Fichier PDF

Partage, hébergement, conversion et archivage facile de documents au format PDF

Partager un fichier Mes fichiers Convertir un fichier Boite à outils Recherche Aide Contact



Appel à un premier degré de transition Avril 2019 .pdf



Nom original: Appel à un premier degré de transition Avril 2019.pdf
Auteur: user

Ce document au format PDF 1.5 a été généré par Microsoft® Office Word 2007, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 21/04/2019 à 18:11, depuis l'adresse IP 217.136.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 64 fois.
Taille du document: 4.6 Mo (128 pages).
Confidentialité: fichier public




Télécharger le fichier (PDF)









Aperçu du document


Appel à une transition plus rapide des « Commerces » namurois
1ère phase de transition : les gestes minimums pour tous

Je suis simple citoyen commerçant namurois. J’ai nettement moins d’intelligence que les acteurs
politiques ou que les personnes en place dans les institutions et nettement moins de connaissances
sur les fonctionnements des structures actuelles mais j’ai un taux de conscience assez élevé de la
problématique dans laquelle nous allons entrer et également un taux de pragmatisme assez élevé
quelque soit la problématique.
Je suis rentré dans un mode de « thérapie par l’action » ( pour reprendre cette expression de Mr de
Schutter) depuis cet été 2018 . Cette action est très simple et disponible pour tous quelque soit l’âge,
c’est d’avoir une action positive et « solutionneuse » sur son environnement immédiat. Sans doute à
l’origine de ce changement chez moi un croisement entre 1. l’abandon de l’espoir de la gérance par
le politique (grâce à la démission de Nicolas Hulot) et 2. le fait que le fond de la marmite commence
doucement à bouillonner ( 21,5° au 27 février).

CONSTAT DE PROBLEMATIQUE
Le mieux quand on est qu’un amateur comme moi, c’est de savoir qui écouter et d’écouter des
experts bien spécialisés sur une problématique. La question du réchauffement climatique étant
causée par l’utilisation de l’énergie, mieux vaut dans ce cas savoir écouter les experts énergétiques et
le meilleur est Jean-Marc Jancovici. Vous trouverez beaucoup de ces conférences sur youtube ( je
vous recommande personnellement celle-ci « De Daech à la Cop21 » mais toutes sont vraiment
très intéressantes, il n’y a rien de plus utile que de savoir ou on va). Prenez une heure et demie pour
écouter sérieusement ce type de conférence. Jancovici est un génie. Sur son site (Jancovici.com)
vous trouverez toutes les études expliquées de la façon la plus didactique et accessible qui soit.
Pour ce constat, j’ai compulsé des dizaines d’articles et de livres en tous genre, vérifié les
informations ( ce ne sont pas des fake news) , et suivi des conférences multiples de spécialistes à
Namur et Louvain la Neuve.

Je vous recommande aussi ces 7 livres :
-

La guerre des métaux rares par Guillaume Pitron ( voir aussi un article en fin de dossier)
« Pour un smartphone de 120 grammes il faut 70 kilos de matière en amont »
Le syndrome de l’autruche par George Marshall
Eoliennes : chroniques d’un naufrage annoncé par Dumont et Kergorlay
Comment tout peut s’effondrer par Servigne et Stevens
Une autre fin du monde est possible Par Servine, Stevens et Chapelle
Manuel de transition de Rob Hopkins
Notre empreinte cachée de Babette Porcelijn
1

Sommaire de ce dossier :
1. Bilan : pour faire court sur une problématique d’une complexité immense.

4 à7

2. « De nouvelles énergies vont nous permettre de conserver nos habitudes de
consommation ? »

8

3. « La géo-ingénierie nous sauvera ! »

9

4. Action contre problème ou Action pour séduction/bonne conscience

9

5. Pour être en phase avec la problématique

11

6. Commerce Roi/ Client Roi et Nature esclave

13

7. Vers un commerce résilient en collaboration avec la nature

14

8. Qu’est-ce qu’un système résilient ?

16

9. Premières actions minimums pour les commerçants

17

Transition sociale

18

Transition économique

20

Transition écologique

26

Transition numérique

29

Transition énergétique

34

Du coté des services existants

37

Transition autres exemples précis pour quelques commerces

42

10. Conclusion :

47

Articles :
Terres rares

51

Pour rester sous 1,5°c

57

Quand l’humidité renforce la chaleur ressentie

58

BNP ciblée pour enliser l’Europe dans le charbon

59

Sign for my futur

61

Cleanfox

64

2

Aides Creashop Namur

66

Faut il manger moins de viande pour sauver la planète

68

Labels, saisons, espèces : pêche responsable

70

Guide Poissons durables

72

Nos fleurs à couper soi même

73

Quel est le point commun entre Jean-Pierre Coffe et les autonomistes Corses

75

Des sacs biodégradables faussement écologiques

81

Le bioplastique est il vraiment ecolo ?

83

Sacs compostables : le vrai du faux

84

L’huile d’Olive menacée

87

Coup de gueule de Pauline, maraichère à Boneffe

88

La fin de l’alimentation

89

Ferme de la Haute Desnié

90

La transition energetique par Jancovici
Ajouts/actualisation

91 à 124
127

3

1.Bilan : pour faire court sur une problématique d’une complexité immense.
L’accès de l’homme à une énergie aussi forte que celle des énergies fossiles lui a permis de se
reproduire… beaucoup : 7,6 milliards.
L’homme aime l’énergie, au plus il est riche au plus il en consomme ( le namurois se trouve dans les
10% , y compris le gilet jaune namurois et l’étudiant manifestant namurois)

L’énergie actuelle rejette des déchets gazeux. Ces gaz provoquent un effet de serre planétaire qui va
très vite (ce sera bien plus rapide qu’on ne le pense) bouleverser les conditions de vie.
Au plus on rejette des gaz issus du pétrole ou du charbon, au plus l’atmosphère se réchauffe. Le gaz
émis mettra 10 000 ans à être « biodégradé » de façon naturelle.
Ce réchauffement a commencé avec l’ère industrielle en 1880 et les scientifiques ont calculé un taux
de rapport moyen entre les bouleversements et les degrés supplémentaires de hausse par rapport à
1880. La fameuse Cop21 ( celle dont on a le plus parlé) visait à ne pas dépasser les 1,5 degrés de
hausse car au-delà des effets dominos entraineront irréversiblement vers les 5 degrés d’une planète
étuve invivable (exemple d’effet domino : le dégel des sols (permafrost) et la libération du méthane ,
le méthane étant 23 fois plus réchauffeur que le CO2 issu du pétrole)
Nous en sommes à 2 degrés en plus et on commence à entendre parler des 3 degrés qui seraient
inévitables étant donné notre vitesse… autrement dit pour reprendre cette phrase de Jancovici ,

4

« nous allons nous prendre le mur mais nous pouvons encore décider de la vitesse à laquelle nous
allons nous le prendre, 5 km/h ou 50 km/h »

Parmi les bouleversements que provoquent ces quelques degrés
(résumé très bref :

-

-

-

L’augmentation du taux d’humidité : au-delà d’un taux d’humidité de 35 degrés, les
capacités de régulation thermiques du corps humain sont saturées…l’organisme meurt ( voir
article du Monde pour comprendre l’influence du taux d’humidité). Pour rappel, les
tropiques abritent 50 % de la population mondiale.
Egalement si la température dépasse les 40 degrés, les végétaux et cultures subissent une
baisse de rendement de 30 à 40%.
Elévation des océans : on parle de 6 m d’élévation.
Acidification des mers : cette acidification entre autre entraine la dissolution des coquilles
d’organismes marins et donc leur mort et donc une sévère perturbation de la chaine
alimentaire et des ressources alimentaires marines. Cette vitesse d’acidification ( jamais
subie ) est telle que rien n’aura le temps de s’y adapter ( d’habitude c’est sur des milliers
d’année).
Explosion des maladies, des parasites en tous genre, aussi bien pour l’homme que pour les
écosystèmes.
Exemple proche : les forets belges et le parasite le scolyte. Ils ont en urgence réalisé un site
pour la cartographie des bois scolytés en Belgique l’été dernier ici du coté de Trois-ponts)
C’est pas beau ? C’est chaleureux non ? Presque aussi chaleureux que le feu de Bouge.

La plupart des forets du monde sont récemment touchées par des parasites en tous genre, à
cause des canicules et aussi du fait qu’une grande partie des forets sont gérées depuis 1
5

siècle en monoculture par des industriels peu soucieux de l’environnement (voir le récent
documentaire qui fait le point sur cet autre désastre annoncé « Le temps des forets »
Oubliez les 2100 et 2050 donc ! Il y a fort à penser que si vous avez moins de 75 ans, vous allez
connaitre une modification de votre environnement avec une vitesse telle que vous serez la première
génération d’humain à expérimenter une telle rapidité de changement.
Même le GIEC n’est pas parfait. Sur ce graphique vous voyez la différence entre la théorie et la réalité
pratique ( en vert)

Comme si ce bilan n’était pas suffisant, nous venons en plus par-dessus remettre plusieurs couches
d’autres problèmes tous aussi catastrophiques.
En plus de ces gaz, nous saturons les écosystèmes d’une abondance de chimie diversifiée (plastiques,
microplastiques, pesticides, engrais, particules fines) qui provoque un réel effondrement de la vie qui
nous entoure.
Pesticides
Les terres agricoles belges sont à bout de souffle à cause de cette chimie et des labours ( voir les
conférences de Claude et Lea Bourguignon sur youtube) mais je n’en parlerais pas ici puisque je veux
faire bref.
Une conséquence de leur utilisation : le déclin des insectes par exemple. Ceux-ci vivent l’extinction la
plus massive depuis celle des dinosaures.
En Dordogne en mars 2018, on comptait 700 ruches mortes. Un an après ce chiffre monte à 3000
ruches mortes. Pas besoin d’attendre 2050 pour le chaos.
Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l'attention. Or les
insectes sont "d'une importance vitale pour les écosystèmes planétaires": "un tel événement ne peut
pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement des écosystèmes naturels qui

6

serait catastrophique", insistent les scientifiques, dans ces conclusions à paraître dans la revue
Biological Conservation.
Selon une étude parue fin 2017 et basée sur des captures réalisées en Allemagne, l'Europe aurait
perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans, contribuant à faire disparaître plus de 400
millions d'oiseaux. Oiseaux, mais aussi hérissons, lézards, amphibiens, poissons... tous dépendent de
cette nourriture.

