Pierre MARAVAL Synodes et conciles dans l'Eglise des premiers siècles .pdf



Nom original: Pierre MARAVAL Synodes et conciles dans l'Eglise des premiers siècles.pdf
Titre: SDRE
Auteur: ariane

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Sous la direction de
Jeanne-Marie
TUFFERY-ANDRIEU

Marc AOUN

CONCILES PROVINCIAUX
ET SYNODES DIOCÉSAINS
DU CONCILE DE TRENTE
À LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

Défis ecclésiaux et enjeux politiques ?

Actes du colloque tenu à Strasbourg les 4 et 5 mai 2009,
organisé par l’Institut de droit canonique de l’Université de Strasbourg
et le Centre PRISME-SDRE (UMR 7012)

PRESSES

UNIVERSITAIRES DE

2010

STRASBOURG

Synodes et conciles dans l’Église
des premiers siècles (Ier-Ve)
Pierre MARAVAL

L

e thème de cette communication, extrêmement vaste, a donné lieu à de nombreuses pages dans les histoires de l’Église comme celles du christianisme, a
fortiori dans celles des conciles, et la seule bibliographie en est considérable 1. Aussi
cette brève introduction au présent colloque sera un simple rappel de données
bien connues : je commencerai par une évocation/énumération de ces réunions
durant les premiers siècles, avant de tirer de celles-ci quelques caractéristiques de
l’institution synodale, parfois mises en relief dès cette époque dans le discours qui
est tenu sur elles par leurs acteurs ou leurs historiens.
Ce qu’on appelle volontiers le concile de Jérusalem des années 48/50, qui
réunit « les apôtres et les anciens » (Ac 15/6), est moins un précédent historique
qu’un modèle idéal. Il semble que l’auteur des Actes ait voulu lui donner cet
aspect, et ce n’est pas sans importance, car les évêques des premiers siècles qui ne
connaissaient ni critique littéraire ni critique historique, mais croyaient à l’inspi1

Plutôt que de renvoyer à une bibliographie pléthorique, les notes renverront aux sources
sur les divers conciles mentionnés. Deux brèves synthèses : H. MAROT, « Conciles anténicéens et conciles œcuméniques », in B. BOTTE (éd.), Le concile et les conciles. Contribution à
l’histoire de la vie conciliaire de l’Église, Chevetogne-Paris 1970 p. 19-43 ; A. FAIVRE,
Ordonner la fraternité. Pouvoir d’innover et retour à l’ordre dans l’Église ancienne, (« Synodes
et conciles, théories et pratiques »), Paris, 1992, p. 341-359 (avec d’utiles indications bibliographiques).

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CONCILES PROVINCIAUX ET SYNODES DIOCÉSAINS

ration de ce texte, pouvaient y voir un modèle (encore faut-il dire qu’il est rarement invoqué en ce sens avant Jean Chrysostome 2). Il témoigne, ce qui n’est pas
une surprise dans une Église encore toute proche de sa matrice juive, du gouvernement communautaire, non seulement d’une communauté locale, mais de plusieurs communautés, puisqu’il compte des représentants d’autres communautés
que celle de Jérusalem.
Il faut attendre ensuite le second siècle pour voir l’institution synodale se
mettre en place, de plus en plus nettement à mesure que s’impose partout l’épiscopat monarchique. Les premiers synodes généralement retenus sont ceux que
provoque le montanisme, après 170, mais on doit mentionner avant eux, à mon
avis, la réunion lors de laquelle, à Rome, en 144, Marcion, venu du Pont, présenta
sa doctrine aux presbytres du lieu. C’est en effet une « audition formelle » suivie
d’un jugement, la première connue dans l’histoire du christianisme ancien 3. Après
elle, on connaît les synodes qui ont lieu en Asie mineure vers 170 : des « fidèles »,
rapporte Apollinaire de Laodicée, se réunissent pour juger et condamner les disciples de Montan – les premières excommunications décidées collectivement 4.
Quelques années après, plusieurs synodes, en diverses régions, tentent de régler la
question de la date de Pâques. Eusèbe s’est fait l’écho de ceux qui se sont réunis en
Palestine autour des évêques de Césarée et de Jérusalem, à Rome autour de Victor,
dans le Pont autour de l’évêque d’Amastris, en Gaule autour d’Irénée, en
Osrhoène, à Corinthe autour de l’évêque, à Éphèse enfin autour de l’évêque
Polycrate, le champion de la pratique quartodécimane 5. Encore quelques décennies et les attestations deviennent plus nombreuses : à Carthage, vers 220, l’évêque
Agrippinus rassemble 70 évêques d’Afrique et de Numidie qui décident que seul
est légitime le baptême conféré dans l’Église catholique 6. Des décisions semblables
sont prises par des synodes réunis en Asie mineure, à Iconium et Synnada, vers
230 7. À cette date, un synode d’Alexandrie réuni par l’évêque Démétrios bannit
Origène de sa ville, et l’évêque le déclare même déchu du sacerdoce 8 ; la décision
communiquée à Rome y est entérinée par un synode, mais on sait qu’elle fut récusée en plusieurs endroits par autant de synodes locaux (en Palestine, Arabie,

