CR UTMB 2019 .pdf


Nom original: CR UTMB 2019.pdfAuteur: Will

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Ve d edi
aout, je suis à Cha o i pou p e d e le d pa t de l’Ult a-Trail du Mont-Blanc 171km et 10000m de
dénivelé positif, la plus grosse course du monde.
Sans doute pas la plus longue ni la plus dure mais la plus populaire et la plus elev e. C’est elle- i ui ’a do
e vie de e la e da s l’ult a et ’est elle-ci que je me devais de faire au moins une fois dans ma vie, même si je
suis plus attiré par les courses où il y a peu de participants.
Après une longue attente en partie sous la pluie, il est 18h et le départ est donné. Ça bouchonne un peu mais, étant
pas t op al pla da s le sas, je ett ais oi s d’u e i ute pou passe la lig e de d pa t. Il a o
e t de
monde sur le côté de la route pour nous encourager, ce qui fait que les premières centaines de mètres sont une
alternance de course/marche car le peloton est plus gros que la largeur de la route. Les 8ers km sont assez plats
donc ça part très vite, maintenant tout le monde court, je me fais doubler de tous les côtés ! J’a ive à St Ge vais
pour le 1er avitaille e t oi s d’u e heu e ap s le d ut de la ou se et tout va ie . Je e ’a te pas a j’ai
tout e u’il faut su oi et il y a trop de monde.
J’atta ue la o t e du Delevret où je rattrape Franck, o oll gue. Il e dit u’il est pa ti t op vite, et u’il ’a pas
réussi à faire de sieste cet après-midi. On va rester ensemble une dizaine de minutes, puis je poursuis mon chemin
seul car il ne se sent pas très bien. Je vois déjà des personnes en train de faire des pauses au bord du chemin et ils ne
so t pas da s le eilleu des tats. U e fois e haut de es
d’as e sio , je edes e ds t a uille e t e
di e tio des Hou hes où je vais devoi allu e a f o tale, la uit s’i stalle. Nous e so
es à 21 km et tout va
pour le mieux. Je relie les Contamines et attaque cette longue montée d’e vi o 14 km et 1300 m de D+ qui mène au
Col et à la C oi du Bo ho
e. Les / de la o t e se fo t sa s au u sou i, jus u’à e ue je aille u e fois, puis
deu , puis t ois … et là ça devie t o pli u ! Je o
e e à so ole ais pa ha e j’a ive d jà e haut ! Du
oup je sais ue ça i a ieu da s la des e te. C’est le as, je dou le u g a d o
e de pe so es sa s v ai e t
fo e et j’a ive au avitaillement des Chapieux (50km, 25 D+ . A a g a de su p ise, j’ suis e
oi s de heu es.
Je ’assois
i , ois deu af s, u e soupe, e ha ge e eau, et epa s a j’ai peu de ’e do i .
Vu le te ps is pou a ive jus u’i i, je e dis ue je vais temporiser dans la montée suivante, car elle aussi va être
longue ! Ça ’a pas loup , j’ai o
e
à so ole ava t la oiti . Et là o
e e u e lutte o t e oi-même
pou e pas ’e do i . J’a ive ta t ie ue al au Col de la Seig e. Nous sommes à présent en Italie. Je descends
un peu puis je remonte les Pyramides Cal ai es, ais je ’ava e plus do je he he u o he à peu p s plat pou
’allo ge et essa e de fai e u e sieste. J’e t ouve u , e pose dessus, e ouv e au a , puis je ’allo ge. Mais
au out de
se o des, j’ai d jà f oid au ja es. Je e positio e e fœtus et ça va u peu ieu .
Malheureusement le bruit des bâtons + un léger vent qui va se lever vont faire que je ne vais pas réussir à dormir. Je
repars toujours aussi crever et u peu d çu je sais ue ça va t e diffi ile de pouvoi ou i jus u’à e ue je do e.
Le début de la descente est bien technique, du coup je marche comme tout le o de puis j’alte e petit t ot et
a he jus u’au avito du La Co al.