Plastiques et microplastiques
Il semble que dans l’opinion publique formatée, une marée noire évoque une problématique bien
plus grande que celle des plastiques trouvés en mer par exemple…
La marée noire de l’Erika en 1999 en France a déversé 30 884 tonnes de fioul. Or chaque année sur
les 320 millions de tonnes de plastique produits, 8 millions de tonnes se déversent dans l’océan. 80
000 tonnes de ces plastiques flottent en surface. Le reste ( soit 7 millions 999 mille et 920 tonnes ) de
ces plastiques coulent ( c’est une supposition personnelle, on ne sait pas où ils sont) , de par le fait
peut être qu’ils contiennent des retardateurs de flamme bromés qui leur donnent une densité plus
forte que l’eau salée ( méthode de tri et de recyclage approximative expliquée dans l’émission « cash
investigation : plastique , la grande intox »). Aucun être vivant sur terre ne doit sans doute échapper
à cette contamination dont le seuil grandit de plus en plus. Le brome est un polluant organique
persistant ( pop) qui a un pouvoir mutagène ( transforme l’ADN). Des tests réalisés sur souris ont
permis de déceler des développements des tumeurs au foie.

Une récente étude à montré (toute pollution au plastique confondue) que les mollusques et
crustacés de la mer du nord, et particulièrement les couteaux, possédaient une particule
plastique par gramme. Donc en mangeant 150g de ces coquillages, vous ingurgitez 150
particules plastiques…bon appétit biensur !
« Une étude qui confirme des chiffres alarmants publiés par la WWF en juin
dernier. Selon l’ONG, un consommateur européen moyen de produits de la mer
pourrait ingérer jusqu’à 11 000 morceaux de plastique par an »

Particules fines :
La pollution de l’air pourrait être deux fois plus meurtrière que ce que l’on pensait : une étude parue
mardi (12/03/2019) la juge responsable de près de 800 000 morts par an en Europe et 8,8 millions
dans le monde.
Entre 40 et 80 % de ces décès prématurés sont dus à des maladies cardiovasculaires, estiment les
chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue European Heart Journal ."Cela veut dire que la
pollution de l’air fait plus de morts chaque année que le tabac, responsable de 7,2 millions de décès
en 2015 selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS)", a affirmé l’un des auteurs, le professeur
Thomas Münzel de l’université allemande de Mayence. "On peut éviter de fumer, mais on ne peut pas
éviter d’être soumis à un air pollué", a-t-il ajouté.

7

2.« De nouvelles énergies vont nous permettre de
conserver nos habitudes de consommation ? »
En gros c’est le résumé du discours ambiant. C’est faux sur le court terme, cela le sera peut être d’ici
30 à 50 ans…sauf que d’ici nous aurons forcement changé nos habitudes de consommation.
Notre société est devenue totalement dépendante des énergies et de la robotique qui les utilise.
L’homme est devenu un pilote de machine et mais c’est la force du robot qui permet la fameuse
croissance. Chaque objet qui nous entoure, chaque aliment produit a vu sa naissance grâce ces
machines. Via l’industrie classique, il faut 8 à 13 calories pétrole pour produire 1 calorie alimentaire.
La technologie propre n’existe pas encore ou est à l’état d’embryon. Tout est une question d’échelle
comme dit Jancovici. Le pétrole est une énergie totalement verte si vous n’êtes que cent mille
personnes à l’utiliser, mais pas pour l’humanité entière. Toute énergie qui
Les technologies non émettrices de déchets qui transforment l’environnement, cela arrivera sans
doute, mais le problème c’est qu’on ne peut plus attendre et qu’on doit agir maintenant pour réduire
drastiquement nos émissions et nos déchets en tout genre.
La solution principale que nous ayons sous la main est pour l’instant la sobriété. La meilleure énergie
c’est celle qu’on n’utilise pas. Si on doit se creuser les méninges pour fabriquer des prouesses
énergétiques, est-ce réellement pour de l’autre côté pouvoir continuer à boire du coca ou être en
mode brown-out ( 30 % des travailleurs en manque de sens), bore-out ( 40% = ennuis) ou burn-out (
10% = depassé) dans son travail ?

Jancovici explique très bien avec ce graphique où nous en sommes. Et en gros d’ici à 2050, il faut que
la partie rose (tout au dessus), c’est à dire les énergies renouvelables ( dans l’éventualité où celles-ci
ne sont pas encore une énième erreur de choix…les voitures Tesla, les éoliennes ne font pas
8

l’unanimité) doivent avoir remplacé le cumul de la zone verte ( biomasse) , brune ( charbon), rouge
(fossile), beige ( gaz). Rien que ça. Et quelle énergie a augmenté le plus ces dernières années : le
charbon…
Et si on croit l’opinion publique il faudra aussi que la zone jaune du nucléaire soit remplacée aussi, or
comme dit Jancovici, la meilleur façon de se tromper de solution est de se tromper de problème.
Si le réchauffement climatique n’existait pas oui il faudrait supprimer le nucléaire de toute évidence.
Mais le problème géant que constitue celui des gaz à effets de serre transforme le problème du
nucléaire en solution dont nous devons nous servir pour atténuer les G.E.S..
Une étude récente a comparé les dangers et risques entre la radioactivité et la pollution
atmosphérique. Le rapport conclue : « La pollution atmosphérique représente donc à l’échelle
de la planète un risque de mortalité de l’ordre de dix mille fois plus élevé pour les populations
que la radioactivité, en incluant pour cette dernière la contribution de Tchernobyl et de
Fukushima » (vous trouverez facilement l’étude sur le net)
Je joins en fin de dossier une étude très complète de Jancovici sur la transition énergétique

3. « La géo-ingénierie nous sauvera ! »
Egalement faux sur le court terme. Le fameux taux de retour énergétique l’en empêche
pour l’instant. Des méthodes de captage existent, mais elles sont aussi polluantes que la
pollution qu’elles permettent de faire baisser. En gros c’est surtout pour faire du business si
vous en entendez parler.
Une technologie arrivera peut être d’ici 20 ans à grande échelle, mais on ne peut pas se
permettre de jouer avec le feu en misant sur cela.
L’arbre et les algues sont les deux technologies les plus avancées pour digérer ce CO2. Dans
le cas de l’arbre, pour compenser les gaz émis depuis 1880, il faudrait planter sur 4 milliards
de KM² soit 26,66 fois la surface de terre émergée de la planète ( Notre empreinte cachée
par Poreclijn Babette).

4. Action contre problème

ou

Action pour séduction/bonne conscience
Un déclic est en train de s’opérer depuis quelques années face à la perturbation du climat et
de des écosystèmes, mais celui-ci n’est pas assez rapide. Nous avons sans doute minimum
20 à 30 ans de retard sur l’action que nous devrions avoir.

9

Pour les chiffres de la transition de la ville de Namur, je me pose les questions de savoir si
l’action est faite pour dire de résoudre le problème ou de faire croire qu’on essaie de le
résoudre. J’ai assisté il y a quelques années à la première réunion de la ville pour cette
transition basée sur la convention des maires et là je pense tout simplement ( c’est un
feeling sensé) que les chiffres de base sur lesquels sont faits les efforts sont erronés ( dans le
sens « faisons en le moins possible ») et que donc comme ils ne vont déjà pas arriver à
atteindre le « faux » objectif, le vrai objectif sera sur une orbite marsienne. La ville de
Maline qui est la ville la plus écologique de Belgique, n’arrive déjà pas à atteindre ses
objectifs de réduction de carbone (doit atteindre un chiffre de 466 000 tonnes de CO2 en
2020 et ce fut ces dernière années : 558 en 2015 , 541 en 2016 , 547 en 2017 et 555 en
2018) . Je ne veux pas dire par là que la ville de Namur ne fait rien et que les efforts engagés
ne sont pas louables mais je dis juste que les objectifs ne seront pas atteints. Image plus ou
moins amateur ( je ne suis pas médecin) : mais si demain on vous annonce que vous avez 8
tumeurs cancéreuses et que le médecin qui est sensé vous soigner vous dit qu’il a un plan
pour toutes les éliminer, il va de soi que si on se rend compte 10 ans après l’opération qu’il
en avait enlevé juste 6, le patient avec ou sans médecin aura de toute façon subi le même
sort.
La volonté de monopoliser un problème, sans s’y attaquer sérieusement je le ressens dans
tous mes projets… parce qu’on a une société politisée qui fonctionne sur l’ego-économie.
Les personnes en place gagnent de l’argent en faisant croire à tous prix qu’elles vont
résoudre l’entièreté du problème mais ce gigantisme est absolument impossible à atteindre
à vrai dire. Et donc nous, comme des pigeons on y croit, on ne fait rien puisqu’on se dit qu’ils
s’en occupent, et comme c’est juste du bluff de leur part, on se dirige finalement tous
ensemble dans la bonne humeur vers le chaos.
Le monopole, le gigantisme doivent faire place aux pluralismes des actes par le bas. N’en
déplaise en étudiants manifestants pour le climat mais si on doit attendre que les choses
changent par le haut, on aura atteint d’ici là les 5° degrés de hausse. Il faut continuer à faire
pression par ces manifestations qui doivent augmenter, mais il faut aussi réaliser que les
solutions se trouvent chez chacun de nous et les mettre en application dès maintenant. La
solution se trouve chez les étudiants eux-mêmes, ils ont tous la possibilité dans leur actes de
consommation ( puisque c’est elle qui nous tue) de faire la révolution en s’orientant vers une
consommation sobre, responsable et durable, ainsi participer à la submersion de toute façon
inévitable de ces Titanic du consumérisme que sont les grandes surfaces commerciales.
Beaucoup d’acteurs de ces solutions sont déjà sur le terrain de cette résistance et offre un
travail admirable.
Egalement les manifestations devraient être orientées devant ceux qui dirigent les pays,
c'est-à-dire les grandes entreprises …hé oui nous sommes en oligarchie depuis un bail, vous
ne saviez pas ? Personne n’a jamais regardé « Cash investigation », les politiques ne font que
suivre ces entreprises, ils ne peuvent pas grand-chose contre elles pour l’instant. Donc que
10

