PREDESTINATION, LIBERTE ET LIBRE ARBITRE ANGE OMBOLO .pdf



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Pantin et Marionnette entre les Mains
de l’Eternel ou plutôt du Diable ?
Par Ange OMBOLO

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« Toi, Éternel, tu fais ce que tu veux » (Jonas 1 :14). Car tu es « le
bienheureux et seul souverain, le roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui
seul possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme
n'a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l'honneur et la puissance éternelle.
Amen! » (1 Timothée 6 :15-16). « Et il [Félix] donna l’ordre au centenier de
garder Paul, en lui laissant une certaine liberté, et en n’empêchant aucun des
siens de lui rendre des services » (Actes 24 :23). « Celui qui a pris une ferme
résolution, sans contrainte et avec l’exercice de sa propre volonté, et qui a
décidé en son cœur de garder sa fille vierge, celui-là fait bien » (1 Corinthiens
7 :37).
« Ils leur [vous] promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves
de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui » (2 Pierre
2 :19). « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc
fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude
[de la corruption] » (Galates 5 :1). « Car la création a été soumise à la vanité,
non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle
aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la
liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8 :20-21).
L’une des accusations fallacieuses faites, par les Apôtres de l’Evangile de
la gloire de l’homme, aux très saintes doctrines bibliques de « l’élection de la
grâce » (Romains 11 :5) et de la prédestination des élus de Dieu au salut est
qu’elles seraient insupportables, car non seulement elles déshonoreraient Dieu

en le dépeignant sous des traits plus hideux que le Diable-même, mais qui plus
est, elles feraient des élus de Dieu des pantins et des marionnettes entre les
mains de Dieu, le marionnettiste, qui aurait jeté les dès d’avance. Ainsi, parce
qu’elle conduirait à la négation, l’exclusion et l’anéantissement de la liberté de
la volonté de l’homme, - nécessaire, alors l’élection de la grâce ne serait qu’une
hérésie à repousser.
Après avoir rappelé que la prédestination des élus de Dieu au salut est un
acte d’amour, une bénédiction et partant un privilège, [la plus grande des
bénédictions et le plus grand des privilèges que Dieu puisse accorder à
l’homme], selon qu’il écrit, « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur JésusChrist, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les
lieux célestes dans Christ ! Dans lui, Dieu nous a élus, avant la fondation du
monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant
prédestinés, dans son amour, à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ,
selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce qu’il
nous a accordée en son bien-aimé » (Éphésiens 1 :3-6), - toutes choses qui
semblent, malheureusement, avoir été oubliées de tous et constituer de ce fait
l’une des sources de la confusion et du problème obscurci et pollué par la
catégorie philosophique fictive du libre-arbitre humain, en dehors de la question,
et que l’on est venu, fallacieusement, greffer sur l’enjeu essentiel du salut et de
l’étang ardent de feu et de souffre, - nous soulignerons que la question de la
liberté de l’homme, - liberté perdue du reste dans sa mort spirituelle, lui qui a
perdu maintenant son bon sens, pris qu’il est dans les pièges du diable, qui s’est
emparé de lui pour le soumettre à sa volonté (2 Timothée 2 :24-26), - est en
dehors de la question, l’enjeu essentiel étant non pas la liberté perdue de
l’homme, mais bien plutôt le salut de l’homme et les tourments éternels de
l’étang ardent de feu et de souffre, selon qu’il est écrit, « Il y avait un homme
riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et
brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert
d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du
riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. Le pauvre mourut,
et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il
fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en
proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria:
Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de
son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement
dans cette flamme. Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu
tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne;
maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et
vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de
là vers nous, ne puissent le faire. Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham,
d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour
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qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de
tourments. Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent.
Et il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se
repentiront. Et Abraham lui dit: S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils
ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait »
(Luc 16 :19-31). Mais aussi, « Nous savons en effet que la loi est spirituelle ;
mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je
ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais [Il ne veut point ce qu’il
fait ; il n’est donc point libre, mais esclave]. Or, si je fais ce que je ne veux pas,
je reconnais par là que la loi est bonne [Il ne veut point ce qu’il fait ; il n’est
donc point libre, mais esclave]. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais
c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi,
c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas [Il ne
veut point le mal qu’il fait ; il n’est donc point libre, mais esclave]. Et si je fais
ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en
moi [Il ne veut point ce qu’il fait ; il n’est donc point libre, mais esclave]. Je
trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à
moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur; mais je
vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon
entendement, et qui me rend captif [esclave] de la loi du péché, qui est dans
mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette
mort?... Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!...
Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu [qui et
une loi de liberté et conduit à la vie], et je suis par la chair esclave de la loi du
péché [qui est une loi d’asservissement et conduit à la mort] » (Romains 7 :1425). Et encore, « Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme
esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du
péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice? Mais
grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous
avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.
Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. -Je
parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De
même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à
l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme
esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves
du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice. Quels fruits portiez-vous
alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd'hui. Car la fin de ces choses, c'est
la mort. Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de
Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire
du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en
Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6 :16-23). Aussi, « Donnez-vous vousmêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez » (Romains 6 :13).
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Nous corrigerons ensuite la confusion des notions de liberté et de
souveraineté, et en conclurons que la prédestination des élus de Dieu au salut,
loin de conduire à la négation, l’exclusion ou l’anéantissement de la liberté des
élus de Dieu, est bien plutôt libératrice et source de liberté, selon qu’il est écrit,
« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et
ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude [de la
corruption] » (Galates 5 :1). « Car la création a été soumise à la vanité, non de
son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi
sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de
la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8 :20-21). « Vous connaîtrez la vérité,
et la vérité vous affranchira […]. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez
réellement libres » (Jean 8 :32-36). « Car c’est la volonté de Dieu qu’en
pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés,
étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais
agissant comme des serviteurs de Dieu » (1 Pierre 2 :15-16). « Frères, vous
avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte
de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des
autres » (Galates 5 :13). « Ayant donc cette espérance, nous usons
d’une grande liberté, et nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile
sur son visage, pour que les fils d’Israël ne fixassent pas les regards sur la fin
de ce qui était passager […]. Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit
du Seigneur, là est la liberté » (2 Corinthiens 3 :12-17). « Des faux frères […]
s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que
nous avons en Jésus-Christ, avec l’intention de nous asservir » (Galates 2 :4).
Nous conforterons notre position en prenant, fermement, appui sur les
exemples du prophète Jérémie, de l’Apôtre Paul, du roi David et du Seigneur de
gloire Jésus-Christ, élus de Dieu, prédestinés dès avant la fondation du monde,
et dont la prédestination n’en a pas fait des pantins ni des marionnettes, selon
qu’il est écrit, « Paroles de Jérémie, fils de Hilkija, l'un des sacrificateurs
d'Anathoth, dans le pays de Benjamin. La parole de l'Éternel lui fut adressée au
temps de Josias, fils d'Amon, roi de Juda, la treizième année de son règne, et au
temps de Jojakim, fils de Josias, roi de Juda, jusqu'à la fin de la onzième année
de Sédécias, fils de Josias, roi de Juda, jusqu'à l'époque où Jérusalem fut
emmenée en captivité, au cinquième mois. La parole de l'Éternel me fut
adressée, en ces mots: Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je
te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré, je
t'avais établi prophète des nations [Election et prédestination du prophète
Jérémie]. Je répondis: Ah! Seigneur Éternel! Voici, je ne sais point parler, car
je suis un enfant. Et l'Éternel me dit: Ne dis pas: Je suis un enfant. Car tu iras
vers tous ceux auprès de qui je t'enverrai, et tu diras tout ce que je t'ordonnerai.
Ne les crains point, car je suis avec toi pour te délivrer, dit l'Éternel. Puis
l'Éternel étendit sa main, et toucha ma bouche; et l'Éternel me dit: Voici, je mets
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mes paroles dans ta bouche. Regarde, je t'établis aujourd'hui sur les nations et
sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et
que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes. La parole de l'Éternel
me fut adressée, en ces mots: Que vois-tu, Jérémie? Je répondis: Je vois une
branche d'amandier. Et l'Éternel me dit: Tu as bien vu; car je veille sur ma
parole, pour l'exécuter [Souveraineté de Dieu]» (Jérémie 1 :1-12).
Et encore, « Tu m'as persuadé1, Éternel, et je me suis laissé persuader
[Volonté libre de Jérémie/liberté de la volonté de Jérémie]; tu m'as saisi, tu
m'as vaincu [Souveraineté de Dieu/Appel efficace de Dieu]. Et je suis chaque
jour un objet de raillerie, tout le monde se moque de moi. Car toutes les fois que
je parle, il faut que je crie, que je crie à la violence et à l'oppression! Et la
parole de l'Éternel est pour moi un sujet d'opprobre et de risée chaque jour. Si
je dis: Je ne ferai plus mention de lui, je ne parlerai plus en son nom [Volonté
libre de Jérémie], il y a dans mon cœur comme un feu dévorant qui est
renfermé dans mes os [l’œuvre du Saint-Esprit/l’action surnaturelle, secrète et
invisible du Saint-Esprit/la foi à salut]. Je m'efforce de le contenir [Volonté
libre de Jérémie], et je ne le puis [Souveraineté de Dieu/Appel efficace de
Dieu] » (Jérémie 20 :7-9).
Et encore, « Je vous déclare, frères, que l'Évangile qui a été annoncé par
moi n'est pas de l'homme; car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme, mais par
une révélation de Jésus-Christ. Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma
conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais
l'Église de Dieu, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup
de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d'un zèle excessif pour les
traditions de mes pères. Mais, lorsqu'il plut à celui qui m'avait mis à part dès
le sein de ma mère [Election et prédestination de l’apôtre Paul], et qui m'a
appelé par sa grâce [Souveraineté de Dieu/Appel efficace de Dieu], de révéler
en moi son Fils, afin que je l'annonçasse parmi les païens, aussitôt, je ne
consultai ni la chair ni le sang, et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui
furent apôtres avant moi, mais je partis pour l'Arabie » (Galates 1 :11-17).
Et encore, « Ne suis-je pas libre [Volonté libre de l’apôtre Paul/liberté de
la volonté de l’apôtre Paul]? Ne suis-je pas apôtre? N'ai-je pas vu Jésus notre
Seigneur? N'êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur?» (1 Corinthiens 9 :1).
Et encore, « Paul demeura deux ans entiers dans une maison qu’il avait
louée. Il recevait tous ceux qui venaient le voir, prêchant le royaume de Dieu et
enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ, en toute liberté [Volonté
1

Persuader : Indique une action qui s’adresse non à l’entendement mais plutôt au cœur. C’est inspirer une
confiance qui détermine la volonté. Celui qui est persuadé croit parce qu’il est porté à croire et qu’il est décidé
à le faire.

