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Titre: Ubuntu efficace
Auteur: Lionel Dricot

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Lionel Dricot

§
Avec

la

contribution

de

Kiki

Novak

Ubuntu

efficace
Préface de Mark Shuttleworth

Ubuntu

efficace

� 3 édition
e

Collection « Accès libre »
Pour que l’informatique soit un outil, pas un ennemi !
Linux aux petits oignons. Les meilleures recettes pour bien débuter !
K. Novak.
N°12424, 2009, 524 pages avec DVD-Rom.

Boostez votre efficacité avec FreeMind.
X. Delengaigne, P. Mongin.
N°12448, 2009, 260 pages.

OpenOffice.org 3 efficace.
S. Gautier, G. Bignebat, C. Hardy, M. Pinquier.
N°12408, 2009, 408 pages avec CD-Rom.

Gimp 2.4 efficace. Dessin et retouche photo.
C. Gémy.
N°12152, 2e édition, 2008, 402 pages avec CD-Rom.

MediaWiki efficace. Installer, utiliser et administrer un wiki.
D. Barrett, adapté par S. Blondeel.
N°12466, 2009, 374 pages.

Inkscape efficace. Réussir ses dessins vectoriels.
C. Gémy.
N°12425, 2009, 280 pages

Réussir un site web d’association… avec des outils libres !
A.-L. Quatravaux et D. Quatravaux.
N°12000, 2e édition, 2007, 372 pages.

La 3D libre avec Blender.
O. Saraja.
N°12385, 3e édition, 2008, 456 pages avec DVD-Rom.

Bien rédiger pour le Web… et améliorer son référencement naturel.
I. Canivet.
N°12433, 2009, 412 pages.

Dessiner ses plans avec QCad. Le DAO pour tous.
A. Pascual.
N°12397, 2009, 278 pages.

Ergonomie web. Pour des sites web efficaces.
A. Boucher.
N°12479, 2e édition, 2009, 458 pages.

Mise en page avec OpenOffice.org Writer.
I. Barzilai.
N°12149, 2007, 338 pages.

Joomla et Virtuemart. Réussir sa boutique en ligne.
V. Isaksen, T. Tardif.
N°12381, 2008, 306 pages.

Scenari – La chaîne éditoriale libre.
S. Crozat.
N°12150, 2007, 200 pages.

Réussir son site web avec XHTML et CSS.
M. Nebra.
N°12307, 2e édition, 2008, 306 pages.

PGP/GPG. Assurer la confidentialité de ses mails et fichiers.
M. Lucas, ad. par D. Garance , contrib. J.-M. Thomas.

Tiny ERP/Open ERP. Pour une gestion d’entreprise efficace et intégrée.
F. Pinckaers, G. Gardiner.
N°12261, 2008, 276 pages.

N°12001, 2006, 248 pages.
Monter son serveur de mails sous Linux
M. Bäck et al., adapté par P. Tonnerre.
N°11931, 2006, 360 pages.

Collection « Poche Accès Libre »
Gimp 2.6. Débuter en retouche photo et graphisme libre.
D. Robert.
N°12480, 4e édition, 2009, 352 pages.

Économie du logiciel libre.
F. Elie.
N°12463, 2009, 195 pages.

SPIP 2. Premiers pas pour créer son site avec Spip 2.0.3.
A.-L. Quatravaux, D. Quatravaux.
N°12502, 2009, 300 pages.

Dotclear 2. Créer et administrer son blog.
A. Cailliau.
N°12407, 2008, 242 pages.

Inkscape. Premiers pas en dessin vectoriel.
N. Dufour, E. De Castro Guerra.
N°12444, 2009, 376 pages.

Premiers pas en CSS et HTML.
F. Draillard.
N°12390, 2e édition, 2008, 256 pages.

Hackez votre Eee PC. L’ultraportable efficace.
C. Guelff.
N°12437, 2009, 306 pages.

Mozilla Thunderbird. Le mail sûr et sans spam.
D. Garance, A.-L. et D. Quatravaux.
N°11609, 2005, 300 pages avec CD-Rom.
Chez le même éditeur

R. Ostertag. – Gimp spécial débutants. Cahier Gimp n° 1. N°12451, 2009, 160 pages.
R. Hertzog, R. Mas. Debian Lenny. Gnu/Linux. N°12433, 2009, 462 pages avec DVD.
L. Godard, B. Marcelly. Programmation OpenOffice.org 3 – Macros OOoBASIC et API. N°12522, 2009, 920 pages.
S. Gautier. Mémento Writer OpenOffice.org 3. N°12533, à paraître 2009, 14 pages.
M. Grey. Mémento Firefox et Thunderbird. N°11780, 2006, 14 pages.
I. Hurbain, E. Dreyfus. Mémento Unix/Linux. N°11954, 2006, 14 pages.
S. Blondeel. Wikipédia. Comprendre et participer. N°11941, 2006, 218 pages.
F. Le Fessant. Le peer to peer. N°11731, 2006, 168 pages.
F. Dumesnil. Les podcasts. Écouter, s’abonner et créer. N°11724, 2006, 168 pages (collection Connectez-moi !).
B. Boutherin, B. Delaunay. Sécuriser un réseau Linux. N°11960, 3e édition, 2006, 266 pages.

Lionel Dricot

Ubuntu

efficace
� 3 édition
e

Avec la contribution de Kiki Novak
Préface de Mark Shuttleworth

ÉDITIONS EYROLLES
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com

Cet ouvrage est la troisième édition, avec mise à jour pour la version 9.04 d’Ubuntu, de l’ouvrage
de Benoit Caccinolo, Lionel Dricot et Joyce Markoll paru à l’origine sous le titre
Ubuntu – Une distribution Linux facile à installer (ISBN : 2-212-11608-3),
dont la deuxième édition, par Lionel Dricot, avec la contribution de Roland Mas, Ubuntu efficace,
est parue en octobre 2006 pour la version 6.06 d’Ubuntu (ISBN : 978-2-212-12003-5).
Remerciements à Roland Mas, Benoit Caccinolo, Gilles Fabio, David Larlet, Joyce Markoll,
Nicolas Perriault, Thierry Stoehr, Patrick Tonnerre pour leur travail sur les éditions précédentes..
Ubuntu, le logo d’Ubuntu et Canonical sont des marques déposées de Canonical Ltd.

Le code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à usage collectif sans
autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment dans les établissements d’enseignement,
provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres
nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage,
sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de Copie, 20,
rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2006, 2009, ISBN : 978-2-212-12362-3

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Ce livre est dédié à Jean-Marie Thomas

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Préface
Bienvenue dans le monde d’Ubuntu.
Ubuntu est un projet libre dont l’ambition est de rassembler le meilleur
de l’univers Open Source pour offrir une distribution Linux complète,
disponible partout, pour tous et librement. Cette communauté s’est
créée autour de l’idée que dans le monde du logiciel libre, un bon système d’exploitation doit avoir les qualités suivantes :
• une disponibilité universelle sans contrepartie monétaire ;
• la liberté de modifier tout ou partie (quelle qu’elle soit) de la
distribution ;
• le fait d’être à jour ;
• la stabilité et la fiabilité ;
• la disponibilité dans toutes les langues possibles, pour que chacun,
quel que soit son pays, ait accès à l’informatique ;
• des versions régulières et planifiées ;
• être ouvert aux individus et aux entreprises qui souhaitent y
participer ;
• un outillage facilitant son adaptation à des besoins spécifiques ;
• la possibilité pour un utilisateur d’installer les logiciels les plus
récents s’il le veut ;
• une communauté qui accueille et soutienne toutes formes de participation, à tous les niveaux.
Une nouvelle version d’Ubuntu est publiée tous les six mois ; chacune
est ensuite maintenue pendant un an et demi, ce qui offre aux utilisateurs une souplesse sans précédent : ils peuvent choisir d’exécuter des
logiciels plus anciens auxquels ils sont habitués, ou d’autres plus actuels
mais dont ils sont moins sûrs.

© Groupe Eyrolles, 2005

Accès libre – Ubuntu

Ubu-2009.book Page VIII Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

La communauté Ubuntu, quoique jeune, est rassemblée autour de
valeurs fortes la guidant dans son évolution et sa croissance.
Premièrement, la diversité. Nous invitons chacun à modeler Ubuntu
comme il le souhaite, sous forme d’autant de distributions dérivées que
souhaité. Kubuntu en est un exemple, qui préfère KDE à l’environnement graphique GNOME. Cette diversité est une force car elle nous
amène à proposer un plus grand nombre d’alternatives aux utilisateurs
du monde entier ; ces distributions gardent en commun la grande majorité des logiciels qui constituent Ubuntu, afin qu’utilisateurs aussi bien
qu’administrateurs emploient les unes ou les autres avec une égale
aisance. De ces travaux, seuls les meilleurs sont retenus par le noyau de
l’équipe Ubuntu pour être intégrés dans la version suivante.
Deuxièmement, l’absence totale de restriction quant à l’utilisation qui
peut être faite d’Ubuntu. Cette ouverture encourage la diversité qui nous
est chère ; c’est grâce à elle que la communauté Ubuntu s’est agrandie
pour devenir ce qu’elle est et attire ceux qui souhaitent y participer, la
construire et l’utiliser.
Enfin, la finalité de tout cela reste claire : aider toujours plus de personnes à utiliser des logiciels libres. C’est pourquoi Ubuntu, telle qu’installée par défaut, ne contient aucune application propriétaire dont le
code source soit fermé, les seuls pilotes fermés présents étant ceux dont
les fabricants de matériels n’ont publié aucune alternative libre.

Vers la fin des années 1990, l’avènement de l’Internet a chamboulé
notre monde. Après quelques années folles, le boom technologique prit
fin avec l’explosion de la bulle Internet.
Or l’Internet existait depuis plus de vingt ans déjà lorsqu’il frappa l’imagination du grand public. Mieux encore, le réseau des réseaux continue
de croître malgré l’effondrement du cours des actions boursières liées
aux cybertechnologies : ainsi, le volume du commerce électronique augmente chaque année, un nombre croissant de personnes communiquent
par e-mail, et de plus en plus de matériels apparaissent qui sont capables de se parler via le réseau. Je vois dans cette croissance inéluctable
un principe simple : le monde se porte mieux à mesure que nous
sommes interconnectés les uns aux autres, avec nos outils quotidiens.
L’effet de mode a passé, mais l’Internet poursuit son fulgurant essor.
Sous bien des aspects, le phénomène du logiciel libre est similaire.
L’Open Source commence tout juste à faire parler de lui sur la scène
internationale et à gagner en visibilité auprès du grand public, mais il
est pourtant vieux de vingt ans déjà.

VIII

© Groupe Eyrolles, 2005

Préface

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Surtout, son succès m’apparaît sous-tendu par la loi suivante : un logiciel
créé selon un mode transparent et collaboratif sera plus adapté, plus
souple et bien souvent plus innovant qu’un logiciel créé de façon traditionnelle. Sans doute verra-t-on l’Open Source lui aussi être l’objet d’un
effet de mode dans les années à venir, mais j’ai toute confiance dans le
fait que cela ne saurait ralentir la marche de son adoption dans le
monde.
Le partage du code source n’y est que l’infime partie émergée d’un iceberg, celui de la collaboration bénévole. C’est d’abord en cela que
l’Open Source est digne d’intérêt. D’ailleurs, d’autres secteurs industriels
s’apprêtent à subir une transformation tout aussi spectaculaire que celle
que connaît l’industrie logicielle aujourd’hui, puisque nous développons
les outils permettant à tous de collaborer et de partager leurs travaux
via l’Internet. Déjà, les éditeurs d’encyclopédies réfléchissent au défi
que leur posent les wikis, et les journalistes se demandent s’ils seront
capables de rivaliser avec la masse des blogs. Le temps nous le dira.

