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LE PETIT GUIDÂM ILLUSTRE TOME II .pdf



Nom original: LE PETIT GUIDÂM ILLUSTRE TOME II.pdf
Auteur: Elisabeth Correvon

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1

Le Petit GuidÂm Illustré
Tome II

3

NOTE DESTINEE AUX PARENTS LECTEURS
Je tenais à préciser que ce que vous allez lire dans les tomes 1&2 de
cette méthode, m’a été communiqué par Les Plans Supérieurs.
C’est un recueil d’outils et de savoirs à transmettre au plus grand
nombre d’incarnés, afin de réussir à leur apprendre comment est le
monde qui nous entoure, et à démystifier ce que nous vivons à chaque
instant.
Dans le but de répondre le plus justement possible aux questions qui
vous seront posées par les enfants, à la suite de la lecture du Petit
GuidÂm Illustré, je vous invite à vous diriger vers cet ouvrage de
référence que vous pourrez télécharger librement sur internet ou vous
procurer en libraire :
LE LIVRE DES ESPRITS DE Allan KARDEC

Elisabeth Correvon

Lou et ses Âmis

Le Petit GuidÂm Illustré
Tome II

Illustré par Elisabeth Correvon
www.institution-du-guidam.com
5

DU MEME AUTEUR

LE PETIT GUIDÂM ILLUSTRE TOME I
VOYAGE AU PAYS DU MILIEU
LA FAUNE DES PARADIS PERDUS
LE MANUEL DU MEDIUM EN HERBE

Elisabeth Correvon
2018

Dépôt légal : Novembre 2018

7

Ma Clémi chérie, je te dédie Le Petit GuidÂm Illustré.
Tu es mon inspiration et ma plus belle création.
Je t’aime.
Maman

Ça n’est pas parce que vous ne voyez pas,
Que ça n’existe pas !

9

1.
2.
3.
4.
5.

VIVE LES VACANCES
LE MANOIR HANTE
LE TRESOR DE CHARLOTTE
LA PETITE ÂME PERDUE
LES BOUCLIERS DE PAPIER

6. ABRACADABRA KARMA
7. LE MOI MON JE
8. LES BALLONS
9. LE JEU DE QUILLES
10.LA FORCE

NOS AMIS

LOU

CLEMI

CHARLOTTE

ELISE

RAOUL

JULES

LEONARD

PETIT BOUDDHA

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CHAPITRE 1
Vive les vacances

C’est l’effervescence dans la maison, on prépare les valises
pour partir en vacances. Papou et Mamou sont occupés en bas et les
enfants terminent de ranger leur chambre. Maminou est venue pour
garder les lieux et tenir compagnie à Chaussette.
LOU – Jules, arrête d’embêter Chaussette !
JULES – Mais c’est lui qui m’embête ! il ne veut pas me prêter son
pendule !
LOU – Comme tu viens de le dire très justement, c’est son pendule et
pas le tien ! Et puis que veux-tu faire avec ?!
JULES – J’ai perdu mon doudou ! Je veux le retrouver avant de partir.
Chaussette, sors de dessous le lit ou tu seras privé de croquettes !
LOU – Jules tu es vraiment impossible ! Viens mon chouchou,
n’écoutes pas ce qu’il dit, tu auras tes croquettes et de grosses
caresses.
Chaussette ayant entendu avec plaisir Lou lui dire ce qu’il désirait
entendre, sortit de dessous le lit la tête haute et la démarche hautaine
avec dans sa gueule le Doudou de Jules. Les enfants le regardère et se
mirent à rire de bon cœur en allant lui faire des câlins.
JULES – Tu es une canaille Chaussette, mais je t’adore. Désormais c’est
toi qui veilleras sur mon doudou.

LOU – Je me demande où est Clémi ?
CLEMI – Y’a qu’à demander, me voilà !!!
LOU – Ouf, j’ai cru que nous allions partir sans toi !
MAMOU – Les enfants on vous attend, dépêchez-vous, il faut encore charger les valises dans la
voiture.
LES ENFANTS EN CŒUR – On arrive !
Des bisous à Chaussette avant de descendre, avec en prime la consigne de bien veiller sur Maminou
et la maison.
MAMINOU — Attendez je vous prends en photo, ouistiti mes chéris !

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D’énormes câlins, les bagages en main prêts à être déposés dans le coffre. Tout le monde s’engouffre
dans l’auto qui démarre en faisant s’envoler une nuée de bisous et d’au revoir. Enfin la voiture disparait
au loin.

Les vacances vont enfin commencer !
LOU – Papou, c’est vrai que la maison de Tante Cathy est hantée ?
PAPOU – Et bien, disons qu’elle est un peu chargée. Une fois à l’intérieur, on ne se sent pas seul il faut
bien l’avouer.
MAMOU – Chéri, arrête, tu vas faire peur aux enfants ! Ne l’écoutez pas, il adore depuis toujours
raconter que ce vieux manoir est rempli de fantômes. Il y en a quelques-uns bien sûr, mais ils sont fort
sympathiques et d’ailleurs nous les connaissons depuis fort longtemps.
CLEMI – Super, on va se faire de nouveaux amis !
JULES – Super, on va se faire de nouveaux amis !
CLEMI – Jules, arrête de répéter tout ce que je dis !
JULES – Jules, arrête de répéter tout ce que je dis !
CLEMI ET LOU EN CHŒUR – Arrête ou on ne jouera pas avec toi pendant les vacances.
MAMOU – Les enfants, soyez sage s’il-vous-plait !
LOU – Mamou, Papou, est-ce-que l’on peut nettoyer la maison de Tante Cathy à distance ?
MAMOU – Tu veux dire, la purifier avant d’y arriver ?
LOU – Oui c’est ça !
MAMOU – Bien entendu, c’est un jeu d’enfant. C’est comme lorsqu’on le fait à la maison, nous allons
utiliser le pendule, également si on préfère, la visualisation avec l’intention.
LOU – Pas besoin du bol chantant et des encens ?
MAMOU – Non ma puce, ça n’est pas obligatoire. Si cela vous dit vous pouvez le faire maintenant dans
la voiture.
JULES – Moi aussi je peux le faire Mamou ?

MAMOU – Mais bien sûr ! Vous pouvez le faire tous les trois, ça ne sera que plus puissant.
LOU – Comment devons-nous faire ?
MAMOU – Qui a un pendule parmi vous ?
JULES – Moi, moi Mamou.
LOU – Tu as un pendule toi ? C’est nouveau, montre le voir.
JULES – Non, je ne le montrerai qu’à Mamou, pas à toi.
LOU et CLEMI en cœur – Mais c’est le pendule de Chaussette !
MAMOU – Oh Jules ! Lui as-tu demandé sa permission au moins ?
JULES – Oui Mamou, promis juré.
Les filles en cœur – MENTEUR !
MAMOU – Bon assez les enfants ! Allez, maintenant je vais vous expliquer comment procéder.
Prenez une feuille de papier et dessinez une maison en imaginant que c’est celle de Tante Cathy avec
un jardin autour. Faites-la toute simple.
JULES – Je peux la dessiner Mamou ?
MAMOU – Oui bien entendu, chacun va jouer un rôle dans cette purification. As-tu terminé ton dessin
mon chéri ? Très bien, il est parfait.
Voilà comment vous allez procéder. Jules va purifier le jardin et toi Lou la maison.
JULES – Et Clémi, elle ne purifie rien ?
CLEMI – Mais moi je ne peux pas Jules, tu sais bien que je suis une âme.
JULES – Ah oui, j’avais oublié !
Tout le monde se met à rire de bon cœur.
MAMOU – Jules, as-tu vérifié que ton pendule est purifié ? As-tu vérifié qu’il te répond correctement
en lui posant une question qui demande une réponse positive pour qu’il tourne dans le sens des
éguilles d’une montre et une question qui réclame une réponse négative pour qu’il tourne dans le sens
inverse des éguilles d’une montre ?
JULES – Oui Mamou, il est prêt !
MAMOU – Très bien. Tu vas maintenant lui demander de purifier le jardin. Il va se mettre à tourner
assez fort au-dessus du dessin, dans un sens et puis dans l’autre et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il décide
de s’arrêter par lui-même. Vas-y mon chéri.
Et le pendule se mit en action pour tourner, tourner et encore tourner pendant un long moment
jusqu’à ce qu’il s’arrête définitivement.
JULES – Waouh, c’est trop top ! Vous avez vu comme il a tourné fort !
MAMOU – Oui Jules, c’est très bien. Maintenant demande au pendule s’il a besoin d’être purifié, ce
qui doit certainement être le cas. Une fois son auto purification terminée, demande-lui si le jardin a
bien été purifié.
Jules s’exécute et voit le pendule se purifier et pour finir lui confirmer
que le jardin est bien purifié également.
CLEMI et LOU – Super petit frère, tu as réussi !
JULES – FASTOCHE !
Tout le monde est joyeux dans la voiture. Mamou félicite le petit et dit
à Lou de réaliser le même protocole pour purifier la maison.
Lou s’exécute à son tour et fait le grand nettoyage dans le Manoir de
Tante Cathy. Sa maison n’avait jamais dù être aussi propre qu’à cet
instant précis, dit la compagnie en riant d’avoir réalisé ce grand
ménage de printemps sur la route qui les menait en vacances.