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libre de l’apôtre Paul/liberté de la volonté de l’apôtre Paul] et sans obstacle »
(Actes 28 :30-31).
Et encore, « C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de
ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres
sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché
devant toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de
la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton
livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun
d'eux existât. Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables! Que le
nombre en est grand! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains
de sable » (Psaume 139 :13-18). « Une science aussi merveilleuse est au-dessus
de ma portée, elle est trop élevée pour que je puisse la saisir » (Psaume 139 :6).
« Oui, tu m'as fait sortir du sein maternel, Tu m'as mis en sûreté sur les
mamelles de ma mère; dès le sein maternel j'ai été sous ta garde, dès le ventre
de ma mère tu as été mon Dieu [Election et prédestination de David] »
(Psaume 22 :10-11).
Et encore, « Au chef des chantres. Psaume de David. Lorsque Nathan, le
prophète, vint à lui, après que David fut allé vers Bath Schéba. O Dieu! Aie
pitié de moi dans ta bonté; selon ta grande miséricorde, efface mes
transgressions; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon
péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment
devant moi. J'ai péché contre toi seul, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux, en
sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement.
Voici, je suis né dans l'iniquité, et ma mère m'a conçu dans le péché. Mais tu
veux que la vérité soit au fond du cœur: Fais donc pénétrer la sagesse au
dedans de moi! Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur; lave-moi, et je serai
plus blanc que la neige. Annonce-moi l'allégresse et la joie, et les os que tu as
brisés se réjouiront. Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes
iniquités. O Dieu! Crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien
disposé. Ne me rejette pas loin de ta face, ne me retire pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie de ton salut, et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne!
J'enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, et les pécheurs reviendront
à toi. O Dieu, Dieu de mon salut! Délivre-moi du sang versé, et ma langue
célébrera ta miséricorde. Seigneur! Ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta
louange. Si tu eusses voulu des sacrifices, je t'en aurais offert; mais tu ne prends
point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un
esprit brisé: O Dieu! Tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. Répands par
ta grâce tes bienfaits sur Sion, bâtis les murs de Jérusalem! Alors tu agréeras
des sacrifices de justice, des holocaustes et des victimes tout entières; alors on
offrira des taureaux sur ton autel [Volonté libre de David/liberté de la volonté
de David]» (Psaume 51 :1-21).
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Et encore, « Ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de
l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez
héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau
sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde [Election et
prédestination du Seigneur de gloire Jésus-Christ], et manifesté à la fin des
temps, à cause de vous, qui par lui croyez en Dieu, lequel l'a ressuscité des
morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent
sur Dieu » (1 Pierre 1 :18-21).
Et encore, « Hommes Israélites, écoutez ces paroles! Jésus de Nazareth,
cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les
prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le
savez vous-mêmes; cet homme, livré selon le dessein arrêté […] de Dieu, vous
l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies » (Actes 2 :22-23).
« Les rois de la terre se sont soulevés, et les princes se sont ligués contre le
Seigneur et contre son Oint. En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as
oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et
avec les peuples d'Israël, pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient
arrêté d'avance » (Actes 4 :26-28). « Le Fils de l’homme s’en va selon ce qui
est déterminé. Mais malheur à l’homme par qui il est livré ! » (Luc 22 :22).
« Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né » (Matthieu 26 :24 ; Marc
14 :21). « Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par
la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir [Prédestination
du Seigneur de gloire Jésus-Christ]» (Actes 3 :18).
Et encore, « Notre Sauveur Jésus-Christ […] s'est donné lui-même pour
nous [au Père et aux hommes !], afin de nous racheter de toute iniquité, et de se
faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes
œuvres » (Tite 2 :13-14). « C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu
n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m'as formé un corps; Tu n'as agréé ni
holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens (Dans le
rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté »
(Hébreux 10 :5-7), selon qu’il est écrit, « Ayez en vous les sentiments qui étaient
en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme
une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en
prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant
paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant
jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu
l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous
la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire
de Dieu le Père » (Philippiens 2 :5-11). « Le Père m'aime, parce que je donne
ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi7

même; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre: tel est
l'ordre que j'ai reçu de mon Père » (Jean 10 :17-18). Ainsi, « Il [le Seigneur de
gloire Jésus-Christ] s’est livré lui-même à la mort » (Esaïe 53 :12) et « s’est
donné lui-même en rançon pour tous » (1 Timothée 2 :6) [Volonté libre du
Seigneur de gloire Jésus-Christ].
Et encore, « Îles, écoutez-moi! Peuples lointains, soyez attentifs!
L'Éternel m'a appelé dès ma naissance, Il m'a nommé dès ma sortie des
entrailles maternelles [Election et prédestination du Seigneur de gloire JésusChrist]. Il a rendu ma bouche semblable à un glaive tranchant, Il m'a couvert
de l'ombre de sa main; Il a fait de moi une flèche aiguë, Il m'a caché dans son
carquois. Et il m'a dit: Tu es mon serviteur, Israël en qui je me glorifierai. Et
moi j'ai dit: C'est en vain que j'ai travaillé, c'est pour le vide et le néant que j'ai
consumé ma force; mais mon droit est auprès de l'Éternel, et ma récompense
auprès de mon Dieu. Maintenant, l'Éternel parle, Lui qui m'a formé dès ma
naissance pour être son serviteur [Election et prédestination du Seigneur de
gloire Jésus-Christ], pour ramener à lui Jacob, et Israël encore dispersé; car je
suis honoré aux yeux de l'Éternel, et mon Dieu est ma force. Il dit: C'est peu que
tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et pour ramener les
restes d'Israël: Je t'établis pour être la lumière des nations, pour porter mon
salut jusqu'aux extrémités de la terre. Ainsi parle l'Éternel, le rédempteur, le
Saint d'Israël, à celui qu'on méprise, qui est en horreur au peuple, à l'esclave
des puissants: Des rois le verront, et ils se lèveront, des princes, et ils se
prosterneront, à cause de l'Éternel, qui est fidèle, du Saint d'Israël, qui t'a
choisi » (Ésaïe 49 :1-7).
Ainsi, selon qu’il est écrit, « Je les tirai avec des liens d’humanité, avec
des cordages d’amour » [l’œuvre du Saint-Esprit dans le salut des élus de Dieu]
(Osée 11 :4), la prédestination des élus de Dieu au salut est un acte d’amour,
une bénédiction et partant un privilège. Or, « l’amour [la charité] est patient, il
est plein de bonté […], il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son
intérêt, il ne s'irrite point […], il ne se réjouit point de l'injustice, mais il se
réjouit de la vérité; il excuse tout […], il supporte tout. L’amour ne périt
jamais » (1 Corinthiens 13 :4-8), pas plus qu’il ne manipule ni ne contraint.
L’homme pécheur, présomptueux, et incurablement ennemi de Dieu dont
il ne veut point entendre parler de "la grâce inconditionnelle et irrésistible", si
humiliante pour l’orgueil de son cœur vaniteux, préfère mieux s’illusionner que
"la boue de ses bonnes œuvres mortes, puantes et nauséabondes" peut lui
acquérir le salut et la vie éternelle, se complait et trouve dans la séduction et
l’hérésie arminiennes une source d’autoglorification qui flatte démesurément
l’orgueil de son cœur vaniteux. Désarmé et à court d’arguments face à
l’uniformité et la clarté de la doctrine biblique du salut laquelle affirme que les
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élus de Dieu sont sauvés par pure grâce divine sans les œuvres (Romains 3 :28),
et qui les déclare donc absolument inutiles dans le choix souverain de Dieu qui
les précède, c’est-à-dire que les bonnes œuvres des élus ne sont pas la cause
du choix souverain de Dieu, mais la conséquence, - l’homme non régénéré
s’obstine dans son rejet de « l’élection de la grâce » (Romains 11 :5) au motif
fallacieux que la simple idée d’un salut comme "don gratuit et inconditionnel de
Dieu" lui est absolument insupportable, car non seulement elle déshonore Dieu
en le dépeignant sous des traits plus hideux que le Diable-même, mais qui plus
est, elle ferait de l’homme un pantin et une marionnette entre les mains de Dieu,
le marionnettiste, qui aurait jeté les dès d’avance.
Une telle argumentation qui veut ignorer les vérités bibliques sur la nature
de Dieu et Ses voies trahit la confusion mentale de l’homme animal due à son
intelligence obscurcie et non renouvelée. En effet, l’homme animal souffre
d’une profonde et sévère confusion mentale qui l’incline à vouloir simplifier la
Bible à l’extrême, en supprimant tous les mystères qui sont cachés à son
intelligence obscurcie. C’est ainsi tout d’abord qu’il veut ignorer que l’Ecriture
elle-même présente le Prophète Jérémie, l’Apôtre Paul, le roi David ou encore le
Seigneur de gloire Jésus-Christ comme "des élus de Dieu prédestinés dès avant
la fondation du monde", selon qu’il est écrit, « Avant que je t'eusse formé dans
le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je
t'avais consacré, je t'avais établi prophète des nations » (Jérémie 1 :5).
« Lorsqu’il plut à celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a
appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l'annonçasse parmi
les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang, et je ne montai point à
Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l'Arabie »
(Galates 1 :15-17). « Oui, tu m'as fait sortir du sein maternel, Tu m'as mis en
sûreté sur les mamelles de ma mère; dès le sein maternel j'ai été sous ta garde,
dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu » (Psaume 22 :10-11). « Ce n'est
pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été
rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais
par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache,
prédestiné avant la fondation du monde » (1 Pierre 1 :18-20). « L'Éternel m'a
appelé dès ma naissance, Il m'a nommé dès ma sortie des entrailles maternelles.
Il a rendu ma bouche semblable à un glaive tranchant, Il m'a couvert de l'ombre
de sa main; Il a fait de moi une flèche aiguë, Il m'a caché dans son carquois. Et
il m'a dit: Tu es mon serviteur […], Lui qui m'a formé dès ma naissance pour
être son serviteur […], à cause de l'Éternel, qui est fidèle, du Saint d'Israël, qui
t'a choisi » (Ésaïe 49 :1-7).
Or, ni l’Ecriture, ni la vie-même de "ces élus de Dieu prédestinés dès
avant la fondation du monde" ne fait d’eux des pantins et marionnettes, selon
qu’il est écrit, « Tu m'as persuadé, Éternel, et je me suis laissé persuader; tu
9

