret sur l'upcycling.
D'autres produits sont bien
évidemment en cours d'élaboration, mais aussi des
interventions auprès des
particuliers, des écoles et
des professionnels, le tout
en prestation de service,
l'autre activité de l'entreprise La Matière. Julien
Duranceau l'avoue, « je suis
un peu militant ». Doux
euphémisme. Il est intarissable sur le sujet et ne
renâcle jamais à prendre
son bâton de pèlerin pour
aller prêcher la bonne
parole. Un bâton issu de
l'up cycling à n'en pas douter. ◆
O. G.

Vie pratique
I 6 I InfoEco

Juillet-Août 2018

COACHING AVEC ... VINCENT DESNOUHES

Le bien-être, un pilier pour
la pérennité de votre entreprise
Comme tout le monde le sait, le corps est fait pour se mouvoir. Et la pensée aussi. Ne dit-on pas, d’ailleurs,
que les    meilleures décisions se prennent en marchant ?. Or s’il y a un endroit où les décisions prises sont
importantes, c’est bien au travail. De bonnes décisions permettent de rendre les actions plus simples, plus
efficaces et plus rentables. Elles rendent l’ambiance légère, apaisante, avec un sentiment de sécurité
permettant à tout le monde de travailler dans un état d’esprit beaucoup plus détendu.

D

étendu ? On pourrait croire a priori
que le fait d’être
détendu fasse perdre du
temps. Bien au contraire !
A prendre son temps, on
en gagne, en évitant des
d’erreurs et en prenant de
meilleures décisions. Prendre son temps permet
aussi de revenir sur ses
erreurs d’hier pour ne pas
les reproduire demain. Et
c’est ainsi que l’on apprend et que l’on développe
des compétences, forgeant
au fur et à mesure un
savoir faire chaque jour
plus important pour assurer la croissance de l’entreprise. Une bonne énergie
dont elle va profiter pour
grandir et développer sa
réputation.
Dans les emplois sédentaires, le corps se dégrade
par manque d’exercice et
dans les travaux phy-

siques, le corps s’abime
par des gestes répétitifs,
créant des troubles musculo-squelettiques. Dans
les deux cas, une activité
de remise en forme adaptée est intéressante. Dans
les deux situations et si
rien n'est fait, notre condition physique va se dégrader dans le temps, créant
une diminution de l’ensemble de ses capacités
tant physiques qu'intellectuelles. En découlent
alors une baisse de motivation, de la concentration,
du bien-être, des compétences, plus d’absentéisme, plus d’erreurs, une
augmentation du stress,
moins d’envie de progresser, bref, une baisse du
savoir-faire. Si cela se propage sur l’ensemble des
personnes d’une même
entreprise, l’impact est
catastrophique, générant

Vincent Desnouhes

“ A prendre
son temps,
on en gagne,
en évitant
des d’erreurs et
en prenant
de meilleures
décisions ”

une baisse de la rentabilité
de celle-ci.
Investir dans le bienêtre, c’est donc investir
dans le développement et
la pérennité de son entreprise en créant un cercle
vertueux. L’entreprise va
gagner en puissance d’année en année grâce à
un travail sur la durée qui
peu rapporter gros. A court
terme il n’y a pas d’impact

direct. Mais rien de fiable
et de solide ne s'est construit en une journée. Pour
réussir, nous avons besoin
de bonnes pensées et de
bonnes actions … sur le
long terme. Voulons-nous
une entreprise solide et
pérenne sur le long terme
ou un château de carte qui
rapporte gros aujourd’hui
et qui s’écroule demain. Si
vous optez pour la pre-

mière option, je vous
conseille de miser sur le
bien-être de votre entreprise et sur celui de vos
employés.
Voici des solutions possibles à mettre en place
dans votre entreprise :
La mise en place d'un
échauffement musculaire
spécifique en équipe avec
un coach sportif avant la
prise de poste, la possibilité
de faire de l'activité de
remise en forme adaptée
20 à 45 minutes dans la
journée à la pause avant
ou après le travail avec un
coach sportif ou en autonomie (pilates, stretching,
auto-massage, yoga, gym
fonctionnelle ...), la mise en
place d'activités de relaxation avec un thérapeute
(masseur, sophrologue,
hypnothérapeute ...), la
mise en place d'espaces
dédiés à la pratique : salle