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CHAPITRE 2
Le manoir hanté

Un ciel bleu pastel illuminé par le soleil couchant, zébré de rose et d’orange, accueille dans
l’allée arborée, la voiture de notre petite troupe, impatiente de se dégourdir les jambes après cette
longue route entamée depuis le matin de bonne heure.
LES ENFANTS – Comme c’est beau !
LOU – Mamou, tu crois que nous aurons chacun notre chambre ?
MAMOU – Tout dépendra de ce que Tante Cathy nous a préparé. Dans tous les cas il faudra être sage
les enfants.

Wouf, wouf, wouf, un beau chien tout doré arrive en courant vers les enfants, la queue balançant
comme un métronome à toute vitesse, – Du calme, du calme Nana, soit sage. Bonjour mes chéris, enfin
vous voilà, comme je suis contente de vous voir, dit la Tante Cathy en ouvrant grand ses bras pour
embrasser ses invités. Allez venez, un bon dîner vous attend, entrez, posez vos affaires, je vous
montrerai vos chambres plus tard.

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La maison est superbe, on dirait un château médiéval, avec des portraits anciens, un escalier immense,
une grande cheminée, des lustres dorés et des tapis majestueux déposés sur le parquet qui brille de
tous ses feux. C’est comme dans les films.
Une table de monastère très longue est dressée dans la grande salle et ornée de vaisselle fine, de
verres colorés, de fleurs fraiches et de girandoles majestueuses. En fond Mozart nous accompagne
de sa petite musique de nuit.
LOU – Tante Cathy, comme tu as de la chance de vivre ici, toute seule dans cette grande maison.
TANTE CATHY – Mais ma chérie, je suis loin d’être seule ! Il y à Vieux Jean et Dame Marie qui s’occupent
de m’aider à l’entretien du Manoir, Nana qui ne me quitte pas et puis, il y a aussi mes fantômes.
JULES – Tes fantômes ? On peut les voir Tante Cathy ?
TANTE CATHY – Vous aurez l’occasion de les rencontrer bientôt. Ils ne savent pas rester silencieux et
sont d’un naturel plutôt envahissant.
CLEMI – Je sens que l’on va bien s’amuser.
PAPOU – Dis-moi sœurette, le Comte Edouard est-il toujours de la partie ?
TANTE CATHY – Plus que jamais Frangin, il est même un peu envahissant ces derniers temps, depuis
que j’ai repris la bâtisse. Je crois qu’il est contant d’avoir retrouvé ma présence. Mais il est tout de
même grincheux et se plaint qu’il y à trop de locataires dans son manoir.
MAMOU – Tu veux dire que tu n’as rien entrepris pour nettoyer la maison et ses mémoires ?!
TANTE CATHY – Et non ma tout belle, tu sais bien que je ne sais pas trop m’y prendre. Alors j’essaye
de faire en sorte que tout le monde cohabite en bonne intelligence en faisant de mon mieux pour ne
froisser personne. C’est qu’ils sont susceptibles, tu peux me croire !

LOU – Mamou, c’est quoi les mémoires des murs ?
MAMOU – C’est simple. Les murs sont comme des éponges, ils absorbent et retiennent les énergies
négatives de ceux qui ont occupé un lieu. Et si le lieu en question existe depuis très longtemps comme
cette vieille demeure, sans avoir jamais été nettoyé, ils vont retenir ces flux énergétiques de façon
condensée pendant des siècles. Alors les murs redistribuent aux nouveaux occupants des ondes
négatives que l’on peut ressentir de différentes façons.
Il y a des endroits ou l’on ne veut pas entrer car le lieu nous repousse.
Il peut également rendre agressives, malades ou dépressives les
personnes qui y résident.
JULES – Mais ici on est bien ! Et puis on à purifié la maison ce matin
dans la voiture.
MAMOU – Oui tu as raison mon chéri, mais là ça ne suffit pas, il faut
aller en profondeur.
LOU – Mais comment fait-on ?
MAMOU – On procède avec la visualisation et/ou comme nous allons
le faire, à l’aide du pendule. C’est une opération qui va prendre du
temps car elle doit être réalisée en plusieurs fois. Plus le lieu est
chargé, plus l’opération est longue.
Il faut tenir le pendule au-dessus de ton autre main ouverte et lui demander de nettoyer les mémoires
des murs. Le pendule va se mettre à tourner très fort dans un sens et puis dans l’autre plusieurs fois,
tu vas ressentir son énergie dans ton bras et puis il va s’arrêter pour finir.
Tu lui demande de se purifier, une fois fait, tu l’invites à te dire s’il faut continuer de nettoyer les
mémoires et tu recommences jusqu’à ce que ce soit terminé. Cela peut prendre un certain temps.
JULES – Les objets aussi peuvent être chargés ?

MAMOU – Bien entendu ! On procède de la même façon. On peut également utiliser le bol chantant,
de l’eau et toujours avec l’intention de ce que l’on désire réaliser.
TANTE CATHY – Bien mes chéris, il se fait tard. Et si je vous montrais vos chambres !

Toute la troupe la suit à l’étage en remontant la galerie de portraits des ancêtres dans l’escalier, puis
le couloir se divise en deux parties, une de chaque côté pour former les ailes du manoir.
L’étage est peu éclairé comme il se doit, avec des ombres dessinées
par la flamme des bougies, qui s’amusent à danser sur les murs et les
peintures. Ce qui offre à notre petite troupe une ambiance idéale pour
aller à la rencontre des fantômes de la maison.
TANTE CATHY– Voilà ! je pense que vous serez bien. Papa et maman
vous serez dans la chambre bleue. A côté, il y à la chambre rouge de
Lou et pour finir celle de Jules avec les perroquets.
LOU – Super on a chacun notre chambre !
CLEMI – Oui et c’est encore mieux que dans mon imagination.
JULES – Je pourrai dormir avec vous, ce n’est pas drôle tout seul !
LOU ET CLEMI – Oui si tu es sage !
Et tout le monde s’embrasse pour se souhaiter bonne nuit.

Tard dans la nuit alors que tout le monde dort à poing fermé, Lou se
sent secouée par l’épaule et se réveille enfin pour voir au-dessus de sa
tête les mines de Clémi et de Jules, un doigt sur leur bouche pour lui
dire de se taire.
LOU EN CHUCHOTANT – Mais que se passe-t-il ?
JULES – Regarde devant la fenêtre.
LOU – Ohhh ! On dirait le Comte Edouard dont Tante Cathy nous a
parlé tout à l’heure. Il n’a pas l’air content ! Il nous fixe sévèrement, je
vais lui demander pourquoi.
JULES – Non, non Lou, il est peut-être méchant !
CLEMI bombant le torse – Ne t’inquiète pas, je suis là pour vous
défendre !
LOU – Bon j’y vais ! Bonsoir Comte Edouard, que voulez-vous ?

LE COMTE EDOUARD – Comment ça, et bien vous en avez du toupet ! Vous êtes dans mon manoir et
c’est vous qui me demandez ce que je vous veux ? Ma demeure n’est pas une auberge ! De plus je
n’aime pas les enfants !!!
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LOU – C’est bien dommage Comte Edouard, car nous, nous te trouvons très sympathique et étions
impatients de te rencontrer.
LE COMTE EDOUARD – C’est vrai ?! Vous ne me racontez pas de sornettes ?
LES ENFANTS– Non Comte Edouard !
LOU – D’ailleurs notre Tante Cathy nous a beaucoup parlé de toi et de ce qui te dérange dans la maison.
LE COMTE ECOUARD – Mes petits, comme vous êtes gentils. Vous savez, ça n’est pas vrai ce que je
vous ai dit tout à l’heure. J’aime les enfants et je suis content de faire votre connaissance.
JULES – Que pouvons-nous faire pour t’aider ?
LE COMTE EDOUARD – Ah si seulement vous pouviez faire monter les âmes qui envahissent ma maison
et qui ne me laisse pas tranquille. Je suis désormais obligé d’être désagréable pour qu’elles me fichent
la paix. Et puis les murs pleurent toute la journée, toute la nuit sans arrêt, c’est à vous rendre fou.
CLEMI – Nous pourrions organiser une réunion avec toutes les âmes de la maison pour les aider à
rejoindre la lumière, qu’en dis-tu ?
LE COMTE EDOUARD – Oui, vous pourriez faire cela ?
LES ENFANTS EN CHOEUR – Bien sûr !
LOU – Et puis pour les murs, je peux essayer de les nettoyer en faisant disparaître leurs mémoires.
LE COMTE EDOUARD – Mes enfants, mes enfants, ça serait merveilleux ! Quand commençons-nous ?
Les enfants et le Comte Edouard s’installent dans la chambre de façon à pouvoir accueillir tous les âmis
de la maisonnée de façon agréable, avec des chaises disposées en arc de cercle pour notre petit groupe
et le reste de la pièce en cabinet.

LOU – Clémi, tu as passé le mot à tous les locataires de la maison ?
CLEMI – Oui, ils nous ont entendu, je leur ai précisé de venir à trois heures, ce qui nous laisse une heure
au moins pour nettoyer les mémoires des murs.
LE COMTE EDOUARD – Alors au travail !

