Analyse d'une paréidolie sur peinture .pdf



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Mlle ESCH Ophélie

Dossier de
Restitution
Analyse d’ image
Œuvre : Autoportrait de Oleg SHUPLYAK

Etudiante
Licence
Groupe de TD
Promotion

Mlle ESCH Ophélie
Information Communication
N°2
2018 - 2019

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Mlle ESCH Ophélie

Sommaire
Préambule ........................................................................................................................................ 3
Partie n°1 :

Présentation .............................................................................................................. 4

I.

L’œuvre imagée ........................................................................... Erreur ! Signet non défini.

II.

L’artiste ......................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Présentation générale ..................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Mouvement et style ........................................................................ Erreur ! Signet non défini.

III. Artistes semblables ...................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Guiseppe Arcimboldo...................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Salvador Dali .................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Octavio Ocampo .............................................................................. Erreur ! Signet non défini.
René Magritte.................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
IV.

Œuvres ...................................................................................... Erreur ! Signet non défini.

Partie n°2 :

Description ........................................................................ Erreur ! Signet non défini.

I.

Quelques généralités ................................................................... Erreur ! Signet non défini.

II.

Les éléments................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
Le plan paysage ............................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Le plan visage .................................................................................. Erreur ! Signet non défini.

III.

Les Techniques ......................................................................... Erreur ! Signet non défini.

Partie n°3 :

Analyse .............................................................................. Erreur ! Signet non défini.

I.

La vision diachronique ................................................................. Erreur ! Signet non défini.

II.

La distance focale ......................................................................... Erreur ! Signet non défini.

III.

Le rapport entre œil et cerveau .............................................. Erreur ! Signet non défini.

IV.

Le point de vue diégétique ...................................................... Erreur ! Signet non défini.

V. La mise en abyme......................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Glossaire ................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Bibliographie ............................................................................................ Erreur ! Signet non défini.

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Préambule
« Pourquoi ce choix »
Déconcertée par le concept du zapping intrinsèques aux réseaux sociaux dont je me
suis rendue compte récemment ; cette idée de faire défiler son fil d’actualité indélébilement,
et de voir sans véritablement regarder. Je me suis interrogée sur cette question ci-dessous :
« Quelles images retiennent l’intention des internautes et pourquoi ? »
Digne d’une œuvre, « Portrait » de Oleg a été découverte sur le fil d’actualité du réseau
social à prédominance iconographique : Instagram, puis téléchargée au sein d’un blog hébergé
par le site Over Blog.
Constatant un manque d’information et d’analyse vis-à-vis de cette œuvre par le biais
des moteurs de recherche, je ne suis ni parvenue à trouver les dimensions exactes, ni une
analyse, du peintre auteur lui-même ni d’un tiers internaute sur sa production. Seuls quelques
présentations générales, introduisant et évoquant la technique utilisée, le style et le
mouvement dans lesquels sont inscrits l’auteur, et cela accompagné d’une description
limitrophe.
A partie de l’image choisies, nous nous chargeons de présenter, décrire, évaluer et
analyser la manière dont cette dernière parvient à capter notre attention sans même que nous
la déportions volontairement dessus, c’est pourquoi nous verrons des principes métacognitifs.

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Partie n°1 : Présentation
I.

L’œuvre imagée

Figure 1: Autoportrait de Oleg Suplyak1

1

Source: Overblog.com, Instagram.com

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II. L’artiste
Présentation générale
D’origine Ukrainienne Oleg Suplyak est né au tout début de la saison automnal, le 23
septembre 1967 dans la région Ternopil, plus précisément dans le village de Bishch. C’est 24
ans plus tard, en 1991 qu’il aboutira ses études par l’obtention d’un diplôme dans le domaine
de l’architecture.
De ce fait, nous pouvons déduire une double compétence mêlant avec accointance
sciences et arts. Oleg détient potentiellement un esprit rationnel et ordonné par la maitrise
de concept algébrique corrélé a une capacité imaginative fructueuse mêlant par l’abstrait et
le concret. Dès lors, sa discipline renseigne sur une probable maitrise des perspectives,
dimensions dans l’espace, principes géométriques, dessins de formes, ombrages, nuances,
intégrant notamment les méthodes calculatoires qui en découlent. Peut-être pouvons-nous
déjà émettre l’hypothèse au sujet de la capacité d’Oleg, consistant à jouer de différent
paramètre afin de générer un effet optique trompe l’œil.