Le mot « Ubuntu » est commun à plusieurs langues d’Afrique. Il n’a
d’équivalent ni en anglais ni dans aucune langue occidentale que je connaisse. Il exprime que toute aide apportée à autrui rejaillit nécessairement de façon bénéfique sur tous. Il dit aussi que « je suis qui je suis,
parce que nous sommes qui nous sommes ». C’est l’exacte description du
cercle vertueux de l’Open Source - nous partageons et utilisons du code,
et les progrès que nous y apportons profitent à tous.
Ce livre sera peut-être votre premier contact avec la puissance du monde
de l’Open Source. Cette mouvance économique sera probablement
appelée à influencer de façon déterminante et extrêmement positive la
première moitié du XXIe siècle. Merci aux auteurs d’avoir choisi
Ubuntu, merci surtout pour leur travail qui met l’Open Source, sous ses
formes les plus variées, à la portée d’un public plus large. Ubuntu n’en
est qu’une infime partie. Vous découvrirez dans cette communauté sans
frontière quelque chose d’aussi profondément utile que fascinant, et
trouverez comment le lui rendre, d’une façon ou d’une autre... dans
l’esprit d’Ubuntu.
Mark Shuttleworth

© Groupe Eyrolles, 2005

IX

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Ubu-2009.book Page XI Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Table des matières
AVANT-PROPOS.........................................................1
À qui s’adresse ce livre ? • 2
Structure de l’ouvrage • 2
Remerciements • 4

1. LA DÉCOUVERTE...................................................7
L’ordinateur démystifié • 8
Les programmes • 8
Le système d’exploitation : Windows, Linux... • 9
Un ordinateur • 9
Le processeur • 9
La mémoire vive (RAM) • 10
Le disque dur • 10
La carte son, le modem, le reste... • 10

Un monde libre • 11
Remontons à la source • 11
Ensemble, avec Debian • 12

Le projet Ubuntu aujourd’hui • 13
Une kyrielle de buntu : Ubuntu, Kubuntu, Xubuntu,
Edubuntu, etc. • 14
Derniers conseils • 15
Cohabitation de plusieurs systèmes d’exploitation • 16
La curiosité, une qualité... pour oser changer • 16

2. MIGRER VERS UBUNTU........................................19
Migrer depuis Microsoft Windows • 20
Bien préparer sa migration • 20
Volonté • 20
Établir une liste du matériel utilisé • 21
Noter la configuration réseau • 21
Les paramètres réseau nécessaires • 22
Obtenir la configuration réseau depuis Windows XP • 22
Identifier son besoin : liste des logiciels utilisés • 24
© Groupe Eyrolles, 2005

Les logiciels indispensables • 25
Mozilla Firefox, pour surfer sur le Web • 25
Mozilla Thunderbird, pour son courrier électronique • 25
OpenOffice.org, pour un équivalent de Word, Excel,
Powerpoint... • 25
Gimp, pour la retouche d’images et de photos • 25
Pidgin, pour discuter sur MSN, Yahoo!, ICQ, AIM, Jabber,
etc. • 26
Abiword, un traitement de texte léger • 26

Tester sans risque avec un CD vif
(Live CD) • 26
Mais qu’est donc un CD vif ? • 27
Le CD vif d’Ubuntu en action • 27
Configurer le BIOS pour amorcer l’ordinateur depuis le
CD • 28
Démarrage • 28
Utilisation d’Ubuntu depuis le CD vif • 29
Mettre fin à la session avec le CD vif • 30

Préparer son disque dur pour l’installation • 30
Sauvegarder ses données • 31
Vérifier son disque dur avec ScanDisk • 31
Défragmenter • 31
Partitionnement • 32

En résumé... • 34

3. INSTALLATION D’UBUNTU ....................................37
Préparation de l’installation • 38
Démarrer l’installation • 38
Installation depuis le CD vif • 40
Choix de la langue • 40
Choix du fuseau horaire • 40
Choix du clavier • 41
Le partitionnement • 42
Partitionnement manuel • 43
Comprendre les points de montage • 48

XI

Accès libre – Ubuntu

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Identification de l’utilisateur • 48
Installation du système • 51

Wubi : le double boot pour les nuls • 53
En résumé... • 54

4. PRISE EN MAIN D’UBUNTU ...................................57
Ouvrir sa session • 58
Le bureau Ubuntu • 60
Le menu Applications • 61
Le menu Accessoires • 61
L’éditeur de menus Alacarte • 61
Le gestionnaire d’archives • 62
Le navigateur de fichiers • 62
Le Terminal • 63
Le menu Bureautique • 63
Le menu Graphisme • 63
Le menu Internet • 64
La messagerie instantanée • 64
La consultation de sites Internet • 64
La messagerie électronique • 65
Les logiciels de partage de fichiers • 65
La prise de contrôle à distance • 65
Les jeux • 65
Son et vidéo • 66
Ajouter/supprimer des applications • 66
Lancer une application • 66
À partir du menu • 67
À partir du lanceur d’application • 67
À partir des applets de la barre des tâches • 68
Ajouter une applet en utilisant le menu • 68
Ajouter une applet en utilisant la liste d’applets • 68
Lancer une application à partir du bureau • 69
Donner de l’importance à une icône sur le bureau • 70
Les applets • 70

Les menus Raccourcis • 72
Le menu Documents récents • 72
Rechercher des fichiers • 72
Se connecter à un serveur • 72
Le Poste de travail • 72

Le menu Système • 73
Préférences • 74
Administration • 74
La gestion des programmes avec Synaptic • 74
Le Moniteur système pour surveiller l’activité de son
ordinateur • 74

Astuces pour la gestion des fenêtres • 74
Manipuler facilement les fenêtres • 74
Déplacer une fenêtre • 75
Redimensionner une fenêtre • 76

Fermer sa session ou éteindre • 76
En résumé... • 77

XII

5. CONNECTER UBUNTU À INTERNET .........................79
Se connecter à Internet : confort ou galère ? • 80
Votre abonnement Internet • 81
Votre matériel réseau • 81
Connexion Ethernet • 81
Connexion sans fil • 82

Connexion par câble Ethernet • 82
Avec un modem/routeur ADSL via DHCP • 82
Avec un modem/routeur ADSL et une IP fixe • 83

Connexion par réseau sans fil • 85
Connexion par un modem ADSL plus ancien • 86
Avec un modem ADSL sans routeur intégré (PPPoE) • 86
Avec un modem USB Speedtouch • 87

Connexion sans fil avec une carte non reconnue • 88
Connexion avec un modem RTC 56 kbps • 89
En résumé... • 90

6. ADMINISTRER LES LOGICIELS SOUS UBUNTU...........93
On met le paquet ! • 94
Ajouter une application, version simple • 94
Ajouter une application : la méthode Synaptic • 96
Trouver l’application • 96
Installer l’application • 98
Paquets et dépendances • 98
Paquet prêt à être installé • 98
La fenêtre de la dernière chance • 98
Lancer l’installation • 99
Désinstaller un logiciel • 101

Les dépôts ou canaux logiciels • 103
Les dépôts officiels • 103
Les dépôts non officiels • 104
Les dépôts privés • 104
Autres dépôts officieux et backports • 105
Les applications qui n’existent dans aucun dépôt • 106

Mettre à jour son système • 107
Garder un système propre : quelques règles d’hygiène
élémentaire • 108
En résumé... • 109

7. CONFIGURER LE SYSTÈME ..................................111
Ajouter une imprimante • 112
Configuration manuelle de l’imprimante • 112
Lancement manuel de la configuration • 115
Options d’impression • 116

Ubuntu à plusieurs : utilisateurs, groupes
et permissions • 116
Les utilisateurs • 116
Les droits sur les fichiers • 117
Le propriétaire, le groupe et le reste du monde • 117
Lecture, écriture ou exécution : quels sont mes droits ? • 118
© Groupe Eyrolles, 2005

Groupes et utilisateurs, un exemple pratique • 119
Le cas de figure : un ordinateur partagé
entre plusieurs utilisateurs • 119
Création des utilisateurs (ou comment bien dormir
le dimanche matin) • 119
Le groupe des amateurs d’aiguilles de sapin • 120
Un répertoire pour le club sapin • 121
Les Aides techniques • 122
Configuration des Aides techniques • 122

En résumé... • 123

8. NAVIGUER SUR LE WEB .....................................125
Firefox, un navigateur sûr et moderne • 126
Lancer Firefox • 127
Rechercher rapidement sur le Web • 127
Sauver l’adresse d’une page • 128
Naviguer avec les onglets • 129
Se débarrasser des fenêtres publicitaires (fenêtres
pop-up) • 130
Installer le plug-in Flash • 131
Installer le plug-in vidéo (QuickTime, Windows
Media...) • 132
Le plug-in Java • 132
Étendre Firefox : l’ajout d’extensions • 133
Sauvegarder ses favoris ou marque-pages • 135

Epiphany, le navigateur de GNOME • 136
Installer Epiphany • 137
Naviguer avec Epiphany • 137
Les signets dans Epiphany • 138
Extensions et préférences • 140

S’abonner à un flux RSS • 141
Les flux avec Firefox • 141
Les flux avec Liferea • 142
Installer Liferea • 142
Ajouter un flux • 143
Les flux avec Epiphany • 143

En résumé... • 144

9. COMMUNIQUER PAR INTERNET ...........................147
Communiquer par e-mail • 148
Utiliser Evolution • 148
Configurer son compte de messagerie électronique • 149
Supprimer les e-mails indésirables • 155
Insérer un nouveau correspondant dans le carnet
d’adresses • 156
Envoyer un e-mail à un correspondant • 158
Utiliser Thunderbird • 160
Remplacer Evolution par Thunderbird • 160
Définir Thunderbird comme client mail par défaut • 161
Configurer son compte de messagerie électronique • 161
Supprimer les courriers indésirables • 165
© Groupe Eyrolles, 2005

Table des matières

Ubu-2009.book Page XIII Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Ajouter un nouveau correspondant dans son carnet
d’adresses • 166
Envoyer un e-mail à un correspondant • 167

Utiliser la messagerie instantanée • 167
Présentation de Pidgin • 168
Créer son compte Jabber • 168
Ajouter un nouveau correspondant dans sa liste
de contacts • 170
Utiliser plusieurs comptes en même temps • 172

Communiquer par IRC • 173
Utiliser Irssi • 175

Autres logiciels de courrier électronique et de messagerie
instantanée • 177
Logiciels de courrier électronique • 177
KMail • 177
Claws Mail • 177
Mutt • 177
Logiciels de messagerie instantanée • 178
Empathy • 178
Kopete • 178
aMSN • 178
Gajim • 179
Clients de messagerie instantanée en mode texte • 179

La téléphonie sur Internet et la visioconférence • 179
En résumé... • 180

10. BUREAUTIQUE ................................................183
Un point sur vos besoins en bureautique • 184
OpenOffice.org Writer pour le traitement
de texte • 186
OpenOffice.org Impress pour les présentations • 187
Le tableur OpenOffice.org Calc • 188
Abiword, un traitement de texte allégé • 189
Gnumeric, le tableur de GNOME • 190
KOffice, la bureautique sous KDE • 191
Les formats de fichiers • 192
Les documents texte • 193
Les documents tableur (feuilles de calcul) • 194
Les documents présentation • 194

En résumé... • 195

11. GRAPHISME ET PHOTO ....................................197
Récupérer ses photos numériques • 198
Quel est le protocole utilisé par votre appareil ? • 198
Récupérer vos photos avec l’USB Mass Storage • 198
Récupérer vos photos avec le protocole PTP • 201

Classer ses photos de vacances avec gThumb • 202
Archiver ses photos sur CD ou DVD • 204
Créer un CD ou DVD avec Nautilus • 204
Graver depuis gThumb • 206

XIII

Accès libre – Ubuntu

Ubu-2009.book Page XIV Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

L’éditeur d’image Gimp pour la retouche photo
et le dessin • 206
Réaliser une capture d’écran • 208
Recadrer et redimensionner une photo • 209

Le logiciel Inkscape pour le dessin vectoriel • 211
En résumé... • 213

12. LE SON ET LA VIDÉO........................................215
Écouter de la musique sous Ubuntu • 216
Écouter un CD • 216
Écouter des MP3 • 216
Gérer ses fichiers musicaux avec Rhythmbox • 217
Importer des morceaux et les écouter • 217
Créer une liste de lecture et graver sa compilation • 218
Encoder ses CD avec Sound Juicer • 218

Graver un CD audio avec Brasero • 221
À partir de ses MP3 • 221
Copier un CD audio • 222

La vidéo sous Ubuntu • 224
Lire un DVD • 224
Lire un DivX • 225
Les autres formats vidéo • 225
Installer les codecs • 225
Configurer Medibuntu • 225

En résumé... • 226

13. PERSONNALISER L’ENVIRONNEMENT..................229
Personnaliser l’apparence d’Ubuntu • 230
Changer le fond d’écran • 230
Modifier les thèmes de bureau • 231
Sélectionner un économiseur d’écran • 233
Modifier les propriétés du tableau de bord • 233