Je e sais pas t op uoi fai e ais je sais ue j’e ai a e, o o ps est tei t, je so ole depuis plus de 3h et
’est lo g ! Je d ide de ’e vo e u e petite o e glu idi ue do j’avale des S i ke s, des ookies, des petits
beurres, du a
et u af . Et là j’ape çois uel u’u ui de a de à do i da s u e te te. Je e dis « mince je
viens de boire un café » ais je vais fai e la
e hose alo s ue je pe sais u’o e pouvait pas do i i i. Je
demande à un bénévole de me réveiller da s
i . E o e u e fois, je e fais ue pe se et ’a ive pas à do i .
A ha ue fois ue uel u’u e t e da s la te te, je pe se ue ’est le
vole ui vie t e veille . Je e l ve
i ava t u’il a ive ais le te ps pou e p pa e est long, très long ! Je retourne boire un café et repars dans
u d o ag ifi ue. Le jou s’est lev et je e assu e e
e disa t ue je ’au ais ie vu de tout ça e passa t de
uit. Je o te le te e t jus u’à l’Arête du Mont Favre, e ’est pas la forme mais je ne pique plus du nez ! Me voilà
en haut et il ne reste plus que cette grande descente de 1200mD- avant de rejoindre Courmayeur et sa base de vie.
Je trottine la 1ère moitié de la descente et la 2e moitié est plus pentue, ce qui me convient mieux don j’a l e u
peu pour enfin arriver à Courmayeur e ’a a t plus t op e vie de do i .
Il est h du at’, je vais essa e de e ha ge les atte ies a ous e so
es pas e o e tout à fait à la oiti de
la boucle. Je mange des pattes à la sauce tomate, une compote, une banane et 2 cafés. Notre sac d’all ge e t se
t ouve i i do j’e p ofite pour changer de t-shirt, de reprendre des barres de céréales et de recharger la montre.
C’est o je peu epa ti ap s u e pause d’u e t e tai e de i utes. A présent, je connais le reste du parcours car
je l’ai d jà fait e t ek il a a s. A pei e
i ap s o d pa t, j’ai d jà e vie de do i et là ça ai t car la
o t e ui vie t ’est pas u adeau da s et tat-là ! Je he he do u a à l’o
e pou ’ i stalle et
dormir. Mais le bruit des bâtons et de la fontaine qui se trouve juste à côté font que je ne peux pas dormir ici. Je
mettrais 10 min pour redécoller ! Je prends la direction du refuge Berthone qui se trouve 800Md+ plus haut. La
mont e va t e t s lo gue do je ega de s’il ’ a pas u e d oit ad uat pou do i au cas où. Je ne trouve pas
et arrive à Berthone 2h plus tard.

Là je prends une soupe au vermicelle et vais me coucher 1h. Je peine encore à trouver le sommeil et je me lèverais
ava t le veil. Malg ça, je pe se avoi do is e t e et
i e ui e pe et d’alle eau oup ieu
e
si e ’est pas la fo e ol pi ue. Je ep e ds u e soupe e p e a t o te ps et ap s h de pause je reprends
mon chemin en mode « Finisher » donc le but maintenant est de se faire plaisir et de faire de grande pause quand
j’e ai e vie ! La suite est un enchainement de petites montées/descentes pendant 15 km qui se fera la plupart du
temps en courant. Je double les gens par la droite ou par la gauche en les prévenant à chaque fois que je passe.
Passage au efuge Bo atti où je e ’a te pas et k plus loi , j’a ive à Arnouvaz. Je grignote 2-3 trucs, bois 2
af s, e plis o eau et je o ti ue. La fo e se le eve ue ais e fo e pas t op a j’atta ue la o t e du
G a d Col Fe et et e suite il a ette des e te d’e vi o
k
ue je veu essa e de ou i u
a . L’as e sio
passe plutôt rapidement, il commence à tomber quelques gouttes dans les derniers instants de la montée. Je ne
’ te ise pas e haut a le ve t souffle assez fo t. Seule e t
i ap s avoi e ta
la des e te, la pluie se
transforme en g lo s et j’e p ofite pou so ti a veste i pe
a le de o sa tout e o ti ua t à ou i . O
voit des lai s, ça to e guli e e t, là o peut di e u’o est da s l’ult a ! Plus le temps passe et plus le terrain
devient glissant. Ça me met un coup au moral alors que je me refaisais une santé ! A un moment, un gars me dit de
ega de à su le ve sa t d’e fa e et o
voit g osses oul es de oue do t u e ui s’ ase su la oute du as
o
e au Tou de F a e il a uel ues se ai es . Rie d’inquiétant pour nous donc on continu en accumulant les
glissades jus u’à e ue je ’ ase pa te e. Je suis plei de oue, t e p et je ’ suis plus du tout ! J’a ive au
ravitaillement de la Fouly et la chaleur de la tente fais vraiment du bien tellement je suis congelé.
Je d ide de fai e u e g a de pause pou e e ett e da s le d oit he i a l’id e d’a a do
e t ave se
l’esp it ! Je e ha ge ave e ui e este de se da s o sa , ’est-à-dire un collant et un maillot manche
longue. Par contre obligé de remettre les chaussettes et chaussures trempés. Maintenant je vais me venger sur la
nourriture et avaler une dizaine de morceaux de fromage suisse avec du pain, suivi de cookies/petits beurre pour
accompagner mon café. Pendant ce temps-là j’app e ds u’il e va pas pleuvoi ette uit, e ui e assu e.
Ap s h de pause, la uit est to
e, je epa s ave u aut e tat d’esp it et e dis ue ’est l’UTMB, je ’ai pas
le droit de laisser tomber comme ça ! Je retrouve une bonne allure ce qui réchauffe assez vite. Connaissant ces
he i s, je sais à uoi ’atte d e et ça e appelle des souve i s (bivouacs, pique- i ues, et … .
k plus loi
j’a ive à Cha pe La , je ’assoie u o
o e t pou a ge f o age/pai , oi e es af s et je e remotive
pour repartir. Il est 23h30 et il reste à peu près 45km et 2700D+. Je commence à calculer et à en déduire que je
devrais pouvoir arriver à Chamonix où il y aura beaucoup de monde dans les rues. La technique de cette fin de
course est de ne manger ue du f o age au avitos pou e pas e fai e d’i je tio s d’i suli e, oi e u af et
repartir avec une flasque remplie de café.

