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Aurélien Lemonnier
Dossier Artistique

http://aurelienlemonnier.tumblr.com/

«La torche en feu qui fait l’image, le membre fantôme noué à la mémoire, la
mémoire de la boîte noire, la poix (ni liquide ni solide) qui coule, le langage
défait (ni sonore si signifiant) qui ne coule plus, tout était noué. Tout était
clair et tout coulait.
Je cherche une forme qui transcrive ce qu’est la sensation fantôme tu disais. Le manque, ce qui n’est plus, est la source de toute sensation je notais.
Toute la mémoire est basée sur une sensation fantôme. C’est ce fantôme que
je cherche à filmer, à représenter tout le temps.»
Arno Caleja

Le feu, source insaisissable de récits mythiques, c’est aussi le point de départ du travail d’Aurélien Lemonnier. Parti à Athènes pour filmer les zones
incendiées sur le Mont Parnasse, il a prolongé son regard vers le rayonnement du soleil sur les toits de la ville et enfin vers les cocktails molotov des
émeutes de 2010. A l’écart du flux médiatique, il projette sur trois écrans
une image altérée et instable, tandis qu’un texte lugubre de Thucydide décrivant les ravages de la peste semble attiser sa perception dramatique des
crises écologiques, sociales et politiques du paysage athénien.
Texte Julien Carrasco (28/10/17, Nice-Paris) © 2017 Point contemporain

Faut croire que je retarde

Une série de neuf tableaux représentant des coupes de scanners de cancer des viscères, colon, duodenum, intestins...
et est inspirée de la deuxième phrase de Pour en finir avec le jugement de dieu d’Antonin Artaud. Ces tableaux jouent
sur la confusion entre figuration et abstraction, cerculaire et appel au hors champ. Réalisées avec de l’encre de gâle
de chêne artisanale instable.

Chambre de pluie

Esquisse d’une chambre de pluie, video 7 min 55 s
http://aurelienlemonnier.tumblr.com/post/179206344059

Installation polymorphe plateau de tournage et de performance
Une spirale cabossée de cuivre pleut sur un plancher. La chambre de pluie est une surface
polymorphe qui se prête aux métamorphoses – ici, installation, là studio de tournage ou
encore plateau de performance. Un appel de la pluie, une résistance qui pleure.

TELLURE

Du paysage à l’espace mental est un ensemble de pièces initié au 3bisf
tournant autour de la couleur et des pigments, de la mise en forme de
la recherche de la couleur, de sa fabrication à ses métamorphoses. Laquage de racine de garance, de jus de choux-rouge, pigment d’hêtre et de
cosmos - il s’agit aussi d’une aventure langagière revendiquant l’erreur
comme principe de création.
La couleur se déploie ici dans l’extraction de pigments qui deviendront soit la base d’une peinture, soit des photographies rapprochant la
poudre de couleur à un espace caverneux, rocheux, coloré et fantastique
ou aquatique.
La manipulation des jus d’extraction m’a amené à fabriquer des vidéos
telluriques où l’évolution de la matière dans sa continuité amène l’imagination à paréïdoler ou à fantasmer une aventure magmatique ou quantique.
Les outils d’extraction des couleurs se rapprochant de ceux d’un chimiste,
je me suis projeté dans la peau d’un alchimiste perturbé mélangeant les
fluides et fracassant les pierres dans une chambre qui absorberait au fur
et à mesure de l’extraction les caractéristiques de la manipulation. Ainsi,
la chambre se met à pleuvoir noire ou rouge, et tout disparait dans un
palimpseste coloré et inquiet.
Cette chambre de pluie est un espace polymorphe passant de studio de
tournage à installation en passant par un plateau de performance.

Extraits de Tellure, video 17 min en boucle

Figue de barbarie,

video 2min réalisé dans le cadre de Labour in single shot avec
Antje Ehmann et Eva Stoltz
https://vimeo.com/265389669

Chancre, Huile de sciure de garance laqué

Sutures des sans-titres

un patchwork cousu avec des
tissus de filtrats de pigment
d’hêtre, de cosmos, de chouxrouge, de curcuma, de garance
réalisé avec les participants de
l’atelier du paysage à l’espace
mental au 3bisf.

Détails de Sutures des sans-titres,
patchwork, tissus d’hopital, pigments

Phantagma
Lectures-montages, films et programations autour de
Phantagma, etymon de fantasme et de fantôme, ballade
dans l’histoire du cinéma entre Désir et Imaginaire.