LOU – Jules, je te confie la nouvelle purification de la maison, tu sais comment faire, à toi de jouer dès
que nos Âmis seront montés.
Puis elle prend son pendule, le purifie, vérifie que celui-ci est bien réglé. Le processus d’élimination
commence.
Cher pendule, fais disparaitre toutes les mémoires des murs s’il-te-plait. Le pendule se met à tourner
et tourner encore et encore. Après un long moment et plusieurs renouvellements dans les règles, les
murs sont enfin débarrassés de leurs mémoires.
LE COMTE EDOUARD – Bravo Lou ! C’est formidable, je n’entends plus les lamentations, que cela fait
du bien !
DING DING DING. Trois heures sonnent au carillon et d’un coup la chambre se remplit d’une foule
d’âmes venues au rendez-vous.
LOU – Entrez, entrez mes âmis, soyez les bienvenus parmi nous.
Il s’est formé un brouhaha dans la pièce de telle sorte que l’on ne s’entend plus parler.
LE COMTE EDOUARD – ASSEZ ASSEZ ASSEZ ! Faites silence ! Et tout le monde s’exécute.

LOU – Mes âmis, mes âmis, je sais que vous êtes déconcertés par les chamboulements qui viennent de
se produire dans la maison. Mais cette réunion est là pour arranger la situation et que tout le monde
puisse y trouver son compte.
Le brouhaha reprend de plus belle, des questions sont posées et le comportement du Comte Edouard
mis en avant.

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UNE ÂME – C’est inadmissible que nous soyons traités comme des pestiférés, même si certains d’entre
nous le sommes, nous avons besoin d’un toit et de compagnie pour nous sentir un peu chez nous. Nous
sommes coincés ici-bas et ne pouvons rejoindre la lumière. La solitude nous rend trop malheureux, ça
n’est plus possible.
LOU – Alors je vous dis à bientôt mes âmis. Vous pouvez y aller. Nous vous aimons fort. Bon voyage.
LES ENFANTS ET LE COMTE – Bon voyage les âmis, bon voyage. Et la demeure soudain devint
silencieuse.
LE COMTE EDOUARD – Mes enfants, c’est incroyable ! Vous avez fait des merveilles.
Jules finit de purifier la maison. Tout est rentré dans l’ordre. Le Comte embrasse les enfants, heureux
de lui avoir fait plaisir, en offrant leur aide à toutes ces âmes qui en avaient tant besoin.
Il les serre fort dans ses bras dématérialisés et s’en retourne dans le couloir en dansant une gigue et
en chantant.
Quelle nuit !

CHAPITRE 3
Le trésor de Charlotte

23

Quelques jours après la folle nuit passée avec le Comte Edouard, la maison a retrouvé tout son
calme, et parfois il arrive qu’on l’entende chanter dans les couloirs.
La Tante Cathy est très impressionnée, comme Papou et Mamou d’ailleurs de constater ce que les
enfants ont réalisés.
Toute la petite troupe est invitée chez une amie, Vali et sa fille Charlotte pour goûter. Elles habitent
une jolie maison de campagne ou des vaches paissent dans un pré juste à côté, recouvert de fleurs de
toutes les couleurs.

La journée est fort agréable, une fois le goûter terminé Charlotte se lève et dit
CHARLOTTE – Venez, je vais vous montrer quelque chose.
Et la petite troupe se met en marche immédiatement.
LOU – Où nous emmènes-tu ?
CHARLOTTE – Je vais vous montrer mon trésor.
JULES – Tu as un trésor ? Un vrai trésor de pirates ??
CHARLOTTE – Oui, je l’ai trouvé dans la maison abandonnée qui appartenait à une vieille femme qui
faisait de la sorcellerie.
CLEMI – Wahouuuu ! Et tu es allée le chercher toute seule, tu n’as pas eu peur ?
CHARLOTTE – Non, avec Raoul, c’est mon chéri ! Il est fort, avec lui je n’ai pas peur.
JULES – HA HA HA ! Charlotte à un chéri, charlotte à un chéri …
LOU – Tais-toi Jules, tu n’es pas drôle ! Et puis, tu es encore un gamin, tu ne peux pas comprendre les
histoires de grands.
CHARLOTTE – Voilà, nous y sommes !
Un énorme chêne majestueux se dresse devant eux, on dirait qu’il a déjà vécu des centaines d’années
et qu’il cache en lui tous les secrets du village et de ses environs.
LOU – Oh comme il est beau !

CHARLOTTE – Oui ! Il est aussi une magnifique cachette. Regardez, il y a un trou de la taille d’une main
dans le tronc, il est dissimulé par les branches, et donne accès à une cavité de belle taille que personne
ne connaît, à part vous et moi désormais.
JULES – Que caches-tu à l’intérieur ?
CHARLOTTE – Vous allez voir, c’est dans cette boite, je l’ai trouvée avec ce qu’elle renferme.
Puis elle ouvre le coffret.

LES ENFANTS – Ohhhh comme c’est beau !
Un très beau bracelet de pierres vertes repose sur un écrin de velours bleu. Il brille de tous ses feux au
soleil.
LOU – Oh, comme il est beau ! Ta maman sait que tu as ce bijou ?
CHARLOTTE – Oui, je lui ai déjà montré. Regardez comme il me va bien. On dirait un bijou de reine.
LOU – Dis-moi Charlotte, as-tu remarqué les marques que tu as autour du poignet ? On dirait que tu
fais une allergie !
CHARLOTTE – Oui je sais et ça me démange tout le temps, d’ailleurs maman m’a emmenée chez le
Docteur qui m’a prescrit une pommade à mettre dessus deux fois par jour.
LOU – Tu veux bien me prêter un peu ton bracelet ? Une fois dans sa main, Lou ressent peu à peu une
sensation désagréable, comme une légère démangeaison.
Tu as ces rougeurs depuis combien de temps ?
CHARLOTTE – Cela fait au moins trois semaines, pourquoi ?
LOU – Et le bracelet ?
CHARLOTTE – Depuis trois semaines maintenant que tu me le dis.

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LOU – Je ressens que ton bijou est chargé d’ondes négatives et qu’il a besoin d’être purifié et
débarrassé de ses mémoires. Je crois qu’il est responsable de ton allergie au poignet. Le portes-tu
régulièrement ?
CHARLOTTE – Oui, je le mets tous les jours. Peux-tu faire quelque chose ?
JULES – Lou, on va faire comme avec le Comte Edouard ?
LOU – Oui Jules ! Charlotte, nous allons faire le nécessaire pour que tu puisses continuer de le porter
sans qu’il te fasse du mal.
CHARLOTTE – Un bijou peut faire du mal à une personne ? Comment est-ce possible ??
LOU – Oui ! Et cela peut être n’importe quel objet. Si celui ou celle qui le possède ou qui là possédé est
une personne très négative, malintentionnée ou qu’elle a vécu des évènement graves dans sa vie.
Inconsciemment, elle le charge de ses énergies négatives, et plus encore si l’objet est en permanence
sur elle, comme un bijou par exemple.
CHARLOTTE – Comment vas-tu procéder pour le débarrasser de ses énergies négatives ?
JULES – Super facile, on va te montrer comment faire.
CLEMI – Regardez, on peut se mettre ici, on sera tranquille.
LOU – Je vais procéder de la façon suivante. En premier je vais effacer les mémoires. « Cher pendule,
veux-tu bien penduler avec moi ? Merci ! Maintenant, je vais te demander d’effacer les mémoires de
ce bracelet. » Le pendule se met à tourner dans un sens et puis dans un autre et encore et encore …
cela pendant quelques minutes puis s’arrête enfin. « Cher pendule merci ! Purifie-toi s’il-teplait. L’objet est désormais débarrassé de toutes ses mémoires, et maintenant je vais le purifier. »
L’opération terminée, Lou vérifie que tout soit impeccable et redonne à Charlotte son bracelet.

CHARLOTTE – Merci Lou tu es vraiment gentille ! Es-tu magicienne ?
LOU EN RIANT – Non Charlotte, ce que je fais, tu peux le faire aussi, ça marche avec un pendule mais
aussi avec la visualisation. Ce qui compte c’est ton intention.
CHARLOTTE – La visualisation ? Mon intention ?? Ça veut dire quoi au juste ???
LOU – Tout simplement que lorsque tu veux réaliser l’action de purification, tu vas la voir dans ta tête
en premier et imaginer que l’objet que tu veux nettoyer se vide de sa saleté comme si tu faisais couler
l’eau du robinet dessus et que ce qui le pollue s’écoule peu à peu dans le trou d’évacuation de l’évier.

CHARLOTTE – C’est aussi simple que ça ?
JULES – Oui, moi aussi je l’ai fait, avec un dessin, c’est encore une autre façon de procéder.
CHARLOTTE – C’est formidable, vous allez me montrer tout cela, comme ça je serai capable de faire
plein de choses importantes par moi-même, dont personne ne nous parle jamais.
LOU – Oui nous allons t’apprendre tout cela.
CLEMI – Je trouve que ton poignet est bien rouge Charlotte ! Jules, tu devrais faire quelque chose pour
l’aider.
JULES – Que veux tu que je fasse, je ne suis pas Docteur moi !
CLEMI – Non en effet, mais tu es coupeur de feu. Tu peux diminuer ou même faire disparaitre
l’inflammation de son poignet.
JULES, LOU ET CHARLOTTE – Coupeur de feu ! Qu’est-ce que c’est ?
CLEMI – C’est une personne qui a la capacité de soulager, voir de faire totalement disparaitre les
brulures même très graves. Et comme tu es coupeur, tu peux aider Charlotte en posant ta main audessus de son poignet avec l’intention de faire disparaitre la rougeur ainsi que la démangeaison.
JULES – COOL ! Je vais essayer.

