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OPINION

L’Assemblée nationale est
l’incarnation du pouvoir législatif
Moussa NIANG

POLITIQUE

Le franc CFA est une
monnaie crédible
Modibo M. MACALOU

JEUNESSE MALIENNE

Gratuit

facebook.com/jeunessemalienne1

Magazine bimestriel sur les actualités maliennes

Cheickna
TRAORE
« ACCORD POLITIQUE
AU MALI – La proposition
la plus triste et la plus
désespérante »

numéro 006 - mai 2019

Pourquoi ce magazine ?
La jeunesse est restée longtemps en marge des activités sérieuses du Mali.
Or, on dit souvent que la jeunesse est l’avenir d’une nation.
Pour notre cas, la jeunesse n’est plus l’avenir, mais le présent et c’est maintenant
qu’elle doit s’impliquer dans la gestion du Pays, d’où l’origine de ce jeune magazine.
Le magazine «Jeunesse Malienne» est l’ambition des jeunes conscients qui savent
que :





la jeunesse a un rôle déterminant dans la gestion du Mali,
l’avenir de notre Pays dépend de la prise de conscience des jeunes maliens,
l’avenir de leurs enfants dépend de l’implication sincère de chacun

C’est pourquoi nous avons décidé, de donner un espace à cette jeunesse pour
s’exprimer et participer au développement du Mali.
Désormais, nous ne laisserons personne dessiner l’avenir de nos enfants à notre
place.
Le magazine jeunesse malienne s’est donné comme objectif dans les 5 prochaines
années, l’éveil de la conscience des jeunes, afin d’aider le Mali à retrouver ses
valeurs anciennes et assurer un avenir meilleur pour ses enfants.

MJM

un produit de AGEWEB-MALI

jeunessemalienne1@gmail.com |mamadoutraorefr@yahoo.fr
facebook.com/jeunessemalienne1 |+223 66747761 | +223 74550570 |+223 76022910

Bamako, Mali

E D I T O R I A L

Le moment est venu de
sauver le peu qui reste
du Mali
Mamadou TRAORE
Consultant en
communication digitale

Comment les politiques considèrent le peuple malien ?
Une fois au pouvoir, ils sont les
mieux gardés, les mieux protégés, laissant une population à
son sort. Chaque jour, nos braves
jeunes soldats meurent en défendant un Pays déjà vendu.
Chaque jour, des jeunes compétents sont marginalisés et découragés par des loups affamés.
Des grandes sociétés dépouillées, des religieux délaissant la
religion contre une vie meilleure
d’ici-bas, voici entre autre comment nous sommes dans ce Pays.
Dieu va-t-il nous aider dans ces
conditions ?
Ils sont à la base du dysfonctionnement de nos entreprises,
de nos écoles et même de nos
familles.
Mais, nous n’avons pas peur. Le
moment est venu de sauver le
peu qui reste du Mali.
La jeunesse va-t-elle toujours rester les bras croisés et laisser ces
responsables decimer leur avenir
?
Dans un Pays où chacun attend
son tour pour mieux voler l’Etat
ou les sociétés et s’enrichir illicitement, espérez-vous un changement dans ce Pays ?
Dans un Pays où la religion n’est
que couverture, comment pouvons nous espérer une aide
venant du bon Dieu ?
Dans un Pays où avoir un poste
est synonyme d’appartenance à

un groupe de loup affamé.
Etre leader, n’est plus suffisant
aujourd’hui, il nous faut des leaders positifs pour conduire notre
nation vers un avenir meilleur.
Nous avons mal, mais nous ne
baisserons jamais les bras.
Heureusement, il existe encore
des jeunes conscients et compétents, c’est pourquoi dans ce
numéro, Cheickna TRAORE,Expert
en supervision bancaire, va nous
donner son avis sur l’accord politique au Mali, ensuite Modibo
Mao MAKALOU, Économiste et
Financier, va aborder le sujet
sur le CFA, Mamadou KEITA, un
maire exemplaire de la commune 3, va nous parler de sa
vision, aussi Moussa NIANG, notre
grand champion va nous parler de l’Assemblée nationale et
Moussa DIAKITE va nous parler de
l’Audit.
D’autres jeunes comme, Boubacar THOUREE ou encore Mouhamadou DEMBELE développeront
des sujets sur la crise scolaire, la
politique et des propositions de
stratégie pour une meilleure gestion du Mali.
Nous vous souhaitons une bonne
lecture et vous donnons rendezvous en fin juillet pour le prochain
numéro de «la jeunesse malienne
».

SOMMAIRE
6
10

POLITIQUE

Cheickna TRAORE

ACCORD POLITIQUE AU MALI - La proposition la plus triste et la plus désespérante

Modibo Mao MACALOU

Le franc CFA est une monnaie crédible

12

Mamadou KEITA

16

Mouhamadou DEMBELE

Etre élus c’est d’abord accepter d’être au service de la population
Les jeunes doivent se rassembler et choisir un leader, un vrai leader

OPINION

18

Moussa NIANG

L’Assemblée nationale est l’incarnation du pouvoir législatif

EDUCATION / FORMATION

22

Boubacar THOUREE

l’Etat a complètement oublié que l’avenir se prépare à l’école

TALENTS

24

Modibo TOURE

25

Lassina KONATE

promoteur de Magic’art

promoteur de DJIGUIYA CREATION

DOSSIER SPÉCIAL

26

Moussa DIAKITE

Quand son heure arrive, même les obstacles se transformeront en opportunités

Soutenez les actions du magazine jeunesse malienne pour le développement du Mali. C’est
grâce à vous que nous pouvons pérenniser ce magazine car 100% de nos ressources proviennent de nos bénévoles qui sont en majorité des jeunes diplômés sans emploi.

Jeunesse malienne

5

Cheickna
TRAORE

POLITIQUE

« ACCORD POLITIQUE AU MALI – La proposition la plus
triste et la plus désespérante »

6 Jeunesse malienne

Vous avez compris que par souffrance,
je fais allusion à la situation sécuritaire
du Mali. Je parais plus en colère que
je ne suis rationnellement lucide parce
que j’ai l’impression que nous vivons
dans un système qui est incroyablement hostile et adverse à toute solution
logique de sortie de crise. Nous sommes
en crise parce que le Mali a changé,
pas à cause des terroristes mais parce
que nous avons perdu l’amour que nous
avions pour ce pays ou du moins, notre
génération n’a pas l’amour que nos
parents ont eu pour ce pays.
Nous avions cru avoir créé en 1991 les
conditions d’une démocratie mais nous
récoltons aujourd’hui l’humiliation car
nous en sommes arrivés à nous entretuer
de la manière la plus barbare qui soit.
Quand nous sommes dans le désert
entre ennemis et sans boussole, le plus
intelligent parmi nous propose l’addition
des forces et des connaissances pour
s’en sortir ensemble mais rien ne garantit que tout le monde joue le jeu et que
certains ne tenterons pas de tuer cette
entente de l’intérieur dès que l’occasion se présente. C’est ce qui se passe
au Mali à chaque fois que le pays s’enlise dans une situation sans porte de sortie. On sort alors l’arme fatale nommée
« Accord politique ».
Cette expression a une signification particulière au Mali différente de tout ce