Où se troue l’œil, s’expose l’aveugle ! s’empisse de glose !
Où se troue la mire et comment se troue l’œil ! Il faut voir…!
Plein de manière… Apprêté, cravache, chapelet et botte en
cuir pour se faire bien percer ! la pulpe blanche aux rivières
filandreuses… d’un scalpel, d’un morceau de vitre pointu,
d’un pieu en chêne massif, d’une fiche de papier oblitère !
D’un pénis turgescent… l’œil trou qui coule de framboise
! bien rouge, rose, jaune pu et glose d’oeuf! verdâtre glose
et close encore ! à en bouffer de la phrase et du cornet !
l’œil troué parle ! tout bien contre les images indifférentes!
Bien au chaud… se troue l’œil encore ! se troue de vers…
grouillent toute part! ce trou plein d’alcool et de foutre!
L’œil, ce trou plein de cendre et l’œil en corps de langue ! de
l’œil assoiffé ! du corps à de l’œil qui s’obnubile de sa soif
inextinguible ! Crachent ivres ses yeux téméraires meurtris
! Qu’on ne le reprendrait plus ! Cravache et foutre ! IMPERIUM IMAGO ! oy eikones phantagma!
Il faut voir ! comment le spectacle de ces images s’immisce, s’implante en faisant de notre mémoire, de notre corps
même, la mue d’un serpent qui sans cesse vient griffer le
sommeil du regardeur.

Extrait de Phantagma II, l’indifférence des images, 2017

vue de l’exposition, Famille Elastique
Galerie Chateau de Servière, Marseille

Et tu voudrais le voir ton père?
-Oui... mh... s’il veut bien de moi....

Et trois jours après, tout le village était couvert d’eau
et tout le monde était mort

Sans-titre (Les rosiers) ,

Installation vidéo, dimension variable en boucle, 2016

Portrait: Geneviève,

12 min en boucle, installation deux écrans

Cave (un jour ma mère m’a dit d’aller chercher le monstre)
2016, 19min en boucle
Bilkis m’a raconté un souvenir de ses 4 ans. Sa mère lui avait demandé d’aller chercher le monstre dans la cave, elle et son
cousin. Son cousin refusa d’y aller. Bien que plus jeune de deux ans, Bilkis y alla. Et frémit dans le silence et la pénombre
de la cave, croyant entendre des voix. Elle en conclut qu’il ne suffisait pas d’être plus vieux pour affronter la vie. J’ai décidé
de mettre en fiction, le parcours de la jeune fille dans la cave, happée par un monstre qui s’exprimerait par le biais de voix
personnifiées par des expériences d’autrui liées aux souvenirs de violences, à la famille, au travail.

Sans-titre(s)
La série de photographies «sanstitre(s)», coréalisées avec les enfants
du centre St-Gabriel est en réalité le
retraitement de photographies prises
par les enfants qui avaient comme
impératif de photographier leur
famille suite à un long entretien où je
leur demandais de me parler de leur
famille élastique.
Tirage piezo-charbon sur dibond,
dimensions variables

Fantômes

Je cherche à trouver une forme à
la sensation fantôme de l’amputation. Une forme faite de rencontree
avec des personnes amputées qui
ont rejoué pour la vidéo, la place de
membre avant qu’il ne soit amputé,
et une mise en parallèle avec l’endroit de l’accident ou de l’amputation.

Projet fantôme, 2012 - ....,
Projet en mouvement visant la forme adéquate
Extrait d’une vidéo
http://www.veoh.com/watch/v113891012YCnsqJAh

«Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde.»
Franz Kafka « Journal, 8 décembre 1917»

Non-lieu, film hdv 16 min, 2011
Un jeune homme vit proscrit dans son appartement dans l’anxiété d’une guerre
proche. Il se fera lyncher dans un non-lieu, terrain vague en construction au bord
d’une autoroute et d’une tour d’entreprise.
Non-lieu opère un déplacement entre l’intérieur et l’extérieur, soi et l’image de soi,
la fiction et le réel, le sommeil et l’œil ouvert. La mise en abyme de plusieurs plans
de représentation constitue le trompe l’œil nécessaire à donner l’impression d’une
profondeur cassée, qui se renvoie en permanence l’image à venir. « Le sommeil de
la raison engendre des monstres ». La prostration du personnage, toussant, buvant, fumant, dormant à la comptine d’images de guerre n’est qu’un écho de ce qui
arrivera, de la résolution de ses inhibitions. À savoir le Non-lieu comme lieu de
disparition par excellence, et dans ce film, la mise en avant d’une disparition psychanalytique. Le déplacement des monstres de son sommeil vers un terrain où se
jouent le grotesque et l’indifférence. Seul reste le paysage urbain, évidé, charbonné
de pluie et cerné de routes impersonnelles.

http://www.veoh.com/watch/v106543619fr4Jw6sg

« Qui se cachera du feu qui ne se couche pas ? »
Héraclite

Paysages d’Athènes, Installation video 3 écrans, 18 minutes, 2011
La mise en parallèle de ces trois relations au feu permet de tisser une narration qui dépasse le simple rapport
de cause à effet vers un portrait à multiples entrées et multiples sorties. Elle cherche, en nous plongeant dans
un certain hermétisme à dépasser les paradigmes qui opposent a priori ces points de vue, mais tend davantage
à lier des temporalités différentes dans une sorte de contemplation du désastre.

