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31e année

n°9 - Novembre 2018
GRATUIT

INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

INTERVIEW DE YVES JEAN, PRÉSIDENT DE L’UNIVERSITÉ DE POITIERS

« L’université de Poitiers permet
le circuit court de l’innovation »
La 3e édition du forum innovUP revient du 15 au 23 novembre avec une nouvelle formule qui se déplace
dans trois capitales départementales et qui fait la part belle à l'échange entre université et dirigeants
d’entreprise avec comme fil conducteur  : l'innovation.

L

'innovation, partout,
comment ? Tel est le
challenge que s'est lancé
l'université de Poitiers en proposant une semaine de rencontres
du 15 au 23 novembre afin de
mieux connaître les solutions
partenariales de l’université de
Poitiers pour dé velopper les projets d’innovations.
Animé par des conférences ou
tables rondes, le forum se
déplace à Angoulême, Poitiers,
Niort et Segonzac dans l'objectif
de rencontrer les dirigeants sur
leur territoire et faciliter ainsi
l'échange. « Formels ou informels
notre souhait est de créer du lien
entre nos chercheurs, nos formations
et le monde économique afin de créer
de nouvelles coopérations. » Economiste et géographe de formation,
le président de l'université de

Yves Jean

“ Notre université
est pluridisciplinaire,
elle donne accès
à différentes
ressources
pour permettre
d'aller plus vite ”

Jeudi 15 novembre à partir de 17h au SP2MI (Futuroscope), lancement officiel avec l’intervention de
Louis Gallois : « L’université, acteur majeur de l’innovation et de l’attractivité des agglomérations »
Lundi 19 novembre de 8h
à 10h à Passerelle (Futuroscope) : Bien-être et qualité de vie au travail

Poitiers est très attaché aux relations qu'il tisse avec les entreprises. « En 2017, j'ai signé
400 conventions pour un montant
de 200 millions d’euros, avec Solvay,

Le laboratoire commun Priméo, constitué avec Safran au sein de l'Institut P' Prime,
qui associe le CNRS et l'université de Poitiers, a pour ambition de rapprocher la
recherche fondamentale des applications industrielles possibles.

L’université en quelques chiffres
587 ans, l’âge de
l’université
28 000 étudiants,
dont 4200 étudiants
internationaux,
issus de 136 pays
différents
14 composantes dont
1 école d’ingénieur
1 école supérieure du
professorat et de
l’éducation
5 instituts

innovUP 2018

161 thèses soutenues
par an
950 enseignants
chercheurs
120 chercheurs CNRS
37 laboratoires
890 doctorants
1 600 intervenants
professionnels
400 contrats de
recherche
un portefeuille de
plus de 100 brevets

L'Oréal, Safran, Saft ..., mais aussi
avec des PME du territoire. »
En septembre, c'est une nouvelle étape que l’université a
franchi en inaugurant Priméo, un
laboratoire commun avec Safran
et le CNRS, sur le sujet de la
photonique. Dernièrement, Eurofins-Cerep a réalisé un investissement
important
de
850 000 €afin de devenir le centre d’excellence européen du
groupe dans le domaine des
tests pharmacologiques in-vitro
pour la recherche de nouveaux
médicaments. Ce centre va permettre aux étudiants de profiter
d’une technologie de pointe et la
création de 25 postes. « Au CHU
de Poitiers, l'arrivée de l'IRM 7 Tesla
va révolutionner l'imagerie en proposant des biopsies virtuelles, mais
pas seulement. L'université de Poitiers va développer avec Siemens un

laboratoire commun sur l'innovation
en imagerie médicale. » Soucieux
de développer la recherche,
l'université entre dans une nouvelle ère où le transfert de technologies est immédiat. « Il
n'existe pas d'intermédiaires entre
nous, nous proposons désormais un
circuit court de l'innovation. »
Pourquoi innover ? « Pour créer
des emplois et rester performant,
martèle Yves Jean. Tous les entrepreneurs sont confrontés à la compétitivité des entreprises. Il faut innover pour répondre aux nouvelles
demandes, pour s'adapter aux évolutions sociétales. Notre université
est pluridisciplinaire, elle donne
accès à différentes ressources pour
permettre d'aller plus vite. » ◆
LYDIA DE ABREU

Inscriptions sur :
univ-poitiers.fr/innovup.

Mardi 20 novembre de
17h à 19h30 au Pôle Universitaire de Niort :
Risques et assurances
Mercredi 21 novembre de
13h30 à 18h30, amphithéâtre du Nil à Angoulême :
Les industries culturelles
et créatives
Jeudi 22 novembre :
- de 10h à 14h à à SaintSymphorien, puis à Niort :
le rendez-vous des partenaires de la Fondation Poitiers Université
- à l’ENSIP sur le campus
de Poitiers :
*de 12h à 17h : Séminaire
des Innopreneurs en partenariat avec la Technopole Grand Poitiers
*de 12h30 à 19h30 : Carrefour de la formation
continue
*de 17h à 19h30 : Le numérique
Vendredi 23 novembre,
de 13h30 à 18h, à Segonzac : Les spiritueux
Tous les détails dans les pages B et C.

Le laboratoire Eurofins-Cerep dispose à Celle-Lévescault de matériel de pointe,
dont elle fait bénéficier l’université de Poiteirs et accueille plusieurs doctorants.