qu’on peut rencontrer dans n’importe
quel autre pays. Elle signifie « Mise en
place d’un gouvernement d’union
nationale ». Généralement cette situation est précédée par ce qu’on appelle
« Réconciliation nationale » comme
ce fut le cas après 1991 lorsque tout le
monde est venu laver son linge sale en
public avec en prime un modérateur
qui finira par devenir président de la
république plus tard.
C’est le processus démocratique dira-ton puisque tout le monde a eu droit à la
parole. C’est ainsi que le vaillant peuple
élit un président, frappe un second, fait
fuir un troisième, porte très haut un quatrième et fini par contester ce dernier
dans les quatre coins du monde. Je me
demande si nous savons réellement ce
que nous voulons ou, peut-être que si,
mais que tout cela est normal et relève
simplement de la politique. Alpha
Blondy l’a chanté sous le titre « Politiki
magni » (La politique n’est pas bien, en
langue bambara/dioula). Que cela soit
dit en passant, nombre de jeunes d’aujourd’hui n’étaient pas nés.
Actuellement, il se passe au Mali que
les chefs religieux ont compris qu’ils
peuvent mobiliser plus de gens que
les hommes politiques. Ils se sont donc
impliqués dans la vie publique pour ne
pas dire dans la politique. Chaque parti
politique en a choisi un comme « chef
spirituel ».
Nous vivons dans un paradoxe qui se
nourrit d’une part de la pauvreté liée au
sous-développement et d’autre part,
d’une collision extrêmement dangereuse entre la religion et le pouvoir. En
effet, on laisse croire que la situation
sécuritaire du pays est la préoccupation majeure et donc que les citoyens
sont unis dans une lutte commune, sauf
que la priorité semble donnée aux querelles internes de pouvoir, surtout depuis
les dernières élections présidentielles de
2018.

Jeunesse malienne

7

Opinion
POLITIQUE
Dossier spécial

Aujourd’hui, si je me laissais aller jusqu’à
ses dernières conséquences à l’analyse
rudement lucide de ce que je me fais
de la situation politique au Mali j’irai me
chercher une grange avec une corde.
Mais, comme le dit Spinoza, la connaissance vraie du bien et du mal ne saurait
réprimer aucun affect en tant qu’elle est
une connaissance vraie. Autrement dit,
même avec un raisonnement logique
bien ficelé il est impossible de contrer
une souffrance. Concrètement, on ne
rassasie jamais un affamé en lui faisant
lire le menu du restaurant le plus prisé au
monde.

POLITIQUE

L’opposition ne reconnait pas le président, à tort ou à raison, et donc draine
un mouvement de protestation aux
quatre coins du pays, du continent voire
de l’Europe. Effort voué à l’échec car
non soutenu par aucun pays de la sousrégion ni par un pays développé notamment par la France en particulier.
A l’essoufflement de cette protestation
géante qui a drainé du vent, les religieux
ont ravivé la flamme pour au final devenir la vraie force d’opposition du pays.
Les mouvements de protestation ont été
internes et épisodiques mais avec plus
d’effets puisque les conflits personnels
entre chefs religieux et le chef du gouvernement ont fini par coûter son poste
à ce dernier.
Si cette capacité de mobilisation de l’opposition et des chefs religieux avait été
employée pour faire face à l’insécurité
dans le pays, le problème du nord serait
déjà résolu car la force du peuple est
plus forte que celle d’une quelconque
force internationale.
C’est ce qui montre manifestement le
désamour d’une grande partie de ce
peuple pour ce pays car il y a une forte
préférence à laisser le soin aux autres de
résoudre notre problème interne pendant que nous citoyens, soignons cet
amour inapproprié que nous avons pour
nous-mêmes, c’est-à-dire notre égo.
Le côté machiavélique de ce comportement individuel relève de l’expression
pure et parfaire de la métaphysique
individualiste qui permet à certaines personnes de se soustraire d’une action col-

8 Jeunesse malienne

lective et de faire porter la charge aux
autres de changer le système. Ces personnes influentes, en matière de dévoiement du langage et de travestissement
de la réalité ont leur manière de voir les
choses en Afrique, pas uniquement au
Mali.
Elles préconisent de former un gouvernement national. Avec une telle proposition
et un recouvrement lexical pareil la réalité du rapport de chantage et de prise
d’otage de ces personnes sur le peuple
est tout à fait méconnaissable mais à y
voir de près, leur idée d’un gouvernement national c’est comme le remède
qui aggrave le mal. Dans les pays développés et démocratiques, un président
peut aller chercher des compétences
complémentaires dans d’autres partis politiques pour renforcer son équipe.
Dans des cas extrêmes, il peut même
confier la gestion du pays à une force
d’opposition s’il y est contraint par une
procédure législative. C’est ce qu’on
appelle la cohabitation. On peut également se retrouver dans un autre système
où le pouvoir repose sur les compétences
provenant de tous les partis politiques.
Dans ce cas, le système souffre d’opposition crédible et s’apparente à ce que
l’on peut trouver en Afrique sous le nom
de gouvernement national.
C’est l’exemple du gouvernement
MACRON en France mais qui n’est au
fond en rien comparable avec ce qu’on
peut voir en Afrique car il a été mis en
place sur un projet et à l’issue d’un vote
démocratique.

Un gouvernement national
dans ce contexte est confronté à plusieurs écueils, d’abord
du fait que les chefs des partis d’opposition, supposés être
des leaders, refusent généralement d’y participer. Ensuite,
quand bien même la participation est massive, nous
savons que le regroupement
des meilleurs ne produit jamais
le résultat escompté. Les gens
ne travaillent bien que lorsqu’il
y a des contre-forces en face
qui les critiquent et qui sont
prêts à prendre leur place
au moindre faux pas. Même
au football, le fait d’avoir les
meilleurs à chaque poste ne
garantit jamais d’être champion. Cela donne juste plus
de chance que les autres,
mais cette chance ne signifie
jamais garantie à cause de
l’égo quelque fois surdimensionné des uns.

Au final, le gouvernement
national se transforme en une
sorte de jeu de chaises musicales guidé par un petit arrangement entre amis. Contrairement à la règle de ce jeu,
même pour celui qui n’arrive
pas à s’asseoir lorsque la
musique s’arrête, on trouvera
une fonction, un ministère, de
compensation quitte à ce que
cela soit incompatible avec
les compétences requises.
L’opposition
ayant
des
membres au gouvernement,
les religieux ayant obtenu le
départ de l’ancien gouvernement, les Maliens ayant
la conviction que toutes les
forces vivent de la nation sont
mobilisées, la vraie question
reste de savoir à qui profite
cette situation. Ma conviction,
j’en ai bien peur, ne pense pas
que ce soit le Mali.
Cheickna TRAORE

Expert en supervision bancaire
France

Jeunesse malienne

9

Opinion
POLITIQUE
Dossier spécial

En revanche, un gouvernement national en Afrique est
une structure de détresse car
il traduit en réalité la défection
d’un pouvoir en place, l’incapacité d’un parti politique à
gérer le pays et surtout la mise
en place d’une équipe de
complaisance qui contente
tous les partis politiques et qui
est censée représenter le pays.