les étudiants changent de cible, cela sera plus porteur en actes concrets et rapides je pense.
Et puis si par exemple ceux –ci passent une journée à Forest devant chez Volkswagen, quand
ils rentreront chez eux et qu’ils verront leur père devant un catalogue de S.U.V cela
permettra peut être aussi qu’il y ait une petite discussion mature familiale. Mai 68 a vu entre
autre un basculement de la société vers l’immaturité, 50 ans plus tard le climat va nous
pousser à réacquérir de la maturité via la solidarité.
L’enjeu se passera en Asie et pas chez nous ? L’Asie au cas où vous n’auriez pas remarqué est
implantée de façon massive à Namur. Vous voulez que je fasse un projet de relevé des
produits asiatiques dans les commerces namurois ?

5. Pour être en phase avec la problématique
J’ai recueilli ces chiffres d’une étude faite actuellement à l’université de
Louvain la neuve (lors de la journée Move for Tomorrow) :
Nous rejetons actuellement en Belgique 8 tonnes de CO2 par habitant par an.
Pour ne pas dépasser le cap décisif qui nous mènera de façon décisive vers
une planète étuve invivable, il ne faudra pas dépasser les 1,5 tonnes de Co2 par
habitant par an.

1,5 tonnes de Co2 équivalent à :
1 vol Bruxelles New York Ou ( c’est bien « ou » et non pas « et »)
L’achat de 2 PC portables Ou
La construction d’un logement de 4m² Ou
6000 km en voiture Ou
6500 kilowatts
Dans le même temps Novethic a sorti une étude fin 2018 que vous aurez peut être vue sur
les réseaux sociaux et que voici. Celle-ci est très marquante et nécessaire mais elle induit un
sens d’effort ou de déconstruction. Or je préfère la méthode de résilience ( chère à Rob
Hopkins) qui ne se contente pas juste de baisser les émissions mais de créer véritablement
un système en autonomie, un nouveau modèle, plus sain.

11

12

6. Commerce Roi/ Client Roi et Nature esclave
Il n’y a pas plus grande impacte que celle du commerce sur l’environnement.
Les belges dévorent 300 fois ce que la Belgique produit.
Les droits du commerce sont inscrits dans la constitution belge. Impossible donc pour la ville
d’empêcher l’installation de quelque commerce qui soit.
Comme le souligne le philosophe suisse Dominique Bourg, même l’ONU est duplice du problème :
« cette politique néolibérale est clairement définie dans l’article 3 alinéa 5 de la convention cadre des
Nations unies sur les changements climatiques : les mesures de protection du climat qui iraient à
l’encontre du commerce international et de sa progression sont à prohiber »
Egalement la législation européenne relative aux marchés publics exige des contraintes et interdit
par exemple de discriminer en faveur des productions locales. Comment contourner ces freins donc ?
Utiliser des critères non géographiques , mais faisant référence à la fraicheur des produits, ou en
divisant les appels d’offre en plus petits lots pour favoriser les plus petits producteurs locaux.
(propos de O. De Schutter)
Les simples citoyens ne sont pas soumis à ces freins et peuvent donc orienter à leur guise …c’est ce
que je vais essayer de faire ici. L’ACN est –elle soumise à des lois surréalistes de ce type ?
Derrière tout cela, la nature ne suit plus et de nombreuses exploitations sont impactées :
-

Huile d’olive italienne : baisse de 57% cette dernière année et 100 000 chômeurs en plus
(voir articles joints + anecdote vécue à l’ACN en dernière page)
Oranges du Brézil : baisse de 18,6 %
Poireau belge (  ) : je n’ai pas de chiffres mais une agricultrice de Boneffe a perdu 6000
poireaux l’été dernier. Si on devait avoir les chiffres sur toute la Belgique, je pense que ce
serait assez élevé comme pourcentage.

Voici un extrait d’un article du monde :

Des modifications à l’échelle de la planète
Les agriculteurs américains sont loin d’être les seuls touchés : aucun pays n’est épargné. Il y a l’Inde,
où la mousson, que l’on pouvait auparavant prédire au jour près, survient désormais en retard, avec
des précipitations trop faibles ou si fortes qu’elles emportent les terres fertiles des théiers ; le Brésil,
dont la production de café et de soja – qui alimente l’industrie de la viande à travers toute la planète
– est menacée par la sécheresse et la chaleur ; l’Allemagne, où les températures chaudes et humides
favorisent la reproduction de laDrosophila suzukii (ou « moucheron asiatique »), qui détruit les
vignes.
Les auteurs exposent également par le menu les menaces qui pèsent sur les tomates du sud de
l’Espagne, le cacao du Ghana, les pommes de terre nouvelles du Nil et les olives d’Italie. Les océans ne
sont pas en reste, le dérèglement climatique augmentant leur température et leur acidification. Si les
coquillages s’avèrent les plus fragiles – huîtres et moules en tête –, c’est l’ensemble des grandes
chaînes alimentaires marines qui risquent de s’effondrer en raison de la disparition des petites
algues.

13

7. Vers un commerce résilient en collaboration avec la
nature
Paysans-artisan fait partie de ces commerces namurois peu nombreux qui ont adopté le
mécanisme de résilience dans leur logiciel. Ils participent activement à mettre en selle les
métiers de la terre et métiers de bouche qui ont gardé du sens, du respect de la vie dans
leur pratique de travail.
Tels sont les maitres-mots de leur charte
Agriculture paysanne et artisanat
Autonomie

Esprit coopératif

Solidarité sociale

Producteurs et consommateurs, solidaires

Circuit court /Local

Partenariats associatifs

Partisans de la qualité

Démocratie interne

Intelligence collective

Mouvement citoyen

http://www.paysans-artisans.be/page/la-charte

Le premier de la classe à mon sens à Namur centre, y a plus qu’à s’en
inspirer !

14

Consommer local permet de ne pas consommer chez ceux là !

15

8. Qu’est-ce qu’un système résilient ?
C’est la capacité d’un système à absorber un changement perturbant et à se réorganiser en
intégrant ce changement, tout en conservant essentiellement la même fonction, la même
structure, la même identité et les mêmes capacités de réaction.
En gros Namur, comme toutes les autres villes, était résiliente avant l’ère du pétrole.
Je vous recommande la lecture du « Manuel de transition » de Rob Hopkins qui explique très
bien la situation et dont je vous livre ici juste un extrait :
« J’aime utiliser l’analogie métaphorique du gâteau. A Totnes, par exemple, la ville et ses
environs étaient largement autosuffisants avant l’arrivée du chemin de fer vers 1850 . Le lait,
le fromage, la viande, les légumes et les fruits de saison, de même que l’essentiel des
matériaux de construction et certains tissus étaient produits sur place. Ce qui arrivait sur la
rivière Dart à bord de petits voiliers pour être déchargé sur les quais était du bois d’œuvre de
la Baltique, des pommes de Bretagne pour le cidre et un peu de laine. Si pour quelque raison
ces bateaux ne venaient plus, la région s’en arrangeait. Elle était résiliente. Le gâteau était
produit localement et le glaçage et la cerise sur le dessus étaient importés. Maintenant c’est
l’inverse. Le gâteau est importé de n’importe où dans le monde pour peu qu’il soit le moins
cher, et l’agriculture locale produit seulement le glaçage et les cerises. Nous avons évolué de
la résilience vers une précaire non résilience. Cette économie rurale complexe et diversifiée
qui a soutenu les communautés pendant des siècles, élaborée inconsciemment dans le
respect des principes de la résilience, a été démantelée au cours des 40-50 dernières années
sous les assauts répétés de la globalisation,… »

Namur redeviendra forcement résiliente mais au plus on tarde à l’être au plus on en subira
les conséquences. Il faut multiplier les choix et les solutions. Comme dans la nature, c’est la
diversité qui doit être reine.
Je propose donc ici des gestes minimums pour chaque commerce afin qu’une première
étape soit déjà franchie et qu’on ne parte pas de zéro quand nous serons au pied du mur,
mais étant donné le long chemin à faire cette première étape sera forcement suivie d’une
réflexion plus poussée sur la résilience.

16

9. Premières actions minimums pour les commerçants
Toute action de transition ne doit pas être un effort mais un plaisir. Les efforts
engendrent parfois une compensation psychique, qui utilise l’économie faite
pour polluer au final davantage.
Ne pas trouver des excuses pour ne pas y aller mais bien des moyens pour y
parvenir et dans la joie !

Transition sociale :
« Une société inégalitaire est dans l’impossibilité d’être une société écologique » (D.
Bourg)
Face à ce constat nous serons tous acteurs d’une meilleure répartition des richesses.