m'as saisi, tu m'as vaincu […]. Si je dis: Je ne ferai plus mention de lui, je ne
parlerai plus en son nom, il y a dans mon cœur comme un feu dévorant qui est
renfermé dans mes os. Je m'efforce de le contenir, et je ne le puis » (Jérémie
20 :7-9). « Ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? » (1 Corinthiens 9 :1-3).
« Psaume de David. Lorsque Nathan, le prophète, vint à lui, après que David
fut allé vers Bath Schéba. O Dieu! Aie pitié de moi dans ta bonté; selon ta
grande miséricorde, efface mes transgressions; lave-moi complètement de mon
iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et
mon péché est constamment devant moi. J'ai péché contre toi seul, et j'ai fait
ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans
reproche dans ton jugement. Voici, je suis né dans l'iniquité, et ma mère m'a
conçu dans le péché […]. Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes
mes iniquités […]. O Dieu, Dieu de mon salut! Délivre-moi du sang versé »
(Psaume 51 :1-21). « Notre Sauveur Jésus-Christ […] s'est donné lui-même
pour nous [au Père et aux hommes !], afin de nous racheter de toute iniquité,
et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les
bonnes œuvres » (Tite 2 :13-14). « C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde,
dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m'as formé un corps; Tu n'as
agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens
(Dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté »
(Hébreux 10 :5-7), selon qu’il est écrit, « Ayez en vous les sentiments qui étaient
en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme
une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en
prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant
paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant
jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu
l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous
la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire
de Dieu le Père » (Philippiens 2 :5-11). « Je donne ma vie, afin de la reprendre.
Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la
donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon
Père » (Jean 10 :17-18). « Il [le Seigneur Jésus-Christ] s’est livré lui-même à la
mort » (Esaïe 53 :12) et « s’est donné lui-même en rançon pour tous » (1
Timothée 2 :6).
Ceci montre à suffisance que "l’élection de la grâce et la prédestination
des élus de Dieu au salut" ne fait point des élus de Dieu des marionnettes et
pantins entre les mains d’un Dieu marionnettiste. Le contraire reviendrait, en
effet, à affirmer que la parole de Dieu présente le Seigneur de gloire JésusChrist, le Prophète Jérémie, l’Apôtre Paul et le roi David comme des
marionnettes et des pantins. Ce qui n’est pas vrai (Jérémie 20 :7-9, 1
Corinthiens 9 :1-3, Tite 2 :13-14, Hébreux 10 :5-7, Philippiens 2 :5-11, Jean
10

10 :17-18, Esaïe 53 :12, 1 Timothée 2 :6). Ainsi, il apparait, clairement, que
prétendre que "l élection de la grâce et la prédestination des élus de Dieu au
salut" feraient des élus de Dieu des marionnettes et des pantins reviendrait à
poser un faux problème et nourrir une polémique qui n’a pas lieu d’être. En
effet, autant le Seigneur de gloire Jésus-Christ, le prophète Jérémie, l’apôtre
Paul et le roi David, - élus de Dieu prédestinés dès avant la fondation du monde
(Jérémie 1 :1-12, Galates 1 :11-17, Psaume 22 :10-11, 1 Pierre 1 :17 :21, Ésaïe
49 :1-7), n’étaient point des pantins ni des marionnettes (Jérémie 20 :7-9, 1
Corinthiens 9 :1-3, Tite 2 :13-14, Hébreux 10 :5-7, Philippiens 2 :5-11, Jean
10 :17-18, Ésaïe 53 :12, 1 Timothée 2 :6), autant les élus de Dieu, – prédestinés
au salut dès avant la fondation du monde, ne sont point non plus des pantins ni
des marionnettes. Ainsi, la prédestination ne fait point des élus de Dieu - des
pantins ni des marionnettes.
Adepte de faux problèmes, de disputes de mots et de la fausse science,
l’homme animal, dans son intelligence obscurcie, confond, par ailleurs,
maladroitement, les notions de "liberté" (Galates 5 :1, Jean 8 :32, 1 Pierre
2 :16) et de "souveraineté" (1 Timothée 6 :15-16), qu’il prend à tort pour des
synonymes, en introduisant la notion philosophique fictive de « libre arbitre »
humain, faux problème, en dehors de la question2. Le libre arbitre est la faculté
de se déterminer sans autre cause que la volonté. La catégorie philosophique du
libre arbitre humain pose trois problèmes ou difficultés. Tout d’abord, elle
semble erronée, car elle fait fi de la servitude de la corruption, du péché, des
passions et de l’ignorance que la sagesse repousse, en attribuant à l’homme
pécheur, captif de la corruption et du péché, une liberté fictive dont il est privé,
2

La catégorie philosophique fictive du libre arbitre humain est un faux problème en dehors de la question, les
principes de la sotériologie biblique imposant de distinguer et de différencier nettement d’une part, la doctrine
biblique de la perdition des fils de la rébellion qui est un existentialisme, et d’autre part, la doctrine biblique du
salut des élus de Dieu qui est un essentialisme, le problème de la liberté de l’homme que le don de l’Esprit
n’exclut point ni n’anéantit, les élus de Dieu n’étant point des pantins ni des marionnettes, ne se posant
aucunement, mais bien plutôt celui des tourments éternels de l’étang ardent de feu et de souffre que la sagesse
repousse ni ne chérit comme l’atteste le riche de la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare relatée en
Luc 16 :19-31 par le Seigneur de gloire Jésus-Christ, selon qu’il est écrit, « Il y avait un homme riche, qui était
vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était
couché à sa porte, couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et
même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein
d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il
était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria: Père Abraham, aie pitié
de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je
souffre cruellement dans cette flamme. Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens
pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.
D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là
vers nous, ne puissent le faire. Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de
mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce
lieu de tourments. Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent. Et il dit: Non, père
Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit: S'ils n'écoutent pas
Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait » (Luc
16 :19-31). Aussi, le don de l’Esprit, qui sauve des tourments éternels de l’étang ardent de feu et de souffre, est
un bienfait que la sagesse et la liberté du sage chérissent.

11

selon qu’il est écrit, « Nous savons en effet que la loi est spirituelle ; mais moi,
je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point
ce que je veux, et je fais ce que je hais [Il ne veut point ce qu’il fait ; il n’est
donc point libre, mais esclave]. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais
par là que la loi est bonne [Il ne veut point ce qu’il fait ; il n’est donc point
libre, mais esclave]. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le
péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-àdire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je
ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas [Il ne veut
point le mal qu’il fait ; il n’est donc point libre, mais esclave]. Et si je fais ce
que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi
[Il ne veut point ce qu’il fait ; il n’est donc point libre, mais esclave]. Je trouve
donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car
je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur; mais je vois dans
mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me
rend captif [esclave] de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable
que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?... Grâces soient rendues à
Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par
l'entendement esclave de la loi de Dieu [qui et une loi de liberté et conduit à la
vie], et je suis par la chair esclave de la loi du péché [qui est une loi
d’asservissement et conduit à la mort] » (Romains 7 :14-25). Ainsi, il n’y a
point de libre arbitre humain en tant que faculté de se déterminer sans autre
cause que la volonté, selon qu’il est écrit, « Non, il n’y a sur la terre point
d’homme juste qui fasse le bien et ne pèche jamais » (Ecclésiaste 7 : 22), les
hommes étant tous pécheurs et captifs de la corruption et du péché, - tous, sans
exception, selon qu’il est écrit, « Si nous disons que nous n’avons pas de péché,
nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous
confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour
nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas de péché,
nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous » (1 Jean 1 : 8-10).
Deuxièmement, elle semble confondre les notions de liberté et de
souveraineté, qu’elle prend à tort pour des synonymes. En l’occurrence, elle
attribue, à tort, à l’homme, - la souveraineté, attribut divin, - du seul Dieu « et
seul souverain » (1 Timothée 6 :15), selon qu’il est écrit, « Toi, Éternel, tu fais
ce que tu veux » (Jonas 1 :14).
Enfin, elle semble constituer un faux problème en dehors de la question,
car le problème de la liberté des élus de Dieu, qui ne sont point des pantins ni
des marionnettes, ne se pose aucunement, le don de l’Esprit n’excluant point ni
n’anéantissant la liberté des élus de Dieu comme cela a été démontré
précédemment. Pour ces trois raisons, le libre arbitre humain est donc à rejeter,
12