Modibo Mao
MAKALOU

POLITIQUE

« Le franc CFA est une monnaie crédible »

jeunesse Malienne : Bonjour M. MAKALOU, merci pour votre disponibilité et votre
esprit de partage. En effet depuis plusieurs semaines, la question sur le Franc
CFA revient dans les médias. Pouvez-vous nous parler d’abord des organisations
comme l’UEMOA et la BCEAO ?
Modibo Mao Makalou : Rappelons tout d’abord que l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), a été instituée par le Traité du 12 mai 1962 auquel se sont substitués
ceux du 14 novembre 2007, regroupe les huit Etats membres suivants : Bénin, Burkina
Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, et Togo est une organisation
dévolue aux questions monétaires.
La BCEAO est l’Institut d’émission commun des Etats membres de l’UMOA, chargé
notamment d’assurer la gestion de leur monnaie commune, le Franc de la Communauté Financière Africaine (FCFA), de leurs réserves de change et de mettre en
œuvre la politique monétaire commune.
Par contre, l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a été créée
le 10 janvier 1994 en ayant pour mission la réalisation de l’intégration économique
des 8 États membres de l’UMOA.

10 Jeunesse malienne

Modibo Mao Makalou : Les mécanismes
de coopération monétaire entre la
France et les États membres de l’UMOA
reposent sur quatre (4) principes fondamentaux : la garantie de convertibilité, la
fixité des parités, la libre transférabilité et
la centralisation des réserves de change.
Le franc CFA est une monnaie convertible,
ce qui veut dire qu’il est interchangeable
avec une devise étrangère. Cette caractéristique est un facteur essentiel pour la
crédibilité d’une monnaie. La garantie
de convertibilité illimitée accordée par
la France à travers le Trésor français permet aux États de l’UMOA de bénéficier
des Euros sur un compte d’opérations
(courant) pour les opérations de commerce extérieur. La parité du franc CFA
avec l’euro ne change pas au jour le jour
contrairement aux monnaies soumises à
un régime flottant comme le franc guinéen. La libre transférabilité signifie que
les transferts sont libres au sein de chacune des unions monétaires et à l’intérieur de la Zone Franc. Quant à la centralisation des réserves de change elle se
fait au niveau des banques centrales des
États africains de la Zone Franc et auprès
du Trésor français avec le dépôt de 50%
des réserves de change.
En Afrique, à l’exception notable du franc
cfa utilisé par 14 pays africains, dont le
taux de change fixe est rattaché à l’euro, la plupart des monnaies africaines ont
perdu 20 à 40% de leur valeur par rapport
au dollar depuis le début de 2015.

jeunesse Malienne : Une manifestation
contre le CFA a eu lieu le dimanche 24
février 2019 dans presque toutes les
capitales africaines, pensez-vous que
ces manifestations peuvent aboutir à un
résultat ? Quelle stratégie proposeriezvous pour que le CFA soit une monnaie
profitable à toutes les parties
Modibo Mao Makalou : La monnaie est
une question éminemment sensible, politique et technique en même temps. Toutefois, on peut affirmer sans ambages
que le franc CFA est une monnaie crédible. Malgré un contexte international
difficile, la croissance économique de
l’UEMOA s’est améliorée, elle a dépassé 6% en 2018 pour la septième année
consécutive, malgré une détérioration
des termes de l’échange et la couverture
des réserves de change en mois d’importations est passé de 3,9 à fin 2017 à 4,3
à fin 2018 tandis que la norme internationale est de 3 mois d’importations.
Afin d’accélérer l’intégration régionale
et le développement de leurs pays, la
politique monétaire ne peut se substituer
à une politique de développement holistique et durable. Les pays de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de
l’Ouest doivent donc continuer à améliorer la viabilité des finances publiques
à long terme. Tout aussi importante est
la volonté des pays d’améliorer la crédibilité de leurs banques centrales en
consolidant et en renforçant leur indépendance, ainsi qu’en améliorant et
facilitant le financement des économies
nationales afin que la croissance puisse
être inclusive et améliorer le niveau de
vie des populations.
Modibo Mao MAKALOU
Économiste et Financier

Jeunesse malienne 11

Opinion
POLITIQUE
Dossier spécial

jeunesse Malienne : Aujourd’hui,
certains hauts responsables ou même
des chefs d’Etat pensent que le CFA est
indispensable dans le développement
économique en Afrique, contrairement
à d’autres selon qui le Franc CFA
est un obstacle. Alors, vous en tant
qu’économiste de haut niveau, pouvezvous nous parler du mécanisme du
Franc CFA, de ses avantages et ses
inconvénients ?

Mamadou
KEITA

POLITIQUE

« Etre élu c’est d’abord accepter d’être au service
de la population »

jeunesse Malienne : Bonjour Monsieur le maire, en quelques mots, pouvez-vous
nous parler de votre parcours professionnel et appartenance politique ?
Mamadou KEITA : Marié, père deux enfants ; je suis titulaire d’un Master en Audit et
Contrôle de Gestion, d’un DESS en Audit Comptable et Financier, d’une Maîtrise en
Management Financier et d’un DUTS en informatique de gestion.
Expérience professionnelle :
En sus de ces compétences (Informaticien de gestion, financier et Auditeur), je capitalise une expérience professionnelle de plus de 10 ans aussi bien que dans le secteur privé (société informatique, entreprise industrielle et commerciale), que dans
l’administration publique.
Dans le secteur privé :
• Responsable financier de la société OMNIUM-INVEST SA ;
• Responsable administratif et financier de la société International Trade Network
Mali. Sarl ;
• Gestionnaire de Base de données ;

12 Jeunesse malienne

• Chargé de mission au Ministère de
l’Urbanisme et de la Politique de la
Ville (montage du projet d’amélioration de cadre de vie de la population dans les six communes du district
de Bamako dans le cadre du programme « Projet Villes du Mali sans
Bidonvilles»).
A ce jour auditeur Interne à l’EDM. SA.
Cette expérience m’a permis de développer des aptitudes aussi bien dans les
domaines des finances, de l’audit et de
gestion, que de l’administration publique.
Expérience politique et associative :
Très tôt engagé en politique ; je suis
membre fondateur du Parti YELEMA « LE
CHANGEMENT en 2010, cet engagement
et la détermination m’ont permis d’être
le président de la commission nationale
d’organisation de la première, deuxième
et troisième conférence national du Parti
en 2012 – 2014 et 2016.
Secrétaire aux relations extérieures
du Comité Exécutif Central (CEC) ;
aujourd’hui 10ème vice-président du dit
Comité et Président du Comité Exécutif
de la Commune III.
J’ai été membre de l’équipe de campagne de la Coalition Cheick Modibo
DIARRA « CMD 2018 » précisément président du pôle en charge de la diaspora et président de la coordination de la
Commune III de ladite Coalition.
Nous avons participé (liste YELEMA) en
commune III aux élections municipales
du 20 novembre 2016 a l’issu desquelles,
nous avons obtenu trois (3) élus dont moimême ; c’est le lieu de remercier à nouveau l’ensemble de la population de la
commune III.
Je suis à ce jour Officier de l’Etat Civil
au Centre Secondaire de l’Etat Civil de
Bamako coura Bolibana ; c’est le lieu de
remercier à nouveau l’ensemble de la