Changer complètement de bureau • 235
En résumé... • 238

14. EN LIGNE DE COMMANDE ................................241
Qu’est-ce qu’une console ? • 242
Lancer un terminal • 242
Taper une commande • 244
Une commande simple • 244
Paramètres de commandes : options et arguments • 245

Premiers pas en console • 247
Se déplacer et consulter les fichiers • 247
Savoir dans quel répertoire on se trouve • 247
Changer de répertoire • 247
Afficher le contenu d’un répertoire • 249
Opérations sur les fichiers • 250
Créer un nouveau fichier • 250
Copier un fichier • 250

XIV

Déplacer ou renommer un fichier • 251
Supprimer un fichier • 251
Créer et supprimer un répertoire • 252
Afficher les fichiers • 252
La commande cat • 253
Pour les fichiers plus complexes : less • 253
Éditer du texte • 254
GEdit, éditeur de texte graphique • 254
Nano, un éditeur en mode texte simple • 255
Deux éditeurs plus complexes : Vim et Emacs • 256

Administration en console • 257
L’administrateur et root • 257
Se connecter sous un autre compte utilisateur • 258
Lancer une commande en tant que root • 258
Lancer un shell en root • 259
Droits et permissions • 259
Les utilisateurs et les groupes • 259
Les droits sur un fichier • 260
Modifier les droits d’un fichier • 261
Gestion des logiciels • 264
Installer ou supprimer un paquet • 264
Rechercher un paquet et des informations • 264
Installer un paquet .deb • 265

Utilisation avancée de la console • 265
Gestion du système • 265
Afficher les processus lancés • 265
Terminer ou tuer un processus • 267
Informations sur le matériel • 268

Aller plus loin • 269

15. RÉFÉRENCES UTILES.........................................271
Ouvrages complémentaires • 272
Les sites de référence • 272
La toile Ubuntu • 272
Les liens linuxiens • 274
Le parfait petit libriste • 274
Et les logiciels ? • 275
Comprendre les utilisateurs de Linux • 276

L’entraide, virtuelle ou réelle • 276
Les wikis • 276
Les forums • 277
IRC • 277
Les LUG • 278
Quelques conseils • 278

Contribuer ? • 279
Devenir Ubuntero • 279
Rapporter des bogues • 280
Traduire, documenter... • 281
Et plus loin encore... • 281

En résumé... • 282
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ANNEXES

A. FAIRE COHABITER UBUNTU ET WINDOWS ............285
Ubuntu et les partitions Windows • 286
Accéder aux données présentes
sur une partition FAT32 ou NTFS • 287
Apprendre à Windows à lire du EXT2/EXT3 • 289

En résumé... • 290

B. FONCTIONNALITÉS SERVEUR D’UBUNTU ...............293
Installer et configurer un serveur web • 294
Installer et configurer MySQL • 294
Installer Apache, PHP et phpMyAdmin • 296
Configurer Apache • 298
Installer un blog Dotclear • 299

Installer et configurer un serveur FTP • 302
Installation • 302
Configuration • 302

Installer et utiliser un serveur SSH • 303
Utilisation • 303

Rendre sa machine accessible depuis Internet • 304

© Groupe Eyrolles, 2005

Table des matières

Ubu-2009.book Page XV Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Disposer d’une adresse IP fixe • 304
Déléguer la gestion des serveurs DNS • 305
Utiliser les services de gestion DNS • 305
Autoriser les connexions entrantes sur les ports
concernés • 306

En résumé... • 306

C. SÉCURITÉ ........................................................309
Sécurité : pour en finir avec les préjugés • 310
Virus et autres menaces Linux • 310
Sudo et sécurité • 312
Courriels, confidentialité et sécurité • 313
Sécurité et origine des paquets Ubuntu/Debian • 314
Rappel sur les dépôts sous Ubuntu Linux • 314
Dépôts officiels accessibles par défaut • 315
Dépôts officiels non accessibles par défaut • 315
La sécurité des paquets authentifiés • 316

En résumé • 318

4. INDEX .............................................................319

XV

Ubu-2009.book Page XVI Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Ubu-2009.book Page 1 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Avant-propos
Que ce soit pour réserver des vacances, faire la comptabilité d’une entreprise ou envoyer la photo du petit dernier à un lointain cousin, l’informatique a acquis dans la société moderne une place prépondérante et
indispensable.
Pour le grand public, informatique rime malheureusement avec le
monopole d’une toute-puissante multinationale. Pour les passionnés, au
contraire, les alternatives existent et sont, dans bien des cas, plus adaptées, moins chères, plus stables et plus efficaces. Cependant, en raison de
leur complexité technique, la majorité de ces alternatives restaient réservées à un public versé dans la « chose informatique ».
Et puis vint Ubuntu.
Et les passionnés trouvèrent Ubuntu tellement simple, tellement beau,
tellement efficace qu’ils décidèrent que le temps était venu de s’ouvrir au
monde extérieur, de transmettre leur enthousiasme et leur passion. Ainsi
naquit, entre autres, le livre que vous tenez entre les mains.
Ubuntu 9.04 : support et mises à jour
La troisième édition de ce livre est basée sur la version
9.04 de Ubuntu, aussi appelée Jaunty Jackalope.
Ubuntu publie une nouvelle version tous les six mois.
Chaque version bénéficie ensuite d’une période de support de 18 mois pour les mises à jour de sécurité.
En dehors de cela, une version LTS (Long Term Support)
est publiée tous les deux ans environ. Comme leur nom le
suggère, ces versions sont maintenues bien plus longtemps :

© Groupe Eyrolles, 2005

trois ans pour les postes de travail, et même cinq ans
pour la version serveur. La dernière version LTS en date
de Ubuntu est la 8.04 (avril 2008).
Concrètement, Ubuntu 9.04 sera donc supporté jusqu’en
novembre 2010. Quant aux mises à jour pour Ubuntu 8.04,
elles seront disponibles jusqu’en avril 2011 pour les postes
de travail et avril 2013 pour les serveurs.
La prochaine version LTS de Ubuntu verra le jour au courant du printemps 2010.

Accès libre – Ubuntu

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À qui s’adresse ce livre ?
Contrairement à une rumeur persistante, apprendre à utiliser Ubuntu ne
requiert aucune compétence préalable en informatique.
Les personnes n’ayant jamais touché à un ordinateur trouveront à partir
du chapitre 4 les bases essentielles pour débuter. Pour l’installation du
système, décrite dans les premiers chapitres, nous vous recommandons
de ne pas hésiter à rechercher de l’aide sur Internet ou auprès d’un GUL
(Groupe d’utilisateurs de Linux). La présence de personnes plus confirmées peut être rassurante et complémentaire à la lecture de cet ouvrage.
Vous trouverez à mesure de la lecture toutes les indications sur les
méthodes pour trouver toute l’aide nécessaire grâce au réseau Internet
ou, dans le dernier chapitre, au formidable réseau des Groupes d’utilisateurs
de Linux.
De même, les utilisateurs habitués à Microsoft Windows trouveront au
fil des pages des explications détaillées, leur permettant de facilement
adapter leurs réflexes à ce nouveau système mais aussi de se familiariser
avec des notions qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’aborder sous Windows.
Même les utilisateurs d’autres distributions GNU/Linux (Mandriva,
Debian, Fedora, SUSE...) pourront y trouver des informations intéressantes et, bien sûr, les utilisateurs des versions précédentes d’Ubuntu
(Edgy, Feisty, Gutsy, Hardy, Intrepid), ne manqueront pas d’apprécier
ce livre, pour une meilleure compréhension des spécificités d’Ubuntu, de
son histoire mais aussi de ses petits secrets.

Structure de l’ouvrage
Les trois premiers chapitres de l’ouvrage sont consacrés à la découverte
d’Ubuntu ainsi qu’au travail préliminaire essentiel : migration et installation.
À partir du chapitre 4 et jusqu’au chapitre 7, nous entrerons dans l’utilisation même du système et sa configuration. En effet, tout système
nécessite d’être administré ; Ubuntu ne déroge pas à la règle même si
son administration et sa configuration se trouvent largement simplifiées.
Les chapitres 8 à 12 ne doivent pas spécialement être lus dans l’ordre,
chacun traitant d’un sujet particulier (surfer sur le Web, le multimédia,
le courrier électronique, la bureautique, etc.) avec ses spécificités. Si le
chapitre 7, « Configurer le système », vous semble complexe, vous
pouvez passer directement au chapitre 8, « Naviguer sur le Web », et y
revenir ensuite, par exemple.

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© Groupe Eyrolles, 2005

Avant-propos

Ubu-2009.book Page 3 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Le chapitre 13 traite de la personnalisation de votre station Ubuntu.
C’est en fait un complément aux chapitres 4 et 7.
Le chapitre 14 concerne l’utilisation de la console. Ce chapitre est tout à
fait facultatif mais répond à une demande de nombreux lecteurs.
Enfin, si vous désirez poursuivre l’aventure, le chapitre 15 est un point
de départ pour l’univers merveilleux d’Ubuntu.
L’annexe A propose des informations utiles pour faire cohabiter Linux et
Windows sur un même ordinateur. Si vous êtes dans ce cas de figure, il
est recommandé de la lire en parallèle avec le chapitre concernant l’installation.
L’annexe B décrit les fonctionnalités serveur d’Ubuntu et vous propose
de créer votre propre serveur web afin d’héberger un blog.
Pour finir, l’annexe C répond aux questions susceptibles d’être posées
par des débutants en matière de sécurité sous Linux.
Un rêve de Mark Shuttleworth
Ubuntu est un mot, une valeur, une communauté et un projet. Mais
avant d’être tout cela, c’était le rêve d’un homme, Mark Shuttleworth.
Né le 18 septembre 1973, le Sud-Africain Mark Shuttleworth devient, en
parallèle avec ses études de finances et de management, développeur
Debian, un projet visant à créer un système d’exploitation libre universel.
En 1995, il fonde Thawte, société spécialisée dans la sécurité sur
Internet. Thawte est revendue en 1999 à Verisign, assurant à Mark une
aisance financière considérable jusqu’à la fin de ses jours... ou lui donnant la possibilité de réaliser ses rêves les plus fous, au choix.
Il crée alors la fondation Shuttleworth, dans le but de promouvoir l’éducation et l’apprentissage chez les jeunes Sud-Africains.
Le 25 avril 2002, après avoir payé son billet, Mark Shuttleworth devient
le deuxième touriste de l’espace et passe une semaine à réaliser des
expériences scientifiques dans la station spatiale internationale.
Enfin, en 2004 il fonde Ubuntu, distribution basée sur Debian, système
informatique simple, gratuit, libre et performant, un système fait par
des êtres humains pour des êtres humains.
Aujourd’hui, Mark vit à Londres, d’où il coordonne le projet Ubuntu via
la société Canonical. Il continue à se rendre aux conférences de développeurs et, bien qu’il se déplace en jet privé, continue à programmer
lui-même certains aspects d’Ubuntu.

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Accès libre – Ubuntu

Ubu-2009.book Page 4 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Lecture à plusieurs niveaux
Nous avons souhaité écrire un livre qui puisse être lu sur plusieurs
niveaux. Le premier niveau, purement technique, permet aux utilisateurs débutants ou peu sûrs de simplement suivre les instructions, pas à
pas, sans qu’il soit besoin de comprendre les explications données.
Dans un deuxième niveau, nous entrons dans des explications plus
détaillées justement, pour les curieux. Pourquoi est-ce comme cela ?
Comment faire ceci ? Quelle est la signification de telle commande ?
En troisième niveau, nous tentons de transmettre notre passion avec des
notes et des explications concernant Ubuntu et la communauté du logiciel libre de manière plus générale. Qu’est-ce qu’un logiciel libre ?
Quelle est l’histoire d’Ubuntu ?
Enfin, en dernier niveau, le plaisir et l’amusement permanent que nous
avons à écrire sur un sujet qui nous tient tant à cœur. Ubuntu et le logiciel libre nous amusent et c’est pourquoi, chacun à notre façon, nous y
contribuons.
Puisse ce livre vous transmettre une infime partie de ce bonheur qui est
le nôtre.