Charlotte tend son poignet, et regarde Jules qui à l’aide de sa main et de ses pensées fait disparaitre
peu à peu la démangeaison.
CHARLOTTE – C’est carrément incroyable, je n’ai plus envie de me gratter et c’est moins rouge que
tout à l’heure. Merci Jules, tu es formidable !
JULES – De rien Charlotte ! Tout le monde est coupeur de feu ?
CLEMI – Non Jules ! Un coupeur de feu à une particularité en plus des autres guérisseurs. Ce qui est
important de savoir, c’est que chaque personne sur terre peut guérir avec les mains et l’intention. Le
coupeur de feu a juste un outil supplémentaire à sa disposition !
CHARLOTTE – Alors tu veux dire que moi aussi ? Chacun de nous ici peut le faire ?
CLEMI – Oui, tout le monde, mais les personnes ne le savent pas, car on ne leur a pas appris à se guérir
par elles-mêmes. Mais ça viendra un jour.
Et notre petite troupe reprend le chemin du retour. Quelle journée et que de choses réalisées encore
une fois !

27

CHAPITRE 4
La petite âme perdue

Tout le monde dort à poing fermé dans la maison ou presque. Lou, Clémi, Jules et Charlotte
tous réunis dans la chambre, sont en pleine conversation au téléphone avec Raoul qui a des problèmes.
CHARLOTTE – Oui, raconte-nous ce qui se passe, j’ai mis le haut-parleur.
RAOUL – Voilà, nous sommes arrivés depuis huit jours chez Mr et Mme CHANG pour les vacances. Mais
depuis ce jour, toutes les nuits je suis réveillé par des pleurs de petite fille. La première nuit j’ai cru que
l’on me faisait une farce, alors j’ai cherché partout dans la chambre, les pièces, les placards, mais je
n’ai rien trouvé. J’ai demandé si quelqu’un avait entendu quelque chose, mais personne n’a rien
entendu. Ça a recommencé les nuits suivantes. Et puis cette nuit je n’ai rien entendu, je me suis réveillé
heureux de penser que c’était terminé, et en me retournant je me suis retrouvé face à face avec une
petite fille en larmes dans mon lit. Je suis tout de suite parti en courant le dire à tout le monde, mais
personne ne m’a cru. C’est complétement fou, personne ne la voit sauf moi. Je ne sais pas quoi faire
car elle ne me quitte plus où que j’aille.
LOU – Raoul, as-tu essayé de lui parler, pour lui demander pourquoi elle est là et si triste ?
RAOUL – Non je n’ai pas osé, je ne suis pas très rassuré, je dois bien le dire.
LOU – Tu n’es pas habitué, c’est normal. Tu ne dois pas avoir peur, c’est une petite fille qui a besoin
d’être rassurée, elle doit avoir peur elle aussi. Parle-lui, elle a besoin d’aide.
RAOUL – Oui, je vais essayer. S’il-te-plait petite fille, ne pleure pas. Je m’appelle Raoul, et toi comment
t’appelles-tu ?
LA PETIT ÂME – Je me nomme Elise.
RAOUL – Que fais-tu ici Elise ?
ELISE LES LARMES AUX YEUX – Je suis perdue, je ne retrouve
plus mes parents. Je les cherche tout le temps, tout le temps,
mais rien ne se passe.
RAOUL – Tu es dans cette maison depuis longtemps ?
ELISE – Non, je passais par hasard et lorsque je t’ai vu, je me suis
dit que peut-être tu pourrais m’aider, car tu es un enfant tout
comme moi et que tu m’entends et me vois.
RAOUL – Je voudrais bien t’aider, mais je ne sais pas comment
faire !
LOU – Pas de panique ! Nous allons trouver une solution. Nous
allons essayer de retrouver tes parents Elise. Tu les as perdu
depuis longtemps ?
ELISE – Je ne sais pas, je les cherche tout le temps, partout.
LOU – Elise, je vais te poser quelques questions qui vont peutêtre te faire mal, mais je suis obligée de le faire pour pouvoir
t’aider. Es-tu d’accord ?
ELISE – Oui bien sûr !
LOU – Sais-tu que tu es une âme errante ?
ELISE – Je ne sais pas, c ’est quoi une âme errante ?
LOU – Et bien, je vais essayer de te l’expliquer le plus simplement du monde. Tu n’es plus incarnée.
Ton âme vit, mais tu n’as plus de corps. Sauf celui que tu réinventes pour nous, afin que nous puissions
te voir telle que tu étais avant.
ELISE – Alors, je suis morte ?
LOU – Oui Elise ! Je suis désolée de te l’apprendre de cette façon.
ELISE – Mais alors, où sont mes parents ?
LOU – Ils sont montés dans la lumière, après votre accident de voiture.

29

ELISE – Ils sont morts eux aussi ?
LOU – Non ! Ils t’attendent dans leur nouvelle maison. C’est un endroit ou la tristesse, la peur, la
douleur et la solitude n’existent pas. C’est un lieu lumineux baigné de joie et d’Amour.
ELISE – Pourquoi ne m’ont-ils pas emmenée avec eux ? Pourquoi m’ont-ils laissée toute seule,
abandonnée de tous ?

LOU – La décision ne leur revenait pas Elise. Ils ont terminé d’expérimenter sur terre et n’ont plus
besoin de se réincarner. Tu auras le choix une fois arrivée là-haut de rester ou pas. Si tu choisis de
rester, ton ascension sera ralentie par ton niveau de conscience moins élevé que ceux qui seront
montés seuls, et tu ne feras que repousser l’échéance de ta réincarnation. Si tu choisis de te revenir
pour expérimenter de nouveau, et que tout au long de ta vie tu t’es bien comportée vis-à-vis de toi et
des autres, dans l’amour et la bienveillance, tu monteras directement comme tes parents l’ont fait.
ELISE – Mais Lou, comment je dois faire pour monter les rejoindre ?
LOU – Rien de plus facile, il suffit de demander !
ELISE – Je ne sais pas quoi dire. Merci ! Merci Raoul de t’être occupé de moi, je ne t’oublierai jamais.
Et chère Lou, tu es une personne remplie de gentillesse. Je te promets d’essayer dans ma prochaine
vie de te ressembler et de faire le bien autour de moi en aidant le plus possible les autres.
Je veux monter vers la lumière rejoindre mes parents Lou.
LOU – Chère petit Âme triste, de tout mon cœur, je te souhaite bon voyage et beaucoup de bonheur
dans la lumière. Au revoir Elise.
LES ENFANTS EN CHOUR – Au revoir Elise.
Et la fillette au regard triste sourit enfin, entourée de ses parents, elle s’envole pour disparaitre enfin,
comme une fumée légère et vaporeuse, sous le regard émerveillé de Raoul qui n’en croit pas ses yeux.

CHAPITRE 5
Les boucliers de papier

31

C’est l’effervescence au cœur du village. Le marché est installé à côté de l’église, comme tous
les mercredis matin. Tout le monde se connait et se bouscule, s’arrête pour se saluer, se parler au
milieu du trafic incessant, devant les éventaires colorés et odorants des fermiers avoisinants qui
viennent vendre leurs produits frais.
Lou, Clémi, Jules, Charlotte et Raoul, sont postés devant l’étal de friandises et gaufres de la Mère
Poularde qui leur fait un magnifique sourire édenté en leur proposant de rajouter de la crème chantilly
et de la confiture de fraises sur leurs crêpes toutes dorées. Les enfants se régalent en arborant de
magnifiques moustaches de gloutons.
RAOUL – Ce matin au téléphone, j’ai entendu maman qui parlait avec Madame Chang. Il parait que
depuis qu’Elise à rejoint ses parents, ils entendent des bruits dans la maison le soir et la nuit aussi.
C’est quand même incroyable, eux qui n’entendaient rien et qui ne voulaient pas me croire,
maintenant c’est à leur tour de vivre cette expérience.
CLEMI – Ont-ils essayé de rentrer en contact avec leurs visiteurs ?
RAOUL – Non, ils ont peur et ne savent pas comment faire pour s’en débarrasser. Ils sont allés voir un
spécialiste qui leur a dit qu’il fallait qu’ils protègent leur maison et qu’ils se protègent également pour
repousser les esprits du bas astral.
CLEMI – C’est complétement ridicule ! Il y a vraiment des personnes qui vous font avaler des sornettes
à gogo !
Les enfants se mettent aussi tôt à rire, et décident de demander conseil à Mamou qui détient
certainement la réponse qu’il leur faut.
LES ENFANTS ARRIVENT AU MANOIR – Mamou chérie, nous aurions une question à te poser, qui
concerne Monsieur et Madame Chang chez qui Raoul était en vacances.
Après le récit de Raoul, Mamou l’air très sérieux demande aux enfants d’être attentifs à ce qu’elle
s’apprête à leur dire.
MAMOU – Mes enfants, il est primordial de comprendre une chose. Le genre de protection qui a été
proposée à Monsieur et Madame Chang est dangereuse.
Il ne faut pas tenter de jouer à l’apprenti sorcier avec nos Âmis des plans Parallèles et du bas astral.
Si l’on met une protection en place c’est qu’on a peur de quelque chose. La peur est un sentiment
humain qui se respecte, mais plutôt que de fuir une situation ou de se cacher, il est préférable de
l’affronter et cela même si c’est inconfortable.
LOU – Pourquoi est-ce si dangereux de vouloir se protéger ?
MAMOU – Une protection implique la crainte d’une situation qui peut se produire, et de ce fait, les
ondes dégagées par cette peur attirent à soi la situation tant redoutée.
Plus on se protège et plus on attire ce que l’on craint. C’est inévitable.