Dossier spécial : le forum innovUP
I B I InfoEco

Novembre 2018

INTERVIEW

L. Gallois : « Les villes les plus dynamiques
sont celles avec de grandes universités »
En tant que président du conseil de surveillance de Peugeot SA et président du groupe de réflexion La Fabrique
de l'Industrie, Louis Gallois inaugurera la 3e édition du forum de l’innovation innovUP de l’université de Poitiers
avec une intervention sur “La relation universités-entreprises, enjeu du développement des agglomérations”.
Info-éco / Quelle place
tient l'université dans les
agglomérations ?
Louis Gallois / Actuellement, il n'est pas concevable qu'une agglomération
de grande taille se développe si elle n'a pas une
université puissante, j'entends avec une vraie capacité de recherche. Le progrès scientifique et
technologique va à une
telle vitesse, qu'il est
important que le tissu local
soit irrigué par la recherche
universitaire. Dans le
monde entier, les villes les
plus dynamiques, les plus
vives sont celles avec de
grandes universités. C'est
fondamental.
Info-éco / Quel est le premier levier d'attractivité
d'une université ?
L. G. / Le b.a.-ba, c'est la
formation. L'université a

fait beaucoup de progrès en
s'adaptant aux besoins des
entreprises, en introduisant
la formation tout au long de
la vie, l'alternance. L'université dispose désormais
d'écoles d'ingénieurs, de
chercheurs de renom, de
docteurs — même s'ils ne
sont pas reconnus suffisamment dans l'entreprise
en tant que tels et pourtant
ils y apportent une dimension supplémentaire. Les
personnes qui sortent de
l'université sont des
maillons essentiels dans la
transmission de nouvelles
pratiques, de l'innovation
par leur intégration dans
les entreprises.
Info-éco / Quels sont les
autres dispositifs de transferts d'innovation entre
université et territoire ?
L. G. / Il y a évidemment
les laboratoires de recher-

Louis Gallois.

che et les services dédiés à
la relation entreprise dans
les universités ; et aussi les
IUT (institut universitaire
technologique), les CRITT
(centre régional d’innovation et de transfert de technologie), les SATT (les
sociétés d'accélération du
transfert de technologies)
qui organisent la diffusion
de l'innovation sur les ter-

SPORT, SANTÉ, BIEN-ÊTRE

Info-éco / Comment
accentuer les relations
entre université et PME ?
L. G. / Si les grands groupes ont l'habitude de ces
différents dispositifs, il est
vrai que pour les PME, c'est
plus compliqué. Il est difficile pour les universitai-

res de faire la promotion
de leurs capacités auprès
des entreprises. Les chambres de commerce et d'industrie et les branches
industrielles doivent y participer. De l'autre côté, l'image véhiculée des chercheurs dans leur tour
d'ivoire, est terminée. Les
contacts entre chercheurs
et entrepreneurs sont
nombreux, prennent plusieurs formes, à l'université de les encourager.
Info-éco / Le statut d'étudiant-entrepreneur a-t-il
facilité les créations d'entreprises ?
L. G. / Il est, en effet,
essentiel, que les universités génèrent autour d'elles
des start-ups par le biais
des enseignants, des étudiants. Ce modèle tend à
progresser. De plus en plus
d'étudiants s'y intéressent.

C'est pour eux le moyen de
développer un projet qu'ils
ont porté durant leurs études. Cette démarche sera
couronnée de succès si un
écosystème favorable à la
création, au développement et à l'accompagnement des start-ups, se met
en place autour des universités. C'est très important,
d'autant plus que cela participe à l'émulation du
tissu industriel local. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR M. W.

A noter : “L’université, acteur
majeur de l’innovation et de
l’attractivité des agglomérations”, jeudi 15 novembre, à partir de 17h, au SP2MI, sur la zone
du Futuroscope. Programme :
Louis Gallois interviendra sur la
relation université-entreprises,
après une table ronde donnant
la parole à des entreprises partenaires de l'université qui
témoigneront de leur expérience.

RISQUES, ASSURANCES

Incarner la qualité de vie
au travail dans une Maison

L

a problématique de la qualité de
vie au travail est assez nouvelle. Et
l'université de Poitiers n’a pas
hésité à s’en emparer. Elle est l'une des
rares à l'avoir incluse dans une stratégie
d'établissement organisée et coordonnée.
L’université a ainsi constitué un comité du
mieux-être au travail, impliquant les différentes composantes. Après une enquête,
quatre axes stratégiques ont été identifiés.
Des groupes de travail sont en place pour
formaliser une feuille de route et des
actions à mener.
Parallèlement, depuis deux ans, après
plusieurs rencontres d'entreprises, d'associations, de l'Aract, l'université propose aux
différents acteurs qui s'intéressent à ce
sujet de constituer un réseau pour mutualiser les outils, les démarches, les réflexions
et construire ensemble un lieu d'accueil et
d'information. « Il nous fallait trouver un lieu
qui incarne cette problématique, un lieu ressource pour la pratique, les réunions, le conseil »,
explique Laurent Bosquet, vice-président
de l’université de Poitiers, en charge de la
qualité de vie au travail. Sur la zone du
Futuroscope, à l'arrière du SP2MI, un gymnase est en construction. « La partie salle de
sport est terminée, mais il y a aussi deux étages
vides. Le projet est d'en faire une Maison de la
qualité de vie au travail, de la santé, du sport.
Nous voulons y inclure une salle de fitness, une
cuisine pédagogique, des salles de réunions pour
des formations sur la gestion du stress … En
faire un véritable centre de ressources pour l'ensemble du département. »

ritoires, les instituts de
recherche technologiques.
Il y a également des mécanismes incitatifs avec les
crédits d'impôts recherche,
les pôles de compétitivité,
les bourses Cifre (convention industrielle de formation par la recherche). De
nombreux mécanismes
existent pour faciliter ces
transferts, aux acteurs de
les faire fonctionner au
maximum. Ce n'est pas
encore aussi fluide que
dans d'autres pays, mais il
y a incontestablement des
progrès.