Remerciements
Pour la première édition, les auteurs tiennent à remercier Muriel Shan
Sei Fan, notre éditrice sans qui ce livre n’aurait jamais vu le jour, mais
aussi toute l’équipe Eyrolles : Patrick Tonnerre, Jean-Marie Thomas et
Nat Makarévitch, qui ont passé un temps considérable et fait un travail
de relecture remarquable. Qu’il nous soit permis de les remercier ici pour
leurs bons conseils, ainsi que Thierry Stoehr (http://formats-ouverts.org/)
pour sa minutieuse relecture. Et bien sûr, Gilles Fabio et Nicolas Perriault ont procédé à d’énormes ajouts et remaniements : que serait ce
livre sans eux ! Merci également à David Larlet pour ses remarques et
critiques pertinentes ainsi qu’à Julien Rottenberg qui a grandement participé à la critique de la première édition.
Pour la seconde édition, l’auteur tient à remercier spécialement Muriel
Shan Sei Fan, pour sa confiance, et Roland Mas qui a fait un travail de
relecture incroyable, nous démontrant à chaque instant le perfectionnisme d’un développeur Debian !

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© Groupe Eyrolles, 2005

Un merci tout particulier à Anthony Carré et Jean-Michel Webbe, respectivement Yekcim et Racoon97 sur Ubuntu-fr. Non contents d’aider
les débutants sur les forums et d’animer deux magnifiques sites consacrés
à Ubuntu, ils ont été une chaleureuse source de conseils, de réponses à
certaines questions et de captures d’écran afin d’illustrer ce livre.

Avant-propos

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*

http://yeknan.free.fr/

*

http://blog.racoon97.net

La troisième édition de ce livre a été rendue possible par la rapidité et le
courage de Kiki Novak, qui s’est lancé à corps perdu dans une course
contre la montre. Un grand merci également à Karine Joly pour son soutien.
Merci aussi à tous les lecteurs des éditions précédentes qui nous ont fait
part de leurs critiques, des fautes et de leurs conseils. Les nombreuses
critiques positives nous ont vraiment fait plaisir et donné envie de continuer. Les critiques négatives nous ont motivés et poussés à nous surpasser.
Enfin, ce livre n’aurait évidemment pas eu de raison d’être sans le travail
de l’équipe Ubuntu. Un grand merci et bravo à Mark Shuttleworth pour
son projet Ubuntu et la préface de ce livre ainsi qu’à tous les contributeurs Ubuntu. Merci à Benjamin Mako Hill et Sébastien Bacher pour
leur soutien.
Les communautés Ubuntu, Gnome-fr et Ubuntu-fr sont fantastiques.
Merci à tous les participants, forumeurs, blogueurs, rédacteurs de documentations, traducteurs et autres contributeurs de tout poil.
À eux, ainsi qu’à tous ceux que nous ne pouvons citer par manque de
place : merci !

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chapitre

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Ubu-2009.book Page 7 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

La Découverte

SOMMAIRE

Certes, nous sommes impatients de mieux connaître Ubuntu,
mais ne gâchons pas les préliminaires et prenons le temps de
découvrir petit à petit les choses.

*

L’ordinateur démystifié

*

Un monde libre

*

Le projet Ubuntu

*

Conseils
MOTS-CLÉS

*
*
*
*
*

© Groupe Eyrolles, 2005

ordinateur
programme
système d’exploitation
code source
cohabitation

Accès libre – Ubuntu

Ubu-2009.book Page 8 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Au commencement...
Le Savoir et la Connaissance restèrent longtemps enfermés dans de
hautes tours sombres autour desquelles croassaient de noirs corbeaux.
Une liturgie complexe et un langage incompréhensible les tenaient à
l’écart des regards impies. Le peuple ne devait pas apprendre à lire, ne
connaissait pas le latin et restait dépendant de ceux qui possédaient le
Savoir, se contentant d’adorer les icônes qu’on lui présentait, accomplissant mécaniquement les rites qu’on lui imposait. Puis vint la Renaissance... Le Monde soudain s’agrandit. Le Savoir commença de se
propager, le peuple put y puiser des idées mais aussi y contribuer. La
Science devint une marche inexorable vers le progrès, inventant l’avion,
la fusée et l’ordinateur.
Outil à la logique interne très compliquée, l’ordinateur était préservé de
la compréhension du commun des mortels par des commandes complexes et un langage obscur.
Les humains ne devaient ni comprendre, ni faire preuve d’autonomie
face à leur clavier, restant dépendants de leur antivirus, se contentant
de cliquer sur les icônes qu’on leur présentait, accomplissant mécaniquement les actions qu’on leur imposait.
Puis vint Ubuntu...

L’ordinateur démystifié
Tout au long des pages qui suivent, nous allons apprendre ensemble à
installer, utiliser et maîtriser le système d’exploitation Ubuntu sur un
ordinateur. Il est donc utile, quoique facultatif, d’en apprendre un peu
plus sur le susdit « ordinateur ».

Les programmes
Lorsque nous achetons un ordinateur, c’est dans le but de réaliser certaines actions, comme dialoguer avec des amis à l’autre bout du monde,
écrire et mettre en page des documents, retoucher des photos...
Chaque action est réalisée par ce qu’on appelle un « programme » ou
« logiciel » (les deux termes sont synonymes). Traditionnellement,
chaque logiciel a une fonction bien précise. Par exemple, Microsoft
Word, OpenOffice.org Writer et Abiword sont trois logiciels qui font
office de traitement de texte, vous ne les utiliserez pas pour visionner
une vidéo ou pour surfer sur Internet.

8

© Groupe Eyrolles, 2005

1 – La Découverte

Ubu-2009.book Page 9 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Le système d’exploitation : Windows, Linux...
Le système d’exploitation (Operating System en anglais, ou OS) est en
fait un programme central dont la fonction est celle du manager d’une
société : tout seul il ne fait rien, mais c’est lui qui coordonne le travail des
autres pour que tout fonctionne efficacement.
Un logiciel ne tourne donc pas directement sur un ordinateur, il passe
par l’intermédiaire d’un système d’exploitation. De cette manière, plusieurs logiciels peuvent tourner simultanément sur la même machine.
Microsoft Windows est le système d’exploitation le plus courant auprès
du grand public ; Linux est un autre exemple de système d’exploitation,
qui commence lui aussi à conquérir le grand public.

CULTURE Le projet GNU
En règle générale, les logiciels fournis avec une
distribution Linux sont issus du projet GNU. Pour
être exact, il faudrait donc parler d’une distribution GNU/Linux.
Dans la suite de l’ouvrage, et sans précision particulière de notre part, nous emploierons par
convention le terme Linux pour désigner une
distribution GNU/Linux.
* http://gnu.org/

Encore une fois, le système d’exploitation, tout comme un vrai manager,
ne peut rien faire tout seul. Linux seul aurait peu d’utilité. Pour cette
raison, il est fourni avec une panoplie de logiciels. L’ensemble forme
alors une « distribution », dite GNU/Linux.

Un ordinateur
Un ordinateur, au fond, ce n’est qu’une grosse boîte de plastique, de silicium et de cuivre qui, sans courant électrique, se révèle aussi utile qu’un
presse-papier domestique. D’un tempérament calme et inoffensif, on ne
relève à ce jour aucun cas d’attaque d’ordinateur sur un être humain.
Si on ouvre un ordinateur, on trouve une série de composants, chacun
ayant son utilité propre.

Le processeur
Le plus petit mais aussi le plus important des composants. C’est le cerveau de l’ordinateur, il effectue tous les calculs. Un processeur possède
une vitesse de calcul, mesurée en Mégahertz (MHz). Les processeurs
modernes ont une vitesse comprise entre 1 Gigahertz (1 000 MHz) et 3
Gigahertz (3 000 MHz).
En théorie, un processeur de 300 MHz est suffisant pour faire tourner
Ubuntu. Cependant, pour une expérience optimale, nous vous conseillons au minimum un processeur de 700 MHz. Notez que si votre
ordinateur est assez puissant pour faire tourner Windows XP, alors
Ubuntu tournera sans problème !

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9

Accès libre – Ubuntu

Ubu-2009.book Page 10 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

TECHNIQUE Avoir plus de mémoire

La mémoire vive (RAM)

La RAM est un composant essentiel au bon
fonctionnement d’un ordinateur. D’ailleurs,
plus la quantité de RAM est grande, plus les
performances de l’ordinateur sont bonnes. Or
cette mémoire est onéreuse. D’où l’idée de
faire croire à l’ordinateur qu’il dispose d’une
grande mémoire vive en utilisant la mémoire
virtuelle. Celle-ci consiste à faire passer une
partie du disque dur comme étant de la RAM.
Cette technique permet à l’ordinateur de
charger de plus gros fichiers et des programmes de grande taille.
Cependant, la mémoire virtuelle est beaucoup
plus lente que la RAM. On peut donc charger
de plus gros fichiers (ou plus de petits) mais
cela se traduit par une perte de performances
non négligeable.

La mémoire vive, aussi appelée RAM (Random Access Memory), est la
mémoire à court terme de l’ordinateur. Il s’agit de composants électroniques sur lesquels sont stockés les instructions et les données nécessaires à
l’exécution des programmes. Un logiciel ne peut être exécuté à partir de
données stockées sur un disque dur, il faut que les données soient
copiées en RAM.

TECHNIQUE Comprendre la mémoire
Le terme « mémoire » étant employé tant
pour le disque dur que pour la RAM, il est parfois difficile de s’y retrouver.
Une astuce pour ne pas les confondre est de
se rappeler que la RAM est la mémoire à
court terme. C’est équivalent à la mémoire
que vous employez lorsque vous essayez de
retenir un numéro de téléphone avant de le
composer. Cette mémoire est effacée à
chaque fois que votre ordinateur est éteint.
Le disque dur, lui, contient la totalité de vos
informations. Il s’agit physiquement d’un vrai
disque qui tourne sur lequel un bras vient lire
les 1 et les 0. Le disque est donc beaucoup
plus gros et plus lent. Il est aussi plus fragile :
si le bras vient à physiquement rayer le
disque, toutes les données présentes sont perdues. On parle alors de « crash disk ».
À noter que l’on parle de plus en plus de SSD,
Solid State Disk, qui sont des disques durs où
il n’y a plus de réel disque tournant, mais où
les 1 et les 0 sont stockés électroniquement.
L’absence de pièce mécanique (le disque qui
tourne) rend les SSD plus rapides et moins fragiles. Cependant, ils restent encore très chers.
D’un strict point de vue utilisateur, les seules
différences que vous verrez si vous achetez un
ordinateur avec un disque SSD sont : démarrage et accès plus rapide aux fichiers, ordinateur qui chauffe moins, risque de crash disk
atténué, prix nettement supérieur.

10

La quantité de RAM se mesure en méga-octets (Mo). Un ordinateur
moderne possède entre 512 Mo et 4 Go de RAM. Ubuntu peut fonctionner avec 64 Mo de RAM. Néanmoins, nous vous conseillons un
minimum de 384 Mo pour une utilisation réellement optimale.

Le disque dur
Le disque dur est la mémoire perpétuelle d’un ordinateur, une gigantesque armoire de rangement. C’est sur le disque dur que seront stockés
vos données, vos documents, vos photos, ce qui en fait la pièce la plus
importante à préserver. La taille d’un disque dur se mesure en gigaoctets (Go). Un ordinateur moderne possède un disque dur d’une capacité comprise entre 40 Go et 2 To.
Ubuntu a besoin, pour fonctionner pleinement, de 4 Go. Si vos documents occupent moins de 2 Go, vous pouvez théoriquement vous satisfaire d’un disque dur de 6 Go. Mais vous désirerez sans doute au cours
du temps installer des programmes supplémentaires (pour ajouter des
fonctionnalités à votre système Ubuntu) ; comptez donc plus large en
termes d’espace disque.

La carte son, le modem, le reste...
Pour pouvoir communiquer avec le monde réel, notre ordinateur a généralement besoin d’un composant particulier. Ainsi, la carte son transmettra un signal électrique que pourront comprendre vos enceintes, la
carte graphique un signal à destination de l’écran, le modem communiquera sur une ligne téléphonique et ainsi de suite.
Voilà, finalement ce n’est pas bien compliqué un ordinateur.