A-lien, Laque et acrylique à dimension variable

sur un support préalablement gratté, 2011

Pour A-lien, j’ai travaillé à partir d’un logiciel de linguistique, la proxémie. Ce logiciel consiste à établir une
carte en trois dimensions de la distance signifiante entre
des mots. Des distances d’usages et de pratiques, sociologiques, historiques, étymologiques. Partant des mots,
arrêter et résister en discussion avec les thèmes de la
galerie des grands terrains avec laquelle j’ai travaillé, j’ai
mis à plat la proxémie de ces deux mots et les ai dédoublsé en noir et blanc puis superposés en décalage, afin
de faire une image de traits (lien), de point (mot) de noir
brillant et de blanc mat que l’on peut voir sur le mur de
la galerie en reculant. A-lien, comme ironiquement se
montre dans la rue, sur un mur gratté, archéologisé brutalement. Il montre l’illusion proxémique d’établir des
liens face aux ramifications citadines, lieu de véritables
liens sociaux, de circulation physique, la matérialité des
mots et l’illusion de notre système langagier qui établit
des normes, des sens et des formes.
Lorsque nous prenons du recul sur cette façade, nous
pouvons voir se former un dessin qui oscille entre une
abstraction géométrique et la gueule ouverte d’un molosse. La richesse de la proxémie, des liens qu’elles tend
est ici utilisée dans le but de montrer un malaise entre
les mots et ce qu’ils signifient, leurs liens abstraits et
leur force psychogéographique.

Précis de moutons en Écosse
10 min 47 s 2009
Cette vidéo s’est composée au fur et à mesure
d’une errance dans les paysages des lowlands
de l’Isle of Sky en Écosse. Les bourbiers et les
moustiques, les routes cabossées et les os enfientés d’ovins se déroulaient sur mon chemin
entre la brume et les éclaircies, et furent l’un
des matériaux de base de cet objet expérimental.
Cette vidéo se déploie dans sa texture et son ralentissement qui se veut l’inverse, au sens quasiment technique de l’inversion alfa, d’un précis,
d’un essai raisonnable.

Aurélien Lemonnier



Née le 30/09/1986 à Rouen
17 rue saint-pierre http://aurelienlemonnier.tumblr.com/
13005 Marseille
sangloserie@yahoo.fr
0661976664
Parle anglais, français

Cursus

2011 DNSEP félicitations du jury à l’E.S.A.D.M.M.
2008 DNAP à l’E.S.B.A.M.

Résidences et workshops

Résidence recherche 3bisf, Aix-en-Provence 2018
Phantagma, Videodrome 2, Marseille 2018, 2017, 2015
Workshop Labour in a single shot Antje Ehmann et Eva Stolz, La friche Marseille 2018
Résidence Tremplins, Art-cade, château de Servières, Marseille 2016
Résidence à Un melon au japon (Olivier Zol) Marseille, 2013
Résidence 2 mois aux grands terrains Marseille, 2011
Workshop avec Jean-Baptiste Sauvage et Arnaud Maguet à la villa Arson de Nice, 2010
Workshop avec Philippe Grandrieux et Laurent Mauvignier à l’Esbam, Marseille, 2009

Expositions, programmations

Hors-lit, avec Trecy Afonso, Marseille, 2018
Printemps de l’art contemporain, Aix-Marseille, 2108
Inventeurs d’aventures, commissariat Gael Charbau, Villa Arson, Nice, 2017
STOLON II, artiste sur artiste, Hors les murs, Marseille 2017
Evènement, Le trou, avec Nathalie Hofmann, Simon Poète, La compagnie, Marseille 2016
Projection Catharsis, Felix Rhem, Gwendal Sartres, Laura Haby, Bruxelles2016
Exposition, La famille élastique, galerie château de Servières, Marseille, 2016
Publication Rouge Horizon, Revue Squeezie n°11, Internet Montpellier, 2013
Programmation saison vidéo, Lille, 2013
Semaine asymétrique polygone étoilé, Marseille 2012
Exposition « Vue sur la mer » à la Cigüe, Genève, 2011
11.11.11 DIY Fest Noise , Concert noise : galerie du tapis 2011
Exposition « Catatonique galerie OPSO, Perpignan 2011




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