La responsabilité sociale
des entreprises en forum

N

Laurent Bosquet.
Durant deux ans, différents événements
ont été menés pour rassembler et informer
les différents acteurs de ce projet. Dans le
cadre du forum innovUp, le petit-déjeuner
du 19 novembre est l'occasion d'élargir le
cercle des intéressés, notamment aux
entreprises de la région et de les impliquer.
« Nous avons candidaté à un appel à manifestation d'intérêt du ministère pour créer, en France,
cinq living labs sur ce sujet. Si le projet est retenu,
nous bénéficierons de financements pour réaliser
les études de faisabilité. Dans tous les cas, l'objectif du petit-déjeuner est de faire remonter les
attentes du réseau, son périmètre d'action … »
Il s'agira également de partager plusieurs
initiatives prises sur le territoire départemental. « Tout ce travail va nous mener à 2019
et à engager la fin des travaux, à communiquer
sur les outils à disposition et à lancer un appel
à projets pour promouvoir des actions locales. » ◆
M. W.

A noter : Lundi 19 novembre, de 8h à 10h, bâtiment Passerelle, sur la zone du Futuroscope.

iort va accueillir, le 20 novembre
le forum innovUP de l’université
de Poitiers. Il sera question de
“L’évolution des entreprises vis-à-vis de
leur responsabilité sociale”. L’invité de
marque est Emery Jacquillat, le PDG de la
Camif, l’un des pionniers des entreprises
à mission. Elles vont plus loin que la
notion d’entreprise, et défendent un intérêt commun qui est inscrit dans leurs statuts. Il ouvrira le débat par une conférence sur la place de l’entreprise dans les
enjeux de société. « Cette thématique entre
totalement en relation avec l’entreprise à mission. Il a été l’un des premiers à intégrer des
missions dans les statuts de la Camif »,
explique Jean-Marc Bascans, maître de
conférences et directeur de l’Institut des
Risques Industriels Assurantiels et Financiers (IRIAF) de l’université de Poitiers.

Les enjeux sociaux
au centre des débats
« Nous sommes amenés à former les futurs
citoyens qui ont pour mission des enjeux sociétaux socio-économiques et environnementaux.
Ils doivent prendre en compte l’impact des
entreprises sur ces enjeux-là. Ces dernières
doivent avoir un impact positif », poursuit
Jean-Marc Bascans.
La formation et la recherche seront également à l’honneur lors de cette fin d’après-midi grâce à des témoignages d’étudiants, de salariés de la Maif ou de
Poujoulat et des enseignants-chercheurs.
« On a beaucoup de relations avec les entre-

Jean-Marc Bascans.

prises. Et on constate qu’elles n’ont pas toutes
une visée capitalistique mais elles donnent de
l’importance aussi aux enjeux sociétaux »,
poursuit l’enseignant-chercheur.
La capitale des Deux-Sèvres est, comme
tout le monde le sait, la place forte des
assurances en France. « Les assurances sont
souvent en avance en terme d’innovation. A
l’université d’être toujours connectée avec ce
monde professionnel en introduisant ces innovations à nos formations. C’est le rôle de l’université », affirme Jean-Marc Bascans.
Emery Jacquillat, s’amuse avec les acronymes. Selon lui, RSE devrait plutôt
« redonner du sens à l’entreprise », plutôt que
la responsabilité sociale des entreprises.
Un monde de l’entreprise qui a besoin de
revaloriser son image. ◆
JULIEN PRIVAT

A noter : Mardi 20 novembre, de 17h à 19h30, Pôle
universitaire, 11 rue Archimède à Niort.

Dossier spécial : le forum innovUP
I C I InfoEco
INDUSTRIES CULTURELLES ET CRÉATIVES

Novembre 2018

NUMÉRIQUE

Culture : créer de nouvelles
formes de revenus

L

e FAB®ICC est une équipe interdisplinaire de chercheurs implantée à Angoulême pour travailler
sur l’industrie culturelle et créative. Elle
organise la journée d'étude du mercredi
21 novembre dans le cadre du forum
innovUP initié par l'université de Poitiers.
« Ce sont à la fois des chercheurs en droit, des
chercheurs en économie et management, qui
constituent cette équipe, explique ValérieInès de la Ville, professeure des universités
en sciences de gestion et responsable
scientifique du FAB®ICC de l’université
de Poitiers. Ils réfléchissent et s'approprient
les nouvelles formes de contenu culturel. »
Durant cette demi-journée d'étude, la
thématique sera “Créer la valeur de demain
dans les industries culturelles et créatives”.
« Nous avons pensé qu'il était intéressant d'évoquer les liens entre l'industrie culturelle et
créative et l'économie sociale et solidaire », poursuit la responsable scientifique. Cela débutera par une conférence avec trois intervenants qui évoqueront les nouveaux
modèles solidaires dans le secteur artistique et culturel : les tiers-lieux comme
tremplin pour l'entrepreneuriat culturel, le
revenu contributif, les spectacles vivants
et l'édition peuvent être structurés sous
forme coopérative. « C'est la culture, bien commun que l'on partage. Cela va entraîner forcément de nouvelles formes de revenus. »

D
Valérie-Inès de la Ville.