Mouvement et style
Maitrisant une pluralité de moyens d’expressions, Oleg s’exprime par le biais de la
peinture (telle que l’œuvre que nous nous apprêtons à étudier), du graphisme, des
animations, de l’illustration et de la photographie. Ses pratiques sont variées, l’impact est de
ce fait plus diffus en termes de public. Inscrit dans le surréalisme, il est de ce fait primordial
de définir justement ce mouvement qui a vu le jour au cours du XXe siècle. Citons André
Breton2 qui définit ce courant comme un :
« Ensemble de procédés de création et d’expression utilisant
Les forces psychiques libérées du contrôle de la raison »
Outre le mouvement surréaliste, cet artiste s’insère notamment dans le style
métamorphique. Définit comme un phénomène de changement d’une œuvre selon le regard
de l’observateur. Par conséquent les paramètres tels que la distance, l’angle, la lumière et
autres vont interférer la vision qu’aura un quelconque individu. Etymologiquement composé
de deux terminologies soit :
- « Méta » signifiant
« Succession, changement »
- « Morphê » référant à la « forme »

2

André Breton est né dans l'Orne en 1896 et mort en 1966. Il est un poète et écrivain français, principal animateur
et théoricien du surréalisme.

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Figurants
Au sein de ses œuvres, on retrouve des figures tels que Sigmund Freud, Charles Darwin,
Paul Gauguin, Zeus, John Lennon… Autant de personnalités, que d’époques, de tendances,
d’activités et d’idéaux forts diversifiés qui prouvent la large gamme d’inspiration de l’artiste
lui-même. Oleg représente ces dernières figures citées selon leur centre d’intérêts ou objets
d’études : Il harmonise le cadre et son décor avec la figure peinte. Sa cuture s’étend à travers
ses œuvres, et nous fait part d’un intérêt pour une divinité de la mythologie grecque en
passant par un chanteur des Beatles, un explorateur biologiste ou encore un psychanalyste
théoricien du XX. Voici quelques tableaux de la collection Suplyak :
)

Figure 2: Darwin (Science et Religion)
Huile sur carton

Figure 4: Freud (Voyeur)
Huile sur carton

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III. Artistes semblables
Oleg artiste contemporain tire son style singulier d’artistes plus archaïques retrouvé à
travers différentes époques éloignées et contemporaines. Les techniques telle que les
perspectives ont traversé les siècles et les continents :
Guiseppe Arcimboldo
Peintre matérialiste de la Renaissance, mais aussi précurseur à la fois du
métamorphisme comme de la culture artistique de la plupart d’entre nous. C’est de nos jours,
un des premiers artistes dont le corps enseignant va aborder lors des cours élémentaires
artistiques. Arcimboldo est l’auteur d’une grande diversité de tableaux reconnues par leur
composition savante. Ses associations de fleurs, légumes, fruits, poissons sont dignes d’une
minutie fort inventive. Il réalise des portraits, tantôt de jardinier, bibliothécaire ou de cuisinier…

Figure 3: L'Air d'Arcimboldo

Figure 2: Tableau Automne d'Arcimboldo

Salvador Dali
Nul besoin de citer Dali, figure même du surréalisme. Cet espagnol est un artiste du XXe,
dont les peintures figurent encore de manière récurrente dans notre iconographie
quotidienne. Que ce soit dans l’immobilier, les réseaux sociaux, au sein des films ou encore
récemment dans la série Casa de Papel ou on retrouve les masques de Dali, comme nous
l’illustrons ci-dessous :

Figure 3: Horloge inspirée des
montres molles de l'œuvre "La
Persistance de la mémoire"

Figure 4: Street Art représentant
le visage de Salvador Dali

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Figure 2: Les masque de Dali dans
la série « La casa de Papel »

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Octavio Ocampo
Mexicain et artiste prolifique de notre époque, Octavio étudie l’art dès son enfance
pour se spécialiser dans trois domaines distincts : la peinture, la sculpture mais aussi la
danse. Son style singulier se retrouve autour de 2 thèmes entremêlés ; le symbolisme et
l’illusion d’optique.

Figure 4: Palm Sunday de Ocampo

Figure 5: Lupe de Ocampo

René Magritte
René Magritte, né en 1898 en Belgique, son enfance est marquée par le drame entre
difficultés financière et le suicide sa mère. Ses premiers tableaux appartiennent au courant
impressionnistes pour ensuite se spécialiser dans le surréalisme. Il parsèmera ses œuvres
« son art (Les nuages, la pomme, le chapeau melon, la pipe…).