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Celui-ci rapporte l’institution conciliaire à ce modèle biblique : Homélies sur les Actes des
Apôtres, 32 et 33 (PG 60).
Tertullien, Contre Marcion, I, 19, 2-3 (SC 365, p. 187) ; IV, 4, 3, La prescription des hérétiques, 30, 2 ; A. von HARNACK, Marcion. L’évangile du Dieu étranger, Paris, 2003, p. 46.
Cité par EUSÈBE, HE V, XVI, 10.
Ibid., XXIII-XXV.
Attesté par CYPRIEN, Lettres 70, 1 ; 71, 4 ; 73, 3 et AUGUSTIN, De baptismo 3, 13, 14.
Denys d’Alexandrie, chez EUSÈBE, HE VII, 5, 5 et 7, 5 et Firmilien de Césarée, dans
CYPRIEN, Lettre 75, 7, 5.
PHOTIUS, Bibliothèque, 118, d’après l’ouvrage de PAMPHILE, Pour la défense d’Origène.

Synodes et conciles dans l’Église des premiers siècles (I er-V e)

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Phénicie, Achaïe) 9. Le même Origène, qui reste donc en faveur auprès de ces
Églises, joue le rôle d’expert lors d’un synode à Bostra (entre 244 et 249) ; il y réussit à convaincre l’évêque Héraclide de son erreur en matière trinitaire, lui évitant
une condamnation 10.
Après 250, plusieurs synodes examinent l’attitude à adopter envers les nombreux lapsi qu’avait provoqué la persécution de Dèce : il s’en réunit à Carthage
sous la direction de Cyprien en avril 251, en mai 252 (42 évêques), à l’automne
253 (66 évêques), à l’automne 254 (37 évêques) 11. À Antioche, au début de 252,
un synode réunit plusieurs évêques d’Orient qui refusent de s’associer au schisme
de Novatien, lequel refuse tout pardon aux lapsi 12. À l’automne 255 le synode africain (31 évêques) discute à nouveau du rebaptême des hérétiques et confirme la
légitimité de cette pratique 13. Cyprien a un allié dans l’évêque Firmilien de
Césarée de Cappadoce, qui lui confirme que des décisions analogues ont été prises
par un concile à Iconium 14. La décision est transmise à Rome, ce qui provoque la
réaction du pape Étienne, qui notifie aux Africains son désaccord et leur intime
l’ordre d’adopter la pratique romaine, qui ne rebaptise pas. Mais le synode du
printemps 256, dont nous avons conservé les actes, avec les déclarations des 87
participants, refuse d’entériner la position romaine, ce qui n’est pas loin d’entraîner un schisme ; la mort d’Étienne et de Cyprien (celui-ci martyr) permet de l’éviter 15.
C’est ensuite en Orient, à Antioche, que se tiennent, deux synodes successifs
importants, en 264 et 269, pour examiner le cas de Paul de Samosate (alors évêque
d’Antioche), accusé de déviation doctrinale et de conduite indigne d’un évêque 16.
Ces synodes présentent par rapport aux précédents la caractéristique de réunir les
évêques de plusieurs provinces d’Orient : Eusèbe mentionne la présence d’évêques
de Cappadoce, du Pont, de Lycaonie, de Cilicie, de Palestine, d’Arabie ; Denys
d’Alexandrie lui-même avait été invité, mais s’était récusé en invoquant son grand
âge, tout en envoyant son avis par écrit. On sait que lors du synode de 268, c’est
un presbytre, Malchion, qui joua le rôle de l’expert démasquant les erreurs de
l’évêque Paul. Eusèbe mentionne d’ailleurs la présence de nombreux presbytres et
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JÉRÔME, Lettre 33, 5. La lettre date de l’époque où Jérôme n’a que faveur pour Origène.
Sur la date de ce synode, voir l’Entretien d’Origène avec Héraclide, Paris 1960, SC 67, p. 21
CYPRIEN, Lettres 45, 48, 49 (251) ; 57 (252) ; 61, 64 (253) ; 67 (254).
EUSÈBE HE VI, 46, 3, d’après une lettre de Denys d’Alexandrie, lui-même invité à ce
synode. En revanche, le concile de 60 évêques qu’aurait réuni à Rome Corneille en 251,
d’après EUSÈBE HE VI, 43, 2, pour s’opposer à Novatien, n’est pas à retenir, car l’historien
a fait une confusion avec un concile africain qui excommunia le prêtre Novat.
CYPRIEN, Lettre 70.
Lettre de Firmilien de Césarée, ibid., 75, 7, 5.
Ibid., 72 et Sententiae episcoporum LXXXVII de haereticis baptizandis (CSEL 3, 1, p. 135).
EUSÈBE, HE VII, 27-30.