Une gentrification modérée
En attendant que des actions politiques comme pourquoi pas la suppression de la tva sur le
frais, local (voir bio) arrivent, permettant une plus grande accessibilité aux bons produits, il y
a peut être des astuces pour permettre aux personnes habituées aux supermarchés à se
rendre dans les petits commerces. Les petits commerces ont plutôt une réputation de prix
élevés, non accessibles pour tous. Il y a certainement des produits « cachés » à petits prix qui
doivent être mieux mis en valeur. Une vitrine ne peut pas être composée que d’articles à
haut prix. Il faut savoir attirer une nouvelle clientèle, utiliser les mêmes codes que dans
l’industriel en mettant (juste pour ces articles là) des prix à la pièce et non au kilo. Voir
même supprimer carrément toute marge sur 5 ou 10 produits, il se peut que ce client
achète à coté d’autres produits et que la venue habituelle de cette nouvelle clientèle soit
gagnante pour le commerce. Si vous faites cette initiative, indiquez le sur les étiquettes et
vous ferez le buzz et ce sera gagnant pour vous.
Prenez conscience que votre vitrine sera jugée d’un œil très rapide par la nouvelle clientèle.
Il suffit de 15 secondes pour que celle-ci soit jugée « élitiste » ou « accessible » et que le
client ne repasse jamais. Réussissez un bon mélange des deux.
Si le commerce ne présente que des articles à prix conséquents ( ou fait très mal la publicité
de ces prix bas), il ne fait que repousser le problème plus loin. Les revenus modestes
continueront à s’orienter vers ceux-ci qui sont des as du marketing, c’est à dire les
industriels, et le problème continuera plus loin.

17

Attention, je ne suis pas occupé à dire que les prix des petits commerces doivent descendre
(ici je parle de savoir vendre 10 %, 15%, 20 % de prix bas). Je fais clairement partie de ceux
qui pensent que la grande partie de nos revenus doivent servir à une alimentation de qualité
qui rémunère correctement son producteur et aux métiers à sens, et non à des téléviseurs
géants ou un voyage à Dubaï.

Commerces et centres ville : premiers
témoins de précarité, premiers acteurs de sa
baisse .
J’ai élaboré depuis plusieurs mois un grand projet pour venir à bout de la précarité extrême
à Namur. Ce projet complexe avance petit à petit. Vous le trouverez sur la page facebook

Projet 2. Projet d’ultra aide-sociale locale pour enrayer la pauvreté extrême
namuroise. »
En résumé ( le projet fait 40 pages) : allez le lire (pas de préjugés rapides)
A . Les financements :
1.

- Des abonnements mensuels :

- des citoyens
- des propriétaires
- des commerçants/entreprises
- autres ( Université, écoles,…)
2. Crowfunding, financement participatif
3. Participation de la ville
4. Les dons des clients/visiteurs chez les commerçants, musées, via des tirelires bornes

B . Un reversement direct aux précarisés
Ce versement sera possible sous plusieurs conditions :


être namurois d’origine ( depuis au moins 3 ans) (évitera que le succès du commerce namurois paie pour la
politique sociales d’autres villes)



aucun relevé d’incivilités dans la rue, ou entre voisinage



pas de mendicité en rue, pas de consommation en rue



accepter de rentrer dans une phase de prise en charge de
ses assuétudes ( via la fréquentation d’un centre ou d’une salle de shoot)

C. Une ferme école autonome pour les précarisés en refus du système

18

Transition économique :
Certains chiffres avancent que 40% de notre empreinte carbone seraient dus au placement
de notre argent. D’où l’utilité des placements en coopératives, des banques éthiques ou de
la monnaie locale, trois solutions pour réduire cette grande part d’empreinte carbone.

Lumsou : monnaie locale : seulement 53 commerces ( sur 800
à 1000) le proposent. Allez voir tous les avantages sur leur site
Lumsou.be.

Quels sont les avantages d’avoir
une monnaie locale?
-Une approche équitable et juste
Les monnaies locales n’alimentent pas le circuit financier spéculatif mondial, car c’est une monnaie
circulant sur un territoire délimité. Personne n’a intérêt à la stocker car elle perd périodiquement de sa
valeur (on dit qu’elle est « fondante »). En un mot, faites-la circuler!

19

-Une action écologique et économique
L’usage des monnaies locales encourage l’achat de biens et de services produits localement et valables
localement. Les bénéfices de l’activité économique enrichissent la communauté, et une part moins
importante est consacrée hors de la communauté, vers d’autres parties du pays ou du monde. Elle
permet de donner plus de sens à l’activité des professionnels et aux acheteurs de réorienter leur
consommation vers un réseau labellisé « éthique », car elle est utilisée au sein d’un réseau de
producteurs, de commerçants, d’associations qui ont signé une charte sur des critères écologiques,
sociaux ou humains. Elles permettent de réancrer l’économie sur son territoire.

-Un acte citoyen, social et démocratique
Les monnaies locales permettent une réappropriation citoyenne de l’usage de la monnaie. Un
mouvement de citoyens se lance dans la création monétaire : impression des billets, change, garantie
des dépôts… tout cela d’une façon démocratique! Cette expertise permet de pallier quelque peu les
conséquences dramatiques d’un éventuel effondrement du système financier… Elles permettent aussi
de recréer du lien au sein du réseau des utilisateurs, d’assurer un sentiment de confiance et de souder
une communauté autour de ce système d’échange commun.

-Un circuit court, à échelle humaine
Les monnaies locales circulent généralement beaucoup plus rapidement que les monnaies nationales.
La même quantité de monnaie en circulation est donc employée davantage de fois et entraîne une
activité économique globale beaucoup plus importante. Elles redynamisent l’économie locale par une
économie circulaire.

Un pouvoir de création et d’entrepreneuriat
La société n’utilise qu’une faible part de ses ressources et de ses opportunités. Chacun possède des
connaissances sous-employées, des aptitudes et du temps qui peuvent être utilisés de manière
productive. Les monnaies complémentaires sont un moyen créatif de révéler ce potentiel social
inexploité.

20

Banques éthiques :

allez sur https://pechesbancaires.eu/la-

meteo-des-banques/ sinon voici deux autres études

Triodos n’offre pas encore de solutions de retrait par machine, mais si cela n’est pas
indispensable pour vous , foncez y, ils ont un compte épargne! Vous serez ainsi garantis que
votre argent ne servira plus à investir dans les énergies fossiles ou les armes ! Et ne vous
laissez pas avoir par le greenwashing de certaines banques, technique qui consiste à se
21

donner une image verte (décoration végétale, logo vert, images d’éoliennes …) mais qui
n’est que de la poudre aux yeux !

NewB également ne va pas tarder à devenir une banque d’ici 2020. Celle-ci n’offre pas
encore de compte pour l’instant (pour l’instant = mars 2019 )

Quand vous placez chez certaines tètes de gondoles namuroises que je ne nommerais pas,
vous investissez dans ceci

( centrale à charbon allemande)

Si vous avez beaucoup d’argent de côté, placez une partie dans ces banques ou dans des
coopératives locales ! L’impact sera énorme et cela ne changera rien à vos habitudes. C’est
sans doute le point de ce dossier le plus porteur en résultats !

22

Chez NewB, voici chez qui vous placerez … y a une différence légère

23

Placements en coopératives
Sur Namur vous avez des coopératives alimentaires :
Paysans-artisans.be : sur Namur même
http://www.paysans-artisans.be/page/devenir-cooperateur-paysans-artisans

Agricovert.be :
Devenir coopérateur.trice à Agricovert c’est quoi ?
• Soutenir une agriculture respectueuse de lʼenvironnement et des hommes.
• Soutenir des producteurs.trices locaux (Bruxelles, Brabant Wallons et Namur).
• Soutenir un projet à finalité sociale et créatrice de liens
• Réaliser un investissement responsable
Concrètement, être coopérateur.trice vous donne lʼopportunité de participer à la vie de la
coopérative, de la contrôler en faisant entendre votre voix lors de lʼAssemblée générale, et aussi
dʼobtenir 5% sur vos achats en magasin.

Ou des coopératives énergétiques : rescoop-wallonie.be

24

Transition écologique :
Réduction des déchets :
Chaque commerce doit sérieusement voir quels sont les déchets engendrés (chez lui ou chez
le client) et comment y remédier.
Attention aux fausses solutions comme les sacs biodégradables en amidon de mais qui ont
aussi un impact (je joins 3 articles qui font le point sur la chose).
En gros retenez que problème = déchet. Le sac réutilisable à vie est la meilleure option.

Déchets d’emballage :
- Pour l’alimentaire à emporter ( café, smoothie, cornet de pate, glace,
traiteur ) : imposer progressivement la consigne.
On peut même imaginer que les gobelets aient une taille et un design
standard et que le client puisse déposer son gobelet ailleurs que là où il
l’a reçu si par exemple il a la flemme de redescendre la rue de fer pour le
redéposer chez le glacier.
(je me doute que niveau configuration cela peut peut-être poser des
soucis mais je préfère le proposer)
- Je propose une idée dans le Projet 4. Deux en un : système de
récompense zéro déchets et coup de booste pour le commerce
namurois : l’idée est de booster sa clientèle à se servir de ses propres
contenants et emballages via un système de notation de passage chez le
commerçant, score ensuite récompensé par la ville via une réduction sur
la nouvelle taxe déchets (pour plus de détail sur l’idée, allez voir le projet
qui se trouve sur la page facebook).
- Pour les sacs en papier ou en plastique : Charlotte Boute de la boutique
« Manice » ( + atelier de couture) et moi-même proposons de recueillir
les invendus de textiles ( ou abimés) afin de réaliser des sacs pour les
commerçants eux-même afin que ceux-ci arrêtent d’en produire. Voir le
Projet 6. Création de sacs pour commerçants à partir de textiles
invendus
25

- Fin du déchet de mégot sur trottoir ou en caniveau du commerçant ou
de ses employés : voir le Projet 5. Maintenant je gère mon m(égo)t. Le
mégot ne doit absolument plus être en contact avec l’eau…voir le projet
qui est très concerts et sera je l’espère porteur de résultats.

Produits alimentaires invendus :
Pour l’alimentaire :

Toogoodtogo

(toogoodtogo.be

)

Cette application ( déjà utilisée par certains commerces namurois comme La
maison des desserts) permet de proposer les invendus à prix réduits plutôt que
de les jeter.