car appartenant à la catégorie des contes profanes et absurdes et à la fausse
science. C’est une catégorie philosophique fictive.
Ne comprenant pas que la liberté, qui est la faculté qu’a l’homme
d’exercer sa volonté (1 Corinthiens 7 :37), est par définition "encadrée" et
"limitée" (Actes 24 :23), - soit par la liberté de son prochain, - l’homme n’étant
pas seul dans la société, - soit par la souveraineté de Dieu, qui est « le […] seul
souverain » (1 Timothée 6 :15-16), qui seul échappe au contrôle d’une autorité
supérieure, étant lui-même le transcendant, c’est-à-dire l’autorité suprême, Lui
qui encadre et fixe des limites à la liberté de l’homme, à ses facultés, à ses
possibilités, à ses désirs, à ses envies, à ses ambitions, à ses aspirations et à
toutes choses, comme Il fixa des limites à l’orgueil des vagues de la mer, selon
qu’il est écrit, « Qui a fermé la mer avec des portes, quand elle s’élança du sein
maternel ; quand je fis de la nuée son vêtement, et de l’obscurité ses langes ;
quand je lui imposai ma loi, et que je lui mis des barrières et des portes ; quand
je dis : Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas au-delà ; ici s’arrêtera l’orgueil de
tes flots ! » (Job 38 :8-11), - l’homme animal prend, à tort et sans même s’en
rendre compte, "la liberté de l’homme" pour de "la souveraineté", c’est-à-dire le
fait d’échapper et de n’être point soumis au contrôle d’une autorité supérieure,
laquelle encadrerait la liberté de notre volonté, et définie ainsi la liberté comme
"le faire ce que je veux" (ce qui me plaît, dit-il plus couramment en se
trahissant) (Jonas 1 :14), en introduisant la catégorie philosophique fictive du
libre arbitre humain, faux problème en dehors de la question, et qu’il définit
comme la faculté de se déterminer sans autre cause que la volonté. Ainsi,
comme le souligne Jean-Paul Sartre, « sa liberté » est totale et absolue. Pour lui,
"être libre, c’est faire ce qu’on veut (ce qui nous plaît, dit-il plus couramment en
se trahissant)". Cette définition de la liberté, qui veut ignorer que l’homme ne
vit pas seul dans la société et l’univers, et qui fait fi de la vérité élémentaire que
la liberté de l’homme est encadrée et limitée par celle de son prochain et par la
souveraineté de Dieu, est en elle-même erronée, car d’une part, elle assimile la
liberté à de la souveraineté [selon qu’il est écrit, « Toi, Éternel, tu fais ce que tu
veux » (Jonas 1 :14)], et d’autre part, elle pourrait cacher (et à la vérité, elle
cache même) un véritable esclavage (Romains 7 :14-25). C’est ici que nait la
première confusion mentale de l’homme non régénéré. Dans son intelligence
obscurcie, il ne discerne pas qu’il devrait plutôt renverser l’ordre des valeurs et
exprimer la liberté, - non comme "le faire ce que je veux", - "ce qui est une
chimère et une illusion et surtout pourrait cacher un véritable esclavage", - mais
comme "le vouloir ce que je fais". En effet, "être libre", ce n’est point faire ce
que l’on veut, car, sauf erreur de jugement, d’une part, il est évident qu’il est
impossible de faire ce que l’on veut, - notre liberté étant encadrée et limitée ne
fusse que par la liberté de notre prochain et par la souveraineté de Dieu, et
d’autre part, une telle définition pourrait cacher un véritable esclavage ; - mais
c’est effectivement "vouloir ce que l’on fait". Ainsi, "je suis libre" – non parce
13

que "je fais ce que je veux", - mais parce que "je veux ce que je fais".
Autrement dit, est libre, - non pas l’homme qui fait ce qu’il veut, - mais
l’homme qui veut ce qu’il fait. En d’autres termes, la liberté est la condition, non pas de l’homme qui fait ce qu’il veut (ce qui lui plaît, dit-on plus
couramment en se trahissant), - mais bien plutôt, - de l’homme qui veut ce qu’il
fait. Voilà la bonne définition de la notion de liberté que nous suggère du reste le
Saint-Esprit, s’exprimant par la bouche de l’Apôtre Paul dans son Épître aux
Romains, lorsque celui-ci relate le combat de sa chair contre son esprit : « Nous
savons […] que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.
Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que
je hais [Il ne veut point ce qu’il fait ; il n’est donc point libre, mais esclave].
Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne [Il
ne veut point ce qu’il fait ; il n’est donc point libre, mais esclave]. Et maintenant
ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est
bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté,
mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je
fais le mal que je ne veux pas [Il ne veut point le mal qu’il fait ; il n’est donc
point libre, mais esclave]. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi
qui le fais, c'est le péché qui habite en moi [Il ne veut point ce qu’il fait ; il
n’est donc point libre, mais esclave]. Je trouve donc en moi cette loi: quand je
veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de
Dieu, selon l'homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi,
qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif [esclave] de
la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me
délivrera du corps de cette mort?... Grâces soient rendues à Dieu par JésusChrist notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement
esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché »
(Romains 7 :14-25).
Ainsi, il convient de ne point confondre les notions de "liberté" et de
"souveraineté", et de ne point les prendre à tort pour des synonymes (1 Timothée
6 :15-16), en introduisant la catégorie philosophique fictive du libre
arbitre3humain, faux problème en dehors de la question. "La liberté de la
volonté de l’homme" qui est la faculté qu’a l’homme d’exercer sa volonté (1
Corinthiens 7 :37), et qui se connait sans preuve par la seule expérience que
nous en avons, est par définition encadrée et limitée par la main souveraine et
miséricordieuse de Dieu (Actes 24 :23). L’Écriture la définit, fort pertinemment,
- non comme "le fait de faire ce que l’on veut" (Jonas 1 :14), - ce qui serait une
chimère, une illusion, de la souveraineté, du libre arbitre, et surtout pourrait
3

Libre arbitre : 1. Philosophie. Faculté de se déterminer sans autre cause que la volonté. Liberté. A la vérité,
ce n’est plus de la liberté, mais bien de la souveraineté, attribut de Dieu (1 Timothée 6 :15). Dès lors, la notion
de libre arbitre, en confondant les notions de liberté et de souveraineté, constitue une catégorie philosophique
fictive. Elle est par conséquent à repousser. De plus, elle fait fi de l’esclavage du péché, de la corruption, des
passions et de l’ignorance de l’Homme. 2. Couramment. Volonté libre, non contrainte.

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cacher un véritable esclave, - mais bien plutôt, - comme "le fait de vouloir ce
que l’on fait" (Romains 7 :14-25). C’est pourquoi aussi, à la suite de Luther,
dans son essai sur le serf arbitre, les réformateurs, en leur temps, avaient, à juste
titre, repoussé la notion philosophique fictive du libre arbitre humain, comme
appartenant à la catégorie des contes profanes et absurdes, selon qu’il est écrit,
le Très-Haut est « le [...] seul souverain » (1 Timothée 6 :15), aussi, « Repousse
les contes profanes et absurdes » (1 Timothée 4 :7). En effet, Lui seul échappe
au contrôle d’une autorité supérieure, étant lui-même le transcendant, c’est-àdire l’autorité suprême. Il encadre et fixe des limites à la liberté de l’homme, à
ses facultés, à ses possibilités, à ses désirs, à ses envies, à ses ambitions, à ses
aspirations et à toutes choses, comme Il fixa des limites à l’orgueil des vagues
de la mer, selon qu’il est écrit, « Qui a fermé la mer avec des portes, quand elle
s’élança du sein maternel ; quand je fis de la nuée son vêtement, et de
l’obscurité ses langes ; quand je lui imposai ma loi, et que je lui mis des
barrières et des portes ; quand je dis : Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas audelà ; ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ! » (Job 38 :8-11).
Soulignons, par ailleurs, la mauvaise foi de l’homme non régénéré, qui
veut ignorer que dans le cadre de "l’élection de la grâce", la liberté des
réprouvés à l’égard de Dieu se connait sans preuve par la seule expérience que
nous en avons et laquelle se traduit par leur ingratitude, leur haine, leur révolte,
et leur rébellion ouverte et militante contre l’Éternel et Son oint. La main
souveraine de Dieu agit à l’égard des réprouvés simplement en ceci qu’elle
veille à limiter et encadrer le mal que ces derniers pourraient provoquer dans la
société et l’univers suite au mauvais usage de leur liberté vis-à-vis de Dieu.
C’est rappeler que les réprouvés sont seuls responsables de leur perdition. En
effet, avant d’être un décret de condamnation, le décret divin de réprobation est
d’abord un décret de laisser-faire en vertu duquel l’Éternel s’abstient
d’intervenir, de s’immiscer et de s’ingérer dans la vie des réprouvés de façon à
ne pas violer leur volonté libre. Le décret divin de laisser-faire a pour but de
démontrer la faillite de la voie autonome de l’Homme, lequel meurt
naturellement, non d’abord du fait du décret divin de réprobation qui est
d’abord un décret de laisser-faire, mais exclusivement du fait de sa révolte et
rébellion ouvertes et militantes contre Dieu, selon qu’il est écrit, « Rendez gloire
à notre Dieu ! Il est le rocher ; ses œuvres sont parfaites, car toutes ses voies
sont justes ; c’est un Dieu fidèle et sans iniquité, il est juste et droit. S’ils se sont
corrompus, à lui n’est point la faute ; la honte est à ses enfants, race fausse et
perverse. Est-ce l’Éternel que vous en rendez responsable, peuple insensé et
dépourvu de sagesse ? » (Deutéronome 32 :3-6). « Semblables à des brutes qui
s’abandonnent à leurs penchants naturels et qui sont nées pour être prises et
détruites, ils […] périront par leur propre corruption, recevant ainsi le salaire
de leur iniquité » (2 Pierre 2 :12-13).
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C’est dire que la doctrine biblique de la perdition des fils de la rébellion
est un existentialisme. Ainsi, quand il s’agit des fils de la rébellion, « l’existence
précède l’essence », c’est-à-dire que les fils de la rébellion sont les propres
artisans et les seuls responsables de leur perdition, qui n’est que le fruit de ce
qu’ils font eux-mêmes de leur vie. La doctrine biblique de la perdition des fils
de la rébellion sacrifie ainsi la providence divine sur l’autel des mérites. Les fils
de la rébellion existent d’abord et ensuite seulement se définissent. Ils sont ainsi
les seuls responsables de leur perdition.
S’agissant des élus, nous rappellerons simplement que l’Écriture et
l’expérience quotidienne séculaire nous enseignement que les élus de Dieu
jouissent d’une liberté encadrée et limitée par la main souveraine et
miséricordieuse de Dieu (Jérémie 20 :7-9, 1 Corinthiens 9 :1-3, Psaume 51, Tite
2 :13-14, Hébreux 10 :5-7, Philippiens 2 :5-11, Jean 10 :17-18, Esaïe 53 :12, 1
Timothée 2 :6). En effet, dans Sa préscience, c’est-à-dire Sa connaissance
infaillible qu’Il a de l’avenir du monde, des hommes et de toutes choses, - et
cela dans le moindre détail, connaissant la faillite de la voie autonome de
l’homme, et de façon à contourner l’obstacle rédhibitoire de la mort spirituelle
de l’homme animal et de la loi du péché dans sa chair, lesquelles le séparent de
Dieu, l’Éternel Dieu, - dès avant la fondation du monde, créa carrément Ses élus
dans Christ, dont ils sont précisément le corps et les cellules, - cellules mortes
avant la nouvelles naissance, - et cellules vivantes après la nouvelle naissance,
pour les bonnes œuvres qu’Il a d’avance préparées pour qu’ils les pratiquent.
Ces bonnes ouvres consistent notamment à croire au Seigneur de gloire JésusChrist, naître de nouveau, se repentir, se convertir, mener une vie de sainteté,
résister au diable en lui opposant une foi ferme et entrer par la porte étroite.
En insinuant que "les élus de Dieu" ne sauraient se réjouir de la grâce
souveraine de Dieu par Sa bénédiction envers eux dans Jésus-Christ en
encadrant et limitant leur volonté libre, qui autrement, en vertu de la faillite de la
voie autonome de l’Homme, les aurait conduit comme les réprouvés dans les
tourments éternels de l’enfer de l’étang ardent de feu et souffre, - l’homme
animal montre, par sa méconnaissance des choses et des voies de Dieu, qu’il est
étranger à la vie de Dieu. Quelle absurdité et insulte à notre intelligence que de
prétendre que les élus de Dieu, dans l’intimité et la gloire de leur Roi,
s’offusqueront de ce que, dans Son amour ineffable et Sa miséricorde, lui qui
« les tira avec des liens d’humanité, avec des cordages d’amour » (Osée 11 :4),
qu’il ait encadré et limité leur liberté en raison de la faillite de la voie autonome
de l’Homme et cela afin de leur épargner les tourments éternels de l’enfer. Cette
dernière imposture est plus grande encore que le déni de la réalité de l’état de
péché et de pécheur de l’homme observable chez l’homme animal, et que je
considère pour ma part comme le plus grand déni de la réalité de toute l’histoire
de l’humanité. En effet, non seulement la sagesse repousse ni ne chérit les
16