économique de votre projet" viendra clôturer cet après-midi. Le message est de
faire connaître ces possibilités aux étudiants et de montrer les expérimentations
menées.
Cette journée d'étude s'adresse à tous
ceux qui s’intéressent aux industries culturelles et créatives, aux étudiants, aux
auteurs, aux associations culturelles, aux
collectifs de créateurs afin de les informer
des possibilités qu'offre le cadre de l'économie sociale et solidaire pour développer
différents projets créatifs. « L'idée est de
faire découvrir ce que les gens testent en ce
moment au sein de l'industrie culturelle et créative. C’est sûr, L'innovation ne se trouve pas
toujours dans le domaine technologique : il y
a des formes innovations sociales », résume
Valérie-Inès de la Ville. ◆
J. P.

Les coopératives : la solution ?
Une table-ronde sur le thème "Choisir
le bon statut et faire évoluer le modèle

Un job dating
pour créer du lien 

A noter : Mercredi 21 novembre, de 13h30 à 18h30,
à l’Amphithéâtre Bâtiment du Nil, 138 rue de Bordeaux, à Angoulême.

ans le domaine du numérique,
l’université de Poitiers mène une
démarche originale lors du
forum innovUP à l’ENSIP le jeudi
21 novembre à partir de 17h. Il s’agit d’un
job ou stage dating. « Nous avons décidé
d’organiser un speed dating pour trouver un
job ou un stage », explique François Lecellier, maître de conférences à l’IUT au sein
du département génie électrique, coordinateur de cette demi-journée. Les étudiants auront alors dix minutes pour
convaincre la vingtaine d’entreprises présentes.

Job dating pour dynamiser
les échanges
« Tout le monde est obligé de s’y connaître
en informatique dans le monde d’aujourd’hui.
L’université dispose de formations spécialisées
dans le domaine du numérique à tous les
niveaux aussi bien en DUT, licence, master ou
doctorat. Avec ce job dating, c’est aussi une
manière de montrer aux entreprises les formations proposées par l’université de Poitiers »,
confie François Lecellier. Au fil de cette fin
d’après-midi, étudiants, laboratoires de
recherche et entreprises du numérique
seront en relation. « C’est vrai qu’on n’est
pas forcément habitué à discuter ensemble,
mais là le lien se fera par l’intermédiaire des
étudiants. »
Au programme aussi, la remise de tro-

Les laboratoires étudient les réseaux de demain.

phées de l’innovation et l’alternance à plusieurs entreprises partenaires de l’université de Poitiers. « On va récompenser les
entreprises qui ont contractualisé ou monté des
projets innovants », indique François Lecellier.
L’université de Poitiers dispose d’une
grande expertise dans le domaine du
numérique avec six laboratoires de recherche. Actuellement, les travaux portent sur
les réseaux futurs que ce soit le wifi ou la
5G, sur les interactions et la perception des
images 3D, la protection et la surveillance
de cotes maritimes, l’éducation et le
numérique, la sécurisation de documents. ◆
J. P.

A noter : Jeudi 22 novembre, de 17h à 19h30, à
l’ENSIP, sur le campus de Poitiers.

SPIRITUEUX

Valoriser les collaborations
L’interface entre l’université avec les acteurs de la filière 
et le monde économique  L

FONDATION POITIERS UNIVERSITÉ

D

epuis 2009, la Fondation Poitiers
Université soutient les projets,
facilite les rencontres et les
coopérations entre grands groupes, PME,
start-ups et les différentes composantes
de l'université. Elle tiendra son principal
rendez-vous, le 22 novembre à Niort, lors
du forum innovUP.
« Nous sommes là pour mieux faire connaître les savoir-faire des laboratoires, des étudiants, de l'université en général. La Fondation
est une interface entre le monde économique
et l'université, souligne Michel Guérin, délégué général de la Fondation Poitiers Université. L'une de nos missions est de donner
de la visibilité à l'ensemble des formations visà-vis des entreprises, en vue de recrutement
de salariés. » C'est ainsi favoriser l'adéquation formation-emploi.

Soutenir les projets
Grâce au mécénat, la structure soutient
et valorise plusieurs travaux de recherche.
« Nos partenaires sont présents sur l'ensemble
du territoire, en Vienne, Deux-Sèvres et Charente. La journée du 22 novembre est un temps
de rassemblement et d'échanges. Cela permet
aux entreprises de mieux connaître les laboratoires, leurs activités, les enjeux d'avenir. Par
ailleurs, les grands groupes rencontrent les
PME et les start-ups, dans des secteurs souvent
très variés. »
De par son soutien aux projets, la Fondation est « un interlocuteur pour mettre en
relation des entreprises qui ne savent pas vrai-

Michel Guérin est le délégué général de la
Fondation Poitiers Université.

ment où s'adresser et des laboratoires qui ne
communiquent pas assez sur leurs recherches. »
Son rôle est aussi de soutenir les projets
étudiants ou de la communauté universitaire. « Nous les accompagnons dans leurs
premières étapes avec du conseil, parfois un
peu de trésorerie. C'est pour eux une première
marche pour lancer leur entreprise. »
La Fondation, c'est aussi encourager et
soutenir la mobilité géographique, faciliter
l'accès à tous à l'enseignement supérieur
ou encore améliorer la vie des étudiants
dans leur parcours universitaire. ◆
M. W.

A noter : Jeudi 22 novembre, de 10h à 14h, avec au
programme une visite de l'entreprise Poujoulat à
Saint-Symphorien, puis un temps d'échange à la
mairie de Niort.