26

ASBL Vivres : ( Vivres.be) Récupération alimentaire pour familles
précarisées namuroises. Leurs chiffres pour 2018 : 22.391 colis distribués et
7.172 repas réalisés. Augmentation de demande de 4,2 % à 10% par année.
La S.C.R.L. F.S. VIVReS envisage les actions suivantes : création d’emplois pour des personnes sans
qualification et qui en sont très éloignées
- En créant une plateforme logistique d'aide alimentaire et en organisant une collecte professionnelle des surplus
alimentaires locaux, issus de l’agriculture locale, des producteurs agro-alimentaire et des magasins alimentaires
en général.
- En triant et en redistribuant des produits locaux frais et de qualité au secteur de l’aide alimentaire.
- En valorisant les denrées non redistribuées pour toutes sortes de raisons.

Une structure coopérative.
Par notre volonté de créer une coopérative, citoyenne et participative, nous souhaitons bâtir une entreprise solide
économiquement et humainement respectant l’environnement.
Nous pensons que le modèle coopératif va rassembler un maximum de coopérateurs autour de ce projet, tout en
privilégiant le développement du territoire local, en respectant le savoir-faire de chacun, avec des partenaires
implantés localement et des fonds propres qui restent dans l’entreprise, notre projet coopératif VIVReS est un
projet ancré dans le territoire socio-économique du grand namurois.
Le modèle coopératif, citoyen et participatif est un modèle tout à fait innovant qui permet d’impliquer les
coopérateurs qui se sentent pleinement concernés par l’alimentation durable et qui ont envie de promouvoir la
nourriture équitable en aidant à la création d’emplois et en placant ainsi de l'épargne dans des projets qui ont un
sens.

Ils sont actuellement à la recherche de nouveaux locaux proches de Namur.

27

Transition numérique :
L’e-commerce peut être une solution ( pas toujours)
Vendre à quelqu’un d’éloigné par colis grâce à une boutique en ligne est plus polluant que si
vous vendez à quelqu’un qui vient à pied dans votre commerce, mais si vous avez remarqué
à Namur on est en train justement de bâtir de grands parkings à chaussures , heu pardon à
voitures…le commerce namurois vise surtout sur la venue de leur clientèle par ce moyen …et
pour assister à quelques réunions de l’ACN , le commerçant remet très souvent le manque
de clientèle sur le dos du manque de place de stationnement ( alors que c’est plutôt la
mauvaise gestion du commerce en lui-même qui est à remettre en cause puisque beaucoup
n’ont pas à se plaindre). Personnellement je pense que le commerce namurois devrait
plutôt miser sur l’e-commerce pour survivre. L’expédition d’un colis par voie de transports
communs est moins énergivore que le client qui se déplace en voiture individuelle.
Dans cette veine là, si Namur doit perdre une clientèle dans les prochaines années parce que
les gens ne pourront plus se déplacer en voiture, peut on imaginer qu’elle la regagne via
livraison de paniers alimentaires par exemple.
Idée : si le système de livraison doit prendre de l’ampleur, on peut imaginer que les
commandes de plusieurs boutiques soient groupées dans le même colis pour un cout de
frais d’envoi unique.
Egalement peut être penser à un système de commandes et livraisons ( hors boutique en
ligne ) avec des petites brochures de commandes remises dans les immeubles et
habitations environnantes, pour des personnes âgées isolées n’ayant pas internet, et avec
pourquoi pas un partenariat avec

le coursier mosan ( pour ceux qui ne connaissent pas encore) service de
livraison locale à vélo :
http://www.coursierwallon.be/

28

Pour les boutiques en ligne sur internet :

la Wallonie qui est évidemment

toujours en recherche d’une croissance à tous prix, vient de sortir quelques aides et outils
pour ce développement numérique. L’écologie a été utilisée comme argument et je me suis
dit le jour de la présentation à Namur ( Kick off digital) en voyant défiler les costards que
même si le réchauffement n’existait pas, la journée aurait été exactement la même, c’est la
bonne nouvelle du climat, on peut s ‘en servir pour continuer joyeusement la croissance !
Youpie !!
Donc à mon sens oui, servons nous de ces outils s’il y a du sens ou de la récup, mais non si il
s’agit de produits aux impacts ravageurs sur l’environnement. S’il s’agit de mieux vendre des
chaussures à paillettes faites en Chine…je ne suis pas sur que cela soit une bonne option…

Digital Commerce 2019
La transformation numérique concerne tous les secteurs d’activité économique au
point que l’on parle, désormais, de société numérique. Cette transformation, les
commerces de proximité y sont confrontés, de manière parfois brutale, avec le
développement inéluctable de l’e-commerce et la fusion toujours plus forte entre
commerce physique et virtuel. L’action Digital commerce a pour but de les aider à
réussir cette transition digitale.

Conscient de l'importance du numérique pour le développement de l'économie wallonne, le Ministre de
l'Economie lance l'action Digital Commerce qui aura lieu durant toute l'année 2019 en vue d'aider les
commerces de proximité à réussir leur transition digitale.
Cette nouvelle action est ancrée dans deux projets précédents :


Commerce Connecté 2016 (AdN, UCM et Google);



Benchmark des solutions numériques spécifiquement destinées au commerce de détail qui a été réalisé par
le SNI (Syndicat Neutre pour Indépendants) en 2017.

Commerce Connecté mettait l'accent sur l'importance d'être visible sur le Web, tandis que le benchmark des
applications avait pour objectif d'identifier l'offre des solutions transversales incontournables pour tout
commerçant souhaitant réussir sa transition numérique.

L'action en pratique
L'action Digital Commerce proposera des ateliers de coaching aux commerçants de proximité qui
souhaitent adopter des solutions adaptées à leurs besoins.
Cinq types de solutions leur seront présentées sur base d'un sondage réalisé par le SNI auprès de 35 associations
de commerçants :

29

1.

La réservation en ligne et la prise de rendez-vous automatisée;

2.

La gestion des cartes de fidélité au travers d'une tablette;

3.

Les paiements sans contact;

4.

L'utilisation des réseaux sociaux pour les actions marketing;

5.

La gestion des stocks.

Le contenu des ateliers sera particulièrement concret et mettra en avant les bonnes pratiques en matière de
numérique. Les matières abordées lors des ateliers seront accessibles sur une plateforme e-learning dédiée au
projet (prochainement disponible).
Un outil d'auto-diagnostic de maturité numérique de l'AdN sera également disponible prochainement, il
permettra aux commerçants d'évaluer leur niveau et leur indiquera les thèmes de formations utiles pour
progresser dans leur transformation.
Les dates des ateliers de coaching seront annoncées prochainement. Premiers ateliers planifiés :


23/04 : Tournai



02/05 : Jambes



07/05 : Braine l’Alleud



09/05 : Châtelet

Le site proposera aussi la version numérique du magazine Digital Commerce, des photos des ateliers, des vidéos,
des infos utiles, etc.
Pour toute information liée à l’organisation des ateliers, contactez
: digitalcommerce@sninet.beou 065/34.65.52

30

Pour les paiements en ligne : Paygreen : action sur la société et
l’environnement ( si vous avez déjà paypal , choisissez maintenant paygreen ! )
Ils fonctionnent notamment avec un algorithme ( ./tree) qui permet de calculer
l’impact écologique précis de vos achats en ligne et permet de le compenser.

Pour la livraison de colis : Hytchers : livraison via particuliers en voiture ( en
demi-teinte à mon sens car système « ubérisé ») …je préfère rester à la poste
personnellement.

31

Pour le nettoyage de votre boite mail : Cleanfox (attention leur site ne
marche pas chez moi ?)

Moteurs de recherches : avec ses trois moteurs là vous pouvez orienter
l’argent généré par vos recherches vers de multiples associations en tous
genres…imaginez qu’on puisse faire de même avec nos impôts, notre société
aurait de façon certaine plus d’avenir devant elle.

32

Transition énergétique :
Opter pour un fournisseur moins polluant que d’autre :
L’énergie est une question complexe et pour l’instant aucune technologie ne
permet de ne pas polluer ( mise à part la sobriété), mais certaines technologies
le sont quand même moins que d’autres. Cette étude vous aidera à vous
orienter vers des fournisseurs qui optent pour les technologies les moins
mauvaises.

33

Baisser son chauffage : j’ai fait une petite étude des températures d’une
septantaine de commerces à Namur et vous serez surpris par les résultats
atteints (Voir) Projet 3. Etude des T° des commerces ( déjà réalisée) et
solutions pour la baisse de chauffage.
Vous trouverez toutes les solutions concrètes dans ce projet (en collaboration
avec un facilitateur tertiaire pour le non résidentiel)

Le plan renov-énergie : Ville de Namur :
Réduisez vos factures, améliorez votre confort et contribuez à la lutte contre les
dérèglements climatiques !

Vous souhaitez rénover votre bâtiment mais vous ne savez
pas comment vous y prendre ? L’opération Rénov’Energie-Namur peut vous aider et vous faire gagner 500€ et
plus… dès la 1ère année !
Dans le cadre de son Plan Climat Energie, la Ville de Namur a désigné, par marché public, Corenove scrl pour
coordonner l’opération Rénov’Energie-Namur afin de vous aider dans vos projets de rénovation. En participant à cette
opération, vous recevez l’appui d’experts qui vous conseilleront et vous orienteront gratuitement dans vos projets de
rénovation.
Nos experts sont présents pour :



effectuer une visite des lieux et prioriser les travaux à entreprendre;



proposer des entreprises compétentes adaptées aux travaux à effectuer;



remplir la demande de prêt à 0% (Ecopack) ou les documents de primes;



conseiller techniquement dans le choix des devis et le suivi du chantier;



rechercher le financement le plus adapté;



établir le bilan d’économies après réalisation.

L'opération est lancée pour les citoyens, commerçants et entreprises.

LE SAVIEZ-VOUS ?



En Wallonie, seule une toiture sur deux est isolée.



A peine 10% des toitures isolées possèdent une épaisseur d’isolant de plus de 12cm, ce qui est trop faible au regard des
normes actuelles.