tourments éternels de l’étang ardent de feu et de souffre comme l’atteste le riche
de la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare relatée par le Seigneur de
gloire Jésus-Christ en Luc 16 :19-31, selon qu’il est écrit, « Il y avait un homme
riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et
brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert
d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du
riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. Le pauvre mourut,
et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il
fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en
proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria:
Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de
son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement
dans cette flamme. Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu
tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne;
maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et
vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de
là vers nous, ne puissent le faire. Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham,
d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour
qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de
tourments. Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent.
Et il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se
repentiront. Et Abraham lui dit: S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils
ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait »
(Luc 16 :19-31), aussi est-il évident que tous les élus de Dieu se réjouiront
d’avoir part à la gloire à venir qui sera la leur dans la présence et l’intimité de
leur Roi, laquelle leur permettra d’admirer la splendeur de Sa face, loin des
horreurs de l’enfer, comme le roi David, se faisant leur porte-parole, l’exprime
si bien : « Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment : Je
voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, pour contempler la
magnificence de l’Éternel et pour admirer son temple » (Psaumes 27 :4) ; - mais
aussi, ils se réjouissent dès à présent de l’amour ineffable de leur Père qui les
aime de toute éternité et qui dans la fidélité de Sa puissante main souveraine et
miséricordieuse garde tout leur être, l’esprit, l’âme et le corps irrépréhensible
pour l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, loin de la folie de la voie autonome
de l’homme qui est une impasse et conduit à la mort. En effet, « nous savons, du
reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux
qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a
aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le
premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi
appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés,
il les a aussi glorifiés. Que Dirons-nous donc à l’égard de ces choses ?»
(Romains 8 :28-31). Nous, élus de Dieu, ne pouvons, naturellement, que nous en
réjouir. Aussi, venir déclarer le contraire, n’est qu’imposture, grossière
17

absurdité et folie, opposée à la sagesse, et qui chérit [et préfère] les tourments
éternels de l’étang ardent de feu et de souffre ainsi que l’esclavage des passions,
de la corruption et de l’ignorance. Comme la folie est répugnante, elle qui
s’oppose à la sagesse, de même la liberté de l’insensé, - la liberté du fou, est
répugnante, elle qui s’oppose à la liberté selon Dieu, - à la liberté du sage, et
chérit l’esclavage des passions, de la corruption et de l’ignorance. C’est n’est
pas de la liberté, mais bien plutôt de l’esclavage. Peut-on, à la vérité, parler de
liberté lorsqu’on est esclave du péché, des passions, de la corruption et de
l’ignorance ? « Comment se peut-il que nous puissions faire ce qui nous répugne
et ne pas faire ce qui nous séduit ? » s’interrogeait P. Valéry au sujet de cette
ténébreuse affaire du Problème de la liberté, sans pouvoir pour autant parvenir à
une issue concevable, après avoir employé la logique, le sentiment, toutes les
sciences de la nature et dépensé d’immenses ressources de savoir, d’ingéniosité,
d’éloquence et de rhétorique. La clarté dans cette ténébreuse affaire, comme du
reste en toutes choses, apparaît au travers de la parole de Dieu, selon qu’il est
écrit, « Nous savons en effet que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel,
vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux,
et je fais ce que je hais [Il ne veut point ce qu’il fait ; il n’est donc point libre,
mais esclave]. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi
est bonne [Il ne veut point ce qu’il fait ; il n’est donc point libre, mais esclave].
Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi.
Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la
volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je
veux, et je fais le mal que je ne veux pas [Il ne veut point le mal qu’il fait ; il
n’est donc point libre, mais esclave]. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est
plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi [Il ne veut point ce qu’il
fait ; il n’est donc point libre, mais esclave]. Je trouve donc en moi cette loi:
quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la
loi de Dieu, selon l'homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre
loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif [esclave]
de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me
délivrera du corps de cette mort?... Grâces soient rendues à Dieu par JésusChrist notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement
esclave de la loi de Dieu [qui et une loi de liberté et conduit à la vie], et je suis
par la chair esclave de la loi du péché [qui est une loi d’asservissement et
conduit à la mort] » (Romains 7 :14-25).
Ainsi, parce que la liberté selon Dieu est la condition, - non pas de
l’homme qui fait ce qu’il veut (ce qui lui plaît, dit-on plus couramment en se
trahissant), - mais bien plutôt, - de l’homme qui veut ce qu’il fait (Romains
7 :14-25), alors, les élus de Dieu sont réellement libres, - eux qui veulent et
accomplissent, avec l’assistance de l’Esprit Saint, ce qu’ils font, leur aspiration
profonde et seule volonté étant d’habiter dans « la Jérusalem céleste » (Hébreux
18

12 :22, Galates 4 :26), - « la nouvelle Jérusalem » (Apocalypse 21 :2 ; 10), être « l’épouse, [et] la femme de l’agneau » (Apocalypse 21 :9 ; 2), selon que
l’exprime si bien le roi David, l’homme selon le cœur de Dieu, selon qu’il est
écrit, « Je demande à l’Éternel une chose [pas deux, ni trois…ni rien de
semblable, mais une seule chose], que je désire ardemment : Je voudrais habiter
toute ma vie dans la maison de l’Éternel, pour contempler la magnificence de
l’Éternel et pour admirer son temple » (Psaumes 27 :4, Apocalypse 21 :22).
Ainsi, en introduisant, artificiellement, la catégorie philosophique fictive
du « libre arbitre » humain, faux problème en dehors de la question, et qu’ils
définissent comme la faculté de se déterminer sans autre cause que la volonté, ils
« ont changé la vérité de Dieu en mensonge » (Romains 1 :25), et appelé "la
bénédiction et le bien" de l’Éternel envers Ses élus (Éphésiens 1 :3), Son acte
d’amour (Éphésiens 1 :5), Son don parfait, Sa grâce excellente, Sa bonté, Son
bienfait, Sa miséricorde, et Sa faveur imméritée à leur égard - "le mal et la
malédiction" ; faveur et bénédictions, au demeurant, qu’ils taxent d’injustice visà-vis des réprouvés qui en sont privés ! De quoi parle-t-on en fin de compte ?
D’un côté, on accuse l’Éternel de partialité et d’injustice envers les réprouvés,
privés du don de la foi selon le bon plaisir de Sa volonté, et de l’autre, les
mêmes l’accusent d’atteinte à la liberté des élus, objet du don de la foi, toute
chose qu’ils reconnaissent pourtant, à juste titre, dans l’accusation parallèle
qu’ils lui font pour partialité et injustice, comme une faveur imméritée et une
bénédiction. On atteint là les sommets de l’absurde et de l’impiété ! En effet,
d’où vient-il qu’une bénédiction et un acte d’amour posent des problèmes, en
l’occurrence, d’atteinte à la liberté ? Ne sont-ils pas par définition un bienfait ?
D’où vient-il qu’un bienfait soit appelé mal et une bénédiction malédiction et
malheur ? La sagesse ne repousse-t-elle pas les tourments éternels de l’étang
ardent de feu et de souffre ? Dès lors, le don de l’Esprit ne constitue-il pas un
bienfait [que la sagesse chérit] et la catégorie philosophique fictive du libre
arbitre humain un faux problème en dehors de la question, les principes de la
sotériologie biblique imposant de distinguer et de différencier nettement d’une
part, la doctrine biblique de la perdition des fils de la rébellion qui est
existentialisme, et d’autre part, la doctrine biblique du salut des élus de Dieu qui
est un essentialisme, le problème de la liberté de l’homme que le don de l’Esprit
n’exclut point ni n’anéantit ne se posant aucunement, les élus de Dieu n’étant
point des pantins ni des marionnettes, mais bien plutôt celui des tourments
éternels de l’étang ardent de feu et de souffre que la sagesse repousse ni ne
chérit ? « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent
les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en
douceur, et la douceur en amertume ! » (Ésaïe 5 :20). « Ô vous qui changez le
droit en absinthe, et qui foulez à terre la justice ! » (Amos 5 :7).