’objectif de la demi-journée du
23 novembre sur la filière des Spiritueux est de « mettre en lumière
les liens, les collaborations entre l’université
et les acteurs socio-économiques de la filière »,
indique Nathalie Martin-Papineau, viceprésidente de l'université en charge de la
formation tout au long de la vie. Formation et recherche seront les deux principales thématiques développées à Segonzac. La formation tout au long de la vie
sera mise en avant. « Ce système innovant
permet de passer d'une situation professionnelle à des situations de formation pour
gagner en compétences, tout en exerçant son
activité. » En résumé, les salariés peuvent
venir se former à l’université de Poitiers,
au centre universitaire de la Charente,
tout en poursuivant leur métier. A Segonzac, il y a « une mixité de publics. À la fois
des étudiants en formation initiale et des salariés qui viennent à l’université pour accroître
ou actualiser leurs compétences et leurs
connaissances. » L'objectif est de développer ce type de formation qui n'est pas
systématiquement développé au niveau
national. « Je pense pourtant que c'est un
enjeu important pour demain de mettre en
place une "société apprenante", car il faut désormais apprendre tout au long de sa vie »,
résume simplement la vice-présidente de
l’université.

Susciter le lien avec l’université
Cette journée va mettre en avant le fait
que l'innovation repose sur l'échange
entre la recherche et l'activité du secteur
des spiritueux. Une collaboration ici synonyme d’avancée. « L'innovation permet de

Nathalie Martin-Papineau.

progresser en termes de marché ou de méthode
d’exploitation. Concrètement, des enseignantschercheurs des laboratoires de l’université de
Poitiers s’inscrivent dans cette démarche d’innovation sur des thématiques comme la biologie, les problèmes liés à l’environnement ou
encore les risques liés à la production des spiritueux », explique Nathalie Martin-Papineau. De nombreux domaines seront
abordés que ce soient la biologie, l'environnement, le droit, le commerce international, la santé, la transmission d’entreprise : des enjeux assez spécifiques à
cette filière.
Cette journée va finalement regrouper
tous les acteurs de la filière Spiritueux qui
collaborent avec l’université de Poitiers. Cet
échange se rattache à de grands enjeux. En
quelques chiffres, la filière représente
4 milliards d’euros à l’export, une croissance de 8 % annuelle et surtout une croissance de 50 % entre 2010 et 2016. ◆
J. P.

A noter : Vendredi 23 novembre, de 13h30 à 18h,
Centre universitaire de la Charente, 37 rue Gaston
Briand à Segonzac.

UNIV
V--POITIERS.FR

Un
niv
versité de Poitiers

Fo
F
orum de
e
l’innov
l’i
ov
va
ation
i
15 - 23 nov 2018

ncontres confé
ncontres,
férences,
rences
Ren
workshops, job datings
PROGRAMMME & INSCRIPTION SUR

Poitiers, Niort,
Ang
goulême, Segonzac

UNIV-POITIERS.FR/INNOVUP

Lundi 19 novembre

Mardi 20 novem
mbre

Mercredi 21 novembre

Jeudi 22 novembrre

Vendr
e
edi 23 novembre

Bien-être
et qualité de vie au travail
@Te
echnopole du Futuroscope
(86) 8 h 00 - 10 h 00

Risques - Assuranc
a es
@Niort (79)
17 h 00 - 19 h 30
0

Industries culturelles
et créatives
@Angoulême (16)
13 h 30 - 18 h 30

Séminaire Les Inno
opreneurs
@Poitiers (86) 12 h 00
0 - 17 h 00

Spiritueux
@Segonzac (16)
à partir de 13 h 30

En partenariat avec Tec
echnopole Gra
and Poitiers

Carrefour
o de la for
ormation continue
@Poitiers (86) 12 h 30
3 - 19 h 30
Numérique
@Poitiers (86) 17 h 00
0 - 19 h 30

31e année

n°9 - Novembre 2018
GRATUIT

www.info-eco.fr
INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

DOSSIER

L’innovation
est une culture
SUCESS STORY

INITIATIVES

Toonzshop,
leader européen de
la fringue alternative

Des fab labs ouverts
à la créativité

Tendance il y a 5 ans, les fab labs (laboratoire de fabrication) ont germé un peu
partout en région, aujourd'hui, seuls les plus actifs font de la résistance et
poursuivent leur activité dans un esprit de partage et d'échanges collaboratifs.
Zoom sur celui des Usines Nouvelles à Ligugé et le Lab d’Eno à Niort. PAGES 2 & 3










En une dizaine d'années, Toonzshop est devenue
une référence internationale pour le vêtement de
festival et désormais un leader européen
en e-commerce. PAGE 4



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Vie des Territoires
I 2 I InfoEco Novembre 2018
INNOVATION — LIGUGÉ / 86

L’innovation est une culture,
cultivons là ensemble !
A l’occasion du Forum innovUp du 15 au
23 novembre organisé par l'université de
Poitiers, nous avons choisi de mettre en
lumière la notion d'innovation dans notre
dossier.
Innover, c'est lancer quelque chose de
nouveau sur le marché, un produit, un service,
un mode d'organisation ou un procédé … il y a
mille et un exemples d'innovation, mais il
n'existe pas une définition standard.
Pour développer ce propos nous avons donné
la parole à deux experts, Géraldine Musset,
responsable innovation au CEI et Harold Astre,
directeur de la recherche du CHU de Poitiers
qui nous expliquent comment l'innovation doit
être une culture afin de devenir une véritable
source de compétitivité.
Pour illustrer l'innovation locale, la rédaction a
choisi de vous faire découvrir cinq projets de
chercheurs soutenus par le Fonds Aliénor.
Leurs sujets traitent du sommeil, des
antibiotiques, de la transplantation, de la
cancérologie et des soins infirmiers, le tout
dans un souci d'amélioration de la vie
quotidienne des patients.
Côté entreprises, nos journalistes ont dénichés
des pépites. Entre Seekyo qui va révolutionner
la chimiothérapie de demain, Simedys qui
forme les chirurgiens, Iteca qui anime l'usine du
futur, Baignolo qui permet la baignade des
personnes en situation d'handicap, Binov qui
innove dans la bineuse ou encore Seemax qui
crée une nouvelle machine pour trier les œufs,
car rien ne se perd, tout se transforme ! ... le
potentiel de développement est bien réel.
L'innovation, c'est partout, tout le temps,
ensemble, dans l'objectif de servir une
straté gie pour l'avenir.
Bonne découverte !
Lydia De Abreu,
rédactrice en chef adjointe