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1 – La Découverte

Ubu-2009.book Page 11 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Un monde libre
La distribution Ubuntu n’est pas un bloc monolithique. Il s’agit en fait
d’une sélection diversifiée de logiciels principalement libres assemblés et
empaquetés dans un seul produit appelé Ubuntu. Mais la valeur d’Ubuntu
est bien plus que la simple somme de chacun de ses composants. Tout
comme l’Humanité.
CULTURE Origine du mot Ubuntu
Ubuntu est un mot africain qui n’a pas d’équivalent direct en français. Il pourrait se
traduire, selon la région d’Afrique, par « l’Humain faisant un tout avec les autres »,
« la générosité qui différencie l’Homme de l’animal », « l’Humanité ».

Remontons à la source
Pour construire un logiciel, les programmeurs écrivent ce qu’on appelle
du « code source ». Ce code est ensuite « compilé » en utilisant un programme appelé « compilateur », pour être transformé en une suite d’instructions compréhensibles par le microprocesseur. Le fruit de cette
compilation est appelé « binaire », et sa forme dépend du type de plateforme pour laquelle il a été compilé. La plupart des programmes que
vous utilisez sont sous forme binaire, seule forme sous laquelle ils peuvent être compris de l’ordinateur.
À partir du code source, il est très facile de réaliser un binaire. L’opération
inverse n’est pas possible, en revanche, sinon au prix de manipulations
extrêmement compliquées et réservées à des utilisateurs très avancés.

TECHNIQUE Le code source
Le code source d’un logiciel peut être vu
comme une recette de cuisine. Il est très facile
pour un cuisinier de transformer une recette
en un plat préparé, de modifier une recette,
de l’adapter. Par contre, il est presque impossible, à partir d’un simple plat préparé, de
deviner la recette utilisée. Sans la recette, on
ne peut que manger ce qu’on nous donne, en
faisant confiance au cuisinier, et essayer d’en
déduire les ingrédients utilisés à partir des différentes saveurs.

UN PEU D’HISTOIRE Le compilateur

À ce propos, les sourcils se froncent : mais si on utilise un programme (le compilateur)
pour compiler les programmes, comment a-t-on bien pu compiler le premier compilateur ?
Excellente question... C’est bien entendu la question classique de l’œuf et de la poule
appliquée en informatique, et que l’on appelle aussi bootstrap.
La réponse sort un peu du cadre de ce livre, mais sachez simplement que, historiquement, les programmeurs écrivaient directement en langage machine (c’est d’ailleurs
encore possible aujourd’hui).
Le premier compilateur était une liste d’instructions sur papier dont le programmeur
se servait pour traduire, à la main, son code en langage machine. Jusqu’à ce jour de
1951 où Grace Hopper, la première à avoir utilisé le mot « bug » dans le domaine
informatique, décida d’écrire un programme qui traduirait automatiquement son
code. Le compilateur informatique était né.

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Accès libre – Ubuntu

Ubu-2009.book Page 12 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

La majorité des logiciels vendus dans le commerce sont ce qu’on appelle
des « logiciels propriétaires ». Seule leur forme binaire est fournie, leur
code source n’est pas disponible et vous n’avez que des droits limités.
Vous ne pouvez par exemple pas modifier un logiciel, en faire une copie
pour un ami ni même l’utiliser dans un cadre différent que celui prévu
par sa licence.
À SAVOIR
Libre ne signifie pas gratuit
Contrairement à une croyance populaire, un
logiciel libre n’est pas nécessairement gratuit.
En effet, rien n’interdit à un commerçant de
vendre un logiciel libre, du moment qu’il concède les quatre libertés fondamentales à son
client.
Remarquons aussi qu’un fournisseur de logiciel n’est tenu de fournir les sources de son
programme qu’aux personnes l’utilisant effectivement. Il n’y a donc aucune obligation de
publier le code source sur Internet.

Par opposition, presque tous les logiciels contenus dans Ubuntu sont des
« logiciels libres ». Un logiciel libre est un logiciel pour lequel vous disposez des droits suivants, au nombre de quatre :
• le droit d’utiliser le programme sans restriction et ce, pour n’importe
quel usage (y compris commercial) ;
• le droit de (re)distribuer le programme ;
• le droit d’étudier le programme, et donc d’avoir accès à son code
source ;
• le droit de modifier le programme.
Les deux derniers points nécessitent un accès au code source, d’où
l’appellation « Open Source », et la notion d’ouverture de code.
Concrètement, un logiciel libre peut par exemple être amélioré ou corrigé par toute personne sachant programmer, contrairement à un logiciel
propriétaire que seule la société d’origine peut modifier.

Ensemble, avec Debian
En 2002, le milliardaire et philanthrope sud-africain Mark Shuttleworth réalise le rêve de sa vie et devient, lors d’un vol dans la Station
spatiale internationale, le premier « citoyen africain » dans l’espace et le
second touriste de l’espace. Cet humaniste passionné d’informatique
devient ainsi un des rares privilégiés à avoir pu embrasser notre planète
d’un regard.
Il décide alors de financer et de participer lui-même au développement
d’un système d’exploitation « par des humains, pour des humains ». Ce
projet sera basé sur la distribution Debian, un système d’exploitation
libre développé par plusieurs centaines de bénévoles à travers le monde
et reposant lui-même sur le projet GNU et sur le noyau Linux.
Fin des années 1990, Mark Shuttleworth fit partie du projet Debian
comme développeur. Il en connaît donc les ficelles et la grande qualité
technique. Cependant, Debian reste trop complexe. L’installer et en
comprendre les rouages requiert une grande connaissance technique,
une compréhension intrinsèque des mécanismes du système. C’est là
que réside le défi : créer un système d’une grande qualité et d’une grande
stabilité accessible à tous : Ubuntu.
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1 – La Découverte

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CULTURE Debian et Ubuntu, des systèmes internationaux
En 1984, l’Américain Richard Stallman fonde le projet GNU (acronyme de Gnu is Not
Unix), ayant pour but de réaliser un système complet et utilisable entièrement composé de logiciels libres. Le projet est un succès mais il leur manque la pièce maîtresse,
le noyau du système d’exploitation.
Ce noyau sera apporté en 1991 par le Finlandais Linus Torvalds, qui lui donnera le
nom de Linux. Différentes distributions de GNU/Linux verront alors le jour, souvent
commerciales et liées à une société particulière. En 1993 est fondé le projet Debian
(du nom de ses fondateurs, Debra et Ian Murdock), une distribution GNU/Linux développée par des volontaires et reposant sur un système démocratique.
Aujourd’hui, le projet Debian (http://www.debian.org/) compte plus d’un millier de
développeurs de tous les continents et est unanimement reconnu pour sa grande stabilité et ses qualités techniques.
C’est sur ces bases que Mark Shuttleworth fondera Ubuntu, en engageant ou se
basant sur le travail de développeurs français, anglais, américains, australiens, japonais, belges... Lorsqu’on pose la question de savoir de quel pays est issu le projet
Ubuntu, il n’est donc d’autre réponse que « La Terre ».

Le projet Ubuntu aujourd’hui
Le projet Ubuntu est actuellement financé et maintenu par la fondation
Ubuntu, créée par Mark Shuttleworth et dotée d’une mise initiale de 10
millions de dollars. La société Canonical, fondée par le même Mark
Shuttleworth, s’occupe quant à elle du support commercial et de la certification d’Ubuntu.
Ubuntu suit un cycle de développement programmé. Une nouvelle version est prévue tous les six mois, donc deux versions par an. Ces versions
sont numérotées par l’année et le mois de la date de sortie. Ainsi,
Ubuntu 8.04 est sortie en avril 2008, Ubuntu 8.10 en octobre 2008 et
Ubuntu 9.04 en avril 2009.
La version fournie avec ce livre est la 9.04, sortie le 23 avril 2009, aussi
appelée « Jaunty Jackalope ». Elle continuera de recevoir des mises à jour
de sécurité pendant 18 mois.

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À RETENIR Canonical et Ubuntu
Durant la première moitié de 2004, Mark
Shuttleworth fonde la société Canonical, avec
pour objectif de créer Ubuntu.
Dans le plus grand secret, des développeurs
sont embauchés, des bêta-testeurs sont
recrutés et en octobre 2004 la première version de la distribution Ubuntu se révèle au
grand public.
Cependant, Mark Shuttleworth souhaite
insister sur le travail philanthropique et non
commercial qui constitue, selon lui, le cœur
du projet Ubuntu. C’est pour cette raison que
la fondation Ubuntu est créée en juillet 2005.

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Accès libre – Ubuntu

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CULTURE Les noms des versions Ubuntu : exotiques et expressives
Outre le numéro, il est de coutume de baptiser chaque version d’Ubuntu du nom d’un
animal et d’un adjectif s’y rapportant, les deux mots devant commencer par la même
lettre. Ce surnom folklorique n’a rien d’officiel mais est néanmoins couramment
employé par les membres de la communauté.
Ainsi, la première version, la 4.10, fut nommée Warty Warthog, ce qui peut se traduire par « phacochère pustuleux », pour bien marquer qu’il s’agissait de la première
version, avec tous les défauts que cela comporte. La 5.04 était Hoary Hedgehog, le
hérisson avec des cheveux blancs, pour marquer l’expérience acquise. La 5.10,
fournie avec la première édition de ce livre, s’intitulait Breezy Badger, le blaireau dans le
vent. À vous d’interpréter. La 6.06 (deuxième édition du livre) était Dapper Drake,
le canard pimpant, pour illustrer la finition et l’excellence de la première version LTS.
Depuis, Ubuntu n’a pas dérogé à cette règle en baptisant les versions successives
Edgy Eft (salamandre nerveuse), Feisty Fawn (faon téméraire), Gutsy Gibbon
(gibbon fougueux), Hardy Heron (héron robuste, une version LTS), Intrepid Ibex
(bouquetin intrépide) et, pour la présente, Jaunty Jackalope, le jackalope enjoué (le
jackalope étant un animal imaginaire américain à mi-chemin entre le lièvre et l’antilope).

Une kyrielle de buntu : Ubuntu, Kubuntu,
Xubuntu, Edubuntu, etc.
Lorsque vous êtes sur un système Ubuntu, vous utilisez l’environnement
de travail GNOME. C’est GNOME qui fournit le bureau, le gestionnaire de fichiers et la majorité de vos programmes.
Cependant, un autre environnement de travail extrêmement populaire
est KDE. Des adeptes de KDE ont donc créé une version d’Ubuntu ne
reposant pas sur GNOME mais sur KDE, version appelée naturellement « Kubuntu ». Cette version a rencontré tellement de succès qu’elle
est supportée officiellement par la fondation Ubuntu.

*

http://kubuntu.org/

*

http://xubuntu.org/

*

http://edubuntu.org/

Edubuntu est une version d’Ubuntu spécialisée dans les logiciels éducatifs. Elle est particulièrement adaptée aux enfants et aux écoles.

*

http://ubuntustudio.org/

Ubuntu Studio est une distribution adaptée à la création multimédia, dans
les domaines audio, graphique et vidéo.

*

http://mythbuntu.org/

14

En dehors des deux environnements de travail populaires GNOME et
KDE, il existe des environnements plus légers, tel XFCE. C’est donc
tout naturellement qu’est né le dérivé Xubuntu, Ubuntu avec l’environnement XFCE.

Mythbuntu facilite l’installation de MythTV, un logiciel qui permet de
transformer votre PC en magnétoscope numérique et en véritable centre
de divertissement multimédia.
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1 – La Découverte

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FOLKLORE Les différents environnements graphiques : GNOME, KDE, XFCE
GNOME et KDE sont les deux environnements de travail (desktop en anglais) les plus
populaires. Ils poursuivent une approche radicalement différente. GNOME se veut
extrêmement simple. Les options sont limitées au strict minimum. Une application
GNOME se doit de fonctionner un point c’est tout. KDE au contraire préfère donner
un contrôle total à l’utilisateur en fournissant une myriade d’options.
Bien que les deux communautés soient très amicales et soudées, il fait partie de la
tradition de critiquer « l’adversaire ». Cette émulation a également permis aux deux
projets de se surpasser, proposant à l’heure actuelle deux environnements d’une qualité époustouflante.
À cela est venu se rajouter un challenger, XFCE. KDE et GNOME ont en effet le gros
désavantage de nécessiter des ordinateurs puissants et modernes. XFCE a donc choisi
une approche simplifiée permettant à cet environnement de tourner sur des
machines plus anciennes.
*

http://gnome.org/

*

http://kde.org/

*

http://www.xfce.org/

Ainsi, les distributions dérivées d’Ubuntu ne se comptent plus : Ubuntu
Netbook Remix pour ordinateurs ultraportables, Gobuntu pour les purs et
durs de l’Open Source qui ne tolèrent la présence d’aucun composant propriétaire sur leur système, différentes versions spécialisées pour téléphones
mobiles et autres systèmes embarqués, déclinaisons diverses et variées
pour à peu près tous les gestionnaires de fenêtres existants (comme
Fluxbox ou Enlightenment), sans oublier des versions taillées sur mesure
pour les utilisateurs chrétiens (Ubuntu Christian Edition), musulmans
(Ubuntu Muslim Edition) et même satanistes (Ubuntu Satanic Edition).
Le site d’Ubuntu offre une page comportant un recensement exhaustif de
toutes les déclinaisons existantes.