34



Les murs extérieurs sont isolés dans moins de 30% des habitations, et ici aussi l’épaisseur d’isolant est très faible.



80% des habitations situées sur le territoire de Namur ont été construites avant 1981 alors qu’il n’existait aucune
réglementation PEB.



En 2020, la plupart des chaudières auront plus de 20 ans et devraient être remplacées.

COMMENT ATTEINDRE CE GAIN FINANCIER D’AU MOINS 500€/AN?



En isolant totalement ou partiellement votre bâtiment : toit, grenier, murs, sols et/ou remplacement de vos châssis.



En changeant votre système de chauffage par une chaudière à condensation, une chaudière biomasse, une pompe à
chaleur, ...



En remplaçant vos luminaires par des LED.



En installant des panneaux solaires photovoltaïques.

AVEC QUEL ARGENT ? LES GAINS FINANCIERS PAYENT VOS TRAVAUX !
Exemple :
L’isolation du toit, le placement d’une chaudière à condensation et d’une installation photovoltaïque
représentent environ 14.500€, primes déduites. Cette somme peut être avancée par le prêt Ecopack à 0%. En
effet, un prêt ECOPACK jusqu’à 30.000€ est possible !
Un prêt sur 15 ans de 14.500€ :
Coût du remboursement : 81€/mois soit 967€/an.
Votre gain annuel sur les factures d’électricité et de chauffage sera d’environ 1.539€/an.
Gain annuel net dès la 1ère année : 572€/an.
En moyenne, un ménage dépense annuellement 960€ d’électricité et 1.800€ de chauffage, soit un total de 2.760€/an.

L'engagement de la Ville de Namur dans la lutte contre le réchauffement climatique
Se chauffer, s’éclairer, s’équiper, ... coûte de plus en plus cher et participe aux changements climatiques. Réduire sa
consommation d’énergie, cela signifie dépenser moins d’argent et rejoindre d’autres citoyens dans un engagement en
faveur de l’environnement.
La Ville de Namur s’est engagée à lutter contre le réchauffement climatique sur son territoire (avec tous les citoyens,
commerçants et entreprises). Elle s’est également engagée dans la Convention des Maires, un mouvement européen
regroupant plus de 7.500 communes.
Le Plan Climat-Energie de la Ville de Namur vise à réduire les émissions de CO2 de 20% entre 2006 et 2020.
Les économies d’énergie dans les habitations, les commerces et les petites entreprises représentent le potentiel le plus
important pour réduire les émissions de CO2.

+ d'infos ?


Participer à une des séances d'information à Wépion, Belgrade, Naninne ou Namur



Télécharger le document relatif aux étapes de l'audit à la réalisation de vos travaux



Déclaration d'engagement et convention

35

Du côté des services existants :
Rôle de l’association des commerçants namurois (ACN) :
Etant donné que pour l’instant cette association fonctionne sur mode bénévole, le mode
d’action que j’imagine pour l’ACN ici ne tiendra pas la route sans un poste rémunéré à plein
temps.
L’ACN pour moi doit devenir une bibliothèque à transition. Les problématiques pour chaque
produit sont tellement grandes qu’il va falloir une somme de données très grande pour
savoir orienter chaque commerçant sur le bon choix à faire. C’est parfois très complexe.
Même les labels existants ( pour le bois ou dans le bio par exemple) posent des problèmes
majeures environnementaux.
L’ACN doit parvenir à booster la cohésion parmi les commerçants namurois. Celle-ci doit
avoir lieu par un contact direct avec le commerçant. La transition ce sera aussi beaucoup
moins d’individualisme et plus de collectif et donc du lien…les réseaux sociaux doivent avoir
aussi une place plus grande pour la communication mais ils ne doivent pas remplacer le lien
direct ( en chair et en os).
Egalement je vois l’ACN comme un guichet d’écoute de lanceurs d’alerte. Beaucoup de
grandes marques vont se foutre totalement de la transition écologique et continueront dans
leur mode non réversible de dévoreur de ressources ou de pratiques sociales peu
vertueuses. Il faudrait donc que l’ACN puissent recueillir de façon anonyme les témoignages
des employés témoins ou victimes d’aberrations en tous genre. L’ACN pourrait donc ensuite
faire part directement aux chaines de ces témoignages pour essayer de trouver des solutions
ensemble. S’il devait y avoir un refus de toute écoute de la part de la chaine on peut
imaginer un partenariat de l’ACN avec des groupes de pression citoyens qui iraient alors
mener des actions concrètes contre la marque ciblée.
Je pense que si un tel mode de partenariat avait lieu sur Namur, plusieurs chaines
hésiteraient quand même à venir s’installer dans la possible galerie commerçante ( rien n’est
jamais joué) . La récente polémique sur le jouet de Delhaize a eu son effet, chacun peut faire
bouger les choses. Lors de mes passages dans les commerces, j’ai pu rencontrer justement
plusieurs salariés assez remontés contre leurs employeurs et leurs gestions et qui ne
cachaient pas leur envie de quitter leur boulot.
De façon générale, il faudrait que soit boostée la coopération, le dialogue entre l’ACN et
d’autres associations namuroises en tout genre avec des réunions d’associations. Il faut des
entrecroisements des vues et ne plus se contenter de l’enfermement au sein d’une bulle, où
de faux consensus auront toujours lieu.

36

Peut on imaginer que l’ACN élabore une charte (à essayer de respecter au maximum, mais
sans obligation) qui serait ensuite reprise par la banque carrefour des entreprises pour
donner à tout nouveau commerce s’implantant sur Namur ?
Concernant l’action actuelle de l’ACN : Si vous avez l’occasion de voir le documentaire « Nul
homme n’est une île » sur des démarches en transition en Europe, on y voit une coopérative
maraîchère sicilienne faire le point avec ces membres sur la question de l’investissement de
60 000 euros de chiffre d’affaire supplémentaires. Et l’un de ses membres propose que cet
argent (qu’ils ont gagné de leur main donc) ne soit pas utilisé pour eux mais plutôt à
s’étendre sur les problématiques qui les entourent en sortant cette phrase : « on ne s’amuse
pas à décorer une maison proprette quand celle-ci se trouve dans un champ de
bombardement ». Lucidité parfaite.
J’ai l’impression ici avec les 100 000 euros qui vont servir à « Namur-envies » que c’est
exactement le contraire, et pour une somme qui n’a pas été gagnée ici à la sueur des mains.
On s’amuse à décorer de façon proprette alors qu’il faudrait s’atteler à faire descendre ce
qui rend l’environnement inhospitalier. Idem pour la politique namuroise de façon générale.
Mais je félicite quand même ceux qui travaillent bénévolement au sein de l’ACN car ils
travaillent énormément et j’aimerais voir ceux qui passent leur temps à critiquer ou
commenter se mettre eux aussi à travailler dans le concret comme ces bénévoles là qui au
moins tentent quelque chose et peut être n’est il pas trop tard pour se servir de Namurenvies comme un outil de transition, puisqu’il va falloir faire avec…
La conscience écologique de Gauthier Salpeteur est très développée et a permis de freiner
pour le projet de commerces du quartier Léopold. Profitons-en pour une mise en pratique à
100 % assurée. Egalement Heloïse Richard de l’empreinte belge possède un tempérament et
des modes d’action et beaucoup de connaissances qui pourraient apporter beaucoup.
Romain Pantoustier et Charlotte Boute ont également des esprits écologiques en adéquation
avec leur temps. Il faut que cette jeunesse d’esprit se montre plus, s’associe et instaure des
actions concrètes écologiques.
Autre idées plic ploc , puisque les étudiants veulent s’impliquer, peut on imaginer qu’ils
orientent la clientèle namuroise vers les commerces en transition avec des distributions de
tracts ?
Concernant le plan d’accueil pour les chinois, j’aimerais qu’on m’explique le
plan justement ? Pendant que la jeunesse manifeste, que la ville développe un échevinat
de la transition, un plan climat, etc,…dites moi comment comptez vous être écologique
en faisant du commerce avec des toursites qui vont faire 7600 km ? Ils ne vont pas
sillonner la route de la soie à dos d’âne je pense ? !
Par contre Namur sera comme toute l’Europe soumise à des vagues de migrations
africaines plus fortes étant donné que certaines latitudes vont devenir des no man’s land.
37

Paradoxalement en plus eux viennent quasiment à pied …ne peut on pas donner des cours
d’africain aux commerçants namurois pour essayer d’inclure plus facilement ces personnes
dans le monde du travail ? En Allemagne ils le font beaucoup plus si je ne m’abuse.
Egalement vous me dites si je me trompe mais quand on parle de local , on parle bien à
terme d’arriver à ce que les habitants de Profondville trouvent leur bonheur à
Profondeville, que les habitants de Floreffe restent à Floreffe...que Spy puisse développer
de quoi satisfaire sa population, … l’avenir sera de développer le commerce là où les gens
sont non ? … ou est-ce que j’ai rien compris ? ou est-ce que vous croyez savoir mais qu’en
fait vous ne savez pas ? ( pour cela lisez le dernier article sur la transition énergétique)

Peut on imaginer un plan guide des commerces en transition sur Namur faits par les
citoyens , ou des autocollants d’indentification ?
Je n’aime pas trop le principe : donnons de l’argent et « occupez vous de tout, merci » . Si il
y a assurance que la cotisation à l’ACN soit bien utilisée pour faire avancer uniquement la
transition, alors je serais prêt à la payer mais je ne vais certainement pas payer pour créer
un problème que de l’autre coté j’essaie de résoudre en courant comme un malade dans
tous les sens en y perdant de l’argent ( puisque ce temps n’est plus consacré à mon
activité). Donc transition OUI, mondialisation insensée NON.
Il faudrait alors qu’un plan d’action soit élaboré par tous les commerçants qui le veulent,
avec des systèmes de vote.

