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Nom original: le conte de Lilou.pdf
Auteur: Françoise BRIGAUD MOROCQUE

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Août 2019

Il était une fois dans un univers étrange, inconnu des terriens, une mer immense et
profonde appelée Mèranimal
Cette mer abritait un monde encore plus étrange ou vivait des créatures bizarres,
inclassables et bien surprenantes pour nous pauvres humains.
Dans les profondeurs de Mèranimal se trouvait un grand et beau pays, le
Chaoichechi.
Je dois vous le dire, c'était un endroit assez particulier.

Mais n'allons pas trop vite !

Le Chaoichechi avait été construit au fil des siècles, on ne savait plus quand
exactement.
Ce pays était protégé par une bulle gigantesque entouré de la mer Mèranimal. Son
eau limpide d'un joli bleu rappelait le ciel.
De minuscules paillettes d'or et d'argent distribuaient milles éclats de lumière dansant
et jouant au rythme harmonieux d'une mélodie entrainante jouée par des étoiles de
mer.

Ce beau pays était constitué d’une capitale du nom de Mèranime et de quatre
grandes villes

2

A Mèranime habitaient le Roi Chienval, il portait ce nom car il était mi chien mi cheval
et la Reine, Chatoise qui était mi chat mi oiseau.
Ils faisaient régner une belle douceur de vivre dans tout le pays.
Ils avaient cependant un gros souci.
En effet, les quatre grandes villes du royaume n’abritaient chacune que les individus
d’une même tribu. Ils ne supportaient aucun intrus.
Les seuls moments ou les individus se mélangeaient un peu c’était dans la capitale
où ils se rendaient de temps à autre.

Découvrons les quatre villes

Cavalmer habitée par les Chevaux, on les appelait les
Cavalmériens.
Dans leur ville des prairies à perte de vue
permettaient à tous de trotter ou galoper tout à loisir.
Leur chef de ville Vauxche était très attentif aux
prairies afin qu’elles puissent produire de belles
touffes d’herbe verte nécessaires à leur nourriture.
Vauxche était toujours inquiet

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Chiennamer était
Chiennamériens.

la

ville

des

chiens,

les

Ils aimaient chasser dans leur forêt et fabriquer euxmêmes les croquettes qu’ils mangeaient en grande
quantité, en famille ou entre amis. Il faut dire qu’ils
étaient très gourmands.
Leur chef Iench protégeait l’usine de croquettes
contre les Mernouchas capables, pensaient-ils, de
venir piller les réserves.
Iench avait une peur bleue de la famine.

Meroisi était la ville des oiseaux, les Meroisiens.
Un véritable plaisir de les voir avec leurs couleurs
chatoyantes, en bande ou seul, ils virevoltaient et
piaillaient dans le ciel bleu pur.
Leur chef Zauzio se servait de ses petits yeux perçants
pour déceler le moindre mouvement qui aurait pu
annoncer un danger.
Zauzio était très peureux.

Et enfin, il y avait Mernoucha avec bien entendu, les
Mernouchariens.
Pour eux la vie n’était que chaleur, douceur et
ronronnements sous la tiédeur des paillettes d’or et
d’argent qui caressaient doucement leur pelage.
Noumi était leur chef. Sa grande crainte était de voir
un jour Iench et sa tribu envahir son territoire et
semer la panique, parmi ses Mernouchariens si
paisibles.
Noumi tenait à sa tranquillité, il était peut-être un
peu paresseux …

4

5

Par une belle journée, qui ressemblait d’ailleurs à toutes les autres, Vauxche, Iench,
Zauzio et Noumi reçurent un envoyé spécial, porteur d’un message du Roi Chienval
et de la Reine Chatoise. C’était une invitation !
Le Roi et la Reine organisaient une grande fête à Mèranime la semaine suivante. Ils
priaient tous les Cavalmériens, Chiennamériens, Meroisiens, Mernouchariens,
d’assister aux festivités avec bien sur leurs chefs.
Tous se préparèrent avec excitation à cet évènement, une grande première pour le
Chaoichechi.
Le matin du grand jour, un Dimanche, de longues processions se formèrent en
direction de Mèranime.

Dans les rues de la capitale des
guirlandes
multicolores
étaient
installées.
De grandes tables étaient chargées de
croquettes pour le Chiennamériens, de
graines pour les Meroisiens, d’herbes
fraiches pour le Cavalmériens et de
pâtés au poisson à l’intention de
Mernouchariens.
Toutes ces friandises attendaient les
convives.

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Des Troubadours venant de chacune des tribus, montraient leur adresse en jonglant,
dansant au son de la musique que d’autres jouaient.

L’ambiance était à la fête et aux plaisirs.

Chienval et Chatoise se tenaient sur leur balcon et observaient les convives. Heureux
et tristes à la fois.
Voilà ce qu’ils ressentaient :
Ils étaient heureux de voir leurs sujets profiter de cette belle journée.
Ils étaient tristes de constater que les habitants de chaque ville restaient regroupés
entre eux sans se préoccuper de leurs voisins. Une coutume ancestrale qui perdurait
malgré tous les efforts des souverains.
Chienval saisit le micro placé devant lui et prit la parole pour faire une annonce
importante concernant la vie du peuple de Chaoichechi.
Le silence se fit. Toutes les têtes se tournèrent vers le balcon, les regards surpris et
les oreilles tendues, tous étaient attentifs et quelque peu inquiets.