INFO-ÉCO
Siège social :
Public Media
7 impasse du Moulin, 86700 Payré
Informations économiques et échos du Poitou-Charentes
Fondateur : Michel Geniteau
Directeur de publication / Rédacteur en chef : Roger Anglument
Rédactrice en chef adjointe / Responsable de la rédaction :
Lydia De Abreu
Rédaction :
Mathilde Wojylac, journaliste

Les Usines Nouvelles,
un fab lab ouvert à tous
Les Usines Nouvelles se veulent un espace d’expérimentation
des nouvelles manières de travailler. La société fait partie
des premières à avoir installé un fab lab dans la Vienne.
Découverte de cet environnement avec Cyril Chesé co-propriétaire
et co-fondateur de ce site qui revit après 30 ans d’abandon. 

E

n 2013 les Usines
Nouvelles investissent une ancienne
filature à Ligugé : un site
important de 3 000 m 2 ,
réhabilité au fur et à
mesure pour les différentes activités qui cohabitent
en son sein. Les Usines
emploient cinq salariés.
Elles accueillent plus de
25 entreprises dans différents domaines (un coiffeur, un web designer, un
programmeur, une maroquinière, un ébéniste ...).
Une coopérative d'activités, Consortium Coopérative, accompagne également les porteurs de
projet dans le domaine de
la culture pour qu’ils parviennent à monter leur
entreprise et à structurer
leur activité.
« Dès le début, il y a eu une
volonté d’ouvrir et de donner
au public, aux professionnels,
la possibilité de cohabiter sur
un lieu de production,
explique Cyril Chesé, cofondateur et co-propriétaire du fab lab. Nous avons
immédiatement voulu ouvrir
un fab lab au sein de l'association. L’objectif est de mettre
en oeuvre une dynamique
d’activités, dans des lieux
communs avec des services
communs. »

Des outils à disposition
de tous
Le fab lab propose des
formations professionnelles qui vont de l’initiation,
à l’utilisation des machi-

Le fab lab ouvre ses portes au public les mardis soirs.

nes et même jusqu’à la
conception. « Chacun peut
gravir des échelons. » L’adhérent a à disposition, un
catalogue d’outils : une
fraiseuse à commande
numérique, impression 3D,
découpe laser, modélisation 3D … « Quand nous
nous sommes lancés, il y a
presque cinq ans, ce type de
service n'existait pas. Pour
avoir accès à ce type de
machine, il fallait faire appel
à un prestataire. Nous avons
“donné un sens” à ces nouvelles machines souvent mal
comprises. »
Les Usines Nouvelles
sont ouvertes tous les
jours pour les professionnels, artistes ou tous ceux
qui le souhaitent. Il vaut
mieux prendre rendezvous, discuter du projet et
créer une certaine émula-

tion. Pour le fab lab, il
existe des moments spécialement consacrés à l’ouverture au grand public (le
mardi de 19h30 à 22h).
« Les personnes peuvent
découvrir gratuitement ce
qu’on y fait », confie Cyril
Chessé. Le samedi, il y a
également un partage de
savoirs. La programmation
des ateliers des Usines
Nouvelles est visible sur le
site internet.

Des fab labs en réseau
Le fab lab des Usines
Nouvelles n’est pas le seul
de la Vienne. Mi-octobre,
une réunion entre une
dizaine de fab labs des
départements des DeuxSèvres et de la Vienne a été
organisée. « Nous avons
envie de travailler en réseau
pour des questions de transferts de connaissance et d’aide

mutuelle. » Un réseau français semble également se
structurer peu à peu « pour
une ouverture au grand public
et pour créer de l’emploi, on se
doit de monter en compétence », résume le co-fondateur des Usines Nouvelles.
Cyril Chessé définit les
fab labs comme « des zones
d’activités, nouvelle génération ». Les Usines Nouvelles
vont incessamment sous
peu changer de nom :
« Nous risquons de nous
appeler les Usines, tout
court ! » Les salariés, fondateurs et propriétaires ont
su donner une dynamique
pour rendre ce lieu attractif. Pour l’instant il y a une
liste d’attente pour s’installer. D’ici peu, la surface
devrait doubler. ◆
JULIEN PRIVAT

Plus : lesusinesnouvelles.com.

Contact :
Adresse : 48 rue Jean-Jaurès, 86 000 Poitiers
Tél. : 05 49 42 74 30
Mail : info@publicmedia.fr
Site : www.info-eco.fr
Facebook : Info-eco.fr et Twitter @infoecofr
Publicité :
ComWest 2 : 06 81 14 22 06
Abonnement :
129 euros pour un an, 200 euros pour deux ans
Tél. : 05 45 31 06 05
Imprimerie :
L'Éveil - 43 000 Le Puy-en-Velay

Les Usines Nouvelles bénéficient de nombreux soutiens publics
(Europe, Région, Grand Poitiers, Ligugé, Dréal, Dréac) et privés (la
fondation Orange). « L’objectif à terme reste l’autofinancement »,
confie Cyril Chessé.