de repos ou relaxation
(musique relaxation,
lumière apaisante,...), salle
de sport pour cours en
groupe ou équipée avec
matériel et accessoires
adaptés à la pratique.
Les activités mises en
place dépendront des
besoins et des moyens de
chaque entreprise pour
une étude personnalisée
vous pouvez faire appel à
un spécialiste de la forme
qui pourra avec vous trouver la meilleure solution
pour commencer votre
projet de bien-être pour
vous, votre personnel et
votre votre entreprise. ◆
VINCENT DESNOUHES

Plus sur :
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Tourisme
I 7 I InfoEco

Juillet-Août 2018

LE COIN DES LARDONS — VIENNE

Une chasse au trésor grandeur nature
avec Terra Aventura
Envie de découvrir son territoire sous un autre regard, le géocaching débarque en Vienne. De Loudun à
Gençay, en passant par La Roche-Posay, Terra Aventura vous embarque dans neuf chasses au trésor
grandeur nature.

L

es enfants s'ennuient, mais il faut
faire des économies pour les vacances, le
géocaching sera votre
meilleur ami. Tout juste
débarquée en Vienne, la
chasse au trésor grandeur
nature de Terra Aventura
propose neuf circuits thématisés pour une distance
totale de 20 km. D'Anglessur-l'Anglin, à la Manu de
Châtellerault, en passant
par « Les raisins de la
folie » à Curzay-sur-Vonne,
il suffit de télécharger l'application sur votre téléphone et partez à la
recherche des Poï'z, de
petits personnages fantastiques. Lancé en 2011 dans
le Limousin, le jeu Terra

La découverte des culs de lampe.
Aventura propose 300 parcours en Nouvelle-Aquitaine et 33 Poï’z à collectionner dont les deux
petits derniers Zétoulu, fan
de littérature et Zirrinzi,
adepte des chemins du
pastoralisme. Pour les
résistants aux nouvelles

Une fresque détaille l’histoire de Gençay.

Cette serrure est en fait la clé d’une question !
technologies, il est aussi « D'inspiration médié- les familles, mais c'était
possible de télécharger la vale » à la recherche de sans compter sur la
volonté de l'office de toucarte du circuit avec les Zéroïk.
risme qui connaît les
indications GPS pour
« pépites » de sa cité. Inviretrouver le trésor (cache). Gençay comme jamais
Poitiers, ne se prêtant pas
A l'instar de nos villages tés à stationner sur le parencore au jeu, j'ai embar- ruraux, Gençay, excepté king du champ de foire,
qué ma petite tribu à Gen- ses remparts, manque l'application nous guide
çay pour faire le circuit d'activités ludiques pour jusqu'au point de départ
du parcours. Dès la première énigme, nous découvrons qu'il existait une prison à Gencay, l'application
nous propose un bout
d'histoire et nous pose une
question pour avoir un
indice. Les enfants de 5 à
14 ans se prêtent au jeu,
Mamie Monique smartphone à la main, s'improvise guide de sa ville. Ainsi
Tout le monde cherche la cache finale.
s'enchaîne 8 étapes, à une

centaine de mètres les
unes des autres. Chaque
étape est une découverte
sur le plan patrimonial. « Je
découvre ma ville autrement », s'enchante
Monique. Quant aux
enfants, ils prennent plaisir à chercher les indices.
Nous apprenons un bout
d'histoire locale avec
Godefroy VI, du vocabulaire avec les culs de lampe
à l'entrée d’une porte,
découvrent l'art naïf avec
l'artiste Audin, le métier de
louvetier et surtout ils
prennent le temps d'observer. Une fois les 8 étapes
validées, l'application nous
donne les coordonnées
GPS de la cache. L'excitation monte, les enfants
cherchent, cherchent
encore et grand cri de joie,
le trésor est trouvé. Nous
laissons un petit mot
« Merci pour cette découverte » et nous repartons
avec nos 5 Poï’z à l'effigie
de Zéroïk. Piqués par le
jeu, les enfants en redemandent ! ◆
LYDIA DE ABREU

Plus sur : www.terra-aventura.fr.