19

Que les recommandations de l’Apôtre Paul à Timothée et à Tite, ses
enfants légitimes en notre commune foi, nous servent de guide, selon qu’il est
écrit, « Repousse les contes profanes et absurdes » (1 Timothée 4 :7). « Ô
Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes, et les
disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns, qui se sont ainsi
détournés de la foi » (1 Timothée 6 :20). « Car ceux qui les tiennent avanceront
toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène » (2
Timothée 2 :16). Comment, en effet, peut-on changer la bénédiction de Dieu,
Son acte d’amour (Éphésiens 1 :5), Son don parfait et Sa grâce excellente en
mal, en y trouvant des problèmes d’atteinte à la liberté ? D’où vient-il que la
faveur imméritée de l’Éternel, - Son grand salut, qui sauve Ses élus des
tourments éternels de l’étang ardent de feu et de souffre que la sagesse repousse,
puisse être vu comme un grand mal portant atteinte à la liberté si ce n’est là de la
folie ? C’est bien le paroxysme de la folie, de l’absurdité et de l’impiété !
« Evite les discussions folles […], les disputes relatives à la loi ; car elles sont
inutiles et vaines » (Tite 3 :9). Tel est l’ultime conseil de l’Apôtre Paul à Tite.
En effet, si c’est une bénédiction (Éphésiens 1 :3), un acte d’amour
(Éphésiens 1 :5), une grâce, une faveur imméritée, c’est-à-dire un bienfait, un
avantage, un bénéfice, un profit, un service, une largesse, un bon office, de la
libéralité et de la générosité au cœur de l’accusation parallèle faite à l’Éternel
pour partialité et injustice contre les réprouvés, cela ne saurait plus être source
de problème pour les heureux bénéficiaires; autrement, la bénédiction n’est plus
une bénédiction, l’acte d’amour un acte d’amour, la grâce une grâce, le bienfait
un bienfait, ni la faveur une faveur, pas plus que le service un service. Et si cela
est plutôt source de problèmes pour les bénéficiaires, en l’occurrence, d’atteinte
à la liberté, ce n’est plus une bénédiction, un acte d’amour, ni une grâce, ni un
bienfait, ni un avantage, ni un service, ni une largesse, ni de la générosité, ni de
la bonté, ni la faveur [imméritée] au cœur de l’accusation parallèle faite à
l’Éternel pour partialité et injustice contre les réprouvés.
Que dirons-nous donc ? Les calomniateurs de l’Apôtre Paul souffrent de
confusion mentale. A travers la catégorie philosophique fictive du libre arbitre
humain, ils confondent les notions de liberté et de souveraineté, qu’ils prennent
à tort pour des synonymes. En ignorant que la liberté de la volonté de l’homme
qui est la faculté qu’a l’homme d’exercer sa volonté est par définition encadrée
et limitée par la main souveraine (la souveraineté) de Dieu qui est « le seul
souverain » (1 Timothée 6 :15-16), ils ne peuvent comprendre la grâce
souveraine de Dieu et en viennent ainsi à appeler le bien mal, la bénédiction,
l’acte d’amour, la grâce, la faveur imméritée et la générosité absinthe et atteinte
à la liberté. En raison de cette confusion mentale inhérente à une intelligence
non renouvelée, eux qui sont corrompus d’entendement, ils avanceront toujours
plus dans l’impiété. « Ils sont […] inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils
20

ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se
sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans
les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous […], eux qui ont
changé la vérité de Dieu en mensonge » (Romains 1 :20-25), au point d’appeler
Sa bénédiction malédiction et malheur, Son don parfait mal, Sa grâce excellente
affliction, Son acte d’amour faute et atteinte à la liberté, Son bienfait plaie, Sa
faveur imméritée vice et tare, Son grand salut damnation, Sa générosité et Son
service absinthe. Dans leur profonde confusion mentale, ils en viennent même à
oublier que leur volonté ne fût jamais consultée pour leur arrivée au monde, ni
au sujet de qui devaient être leurs parents, quel devait être leur sexe, la couleur
de leur peau, dans quel pays voulaient-ils vivre, encore moins sur la question
même de savoir s’ils voulaient du don de la vie, toutes choses, pour autant, qui
ne les rendent pas moins libres. Ce sont, à la vérité, des réprouvés et disciples du
Philosophe Français Jean-Paul SARTRE, dont toute la vie fût marquée par ses
crises de désespoir, et dont le premier roman, la Nausée (1938), est un acte de
révolte ouverte contre l’obligation faite à l’homme d’exister au sein d’un réel
qui lui est étranger, dont il n’arrive pas à prendre conscience. Soulignons que sa
« liberté », - absolue et totale, débouche clairement sur le néant, de même que le
terme de son engagement politique est précisément la fin de toute liberté.
Ainsi, autant la non consultation de l’homme pour le don de la vie ne le
rend pas moins libre, autant également, la non consultation des élus de Dieu
pour le don de la foi à salut ne les rend pas moins libres non plus. Dans le
premier cas, cela ouvre, à l’homme, la porte d’entrée à la vie sur terre, et dans le
second, cela lui ouvre la porte d’entrée à la vie éternelle ; et l’un comme l’autre
cas ne le rendent pas moins libre.
Avec l’apôtre Paul, nous vous en supplions, « Repousse[z] les contes
[fables] profanes et absurdes » (1 Timothée 4 :7), car ils [elles] « produisent des
discussions plutôt qu’elles [ils] n’avancent l’œuvre de Dieu dans la foi » (1
Timothée 1 :4). Et n’appelez jamais la bénédiction de Dieu, Son acte d’amour
(Éphésiens 1 :5), Sa grâce excellente, Son don parfait et Son grand salut
malédiction, mal, affliction, damnation, absinthe, douleur, tare, vice, faute, plaie,
croix, amertume, méchanceté, fiel, nausée, peine, regret, ennui, malheur, atteinte
à la liberté et autres abominations semblables ! Ce serait une absurdité et de la
folie jointe à l’impiété, un péché et un grand mal. Je vous le dis en vérité : au
jour du jugement, le riche de la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare
relatée par le Seigneur de gloire Jésus-Christ en Luc 16 :19-31, se lèvera avec
vous et vous condamnera, parce que, dans l’esclavage de vos passions, de la
corruption et de votre ignorance, vous vantant d’être sages, vous êtes devenus
fous et avez retenu injustement son témoignage en faveur de la vérité captif.
Vous avez appelé le grand salut de Dieu faute, vice, méchanceté, malheur,
absinthe, affliction, nausée et atteinte à la liberté. Vous avez rejeté la liberté
21

selon Dieu, opposée à la servitude de la corruption (Romains 7 :14-25) que la
sagesse repousse, en introduisant la catégorie philosophique fictive du librearbitre humain, faux problème en dehors de la question, le problème de la
liberté de l’homme que le don de l’Esprit n’exclut point ni n’anéantit ne se
posant aucunement, les élus de Dieu n’étant point des pantins ni des
marionnettes, mais bien plutôt celui des tourments éternels de l’étang ardent de
feu et de souffre que la sagesse repousse, selon qu’il est écrit, « Il y avait un
homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait
joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte,
couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la
table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. Le pauvre
mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut
aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il
était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il
s'écria: Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le
bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre
cruellement dans cette flamme. Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que
tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la
sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre
nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers
vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire. Le riche dit: Je te prie donc, père
Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères.
C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce
lieu de tourments. Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les
écoutent. Et il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux,
ils se repentiront. Et Abraham lui dit: S'ils n'écoutent pas Moïse et les
prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts
ressusciterait » (Luc 16 :19-31).
Je vous le dis en vérité, ce témoin oculaire, en proie aux tourments de
l’enfer, qui témoigne de ce qu’il y a vu et y vit, et qui intercéda pour ses cinq
frères afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments éternels où il
souffre cruellement, se lèvera avec vous au jour du jugement et vous
condamnera pour vos contes profanes et absurdes. Ainsi, la catégorie
philosophique du libre arbitre humain est un faux problème en dehors de la
question, le problème de la liberté de l’homme que le don de l’Esprit n’exclut
point ni n’anéantit ne se posant aucunement, les élus de Dieu n’étant point des
pantins ni des marionnettes, mais bien plutôt celui des tourments éternels de
l’étang ardent de feu et de souffre que la sagesse repousse. Par ailleurs, au
regard d’un tel enjeu, pourrait-on légitimement faire des reproches au Père
céleste si, par extraordinaire, Il lui arrivait, comme à tout Parent prévenant, de
faire des choix en lieu et place de Ses enfants, esclaves de leurs passions, de la
corruption et de leur ignorance, et cela afin de leurs épargner les tourments
22

éternels de l’étang ardent de feu et de souffre ? La parabole du mauvais riche et
du pauvre Lazare ne nous enseigne-t-elle pas que la sagesse repousse les
tourments de l’étang ardent de feu et de souffre ? La société elle-même ne nous
enseigne-t-elle pas que tout parent prévenant fait au quotidien des choix à la
place de ses enfants afin de les prémunir des dangers et risques de la vie ? De
tels choix effectués, au quotidien, par des parents prévenants excluent-ils et
anéantissent-ils pour cela la liberté des enfants ? Ne sauvent-ils pas plutôt ces
enfants d’une mort certaine ? Ne s’agit-il pas de choix à salut dont les enfants se
réjouiront éternellement ? Le riche de la parabole du mauvais riche et du pauvre
Lazare, lui qui intercéda pour ses cinq frères, ne regrettera-il pas, toute sa vie,
qu’il n’ait plu au Très-Haut, durant sa vie terrestre, de le délivrer de l’esclavage
de ses passions, de la corruption et de son ignorance, fût-il de force et par la
contrainte ? Mettez-vous sur vos gardes, revenez à votre bon sens et repoussez
les manœuvres de diversion du serpent ancien qui est le diable et Satan et
Lucifer et le père du mensonge, selon qu’il est écrit, « Repousse[z] les contes
[fables] profanes et absurdes » (1 Timothée 4 :7), car ils [elles] « produisent
des discussions plutôt qu’elles [ils] n’avancent l’œuvre de Dieu dans la foi » (1
Timothée 1 :4). « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la
philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des
hommes, sur les rudiments du monde, et non sur [la parole du] Christ »
(Colossiens 2 :8). « Il [Le diable] a été meurtrier dès le commencement, et il ne
se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère
le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du
mensonge » (Jean 8 :44). Les principes de la sotériologie biblique imposent de
distinguer et de différencier nettement d’une part, la doctrine biblique de la
perdition des fils de la rébellion qui est un existentialisme, et d’autre part, la
doctrine biblique du salut des élus de Dieu qui est essentialisme. Par
conséquent, la catégorie philosophique du libre arbitre humain est un faux
problème en dehors de la question, le problème de la liberté de l’homme que le
don de l’Esprit n’exclut point ni n’anéantit ne se posant aucunement, les élus de
Dieu n’étant point des pantins ni des marionnettes, mais bien plutôt celui des
tourments éternels de l’étang ardent de feu et de souffre que la sagesse
repousse. Aussi, le don de l’Esprit, qui sauve des tourments éternels de l’étang
ardent de feu et de souffre, est une bénédiction (Éphésiens 1 :3), un acte
d’amour (Éphésiens 1 :5), un don parfait, une grâce excellente et un bienfait que
la sagesse et la liberté du sage chérissent.
Ainsi donc, à la vérité, les réprouvés, tout comme les élus, jouissent d’une
liberté encadrée et limitée par la main souveraine et miséricordieuse de Dieu (1
Timothée 6 :15-16). En vertu de cette liberté encadrée, les élus, et encore moins
les réprouvés, ne sont donc ni des pantins, ni des marionnettes entre les mains
d’un Dieu marionnettiste. En effet, comme le disait le Philosophe et savant René
Descartes (1596-1650) : « La liberté de notre volonté se connaît sans preuve,
23