Figure 7: Golconde de Magritte

Figure 6: Les Amants de Magritte

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Partie n°2 : Description
I.

Quelques généralités

L’œuvre intitulée Portrait a été réalisé en 2009, c’est une peinture à l’huile dont les
dimensions nous sont inconnues. L’artiste se représente lui-même au sein de sa toile, c’est
donc un autoportrait. Il taquine l’œil de ses observateurs, même les plus aguerries par le biais
d’une illusion d’optique dont nous détaillerons les principes dans la troisième partie qui
consistera à analyser la peinture dans sa technique.
La vision de l’œuvre est troublante : Le réalisme modéré, l’impression de multicouche,
l’effet de profondeur et la maitrise de la perspective sont autant de paramètres qui
agrémentent et amplifient l’illusion générée par la superposition même des deux plans. Ces
derniers confondus sont néanmoins bien distincts : un paysage incorporé au sein d’un visage
ou un visage qui se fond dans un paysage. Cela au gré de l’observateur qui devient dès lors
spectateur.

II. Les éléments
Le plan visage
Autoportrait englobant l’intégralité de l’œuvre, Oleg représente son faciès, mi revers
mi face pour ainsi dire de revers. Les traits du visage nous permettent clairement d’identifier
l’artiste. C’est la multiplicité des éléments interchangeables et transposables d’un plan à
l’autre qui crée une illusion efficace. Au sein du tableau ci-dessous, nous analysons les
éléments tout en effectuant des analogies entre visage et paysage:
Paysage
Première Végétation, Limite du tronc
Tronc de l’arbre ligneux et longiligne
Massif de roches
Seconde végétation
Chevalet
Postérieur artiste assis
Façade de la chaumière
Fenêtre ou porte
Clôture de la chaumière
Toit de la chaumière
Horizon, Macif montagneux
Ciel nuageux
Feuillage

Portrait
Cou
Contour du visage
Appendice nasal
Pommettes
Courbure du visage
Surface nasale
Œil entrouvert
Pupille noir, Iris verdâtre
Paupière inférieure
Paupière supérieure
Sourcils
Front
Chevelure prolongée en amont et ondulée

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Le plan paysage
Présent au sein d’une nature, qui semble vaste et prolifique, par sa prédominance,
l’artiste Oleg est centré, agenouillé, de dos, le visage de revers, nous laissant entrevoir seul le
profil gauche de son faciès. Inversement à ses bras, puisque seul sa main droite est visible, sa
position camouflant son bras gauche. Néanmoins la palette de peinture qu’on entrevoie, laisse
induire que le bras gauche permet son port.
La position de Oleg est en accord avec la scène qui l’entoure, elle dégage une sérénité
et une ambiance paisible. Le dos droit quelques degrés incliné, dont les jambes repliées nous
rappellent la posture d’un prieur, certes davantage décontracté mais sous-entendant une
certaine communion avec la nature tout autour. En finalité l’allure de l’artiste nous semble
confortable et relaxée, en harmonie, en symbiose avec son environnement.
Encadrés par deux arbustes, la scène s’apparente à une forêt entrouverte sur une
prairie dont au loin se dessine une chaumière comme nous le laisse deviner le toit de paille. Il
y a comme dit précédemment une « prédominance de la nature » :
- Pâturages - Tronc ligneux
- Montagnes
- Flores herbacées
- Nuage
- Racines apparentes
- Flores ligneuses
- Espèces volatiles
Lointaines, les collines formant un panorama montagneux laissent entendre la
continuité, et le caractère vaste voir infinie d’une nature qui englobe l’intégralité de l’arrièreplan. Au premier plan, une minorité d’éléments anthropiques sont présents. Tels que la
chaumière et les équipements du peintre comprenant la boite à pinceau, le chevalet et son
tableau sont l’œuvre de l’homme. Plus encore, ces éléments qui sont matériels donc non
naturels sont composés de bois, un matériau qui dans l’inconscient collectif renvoi lui aussi à
la nature. Le rustique englobant le chêne, le teck, l’acajou… Pour la plupart d’entre nous, le
bois dans toutes ses propriétés est d’origine végétale, il se retrouve dans les logements de nos
aïeux, nos grands-parents, nos parents, ce qui renvoie intrinsèquement à l’enfance et sa
nostalgie. De plus dans nos esprits, il nécessite « peu » de transformation lors de sa création,
tout en étant biodégradable lors de sa destruction. Barthes défend son usage en le qualifiant
d’adjectifs élogieux au sein de son texte intitulé Jouets au sein de son œuvre Les Mythologies :
« Un signe consternant c’est la disparition du bois, matière pourtant idéale par sa fermeté et
sa tendreur, la chaleur naturelle de son contact […] Substance familière et poétique qui laisse
l’enfant dans une continuité de contact avec l’arbre ».
Nous déduisons que Oleg exprime par ce soupçon apparent d’immatérialisme une
volonté de retour aux sources originelles. Ceci contraste avec l’accoutrement de ce même
personnage : Il semble emmitouflé habillé d’un pull. Les couleurs froides contrastent elles
aussi avec l’ambiance chaleureuse, et pour cause le cadre nous semble frisquet.
Nous détenons peu d’information spatio-temporelles. L’observateur est incapable de
situer le lieu : dépourvu de caractéristiques uniques et permettant une géolocalisation
imprécise, l’œuvre nous offre une vue standard, qui nous semblerait presque familière.
Temporellement parlant, il en est de même : en quelle saison sommes-nous ? Le manque de