LES ENFANTS – Ahhhhhhhh !
RAOUL – Mais alors, que doit on faire pour se protéger ?
MAMOU – Se protéger de quoi ? La vie est faite d’imprévus et d’évènements que l’on ne maitrise pas
toujours. La peur du lendemain est le fardeau de bon nombre d’entre nous. A chacun d’apprendre à
sa façon comment contrôler ce sentiment irrationnel.
JULES – Mais Mamou, c’est difficile de contrôler sa peur.
MAMOU – Oui mon chéri, mais ça s’apprend.
Ce qu’il faut que vous reteniez dans un premier temps, c’est que ces protections ne sont que des
BOUCLIERS DE PAPIER, ils ne servent à rien, sauf à alimenter vos peurs.
On ne craint pas ce dont on n’a pas peur !
Monsieur et Madame Chang, devraient cesser d’être obsédés par ces évènements qui les touchent, en
tentant de comprendre qu’ils ne risquent rien du tout. Accueillir la situation, l’accepter et dialoguer
avec le cœur, voilà la solution. Et qui sait, peut-être aideront ils leurs invités à rejoindre la lumière.
RAOUL – WOUAHHHH ! Ce n’est pas gagné !
MAMOU EN RIANT – Non Raoul, tu as raison ! Ça s’appelle l’expérimentation. C’est pourquoi nous
sommes sur terre, pour apprendre.
JULES – Alors ça veut dire que l’école, ce n’est pas que pour les enfants !
MAMOU – En effet Jules, nous sommes là pour apprendre tout au long de notre vie.
LOU – Que pouvons-nous faire pour les aider ?
MAMOU – Tout va dépendre du fait qu’ils soient prêts ou non à entendre ce que vous désirez leur
exprimer. S’ils le sont, les évènements qu’ils vivent rentreront d’eux-mêmes dans l’ordre. Dans le cas
contraire, ils devront expérimenter jusqu’au bout ce qui leur arrive. Jusqu’à ce qu’ils comprennent
pourquoi ils vivent cette situation.
JULES – Mais ça peut durer toute la vie comme ça !
MAMOU – Oui Jules, et même plusieurs vies.
RAOUL – Monsieur et Madame Chang sont très gentils, je vais
tout faire pour les aider. Je suis certain que nous allons trouver
une solution ensemble pour que tout rentre dans l’ordre, n’estce pas les amis !?
NOS AMIS EN CHOEUR – Oui Raoul !
La stratégie mise au poing par notre équipe de sauvetage est
ingénieuse et devrait fonctionner si tout va bien.
LOU – Appelons Monsieur et Madame Chang pour leur
expliquer la situation et comment on va procéder.

33

Les enfants téléphonent à Monsieur et Madame Chang pour leur expliquer ce qui se passe chez eux et
comment régler la situation.

Le soir arrive et les enfants ouvrent l’ordinateur et se branchent su Skype en direct pour mieux
observer la situation. Monsieur et Madame Chang sont assis comme convenu dans leur canapé et
regardent une émission. L’écran s’éteint tout d’un coup, les lampes clignotent et un grand bruit se fait
entendre dans le salon. Les Chang viennent devant leur ordinateur pour voir les enfants et écouter leur
consigne.
LOU – Gardez votre calme, tout va bien ! Essayez de rentrer en contact avec vos visiteurs, en leur disant
des choses gentilles, et en leur exprimant que vous n’avez pas peur d’eux, au contraire, que vous avez
enlevé vos protections, et que vous pouvez les aider s’ils le veulent.
Les Chang s’exécutent. Ils leur répètent avec beaucoup de gentillesse et de douceur ce que Lou à dit
et qu’ils seraient heureux de pouvoir les aider. Alors l’émission se rallume de nouveau, les lampes
cessent de clignoter, et par les mots du cœur des Chang, les âmis se sentant compris, partent rejoindre
la lumière.

LES ENFANTS APPLODISSENT – BRAVO ! BRAVO !
Les Chang n’en croient pas leurs yeux. Ils sont si heureux d’avoir réussi à réaliser un tel exploit. Et
surtout d’avoir aidé des âmes à trouver la paix.
LES CHANG – Oh, merci les enfants, vous êtes merveilleux ! Nous avons compris comment il faut
accueillir nos âmis de passage désormais. Avec le langage du cœur tout est possible.
Nos amis heureux, savourent cette belle victoire de l’amour de son prochain. Désincarné ou Incarné,
quelle importance !

CHAPITRE 6
Abracadabra Karma

35

La pluie tombe depuis le matin à grosses gouttes. Tante
Cathy accompagnée de Lou, Clémi, Jules et Charlotte, attend sur
le quai de la gare l’arrivée de son filleul Leonard, fils de son amie
d’enfance Clara. Tous les étés, il vient passer quelques jours
avec Charlotte.
CHARLOTTE – Il est très gentil Léonard mais Il se plaint tout le
temps pour un rien. Avec un peu de chance, il aura changé, ça
fait un an qu’on ne s’est pas vu ! LE VOILA !!!

Le train entré en gare s’arrête sur le quai, les portes s’ouvrent et Léonard apparait.
TANTE CATHY – Bonjour Léonard, as-tu fais bon voyage ?
LEONARD – Bonjour Marraine, c’était vraiment nul comme voyage ! Il y avait des garçons de mon âge
dans le wagon, ils n’ont même pas joué avec moi. Ils m’ont laissé tout seul dans mon coin ! C’est
vraiment injuste !
TANTE CATHY – Tu leur a proposé de jouer avec toi ?
LEONARD – Non Marraine !
TANTE CATHY – Peut-être que si tu allais un peu plus vers les autres, tu serais moins seul !
LOU – Bonjour Léonard, je suis Lou et voici Jules et Clémi.
LEONARD – Salut les amis !
CHARLOTTE – Bonjour Léonard. Je suis contente de te retrouver !
LEONARD – Moi aussi ! je suis vraiment content d’être arrivé et de me retrouver avec vous.
Et sur le chemin du retour, Charlotte lui explique comment est le Manoir, qu’il va dormir avec Jules,
dans sa chambre. Et la petite troupe lui raconte également leurs aventures avec le Comte Edouard et
Elise. Léonard ouvre de grands yeux étonnés et avoue qu’il ne se sent pas très rassuré à l’idée de croiser
des Fantômes dans les couloirs, mais Jules lui explique que ce sont des âmis et qu’il ne faut pas en
avoir peur.
Le soir une fois le dîner terminé, les enfants et Nana se rendent dans le jardin sous la toile de tente
que Papou leur a dressée pour la venue de Léonard.
LEONARD – Il est vraiment super gentil votre père. J’aurais aimé en avoir un comme ça !
JULES – Pourquoi, ton père n’est pas gentil avec toi ?
LEONARD – Mes parents sont divorcés, alors je ne vois jamais mon père. Maman travaille tard, donc
je la vois peu. Je n’ai pas d’amis et Je me sens bien seul. Je me dis souvent que je n’ai pas de chance à
côté des autres.
LOU – Oui je comprends que tu sois triste mais tu sais, ça ne tient qu’à toi de changer les choses. Sois
tu acceptes la situation sans rien faire ou tu décides de changer ta vie !
LEONARD – Je suis encore un enfant, comment veux-tu que je fasse ?
CLEMI – Léonard, je suis désolée de te l’apprendre, mais c’est toi qui as choisi la vie que tu es en train
de vivre, ainsi que les problèmes qui vont avec.
LEONARD – Mais qu’est-ce que tu racontes, tu es complètement folle ? Je n’ai jamais demandé à vivre
ça !!
LOU – Clémi a tout à fait raison Léonard ! As-tu déjà entendu parler de la réincarnation ?
LEONARD – La réincarnation ! Non c’est quoi ?

CLEMI – Si tu veux, nous allons te l’expliquer. C’est simple comme tout. Une fois que tu auras compris
à quoi ça sert et comment ça fonctionne, je peux t’assurer que tu vas regarder ta vie et celle des autres
autrement.
LEONARD – Oui je veux bien.
CLEMI – Imagine que tu viens de t’offrir le dernier jeu vidéo à la mode. Tu en es le héros et ta mission
consiste à gagner des bonus à chaque fois que tu progresses, en restant en vie jusqu’au bout. Tu vas
devoir affronter tous les obstacles qui vont se dresser devant toi, et enfin si tu réussis, tu pourras
rejoindre la lumière.
LEONARD – FUN ! On y joue !
CLEMI – Ok ! Voilà comment ça commence. Tu es mort.
LEONARD – Mais je n’ai même pas encore joué !
CLEMI en riant – C’est ton corps qui est mort, pas toi.
LEONARD – Comment mon corps peut-il être mort et pas moi ?
LOU – As-tu bien regardé Clémi ? Ne vois-tu pas qu’elle n’est pas tout à fait comme nous ?