population de Bamako coura Bolibana.
Fort impliqué dans le développement
local et acteur de la société civile, je suis :
• Fort impliqué dans le développement
local et acteur de la société civile, je
suis :
• Fort impliqué dans le développement
local et acteur de la société civile, je
suis :
• Président de l’association Sigida Kanu
Ton « SKT » de Bolibana ;
• Secrétaire au développement du
Comité de Développement du
Quartier « CDQ » de Bamako coura
Bolibana ;
• Secrétaire Général de l’Association des
Financiers, Comptables et Contrôleurs
de Gestion du Mali « AFCGM/DFCG » ;
• Secrétaire Général du Réseau des
Ambassadeurs du Développement
(RADEV) du Mali ;
• Et membres de plusieurs autres
associations.
jeunesse Malienne : depuis plusieurs
années, vous faites parler de vous à
travers des actions de développement
concrètes dans plusieurs quartiers
de la commune3, particulièrement à
Bamako Coura Bolibana. Pour quoi,
vous accordez une telle importance à
une population tant abandonnée par
certains élus ?
Mamadou KEITA : Etre élu c’est d’abord
accepter d’être au service de la population, en ce sens que votre devoir c’est :
être disponible et accessible tout le temps
; la recherche quotidienne et continue
de l’amélioration du cadre de vie de la
population ; travailler dans la vérité et
dans la transparence et pour l’intérêt collectif. On peut être élu sans la confiance
de la population, alors je pense que ces
populations méritent toute la considération des élus. La population doit être au
début et à la fin de toutes nos actions
c’est-à-dire « consultée avant d’agir et
restituer après chaque actions »

Jeunesse malienne 13

Opinion
POLITIQUE
Dossier spécial

En administration publique :
• Chargé de mission au Cabinet du
Premier ministre (membre de Cellule
Infrastructures, Equipement et Transports, l’équipe de suivi de contrats de
performance etc.) ;

POLITIQUE

jeunesse Malienne : vous êtes à l’origine
de plusieurs projets actuellement à
Bamako Coura Bolibana, Pouvez-vous
notre parler de ces projets?
Mamadou KEITA : Tout d’abord sachez
que je suis un fils de Bolibana et j’aime
bien ce quartier ainsi que tous les autres
quartiers de la commune III et du Mali, à
cet effet je ne ménagerai aucun effort
pour leur développement.
Pour se développer il faut une organisation, une vision, des objectifs (à courtmoyen-long terme) et l’implication ;
ensuite viendrons les ressources. A Bolibana cela a été compris voilà pourquoi
depuis 2013 nous avons commencé à
consulter tout le monde à travers des
contacts individuels, portes en portes,
causeries débats avec les groupes (de
jeunes, de femmes, d’associations etc..),
réunions et assemblées généraux ; pour
comprendre et se faire comprendre. A
l’issu de cet exercice nous avons élaboré
un plan d’action de développement du
quartier, ensuite nous avons mis en place
des associations à travers lesquelles les
actions suivantes ont été réalisées :
AU TITRE DE LA SENSIBILISATION
• Une commission de sensibilisation a
été mise en place pour informer les
chefs des quartiers et leurs conseillers,
les jeunes dans les grins, les chefs de
famille dans les familles et toute la
population de Bamako Coura Bolibana et Dravela Bolibana et les quartiers
alentours de la création de l’association et de ses objectifs.
• Participation en 2015 à des émissions
radiophoniques de sensibilisation sur
l’assainissement à la chaine 2, Fréquence 3 et Tabalé.
AU TITRE DE L’ASSAINISSEMENT
Nous avons pu réaliser une vingtaine
d’activités d’Assainissement :

14 Jeunesse malienne

Depuis 2013, des journées de curage et
de ramassage d’ordures de caniveaux,
de balayage d’espace public ; de
ramassage des déchets domestiques.
2015, en partenariat avec le Comite de
Gestion Scolaire (CGS) et les autorités
scolaires de Dravéla second cycle, nous
avons pu réaliser quelques journées de
salubrité au sein de l’école et réaménager les parterres des fleurs dans les deux
groupes scolaires.
2015 à ce jour, en collaboration avec
le Comité de pilotage de la mosquée
de Dravéla et Bkocoura-Bolibana, nous
avons pu réaliser un certain nombre d’activités de salubrité dans les mosquées.
AU TITRE DES ENQUETES
Courant 2015 nous avons réalisé deux
enquêtes :
La première: recenser les familles et les
ménages de Bamako Coura Bolibana et
de Dravela Bolibana ; la seconde: en collaboration avec le conseil de quartier de
Dravela Bolibana recenser les chefs de
ménage du quartier.
AU TITRE DE LA FORMATION ET
L’EDUCATION DES JEUNES
Janvier 2015, nous avons organisé une
journée culturelle sur le thème : histoire
de Bolibana, avec don de kits scolaires
(50kits) aux meilleurs élèves de bolibana
des écoles fondamentales.
Mai 2016, nous avons organisé un cours
de soutien aux élevés de 9ème année à
l’école Dravéla 2èmecycle pour rehausser le taux de réussite aux examens, plus
200 élevés ont participé.
Le 30 juillet 2016 nous avons organisé une
assemblée générale des populations qui
avait pour ordre du jour : la présentation
du bilan de l’association et les échanges
sur les perspectives, en présence des
autorités des deux quartiers: Bamako
Coura Bolibana et de Dravela Bolibana.

Cette coordination a pu faire quelque
de sa mise en place il y a juste quelque
mois à ce jour, à savoir :
• Formation sur les thèmes (vie associative, CV lettre de motivationsecourisme-IST) ;
• Inscription de 40 enfants à l’institut
Français à la médiathèque à travers
un partenariat avec le dit institut ;
• Pilotage du projet de réalisation de
100 lavoir-puisard en partenariat
avec l’Association des maires Francophone et la mairie du district ;
• Initiation des journées de sports de
masse de la population (jeunes,
vieux, femmes, homme et enfants)
avec les professionnels du domaine
tous les mercredis- samedis et
dimanches sur l’esplanade en face
du boulevard de l’indépendance à
Bamako coura Bolibana a partir de
19h30 ;
• Organisation de journées de curage
des caniveaux ;
• Organisation d’une journée de
consultation gratuite en ophtalmologie (204 personnes consultées) en
partenariat avec l’Association de
Solidarité et d’entraide ;
jeunesse Malienne : vous êtes
aujourd’hui un modèle à suivre, quel
conseil donnerez-vous à la jeunesse
malienne dans la gestion efficace de
cette grande nation?