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CONCILES PROVINCIAUX ET SYNODES DIOCÉSAINS

diacres dans ces assemblées. Le second fut d’ailleurs considéré par beaucoup
comme un concile général, ayant rassemblé « des évêques de partout ». Ce synode
a aussi la particularité d’avoir des implications politiques, l’évêque Paul ayant des
accointances avec la royauté palmyréenne, ce qui déplaisait sans doute à d’autres
évêques loyaux envers Rome.
La persécution de Dioclétien, comme celle de Dèce, eut de graves conséquences dans les Églises, dont plusieurs synodes locaux nous ont laissé l’écho :
celui de Cirta en 305, qui voulait donner un successeur à l’évêque du lieu, disparu
dans la persécution, est au point de départ de la crise donatiste ; il fut suivi de plusieurs autres, dont celui de 312, avec 70 évêques, qui envenima complètement la
situation 17. À Alexandrie, en 311, un synode réuni par Pierre d’Alexandrie excommunie l’évêque Mélèce de Lycopolis, accusé d’avoir fait des ordinations irrégulières, ce qui provoque un autre schisme 18. Le fameux synode d’Elvire, dont la date
reste discutée 19, s’en prend aux chrétiens qui étaient encore tentés de recourir aux
idoles, mais aussi à ceux qui continuaient d’assister à des cérémonies religieuses
païennes ; il édicte aussi plusieurs mesures disciplinaires. Ceux d’Ancyre et de
Césarée en 314, celui de Néocésarée vers la même date traitent aussi des séquelles
de la persécution 20. On a ensuite deux synodes provoqués par la crise donatiste,
mais cette fois hors d’Afrique : le premier, celui de Rome en 313, fait suite au souhait de Constantin de voir le pape juger lui-même de l’affaire, et celui-ci s’entoure
d’autres évêques (dont des évêques gaulois) pour prendre sa décision ; le second,
celui d’Arles de 314, est le premier à être convoqué par l’empereur lui-même ; il
réunit des évêques venus de toutes les provinces occidentales 21. En revanche, le
premier synode qui, en Égypte, vers 322, rassemble une centaine d’évêques égyptiens pour condamner Arius est encore convoqué par l’évêque Alexandre 22, et celui
d’Antioche de 325, qui précède immédiatement Nicée, l’est par Ossius de
Cordoue, dont on sait qu’il est alors chargé de mission par l’empereur.

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Gesta apud Zenophilum, CSEL 26, p. 185-197 ; Optat de Milev, Adversus Parmenianum, I,
19.
Sur ce synode, voir ATHANASE, Apologia secunda, 59, 1 et le commentaire d’A. MARTIN,
Athanase d’Alexandrie et l’Église d’Égypte au IVe siècle (328-373), Rome, 1996, p. 238-241.
La date de ce concile est discutée : plusieurs historiens le datent d’avant 305 (sans doute
entre 300 et 303), mais récemment la date de 326 a été défendue par D. RAMOS-LISSÓN,
Historiam Perscrutari. Miscellanea di studi offerte al prof. O. Pasquato, Rome, 2002, p. 343355).
Texte de leurs canons dans P. P. JOANNOU, Discipline générale antique (IVe-IXe siècles). I, 2.
Les canons des synodes particuliers, Grottaferrata, 1962 ; J. LEBON, « Sur un concile de
Césarée », Le Muséon, 51 (1838), p. 89-132.
Voir la lettre au pape Silvestre et les canons dans Conciles gaulois du IVe siècle, trad.
GAUDEMET (SC 241), p. 41-67.
Alexandre d’Alexandrie, lettre citée par SOCRATE, HE I, VI, 13.