La première montée de 800/900D+ se termine rapidement, j’aug e te l’ lai age de la f o tale et ’est pa ti pou la
desce te ou je vais dou le eau oup de o de. Cette des e te ’avait pa ue supe lo gue lo s ue je l’avais faite
avec un sac de 10kg. Content que les quadriceps répondent toujours aussi bien après plus de 8000 mètres de
descente. J’a ive à T ie t, je ’arrête 10 min et repars.
Plus ue g osses osses de
/
D+ et ’est fi i. Je ’esp e u’u e hose, ’est de e pas pi ue du ez
pendant la montée. Celle-ci sera un peu plus longue que la précédente ais j’ai fait la majeure partie de l’as e sio
avec 3- pe so es ave ui j’ai pa l u peu pou passer le te ps. U e fois e haut, plus u’à des e d e, plus g a d
o de e peut ou i alo s ue j’a ive toujou s à ie d oule . Seul u ga s e résistera en restant 50m devant
oi, ’est pou ça ue lorsque je le rattrape ava t Vallo i e, je le f li ite. Le jou s’est lev do o e a fi i ave la
uit. O te i e le de ie k e se le jus u’au avitaille e t.
i utes d’a t et je epa s seul a il est d jà pa ti. Il est h et il este k et 900D+ environ. Les 4er
kilomètres montent légèrement mais suffisamment pour que je ne puisse plus courir avec 150km dans les jambes.
Donc je marche vite et retrouve une belle motivation. h plus ta d, ’est le soulage e t ulti e, je suis a iv à la
Tête au Vent, le dernier point haut du parcours. Maintenant, place à 3km de profil descendant, parsemé de
pierres/rochers par-ci par-là. J’e ou s u e o e pa tie et j’a ive à la Fl g e, le de ie avito. Je e ’a te pas
telle e t j’ai hâte d’a iver et me lance dans la dernière descente. Les félicitations commencent à tomber de la part
des randonneurs que je croise. Je double une dizaine de participant de la PTL (300km 25000D+, sans balisage et avec
de hautes altitudes) avec qui je parle 2min pour les féliciter et leur dire que je les aie vu dans la bande annonce de
cette aventure avec leurs moustaches. Je poursuis mon chemin et arrive à Chamonix. Les cuisses commencent à être
du es, j’e p ofite pou a he . O
’annonce u’il este
do
’est bon je peux lâcher les chevaux. Il y a des
centaines (milliers ?) de personnes en train de nous acclamer. Le mal de cuisses est déjà oublié. Dernier virage, je
tape dans les mains des spectateurs, je suis tellement heureux de cette arrivée ! Et me voici sur la ligne, je serre les
points, je lève les bras. Ça est, ’est fait. Fi ishe de l’UTMB ! �

Je vais chercher ma veste de finisher et la i e offe te. Puis ’est le o e t de savou e a la saiso est fi ie et je
viens de terminer la course emblématique que je rêve de faire depuis mes débuts en course à pied. Pour la petite
histoire, je ne porterais jamais cette veste finisher car elle ’a t vol lo s du epas d’ap s ou se à l’UCPA de
Chamonix.
Bilan :
-

D çu d’avoi auta t su i le so
eil, et pou le oup f ust a t de e pas avoi pu e ploite es apa it s
ap s l’i vestisse e t de et t . Ça ’app e d a a je sais ue le so meil est mon pire ennemi !
U e a ia e agi ue, ue e soit au d pa t, à l’a iv e, au Hou hes, au Co ta i es, à St Ge vais et j’e
passe …
Beau oup de pa ti ipa t su les se tie s. J’ai dû dire « je passe à gauche » ou « je passe à droite » au moins
cent fois.


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