PARC DE LOISIRS – BEAUMONT-SAINT CYR / 86

Nature et nouveautés
au lac de Saint-Cyr
Le Parc de loisirs aborde la saison estivale avec son lot d’innovations, des structures en dur ont été
renouvelées et des animations ludiques et sportives nouvelles sont proposées aux estivaliers.

L

e village de jeux de
plein air installé à
l’entrée du parc de
loisirs de Saint-Cyr est à la
fois très apprécié des
parents tout en offrant aux
enfants de bons moments
de détente. « Nous avons
ajouté à l’ancienne aire de jeux
des éléments en corde, genre
pont de singes, des tubes d’escalade, des pas de géants…»,
explique Christophe Jaulin,
le directeur général de
société anonyme pour la
gestion et l'animation du
Parc de loisirs de Saint-Cyr
(SAGA). La structure flottante AquaZone sur le lac
vient d’être installée. Plus
vaste que celle de l’an

passé, accessible par un
ponton flottant, elle peut
accueillir 200 personnes en
simultané. « C’est l’activité
la plus fun du département,
les rondins, toboggans, balançoires, trampolines et catapultes autorisent des escalades,
des glissades, des sauts, de la
nage ... » Plusieurs aménagements
ont
été
faits. « Nous avons installé un
boulodrome, des bancs complètent le cheminement qui fait
le tour du lac, l’aire de piquenique accueille une dizaine de
tables et bancs en plus. En
2019, le toboggan géant en
cours d’installation disposera
de 3 pistes de glisse, impression de vitesse garantie. »

La structure gonflable AquaZone propose des loisirs sportifs et
ludiques.

Le sport de plein air
a son succès
Parmi les événements
sportifs qui rencontrent la
faveur du public, grâce
notamment à leur convivialité et originalité, Christophe Jaulin énumère : « Il
y a la course à obstacles. En
mars dernier, c’était une pre-

mière et elle a réuni 629 participant. Il y a aussi la pratique de la pêche en float-tube
(le pêcheur est assis dans une
sorte de bouée avec de l'eau
jusqu'au niveau du ventre). Le
prochain défi inter-entreprises,
se tiendra le 13 septembre …
Toutes ces épreuves confèrent
au site de Saint-Cyr une noto-

riété qui dépasse largement
les limites du département.
Elles seront reconduites en
2019. » Il a également cité
le partenariat avec le
réseau de bus Lignes en
Vienne. La ligne dessert
Poitiers, le Futuroscope et
Saint-Cyr avec un retour en
soirée. Les utilisateurs
bénéficient d’une réduction de trois euros sur le
prix d’entrée à la base de
loisirs.

Le camping
se renouvelle
Niché parmi les arbres,
le camping 4 étoiles,bénéficiant également de l’écolabel européen, est ouvert

d’avril à septembre. « Nous
proposons aux vacanciers et
à nos golfeurs un hébergement de haute qualité.
Chaque année, nous achetons
six mobil-home forcément
plus moderne, plus fonctionnel et en revendons autant.
Nous nous sommes équipés
d’un véhicule électrique Zoé,
proposé en location. Il est là,
à la fois pour faciliter les
déplacements des touristes,
certains venus en campingcars ou pour ceux qui préfèrent découvrir les alentours
grâce à un mode de transport
doux. » ◆
ALAIN RABEAU

Pour tout renseignements :
www.campinglacdesaintcyr.fr

Patrimoine
CONSTRUCTION — CHARENTE-MARITIME

Il y a trente ans, le pont
de l’île de Ré entrait en service
Le 19 mai 1988, le pont de l'île de Ré ouvrait à la circulation et transformait la vie des habitants
de «  Ré la blanche  ». Avec la venue des services, la population croissait. Une rareté pour île française.