par la seule expérience que nous en avons ». Et après lui, Jean-Paul Sartre, en
ajoutant : « Cette liberté se réduit à une affirmation […] de l’autonomie de la
pensée », faisait ainsi, de la liberté, le fondement de la responsabilité humaine.
C’est cette vérité fondamentale que les sociétés humaines reconnaissent aussi
explicitement en établissement des juges et des magistrats pour rendre justice et
punir le méchant sur la base de sa responsabilité, c’est-à-dire du mauvais usage
qu’il fait de sa volonté libre et de sa liberté.
Ne connaissant pas la liberté selon Dieu, à savoir, " vouloir ce que je fais"
(Romains 7 :14-25), et cherchant à établir sa propre définition de la notion de
liberté, à savoir, "faire ce que je veux", l’homme animal ne s’est pas soumis à la
liberté selon Dieu, et s’est égaré dans des raisonnements chimériques et
illusoires qui l’on conduit à la conclusion surréaliste, absurde et fallacieuse selon
laquelle l’élection de la grâce ferait de l’homme un pantin et une marionnette
entre les mains de Dieu, - l’hideux marionnettiste.
Qu’il plaise au Seigneur de gloire Jésus-Christ de pardonner leur ineptie,
car « c'est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n'est
pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis; nous prêchons
la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait
destinée pour notre gloire, sagesse qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue,
car, s'ils l'eussent connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. Mais,
comme il est écrit, ce sont des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a
point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des choses
que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. Dieu nous les a révélées par
l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des
hommes, en effet, connaît les choses de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme
qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n'est
l'Esprit de Dieu. Or nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit
qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a
données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la
sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage
spirituel pour les choses spirituelles. Mais l'homme animal ne reçoit pas les
choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les
connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge. L'homme spirituel, au
contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne. Car qui a connu
la pensée du Seigneur, pour l'instruire? Or nous, nous avons la pensée de
Christ » (1 Corinthiens 2 :6-16).
En raison de la fidélité et de l’amour ineffable du Père céleste, lequel nous
aime de toute éternité, selon qu’il est écrit, « Béni soit Dieu, le Père de notre
Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions
spirituelles dans les lieux célestes dans Christ ! Dans lui Dieu nous a élus
24

avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles
devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants
d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de
la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé. Dans lui nous
avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de
sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de
sagesse et d’intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon
le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution
lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles
qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. Dans lui nous sommes
aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui
opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté, afin que nous servions à la
louange de sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ. Dans lui vous
aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, vous
avez cru en lui et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis,
lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est
acquis, à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1 :3-14), nous nous glorifions, et
nous nous glorifierons toujours d’être des pantins et des marionnettes entre les
mains de l’Éternel Dieu, le marionnettiste, même si cela doit être considéré
comme une insulte. Et notre fierté est d’autant plus grande que l’Apôtre Paul,
nous appelant « les esclaves de Dieu » (Romains 6 :22), nous assure que ce
statut a pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle en Jésus-Christ notre
Seigneur (Romains 6 :22-23).
Aussi, en chœur avec le roi David, nous exultons de joie en déclarant :
« Je suis dans une grande angoisse ! Oh ! Tombons entre les mains de l’Éternel,
car ses compassions sont immenses ; mais que je ne tombe pas entre les mains
des hommes ! » (2 Samuel 24 :14). Aussi, qu’il plaise au Seigneur de gloire
Jésus-Christ, d’agréer l’hommage de nos lèvres impures, lequel s’exprime dans
ce chant d’action de grâces de la part de Ses élus reconnaissants pour un tel
amour ineffable :
Ô admirable et glorieux Seigneur Jésus-Christ de Nazareth ! Toi qui, de
toute éternité, nous aimes, nous autres élus, d’un amour ineffable !
Dans ta prescience et ta miséricorde insondable, Connaissant d’avance la
faillite de la voie autonome de l’homme et notre haine incurable à ton égard, Tu
nous créas, dès avant la fondation du monde en Toi !
Tu fis de nous Ton corps et Tes cellules par Ta puissante main souveraine
et miséricordieuse, Pour nous épargner la folie suicidaire de la voie autonome
de l’homme, Et nous arracher des flammes éternelles de l’étang ardent de feu et
de souffre, Afin que nous partagions Ta gloire ineffable, en dépit de notre vie
d’impiété et d’iniquité qui nous en rend absolument indigne !
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En remerciements pour un tel amour ineffable, Tu souffris la malédiction
de la Croix ! Oui l’horreur de la Croix ! Toi sans péché ! Tu souffris la terreur
de la croix comme récompense et salaire !
Nous, pauvres pécheurs, mais que tu aimes de toute éternité ! Nous
t’exprimons notre gratitude et notre reconnaissance pour ta puissante main
souveraine et miséricordieuse, qu’ils appellent, dans leur intelligence obscurcie,
- les ficelles du marionnettiste !
Nous t’exprimons notre fierté d’être des pantins entre tes mains, comme
ils le prétendent dans l’obscurité de leurs pensées !
Nous te prions, nous pauvres pécheurs repentants, honteux et confus, De
ne pas faire attention à nos imperfections, manquements et péchés de chaque
jour ! Lesquels prouvent par eux-mêmes notre liberté à ton égard ! Car,
comme tu le sais et l’as dit toi-même ! Sans toi nous ne pouvons rien faire !
À la vérité, la liberté selon Dieu, opposée à la servitude de la corruption,
est le privilège des seuls enfants de Dieu, lesquels, au profit de « la nouvelle
naissance », opérée par l’action surnaturelle, secrète et invisible du Saint-Esprit,
ont été libérés des chaînes du diable, sont revenus à leur bon sens, et se sont
dégagés des pièges du diable, qui s’était emparé d’eux pour les soumettre à sa
volonté. En effet, « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis.
Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug
de la servitude [de la corruption] » (Galates 5 :1). « Car la création a été
soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise,
avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption,
pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8 :2021). « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8 :32) ;
« Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence
les hommes ignorants et insensés, étant libres, sans faire de la liberté un voile
qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu » (1
Pierre 2 :15-16). « Il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles ;
il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à
enseigner, doué de patience ; il doit redresser avec douceur les adversaires,
dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la
connaissance de la vérité, et que, revenus à leur bon sens, ils se dégageront
des pièges du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté »
(2 Timothée 2 :24-26).
En revanche, l’esclavage et le statut de "pantins" et de "marionnettes"
sont, clairement, le propre des réprouvés et du monde : « Ne savez-vous pas
qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves
de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de
l'obéissance qui conduit à la justice? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce
que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de
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doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché,
vous êtes devenus esclaves de la justice. -Je parle à la manière des hommes, à
cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos
membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité,
ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à
la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard
de la justice. Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez
aujourd'hui. Car la fin de ces choses, c'est la mort. Mais maintenant, étant
affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté
et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don
gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains
6 :16-23). Aussi, « Donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de
morts que vous étiez » (Romains 6 :13).
Il s’en suit donc, qu’à la vérité, les élus de Dieu jouissent d’une réelle
liberté encadrée par l’œuvre du Saint-Esprit, - tandis que les réprouvés sont de
véritables "pantins" et "marionnettes" entre les mains du diable, l’hideux
marionnettiste. En effet, autant le fait que la liberté des élus soit encadrée par la
main souveraine et miséricordieuse de Dieu n’ôte rien à la réalité de leur
liberté, - tout au contraire !, - autant également, la liberté des réprouvés à
l’égard de Dieu n’ôte rien à leur esclavage entre les mains du diable, l’hideux
marionnettiste.
Le Don de l’Esprit met l’élu de Dieu au bénéfice de l’œuvre du SaintEsprit. Par Son action surnaturelle, secrète et invisible, le Saint-Esprit garde
l’enfant de Dieu dans « son bon sens » (2 Timothée 2 :26), lui permettant ainsi
de faire les bons choix. Il lui permet tout d’abord de revenir à son bon sens, et
ensuite d’y demeurer. Revenu à son bon sens, et connaissant le bien et le mal,
l’Homme régénéré ne peut, tout naturellement, qu’opérer que de bons choix, à
savoir, résister et dire non au diable en lui opposant une foi ferme, et s’attacher,
le cœur plein de joie, au Seigneur de gloire Jésus-Christ qui est le chemin, le
vérité et la vie, Lui qui a les paroles de la vie et sans qui, il ne peut rien faire. Il
convient de distinguer et de différencier nettement le retour au bon sens de
l’état d’innocence d’avant la chute, état puéril où l’homme ne connait ni le bien
ni le mal (Genèse 3 :5, Deutéronome 1 :39) et ne sait pas distinguer sa droite de
sa gauche (Jonas 4 :11). En effet, le retour au bon sens est plutôt un état de
maturité, de sagesse, de régénération du cœur et de renouvellement de l’esprit et
de l’intelligence opéré par le Saint-Esprit venant habité dans le croyant, où
l’homme régénéré, devenu ami de Dieu, veut Lui être agréable, Lui exprimer sa
gratitude et sa reconnaissance, garder Sa parole, s’appliquer à affermir sa
vocation et son élection (2 Pierre 1 :10) et travailler à son salut avec crainte et
tremblement (Philippiens 2 :12).
27

