RECOURS HIERARCHIQUE.pdf


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critique,

un

moment

important

aura

été

la

rédaction de l’article « De quelques manières
d’être un architecte moderne » publié par la
revue « Le Visiteur » –dont je souhaiterais qu’il soit
lu par les examinateurs du concours : la visite
strictement conceptuelle de l’œuvre de cinq
architectes contemporains (Piano, Nouvel, Meier,
Koolhaas, Siza), illustrée par l’analyse d’un de
leurs bâtiments les plus significatif était l’occasion
de réaffirmer la surdétermination de l’architecture
par son sens, fut-il, en définitive, celui d’une
dispersion et d’une perte…
Un autre moment important aura été l’analyse du
travail

des

paysagistes

Michel

Desvigne

et

Christine Dalnoky, à l’occasion de la conception
d’un livre consacré à leur œuvre : celle-ci y était
envisagée– dès 1995- comme illustrant « la
mutation du statut de l’art à l’heure de la
globalisation

généralisée

l’artiste

cherchant

ne

de

la

culture »,

plus

à

construire

une représentation -toujours imparfaite- du monde, mais bien plutôt à s’insérer en lui pour le transformer. Comme
chez Terragni, le travail de définition du projet ne se faisait plus sur la base d’une élaboration externe mais à
partir d’une ouverture sur un sens préexistant, déjà donné : en l’occurrence la mémoire des paysages qu’il s’agit
de retrouver et de prolonger par des interventions nouvelles. La possibilité qu’une œuvre architecturale et une
œuvre paysagère obéissent -fut-ce à des années d’intervalle- à une même logique de projet était une découverte
stimulante : l’une comme l’autre basaient leur méthode sur la définition d’un langage nouveau conçu non pour se
substituer à l’existant mais au contraire pour le renouveler en le prolongeant.
Ce parcours dans la réflexion critique se concrétisera à l’occasion d’une collaboration avec l’Architecture
d’Aujourd’hui en qualité de rédacteur puis comme responsable de la rubrique Architecture du Journal des Arts
dirigé par Emmanuel Fessy et de la rubrique Aménagement / Projets Urbains du magazine le Moniteur dirigée par
Elisabeth Allain-Dupré. Cette dernière collaboration me permettra d’aborder le domaine du projet urbain et
paysager de façon approfondie.
Parallèlement, ma pratique professionnelle d’architecte me permit d’aborder l’architecture sur l’autre
versant, la conception de projets. La méthode était –et demeure- cependant la même puisqu’il s’agit toujours, non
pas d’appliquer aveuglément une doctrine X ou Y, mais d’élaborer un projet à partir de ce que « disent » un
programme ou un site.
Mais dans quelle mesure peut-on considérer qu’un site ou un programme soient « sujet » d’une
énonciation au point de contenir, en puissance, une création entière ? Que reste-t-il dans ce cas de l’acte créatif
lui-même et de l’autonomie de l’artiste et de son œuvre ?
Pour répondre à ces interrogations mon intuition aura été d’adopter une approche « sémiologique » :
toute « réalité » dans laquelle s’inscrit un projet ne nous est d’abord donnée que comme ensemble de signes
sans cependant qu’aucun sens ne s’y découvre définitif :

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