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feuillages sur les arbres laisse présager l’automne, ou un hiver doux. L’absence d’organismes
angiospermes, et autres plantes à fleurs élimine potentiellement le printemps de nos
hypothèses. Cependant le doute est quadruple ; Serait-ce les prémices d’un printemps ? un
été qui se termine ? Une pleine saison hivernale ? Ou encore un automne déjà bien avancé ?
A une échelle plus précise, et non saisonnière, nous sommes incertains de l’heure. Malgré les
indices d’un ciel nuageux la scène peut aussi bien se dérouler à l’aube, au crépuscule, en pleine
journée.

III. Les Techniques
Abordons à présent le cœur du sujet, l’intrigue même de l’œuvre qui incarne l’objet de
notre étude et dont nous sommes nous-même tantôt observateurs tantôt analystes. Nul
doute, l’auteur a su mettre en scène du bout de son pinceau un cadre qui à la fois trouble par
son réalisme, tout en y insérant une illusion d’optique, second trouble auquel le spectateur
est confronté. De manière générale, l’illusion d’optique fait un usage mystificateur de
certaines « failles » de la vision humaines.
Les éléments permettant cet effet sont :
- Les aspects physiologiques de l’œil humain, comprenant la persistance rétinienne,
l’impression d’infini, Les troubles de la perception…)
- Les paramètres environnementaux tels que les couleurs, les projections, la lumière,
les mouvements, les reflets, les ombres…)
Il existe une multiplicité d’illusions d’otiques. Des instruments ont été développé
initialement pour la science, puis aujourd’hui dans le but de divertir : Kaléidoscope,
Praxinoscope, Phénakistiscope, Thaumatrope... Il serait déraisonné de les détailler ici étant
donné la multitude d’explications nécessaires pour une bonne compréhension.
Etymologiquement, Paréidolie est composé premièrement de « Para » signifiant « à
côté de » et secondement de « Eidos » symbolisant « l’apparence, la forme ». Par définition la
paréidolie évoque un amalgame visuel, une confusion suite à une fusion de deux corps dans
un. Un élément semble en présenter deux, qui sont discernables et identifiables. Selon John
Kevin O’Regan3, dans ce genre de processus, plus spécifiquement lorsqu’un stimulus visuel se
produit « On ne devine plus qu’on ne voit ». Cette technique date de la Renaissance car était
déjà citée dans des textes de De Vinci 4et de Botticelli5.

3

O’Regan est un professeur psychiatre clinicien directeur d’un laboratoire dans la psychologie perceptive
Léonard de Vinci est un peintre, sculpteur, architecte et scientifique italien né à Vinci en 1452 et mort en 1519.
Inscrit dans le courant de la Renaissance, il réalise des croquis empiriques et naturalistes des organismes vivants
mais aussi d’engins qui semblent être les ancêtres des hélicoptères, machines à écrire, ponts et autres inventions.
5
Sandro Botticelli né à Florence en 1445 et Meurt en 1510, passionné par les théories humanistes des
philosophes néoplatoniciens il réalise des fresques et des peintures
4

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Partie n°3 : Analyse
Au sein de cette dernière partie, aboutissement du dossier, nous développerons
quelques aspects métacognitifs et concepts mêlant des notions d’ordre visuelle,
psychologiques et autres. Pour se faire il est intéressant d’avoir à l’esprit que la métacognition
correspond à la cognition sur la cognition

I.