LEONARD – Oui maintenant que tu me le dis, mais qu’est-ce qui fait que tu es différente de nous
Clémi ?
CLEMI – Tout simplement parce que je suis désincarnée. Je suis une âme du bas astral qui vit entre le
monde des êtres incarnés comme vous et le monde de la lumière, là-haut.
LEONARD – Tu veux dire que tu es morte !?!
CLEMI – Oui, et non. Je n’ai plus de corps physique mais mon âme elle est immortelle.
LEONARD – Mais c’est comme ça pour tout le monde ?
CLEMI – Oui Léonard, lorsque l’on arrive en fin de vie, l’âme quitte le corps. D’ailleurs, regarde autour
de toi, nos âmis attendent tous de monter.
Dans notre jeu, le vainqueur est celui qui arrive à réaliser son parcours de vie jusqu’à la fin et monter
tout droit vers la lumière. Il va alors rejoindre les âmes des plans supérieurs, qui sont nos Angesgardien, nos guides et pour finir Dieu. Et si ça n’est pas le cas, il est recalé, et doit attendre que
quelqu’un l’aide à monter pour se réincarner à nouveau.
LEONARD – Alors, on fait quoi pour moi ? Comment je fais pour rejoindre la lumière ?
LOU – Tu dois attendre qu’une personne qui t’aime veuille bien te faire monter, et si rien ne se passe,
tu demandes de l’aide à un Passeur d’Âmes.
LEONARD – C’est long à faire ?
37

LOU – Si tu as de l’aide, le voyage est très rapide. Et comme nous sommes de bonnes âmes, nous allons
te faire monter tout de suite pour poursuivre le jeu.
CLEMI – Ca y est, tu es arrivé dans la lumière, félicitation !
LEONARD tout content – Super merci ! C’est comment la lumière ?
CLEMI – C’est un endroit merveilleux ! Le temps n’existe pas, l’espace non plu. Tu communiques par la
pensée et te déplaces à la vitesse de la pensée, ce qui fait que tu peux te rendre où tu veux, de manière
instantanée. Tu peux visiter tous les Univers, tous les paysages féériques connus et inconnus. Tu n’as
plus besoin de corps, donc tu ne peux plus avoir mal. Tu es en totale liberté, plus de contraintes, plus
de sentiments comme le mal-être, la colère, la rancœur, la peur, la violence, la cruauté …

LEONARD – Mais alors, ça sert à quoi de rester sur terre si c’est si beau là-haut ? Autant monter tout
de suite !
CLEMI – SURTOUT PAS ! Ta mission va être de te réincarner pour revenir sur terre, afin d’y poursuivre
ton expérimentation jusqu’au bout, pour ainsi pouvoir monter définitivement. Sinon tu seras contraint
de recommencer encore et encore jusqu’à ce que tu ais compris le message de ta vie.
LEONARD – C’est quoi le message de la vie ?
CLEMI – Il appartient à chacun. Chaque personne est différente et doit apprendre à trouver son propre
chemin intérieur pour grandir. Aucune vie ne se ressemble, aucune expérimentation, car notre passé
karmique est unique.
LEONARD – C’est quoi un passé karmique ?
JULES en levant la main – Moi, moi je sais ! C’est un très gros sac à dos bourré de pierres. Et ces pierres,
c’est toutes les croyances limitantes qu’on t’a imposées ou, que tu as acceptées de croire, dans cette
vie, et dans toutes tes vies passées, plus toutes les mauvaises actions que tu as commises.
Ces croyances sont là pour te faire peur et t’empêcher d’avancer librement. Tu portes celles de toutes
tes familles, parents, grands-parents, oncles, tantes, frères, sœurs … depuis des centaines d’années.
Ça en fait du monde quand on y pense !
Et toi tu te trimbales ça sur le dos toute ta vie et tu dois avancer. Le truc, c’est que le sac est si lourd,
que tu manque de tomber bien des fois, en pensant que tu n’as pas la force de te relever.
LEONARD – Et ce sac, on le porte à partir de quel âge ?
LOU – Dès la naissance.

LEONARD – Est-ce que c’est moi qui décide de revenir sur terre ?
CLEMI – Oui Léonard. C’est toi qui décides te tout !
JULES – Tu te rends compte, c’est toi qui choisis tout ce qui va t’arriver. Et le truc, c’est que là-haut, tu
as oublié ce que c’est que d’avoir mal. Tu as aussi oublié la peur, la tristesse, la souffrance, la solitude…
alors bien sûr tu charges la liste de ce que tu vas devoir accomplir dans la vie. Et la cerise sur le gâteau,
c’est que c’est toi qui choisis aussi tes parents et ta famille.
LEONARD – Je choisis mes parents !? C’est impossible, je ne suis
pas encore né !
LOU EN RIANT – Et pourtant c’est comme ça que ça fonctionne.
N’oublie pas que tu es un esprit et que ta perception des choses
est différente. Là-haut, tu vas décider des épreuves que tu dois
vivre pour t’améliorer en te référent à ton karma qui est la carte
mémoire de tout ce que tu as fait, ou non, au cours de tes vies
passées.
LEONARD – Alors j’ai choisi mes parents et cette vie qui est la mienne ?
CLEMI – Oui M’sieur.
LEONARD – Si j’ai bien compris, tout ce qui m’arrive et tout ce qui va
m’arriver, c’est moi qui l’ai voulu ! Alors, si je tombe gravement
malade, si je me retrouve tout seul dans la vie, si je suis entouré de
personnes qui ne m’aiment pas, si je suis pauvre, handicapé, sans
travail, si je divorce … c’est ma faute ?
LOU – Oui Léonard.
LEONARD – Alors, comment je dois faire pour rendre mon sac plus léger ?
CLEMI – Et bien, faisons comme si la partie du jeu vidéo commençait. Tu choisi tes parents selon ce
que tu dois expérimenter. Pauvres, riches, gentils ou non … et une fois fait, tu attends la naissance
pour unir ton âme au corps du bébé. Et vous ne faites plus qu’un.
N’oublie pas que le corps humain n’est qu’un véhicule pour notre âme.
Selon le milieu ou tu grandis, dans la famille que tu as choisie, tu vas commencer plus ou moins tôt à
être confronté à des épreuves, comme la richesse, une vie agréable, la pauvreté, la beauté, la laideur,
la solitude, la maltraitance, la violence, la maladie, le handicap … Ce sont des niveaux
d’expérimentation différents selon ce que tu as choisis de vivre, pour voir comment tu vas te
comporter face aux évènements, et si tu es apte à poursuivre et à remporter la partie.
JULES – Cool ! Mais le seul truc c’est que parfois on a les yeux plus gros que le ventre.
LOU moqueuse – Oui comme toi Jules !
LEONARD – ça veut dire que plus ma vie est difficile, plus je peux gagner des points pour que ce soit
ma dernière partie ?
LOU – Oui, en gros c’est ça !
LEONARD – Et les âmes qui ont choisi une vie agréable jusqu’à la fin, elles montent directement ?
CLEMI – Si elles ont fait le choix d’une vie douce, c’est qu’elles ont pour la plupart expérimenté
énormément de situations très difficiles dans leurs autres vies. Elles sont donc presque certaines de
jouer leur dernière partie. Mais rien n’est jamais gagné d’avance.
LEONARD – Ca y est je suis réincarné. Je fais quoi maintenant avec tout ce qui m’arrive ?
CLEMI – C’est là que le jeu devient encore plus intéressant. Il y a un petit détail dont nous ne t’avons
pas encore parlé.
LEONARD – Lequel ?
LOU – A l’instant où ton âme s’unit au corps du bébé, ta mémoire s’efface dans sa totalité !

39

LEONARD – En voilà une drôle d’idée ! Pourquoi ?
CLEMI – Une fois les compteurs remis à zéro, tu n’as plus d’objet de comparaison pour savoir ce qui
est juste ou non selon ton niveau de conscience. Tu es de retour à l’école maternelle. Seule ta carte
mémoire karmique réside dans ton inconscient, dans le but d’appuyer là où ça fait mal.
LEONARD – C’est quoi le niveau de conscience ?
LOU – C’est ta façon d’accueillir ce qui t’arrive et ce qui arrive aux autres dans la vie.
LEONARD – Vous avez des exemples à me donner ?
CLEMI – Oui bien sûr. Prenons ton exemple du train. Tu nous as dit qu’il y avait des garçons qui jouaient
mais qu’ils ne sont pas venus vers toi.
LEONARD – Oui, j’ai trouvé que ça n’était pas sympa de leur part de me mettre de côté.
LOU – As-tu essayé d’aller les voir pour leur dire que tu voulais jouer avec eux ?
LEONARD – Non ! J’étais fâché et triste, alors je suis resté dans mon coin. Moi je ne suis pas comme
ça, c’était leur faute, pas de la mienne !
CLEMI – Voilà ce que c’est que le niveau de conscience ! Tu as peur d’assumer tes actes. Alors tu
rejettes la faute sur les autres.
JULES – Ouai ! C’est drôlement plus amusant ! C’est comme quand je piquais du chocolat dans le
placard de Maminou et que j’accusais Lou.

CLEMI – Oh !
JULES – Mais c’est fini maintenant. Je faisais ça quand j’étais petit.
LEONARD – Je viens de comprendre le sens de ce que vous me dites. Être en conscience, c’est assumer
ce qui nous arrive, ainsi que nos actes, sans reporter la faute sur les autres.
CLEMI – Oui c’est tout à fait ça Leonard. C’est assumer ses actes, même si ça n’est pas très confortable.
Il ne faut pas oublier, que c’est nous qui choisissons ce qui doit nous arriver dans la vie, afin de grandir
en conscience.
LEONARD – Si je comprends bien, c’est moi qui aurais dû aller vers eux pour changer la situation.
JULES – Oui et comme ça vous auriez joué ensemble.
LEONARD – Et si en allant les rejoindre, ils n’avaient pas voulu que je joue avec eux ?
LOU – Ca n’était plus ton problème mais le leur. Si tu mets une action en place, il y a forcément une
réaction. Tu n’es pas responsable du niveau de conscience des autres.
LEONARD – Tu veux dire que je suis responsable de mes actes, et des actions que je mets en place,
pour faire bouger une situation qui ne me convient pas, afin d’en créer une meilleure ?
LOU – Oui, tout à fait !
LEONARD – En faisant ça, est-ce que ça peut changer le niveau de conscience de ceux qui sont autour
de moi ?