*

http://www.ubuntu.com/products/
whatisubuntu/derivatives/

Malheureusement, il n’était pas possible de décrire en détails tous ces
dérivés dans un seul livre. Nous avons donc choisi de nous concentrer sur
Ubuntu et l’environnement GNOME mais nous ne pouvons que vous
conseiller de tester les autres environnements afin de vous faire une opinion. L’installation d’un autre environnement est heureusement très facile.

Derniers conseils
Voilà, nous avons bouclé les bagages, mais n’avons-nous pas oublié la
crème solaire ? L’antimoustique ? Une bonne dose de bonne humeur et
quelques heures de temps libre suffiront amplement.

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Accès libre – Ubuntu

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Cohabitation de plusieurs systèmes d’exploitation
Au fil de ces pages, nous allons installer Ubuntu sur un ordinateur et
apprendre à l’utiliser. Deux cas de figure se présentent à nous : installer
Ubuntu sur un ordinateur vierge ou bien installer Ubuntu de sorte qu’il
réside sur le même disque qu’un autre système d’exploitation comme
Microsoft Windows.
TECHNIQUE Dualboot, multiboot,
double amorçage
Lors de son démarrage, et après quelques
tests matériels, l’ordinateur va exécuter un
lanceur de système d’exploitation communément appelé bootloader (chargeur d’amorçage). C’est ce dernier qui est en charge de
lancer le système d’exploitation (l’opération
peut être complexe et varier d’un système à
l’autre). GRUB et LILO, deux chargeurs
d’amorçage très largement répandus dans le
monde Linux, savent lancer une multitude de
systèmes et permettent à l’utilisateur de
choisir lequel lancer lorsque plusieurs systèmes sont installés sur la machine. On parle
de dualboot ou multiboot.

Tout comme il est impossible d’imaginer deux managers s’occupant, de
manière différente, d’une unique société, il est bien entendu que deux
systèmes d’exploitation ne peuvent fonctionner en même temps sur le
même ordinateur. Heureusement, il est possible de les installer en parallèle. Au démarrage de l’ordinateur, nous devrons alors indiquer quel système nous souhaitons utiliser, le second restant endormi et inactif
jusqu’au prochain démarrage.
Pour les lecteurs utilisant actuellement un autre système d’exploitation
que Ubuntu, il est donc nécessaire de faire un choix : abandonner complètement son système actuel pour installer uniquement Ubuntu ou
bien, plus raisonnablement, installer Ubuntu en parallèle avec le système
actuel.
Garder votre ancien système d’exploitation en parallèle est certainement
la solution la plus rassurante. Selon les besoins, vous pourrez à tout
moment revenir vers le système auquel vous êtes habitué.

La curiosité, une qualité... pour oser changer
Comme nous l’avons vu, les logiciels sont spécifiques à un système
d’exploitation. La principale difficulté quand on change de système
d’exploitation est donc de s’habituer à ces nouveaux programmes, de
changer un peu nos habitudes. Un tel changement nécessite donc une
certaine volonté personnelle et une grande humilité. Il va parfois nous
falloir réapprendre les bases, les connaissances si chèrement acquises sur
notre ancien système.
La tentation sera grande alors de redémarrer sur notre système d’exploitation familier, dont même les pires défauts faisaient partie de notre
quotidien. Ce faisant, nous réduirions à néant les efforts concédés à
l’installation d’Ubuntu, sans réellement donner sa chance à ce système.
Et puis, il reste tant de trésors à découvrir sous Ubuntu. Certes, le
chemin ne sera pas toujours facile. Il se peut que nous rencontrions des
problèmes. Qu’à cela ne tienne, nous les résoudrons, nous découvrirons
peut-être de nouvelles choses, guidés par notre curiosité.
Ubuntu, nous voilà !

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chapitre

2

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Migrer vers Ubuntu

SOMMAIRE

Dans l’Histoire, il est de ces événements qui impliquèrent un
déplacement massif des peuples et des populations, nécessitant
parfois d’importants changements de coutumes et d’habitudes.
Beaucoup voient dans ces migrations l’un des moteurs du
progrès.

*

Préparer sa migration

*

Tester sans risque avec un
CD live

*

Préparer son disque dur
MOTS-CLÉS

*
*
*
*
*
*
*

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CD vif
configuration réseau
BIOS
sauvegarde
ScanDisk
défragmentation
partitionnement

Accès libre – Ubuntu

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Migrer depuis Microsoft Windows
Si vous n’avez jamais utilisé Microsoft Windows et que l’ordinateur sur
lequel vous voulez installer Ubuntu est vierge, vous pouvez vous contenter de parcourir très rapidement ce chapitre, excepté peut-être les
remarques concernant le matériel.
Microsoft Windows étant le système d’exploitation le plus répandu
auprès des particuliers, nous allons étudier en détail les techniques et
astuces pour faciliter la transition depuis ce système.
Cependant, les concepts abordés ici ne sont pas tous spécifiques à Windows, et certains pourront être utilisés même par les personnes qui
migrent depuis un autre système comme Mac OS X, Solaris...

Bien préparer sa migration
Techniquement, une migration ne représente rien de bien compliqué.
La vraie difficulté réside dans la perception psychologique, malheureusement trop souvent négligée des techniciens.
Migrer vers un nouveau système présente certes l’attrait de la nouveauté
mais réserve surtout une part de mystère et d’inconnu. Une bonne préparation, tant technique que mentale, est donc indispensable. Un programme de préparation progressive incluant 20 pompes tous les matins,
un jogging quotidien, un régime sain et équilibré n’est peut-être pas
nécessaire, mais ça ne peut pas faire de tort.
Il est important de noter que le CD d’installation d’Ubuntu est en fait
un CD vif (Live CD), permettant de tester le système de manière non
destructive (sans l’installer physiquement sur le disque dur) en toute
sérénité, ce que nous détaillerons ensemble un peu plus loin.

Volonté
ANECDOTE Vous avez dit motivation ?
La motivation pour débuter sur un système
Linux varie d’un individu à l’autre.
Des études ont montré qu’une migration massive dans certaines entreprises se passe généralement mieux si la migration en question est
expliquée aux employés par une femme ayant
l’air de trouver Linux facile...

20

Dans la liste des indispensables à une bonne migration, on trouve à la
première place la volonté. La transition n’est pas sans effort et, sans
motivation, elle est irrémédiablement vouée à l’échec. En effet, sans une
certaine bonne volonté, il est toujours possible de trouver des défauts,
des obstacles. Si un candidat à la migration vous présente tous les problèmes possibles avant même de commencer, rien ne sert de continuer.
Mieux vaut attendre qu’il soit dans un état d’esprit plus ouvert. Une
migration peut faire parfois surgir des problèmes imprévus et prendre
donc plus de temps que ce qui est planifié. Se lancer dans l’installation
d’Ubuntu une semaine avant la remise d’un rapport important ou lors
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2 – Migrer vers Ubuntu

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d’une période de stress intense n’est donc pas spécialement recommandé, ou du moins réservé aux amateurs de sensations fortes.
Mettons toutes les chances de notre côté et abordons Ubuntu calme et
détendu, le sourire aux lèvres.

Établir une liste du matériel utilisé
En première étape d’une migration, il est important de se renseigner sur
le matériel qui compose notre ordinateur. La plupart des composants
internes aux ordinateurs personnels modernes sont supportés nativement par Ubuntu, c’est-à-dire qu’ils fonctionneront sans problème et
sans intervention humaine, mais établir une liste exhaustive du
« hardware » est malgré tout chaudement recommandé.
Sous Windows XP, vous trouverez une aide précieuse dans Panneau de
Configuration>Système>Matériel>Gestionnaire de Matériel . On notera
particulièrement la marque et le modèle de la carte graphique, le modem
(si nécessaire), la carte son, l’imprimante et tout autre périphérique un
peu exotique.
Rassurez-vous, en règle générale, rares sont les personnes qui rencontrent de gros problèmes. Avec un peu de chance, toute cette étape aura
été parfaitement inutile.

RESSOURCES Ubuntu sur un portable
L’un des buts d’Ubuntu est un support irréprochable des ordinateurs portables. Le wiki officiel d’Ubuntu et celui de la communauté des
utilisateurs francophones tentent de dresser
la liste des différents portables avec un rapport du fonctionnement d’Ubuntu sur ces
machines. Si votre machine ne fait pas partie
de cette liste, une recherche sur Google
« Linux+marque du portable+numéro de
modèle » vous renverra généralement des
résultats pertinents.
* http://doc.ubuntu-fr.org/materiel/
liste_portables
* https://wiki.ubuntu.com/
HardwareSupportMachinesLaptops

Deux types de matériel peuvent cependant poser des problèmes : les
imprimantes et modems bon marché, aussi connus sous le nom de
« Winprinters » et « Winmodems ».
Si vous avez la possibilité de vous connecter à Internet via un câble
réseau, soit parce que votre modem externe le supporte, soit parce que
vous êtes sur un réseau interne, préférez cette solution.
Si vous utilisez une carte sans fil (wireless), il est certainement utile de
vérifier le fonctionnement de cette carte sous Ubuntu ; le site web
d’Ubuntu tient à jour une liste des cartes sans fil compatibles :
*

https://help.ubuntu.com/community/WifiDocs/WirelessCardsSupported

Cette étape préliminaire d’inventaire du matériel pourra vous faire
gagner beaucoup de temps par la suite.

Noter la configuration réseau

RESSOURCES Informations sur les
Winmodems et Winprinters
Pour plus d’informations sur les Winmodems,
nous vous invitons à visiter, comme point de
départ, les deux pages suivantes :
* http://www.linmodems.org/
* http:/www.lea-linux.org/
documentations/index.php/
Driver:Oldrub%3D71
En ce qui concerne les Winprinters, vous
pouvez vérifier votre imprimante sur le site :
* http://www.linuxfoundation.org/en/
OpenPrinting
Si votre imprimante n’apparaît pas sur ce site,
c’est mauvais signe.

Si votre ordinateur Windows dispose d’une connexion à Internet via un
réseau, sans fil ou filaire, c’est une bonne idée de prendre note des paramètres de cette connexion pour pouvoir les copier à l’identique dans la
configuration d’Ubuntu.
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Accès libre – Ubuntu

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Les paramètres réseau nécessaires
Nous pourrions nous contenter de copier tous les chiffres sans les comprendre, mais tentons une brève explication. De quoi a besoin un ordinateur sur un réseau pour se connecter à Internet ? (voir figure 2–4, page 23).
1 Adresse IP : c’est l’adresse qui identifie notre ordinateur sur le réseau.

Elle est composée de 4 nombres compris entre 0 et 255. Exemple :
192.168.0.105. Cette adresse est soit fixée manuellement, soit attribuée automatiquement par un autre ordinateur du réseau appelé
« serveur DHCP ».
2 Masque de sous-réseau : cette information sert à expliquer quelles sont

les adresses qui font partie de notre réseau local (LAN pour Local
Area Network) et celles qui se trouvent à l’extérieur (Internet). C’est
un peu plus technique. Généralement, le masque est 255.255.255.0.
3 Passerelle (gateway en anglais) : généralement, nous ne sommes pas

directement reliés à Internet. Un seul ordinateur du réseau a un accès
direct vers l’extérieur. Cet ordinateur est appelé passerelle ou routeur
par défaut et nous devons signaler à notre ordinateur qu’il faut traverser la passerelle pour accéder à l’extérieur. Votre passerelle peut
très bien être la même machine que le serveur DNS, ou faire office
d’interface vers ce dernier.
4 DNS : tous les ordinateurs reliés à Internet disposent d’une adresse IP.

