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Présentation des travaux cartographiques et photographiques de Pierre Letellier 3.pdf


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En tant que géographe-urbaniste, je présente ici des cartes mais aussi des photographies issues de mes
travaux universitaires et professionnels, sur les thèmes de la mobilité urbaine, de l’accessibilité et de
l’aménagement des espaces publics.
J’ai débuté ma réflexion sur ce thème par celui du piéton, « pivot de la mobilité multimodale ». La
marche est ainsi le mode de mobilité ayant le potentiel de complémentarité et d’interaction le plus
élevé avec les autres modes que sont les transports collectifs, le vélo (particulier ou en location), le
véhicule motorisé individuel, etc.
Cela m’a amené à étudier les possibilités en matière de configuration des espaces publics et communs
afin de favoriser, inciter les circulations douces et réduire l’impact des coupures urbaines constituées
par les infrastructures de transport. Les moyens et solutions envisageables sont par exemple les
parcours piétons attractifs, les passerelles piéton-cycles jouant le rôle « d’agrafe urbaine », mais aussi
la requalification du réseau viaire ou plus généralement la remise en cause du tout voiture, etc. L’enjeu
est ainsi de lutter contre l’enclavement et de tendre vers la cohésion territoriale, en particulier dans
les espaces suburbains, davantage commandés par les déplacements motorisés individuels.
Au cours de mon stage au sein de la direction de la voirie et des déplacements de Seine-Saint-Denis,
j’ai eu l’occasion d’analyser la qualité des espaces dédiés aux modes actifs, en prenant en considération
les obstacles aux parcours doux, la qualité de revêtement des trottoirs, l’accessibilité et la fréquence
des traversées piétonnes. J’en ai déduit les marges de manœuvre pour requalifier ces espaces
communs de la mobilité. Un des leviers est par exemple de jouer sur la longueur des îlots bâtis afin
d’accroitre la perméabilité urbaine et par là même le volume des trajets alternatifs des modes doux.
L’enjeu est donc de faciliter les parcours doux, afin d’aboutir à des espaces urbains plus apaisés. Mais
il ne s’agit pas seulement de concevoir la ville selon le paradigme technique du déplacement. Les
fonctions de déambulation et de séjour sont également à prendre en compte dans le sens qu’ils
contribuent à la sociabilité et à l’urbanité. En effet, la rue ne sert pas seulement à se mouvoir. Les
espaces tels que les places publiques ou les parcs urbains peuvent également susciter les rencontres,
la confrontation et le frottement des altérités, engendrant à leur tour du lien et de la mixité sociale.

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La « dérive urbaine », constitue le paroxysme de la perception relativiste de la ville. Elle promeut des
parcours urbains non dirigés, favorisant une liberté de déambulation dans une logique chaotique et
non de contrôle social de l’espace.
Mon travail se base donc sur une observation fine des territoires et des expériences sensibles des
usagers qui les arpentent. Je place ainsi beaucoup d’importance aux parcours piétons, à l’expertise
d’usage qui leur sont associées et à la façon dont elle peut orienter les opérations d’aménagement.
C’est donc vers ces optiques que j’ai orienté mes aspirations professionnelles, par le biais de diagnostics
et de projets portant sur l’aménagement des espaces publics, supports de cette mobilité plurielle.