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LE SPIRITISME
devant la Science
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PREMIERE PARTIE
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CHAPITRE PREMIER
AVONS-NOUS UNE AME ?
Avons-nous une âme ? Telle est la question que nous nous proposons d'étudier dans ce chapitre.
Au premier abord, il semble que ce problème peut être résolu facilement, car, dès la plus haute
antiquité, les recherches des philosophes ont eu pour objet l'homme, sa nature physique et
intellectuelle ; on pourrait croire qu'ils sont arrivés à un résultat ? Eh bien, suivant certains
savants modernes, il n'en est rien.
Les anciens, qui avaient pris pour devise la maxime célèbre : «Connais-toi toi-même», ne se
connaissaient pas ; ils se figuraient que l'homme était composé de deux éléments distincts : l'âme
et le corps ; ils avaient basé sur cette dualité toutes les déductions de la philosophie, et voilà qu'à
notre époque, une école nouvelle prétend qu'ils se sont trompés, qu'en nous tout est matière, que
l'ancienne entité qualifiée du nom d'âme n'existe pas et qu'il faut abjurer cette vieille erreur, fille
de l'ignorance et de la superstition.
Avant de nous incliner passivement devant cet arrêt, nous désirons examiner si réellement les
arguments fournis par les matérialistes ont toute la valeur qu'ils veulent leur attribuer. Nous
essaierons de les suivre sur leur terrain, et nous tenterons de démêler ce qu'il y a de vrai et de
faux dans leurs théories. Nous mettrons en regard de leurs travaux les conclusions impartiales de
la science et de la spéculation modernes. De cette comparaison naîtra, nous l'espérons, la
certitude qu'il existe bien en nous un principe indépendant de la matière, qui dirige le corps et
que nous appelons l'âme.
A ceux qui douteraient de l'utilité pour l'homme du principe spirituel, nous répondrons : Il n'est
pas de sujet plus digne d'attirer notre attention, car rien ne nous intéresse plus que de savoir qui
nous sommes, où nous allons, d'où nous venons ?
Ces questions s'imposent à l'esprit à la suite des événements douloureux dont nul n'est exempt
ici-bas. L'âme déçue et mutilée se replie sur elle-même, après les combats de l'existence, et se
demande pourquoi l'homme est sur la terre, si sa destinée est de souffrir toujours ? Lorsque nous
voyons le vice triomphant étaler sa splendeur, qui de nous n'a pensé que les sentiments de justice
et d'honnêteté sont de vains mots, si, après tout, la satisfaction des sens n'est pas le but suprême
auquel aspirent tous les êtres ?
Qui de nous, ayant ardemment poursuivi la réalisation d'un rêve, ne s'est senti le coeur vidé et
l'âme désabusée après l'avoir atteint ? Qui de nous ne s'est dit, alors que le tourbillon de
l'existence lui laissait un instant de repos : Pourquoi sommes-nous sur la terre et quel sera notre
avenir ?
Le sentiment qui nous pousse à cette recherche est déterminé par la raison, qui veut
impérieusement connaître le pourquoi et le comment des événements qui s'accomplissent autour
de nous. C'est elle qui nous met au coeur le désir d'approfondir le mystère de notre existence. Si
au milieu du fracas des villes ce besoin s'impose quelquefois à notre esprit, avec quelle force plus
grande encore il nous saisit lorsque, quittant les cités populeuses, nous nous trouvons face à face