Mamadou KEITA : Chaque génération
à une mission à trahir ou à accomplir ; la
jeunesse doit prendre conscience car
l’Homme n’est autre que ce qu’il se fait
de lui-même, nous sommes l’avenir de
la nation. Pour qu’une nation se développe il lui faut de Ressources Humaines
de qualités. Le chemin n’est pas facile,
chaque fois que vous vous battez pour
une cause noble et commune, vous
rencontrez des obstacles, cela ne doit
pas nous faiblir, il nous faut transcender tout cela, travailler dure et faire un
don de soi pour atteindre l’objectif, ça
demande certes beaucoup d’efforts
mais il faudra savoir que nous serons
jugés un jour par la génération qui va
nous suivre.
Nous devons être aussi qu’intrépides
que modestes, aussi fermes que magnanimes, aussi courageux que désintéressés ; nous devons toujours garder une
seule chose dans la tête, réaliser le
maximum de bonheur du maximum de
nos concitoyens et dans le minimum de
temps.
jeunesse Malienne : votre mot de la fin
Mamadou KEITA : Je remercie les initiateurs de ce magazine, l’ensemble des
lecteurs ainsi que toutes les populations
du Mali, de la commune III plus particulièrement celle de Bolibana. Le pays
traverse une période très difficile de son
existence et je ne saurai terminer sans
avoir une pensée pieuse à toutes ces
victimes civiles et militaires.
Mamadou KEITA
Auditeur - Contrôleur de gestion

Jeunesse malienne 15

Opinion
POLITIQUE
Dossier spécial

Et mettre en place une coordination
des jeunes Bamako Coura Bolibana
qui consiste à organiser les jeunes par
commission autour des préoccupations
du quartier (Assainissement-EducationSanté-Sécurité-Sport-culture-insertion
professionnelle etc…) au service du
quartier et de la population en un mot
de l’investissement humain.

Mouhamadou
DEMBELE

POLITIQUE

« Les jeunes doivent se rassembler et choisir
un leader, un vrai leader »

16 Jeunesse malienne

Mouhamadou DEMEBELE : Je me nomme
Mouhamadou DEMBELE dit Mafa, j’ai
une licence professionnelle en Informatique de Gestion obtenue à l’Institut Universitaire de Gestion(UFP/IUG).
Passé par Orange Mali précisément le
département Orange Money où j’étais
stagiaire à la division Marketing, je rapportais directement au Chef Produit.
Actuellement je suis en stage à la section Informatique(IT) du département
Ingénierie dans la mine d’or de Sadiola.
jeunesse Malienne : vous êtes
fondateur du Mouvement des Jeunes
Démocrates Africains, vous suivez sans
doute le mouvement des gilets jaunes
en France ou même le mouvement
des jeunes Algériens, tunisiens et
autres, selon vous, pourquoi la jeunesse
malienne n’arrive pas à s’imposer dans
la gestion efficace de notre nation ?
Mouhamadou DEMEBELE : Oui, étant
à 22 ans le « visage » actuel du MJDA,
nous avons mis en place ce mouvement en Août 2018.
Par rapport à la place des jeunes dans
la gestion de du pays, nous n’avons pas
besoin d’imiter les jeunes algériens ni
les gilets jaunes, ni accuser le gouvernement. Nous devrons combattre la
désunion et cela nous suffit largement
comme « lutte ». Les jeunes doivent se
rassembler et choisir un leader, un vrai
leader.
jeunesse Malienne : vu la situation
dégradante de notre crise, surtout au

nord, si la jeunesse malienne décide
de transporter le mouvement des gilets
jaunes au Mali, pensez-vous que ce
genre de mouvement peut nous aider
à résoudre nos problèmes et comment
?
Mouhamadou DEMEBELE : On n’a pas
besoin de mobilisation à travers tout
le pays pour apporter un quelconque
changement, comme Casaleggio l’a si
bien dit : « Les médias sociaux sont l’outil
le plus répandu et le moins compris que
nous ayons aujourd’hui ». Notre génération peut apporter du changement,
nous pouvons changer le système politique actuel et passer au « e-démocratie » c’est-à-dire le Marketing politique
qui est l’une des méthodes de notre
mouvement, le MJDA.
jeunesse Malienne : votre mot de la fin
Mouhamadou DEMEBELE : Aux nombreux autres jeunes de ce pays, à tous
les réseaux de jeunes, à tous les leaders
de Plateformes pour le changement
je vous invite à s’unir afin de choisir un
leader, guider ce dernier afin de placer
notre pays à une échelle qu’elle n’avait
jamais atteinte auparavant.
Je vous remercie
Mouhamadou DEMBELE
Informaticien

Jeunesse malienne 17

Opinion
POLITIQUE
Dossier spécial

jeunesse Malienne : Bonjour
M.DEMBELE, en quelques mots, pouvezvous vous présenter et nous parler de
votre parcours scolaire et professionnel
?

Moussa
NIANG

OPINION

« L’Assemblée nationale est l’incarnation du
pouvoir législatif »

jeunesse Malienne : Bonjour M. NIANG, pouvez-vous nous parler du rôle de
l’Assemblée nationale ?
Moussa NIANG: L’Assemblée nationale du Mali est prévue par l’article 25 de la Constitution du 25 février 1992 comme la 3ème institution de la République.
Le Mali compte 147 députés répartis sur l’ensemble du territoire national.
Le rôle de l’Assemblée nationale se résume à trois volets :
1. LE VOTE DE LA LOI :
L’Assemblée nationale est l’incarnation du pouvoir législatif. L’article 70 de la constitution de 1992 dispose que « la loi est votée par l’Assemblée nationale. »

18 Jeunesse malienne

2. LE CONTRÔLE DE L’ACTION
GOUVERNEMENTALE :
L’un des rôles essentiels du parlement est le
contrôle de l’action Gouvernementale. Ce
contrôle s’exerce de différentes manières.
Il est fonction de l’action des forces des
groupes parlementaires à l’Assemblée
nationale mais également de l’appréciation individuelle de chaque député. Les
moyens d’exercice de ce contrôle sont de
plusieurs ordres. Il y a les questions écrites,
celles orales ainsi que les questions d’actualité. A celles-ci il faut ajouter les missions
de renseignement, d’information, les missions d’enquête parlementaire, les interpellations et les motions de censure.
Le contrôle de l’action gouvernementale
couvre tous les secteurs d’activité de la
vie publique nationale et se justifie dans la
mesure où c’est l’Assemblée nationale qui
adopte le Programme ou la Déclaration
de politique générale du Gouvernement.
L’Assemblée nationale constitue également un contre-pouvoir à l’exécutif. Les
députés peuvent interroger directement
les ministres avec des questions orales ou
écrites retransmises en direct sur la chaîne
nationale. Les membres du gouvernement
y sont interpellés et doivent apporter des
réponses aux questions qui leur sont formulées.
En cas d’interpellation d’un ministre le chef

du gouvernement peut se faire représenter selon l’article 94 du règlement intérieur
de l’Assemblée nationale.
L’arme ultime de l’Assemblée est la motion
de censure, qui lui donne théoriquement
droit de vie ou de mort sur le gouvernement.
Elle est prévue dans l’article 78 et 79 de
la constitution du 25 février 1992. Sous IBK
l’opposition a demandée deux motions
de censures. La première en juin 2014
quand Moussa MARA était chef du gouvernement et la deuxième en décembre
2016 sous Modibo KEITA.
C’est à travers l’exercice du contrôle de
l’action gouvernementale que l’Assemblée nationale peut garantir l’équilibre
des pouvoirs et permettre une meilleure
défense des intérêts du peuple dont elle
assure la représentation nationale.
3. LA REPRÉSENTATION NATIONALE :
L’un des rôles et non des moindres est
celui d’assurer la représentation nationale. En effet les députés qui composent
le parlement sont les représentants directs
des électeurs. Une fois élus, les députés
agissent en leur nom ; d’où la légitimité
populaire qui caractérise la fonction de
député. Un député est le représentant
d’une fraction de la population de 60.000
habitants.
Les députés doivent venir à la base pour
la restitution. Certains députés le font
d’autres ne le font pas. Pour des jeux d’intérêts personnels ils s’adonnent à la transhumance politique.