La vision diachronique

Définie linguistiquement comme l’évolution d’une langue à travers le temps, cette
image nous offre une perspective diachronique. L’idée énoncée telle qu’elle est sibylline,
néanmoins nous pouvons remarquer que notre rapport à l’image dès l’instant ou nous la
voyons sera différent du rapport que nous aurons à un instant suivant. En effet un individu
lambda pourra observer dès les premiers instants un visage puis secondement un paysage,
soit inversement, un paysage relayé par un visage dans un deuxième temps. Qu’importe le
lapse de temps nécessaire à ce dernier pour que se succède les deux observations, il est
toujours question de diachronie. En définitif, nous pouvons relater l’idée d’une perception
face à l’œuvre non immanente, notre impression ne reste pas inchangée et dévoile une
altérité d’un instant T1 à un instant T2.

II. La distance focale
Qu’est ce qui détermine la vision première que notre sujet percevra ? Nous devons
nécessairement prendre en compte la position de ce dernier soit la distance qui sépare l’œil
du sujet de l’image visualisée. Cette valeur sera comprise dans l’ordre du percevable, soit en
unité de mètres, en dizaine de centimètres… Cette distance doit être considéré conjointement
du nombre de fois ou le sujet a observé l’image. De ce fait nous nous intéresserons
principalement à la situation de première observation.
Après réflexion et sondage auprès d’un petit comité il parait censé d’émettre l’hypothèse
suivante : La distance focale va paramétrer l’impression ressentie ainsi que l’image visualisée.
De ce fait, 2 tendances sont majoritairement relevées concernant la 1ère observation : pour un
individu qui visualise l’œuvre de loin (Exemple : Image projetés en grand écran) celui-ci subit
une prise de recul, les éléments du paysage se fondent dans le visage dont les stigmates et les
contours ressortent de plus bel. D’autre part, la seconde tendance lors d’une observation de
près (Exemple : Galerie photo ou Fil d’actualité sur un smartphone) permettent une vision
précise des divers détails aboutissant à la vision du paysage dans son ensemble et son étendu.

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III. Le rapport entre œil et cerveau
Comment expliquer cette vision que nous avons qualifié de « diachronique »
précédemment, autrement que par l’influence de son environnement ? Nous devons porter
notre intérêt sur le sujet même qui observe l’image, cette dernière est source de tromperie,
elle trompe le sujet qui l’observe. Plus précisément encore, elle trouble le rapport entre la
vision et l’interprétation mentale. Sans rentrer dans l’anatomie précise de l’œil et son jargon
scientifique, nous allons nous intéresser au rapport entre œil et cerveau :
« L'image physique formée au fond de l'œil sur la rétine, analysée point par point, est
transmise fidèlement au cerveau sous forme de messages codés. Ceci est en principe pareil
pour tous, mais ce sont les zones visuelles du cerveau qui analysent ces signaux » 6.
Les photorécepteurs rétiniens ne sont pas la cause du trouble généré par l’illusion
d’optique, ils ne sont que des médiateurs transition entre le réel et la reconstruction mental.
En revanche, c’est précisément la reconstruction mentale qui engendre ce stimulus visuel
ambiguë. Notre cerveau a une tendance naturelle, intuitive et instinctive à assimiler nos
perceptions nouvelles à celles déjà connues et répertoriées. Cela permet la construction et la
stimulation de notre mémoire. La construction mentale est elle-même orientées selon le vécu,
l’inconscient, la culture, les aspirations, l’éducation, la sensibilité… de chacun. De ce fait,
chaque individu aura un rapport individuel avec l’œuvre et cette confrontation sera
différentes de ses congénères. Ce phénomène d’expérience individuel est antithétique au
principe même de l’action : les ressenties seront multiples tandis que la visualisation de
l’image est commune, puisque plusieurs sujets vont observer ce même support, mais de celuici va découler une pluralité d’interprétation.

IV. Le point de vue diégétique
De la Diégèse, découle deux notions distinctes : « Intra diégétique » opposé à
« extradiégétique ». Ces termes sont utilisés plus habituellement lors de l’analyse d’une
œuvre littéraire, ils qualifient le point de vue narratif qu’adopte l’auteur. De ce fait, si le
narrateur est présent au sein de l’histoire qu’il conte, on parle de point de vue intra diégétique.
A contrario, dans le cas où le narrateur n’est pas au sein de sa propre histoire, voir
inconnu, il est extérieur à la narration : on emploiera le terme extradiégétique. Au sein d’une
image, le concept diégétique reste similaire. Seules les terminologies vont différer : le peintre
se substitue à l’auteur. Ici l’artiste se peint en train de peindre, il est instinctif de conclure qu’il
se représente.