Synodes et conciles dans l’Église des premiers siècles (I er-V e)

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J’ai voulu évoquer de manière assez complète les conciles mentionnés par nos
sources durant la période qui précède Nicée, tout en sachant bien qu’un grand nombre
nous reste inconnu, car cette période a souvent servi de référence, sinon de modèle. Nos sources montrent du moins, non seulement que cette pratique s’est largement répandue, mais qu’elle est déjà habituelle. Les synodes de Carthage mentionnés
attestent que ce type de réunion se tient deux fois par an, au printemps et à l’automne. Le concile de Nicée de 325 en fait une règle dans son canon 5 : dans chaque
province, il conviendra qu’il y ait deux fois par an un synode, l’un avant Pâques, l’autre
à l’automne « pour que, tous les évêques de la province s’étant rassemblés en commun dans le même lieu, ils examinent les questions de cette espèce» 23. De nombreuses
attestations montrent que cette règle a été largement observée tout au long du IVe
et du Ve siècle, parfois avec des variations dues aux circonstances.
Avec le concile de Nicée, on entre dans une autre catégorie : celle des conciles
généraux, rassemblant des évêques venus de toutes les provinces de l’empire (et
même d’au-delà : il y a à Nicée un évêque de Perse), « conciles généraux » est à préférer à « conciles œcuméniques », puisque tous les conciles généraux ne rentreront
pas dans la catégorie de ceux que les Églises reconnaîtront comme œcuméniques.
Leur caractéristique sera d’être tous convoqués par les empereurs, généralement
conseillés par un entourage ecclésiastique : on connaît ainsi l’influence d’Ossius de
Cordoue auprès de Constantin. Il reste qu’en agissant ainsi les empereurs reprennent d’une certaine façon le rôle de pontifex maximus qu’ils exerçaient vis-à-vis de
la religion traditionnelle, voire le rôle de didaskalos, d’enseignant de la vraie doctrine, qu’Eusèbe assigne à l’empereur dans ses Louanges de Constantin 24. Ainsi,
Constantin convoquera le concile de Nicée (ainsi que celui de Tyr de 335),
Constant celui de Sardique, Constance II ceux de Séleucie et de Rimini, Théodose
Ier ceux de Constantinople, Théodose II ceux d’Éphèse de 431 et 439 (le « brigandage »), Marcien celui de Chalcédoine, et on pourrait encore allonger la liste si on
la poursuivait jusqu’au IXe siècle. Un des avantages que présente cette situation est
de faciliter la tenue matérielle de ces assemblées – ainsi l’empereur permet aux
évêques d’utiliser le cursus publicus et il finance (quoique parfois assez mal) leur
séjour 25. D’autre part, leurs décisions sont confirmées par l’empereur et, théoriquement du moins, celui-ci les fait appliquer. Mais cette protection impériale a
aussi pour conséquence de mettre les évêques sous surveillance, sinon sous
influence, d’un fonctionnaire impérial, voire de l’empereur lui-même, l’exemple le
plus net étant ici celui du concile de 553, voulu et dirigé en sous-main par
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25

Un exemple de ces questions est cité dans ce qui précède : il s’agit d’une excommunication.
Conciliorum Oecumenicorum Decreta, J. ALBERIGO et alii (éd.), Bologne, 1973, p. 8.
Voir EUSÈBE DE CÉSARÉE, La Théologie politique de l’Empire chrétien. Louanges de
Constantin, trad. P. MARAVAL, Paris, 1999, V, 8 ; VIII, 8 ; IX, 8-9 ; X, 4.
Voir la lettre de Constantin convoquant les évêques au concile d’Arles : EUSÈBE, HE X, V, 23.

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CONCILES PROVINCIAUX ET SYNODES DIOCÉSAINS

Justinien. Ils sont par ailleurs tributaires des impératifs de la politique impériale,
comme on le voit particulièrement durant la crise arienne, durant laquelle la
volonté des empereurs est de voir les évêques s’entendre sur une formule qui
recueillera l’accueil de la majorité, assurant ainsi l’unité dans l’Église et favorisant
l’ordre public, que troublent les querelles religieuses. Ces conciles conservent toutefois leur caractéristique principale, celle d’être une réunion d’évêques, souvent
accompagnés de clercs divers et de laïcs, parmi lesquels les moines, qui font souvent entendre leur voix, parfois de façon très bruyante.
Ces conciles généraux n’empêchent pas le maintien de nombreux autres
conciles ou synodes de moindre importance, qu’il serait fastidieux, et sans doute
impossible, d’énumérer par le menu. La crise arienne en provoqua un grand
nombre, regroupant des évêques du même parti, souvent de provinces voisines :
ainsi Ancyre, Alexandrie, Antioche, Constantinople, Milan, Rome, Sirmium
connurent plusieurs conciles, d’orientation doctrinale d’ailleurs différente 26. Mais
d’autres conciles se réunissent pour traiter uniquement de questions disciplinaires,
tel le concile de Gangres 27, qui condamne les excès du monachisme eustathien, ou
les conciles qui s’en prennent aux Messaliens 28. En Afrique du Nord, le concile
annuel de toutes les provinces, qui avait perdu de son importance à l’époque où le
donatisme était puissant, reprend vie après 392 avec l’évêque de Carthage
Aurelius, appuyé par Augustin ; ses réunions permettront d’avancer dans le règlement de la question donatiste 29. Mentionnons aussi la conférence de 411, qui rassemble à la fois les évêques catholiques et les évêques donatistes : on ne peut
toutefois la tenir pour un concile, puisqu’il s’agit d’une conférence contradictoire
et que le débat entre évêques est arbitré par le pouvoir civil 30. Les conciles africains
auront ensuite à s’intéresser au cas du disciple de Pélage Célestius, à celui de Pélage
lui-même : deux conciles de 416, l’un de 69 évêques à Carthage, l’autre de 61
évêques à Milev, adressent chacun une synodale au pape Innocent en lui demandant de s’associer à leur condamnation de ces deux personnages 31. En Gaule 32, en