7

Le roi dit :

« A partir de ce jour, je proclame les villes ouvertes. Chacun pourra y circuler et y
vivre selon son gré.
Plus de territoires réservés mais la liberté d’aller et venir pour chacun et de faire
commerce comme bon lui semblera.
Les obligations de chacun seront :
Le respect des autres et de leur façon de vivre.
Chaque individu se rendant en pays voisin devra se plier aux règles en vigueur sans
imposer les siennes.
Tous devront rechercher l’harmonie, la paix, le bien-être et la gentillesse les uns pour
les autres. »

8

Tout à coup, un grondement sourd monta de la foule ébahie. Le grondement devint
de plus en plus fort, il fut suivi de cris et de menaces.
Les chefs de chaque tribu poussèrent leurs membres à manifester leur
mécontentement et firent grandir la colère.

Ce fut bientôt un chaos général.

Chienval et Chatoise étaient très peinés et déçus.
Chienval était surtout en colère devant ce désordre, organisé par Vauxche Iench,
Zoziau et Noumi, soutenus par plusieurs de leurs amis.

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Chienval fit alors intervenir sa garde personnelle.
De nombreux individus de toutes les tribus furent conduits dans l’immense prison
du royaume.

Leurs chefs furent ramenés dans leurs villes avec interdiction d’en sortir.

Voilà une journée bien commencée et très mal terminée.

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Pendant de longs jours les prisonniers restèrent en groupe avec les gens de leur
tribu. Ils discutèrent des solutions possibles pour sortir du cachot.
Il faut dire qu’ils ne trouvèrent pas grand-chose, même rien du tout.
Ils étaient de plus en plus tristes et perdaient tout espoir.
Du coin de l’œil chacun épiait les autres.
Un matin, alors que tous étaient accablés, il leur vint une idée :
« Plutôt que de discuter chacun dans son coin, pourquoi ne partagerions-nous pas
toutes nos discussions et nos idées ? » se demandèrent-ils.
Timidement, ils s’approchèrent les uns des autres. Quelques groupes se formèrent
et puis très vite, ils s’organisèrent et firent des équipes de discussion en mélangeant
Cavalmériens, Chiennamériens, Meroisiens, Mernouchariens.

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A peine deux jours plus tard, des solutions furent trouvées.
Ils demandèrent alors à voir le roi Chienval et la Reine Chatoise pour expliquer ce
qu’ils avaient trouvé.
Chienval et Chatoise ravis de les voir si enthousiastes et si solidaires, écoutèrent
attentivement ce que les rapporteurs, choisis par tous, avaient à leur dire.
Ils acceptèrent avec joie toutes ces bonnes idées partagées sur lesquelles ils avaient
réussi à se mettre d’accord.
Les souverains firent remettre tout le monde en liberté en leur demandant de
préparer leur nouvelle vie tous ensemble.

Ils regagnèrent leurs villes et expliquèrent aux autres ce qui allait changer et
comment dorénavant tout le monde vivrait.
Durant les jours qui suivirent tout se passa bien.

Pourtant, Vauxche, Iench, Zauzio et Noumi ne
l’entendaient pas de cette oreille.

Ils veillaient toutes les nuits.
Chaque matin ils annonçaient avoir vu des « étrangers »
qui venaient pour voler, saccager et mettre en danger les
habitants.
Selon eux il fallait agir très vite et revenir aux règles du
passé.

12

Les habitants, un peu méfiants, allèrent
voir leurs nouveaux amis des autres villes
pour obtenir des explications et discuter.

Ils découvrirent les mensonges des quatre chefs. Ils comprirent qu’ils avaient été
trompés. Ils en comprirent aussi les raisons :
Iench craignait que Noumi et les siens volent le stock de croquettes.
Vauxche craignait que Zauzio et les siens envahissent ses prairies, sèment des
graines et transforment les champs en forêt touffues. Il serait alors impossible de
galoper.
Zauzio craignait que Noumi et les siens les chasses et les croquent.
Noumi imaginait déjà Iench et les siens venir semer la panique dans sa ville. Fini alors
la vie paisible, ils seraient obligés de fuir.
Bref ils avaient tous peur. Tellement peur, surtout, de perdre leur pouvoir dans leur
ville, qu’ils avaient inventé des histoires en espérant être crus.

Les Cavalmériens, les Chiennamériens, les Meroisiens et le Mernouchariens étaient
très en colère contre leurs chefs qui avaient menti.
Ils décidèrent tous ensemble de les chasser de leur fonction. Ils ne seraient plus chefs
des villes.
De nouveaux chefs furent élus, on les appelât dorénavant des anim’acteurs. La vie
reprit son cours paisiblement.
De nouveaux amis se rencontrèrent régulièrement, ils se rendirent visite de ville en
ville, organisèrent des fêtes ou simplement discutèrent entre eux.
Maintenant, chacun peut vivre où il veut. D’ailleurs, je ne vous ai pas dit ?

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Quelques temps après tous ces évènements, fut célébré à Mernoucha le mariage de
Chachatte et de Ptitrot. Ils décidèrent de s’installer à Chiennamer et d’y ouvrir une
boutique de croquettes.

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

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