6

Site OphtaSurfFree.com

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Mlle ESCH Ophélie

V. La mise en abyme
Comme dit plus haut « L’artiste se peint en train de peindre, il se représente luimême » on a donc une répétition, une impression de déjà vu instantanée. Plusieurs éléments
sont symétriques, telle que la chaumière peinte et la chaumière réelle, ou les règles qui
régissent la représentation du visage, puisque même de revers et hors art abstrait, les
éléments d’un faciès s’agencent de manière symétrique. Puisque la définition même de l’effet
Droste est un :
« Effet graphique qui réplique une image sans se soucier de l’inverser »7
On peut pour prolonger voir un effet Droste partiel, car la notion d’infinie propre à cet
effet est absent dans cette œuvre, les éléments n’étant répliqué que deux fois. Quelques
exemples référencés ci-dessous :

Figure 9: Album de 1969 intitulé
Ummagumma de Pink Floyd

7

Figure 8: Photographie noir et blanc de Pauline
Greefhorst intitulée Sarah

Site ArtIdexinOpere.com

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Mlle ESCH Ophélie

Glossaire
Allégorie
Nom féminin
Figure rhétorique consistant à exprimer une idée en utilisant une.
Anamorphose
Nom féminin
Image déformée, percevable selon certain(s) angle(s) de vu.
Diachronie
Nom féminin
Evolution des faits linguistiques dans le temps. Opposé à la synchronie.
Diégèse
Nom féminin
Espace-temps dans lequel se déroule l’histoire proposée par la fiction d’un récit.
Extradiégétique
Nom féminin
Qui est extérieur à la Diégèse, Qui conte sans être dans l’histoire.
Focal
Adjectif ou Nom féminin
Foyer d’un instrument ou anatomie optique.
Intra diégétique
Adjectif
Toute chose situé dans la narration, à l’intérieur, qui a une incidence sur l’histoire.
Maniérisme
Nom masculin
Tendance de l’art italien au XVIe caractérisée par une conciliation entre artifice et
raffinement technique.
Métacognition
Nom féminin
Cognition sur la cognition, Activité mentale sur ses propres processus mentaux.
Néoplatonisme
Nom masculin
Doctrine philosophique de datant de la grecque antique, basée sur la compréhension
de l’interrogation « Comment s’articule l’un autour du multiple ? ».

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Mlle ESCH Ophélie
Paréidolie
Nom féminin
Illusion d’optique associant un stimulus visuel informe et ambigu à un élément
clairement identifiable. Existe à l’état naturel et anthropique.
Photorécepteur
Nom masculin
Cellule de l’œil réceptrice des stimuli lumineux qu’elle convertie en stimuli nerveux.
Stimulus
Nom masculin
Cause externe ou interne provoquant la réaction du système nerveux d’un organisme
ou d’un organe.

Bibliographie
https://cafe-powell.com/2018/05/la-casa-de-papel-un-buzz-plus-que-merite/
https://www.jouerauboulot.fr/horlogerie-et-bijouterie/4101-horloge-murale-style-montre-molle-de-dali.html
http://art-deco.france.pagesperso-orange.fr/arcimboldo.htm
https://en.wikipedia.org/wiki/J._Kevin_O%27Regan
http://adicab.over-blog.com/article-octavio-ocampo-un-artiste-le-plus-prolifique-de-notre-epoque-97090048.html
https://perezartsplastiques.com/2015/03/30/la-mise-en-abyme-dans-lart/
https://bloghistoiredelartes2.wordpress.com/2016/12/16/illusion-doptique-pareidolie/
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9onard_de_Vinci
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandro_Botticelli
http://www.philonet.fr/reperes/tranimma.html
http://www.surrealiste.net/artistes/rene-magritte/biographie.html
https://gallery4collectors.com/products/lupe-by-octavio-ocampo
https://en.wahooart.com/@@/8XYN2D-Octavio-Ocampo-Miracle-of-Roses
https://www.out-the-box.fr/leonard-de-vinci-le-mysterieux-homme-de-vitruve-explique/
http://www.surrealiste.net/artistes/salvador-dali/biographie.html
http://www.surrealiste.net/artistes/salvador-dali/man-ray.html
https://perezartsplastiques.com/2016/04/14/les-theories-de-lapprentissage-vues-par-les-arts-plastiques/
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00835076/document

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