Le fab lab propose des formations aux débutants comme aux
experts.

Vie des Entreprises
I 3 I InfoEco

Novembre 2018

INNOVATION — NIORT / 79

Avis d’expert

Le lab Eno en pleine
ébullition

Faciliter le retour
au travail des assurés
en arrêt maladie

Eno est l’une des rares entreprises à proposer un fab lab en mettant
à disposition ses propres machines. Cette nouvelle structure décolle
peu à peu et espère essaimer.

I

nauguré le 6 avril dernier, le fab lab d’Eno,
entreprise niortaise
spécialisée dans les appareils de cuisson et notamment la plancha, poursuit
sa mue. Les dirigeants de
l’entreprise ont même
racheté une maison
mitoyenne pour y installer
ce « laboratoire de fabrication » (traduction du terme
anglais fabrication laboratory). « C’est une association
qui va gérer ce fab lab », précise Lorine Colas, chargée
des relations extérieures
et de la communication
digitale de l’entreprise. Elle
s’appelle « la Bouillonneuse », en référence au
travail de l’émail, mais
aussi du savoir qui
bouillonne dans la tête des
adhérents.
Mettre en place un fab
lab, c’est initialement l’idée
de Laurent Colas co-dirigeant de la société Eno. Elle
a germé il y a maintenant
un an et demi après la
découverte du fab lab de
l’association Bêta-Pi,
installée à Melle. Le projet
mûrit au fil des mois. Ce
tiers-lieu, c’est comme cela
qu’on qualifie les fab lab,
va être collaboratif et

Le Lab Eno propose des ateliers d’initiations.

accueillir du public autour
de trois domaines d’activité.
Comme la plupart des
lab, il sera tourné vers le
numérique avec des ateliers de conception 3D, avec
de l’impression 3D. Plus
original, le deuxième axe
sera celui de l’émail, spécialité chez Eno. « Cet espace
servira à promouvoir l’émail
auprès du grand public et des
professionnels. Il y aura entre
autre des cours d’émaillage

Des ateliers sur le travail de l’émail sont programmés.

Après la conception vient la fabrication.

sur métal », explique Lorine
Colas. Enfin, Eno n’est pas
fabriquant de plancha par
hasard : des cours seront
proposés autour de produits locaux et le tout cuit
sur des planchas. « Nous
montrerons alors les vertus de
l’émail », poursuit-elle.

Une structure
ouverte à tous
L’originalité reste l’ouverture des locaux de l’entreprise Eno. Elle ouvrira
ses portes et permettra l’utilisation de certaines
machines à l’association
du fab lab. « Nous ouvrons
entièrement l’usine au grand
public dans la mesure où l’on
met à disposition du matériel
industriel. » Il s’agira notamment d’une imprimante
laser et du four d’émaillage. « Nous sommes la
première usine à faire cela ! »,
précise Lorine Colas.
Émilie Thibault va animer ce fab lab. Elle endosse
le rôle de « fab manageuse ». Elle est émailleuse
de formation et va devoir
faire vivre ce laboratoire et

Un mois, c’est la
durée à partir de
laquelle un arrêt de travail augmente le risque
de chômage et d’inactivité (étude DREES
2015). On comprend
aisément que dans le
cadre de certains
arrêts de longue durée,
le maintien dans l’emploi précédent peut
être compliqué.
Frédéric Jallais, conseiller
Si au cours de son Informatique Services.
arrêt maladie, l’un de
vos salariés entrevoit des difficultés à la reprise de
son travail, il peut bénéficier de différents dispositifs
spécifiques qui vont permettre de prévenir la désinsertion professionnelle.
Je détaillerai ci-après 2 dispositifs particuliers, mais
il faut savoir qu’il en existe plusieurs et que les solutions peuvent être trouvées par un travail de collaboration entre le salarié, l’Assurance Maladie, l’employeur, le médecin du travail de l’entreprise et selon
les cas les organismes de formation. C’est l’analyse
de la situation du salarié pendant son arrêt de travail
qui permettra de choisir en concertation la solution
la plus adaptée.

Les solutions pour le retour à l’emploi
l’association. « Il va falloir
créer une communauté autour
de ce lab qui viendra utiliser
les machines et partager les
savoir-faire, des connaissances, échanger, collaborer, mettre en relation », poursuit
Emilie Thibault.
Cet été, quelques cours
ont été proposés par l’association. Une dizaine de personnes s’y est rendue. C’est
comme cela qu’on commence à former une communauté. La « bouillonneuse » espère également
accueillir un autre public :
les scolaires. Emilie Thibault est en pourparler
avec certains établissements pour élaborer des
projets autour du monde
de l’émail.
Quant au lab, il devrait
définitivement ouvrir ses
portes au public au mois de
novembre. Les machines
d’impression 3D ont bien
été reçues. Il n’y a plus qu’à
accueillir du public, professionnel ou non, pour que ce
lieu rentre en ébullition … ◆
J. P.

Plus : Facebook @lelabeno.

Des cours de plancha sont proposés.

Le salarié peut reprendre son poste de travail  :
Le temps partiel thérapeutique permet d’aménager
la reprise du travail en terme de rythme, de durée ou
de charge. Les modalités sont organisées entre le
médecin du travail, l’employeur et le salarié.
Un aménagement matériel ou organisationnel du
poste de travail peut également être envisagé.

Le salarié ne peut pas reprendre son poste de
travail  :
Des actions d’accompagnement, vont permettre
de construire un projet professionnel et d’envisager
un autre métier dans l’entreprise ou dans une autre
entreprise. Le bilan de compétence permettra de faire
le point sur les capacités et les motivations du salarié
pour définir un projet professionnel ou de formation.
Avec un contrat de rééducation professionnelle en
entreprise, le salarié pourra apprendre un nouveau
métier en entreprise.

