Projet de société pour la France.pdf


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C'est à ce peuple décidé que je veux faire cadeau de ce texte qui dort inutilement depuis plus
de deux années, non plus en tant qu'étudiant rêveur, mais en tant que volontaire des campagnes
souhaitant participer comme il peut à l'histoire qui se fait. Ce projet de société, qui commence par
une introduction aux constats et aux raisons qui ont poussé à sa rédaction, suivie par le
développement de propositions dans différents domaines sociaux pour essayer de créer des
structures plus justes, ou simplement plus humaines, est en réalité un projet de refonte globale de
notre architecture sociale et de nos façons de considérer la vie ensemble, sous le spectre de l'argent
et de la compétition, de la dette et de la propriété. C'est un idéal encore lointain, un horizon
vertueux à apercevoir, qu'il ne tiendrait qu'à la volonté commune de rejoindre en l'espace de
plusieurs années. C'est un modèle de société qui vise une adaptation de l'humanité aux exigences
écologiques qu'elle a provoquées, sans plus perdre de temps et sans plus laisser la tâche de les
affronter à de petites initiatives individuelles qui manquent du soutien de la force publique. Il ne
saurait être question de décalquer point par point tous les aspects abordés ici et les propositions en
un texte officiel, car c'est au peuple de faire ses choix et ses lois, mais j'entends simplement mettre à
disposition ce travail et ces idées à tous ceux des révolutionnaires vêtus de jaune ou non qui
chercheraient à inventer autre chose, plutôt qu'à combler des brèches qui ne feront que s'élargir. Ma
plus grande peur dans ce mouvement populaire est qu'il n'aille pas assez loin, qu'il s'arrête, par
manque de vision, à des faibles mesures qui nous relancent dans un monde connu d'égoïsmes et de
petits calculs. À vrai dire, mon seul espoir est que nous allions jusqu'au bout pour demander tout ce
qu'il serait légitime d'obtenir, et que nous le créions nous-mêmes. Sinon, je rabattrai mon espérance
sur la mort définitive de l'État de sa violence, mais je crains que cela n'arrive bien trop tard.

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