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La liste des conciles de cette période (environ 64) comporte trois colonnes dans l’index de
R. P. C. HANSON, The Search for the Christian Doctrine of God, The Arian Controversy 318381, Edimbourg, 1988, p. 906-907.
La date reste discutée, entre 340 et 355.
Synodes d’Antioche peu après 381, de Sidé de Pamphylie peu après. Le concile d’Éphèse,
en 431, est encore saisi de ce problème et anathématise les Messaliens.
Concilia Africae, Ch. MUNIER (éd.), CCL 259, 1974.
Voir les Actes de la conférence de Carthage de 411, S. LANCEL (éd.), SC 194, 195, 334, 373,
Paris, 1972-1991.
Ces lettres synodales chez Augustin, Lettres 125 et 176. Voir aussi P. ZMIRE, « Recherches
sur la collégialité épiscopale dans l’Église d’Afrique », RechAug. 7 (1971), p. 3-72.
Sur les conciles gaulois des IVe et Ve siècles, Concilia Galliae, 314-506, Ch. MUNIER (éd.), CCL
148; pour ceux du IVe, voir la traduction commentée de Jean GAUDEMET, SC 241, Paris, 1977.

Synodes et conciles dans l’Église des premiers siècles (I er-V e)

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Espagne 33, en Italie, sans parler de régions situées hors de l’empire, l’institution
conciliaire est bien présente ; de même en Arménie 34 ou en Perse 35, où elle est sous
l’étroite surveillance des autorités civiles. Pour en finir avec cette rapide évocation,
il faut relever l’importance que va prendre à Constantinople le synode permanent,
qui réunit autour du patriarche les évêques présents dans la capitale, et qui deviendra après Chalcédoine l’institution de gouvernement de ce patriarcat 36.
Ce bref survol historique témoigne éloquemment de l’importance de l’institution synodale dans l’Église ancienne. Il permet d’en relever les caractéristiques
principales.
1/ Elle apparaît dès le départ comme un mode de fonctionnement normal des
Églises, et même de l’Église. Dès qu’un problème se pose qui dépasse le cadre
d’une Église locale, on cherche à le résoudre par une réunion. C’est déjà le cas à
Jérusalem, où l’on se réunit « pour examiner une question » (Ac 15/6). Les synodes
ont lieu lorsque se posent des problèmes disciplinaires ou doctrinaux, que l’autorité d’un évêque local ou les divergences de plusieurs n’ont pas réussi à résoudre.
« Il faut, pour provoquer de telles réunions, des cas limites, internes au groupe
ecclésial et menaçant son identité » 37. Le canon 5 du Concile de Nicée va expressément dans ce sens. Les déclarations de plusieurs conciles le confirment : les participants au synode de Nîmes de 396 se sont réunis « pour mettre un terme aux
scandales et apaiser les dissensions » 38 ; ceux du concile de Turin de 398 ont rendu
une sentence « de manière à sauvegarder le bien de la paix et les règles canoniques
tout en apportant un remède salutaire aux prétentions de bien des gens » 39. On
pourrait multiplier les exemples.
2/ C’est, dans un même lieu, une réunion des membres de plusieurs communautés autour de leurs responsables : cet aspect apparaît nettement dès le IIe siècle,
et il reste présent alors même que les évêques deviennent les acteurs principaux de
ces réunions. Les historiens des premiers conciles insistent généralement sur le

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J. VIVES, T. MARIN MARTINEZ, G. MARTINEZ DIEZ, Concilios visigóticos e hispano-romanos,
Barcelone, 1963.
Le synode d’Achtichat, en 365, sous l’épiscopat de Nersès, est important pour l’organisation de l’Église d’Arménie.
Le concile de Séleucie-Ctésiphon de 420, qui put se tenir grâce à l’autorisation du roi
Yazdgard Ier après une longue période de persécution, est particulièrement important : non
seulement il reçut le concile de Nicée de 325, mais il décida de l’organisation de l’Église
perse. En 484 et 486, les synodes de Beit Lapat et de Séleuci-Ctésiphon condamnèrent fermement le monophysisme et adoptèrent un credo nettement dyophysite.
J. HAJJAR, Le Synode permanent dans l’Église byzantine des origines au XIe siècle, Rome 1982.
A. FAIVRE, Ordonner la fraternité, p. 342.
Concile de Nîmes, SC 241, p. 127.
Concile de Turin, SC 241, p. 137.

