Fichier PDF

Partage, hébergement, conversion et archivage facile de documents au format PDF

Partager un fichier Mes fichiers Convertir un fichier Boite à outils Recherche Aide Contact



Phytoépuration (1) .pdf



Nom original: Phytoépuration (1).pdf

Ce document au format PDF 1.4 a été généré par Chromium / Skia/PDF m56, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 28/10/2018 à 23:05, depuis l'adresse IP 41.107.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 81 fois.
Taille du document: 138 Ko (3 pages).
Confidentialité: fichier public




Télécharger le fichier (PDF)









Aperçu du document


Phytoépuration
La phytoépuration est au sens large l'épuration par les
plantes. Celles-ci peuvent contribuer à épurer ou dépolluer
les trois grands milieux que sont l'air, les sols et l'eau.

Sommaire
1 Phytoépuration de l'eau
1.1 Les différents systèmes
1.1.1 Lagunage
1.1.2 Filtres plantés de macrophytes
1.1.3 Autres systèmes
1.2 Principes physiques, chimiques et biologiques
1.3 Plantes utilisées
2 Phytoépuration de l'air
3 Notes et références
4 Bibliographie

Coupe d'un bassin de filtre planté de macrophyte à
écoulement horizontal

Phytoépuration de l'eau
Il s'agit d'un système de traitement des eaux utilisant des
plantes (généralement plantes macrophytes), des
substrats et des microorganismes au sein d'une zone
humide artificielle (ou « constructed wetlands » pour les
1
anglophones) nommée "constructed wetland" en anglais.
Les systèmes de phytoépuration peuvent être composés
2
d'un ou plusieurs filtres plantés .

Schéma de principe d'un filtre planté à écoulement
vertical compartimenté avectyphas plantés sur sable
filtrant

Les différents systèmes
Lagunage
Le lagunage est une technique consistant à reproduire l’écosystème d’une zone humide. Les intérêts sont
multiples, puisqu'en plus d’épurer l’eau, ce système offre à la faune sauvage un abri, constituant alors un
véritable oasis de biodiversité. Toutefois le lagunage n'est pas la meilleure solution de phytoépuration afin
d'obtenir une qualité d'eau convenable.
Filtres plantés de macrophytes
À la différence de la lagune à macrophytes, le filtre planté met en œuvre un média filtrant (sables gravillons,
graviers).
Deux catégories de filtres existent :
Filtres à écoulement vertical
L'eau est répartie à la surface du filtre et percole dans le massif filtrant. Il n'y a donc pas de phénomène
de stagnation d'eau ou de photosynthèse mise en jeu, contrairement à une lagune.
L'activité microbienne est fortement mise en jeu. Les plantes privilégiées pour ce genre de filtre sont
généralement des plantes aquatiques à fort pouvoir racinaire (iris, massettes), leur rhizosphère favorisent

la circulation de l'air lors des périodes d'assec et permettent de maintenir dans le temps la conductivité
hydraulique du massif filtrant (décolmatage). Ceci intensifie donc l'activité bactérienne.
Les matières organiques retenues en surface s'humidifient et se minéralisent.
La flore bactérienne mise en jeu dans ce filtre est donc une flore de type aérobie hétérotrophe, qui se fixe
sur le milieu.
Filtres à écoulement horizontal
Le filtre à écoulement horizontal a un écoulement similaire à celui d'une lagune, puisqu'un niveau d'eau
est maintenu dans le bassin, et que l'eau en excès sort du bassin par un système de trop-plein.
Toutefois, le bassin contient également un média filtrant (sables et graviers), et le niveau d'eau est
inférieur au niveau de la couche de sable. Aucun phénomène de photosynthèse n'a lieu dans ce filtre. La
flore bactérienne se fixe sur le milieu granulaire, et des phénomènes d'anoxie sont mis en jeu, ce qui peut
favoriser une dénitrification partielle si ce filtre est mis en œuvre après un filtre à écoulement vertical. De
plus, une diminution des phosphores, des médicaments et des hormones est possible.
Autres systèmes
Par extension, le terme phyto-épuration peut également désigner d'autres systèmes tels que les bosquets
épurateurs ou zones tampons boisées. Il s'agit ici de faire ruisseler l'eau au travers des racines de plantations
d'arbres à même le sol, éventuellement des saules traités en taillis coupés en courte rotation (taillis à courte
rotation).
D'autres types de traitement comme des bambouseraies sont également recherchés. La rhizosphère du bambou
offre les mêmes capacités que celle des plantes aquatiques en matière d'oxygénation et de décolmatage du
substrat. Le bambou a également une capacité d'absorption des micro-polluants bien plus importante que pour
celle des plantes aquatiques.