Jeunesse malienne 19

OPINION

Le député participe aux débats sur les
textes mis à l’ordre du jour, tout d’abord
au cours des travaux en commissions, puis
en séance publique.
Le plus souvent, il s’agit de projets de loi initiés par le gouvernement. Cependant, les
députés peuvent également lancer des
propositions de loi et effectuer des amendements sur des textes, pour les modifier.
Les députés qui partagent les mêmes opinions politiques peuvent s’allier et former
des groupes parlementaires. Pour cela, ils
doivent être au moins 15.
En plus du vote des lois l’Assemblée
nationale contrôle l’action du Gouvernement.

jeunesse Malienne : qu’en est-il pour
l’immunité parlementaire et la vie au
sein du parlement ?
Moussa NIANG: Alors, Concernant l’im-

munité parlementaire, vous savez au
Mali, le mécanisme de l’immunité parlementaire est prévu par l’article 62
de la Constitution du 25 février 1992.

OPINION

L’immunité parlementaire n’est pas
absolue, le législateur a fait des restrictions dans le même article 62 dans
son alinéa 2 qui dispose : « Aucun
membre de l’Assemblée nationale ne
peut, pendant la durée des sessions,
être poursuivi ou arrêté en matière
criminelle ou correctionnelle qu’avec
l’autorisation de l’Assemblée nationale, sauf en cas de flagrant délit ».
L’honorable Bourama TRAORE député
RPM de Kati a été placé en détention
suite à son altercation avec le juge
Diadié TOURE de ouléssebougou.
Certaines demandes de levée d‘immunité parlementaire ont été jugées
non recevables par le parlement c’est
le cas de l’honorable Oumar MARIKO
dans l’affaire de l’assassinat du campus universitaire.
Pour la vie au sein du parlement, après
un constat, on remarque que :
1. Certains députés sont des éternels
abonnés absents lors des sessions,

20 Jeunesse malienne

2. Les députés de la majorité sont
acquis pour la cause du prince
du jour,
3. La société civile est obligée
de prendre sa responsabilité
face à certains projets de loi
c’est le cas du projet de la
révision de la constitution et
récemment l’enseignement de
l’homosexualité dans nos écoles,
4. Contre toute attente et en
violation flagrante de la
constitution ils ont prorogé leur
mandat,
5. Le nouveau découpage
administratif et le poids
démographique de certaines
localités nous poussent à revoir le
nombre des députés à la hausse,
6. Les députés coutent
extrêmement chers (les missions ;
les indemnités ; les salaires)
Moussa NIANG
Economiste et Responsable achats
chez Manutention Africaine Mali

.... ET SI NOUS NOUS BATTONS ENSEMBLE POUR
QUE L’EDUCATION REDEVIENNE UNE PRIORITE
NATIONALE AU MALI ...
« Aucun d’entre vous ne sera jamais véritablement croyant tant
qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui même ».

« malgré des
difficultés, je
n’abandonne
jamais, car de
mes études,
dépend la vie
de toute une
nation »

Boubacar
THOUREE
« l’Etat

a complètement
oublié que l’avenir se
prépare à l’école »

EDUCATION / FORMATION

jeunesse Malienne : Monsieur THOUREE,
pouvez-vous vous présenter et nous parler
de votre parcours scolaire et professionnel
?
Boubastar : Je me nomme Boubacar
Thourée, plus connu sous le surnom de
« Boubastar » j’ai fais mes études primaires à l’école fondamentale Mamadou Konate, le secondaire au lycée BA
Aminata Diallo, et cycle supérieur à UAM
University et à la Flash. Je suis diplômé en
gestion et d’informatique, je suis passionné de dessin.
jeunesse Malienne : il y a une trentaine
d’années, l’école malienne était une
grande fierté sous- régionale, mais
aujourd’hui c’est un espace d’affaire,
quelles sont donc les causes des problèmes
de l’école malienne selon vous ?
Boubastar : Malgré que nous avons fini il y
a pas assez longtemps notre temps aussi
était mieux par rapport à l’état actuel
de notre école, je ne pourrais pas dire
grand-chose sur l’école d’il y a 30 ans
puisque je n’étais pas encore né mais
à travers tout ce qu’on nous a dit et
qu’on a lu, l’école à cette époque n’est
pas du tout la même chose. Avant, il y
avait peu de moyens mais beaucoup de
niveaux avec le monde était très grand
mais les gens avaient du courage et de
la détermination pour réussir, mais maintenant la détermination ne se trouve

22 Jeunesse malienne

que dans le divertissement, on met plus
de sérieux dans ce qui n’est pas sérieux
et nous oublions les études comme si on
nous avait prédit notre avenir. L’internet
et ses réaux sociaux ont tellement facilité les choses que l’école est devenue
le contraire de son propre objectif, la
commercialisation des notes et des distinctions tout se vend et tout s’achète en
milieu scolaire de nos jours.
Les causes sont multiples le premier responsable est l’Etat qui a complètement
laissé tomber le système éducatif alors
que nous savons tous qu’aucun pays n’a
un avenir sans une bonne éducation,
l’Etat a complètement oublié que l’avenir
se prépare à l’école et n’emploie aucun
moyen pour résoudre ce problème, car
comme on dit l’inaction donne des ailes
à la destruction.
Les deuxièmes responsables sont les
parents qui ont failli à leur mission. L’éducation à l’école est la continuité de
celle de la maison si les parents ont fait
des enfants des rois forcément ils vont
faire la loi. Des parents dans la grande
majorité des cas au lieu d’encadrer, de
suivre et d’encourager leur enfants à travailler ils préfèrent acheter des notes et
des diplômes avec ceux qui sont les troisième responsables de ma citation, les
engagements qui n’ont plus de respect
ni pour leur fonction ni pour leur serment,

A cela on peut ajouter le mauvais comportement des élèves et étudiant qui malgré cette crise refusent de comprendre
que l’école est un pilier de notre avenir,
le comportement de nos élèves et étudiants est déplorable, maintenant tout ce
qui est pris au sérieux à l’école est juste les
soirées dansante les journées de fêtes et
les sorties scolaires des choses qui n’ont
aucun avantage dans le système éducatif. Nous devons nous poser une question.
Si ça continue ainsi, est ce qu’il y aura une
école dans 20 ans ? La réponse est non,
cependant si nous n’avons pas assez de
personnes instruite pour diriger notre pays
qui viendra le faire ? Je veux juste dire que
nous jouons avec le feu car nous sommes
en train de creuser notre propre tombe et
personne ne fait assez d’efforts pour éviter
le pire, si nous ne prenons pas les choses
en main les choses vont le faire. Que Dieu
nous en préserve.
jeunesse Malienne : Quelles solutions
proposeriez-vous pour améliorer le système
éducatif malien ?