Cependant, en tant qu’être humain nous trouvons plus facile de retenir
des adresses du type www.eyrolles.com, qui contiennent ce que l’on appelle
le nom de domaine, ici eyrolles.com. Il existe donc des serveurs qui
doivent faire la correspondance entre les adresses IP et les noms de
domaines et leurs sous-domaines. En un mot, ces serveurs sont
chargés de répondre à la question « Quelle est l’adresse IP du site
www.eyrolles.com ? ». Il faut donc indiquer à notre ordinateur quels
serveurs DNS il doit utiliser. Il est possible que le serveur DHCP
précédent puisse nous fournir automatiquement ce renseignement.

Obtenir la configuration réseau depuis Windows XP
Pour savoir quelle est la configuration réseau de Windows, cliquez sur
Favoris réseau puis, dans le menu à gauche, sur Afficher les connexions
réseau. Enfin, cliquez droit sur l’icône Connexion au réseau local et
choisissez l’option Propriétés.

Figure 2–2
Figure 2–1

Favoris réseau dans Windows XP

22

Choisissons Connexion
au réseau local
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2 – Migrer vers Ubuntu

Ubu-2009.book Page 23 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Une boîte de dialogue s’ouvre alors. Dans cette boîte, il faut sélectionner
Protocole Internet (TCP/IP) et cliquer sur le bouton Propriétés juste en
dessous à droite.

Figure 2–3

La boîte de dialogue du réseau local

Une nouvelle boîte de dialogue apparaît (décidément, tout ce bazar
donne envie d’avoir un système un peu plus ergonomique, non ?). Cette
fenêtre contient toutes les informations que nous désirons.

Figure 2–4

Les propriétés de la connexion réseau
© Groupe Eyrolles, 2005

23

Accès libre – Ubuntu

Ubu-2009.book Page 24 Lundi, 27. juillet 2009 2:20 14

Si Obtenir une adresse IP automatiquement est cochée, c’est que vous
utilisez un serveur DHCP. C’est parfait, inutile de prendre note. Dans le
cas contraire, notez sur un papier l’adresse IP, le masque et la passerelle.
Même chose pour les serveurs DNS. Si la case Obtenir les adresses des
est cochée, tout sera automatique.
Sinon, notez le ou les deux serveurs DNS indiqués.
serveurs DNS automatiquement

Gardons précieusement le papier contenant ces informations, il nous
sera utile lors de l’installation d’Ubuntu.

Identifier son besoin : liste des logiciels utilisés
MÉTHODE La liste des logiciels installés
n’est pas forcément représentative
de leur utilisation effective
Identifier l’utilisation que nous avons d’un
ordinateur n’est en aucun cas lister les logiciels installés. En effet, nous voulons accomplir des tâches, et ces tâches seront peut-être
accomplies par un logiciel tout différent sous
Ubuntu. S’accrocher à un logiciel particulier
plutôt qu’à la tâche à accomplir est un sérieux
handicap lors d’une migration. Il n’est pas
rare non plus d’avoir des logiciels installés
dont, en fin de compte, on ne fait aucune
réelle utilisation.

Après tout, de quoi serait capable votre ordinateur sans logiciels ? Pas
grand chose assurément. Chaque individu a une utilisation différente de
son ordinateur et, en conséquence, utilise une panoplie de logiciels différente de celle de son voisin. Il est important d’identifier cette utilisation
personnelle.
Voici un petit truc pour bien réussir une migration.
Pendant une ou deux semaines d’utilisation normale de notre ordinateur
sous Windows, notons dans un tableau à 3 colonnes chacune des différentes tâches pour lesquelles nous utilisons notre ordinateur.
La première colonne comportera le nom de la tâche, la seconde le nom
du logiciel utilisé sous Windows et la dernière le nom du logiciel qui
remplit cette fonction sous Ubuntu.
En prenant le temps d’accomplir consciencieusement cette étape, nous
nous familiariserons avec le nom des logiciels utilisés sous Ubuntu mais
nous pourrons aussi éventuellement déceler des lacunes dans l’offre logicielle d’Ubuntu et nous pourrons décider en connaissance de cause si
nous souhaitons garder Windows en parallèle avec Ubuntu ou non.
ASTUCE Compléter la liste ainsi créée
Si vous ne connaissez pas le nom du logiciel qui vous permettra d’accomplir une
action donnée, par exemple la retouche de vos photos numériques, n’hésitez pas à
poser votre question sur un forum comme celui de Ubuntu-fr. Postez un message
simple expliquant que vous préparez une migration, que vous retouchez vos photos
avec SuperPhotoRetoucheur sous Windows et que vous aimeriez savoir si un logiciel
équivalent existe sous Ubuntu. Nul doute que vous recevrez pléthore de réponses
vous souhaitant la bienvenue dans la communauté et vous conseillant Gimp, réputé
être l’équivalent en logiciel libre du célèbre Adobe Photoshop.
*

http://forum.ubuntu-fr.org/

D. Robert, Gimp 2.6 – Débutez en retouche photo et graphisme libre,
Eyrolles, 2009

24

© Groupe Eyrolles, 2005

Les logiciels indispensables
Par bonheur, certains logiciels existent à la fois sous Ubuntu et sous
Windows. Commencer à apprendre l’utilisation de ces logiciels sous
Windows rendra notre migration nettement plus facile.
Les logiciels cités dans la présente section sont tous des logiciels libres
disponibles gratuitement sur Internet. D’une manière générale, nous les
recommandons chaudement à tous les utilisateurs de Windows, même
(surtout) si aucune migration n’est planifiée.

ASTUCE Une collection de logiciels
libres pour Windows
Le projet OpenDisc rassemble une panoplie de
logiciels libres pour Windows. C’est l’outil idéal
pour initier les utilisateurs invétérés de Windows
au logiciel libre. OpenDisc propose un choix
d’applications dans les domaines de l’Internet, de
la bureautique, de l’infographie, des utilitaires et
des jeux, le tout sur un seul CD téléchargeable.
*

http://www.theopendisc.com/

*

http://www.mozilla-europe.org/fr/firefox/

*

http://support.mozilla.com/fr/kb/

Mozilla Firefox, pour surfer sur le Web
Mozilla Firefox est un excellent navigateur web sûr et très rapide qui
remplace facilement Microsoft Internet Explorer.
Mozilla Firefox est le navigateur web par défaut sous Ubuntu.

T. Trubacz, Mozilla Firefox, Eyrolles, 2005
M. Grey, Mémento Firefox et Thunderbird,
Eyrolles, 2006

Mozilla Thunderbird, pour son courrier électronique
Parent de Firefox, Thunderbird est un excellent gestionnaire de courrier
électronique qui remplacera également très bien Microsoft Outlook
Express. Il est doté d’un filtre antispam très efficace et il est très sécurisé
ce qui, dans sa version Windows, le rend insensible à une grande majorité de virus. Dans les systèmes Linux, les virus écrits pour Windows n’ont
pas d’effet.

*

http://www.mozilla-europe.org/fr/products/
thunderbird/

*

http://support.mozilla.com/fr/kb/

D. Garance et al., Mozilla Thunderbird,
Eyrolles, 2005

D. Lucas, PGP & GPG, Assurer la confidentialité de ses e-mails et fichiers, Eyrolles,
2006

Sous Ubuntu, le lecteur de courrier électronique par défaut est Evolution. Néanmoins, si Evolution ne vous plaît pas, il est très facile d’installer Thunderbird, comme nous le verrons au chapitre 7.

OpenOffice.org, pour un équivalent de Word, Excel, Powerpoint...
OpenOffice.org est une suite bureautique complète comprenant un traitement de texte, un tableur, un outil de présentation, un outil de dessin
de diagrammes et un module de bases de données. OpenOffice.org est le
remplaçant idéal de Microsoft Office et de sa panoplie Word, Excel,
Powerpoint, Access.
OpenOffice.org 3.0.1 est installé par défaut avec Ubuntu 9.04.

Gimp, pour la retouche d’images et de photos
Gimp est un extraordinaire outil de retouche d’images, très puissant.
Comme tout logiciel de ce type, il est d’un abord un peu complexe mais
nul doute que nous nous y habituerons vite. Il remplace efficacement
Adobe Photoshop ou Paint Shop Pro et est installé par défaut avec
Ubuntu.
© Groupe Eyrolles, 2005

*

http://fr.openoffice.org/

S. Gautier et al., OpenOffice.org 3 efficace,
Eyrolles, 2009

CULTURE « Gimper » une image ?
Gimp s’est à ce point imposé comme indispensable dans le monde Linux que son nom est
devenu un verbe synonyme de « retoucher une
image » ou de « créer une nouvelle image ».
Il n’est pas rare d’entendre : « Je gimpe un peu
pour éclaircir la photo » ou « Je t’ai gimpé en
5 minutes une idée de logo pour ton
association ».
* http://gimp.org/

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2 – Migrer vers Ubuntu

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Accès libre – Ubuntu

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Pidgin, pour discuter sur MSN, Yahoo!, ICQ, AIM, Jabber, etc.
Pidgin (anciennement Gaim) est un logiciel de messagerie instantanée
compatible avec plusieurs protocoles. Il permet ainsi de discuter en ligne
sur les réseaux MSN, Yahoo!, ICQ, AIM, Jabber et bien d’autres encore,
le tout dans un seul programme. La dernière version de Pidgin supporte
pas moins de seize protocoles de messagerie instantanée ! Pidgin est
fourni d’office avec Ubuntu.
CULTURE Le réseau Jabber
Sous Windows, beaucoup d’utilisateurs discutent en ligne avec le réseau MSN. Mais,
MSN est un protocole fermé et propriétaire (tout le contraire d’un protocole ouvert et
libre).
Les partisans du logiciel libre préfèrent donc utiliser le protocole Jabber, entièrement
libre. Le logiciel Gajim, au nom très proche de Gaim, est un autre client Jabber disponible sous Ubuntu.
*

http://jabberfr.org/

*

http://www.pidgin.im/

Abiword, un traitement de texte léger
*

http://www.abisource.com/

Abiword est un petit traitement de texte léger et efficace. Il n’est pas
aussi puissant que OpenOffice.org, mais sa légèreté et sa rapidité en font
le traitement de texte idéal pour les petits documents simples et les ordinateurs un peu anciens. Abiword n’est pas installé par défaut sur Ubuntu,
mais on peut très aisément remédier à cela, comme nous le verrons au
chapitre 6.

Tester sans risque avec un CD vif
(Live CD)
Que ce soit pour découvrir un système d’exploitation, tester du matériel
ou même dépanner un système endommagé par une fausse manœuvre,
le CD dit « live » ou vif est un outil exceptionnel et indispensable.
Cette section vous permettra d’avoir un aperçu d’Ubuntu avant de l’installer réellement. Et, comme nous le verrons, une fois le CD vif lancé,
nous ne sommes plus qu’à un clic de l’installation sur le disque dur.

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© Groupe Eyrolles, 2005

2 – Migrer vers Ubuntu

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À RETENIR La volatilité des sessions sur CD vif
Une session sur un CD vif est entièrement volatile. Comme le CD vif ne touche pas à
votre disque dur, il est en général impossible de sauvegarder la moindre donnée (en
fait, certains CD vifs vous permettent de sauvegarder sur une clé USB ou un disque
dur, mais leur utilisation sort quelque peu du domaine de ce livre).
Il faut donc être attentif au fait que toute action réalisée lors d’une telle session sera
irrémédiablement perdue lors de l’arrêt de l’ordinateur. Rien ne sert donc de commencer un livre dans le traitement de texte ou de personnaliser le fond d’écran, sinon
à des fins d’exploration. Un CD vif est en quelque sorte une démonstration grandeur
nature et ne remplacera jamais votre système installé.
Notons aussi qu’un CD vif est particulièrement plus lent qu’une installation classique,
le CD-Rom étant par essence bien moins rapide qu’un disque dur.