CLEMI – A chaque fois que tu fais une bonne action avec le cœur, et non par intérêt, tu changes
obligatoirement le cours des choses, et ton environnement.
Mais il est important de comprendre que l’on ne peut espérer d’une personne qu’elle change, si ça
n’est pas le moment pour elle. Car si elle n’est pas prête à t’entendre et à comprendre, c’est qu’elle
doit encore expérimenter. Elle évoluera en conscience à sa vitesse et non à la tienne. C’est son
cheminement à elle.
LEONARD – Qu’est ce qui peut faire s’arrêter le cheminement de notre âme ?
LOU – LE JUGEMENT ! Juger l’autre plutôt que d’essayer de le comprendre, fait perdre des points.
Tout le monde est dans le jugement, la comparaison et le besoin d’avoir raison à tout prix. L’Ego
essaye de nous dominer.
Le chemin karmique de chaque être sur terre, est une
expérimentation qui peut être fort douloureuse. Cette
expérimentation est réalisée par tous, dans un but ultime, celui
de trouver l’amour inconditionnel qui est en chacun de nous. Il
ne devrait jamais être ni jugé, ni comparé.
CLEMI – NE PAS VOULOIR PARDONNER. Que ce soit envers soi
ou envers les autres. Le pardon est la clé essentielle de
l’ouverture du cœur.
JULES – LA COLERE ! Quant on est en colère après quelqu’un,
c’est que l’on est en colère envers soi-même.
LEONARD – EN VOULOIR A QUELQU’UN ?
CLEMI – LA RANCOEUR ? Oui Léonard, c’est un sentiment
terrible qui est d’ailleurs lié à la colère. Il ferme le cœur à
double tour.
JULES – Dire du mal des autres personnes.
LOU – Oui, c’est LA MEDISANCE. Certaines personnes qui sont trop souvent dans le jugement ne
peuvent s’en empêcher. C’est un peu comme une nourriture dont elles ne peuvent se passer.
JULES – C’est comme le chocolat. Mais si on en abuse, attention à la crise de foie !
CLEMI – PENSER DU MAL DE SOI ET/OU DES AUTRES. Eh oui, ça aussi ça nous fait reculer. Nous
devons veiller à cultiver la bienveillance de notre âme, envers nous-même et envers les autres, à
chaque instant.
LEONARD – Alors, LES MAUVAISES ACTIONS et LA VIOLENCE également !
CLEMI – Oui tout est lié. LE MANQUE D’ESTIME DE SOI aussi. Ne pas oser être qui nous sommes, et
ne pas dire ce que l’on ressent, par peur d’être jugé par les autres et rejeté.
JULES – LA PEUR DE L’ABANDON, d’être rejeté, quitté. Donc peur de ne pas être aimé, ce qui fait que
pour ne pas vivre ces évènements, on essaye de tout faire pour plaire à l’autre, en croyant que ça
nous rend plus heureux, mais c’est le contraire qui arrive.
LOU – Vous oubliez LA PEUR ! Peur de ce que l’on ne connait pas, de ce que l’on ne comprend pas. La
peur de ce qui n’est pas encore arrivé et qui n’arrivera probablement jamais. La peur de nos pensées
négatives et limitantes. La peur de l’autre.
JULES – La peur de soi !
CLEMI – Aïe aïe aïe ! Et LE MANQUE DE CONFIANCE EN SOI ET EN LA VIE. Apprendre à avoir foi en la
vie et en soi, afin de cheminer librement, sans avoir cette foule de pensées qui nous dit sans cesse,
« tu n’y arriveras pas. Tu n’es pas capable de faire ceci ou de faire cela. La vie d’ont tu rêve n’est pas
faites pour toi, car tu ne la mérites pas … » Et la liste est sans fin. Ce sont les freins que nous nous
imposons inconsciemment tout au long de notre vie. Notre carte mémoire karmique joue avec notre
mental en se servant de notre égo, afin de nous mettre à l’épreuve.
Mais on ne peut pas lui en vouloir, puisqu’elle fait exactement ce que nous lui avons demandé de faire.
41

LOU – Clémi, tu oublies le plus important, L’OUVERTURE DU CŒUR.
LEONARD – Ouvrir son cœur ? Comment fait-on cela ?!
LOU – C’est simple, il suffit de s’aimer et d’aimer les autres sincèrement, sans avoir envie ni besoin, de
nous faire subir à nous-mêmes et aux autres personnes, tout ce que nous avons évoqué de négatif.
LEONARD – Aimer ce n’est pas compliqué !
CLEMI – Non tu as raison. Mais là ou ça le devient, c’est encore et toujours pour les personnes qui sont
dans le jugement.
Aimer les autres, c’est aussi accepter ce qu’ils sont dans leur entièreté. Cela veut dire que nous devons
également avoir cette démarche du cœur pour ceux qui nous déplaisent.
LEONARD – Tu veux dire que si une personne est désagréable ou même méchante, je dois l’aimer ?
CLEMI – Oui tu as bien compris Léonard.
LEONARD – Mais je ne peux pas aimer quelqu’un qui fait du mal aux autres ou à moi !
LOU – Aimer l’autre sans le juger pour ses actes et ses paroles, ne veut pas dire aimer son
comportement et ce qu’il fait.
N’oublie pas qu’il s’est fixé une mission comme toi et moi pour expérimenter. S’il commet des choses
terribles, c’est que son niveau de conscience correspond à la nature de ce qu’il est à l’instant présent.
Il devra expérimenter encore et encore au courant de cette vie, et peut-être, lors de plusieurs autres
vies, pour gagner son billet aller simple direction, la lumière.
CLEMI — Cesser de SE PLAINDRE SANS ARRET, c’est une façon d’être que l’on peut constater autour
de nous. Les gens sont rarement satisfaits de ce qu’ils ont.
LEONARD – Je crois que j’ai bien saisi les règles du jeu.
Les obstacles sont :
• LE JUGEMENT ET LA PEUR DU REGARD SUR SOI DE LA POPULATION
• NE PAS SE PARDONNER ET NE PAS PARDONNER AUX AUTRES
• LA COLERE
• LA RANCOEUR
• LA MEDISANCE
• PENSER DU MAL DE SOI ET/OU DES AUTRES
• LES MAUVAISES ACTIONS CONTRE SOI ET/OU LES AUTRES
• LA VIOLENCE VERBALE, MORALE ET/OU PHYSIQUE
• LE MANQUE D’ESTIME DE SOI ET/OU DES AUTRES
• LA PEUR DE L’ABANDON
• LA PEUR
• LE MANQUE DE CONFIANCE EN SOI ET EN LA VIE
• FERMER SON CŒUR
• SE PLAINDRE SANS ARRET
Les bonus sont :
• L’OUVERTURE DU CŒUR
• LA BIENVEILLANCE
• ACCEPTER CE QUI NOUS ARRIVE EN CONSCIENCE




AIMER LES AUTRES (sans être dans le jugement, en les acceptant tels qu’ils sont)
S’AIMER SOI-MEME (Se respecter, se pardonner, accepter qui on est, ne pas se juger, se faire
confiance, faire confiance à la vie, aimer la vie, aimer les autres, être bienveillant avec soi et
avec les autres…)





FAIRE DE BONNES ACTIONS SANS RIEN SOUHAITER EN RETOUR
AVOIR DES PENSEES POSITIVES
VIVRE DANS LA GRATITUDE (être conscient de la chance que nous avons de pouvoir respirer,
bouger, rire, avoir un toit sur notre tête, la douceur d’un lit, de la nourriture, de l’eau, des
vêtements, l’amitié et l’amour de nos proches. Apprendre tout simplement à apprécier les
petits bonheurs de la vie, comme les grands, et à dire MERCI chaque jour pour tout cela.)

LEONARD — Les règles sont simples tout compte fait ! Il suffit juste de comprendre quels sont les
obstacles qui nous bloquent, et nous empêchent d’avancer. Il n’y a plus qu’à réaliser des actions
positives chaque jour, qui vont changer notre vie et celle de notre entourage, et ainsi nous faire grandir
de l’intérieur.
Bon, on commence quand !

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CHAPITRE 7
Le Moi Mon Je

Dans la chambre des enfants, il y a foule. Des âmes désincarnées désireuses de rejoindre la
lumière attendent impatiemment que Lou vienne s’occuper d’elles. Notre petite troupe essaye de
calmer l’orage qui gronde, car certaines d’entre elle, sont un peu grincheuses.
CLEMI – Allons, allons les âmis, soyez patient, Lou va s’occuper de vous.
L’ÂME DE LADY ELEANOR – Permettez jeune fille, cela fait une heure que j’attends ! Je suis une âme
âgée, me faire patienter comme cela n’est guère poli !