Les aides Créashop ? : Peut on imaginer un Créaecoshop ? Dans cet avantage
financier octroyé à de nouveaux commerces, je ne vois nulle part le terme « écologie » dans
leur fonctionnement ( voir principe à la fin du dossier). Je vois bien que les commerces
namurois qui en bénéficient sont plutôt des petits commerces avec plus de sens ( ex : Made
in, Sapristi) mais je pense ( je n’en suis pas sur) qu’il y aussi des bars/restaurants où là c’est
juste le concept innovant qui est jugé et qu’au fond ces restaurants peuvent très bien avoir
des empreintes énormes avec des produits aux conséquences également énormes derrière (
même si c’est très bon). Est-ce que créashop peut monter d’un cran dans les demandes de
démarches écologiques afin d’être sur que ces subsides ne contribuent plus à financer le
problème mais bien les solutions ? Peut-on également imaginer une aide pour les
commerces existants qui n’auraient pas la possibilité d’engager une transition qui serait
trop couteuse…pour l’installation des contenants consignés par exemple.

38

Du côté de l’échevinat du commerce ou de la transition : je ne sais pas, je
ne sais rien, mystère, cela reste un mystère pour moi donc je ne dis rien. Tout ce que je sais
c’est que la forme actuelle de politique construit un tunnel ( à 700 000 ), heu pardon un fossé
entre elle et le citoyen/acteur de terrain et donc si la communication passe mal c’est un
mauvais début. Mais il faut avoir un dialogue avec ces personnes qui pour la plupart
possèdent beaucoup de connaissances, la plupart ne se retrouvent pas là non plus par
hasard.
Il faut du coté politique que les investissements soient majoritairement orientés vers la

transition et le combat contre le climat puisque c’est la problématique

n° 1

qui aura des conséquences sur tous les secteurs confondus, économiques, sociaux, … Cet
argent doit servir en premier à cette transition, mais également à prévenir et amortir les
conséquences puisque celles-ci seront inévitables ( je ne parle pas par là de construire des
« murs » ).
Il faut que des investissements majeurs soient orientés vers les fermes namuroises pour leur
transformation en mode écologique. Il faudra sans doute que la population participe
activement également à cette orientation (voir même à ce que nous trouvions des solutions
hors de sentiers battus si cela bloque). L’agriculture conventionnelle actuelle pose de gros
problèmes, et les centaines de milliers d’hectares de terres namuroises sont la solution
ultime au réchauffement et à la transition du commerce. Ces terres ne peuvent plus être
monopolisatrices des problèmes mais bien des solutions. Notre époque voit la (ré)apparition
de sciences maraichères telles que la permaculture ou les cultures agro-sylvo-pastorales qu’il
faut soutenir en priorité. Là même se trouve la clé pour conserver une bouffée d’air au sein
du changement radical d’environnement que nous allons subir. Namur doit stopper sa folie
des grandeurs ego-économique en projets de construction en tous genre et orienter cet
argent vers pourquoi pas des fermes citoyennes ou tout le monde pourrait aller se
ressourcer et devenir acteur de solutions.
Ci-dessous, La ferme de la haute-Desnié près de Spa. La première activité en permaculture
en Belgique, et c’est tout simplement superbe ! https://www.desniepermaculture.farm/

39

La culture c’est bien, Namur a eu sa dose en projet me semble t’il, mais la nature c’est
encore mieux pour permettre aux gens de respirer et de faire une pause saine. Nous
n’arriverons pas à soigner la nature avec laquelle nous ne faisons qu’un, sans se pencher
concrètement sur cette nature. Nous sommes entrés dans un paradigme mécanique qui
consistait à s’arracher de la nature. Il va falloir se servir de notre modernité pour reprendre
40

contact avec la nature, avant que celle-ci ne devienne hostile de façon irréversible pour les
10 000 ans à venir.
Autre idée pour la ville : Malines a instauré « le taxi shopping », peut on imaginer des
pousse-pousses-velo une fois que le centre sera piétonnier en intégralité ? Pour une
mobilité douce sans émissions : pas de bus ni de taxi ( idée d’Arlette du Temps des fleurs)

La transition de façon pratique, quels autres
exemples pour quels commerces à Namur ?
Chaque commerce mériterait un projet à lui tout seul mais voici quelques exemples des
solutions basiques dont vous avez déjà certainement tous entendu parler. Les commerces
cités ici peuvent se transformer. Contrairement à mon commerce ( c’est fort possible) et
beaucoup d’autres qui devront disparaitre dans un monde à 2,5 tonnes de Co2 par
personne. Les commerces d’alimentation ont ici des opportunités à saisir… chaque
commerçant va devoir endosser une casquette de résistant …c’est une résistance
confortable quand on pense à celle pratiquée il y a 72 ans, or ici l’enjeu est bien pire, d’une
taille jamais vue pour l’humanité

Boucherie/crémerie :
La simple étiquette « jambon de campagne » c’est juste plus possible. Même certaines
grandes surfaces l’ont compris et commencent à insister sur les indications ( pas toujours
sincère d’ailleurs, récemment un carrefour à Liège présentait comme produits locaux des
légumes venant d’Espagne).
Il faut une indication claire et précise sur chaque étiquette afin que le client puisse
clairement faire la différence entre les produits industriels classiques, l’industriel bio,
l’artisanal conventionnel ou l’artisanal bio, le local conventionnel ou le local bio.
Pour une meilleure lisibilité les produits peuvent être réunis ensemble selon leur mode de
production.
Il faudrait aussi des textes explicatifs sur les vitrines/murs pour les méthodes de production
des produits écologiques, pour inciter à orienter vers eux.
Pour bien faire, le boucher devrait se tourner uniquement vers des productions durables
comme le pratique déjà « Paysan-artisan » ( si cela marche pour eux, pourquoi cela ne
marcherait pas pour les autres ? )
Beaucoup d’études ont montré que la part de viande devait baisser de façon drastique dans
notre consommation pour infléchir le réchauffement. A l’échelle mondiale, les surfaces
41

consacrées au pâturage sont trois fois supérieures à celles affectées aux cultures. Ce métier
sera/est certainement impacté par cette prise de conscience collective ( sauf viande de
laboratoire écoulé en masse sur le marché d’ici 5 ans). Namur ne va pas s’arrêter de manger
pour autant, il faut s’adapter, avoir l’expérience du fait-maison. Les petits commerces ont
justement une opportunité à saisir par rapport aux Burger king, Quick et Mac do et autres
industriels qui auront eux aussi quelques soucis d’ici peu de temps ( et si ce n’est pas le cas,
nous serons le soucis de ces industriels).
Le lait aussi pose de gros soucis : il faut absolument voir le documentaire « Planète lait » sur
youtube qui lui aussi offre des solutions. Une fois de plus c’est l’industriel qui pose soucis.

Poissonnier :
Idem. Il faut progressivement s’orienter vers les méthodes douces de pèches…PaysanArtisan y arrive aussi.
Télécharger la brochure en pdf sur le poisson durables qui vous indique quels espèces ne ne
plus vendre dans ce cas ci.
GUIDE DES POISSONS DURABLES
document.environnement.brussels/opac_css/elecfile/GIDS_PoissonDurable_FR.pd

Créer d’autres traditions, en fonction de l’abondance qu’offrent les saisons. Le homard à
Noel ? peut-on orienter vers les produits disponibles en cette période là ? La saison du
homard français a lieu de avril à aout…créons une nouvelle tradition et une campagne pour
favoriser le vente à ce moment là et pas à Noel pour du homard canadien.

Fruits et légumes :
Idem. Insister sur les productions locales en l’indiquant clairement sur les étiquettes des
produits.
L’importance de vendre des produits de saisons uniquement. Certains fruits comme les
pommes par exemple sont gardées en chambre de conservation parfois jusqu’à un an grâce
au Smartfresh ( un conservateur surpuissant sous forme de gaz qui se dépose sur les
pommes et empêche son vieillissement en bloquant ses hormones). Une étude a montré
que la pomme perdait alors ses valeurs nutritives ( vitamines C, vitamines A, antioxydants,
polyphénols, bref les éléments anti-cancer) de 25% en 1 mois. Au bout d’un an, le fruit est
dit « vide » en qualité nutritive.
Si la quantité de fruits et légumes disponibles en saison , local et écologique, n’est pas
suffisante pour faire tourner le commerce, il faut diversifier, s’ouvrir à d’autres marchés,

42

trouver de nouvelles astuces de vente, trouver de nouveaux partenariats avec des cuisiniers
par exemple, présenter les produits cuisinés.

Fleuriste :
En moyenne il faut 106 kilos de pesticide par hectare de fleurs. 135 kg pour le lys. C’est trois
fois plus que pour la culture conventionnelle de légumes. Il faut 1kg de Co2 pour produire
une rose aux Pays bas ( = 5km en voiture).
Solutions : les fleurs bio ou le slow flower qui permet une culture en saison et via circuit
court. La culture de ce type en Belgique est peu développée, la liste d’attente des fleuristes
bruxelllois voulant « transitionner » est déjà longue. Les fleurs ont été un des produits de
2018 qui a vu son prix le plus augmenter. Si la tradition des fleurs doit perdurer, il va falloir
que la Wallonie investisse dans des productions écologiques locales. (Voir article joint,
attention je ne pense pas que l’initiative de cet article soit à 100% écologique mais on baisse
déjà l’impact par rapport à la Hollande)

Boulanger : indiquer clairement les origines des produits qui ont servi à la réalisation
des pains, pâtisseries. Utiliser des farines locales. On commence à voir apparaitre des
systèmes en résilience avec des plantations mêlées de cultures diversifiée qui résistent
mieux aux conditions climatiques.