Principes physiques, chimiques et biologiques
Les eaux usées qu’elles soient d’origine domestique ou industrielle, peuvent contenir de nombreux pathogènes,
molécules biodégradables et polluants chimiques : azote (sous ses nombreuses formes), phosphates, métaux
lourds… Ces éléments peuvent être décomposés puis utilisés par la flore et la micro-faune de l’écosystème mis
3
en place. Les racines des plantes émettent un peu d’oxygène , permettant ainsi le développement de microorganismes aérobies. L’ensemble des micro-organismes aérobies et anaérobies permettra une dégradation
optimale de la matière organique.

Plantes utilisées
Les plantes qui sont les plus souvent utilisés dans les filtres sont des plantes persistantes émergentes, telles que
les scirpes (Scirpus, Eleocharis), laîches (carex), papyrus (Cyperus), joncs (Juncus), roseaux communs
4
(Phragmites) et massettes (Typha) . Des iris peuvent être plantés en bordure pour apporter une touche de
4
couleurs .
Pour le lagunage des piscines écologiques et filtre avec eaux en surface ayant une teneur élevée en matière
organique, on utilise généralement les scirpes car ils tolèrent de haut niveau d'éléments nutritifs, se cultivent
facilement mais ne sont pas envahissants.
Les massettes, quenouilles ou les roseaux ont été utilisés fréquemment en raison de leur grande tolérance pour
de nombreux types d'eaux usées, mais ils ont l'inconvénient d'être envahissants, et leurs tubercules sont un des
aliments préférés des rats musqués et des vers, ce qui peut les amener à proliférer là ou on ne le souhaite pas.

Phytoépuration de l'air

Par leurs feuilles, les plantes captent le CO2 le jour. Pour les autres polluants, c'est le système sol-plante qu'il
faut considérer, avec donc les bactéries et les champignons microscopiques de la rhizosphère, symbiotes des
plantes ou que la plantes contribue à faire vivre. Certaines plantes contribuent aussi à fixer certains polluants, et
donc indirectement à épurer l'air (tant qu'un incendie ou un autre aléa de renvoie pas les polluants dans l'air).
Des systèmes bioinspirés sont développés pour l'épuration d'air dans le milieu industriel ou médical, on parle
5, 6
alors de bioépuration .
Concernant la pollution de l'air l'ADEME considère que l'argument « plante dépolluante » n'est pas validé
scientifiquement au regard des niveaux de pollution généralement rencontrés dans les habitations et des
7
nouvelles connaissances scientifiques dans le domaine .

Notes et références
1. Zones Humides Infos no 86-87, 2015, Zones humides et épuration des eaux (http://www.snpn.com/spip.php?article2440#
86-87)
2. « phytoépuration et filtres plantés » (http://www.macrophyt.com/phyto%C3%A9puration-et-filtres-plant%C3%A9s/) ,
sur MACROPHYT , 9 décembre 2014 (consulté le 9 décembre 2014 )
3. (Hammer 1989 )
4. Plantes filtrant l'eau pour le traitement en phytoépuration (http://www.ecologs.or g/vegetation/plantes-filtrant-l-eau-pour le-traitement-en-phytoepuration-et-les-piscines-ecologiques.html) , sur ecologs.or g du 6 décembre 2008, consulté le 26
juin 2017
5. Rho D (2000) La bioépuration de l'air , biofiltres et biolaveur s: un univers à la r encontre de la micr obiologie et de
l'ingénierie . Vecteur environnement, 33, 22-31.
6. Delhoménie M.C & Heitz M (2005) Biofiltration of air: a r eview (http://scholar.google.fr/scholar?output=instlink&q=i
nfo:qTEWCT-0BIEJ:scholar.google.com/&hl=fr&as_sdt=0,5&scillfp=9445903645634827482&oi=lle) . Critical
reviews in biotechnology , 25(1-2), 53-72 ( résumé (http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/07388550590935814) ).
7. Plantes et épuration de l'air intérieur (http://www.ademe.fr/plantes-epuration-lair -interieur) , sur ademe.fr de février 2013,
consulté le 26 juin 2017

Bibliographie
André Paulus, Le filtre planté de roseaux : ou le versant vert de l'épuration des eaux usées, du Rouergue
(en) D. A. Hammer (éditeur), Constructed Wetlands for Wastewater Treatment : Municipal, Industrial, and
Agricultural, Chelsea, Lewis Publishers, 1989.

Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Phytoépuration&oldid=138477064 ».

La dernière modification de cette page a été faite le 26 juin 2017 à 11:25.
Droit d'auteur : les textes sont disponibles sous licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes
conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails,
ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les
auteurs et mentionner la licence.
Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par
le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis.


Phytoépuration (1).pdf - page 1/3
Phytoépuration (1).pdf - page 2/3
Phytoépuration (1).pdf - page 3/3

Documents similaires


Fichier PDF phytoepuration 1
Fichier PDF phytoepuration
Fichier PDF role des vegetaux dans le traitement des eaux usees 2014
Fichier PDF depliant piscine pegee mail
Fichier PDF les feuilles de coriandre une puissante plante condimentaire qui filtre les metaux lourds
Fichier PDF l epuration des eaux useespar les plantes


Sur le même sujet..