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Le rideau tombe, un monsieur en costume noir s'avance, un micro à la main , et
s'adresse à vous.
« Une histoire, à dormir debout, c'est le cas de le dire, et c'est même ce qui vous
attends mes chers amis. Chers spectateurs, fermez vos yeux et vos bouches, et
écoutez cette histoire de rêve.... »
Et, s'évanouissant derrière la scène, celui ci commença son histoire....
I have a dream

Une fumée épaisse, le bruit du métro que l'on entend au loin, nous réveille
doucement. Le décor est posé, la ville est ancrée sur le sol, et tout laisse à penser que
l'ambiance est glaciale. Le soleil ne perce plus à travers l'air contaminé, et c'est donc
cette ville cathédrale que l'on retrouve morose un long soir d'hiver.
Tout le paysage semble ainsi être en complète léthargie, figé dans la brume et la rosée
corrompue du soir.
Notre âme vagabonde dans cette cité grise, bien loin de la ville des couleurs. Et
pourtant, un seul espoir ne nous quitte plus, rentrer chez nous. Notre cher foyer que
l'on reconnaître aisément comme le lieu où l'on ce sens le plus chaleureux et où l'on
retrouve des couleurs.
Or cette journée ci, n'était pas de celle qui vont.
Lasse, fatigué de notre , nous allons sans plus tarder dans notre lit douillet.
Puis, bienheureux, fermant les yeux, embarquez chers voyageurs, pour ce voyage
merveilleux

Bienvenue chers voyageurs, la nacelle est en marche, et nous, simples voyageurs,
assis à bords, tel des cocons, bien harnachés sur notre vaisseau du désert, avançons.
La lune nous harcelant de page en page, ne cesse de nous poursuivre, comme ce
paysage régulier et sans variété qui nous précède et nous suit. Pourtant, sous la
froideur encore chaude du désert ambulant, nous nous sentons bien. La vision du
lointain toujours aussi flous, nous avançons par un miracle bien vivant. Une espèce
d'araignée à six pattes, ou un éléphant aux longues pattes. Cet être sans but, autre que
celui de marcher, marche. Il ne se détourne pas de son but, et remplira, sans jamais
faillir, sa mission. Comme nous d'ailleurs, dormons.

Puis, par un coup du destin ou de Fortuna, nous arrivons. Destination non initiale,
non terminale, mais cependant nécessaire dans l'élaboration du voyage. Un endroit
laissé en plan, dans l'oubli, un oasis cependant bien tombé dans notre quête. Le
télescope qui ici, jette son œil furtif sur le monde de la nuit. Mais qui a t'il de si
intéressant à voir là haut ? Nous, nous contentons de regarder le sol, lui qui,
bienveillant, reste sous nos pieds. Et ce siège là bas ? Celui sur lequel plus personne
ne s'assoit, tellement la peur de devoir se relever est grande. On a tous très peur ici,
que va t'il nous arriver ? Frisson de peur de partir et de peur d'arriver, de peur de quoi
voir en chemin.

Reprenant notre chemin, le paysage est déjà moins régulier qu'avant. Quelque chose à
changer dans notre perception de ce désert incandescent. L'eau nous monte à la
bouche. La mer se laisse entendre mais ne se laisse pourtant pas voir. Aucun de nous
n'abandonne, aucun ne chute, aucun ne s'arrête, tous unis dans cette marche commune
et spirituelle. Quand à ce loup gris, nous lui avons proposé de se joindre à nous, et
après avoir bus un coup tous ensemble, nous nous sommes remis en route avec lui.
Puis, fier d'avoir grossis nos rangs très maigre, nous sommes repartis. Un esprit de
plus dans cet enfer n'était pas de trop, vus ce qu'il nous restait à vivre avant
d'entrevoir la fin.

Enfin une véritable oasis. Celle ci, bien qu'étrange, nous réconforte dans notre
douleur liée aux rayons lumineux que nous recevions du ciel. Tout le monde put se
rassasier. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que nous n'arrivions. Temps
qui d'ailleurs raccourcit de plus en plus. Les journées étaient plus courte, et la nuit de
plus en plus longue. Cette croissance exponentielle de la nuit nous permet d'être
moins fatigué qu'au début du voyage. Peut être que tout ceci n'est qu'une impression,
mais nous sommes tous, et principalement le loup gris, plus frais et dispos qu'avant.
Nous sommes tous plus confiants dans nos corps et nous sentons prêt à affronter la
suite.

