la réconciliation des hérétiques.pdf


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La seconde alors s'impose et voilà l'avantage de la formule
in paenitentiam perdu pour ceux qui voulaient y faire fond. Le
sens en est plutôt favorable à leurs adversaires et ceux-ci n'ont
plus alors qu'à expliquer comment, pour prescrire la confirmation, le pape a mentionné la pénitence. Mais c'est à leur tour
ici d'être gênés. Ils le sont à ce point que Morin a parlé de
supprimer le problème c'est par erreur que, dans la citation
par saint Cyprien de la décision pontificale, l'expression in
paenitentiam se serait glissée à la place de celle de in Spiritum
Sanctumi. Sa solution toutefois, désespérée et gratuite, n'a
guère été prise en considération2 et la question, peut-on
dire, en est toujours là. En histoire, en théologie surtout, on
s'en occupe souvent, mais c'est rarement pour en étudier
l'ensemble. Chacun cite les textes favorables à l'opinion de son
choix, mais ceux qui y sont contraires sont plutôt laissés dans
l'ombre. D'accord de part et d'autre pour reconnaître la confirmation dans la collation du Saint-Esprit, on se heurte aux
documents qui la prescrivent pour les convertis de l'hérésie, et
l'impuissance où l'on est de s'entendre sur l'explication à en
donner est ce qui entretient dans les esprits une divergence de
vues irréductible.
Il faut en prendre son parti, en effet si l'imposition des
mains in paenitentiam s'est toujours distinguée de l'onction
spirituelle ou de l'imposition des mains in Spiritum Sanctum,
comme se distinguent et s'opposent aujourd'hui, dans nos conceptions, les sacrements de pénitence et de confirmation, le
problème de la réconciliation des hérétiques n'est pas susceptible d'une solution qui s'impose. Le fait de cette distinction
est le point critique où les deux solutions classiques se rencontrent sans parvenir à s'écarter l'une l'autre.
Or, ce fait capital, que tout le monde admet, il est remarper fidem ipsorum tantummodo baptismate sfiritali, id est manus impo:

:

sitione episcopi et Spiritus Sancti subministratione subveniri debet. »
(io. Hartel, p. 82.)
I. op. cit., 1. IX, cp. VII, n. i3.
2. Voir l'usage qu'en fait Vitasse, De confirmatione, p. I, q. 1, cp. II
(Migne, Curs. theol.,XXI, 619).