C

et ouvrage d'art a
révolutionné la
vie des Rétais. Il
ne faut plus que 3 minutes
pour le franchir. Auparavant, la traversée en bac
en durait quarante-cinq, si
on avait une place à bord.
Souvent, il fallait patienter
quatre ou cinq heures
pour en avoir une. 30 ans
après, sa silhouette en
« S », est même devenue
l'un des emblèmes de l'île
de Ré.
Construit par le groupe
Bouygues, le pont de l'île
de Ré a connu un succès
immédiat. 1,5 million de
véhicules l'a franchi dès sa
première année de service,
en 1988. Ils étaient
3,47 millions à l'emprunter
en 2017. Mais il aura fallu
120 ans pour établir une
liaison fixe entre le continent et l'île de Ré. En 1860,
des négociants en eau de
vie Rétais rêvaient d'un
tunnel, mais ce fut le bac

Une prouesse
technique
Cet ouvrage d'art a constitué une véritable prouesse
technique. Avant lui, aucun
pont de cette longueur n'avait été construit à partir de
voussoirs en béton, des éléments en losange formant
des voûtes entre les piles
comme les pierres forment
les arcades surplombant les
portails d'église. « Aujourd'hui encore des ingénieurs
viennent le visiter pour voir
comment le pont a été
construit », indique JeanYves Favre, technicien en
pathologie des ouvrages
d'art du Département de
Charente-Maritime, propriétaire de l'édifice.

Le pont en chiffres
350 millions de francs, le
coût du pont
2 926,50 m de long pour
15,50 m de large
30 mètres au dessus de la
mer
28 piles de béton le supportent
20 mois, sa durée de construction
50 000 m3 de béton et
6 100 tonnes d'acier !
Le tablier est constitué de
798 éléments appelés
"voussoirs"
Chacune des piles s'enfonce
de 12 mètres dans le sol

28 piles de béton supportent l'ouvrage en « S », ainsi dessiné pour qu'un bateau en difficulté quittant le port de commerce de La Rochelle
puisse s'échouer sur l'île sans risquer de heurter le pont.

qui améliora d'abord les
navettes, sans jamais
satisfaire. Lenteur, cherté
du passage et du coût d'exploitation, faible capacité
de charge, le bateau fut
toujours décrié. C'était
encore pire avant. Il fallait
environ deux heures à la
voile pour aller s'échouer

sur la plage de Saint-Martin-de-Ré. Quand les
conditions météorologiques s'y prêtaient.
Avec lui, l'île s'est développée. « Le pont a sauvé
l'île, avance même Lionel
Quillet, maire de Loix-enRé et président de la Communauté de communes

de l'île de Ré. La vie locale
était moribonde avant lui.
Aujourd'hui sur dix communes nous avons dix écoles, dix
mairies, des postes, un collège,
56 services médicaux, cinq
crèches, 350 associations et
l'activité primaire (agriculture, ostréiculture, saliculture,
maraîchage) se développe. »

A l'intérieur, conduites d'eau, réseau électrique et de télécommunications serpentent dans ce qui
ressemble à un long couloir zébré de câbles pour rigidifier l'ensemble horizontalement.

Le pont de l'île de Ré a révolutionné la vie des Rétaises, « qui accouchaient régulièrement au pied du
bac », rappelle Lionel Quillet.

Quand au tourisme, il a
explosé au point de faire
de l'île une destination

parmi les plus prisées,
avec le lot de difficultés
que cela implique, notamment pour circuler. Un
Plan mobilité sera
annoncé le mois prochain
pour y remédier. ◆
OLIVIER GUÉRIN

Jean-Yves Favre, technicien en pathologie des ouvrages d'art du
Département, inspecte régulièrement les entrailles du pont.

Jean-Yves Favre peut parfois se sentir seul à l'intérieur. Mais il ne souffre plus de légers étourdissements
créés par le décalage entre l'oreille interne, qui ressent les vibrations du pont, et la vue, qui ne descelle rien.


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