Boubastar : Comme solution il faut tout
d’abord utiliser beaucoup de rigueur et
de sérieux, l’Etat doit prendre ses responsabilités investir dans l’éducation au lieu
de financer les concert et spectacles de
divertissement qui poussent les élèves
et étudiants à tourner le dos aux objectifs de l’éducation. L’Etat doit restaurer
l’ancienne méthode afin que le niveau
de notre école puisse accroître, revoir les
conditions des syndicats de professeurs
et de rester à leur écoute pour éviter les
grèves à répétition, chercher et prendre
des mesures drastiques contre les enseignants assoiffés d’argent pour éviter les
ventes de notes et de diplômes, former
des enseignants sérieux déterminé et responsables. Voter des lois contre les comportements pervers des enseignants. Interdire certaines choses tel que l’usage des
réseaux sociaux dans les établissements
scolaires, imposé un habillement et un seul
look à tout les élèves, mettre les outils pour
faciliter les recherches et la hausse du
niveau de l’éducation de base.
Les parents doivent revenir à la charge
car il n’y a pas de bon élève sans un bon
parent, les parents doivent également
faire croire aux enfants que l’école c’est
du sérieux et que l’avenir en dépend largement, si possible employer les grands
moyens comme ce fut le cas dans le
temps car plus tard ils sauront que cette
fermeté est dans leur intérêt. En somme
tout le monde doit s’y mettre et faire face
au problème pour sauver l’école.
jeunesse Malienne : Votre mot de la fin
Boubastar : Pour finir j’invite tous les Maliens
à faire face au problème de l’école
Malienne de faire en sorte que les mentalités puissent changer avoir une vision
d’avenir, s’engager pour la hausse du
niveau de notre éducation.
Ensemble il y a toujours une solution.
Boubastar THOUREE

Jeunesse malienne 23

EDUCATION
FORMATION
Stage et /Emploi
jeune

chaque fois des grèves qui sont parfois
sans intérêts, ils sont aveuglés par l’argent
dans la plupart des cas puisque l’école est
devenue un espace d’affaire forcément
les enseignants ne vont parler que le langage des liaces de billets, sans compter le
comportement malsain d’une grande partie d’entre eux qui n’ont trouvé que leur
élèves ou étudiante pour avoir des liaisons.
A cela il faut ajouter l’AEEM qui à complètement mélangé le tout en ouvrant les
portes de l’école qui était inimaginable il
y a 30 ans à savoir le banditisme, la délinquance et la dépravation des valeurs de
l’école, une association qui avait pour
but de veiller sur l’école par les élèves
et étudiants est devenu une des causes
de l’échec de l’école elle-même l’AEEM
est un virus dans remède. Ceci sont les 3
grandes causes de de la situation actuelle
de notre école. Chose qui est vraiment
honteuse.

Dans ce numéro, nous vous présentons deux jeunes artistes qui font la
fierté de toute une nation, particulièrement les habitants de Bamako
coura Bolibana. Il s’agit de Modibo TOURE et Lassina KONATE

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24 Jeunesse malienne

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Jeunesse malienne 25

Moussa DIAKITE

Auditeur, chef de mission à EDM-SA

DOSSIER SPÉCIAL

« Quand son heure arrive, même les obstacles se
transformeront en opportunités »

jeunesse Malienne : Bonjour Moussa, en quelques mots qui êtes-vous et quel est
votre parcours ?
Moussa DIAKITE : Je me nomme Moussa DIAKITE, je suis auditeur interne diplômé.

Je suis Auditeur Chef de mission à Energie du Mali. Avant d’occuper mon premier
poste d’auditeur en 2012, j’ai travaillé comme Responsable financier dans une
industrie agroalimentaire (CAPAL-SA) pendant 3 ans (2005-2008). Fort de cette
première expérience, je me suis orienté vers les projets. C’est ainsi que j’ai été
successivement Gestionnaire comptable du programme de suivi budgétaire
financé par Oxfam Novib (2008-2011), Responsable administratif et financier du
projet d’appui institutionnel au ministère de l’administration territoriale et des collectivités locales (MATCL) pour le pilotage stratégique de la décentralisation et
déconcentration, financé par l’agence belge de développement (2011-2012).
En mai 2012 j’ai été recruté à Energie du Mali en qualité d’Auditeur interne Senior.
Après 4 ans, j’ai senti la nécessité d’explorer d’autres domaines.

26 Jeunesse malienne

Sur le plan académique, je suis titulaire du
MBA Finance ESG de Paris, du Diplôme
Professionnel d’Audit Interne (DPAI) délivré par l’Institut français de l’audit interne
(IFACI), d’une Maitrise en Gestion de l’université de Bamako et d’une licence professionnelle en Management des ONG
et Associations (LMOA) de l’université de
Ouaga 2.
Professionnel engagé, j’interviens à la
Faculté des Sciences Economiques et de
Gestion (FSEG) et dans plusieurs écoles
supérieures de formation, anime des séminaires de formation en Audit interne et
appuie plusieurs organisations dans l’élaboration d’outils de gestion de service
d’audit (charte, manuel de procédures
d’audit, code de déontologie, etc.).
Sur le plan associatif, je suis vice-Président
de l’Association des Auditeurs, Inspecteurs et Contrôleurs du Mali (ACIAM).
jeunesse Malienne : pourquoi être devenu
Auditeur interne dans une société comme
EDM-SA ?
Moussa DIAKITE : Je commencerai par
dire pourquoi je suis devenu Auditeur. En
2003, lorsque j’étais étudiant en Gestion
d’entreprise à la Faculté des Sciences Juridiques et Economiques (FSJE), actuelle
FSEG , j’ai été séduit par le cours d’audit
interne dispensé par M. Dramane SIDIBE
(aujourd’hui DBA et CIA ) notamment par
la démarche méthodique et surtout par
les valeurs de l’audit interne incarnent à
savoir Intégrité, objectivité, confidentialité
et compétence. J’ai travaillé avec Aissatou Bagayoko sur le thème de mémoire
: La pratique de l’audit interne au Mali :
Cas de 14 entreprises et 10 services de
contrôle de l’Etat.