Et enfin, nous arrivons sur une grande place circulaire. Le frais cresson bleue
recouvre petit à petit le sol. Une grande série de stèle parsème le fond du paysage. Au
centre, un cœur meurtri est prisonnier de ses ronces. Cependant, cette eau qui
paraissait si pure au début a depuis quelque seconde une allure plus dangereuse. Nous
nous en éloignons donc afin de ne pas en être victime. D'ailleurs nous pouvons voir
sur la structure que les ronces sont lavés par l'eau. Celles ci ne seraient donc pas
dangereuses ? Mais, pourtant... sans cette eau, les plantes ne pourraient vivre. Il s'agit
donc d'une relation bien destructrice. Serait ce dont beaucoup de livres parlent ? Une
relation irrationnelle, mais qui nous pousse à aller de l'avant et voir l'autre ? J'en
doute

Encore et encore, inlassablement nous continuons. Malheureusement pour nous, de
plus en plus de tensions survenait dans notre groupe. Les uns envient les autres pour
le peu d'énergie qu'ils ont en plus, et tout cela créa une grande discorde dans notre
groupe. Cependant, la plupart des voyageurs encore en forme continuait. Cette
épreuve fût difficile. Un véritable esprit de compétition s'était instauré entre les
membres, ce qui affina les reproches et les critiques que l'on commença à se faire
après le début de l'escalade. Et pourtant, malgré tout ça, nous continuions à regarder
vers le sommet, sans regarder en bas ce qui soufflait, et, plus nous progressions, plus
le pic s'éloignait.

Rien ne peut l'arrêter.
Éternellement sur son trône de glace.
Utopie que de vouloir monter là haut.
Silencieusement, nous tombons tour à tour
Sais tu pourquoi nous tombons ô rêve ?
Impossible pour nous de te comprendre
Rêve

Mes camarades tombent par millier. Et ces yeux horribles qui les suivent jusque dans
ces ténèbres infernales. Tous tombe, comme les étoiles au lointain au dessus du
sommet. Je n'ai pas compris au premier regard pourquoi je me suis endormis. Peut
être pour faire se voyage, car je savais au fond de moi que je devais le faire.
Mais la réalité me rattrape, et, seul sur cette falaise abrupte, je suis maintenant seul.
Moi....
Je me ressens, comme sur un nuage, seul sur cette montagne qui m’effraie et m'attire.
Je sens doucement mes muscles qui me lâchent, mais ce n'est pas grave, je m'en
doutais. Je ne suis pas triste de ne pas avoir réussi, si j'ai échoué c'est que ce que je
cherche ne se trouve pas là haut.
J'entends ce rythme régulier du vent. Ce n'est sans doute pas la première fois que l'on
s'aventure ici. J'entrevois, par vision floue, les personnes qui m'ont précédés. Enfants,
vieillards....Humains.
Puis, finalement, à quoi bon lutter ? Je sais au fond de moi que je n'y arrive plus,
pourquoi donc me convaincre ?...
« Biiiiiiiipppp »

Pourquoi me réveille je donc ici ? Je ne me rappel plus ce que je suis devenus, ni ce
que je vais devenir. Que fait la terre ici ? Je suis triste maintenant. Je ne vois même
plus mon propre corps. Ces murs antiques...Ces mosaïques si spéciales...J'ai peur...
encore. Quand est ce que tout cela s'arrête ? Je n'en peux plus, faites que tout cela
cesse. Et puis cette musique envoûtante que j'entends... Lune, Soleil, revenez ! Je ne
veux plus de ces ciels sans vie et de ces cages de rêve étranges. Je veux vivre
maintenant, et non pas rester ici et devenir fou. Mais je suis tout seul maintenant. Qui
m'écoutera donc.... Mon cerveau, bien que je ne le sente plus j'ai l'impression qu'il va
exploser. Laissez moi revenir dans mon lit chez moi....Je suis à bout
Je veux sortir

Réveil.
Je sens la légère bris saine qui se jette à mon visage. Ni une ni deux je suis debout et
j'observe aux alentours. Une vaste champ de ruine s'étend jusqu'à l'horizon.
Je vois d'autre comme moi, qui se réveil au loin, tous dans cette mer de vestige. Puis,
tous d'un commun accord, nous nous mettons à marcher vers cette structure qui
apparaît au loin.
Puis, après plusieurs heures de marche, nous nous retrouvons tous devant cette chose
majestueuse qui se révéla être un arbre géant. Déjà, ses racines s'écoulaient du socle
pour se disperser dans toutes les directions. Une renaissance venait d'avoir lieu. Nous
allions tous, main dans la main, reconstruire ce monde qui ne nous correspondait
plus. Déjà, les sourires se repeignaient sur les visages.
Moralité : la télé en couleur c'est quand même vachement mieux