Agir rapidement pour une solution adaptée
Dans la Vienne, une cellule « Prévention de la Désinsertion Professionnelle » composée de représentants du service social de la CARSAT, du médecin
conseil référent PDP et du référent PDP de la CPAM,
analyse les situations des salariés dont les dossiers
ont été portés à sa connaissance.
Vous pouvez signaler le plus tôt possible des salariés en difficulté ou des situations à risque à votre
médecin du travail qui saisira le dispositif pour vous
aider.
Contact :
Pour ce sujet très particulier, vous pouvez contacter
Aurélie Maudet, la réferente Prévention Désinsertion
Professionnelle de la CPAM par mail :
pdp.cpam-poitiers@assurance-maladie.fr
Votre correspondant de l’Assurance Maladie :
cis-employeurs.cpam-poitiers@assurance-maladie.fr.

Vie des Entreprises
I 4 I InfoEco

Novembre 2018

SUCESS STORY — POITIERS / 86

Toonzshop, leader européen
de la fringue alternative
Raconter des histoires, vendre des expériences, respecter une certaine éthique, consommer différemment,
en une dizaine d'années Toonzshop est devenue une référence internationale pour le vêtement de festival
et désormais un leader européen en e-commerce.

C

'est une histoire
comme on aime
en raconter. Elle
parle d'une passion, d'une
envie de partager et de cet
élan est né une véritable
communauté. L'histoire
de Toonzshop démarre en
1998, Grégory Allain, alors
fan de musique Sound
System se lance dans la
commercialisation de
vinyles. En 2004, il ouvre sa
première
boutique
Grand'rue à Poitiers et
apporte quelques accessoires complémentaires.
L'année suivante, il s'installe sur la toile et devient
vite une référence pour les
Dj's. Rapidement, il constate que le peu de vêtements de festival qu'il
vend part comme des
petits pains et en 2008, il
prend un nouveau virage
et se consacre au dévelop-

dans des ateliers à taille
humaine. Notre marque est en
lien avec la nature, elle est
conçue en Thaïlande dans un
petit atelier familial. »
Mais comment cette
petite entreprise a-t-elle
réussi à devenir une
adresse incontournable ?
Tout simplement en misant sur le e-commerce.

Le marketing digital
source de
développement

Grégory Allain, avec Clarisse, la créatrice et Romain qui gère la partie e-commerce.

pement de la culture
nomade à travers des vêtements de créateurs issus
des quatre du monde.

« Nous voulions sortir du
réseau classique du commerce
et lutter contre la standardisation. En véhiculant l'indépendance, nous avons choisi
d'être les acteurs de notre
vie. » Entouré de Romain le
geek et de Clarisse la créatrice de la bande, Grégory
Alain agrandit son stock,
fait découvrir de nouvelles
marques et invite Clarisse
à faire ses propres modèles.

Yddgrazil, une marque
modèle
La boutique fait aussi showroom.

Le succès est imminent,
les vêtements imaginés

correspondent à la
demande de leur public.
Des jeunes entre 20 et
35 ans, adeptes de festivals
et de musiques alternatives. En parallèle, ils proposent plus de 50 marques
de créateurs issues du
milieu underground. Psylo,
Liloo wear, GadoGado,
Plazma lab, Molécule …
autant de marques
inconnues du grand
public, mais qui font
fureur auprès des jeunes.
« Chacun développe un univers atypique inspiré par un
pays, un voyage … Ce sont de
petites séries. Fabriquées

Au départ, il s'agissait
d'un site d' e-commerce de
vinyles et vêtements, mais
grâce à l'arrivée des
réseaux sociaux, la communauté a grandi, jusqu'à
atteindre aujourd'hui les
240 000 fans sur Facebook.
Sans omettre les pages
Instagram ou Pinterest où
la communauté ne fait
qu'augmenter. Très présent en France, Toonzshop
devient une référence
internationale. « Nous sommes les seules à proposer
autant de marques de créateurs, souligne Romain.
Nous étions déjà connus pour
la musique, désormais ce sont
nos vêtements qui cartonnent
sur la toile. Nous sommes bien
référencés en Allemagne, Belgique, Autriche, Pays-Bas, au
Royaume-Uni, parfois il nous
arrive même d'envoyer des
colis en Iran, Irak, et Asie

aussi. » Traduit en anglais
et en espagnol, le site internet représente 95 % des
ventes et si Gregory Allain
préfère rester discret sur le
chiffre d'affaires, celui-çi
ne fait que se multiplier
d'année en année.

Nouvelle adresse
Installée depuis trois ans
boulevard du Grand Cerf,
l'activité de Toonzshop a
dépassé leur ambition.
« Aujourd'hui, nos locaux sont
trop petits et ne nous correspondent plus. Nous avons
besoin d'espace et de
lumière. » C'est ainsi qu'au
premier semestre 2019, les
17 salariés de Toonzshop
auront le plaisir de travailler dans un nouvel
espace de 1 300 m2, chez
l'ancien pisciniste rue de
La Cassette à Poitiers
disposant ainsi d'une piscine. « Nous allons aménager
l'espace pour offrir à chacun
des conditions de travail agréable et maintenir notre showroom pour exposer nos collections. Nous avons aussi
d'autres projets, mais il est
trop tôt pour en parler. » ◆
LYDIA DE ABREU

Plus : Tous les modèles sur
www.toonzshop.com et encore
pour quelques temps aux
34 boulevard du grand cerf à
Poitiers.



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