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CONCILES PROVINCIAUX ET SYNODES DIOCÉSAINS

nombre des participants 40, évêques en premier, mais aussi prêtres, diacres, moines
ou même simples fidèles, sur la diversité de leur provenance, sur l’autorité de celui
qui les convoque, l’évêque d’un grand siège, ou un évêque particulièrement marquant. La voix publique s’y fait aussi entendre, parfois de façon très bruyante,
quand elle n’impose pas ses décisions à la majorité, comme ce fut le cas au brigandage d’Éphèse de 439, où soldats et moines armés de gourdins vinrent
convaincre les évêques d’entériner les décisions voulues par une partie du concile.
On peut aussi citer le cas plus pacifique du concile d’Éphèse de 431, où il y eut
un réel soutien populaire au parti cyrillien, et rappeler de manière plus générale
que la participation des fidèles au débat doctrinal a été réelle durant les premiers
siècles, comme l’ont montré diverses études récentes 41.
3/ Les critères de discussion. On a très peu d’actes des conciles avant ceux
d’Éphèse et Chalcédoine 42. Ceux dont on possède quelques éléments avant le
Ve siècle, tels l’entretien d’Origène avec l’évêque Héraclide ou les Scolies ariennes
du concile d’Aquilée 43, montrent qu’en matière doctrinale la base de discussion, la
référence est en premier lieu l’Écriture ; en revanche, l’appel à la tradition n’est pas
formalisé avant Éphèse et Chalcédoine, où l’on se réfèrera (en citant des extraits
de leurs textes) à la foi des Pères, qui est aussi celle des Apôtres 44. Mais on peut
remarquer que, dès les premiers synodes, ce qui est condamné est toujours considéré comme une nouveauté. Lorsqu’on condamne les visions montanistes « en
extase », c’est parce qu’elles ne correspondent pas à la pratique habituelle des
visions dans l’Église. Le « conformément à la coutume » 45 est fréquent, s’accordant
d’ailleurs très bien, on le sait, avec la mentalité antique, hostile à la nouveauté.

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Polycrate chez EUSÈBE, HE V, 24, 8 ; CYPRIEN, Lettre 55, 6 ; Denys sur le concile de 230
chez EUSÈBE, HE VII, 5, 5 et 7, 5, etc.
Par exemple M.-Y PERRIN, « La participation du peuple chrétien aux débats théologiques »
Antiquité Tardive, 9 (2001), p. 179-199.
Du concile de Nicée ne nous sont parvenus que l’expositio fidei, les canons et la lettre aux
Égyptiens, de celui de Constantinople I (381), l’expositio fidei et les canons ; la lettre adressée par le concile de 382 au pape Damase et aux évêques occidentaux rend compte aussi
des résultats de ce concile : Conciliorum…, op. cit., J. ALBERIGO et alii (éd.), Bologne, 1973,
p. 1-35. Pour les Actes d’Éphèse et de Chalcédoine : Acta Conciliorum oecumenicorum, I-III
(Ephèse-Chalcédoine), E. SCHWARTZ et J. STRAUB (éd.), Berlin, 1927-1982 ; IV
(Constantinople II), J. STRAUB (éd.), Berlin, 1970-1974. A.-J. FESTUGIÈRE (trad.), Éphèse
et Chalcédoine. Actes des conciles, Paris, 1982 ; Actes du concile de Chalcédoine. Sessions III-VI
(La définition de la foi), Genève, 1983 (= Cahiers d’Orientalisme, IV).
R. GRYSON (éd.), Scolies ariennes sur le concile d’Aquilée, SC 267, Paris, 1980.
Il y eut une tentative manquée d’utilisation de cette méthode de travail lors de la réunion
de Constantinople de 383 : voir Socrate, HE V, x, 10-20 (SC 505, p. 176-179).
Concile d’Arles, canon 1 (SC 241, p. 46).