L’ÂME DU VICOMTE NORBERT – Pardon Madame, mais cela fait six siècles que j’attends, il n’y a aucune
comparaison, j’ai donc le droit légitime de passer avant vous.
LES AUTRES ÂMES – C’est intolérable ! De quel droit osez-vous être aussi malpoli ! Nous attendons
depuis tout aussi longtemps ! Je passerai avant vous que vous le vouliez ou non !
L’ÂME DU COMMANDANT ALFONCE – Certainement pas ! C’est à moi de passer, c’est mon tour ! –
Que faites-vous de mon titre ! Je suis commandant, c’est à moi de partir en premier !
L’ÂME DU VICOMTE NORBERT – Comment ! Je suis le Vicomte Norbert, c’est moi et moi seul qui passe
en premier ! Vous n’êtes qu’un petit commandant de pacotille !
L’ÂME DU COMMANDANT ALFONCE – Monsieur, vous venez de m’offenser, j’attends vos témoins !
JULES – Vous êtes des âmes adultes, vous devriez montrer l’exemple aux autres, plutôt que de vous
disputer comme vous le faites, en essayant à tout prix d’avoir raison. C’est très égoïste de votre part.
Un grand silence se fait tout d’un coup dans la chambre. Les âmes, la tête baissée, un peu honteuses
de s’être comportées de cette façon, commencent à demander aux autres de bien vouloir les excuser
pour leur comportement. Le Vicomte et le Commandant se serrent la main en renonçant à leur duel.
Alors, le calme revient avec en prime un parfum de bienveillance général.
LOU – Félicitations Jules, tu as fait des merveilles ! Bonjour mes âmis, comment allez-vous ? Je suis
heureuse de vous rencontrer et de pouvoir vous apporter mon soutien. Qui veut commencer ?
LES ÂMES – Moi, moi, non c’est à moi !

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JULES en faisant la moue – Ca n’aura pas duré longtemps !
LOU – Ecoutez-moi s’il-vous plait. Si vous êtes d’accord, je vous propose de faire monter en premier
nos âmis qui n’ont pas de questions particulières à me poser. Pour ceux qui désirent échanger avec
moi, vous pourrez tirer un numéro dans le chapeau que Jules va vous tendre, comme cela tout le
monde sera content.
LES ÂMES – Oui c’est une excellente idée !
Lou demande alors aux âmes désireuses de rejoindre la lumière, de venir à coté d’elle. Là, elle leur
demande de former une ronde, main dans la main, et en leur offrant les mots de son cœur, elle leur
souhaite un beau voyage et une prochaine vie remplie d’amour et de bienveillance.
LES ÂMES – Merci Lou, adieu.
LOU – Adieu mes âmis.
JULES – Vous pouvez tirer un numéro chacun votre tour.
Charlotte, Léonard et Raoul se joignent au groupe autour de la table ronde sous le lustre de cristal.
Lady Eleanor vient s’asseoir en face de Lou.
LOU – Cher Lady Eleanor, dites-moi, que puis-je faire pour vous ?
L’ÂME DE LADY ELEANOR – Mon enfant, je suis bien triste, car depuis de longues longues années,
j’attends de pouvoir dire à mon époux Sir Laurence, ce que je n’ai pu lui exprimer de mon vivant. Mais
voilà, il est parti sans me dire aurevoir et ne m’a jamais fait un signe.
LOU – Voulez-vous que je le retrouve pour vous ?
L’ÂME DE LADY ELEANOR – Oui mon enfant, afin que je puisse lui exprimer enfin ce que j’ai à lui dire.
LOU – Vous pouvez lui parler, il vous entend.
L’ÂME DE LADY ELEANOR – Mon ami, vous êtes le dernier des gredins ! Je ne vous pardonnerai jamais.
Ou sont mes bijoux ? Qu’en avez-vous fait ?? J’espère que vous êtes bien malheureux et que vous
payez vos méfaits à chaque instant !
LOU – Lady Eleanor, ne pensez-vous pas que vous pourriez faire la paix avant de rejoindre la lumière ?
Votre âme serait tellement plus légère. Et puis, vous n’avez plus besoin de vos bijoux.
L’ÂME DE LADY ELEANOR – Mais mon enfant, vous m’auriez vue avec mes parures de rubis, de saphir,
d’émeraudes et de diamants, j’étais la plus belle et la plus enviée de toutes. Le monde m’admirait.
Désormais je ne suis qu’une pauvre vieille âme que personne ne regarde plus.
LEONARD – Vous savez Lady Eleanor, moi je vous trouve très belle. Et ce qui compte, c’est avant tout
ce que vous avez dans le cœur. S’il est riche d’amour pour vous et pour les autres, vous serez de
nouveau la plus belle et la plus admirée.

L’ÂME DE LADY ELEANOR – Vous le pensez vraiment mes enfants ? Alors, avant de monter rejoindre
la lumière, je veux bien faire la paix ! « Mon époux, je vous pardonne, et de ce fait je vous souhaite de
trouver le bonheur, si cela n’est déjà fait. »
LES ENFANTS – Vous êtes merveilleuse, BRAVO !
LOU – Beau voyage à vous Lady Eleanor. Soyez heureuse dans votre prochaine vie.
JULES – A qui le tour ?
L’ÂME DU COMMANDANT ALFONCE – C’est mon tour !
L’ÂME DU VICOMTE NORBERT– De mon temps, un commandant n’aurait jamais eu l’audace de passer
devant un Vicomte !
JULES – Vous avez tiré au sort Monsieur le Vicomte, et c’est le commandant qui l’a emporté.
L’ÂME DU VICOMTE NORBERT – Qu’importe ! Je ne souffrirai pas qu’un mécréant me souffle la place.
De mon vivant, cela ne se produira jamais !
L’ÂME DU COMMANDANT ALFONCE – De votre vivant ?! Vous êtes un vieux gâteux Vicomte, et je vais
vous expédier de ce fait dans l’autre monde, d’un coup d’estoque !
L’ÂME DU VICOMTE NORBERT – En garde Monsieur ! Je suis peut-être gâteux, mais vous en êtes un
autre.
Et le duel commence. Les épées s’entrechoquent, les meubles valsent et les enfants sont déconcertés
par le spectacle.

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JULES – Mais, ils sont gâteux tous les deux ! Vous croyez qu’ils ont compris qu’ils ne sont plus vivants ?
LOU – A vrais dire, je n’en suis pas persuadée ! Ça n’est pas leurs âmes qui se battent, c’est leurs égos !
Tu vois Léonard, voilà l’exemple de ce que nous disions l’autre jour, en parlant de la carte mémoire
karmique. Ils se laissent diriger par leur égo, à qui ils laissent prendre toute la place. Ils ne sont pas en
conscience, et sont certains, chacun, d’avoir raison de se battre. Et bien entendu, leur égo leur ordonne
de gagner.
LEONARD – Que pouvons-nous faire ?
LOU – Pas grand-chose, hormis de les convaincre de rejoindre la lumière en vue d’une prochaine
réincarnation. Le pire, c’est qu’ils vont continuer à se battre là-haut, sauf si nous arrivons à leur faire
faire la paix, ce qui n’est pas une mince affaire.
LEONARD – STOP ! Ecoutez-moi !! Vous ne gagnerez ni l’un ni l’autre !
Les deux hommes s’arrêtent tout net et le Vicomte demande — Qui vous permet de dire cela jeune
homme ?
LEONARD — Votre EGO !
L’ÂME DU VICOMTE ET DU COMMANDANT — Notre EGO ? Non Monsieur, c’est mon titre, mon
honneur et ma fortune. Je suis un seigneur et rien ne peux me résister !
Parlez pour vous Vicomte, dit le commandant. Je dirige les hommes et les batailles pour les mener à la
victoire, tous ploient devant ma supériorité !
CLEMI — C’est très impressionnant tout cela ! Mais je suis au regret de vous apprendre que vous ne
possédez plus rien, l’un comme l’autre. Vous êtes mort !
L’ÂME DU VICOMTE ET DU COMMANDANT – MORTS ?!
CLEMI — Oui ! D E S I N C A R N E S !! Morts, kaput, ratatinés, décédés, trépassés, éteints, défunts,
clamsés, disparus … ça vous évoque quelque chose ?
Nos deux duellistes d’un coup sont tout abattu ! Les épaules voutées, le menton rentré, le regard vide
et désespéré. — Qu’allons-nous devenir désormais ?
LOU – C’est simple ! Apprenez déjà à faire la paix. Et lorsque vous serez là-haut, vous aurez tout le loisir
d’y réfléchir. Vous pourrez prendre le temps d’écrire votre prochaine vie. N’oubliez pas que vous en
êtes l’auteur. A vous de savoir ce que vous aimeriez que l’on dise de vous, de votre vivant et après.
Que vous étiez bons et généreux, aimant aider votre prochain. Ou, égoïstes et avares, écrasant tout
sur votre passage, afin de gagner à n’importe quel prix ? Vous avez tous les deux le choix, à vous de
faire celui qui résonne en votre âme et conscience !
L’ÂME DU VICOMTE — Croyez-vous qu’ils voudrons encore de nous là-haut ?
LOU – Oui Vicomte, mais avant de vous aider à rejoindre la lumière, j’aimerai que vous fassiez
véritablement la paix tous les deux, pour me faire plaisir.
L’ÂME DU COMMANDANT et celle DU VICOMTE se regardent
enfin avec cordialité, puis se tournent vers la fillette
LES DEUX ÂMES — Oui petite Lou, nous nous engageons
sur l’honneur à faire la paix définitivement.
LOU— Merci ! C’est une sage décision. Nous vous souhaitons
mes amis et moi un beau voyage vers la lumière et une
prochaine vie remplie de générosité et d’amour. Aurevoir.
Nos deux âmis disent Adieu aux enfants, puis s’évaporent par la
fenêtre, accompagnés par les Anges, pour enfin rejoindre les
étoiles.

CHAPITRE 8
Les ballons

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