Mais qu’est donc un CD vif ?
Il s’agit d’un CD-Rom un peu particulier qui contient un système
d’exploitation complet et prêt à l’emploi, ne s’exécutant et n’écrivant
qu’en mémoire vive sans écriture sur le disque dur.
L’utilisation en est très simple et très sécurisée. En effet, dans ce cas le
système d’exploitation ne touche à aucun moment le disque dur, préservant de ce fait les données. Aucun risque donc de perdre quoi que ce soit
ni de « casser » son système.
Pour utiliser un tel CD-Rom, rien de plus simple, il suffit de l’insérer
dans le lecteur CD-Rom de l’ordinateur et de redémarrer. Lors du redémarrage, nous allons alors booter (amorcer) sur le CD-Rom et pouvoir
explorer le système d’exploitation situé dessus, surfer sur Internet,
essayer le traitement de texte.
Pour revenir à la normale, il suffit de quitter le programme en cliquant
sur le petit bouton rouge tout à fait en haut à droite de l’écran. Dans le
menu correspondant, cliquez sur Éteindre ou Redémarrer, et n’oubliez
pas de retirer le CD-Rom du lecteur lorsqu’il s’éjecte. Vous retrouvez
alors votre ordinateur tel que vous le connaissez.

CULTURE Le succès des Live CD
Les Live CD ont été popularisés par le projet
Knoppix :
*

Le CD vif d’Ubuntu en action
Il existe des dizaines de CD vifs différents, la majorité des distributions
Linux en proposent à titre de démonstration. Le projet Ubuntu ne fait
pas exception à la règle. La version vive d’Ubuntu est tout simplement le
CD fourni avec ce livre. En effet, depuis la version 6.06, CD d’installation et CD vif ne font plus qu’un, ce qui est particulièrement pratique.
Sur la majorité des ordinateurs, il suffit d’insérer le CD vif dans son lecteur et de redémarrer l’ordinateur.
© Groupe Eyrolles, 2005

http://knoppix-fr.org/

Actuellement, il en existe des dizaines, non seulement pour différentes distributions Linux, mais
aussi pour d’autres systèmes d’exploitation tels
que FreeBSD, NetBSD, OpenSolaris, BeOS.
Notez aussi l’existence de versions live spécialisées dans des domaines logiciels particuliers :
Live CD contenant des jeux, Live CD contenant
des outils de traitement de la vidéo, etc.
*
*

http://www.linux-gamers.net
http://garbure.org/

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Accès libre – Ubuntu

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Tout semble correct ? Prenons une bonne inspiration et redémarrons la
machine. Si au démarrage le logo Ubuntu apparaît, nous pouvons allègrement passer la sous-section suivante. Si Windows redémarre, il va
falloir « plonger les mains dans le cambouis », c’est-à-dire s’occuper un
peu de la configuration du BIOS.

Configurer le BIOS pour amorcer l’ordinateur depuis le CD
Tous les ordinateurs modernes de type PC sont équipés d’un BIOS
(Basic Input Output System). Le BIOS est un petit programme inclus
dans une puce de l’ordinateur qui se charge de démarrer l’ordinateur.
C’est notamment le BIOS qui indique à l’ordinateur sur quel disque dur
chercher un système d’exploitation.
Lors du démarrage habituel, juste avant l’apparition du logo Windows,
vous pouvez généralement voir ce BIOS en action.
Si votre ordinateur n’a pas démarré automatiquement depuis le CD,
c’est que le BIOS n’est pas configuré pour démarrer sur le lecteur de
CD-Rom.
Il faut donc entrer dans la configuration du BIOS. Cela se fait généralement en appuyant sur une des touches F2, F8, F10 ou Suppr. (Delete) lors
du démarrage. (Regardez bien l’écran juste après le démarrage, souvent
une indication est mentionnée telle Press F8 for SETUP ).
ASTUCE Boot rebelle
Que faire si sur votre ordinateur, un peu ancien,
le BIOS ne permet pas de régler l’ordre du
boot ? Vous pourrez utiliser Smart Boot
Manager, outil à installer sur une disquette, et
qui vous permettra d’amorcer le CD-Rom. Pour
créer cette disquette, vous utiliserez le programme RawWrite. La documentation spécifique est disponible depuis le site d’Ubuntu :
* https://help.ubuntu.com/community/
SmartBootManager
* http://btmgr.sourceforge.net

Une fois entré dans le gestionnaire de la configuration du BIOS (couramment appelé SETUP), il faut indiquer comme ordre de démarrage :
1 CD-Rom.
2 Disque dur.
Malheureusement, tous les fabricants d’ordinateurs construisent leur
SETUP différemment. Il faudra donc fouiller un peu ou consulter le
manuel fourni avec votre ordinateur, sans oublier de faire une petite
recherche dans Google.
Une fois la configuration souhaitée établie, sauvegardez et quittez
(option Save and exit ).

Démarrage
Avec un CD vif, il est pratiquement impossible de faire une grosse
bêtise. N’hésitez donc pas à tâtonner un peu à l’instinct.
Une fois la langue française sélectionnée, l’écran de démarrage qui vous
accueille propose plusieurs actions. Vous pouvez choisir la première
option Essayer Ubuntu sans rien changer à votre ordinateur.
Le démarrage est ensuite entièrement automatique. Il peut cependant
prendre plusieurs minutes, soyez donc patient.
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© Groupe Eyrolles, 2005

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Figure 2–5

L’écran d’accueil du CD vif

Utilisation d’Ubuntu depuis le CD vif
Nous voici enfin sous Ubuntu ! Et, rassurez-vous, nous pouvons ici faire
toutes les bêtises que nous voulons sans craindre de tout casser : nous
sommes sur un CD vif, qui ne touchera en rien au système existant.

Figure 2–6

Le bureau Ubuntu tel
qu’il apparaît sur le CD vif.
© Groupe Eyrolles, 2005

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Accès libre – Ubuntu

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Une bonne idée est de profiter de ce CD vif pour tester le matériel : estce que la connexion Internet est fonctionnelle ? Ai-je entendu du son au
démarrage ?
Si oui, cela signifie que tout cela marchera sans problème sur votre installation d’Ubuntu. Si non, cela ne signifie pas nécessairement que cela
ne marchera pas mais qu’il vaut mieux se renseigner.
Vous avez maintenant un aperçu en « Live » d’Ubuntu. Alors, quelles
sont vos premières impressions ?
Sur le bureau se trouve un répertoire intitulé « Exemples ». Double-cliquez sur le répertoire et vous aurez accès à des exemples de plusieurs
types de fichiers : des documents texte, des feuilles de calcul, des présentations, des images, de la musique et même une vidéo. Notez que les
documents texte et la vidéo sont disponibles en anglais uniquement.
Gardez bien à l’esprit que le CD vif est plus lent qu’une version normale
d’Ubuntu et que vous ne pouvez pas sauver vos documents ni votre configuration.

Mettre fin à la session avec le CD vif
Bon, les démonstrations c’est très bien, mais il est temps d’attaquer le
plat de résistance !
Déconnectons-nous en cliquant sur le menu Système, en haut à gauche
puis sur Clore Session . Choisissons Redémarrer.
Le système va s’éteindre et vous donner l’occasion de retirer le CD vif au
dernier moment.
Notez que les plus téméraires peuvent directement installer Ubuntu en
double cliquant sur l’icône « Install » présente sur le bureau. Néanmoins,
nous n’allons pas nous lancer de suite dans cette étape mais consacrer un
peu de temps à la préparation.

Préparer son disque dur pour l’installation
La présente section peut sans problème être passée par les chanceux disposant d’un disque dur vierge pour installer Ubuntu. C’est particulièrement le cas si vous installez Ubuntu sur un ordinateur neuf, tout frais
sorti de sa boîte et sur lequel vous n’avez encore inscrit aucune donnée.
Pour tous ceux n’ayant pas cette chance, il va falloir prendre quelques
précautions. L’installation d’un système d’exploitation reste en effet une
opération délicate susceptible, en cas d’erreur, de faire perdre les données
contenues sur le disque dur.
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© Groupe Eyrolles, 2005

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Sauvegarder ses données
La première et la plus importante de toutes les opérations est d’effectuer
une sauvegarde complète de vos données. Cette sauvegarde doit, si possible, se faire au minimum en deux exemplaires. Par exemple, une sauvegarde sur des CD-Rom gravés et une sauvegarde sur le disque dur d’un
second ordinateur est une bonne idée.
Profitons-en pour faire le ménage dans nos dossiers : suppressions des
e-mails inutiles, suppression des répertoires temporaires, etc. Ce nettoyage de printemps nous permettra de gagner de la place pour installer
Ubuntu mais aussi d’accélérer les étapes suivantes.
Si ce livre ne doit vous apprendre qu’une seule chose en informatique,
c’est bien celle de faire des sauvegardes régulières de vos données.

Vérifier son disque dur avec ScanDisk
Nous allons ensuite vérifier l’intégrité physique du disque dur. Un disque
dur est composé de millions de petites zones de données, appelées
« clusters ». Il arrive au cours de la vie du disque dur que certains clusters
soient mis hors service car, usés ou endommagés, ils ne sont plus à
même de stocker des données. Ils sont alors remplacés par des clusters
de réserve. Ce fonctionnement est tout à fait normal et est assuré de
façon automatique par le disque même.
L’utilitaire ScanDisk fourni avec Windows vérifie l’intégrité des données, repère les secteurs défectueux et corrige les erreurs.
Avant de continuer, pour pouvoir désactiver sereinement tout programme
tournant en tâche de fond sur notre ordinateur : parefeu (firewall), écran
de veille, antivirus, etc., interrompez la connexion Internet et débranchez le
câble réseau.

Défragmenter
Lorsqu’il s’agit de ranger les données sur le disque dur, Windows se
comporte d’une manière un peu étonnante. En effet, si nous demandons
à Windows de ranger un gros fichier sur le disque dur, il en mettra un
petit bout au début du disque dans un petit espace libre, un autre petit
bout dans un autre espace, etc.
Après une longue période d’utilisation intensive d’un ordinateur sous
Microsoft Windows vos fichiers les plus fréquemment employés sont
très vraisemblablement, de par le mode de fonctionnement de ce système, stockés sous forme de nombreux petits bouts disséminés sur le
© Groupe Eyrolles, 2005

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Accès libre – Ubuntu

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disque. Cela ralentit la lecture et l’écriture car les « têtes » chargées de
cela doivent se déplacer un peu partout afin de les atteindre.
ANALOGIE Les deux secrétaires
Imaginons que vous deviez engager une secrétaire pour ranger les dossiers que nous
traitons dans un grand local disposant d’une gigantesque armoire à tiroirs.
La première candidate, appelé Mademoiselle Windows, prend le dossier que vous lui
donnez, enlève l’agrafe et disperse les feuilles dans plusieurs tiroirs où elle trouve de
la place.
Tous les mois, elle vous propose alors de passer une journée rangement durant
laquelle on vide tous les tiroirs sur le sol et on fait le tri.
La seconde candidate, Mademoiselle Ubuntu, range le dossier dans le premier tiroir
assez grand pour contenir l’intégralité du document. Si elle constate que certains dossiers sont souvent utilisés en même temps, elle les rangera dans des tiroirs proches
l’un de l’autre.
Quelle candidate choisirez-vous ?

Pour cette raison, Microsoft recommande de régulièrement défragmenter
le disque dur, opération longue et fastidieuse consistant à remettre ensemble
tous les petits bouts.
Cette opération n’existe pas sous Linux, ce dernier rangeant correctement
les données dès qu’on lui demande.
Il est donc indispensable, avant d’installer Ubuntu, de procéder à une
défragmentation du disque dur.

Partitionnement
Les disques durs modernes sont généralement très grands. Pour faciliter
la gestion, on divise l’espace total en partitions. Ces partitions se comportent alors comme des disques durs parfaitement indépendants !
ANALOGIE L’appartement et les pièces
Le concept de partition est souvent un peu obscur pour le néophyte.
Imaginons que votre disque dur soit un grand appartement. Votre appartement est
composé de différentes pièces séparées par des murs. Ces pièces peuvent être vues
comme des partitions. Tout comme vous ne pouvez pas avoir une armoire chevauchant plusieurs pièces, vos données sont soit dans une partition soit dans une autre.
Repartitionner un disque dur revient donc à abattre et reconstruire les murs d’un
appartement, opération relativement lourde.
Ajoutons, pour complexifier le tout, qu’historiquement il n’était possible de créer que
quatre partitions sur un disque dur. Pour s’affranchir de cette restriction, on a imaginé la solution suivante : la quatrième partition serait elle-même décomposable en
partitions dites secondaires.
C’est pourquoi vous entendrez parfois parler de partitions primaires et secondaires.
Ne vous tracassez pas trop à ce sujet. Le mieux est de décider que la première partition sera primaire, toutes les autres étant secondaires.

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© Groupe Eyrolles, 2005



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