Le Don de la foi à salut, au temps marqué, œuvre de l’Eternel Dieu,
constitue le déclencheur exclusif du salut et son moteur efficace. "La foi à
salut" est « une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour
vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève » (2 Pierre 1 :19). "La foi à
salut" est "une lumière efficace4", qui brille du milieu des ténèbres, et qui
permet à l’enfant de Dieu de faire "les bons choix", à savoir, résister et dire non
au Diable en lui opposant une foi ferme, et s’attacher, le cœur plein de joie, au
Seigneur de gloire Jésus-Christ qui a les paroles de la vie, qui est le chemin, le
vérité et la vie, et sans qui, il ne peut rien faire. "La foi à salut" est "une lumière
efficace" qui permet à l’enfant de Dieu de marcher, non le long du chemin
spacieux qui mène à la perdition, mais le long du chemin resserré qui mène à la
vie. Par "sa lumière efficace", "la foi à salut" permet à l’élu de Dieu d’entrer,
non par la porte large qui mène à la perdition, mais par la porte étroite qui mène
à la vie (Matthieu 7 :13-14 ; Luc 13 :24). Aussi, le Seigneur de gloire JésusChrist pouvait-il affirmer : « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi »
(Jean 6 :37), soulignant ainsi "l’appel efficace de Dieu".
Autant le Seigneur de gloire Jésus-Christ, le prophète Jérémie, l’apôtre
Paul et le roi David, - élus de Dieu prédestinés dès avant la fondation du monde,
n’étaient point des pantins ni des marionnettes, autant les élus de Dieu, –
prédestinés au salut dès avant la fondation du monde, ne sont point non plus des
pantins ni des marionnettes. Les élus de Dieu jouissent, au contraire, d’une
réelle liberté éclairée par la lumière efficace de la foi à salut, selon qu’il est
écrit, « Je les tirai avec des liens d’humanité, avec des cordages d’amour »
(Osée 11 :4). En effet, « l’amour est patient, il est plein de bonté […], il ne fait
rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s'irrite point […], il ne
se réjouit point de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité; il excuse tout […], il
supporte tout. L’amour ne périt jamais » (1 Corinthiens 13 :4-8), pas plus qu’il
ne manipule ni ne contraint. « Repousse[z] les contes profanes et absurdes » (1
Timothée 4 :7), car la sagesse repousse ni ne chérit les tourments éternels de
l’étang ardent de feu et de souffre, comme l’atteste le riche de la parabole du
mauvais riche et du pauvre Lazare relatée par le Seigneur de gloire Jésus-Christ
en Luc 16 : 19-31. Les principes de la sotériologie biblique imposant de
distinguer et de différencier nettement d’une part, la doctrine biblique de la
perdition des fils de la rébellion qui est un existentialisme, et d’autre part, la
doctrine biblique du salut des élus de Dieu qui est essentialisme, la catégorie
philosophique fictive du libre arbitre humain constitue par conséquent un faux
problème en dehors de la question, le problème de la liberté de l’homme que le
don de l’Esprit n’exclut point ni n’anéantit, les élus de Dieu n’étant point des
4

L’adjectif efficace signifie qui produit l’effet attendu et dont l’action aboutit à des résultats sûrs. Par
conséquent, par "lumière efficace", il faut entendre une lumière qui brille du milieu des ténèbres et éclaire,
suffisamment, pour discerner et suivre le droit chemin qui mène à la vie, en se tenant éloigné du chemin tortueux
qui mène à la perdition. Aussi, le Seigneur de gloire Jésus-Christ pouvait-il affirmer : « Tous ceux que le Père
me donne viendront à moi » (Jean 6 :37), soulignant ainsi "l’appel efficace de Dieu".

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pantins ni des marionnettes, ne se posant aucunement, mais bien plutôt celui des
tourments éternels de l’étang ardent de feu et de souffre que la sagesse
repousse. Aussi, le don de l’Esprit, qui sauve des tourments éternels de l’étang
ardent de feu et de souffre, est une bénédiction, un acte d’amour, une grâce
excellente, un don parfait et un bienfait que la sagesse chérit. « Je dis donc:
Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. Car la
chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à
ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce [le
mal] que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes point sous
la loi. Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité,
l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les
jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie,
l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance,
comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront
point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix,
la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi
n'est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair
avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon
l'Esprit. Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les
autres, en nous portant envie les uns aux autres » (Galates 5 :16-26). « Et vous
avez oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils: Mon fils, ne
méprise pas la correction du Seigneur [le don de l’Esprit et l’œuvre du SaintEsprit], et ne perds pas courage lorsqu'il te reprend; car le Seigneur corrige
celui qu'il aime, et il redresse de la verge [de l’Esprit Saint] tous ceux qu'il
reconnaît pour ses fils. Supportez la correction : c'est comme des fils que Dieu
vous traite; car quel est le fils qu'un père ne corrige pas? Mais si vous êtes
exempts de la correction à laquelle tous ont part, vous êtes donc des enfants
illégitimes, et non des fils. D'ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont
corrigés, et que nous les avons respectés, ne devons nous pas à bien plus forte
raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie? Nos pères nous
corrigeaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous
corrige pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que
toute correction semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais elle
produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.
[Il en est ainsi du don de l’Esprit et de l’œuvre du Saint-Esprit]. Fortifiez donc
vos mains languissantes et vos genoux affaiblis; et suivez avec vos pieds des
voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.
Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne
verra le Seigneur. Veillez […] à ce qu'il n'y ait ni impudique, ni profane comme
Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d'aînesse [sa bénédiction]. Vous savez
que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât
avec larmes; car son repentir ne put avoir aucun effet » (Hébreux 12 :5-17).
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Discernez donc la bénédiction de l’Éternel, la grâce, la faveur et le salut
accordés par le Très-Haut, et réjouissez-vous de ce bonheur, de ce privilège et
de cet acte d’amour, vous détournant ainsi du chemin d’Ésaü, - le profane, qui
négligea la bénédiction du Très-Haut et ne l’appelez point malédiction, comme
le firent, à tort, Nietzsche et ses successeurs, notamment Sartre, qui, dans
l’esclavage de l’ignorance, dénonçaient la soumission au Très-Haut, confirmant
par-là même leur folie sans borne. Ne soyez point insensés et fous comme ces
gens-là, connaissant bien la fin qui leur fût réservée ! « Ils leur [vous]
promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car
chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui » (2 Pierre 2 :19). « Jésus-Christ
est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. Ne vous laissez pas entrainer
par des doctrines diverses et étrangères [le libre arbitre humain] ; car il est
bon que le cœur soit affermi par la grâce [le don de l’Esprit/le don de la foi à
salut], et non par des aliments [le libre arbitre humain] qui n’ont servi de rien
à ceux qui s’y sont attachés » (Hébreux 13 : 8-9). Mais, bien plutôt, joignez vos
voix à celles de l’Apôtre Paul et des élus, aux quatre coins du monde, pour
chanter à Dieu, chaque jour, cet hymne et chant d’actions de grâces afin de
célébrer la bénédiction qu’Il nous a accordée par le don de l’Esprit : « Béni soit
Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes
de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes dans Christ ! Dans lui Dieu
nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et
irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses
enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la
louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé. Dans
lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la
richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute
espèce de sagesse et d’intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa
volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même, pour le
mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses
en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. Dans lui
nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution
de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté, afin que nous
servions à la louange de sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ.
Dans lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de
votre salut, vous avez cru en lui et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait
été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que
Dieu s’est acquis, à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1 :3-14).
« Ils leur [vous] promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves
de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui » (2 Pierre
2 :19). « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère » (Romains
11 :25), afin « que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par
une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments
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du monde, et non sur Christ » (Colossiens 2 :8). La liberté selon Dieu est
« Esclavage de la justice » (Romains 6 :16-23). Elle a pour fruit la sainteté et
pour fin la vie éternelle. Son salaire n’est point la mort. En ce sens, elle est
opposée à la servitude de la corruption, selon qu’il est écrit, « C’est pour la
liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez
pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude [de la corruption] »
(Galates 5 :1). « Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais
à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera
affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la
gloire des enfants de Dieu » (Romains 8 :20-21). La sagesse n’est pas contre
une telle conception de la liberté. L’homme étant esclave de la corruption, tous, sans exception, selon qu’il est écrit, « Non, il n’y a sur la terre point
d’homme juste qui fasse le bien et [qui] ne pèche jamais » (Ecclésiaste 7 :20), il
n’y a point donc de libre-arbitre humain en tant que faculté de se déterminer
sans autre cause que la volonté. Aussi, la liberté selon Dieu, opposée à la
servitude de la corruption, est le privilège des seuls enfants de Dieu, lesquels, au
profit de « la nouvelle naissance », opérée par l’action surnaturelle, secrète et
invisible du Saint-Esprit, ont été libérés des chaînes du diable, sont revenus à
leur bon sens, et se sont dégagés des pièges du diable, qui s’était emparé d’eux
pour les soumettre à sa volonté. C’est pourquoi aussi, « Repousse[z] les contes
[fables] profanes et absurdes » (1 Timothée 4 :7) relatifs[ves] à la catégorie
philosophique fictive du libre-arbitre humain en dehors de la question. « O
profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses
jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car qui a connu la
pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? » (Romains 11 :33-34). « Qui a
connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire ? Or, nous, nous avons la pensée
de Christ » (1 Corinthiens 2 :16). « Que tes pensées, ô Dieu, me semblent
impénétrables! Que le nombre en est grand! Si je les compte, elles sont plus
nombreuses que les grains de sable » (Psaume 139 :17-18). « Une science aussi
merveilleuse est au-dessus de ma portée, elle est trop élevée pour que je puisse
la saisir » (Psaume 139 :6).

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