Ce mémoire dirigé par M. Dramane Sidibé et soutenu devant un jury composé de
MM. Fassery Doumbia et Ousmane Koloko Sidibé fut une belle aventure dans le
domaine de l’audit interne.
Vous me permettrez de leur rendre un
vibrant hommage et leur manifester ma
gratitude pour leur accompagnement.
Ces 3 grands professionnels de l’audit
interne m’ont permis très tôt d’être en
contact avec d’autres professionnels du
domaine et mesurer ainsi les exigences et
les contraintes de cette profession. Qu’ils
en soient remerciés ainsi que tous mes
professeurs.
Revenant à votre question, pourquoi
EDM ? Je dirai que c’était une première
opportunité pour moi de travailler dans le
domaine de l’audit. C’était en mai 2012,
quelques mois après le coup d’Etat…
Je me rappelle, qu’à la fin du pot de
départ organisé à l’honneur des partants,
mon employeur m’a exprimé son étonnement sur ma décision d’intégrer EDM
compte tenu de la difficile situation de
celle-ci.
J’ai répondu par un sourire, au fonds je
me disais que c’était la meilleure option
pour 3 raisons : travailler dans le domaine
de l’audit interne, revenir en entreprise et
travailler enfin pour mon pays.
jeunesse Malienne : en quoi consiste votre
métier ?
Moussa DIAKITE : Pour répondre à cette
question, je vous épargne le jargon technique en disant que notre métier, l’audit
interne, consiste à fournir l’assurance et
le conseil nécessaires pour la maitrise
des opérations de l’organisation qui nous
emploie.
Ainsi, avons-nous pour mission « d’accroître et préserver la valeur de l’organisation en donnant avec objectivité une
assurance, des conseils et des points de
vue fondés sur une approche par les
risques ».
Jeunesse malienne 27

Opinion
DOSSIER SPÉCIAL
Dossier spécial

Aussi-ai-je travaillé à la Banque Atlantique
comme Auditeur interne senior (20162017) et à Save the Children Internationnal au Mali en qualité de Internal Control
Manager/Responsable
du
contrôle
interne (2017-2018) avant de revenir à
EDM en avril 2018 comme Auditeur Chef
de mission (poste actuel).

DOSSIER SPÉCIAL

L’assurance est donnée à travers l’évaluation des processus de contrôle interne
(dispositif mis en place pour atteindre l’efficacité et l’efficience des opérations, la
fiabilité des informations, et le respect des
lois et règlements), de management des
risques (dispositif pour tenir compte aussi
bien des opportunités et des risques que
présentent des événements) et de gouvernement d’entreprise (« trouver l’équilibre entre 3 couples d’opposés : pouvoir
discrétionnaire ou contrôle du pouvoir,
intérêts privés ou intérêt général, information ou secret »).
L’amélioration de ces 3 processus se fait
à travers des conseils, des avis, de l’assistance et de la formation.
L’exercice de ce métier exige de l’indépendance (d’esprit, dans la réalisation de
la mission, dans le positionnement dans
l’organisation) et de l’objectivité (impartialité).
Les auditeurs doivent respecter 4 principes fondamentaux : l’intégrité, l’objectivité, la confidentialité et la compétence.
On compare souvent l’auditeur interne
à un médecin : il fait un diagnostic que
nous appelons constat, établit une ordonnance que nous appelons recommandations et suit le patient, nous dirons suivi des
actions de progrès. Le patient que nous
appelons Audité doit collaborer efficacement avec le médecin, l’auditeur, pour
sa guérison, la résolution des problèmes.
La profession est organisée au niveau
international pour l’IIA (Institute of Internal Auditors). Il compte plus de 180 000
membres dans plus de 170 pays. Au Mali,
il est présenté par l’ACIAM (IIA-Mali).
La profession dispose d’un « cadre normatif » appelé Cadre de Référence International des Pratiques Professionnelles
de l’Audit Interne (CRIPP) qui fournit : la
mission de l’audit interne, les dispositions
obligatoires et les dispositions recommandées.

28 Jeunesse malienne

jeunesse Malienne : précisément quelles
sont vos tâches au quotidien ?
Moussa DIAKITE : Au quotidien, c’est de
diriger des missions, superviser les travaux
des auditeurs affectés à la mission, s’assurer de la qualité des livrables à travers une
bonne planification de la mission, sa correcte réalisation, une communication efficace de ses résultats et un suivi adéquat
des actions de progrès.
La planification de la mission consiste à se
familiariser avec le domaine audité, ses
processus, ses activités, ses objectifs, les
procédures, les sites etc. Elle se fait à travers une réunion d’ouverture, des entretiens et l’analyse documentaire. Cette
planification aboutit à un programme de
travail qui indique les objectifs d’audit (ce
dont l’auditeur veut s’assurer), les outils et
techniques pour atteindre les objectifs, le
responsable et le timing.
La réalisation ou accomplissement
consiste à appliquer le programme de
travail afin d’obtenir des résultats qui
seront validés par les auditeurs. Il s’agit
aussi bien des points forts que des points
d’amélioration (appelés observations).
L’étape de communication se fait à travers une réunion de restitution où seront
présentés et validés les résultats obtenus
par l’auditeur. A l’issue de cette réunion,
les observations pertinentes des audités
seront prises en compte dans le rapport,
lequel sera validé et envoyé aux destinataires avec un plan d’action (qui fait
quoi et quand ?). Ainsi prend fin la mission
mais pas le travail de l’auditeur interne.
En effet, il s’assure que les actions convenues sont suivies d’effets et que les dysfonctionnements ont été corrigés.
Une autre mission commence avec
les mêmes étapes mais dans d’autres
domaines. Ainsi, l’auditeur effectue plusieurs missions dans l’année.

Moussa DIAKITE : Je dirai plutôt qu’est-ce
qu’un bon auditeur selon la profession.
Comme dit plus haut, le CRIPP est le seul
« cadre normatif » de la profession.
En ce qui concerne les qualités requises
pour être un bon auditeur, le CRIPP a
défini 10 principes à respecter :
1. Faire preuve d’intégrité;
2. Faire preuve de compétence et de
conscience professionnelle;
3. Etre objectif et libre de toute
influence indue (indépendant)
4. Etre en phase avec la stratégie,
les objectifs et les risques de
l’organisation
5. Etre positionné de manière
appropriée et disposer des
ressources adéquates
6. Démontrer la qualité de l’audit
interne et son amélioration continue
7. Communiquer de manière efficace
8. Fournir une assurance fondée sur
une approche par les risques
9. Etre perspicace, proactif et orienté
vers le futur
10. Encourager le progrès au sein de
l’organisation

les expériences dans différents postes et
dans différents domaines. C’est le prix à
payer pour être compétitif et surtout le
rester (chose plus difficile).
Je disais récemment à un jeune frère
que si je devais traduire cette situation
en équation, ce serait une maximisation
d’expériences sous contrainte de temps.
Le troisième conseil c’est d’enseigner,
de partager ses connaissances car diton la meilleure façon d’apprendre, c’est
d’enseigner.
Mon quatrième et dernier conseil est la
patience. Je dis souvent qu’il est inutile
de se précipiter. Quand son heure arrive,
même les obstacles se transformeront en
opportunités et on aura l’embarras du
choix.
Je suis optimiste et je crois en cette jeunesse, en ses capacités, ses ambitions et
ses potentialités. Il suffit souvent de peu
de choses pour libérer ce potentiel qu’à
la jeunesse malienne.
Moussa DIAKITE
Auditeur

jeunesse Malienne : un conseil pour des
jeunes cadres?
Moussa DIAKITE : Mon premier conseil est
la formation car c’est le meilleur investissement. Les jeunes doivent s’impliquer
d’avantage dans leurs propres formations. Aujourd’hui, le développement
des TIC facilite énormément la formation
(elarning, cours à distance, MOOC, etc.).
Le second conseil est la mobilité horizontale et verticale. Il faut accumuler

Jeunesse malienne 29

Opinion
DOSSIER SPÉCIAL
Dossier spécial

jeunesse Malienne : qu’est-ce qui selon
vous fait d’une personne un bon auditeur ?

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