Synodes et conciles dans l’Église des premiers siècles (I er-V e)

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4/ Dans ces réunions, on vise à obtenir l’unanimité 46, parfois, comme nous
venons de le voir, par des méthodes pas très orthodoxes. Ici encore, les relations
des historiens insistent sur cette unanimité 47, une unanimité qu’on a le souci d’obtenir sur place, éventuellement en condamnant et excluant les récalcitrants. Cette
unanimité fait parfois référence à l’assistance de l’Esprit-Saint 48, mais la formule
des Actes « L’Esprit-Saint et nous-mêmes » (15, 28) n’apparaît pas, sauf erreur,
dans les textes de cette époque. Pas davantage la référence aux Apôtres dont les
évêques se disaient les successeurs. On invoque plutôt « le lien d’unité de notre
mère l’Église » et son jugement 49. Le concile d’Éphèse, et d’autres après lui, utilisent la formule : « Notre Seigneur Jésus-Christ a décidé par le saint concile » 50.
5/ Dernier point : les synodes entendent faire partager leur unanimité aux
autres Églises en leur envoyant de la part de tous les participants 51 une lettre synodale grâce à laquelle sera assurée la réception des synodes. Si la lettre est refusée, il
y a rupture de communion, plus ou moins grave suivant la nature du refus.
Ici toutefois, il faut faire une distinction nette : l’unanimité recherchée est exigée dans le domaine doctrinal (c’est lorsqu’elle n’est pas obtenue que la rupture de
communion sera la plus grave), elle ne l’est pas nécessairement en matière disciplinaire, même si parfois les deux domaines sont mélangés (dans la crise arienne,
la déposition d’Athanase, prise par le concile de Tyr pour des motifs disciplinaires,
a pris autant d’importance que la définition de la foi). L’attachement à la tradition
locale, le refus de voir des décisions prises régulièrement par un synode local
contestées par un autre synode, ou par le titulaire d’un grand siège, provoqueront
de nombreuses crises – citons celles qui ont lieu autour de la date de Pâques avec
Polycrate d’Éphèse, du rebaptême des hérétiques avec Cyprien, de la réintégration
des clercs donatistes avec le concile d’Afrique, de la deuxième place de
Constantinople après le concile de 381… Les exemples pourraient être multipliés.
Dans tous ces cas, c’est l’Église de Rome qui tente de s’opposer aux décisions de
synodes locaux, mais elle se heurte à cette époque à une forte résistance, et elle doit
généralement se contenter de protestations verbales qui restent sans effet. Les
synodes africains, les synodes orientaux, refuseront avec constance que soient
contestées leurs décisions disciplinaires. Mais ce thème, avec ses tenants et aboutissants, mériterait d’être traité pour lui-même, et je ne m’étendrai pas davantage
46
47
48
49
50
51

R. SCHIAN, Untersuchungen über das „argumentum e consensu omnium“, Hildesheim
1973.
EUSÈBE, HE V, 23, 2 : « Tous, d’un seul accord, portèrent par lettre un décret de l’Église
pour les fidèles de partout ».
Concile d’Arles, Lettre au pape Sylvestre : « en présence de l’Esprit-Saint » (SC 241, p. 43).
Ibid., p. 41.
Éphèse et Chalcédoine, p. 247 ; p. 775 (Constantinople 438).
Eusèbe, HE VII, 30, 1 et 2.

18

CONCILES PROVINCIAUX ET SYNODES DIOCÉSAINS

sur lui. Je note simplement en terminant que vers la fin du Ve siècle (on est à la
période du schisme dit d’Acace, et le problème se reposera après les conciles du
milieu du VIe siècle), le pape Gélase, en énumérant les critères de légitimité des
synodes, ajoutera à ceux que nous avons relevés celui de la confirmation par
Rome 52. L’historien doit se borner à constater que les Églises d’Orient n’ont jamais
reconnu ce point de vue.

52

GÉLASE, Lettre 26, 6 (quam maxime sedes apostolica comprobavit) ; H. J. SIEBEN, Die
Konzilsidee der Alten Kirche, Paderborn, 1982, p. 270-305.

Table des matières

Avant-propos
Marc Aoun. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Synodes et conciles dans l’Église des premiers siècles (Ier-Ve)
Pierre Maraval . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Les synodes diocésains en France au Moyen Âge
Francis Rapp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Les conciles provinciaux post-tridentins de France,
sous la censure de Rome
Marc Venard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Les jansénistes et les Assemblées du clergé
Catherine Maire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
La synodalité dans le code de droit canonique de 1983. Une évaluation
Patrick Valdrini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Les synodes de l’évêque-comte de Verdun, le Prémontré Nicolas Psaume,
précurseur et exécuteur de la Réforme Tridentine
Bernard Ardura . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
Les synodes diocésains à Strasbourg, XVIe-XVIIIe siècle
Marcel Metzger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
Entre pastorale et politique : le synode diocésain à Toul
Philippe Martin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
Les statuts synodaux parisiens XVIe-XVIIe siècles
Brigitte Basdevant-Gaudemet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143

