Projet de société pour la France.pdf


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I. La voie de la Justice

Le programme qui suit a pour but de montrer quelle est la voie à suivre si l'on souhaite
s'engager vers une société saine et un monde vivable matériellement et spirituellement dans l'avenir,
pour nous comme pour les autres êtres vivants ; il est en cela très éloigné de ceux proposés par les
apôtres de l'idéologie dominante, mais n'est pas étranger aux discours des amis de la Justice qui ont
parcouru l'histoire de la pensée politique, et qui ne furent jamais ni assez entendus ni assez écoutés.
Il convient d'abord de comprendre le modèle de société qui nous est présenté aujourd'hui et que ses
défenseurs n'ont de cesse de naturaliser à mesure que l'on oublie ses origines historiques et
intellectuelles.

Un monde fondé sur la destruction

La société que nous connaissons ne durera pas, soit qu'elle entraîne la mort de l'humanité,
soit qu'elle s'effondre elle-même. Si rien ne change radicalement, on peut craindre la première
solution, car ce monde s'appuie sur des valeurs et des principes qui ne peuvent qu'alimenter, n'ayant
eu de cesse de le faire à travers les époques, une destruction toujours plus importante.
L'individualisme n'est pas qu'une mutation anodine de notre rapport à la communauté : il est une
perversion dépourvue de toute logique. L'homme n'est jamais la seule chose qui compte pour lui : ce
serait le cas si nous éclosions dans des bulles tombées du ciel pour atterrir directement sur notre
chaise de bureau ou devant une caisse de supermarché. Mais ce n'est pas le cas : l'homme a besoin
des autres pour vivre, pour se nourrir, pour s'élever, pour penser, pour avancer, pour travailler et
pour être heureux. Seul, je ne peux rien faire, rien obtenir, rien connaître. C'est un mensonge
absurde que de penser qu'on doit s'occuper avant tout de soi : il faut bénir chaque jour tous les êtres
qui nous permettent de poursuivre notre existence dans ce monde. Cet égoïsme délétère est pourtant
la base de tout l'édifice social et politique : je ne me soucie que de moi, je fais ma vie, je gagne mon
salaire, j'achète ce que je veux, et je dois être le meilleur. Tout est fait pour que je pense avoir le
contrôle sur mon existence, que je pense être libre, comme un homme omnipotent ne dépendant de
personne : c'est moi qui gagne ma vie, qui vote pour mes dirigeants, qui ai réussi mes études, qui
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