Horeca :
Le sujet et les problématiques sont vastes pour ce domaine.
C’est la première des idées que j’avais eu il y a 5 ans, et j’avais vite abandonné en me disant
à quoi bon, une application se chargera de le faire.
Mais ne voyant pas de changement à Namur depuis et voyant toujours autant de
restaurateurs s’approvisionner au Match ( je suis locataire en face) j’ai donc décider de
reprendre cette idée qui est de faire une étude de marché des produits locaux disponibles,
aller ensuite voir les restaurateurs pour comprendre les schémas de freins à cette
orientation et essayer de trouver des solutions. Le restaurateur parisien Xavier Denamur (
nom prédestiné) a réussi à convaincre beaucoup de ses collègues à passer à une conversion
vers du frais et local en leur proposant un changement de leur organisation de travail, ce qui
leur a même fait réaliser des économies. J’ai donc commencé l’étude de marché, je n’ai reçu
qu’une dizaine de réponse sur 60 mails envoyés. L’étude n’est pas encore assez complète
pour que je puisse aller voir les restaurateurs.
Mais les producteurs qui m’ont répondu ont tous souligné qu’il ya avait là un vide important
à combler au niveau de l’horeca et que cette idée leur plaisait réellement. Comme tous les
projets, si vous voulez aider, reprendre l’idée, faire mieux, allez y , allons y ! 
43

Vous trouverez le projet sur la page facebook tel que fait actuellement ( pas grand-chose
donc) : Projet 8. Conversion horeca
Sinon de façon générale ( cela ne touche pas la restauration « haut de gamme » bien
entendu  ) : quand on vend du cuisiné, on cuisine…cela semble normal non ? et si possible
pas avec n’importe quoi non plus comme produits…même si à l’arrivée c’est bon…
Il va falloir en terminer avec l’utilisation des produits industriels. Certes nous n’avons pas
encore atteint le niveau de la France et je vous recommande la vision de ce reportage sur
youtube : « Enquête sur : Les restaurations françaises... un pavé dans l'assiette ! »
On y voit à quel point on peut s’improviser dans l’horeca très facilement en ayant juste des
aptitudes de comptable et en utilisant des produits industriels déjà préparés. C’est honteux.
Si un commerce d’horeca ouvre, il faut donc que de A à Z ce soit du fait maison avec des
produits sains. Il faut stopper ce nivelage par le bas qui consiste à mêler le fait maison avec
des produits industriels à succès ( plus pour longtemps d’ailleurs) …oréo, snickers , nutella,
tout cela va vite devenir has been.
Pour ce dernier d’ailleurs, je
trouve cela totalement
inqualifiable qu’on puisse
encore le trouver sur les cartes
namuroises ( crèpes, glaces,
gauffres ) quand on a la pate à
tartiner de Chantal Florent
dans sa région ( Fosse la ville)
et qui est en plus une tuerie.
http://www.chocolaterieflorent.com

Cette pate est à base d’huile de tournesol et non de palme, dernière qui fait des ravages au
niveau déforestation et au niveau santé aussi.
Et si cette pate est trop chère pour vous, on peut la faire soi-même alors.

44

Expliquez moi comment le jeune couple très sympathique de chez Epicure peut y arriver tout
en restant accessible au niveau prix ? Voici une de leur dernière publication :

Les crêpes de notre brunch �:
• Œufs frais de la ferme Lehaire (andenne) �
• Farine bio de la ferme du château �� (boninne)
• Lait fermier de la ferme Notre-Dame (Ligny) �

Il faudrait que les cartes/menus possèdent une fin didactique ou chaque produit est
présenté avec ses origines, ses ingrédients.
Tous devraient avoir du vin nature ou biodynamique sur leur carte si pas du bio au
minimum avec les mentions à coté pour que le client le repère facilement.

Bar/café :
On a parfois des cartes à ne plus en finir de cocktails en tous genres à des prix dingues, et
puis tu cherches juste une bière locale ou bio et heu…y a pas. C’est juste plus possible.
Remplacer aussi progressivement les jus de fruits industriels par des jus artisanaux, si
Arsène café sait le faire, pourquoi pas les autres ?
Le coca, c’est vraiment implanté si profondément que cela dans les papilles des gens ?
Désolé mais si il y a bien un produit qui représente toute la problématique de notre
époque c’est lui. Là aussi une alternative existe : bionina.

45

10. Conclusion : des petits gestes vers les habitudes
decarbonnées.
Il faut être contre les petits gestes si ceux-ci s’en limitent là et qu’ils ne sont
voués qu’à se donner bonne conscience. Exemple le meilleur : le café partagé
pour les précarisés…je suis désolé mais ce genre d’action ne va strictement rien
changer pour celui qui en bénéficiera mais permettra par contre à celui qui le
pratiquera d’être en bonne conscience. Il faut des actions concrètes qui
touchent au cœur de la problématique. Les petits gestes comme ceux-ci
préconisés ici ne peuvent être porteurs que s’ils permettent une évolution de la
conscience autour de la problématique.

Une certaine transition a déjà lieu sur Namur comme partout ailleurs en
Belgique, mais elle est trop faible…on doit atteindre les 80 commerces tout au
46

plus ? sur 800 ? Même bilan pour le marché 10 % de marchand ambulants aux
produits frais, sains ?
Les rue Brasseurs/Carmes sont évidemment de beaux exemples mais je ne suis
pas sur que le samedi l’abondance de gens soit là pour ces deux rues …
Du côté des industriels sortent leur parade. L’industrie de la mode s’est
engagée à réduire son impact de 30 % d’ici 2030 pour atteindre la neutralité
d’ici 2050, via économie circulaire…
Si elle le fait via une astuce comme « la fuite de carbone » où les entreprises
européennes ont réussi magiquement à faire descendre leur émission en
délocalisant vers des pays non contraints…
L’émission géniale Cash investigation nous prouve quand même à chaque fois à
quel point les industriels bluffent et se servent du discours écologique pour
faire des gros coups de com. Exemple : Coca Cola dont le grand patron était fier
d’annoncer en grande pompe un objectif « zéro déchet 2030 » avec là aussi
une économie circulaire via recyclage de ses bouteilles. Donc déjà à la base il ya
un mensonge dans la communication car en fait « zéro dechet » pour coca
signifie 50 % de recyclage annoncé. Or après enquête de France 2 il s’est avéré
que c’était 7% de recyclage et donc 93% de nouveau plastique …
Plastique : la grande intox - Cash investigation (Intégrale)

Il va falloir faire baisser la bulle du problème plus vite, car tout le monde oublie
aussi un autre paramètre, qui sera encore plus rapide que le climat, c’est la
rébellion du citoyen qui va être plus importante qu’on ne le croit. Le
mouvement viendra sans doute de France et contaminera la Belgique.
Le commerce va subir une modification majeure dans les années toutes
proches. Il va falloir choisir entre le fait que cette modification soit provoquée
par notre action positive ou par notre inaction et le déchainement de la nature
elle-même.
Egalement sachez que si vous entendez encore prononcer le mot d’utopie c’est
que la personne a une vision qui se rapproche de celle du manipulateur
47

narcissique. Un des piliers du fonctionnement des manipulateurs est de se
victimiser et de faire passer sa proie pour son bourreau. Notre société
fonctionne de la même façon en utilisant ce mot. Elle essaie de faire croire
qu’elle est justifiée, qu’il n’y a pas d’autres choix et qu’elle est victime de ceux
qui tentent d’autres solutions. Or ces victimes ne font qu’avoir une réaction
naturelle face à leur bourreau en essayant de construire un système sain, non
destructeur et mortifère, qui aura une durée de vie bien plus longue que celui
prôné actuellement.

Voilà j’espère quoiqu’il en soit que ces points de vue parfois amateurs
permettront de faire avancer la discussion, qu’il y aura une vrai communication
des freins de la part des commerçants, et pour ceux qui appliquent déjà toutes
ces solutions, bravo, mais le combat ne fait que commencer je pense. J’ai sans
doute oublié beaucoup de choses, à vous de me le signaler. N’oubliez pas
d’aller voir les 7 projets liés qui eux rentrent vraiment dans le concret
contrairement à ici où ce n’est que du basique.

48

Pour mon action dans le privé, voici un petit calendrier de vie des abandons face aux problèmes :
(J’habite Namur centre depuis 2001)
2000 ( 19 ans) : visionnage d’un documentaire sur les gaz à effet de serre sur la Rtbf. Conséquence :
abandon de l’idée d’avoir une voiture ( j’ai passé le permis pour prouver à ma famille que c’était bien
volontaire comme démarche)
2005: abandon de l’idée de voyager. Mis à part un aller retour en train à Milan en 2011, je n’ai plus
quitté la Belgique depuis.
2007 : abandon de l’achat des bouteilles en plastique.
2010 : abandon de l’idée de l’idée d’avoir des enfants. Oui parce que je ne comptais déjà pas avoir
d’enfants avant, donc ça ne change pas grand-chose …
2014 : visionnage du documentaire Cowspiracy et réduction massive de la consommation de viande
Depuis lors :
-réduction des achats de vêtements ( garde robe capusle)
- changement de fournisseur d’énergie ( suis chez energie2030)
-dons à Cœurdeforet
-l’arrivée de paysans-artisan a permis la suppression des achats au supermarché.
- j’attend avec impatience l’arrivée de NewB pour changer de banque ( je ne peux pas le faire
jusqu’ici car mon métier m’oblige à savoir retirer du cash facilement)
-même si mon commerce fait déjà partie de ceux aux impacts les moins grands puisque c’est de la
récup, je me dis qu’il est possible que cela ne passe pas quand même dans un monde à 2,5 tonnes
par habitant/an. Possible abandon à envisager aussi et c’est vrai que cela sera compliqué car j’ai
réussi contrairement à beaucoup d’autres commerçants à construire avec ce métier une liberté au
jour le jour. Au plaisir d’en parler avec vous Loïc Detry

49


Documents similaires


Fichier PDF operation
Fichier PDF conversion horeca ok
Fichier PDF appel a un premier degre de transition 2019
Fichier PDF appel a un premier degre de transition avril 2019
Fichier PDF fichier pdf sans nom 1
Fichier PDF projet precarite extreme 2e ok


Sur le même sujet..