414

CONCILES PROVINCIAUX ET SYNODES DIOCÉSAINS

La mise en œuvre de la réforme catholique, à travers les conciles provinciaux
de Cambrai (1565, 1586, 1631)
Alain Lottin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167
Les statuts synodaux des diocèses de Sens et d’Auxerre,
du concile de Trente à la Révolution française
Pierre-Marie Lhoste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187
Synodes diocésains, concile provincial et législation dans la province
ecclésiastique de Tours, des lendemains du concile de Trente
au milieu du XVIIe siècle
Bruno Restif. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199
Pour la « reformation des prestres et la manutention de la discipline
ecclesiastique ». Les ordonnances synodales des archevêques de Bourges
et des évêques de Limoges (XVIe-XVIIIe siècles)
Jacques Pericard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219
Des structures efficaces dans un diocèse borroméen :
les synodes de Bordeaux au XVIIe siècle
Philippe Loupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237
Les statuts synodaux des archevêques de Toulouse,
du concile de Trente à la Révolution
Ludovic Azema . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 253
La formation des futurs prêtres au travers des synodes et conciles
de la province ecclésiastique de Toulouse du XVIe au XVIIIe siècle
Hélène Brunet-de Courreges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 267
Les statuts synodaux des archevêques d’Albi (1679-1763)
Philippe Nelidoff . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 279
De l’application des exigences du concile de Trente en matière de synodes
et actes synodaux dans les états de Savoie (XVIe-XVIIIe siècles)
Bernard Coutin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 297
La Pastorale de Mgr Le Camus dans son diocèse de Grenoble (1671-1707)
Edmond Coffin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 307
Autorité épiscopale, légitimité des curés : les synodes diocésains
à Lyon aux XVIIe et XVIIIe siècles
Bernard Hours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 317
Les synodes diocésains de Besançon sous l’épiscopat du cardinal
de Choiseul-Beaupré (1754-1774). L’art et la manière de s’assembler
Manuel Tramaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 335

Table des matières

415

Les conciles provinciaux bisontins de 1571 et de 1581
et la mise en œuvre de la réforme tridentine
Henri Moreau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 347
Les ordonnances synodales des XVIIe et XVIIIe siècles
et la réglementation du culte
Bernard Dompnier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 365
Une pratique synodale actuelle dans le diocèse de Cahors
Bernard Brajat. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 385
Conclusion
Jeanne-Marie Tuffery-Andrieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 405
Liste des auteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 412

LISTE DES AUTEURS
Ont contribué à ce volume

AOUN Marc, Institut de droit canonique, Université de Strasbourg
ARDURA Bernard, Conseil Pontifical pour la Culture
AZEMA Ludovic, Faculté de droit, Université Toulouse I
BASDEVANT-GAUDEMET Brigitte, Faculté de droit, Université Paris XI
BRAJAT Bernard, Diocèse de Cahors
BRUNET DE COURREGE Hélène, Faculté de droit, Université de Rouen
COFFIN Edmond, Archives diocésaines de Grenoble
COUTIN Bernard, Bâtonnier de l’Ordre des avocats d’Albertville
DOMPNIER Bernard, UFR des Lettres, Université de Clermont-Ferrand II
HOURS Bernard, Faculté des Lettres, Université Lyon III
LHOSTE Pierre-Marie, Diocèse de Sens
LOTTIN Alain, Faculté d’Histoire, Université d’Artois
LOUPES Philippe, UFR d’Histoire, Université Bordeaux III
MAIRE Catherine, École des hautes études en sciences sociales (EHESS)
MARAVAL Pierre, UFR d’Histoire, Université Paris IV
MARTIN Philippe, UFR d’Histoire, Université Nancy II
METZGER Marcel, Faculté de théologie catholique, Université de Strasbourg
MOREAU Henri, Officialité provinciale de Paris
NELIDOFF Philippe, Faculté de droit, Université Toulouse I
PERICARD Jacques, Faculté de droit, Université de Limoges
RAPP Francis, Université de Strasbourg, Membre de l’Institut
RESTIF Bruno, UFR des Lettres, Université de Reims Champagne-Ardenne
TRAMAUX Manuel, Archives diocésaines de Besançon
TUFFERY-ANDRIEU Jeanne-Marie, Faculté de droit, Université de Nancy
VALDRINI Patrick, Université pontificale du Latran
VENARD Marc, UFR des Sciences sociales, Université Paris Ouest, Nanterre-La
Défense



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