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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile

Réflexion sur le développement de
formations en matière de sécurité civile
et de gestion des crises

Colonel Francis mené

mercredi 27 mai 2015

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile

INTRODUCTION

Le directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises a demandé au directeur de
l’ENSOSP de réfléchir à l’évolution de l’ENSOSP dans le sens d’un élargissement de ses missions au
champ de la sécurité civile.
La note qui suit constitue une première réponse qui reflète le seul point de vue de son auteur,
indépendamment des acteurs de la gouvernance de l’Ecole et en son sein de l’équilibre existant
entre les collectivités locales et l’Etat.

Colonel Francis mené

mercredi 27 mai 2015

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile

SOMMAIRE
1.

La nécessité de développer la formation en matière de sécurité civile et de gestion des crises ...... 4
1.1. Rappel du contexte législatif et règlementaire ........................................................................... 4
1.1.1. Qu’est ce que la sécurité civile ..................................................................................... 4
1.1.2. Quel est le rôle de l’Etat ............................................................................................... 4
1.1.3. Quels sont les acteurs .................................................................................................. 5
1.2. Quel constat peut-on faire sur la formation à la sécurité civile et à la gestion des crises ............ 5
1.2.1. En matière de prévention, la doctrine et la formation sont de fait partagés entre les
différents ministères ............................................................................................................. 5
1.2.2. En matière de conduite des situations d’urgence et de prévention (gestion ?) des crises,
la doctrine est limitée et les intervenants multiples ............................................................... 6
1.3. L’état des lieux des formations .................................................................................................. 6

2. Quels champs pour une formation de sécurité civile et de gestion des crises, dans une approche
globale des risques et des menaces ........................................................................................................ 7
3.

Les cibles d'une formation en matière de sécurité civile et de gestion des crises ............................ 7
3.1. Les administrations publiques ................................................................................................... 7
3.1.1. Personnels armant les centres opérationnels de la chaîne de commandement du
ministère de l'intérieur .......................................................................................................... 7
3.1.2. Les collectivités locales ................................................................................................ 8
3.1.3. Les services des hauts fonctionnaires de défense et de sécurité des principaux
ministères et leurs centres opérationnels ministériels ainsi que des délégués ministériels de
zone ...................................................................................................................................... 8
3.1.4. La chaîne OTIAD ........................................................................................................... 8
3.2. Les grands opérateurs supra départementaux (dont les OIV) ..................................................... 9
3.3. Les associations de sécurité civile et autres................................................................................ 9

4.

Une école de sécurité civile et de gestion des crises pour quoi faire ? ............................................ 9
4.1. Les objectifs ............................................................................................................................... 9
4.2. Les modalités........................................................................................................................... 10
4.2.1. Formation interministérielles et interservices en gestion des situations d'urgences et de
prévention des crises ........................................................................................................... 10
4.2.2. Formations interministérielle et interservices notamment sur les champs de la
prévention et des autres domaines de l’approche globale ou systémique des risques ......... 10

5.

Dans tous les cas une co construction et une évolution statutaire nécessaire .............................. 11

6.

Les actions de parangonnages engagées par l’ENSOSP ................................................................. 12

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile
1. La nécessité de développer la formation en matière de sécurité civile
et de gestion des crises
1.1.Rappel du contexte législatif et règlementaire
1.1.1.

Qu’est-ce que la sécurité civile :

La sécurité civile est définie par l’Article L112-1 du code de la sécurité intérieure et a pour objet :




la prévention des risques de toute nature,
l'information et l'alerte des populations
la protection des personnes, des biens et de l'environnement contre les accidents, les
sinistres et les catastrophes

Elle suppose la préparation et la mise en œuvre de mesures et de moyens appropriés relevant de
l'Etat, des collectivités territoriales et des autres personnes publiques ou privées.
Elle concourt à la protection générale des populations, en lien avec la sécurité publique et avec la
défense civile.
1. La sécurité civile face aux risques, comporte une « phase amont » de prévention, d’information et
d’alerte, avant la survenue d’un accident, d’un sinistre ou d’une catastrophe et une « phase de mise
en œuvre », elle intègre la préparation des différents acteurs.
2. La sécurité civile s’inscrit également dans le registre de la sécurité nationale pour la protection des
populations face aux effets potentiels des menaces

1.1.2.

Quel est le rôle de l’Etat

La sécurité civile est définie comme une compétence partagée entre les collectivités locales et l’Etat.
Le ministre de l’intérieur est responsable notamment de la préparation et de l’exécution des
politiques de sécurité civile.
Le rôle de l’Etat en matière de sécurité civile est précisé parle code de la sécurité intérieure1 et le
code de la défense2.
Ces deux textes trouvent leur application dans les missions qui sont confiées au directeur général de
la sécurité civile et de la gestion des crises lequel est chargé3 :
1° De garantir la cohérence de la sécurité civile au plan national, d'en définir la doctrine et d'en
coordonner les moyens.
2° De l'évaluation, de la préparation, de la coordination et de la mise en œuvre des mesures de
protection, d'information et d'alerte des populations, de la prévention des risques civils de toute
nature, de la planification des mesures de sécurité civile ;
3° Des actions de secours visant à la sécurité des personnes et des biens, en temps de paix comme
en temps de crise ;
4° Des moyens d'intervention de la sécurité civile ;
1

Article L112-2 du code de la sécurité intérieure
Article L1142-2 du code de la défense
3
Décret n° 2011-988 du 23 août 2011 modifiant le décret n° 85-1057 du 2 octobre 1985 modifié relatif à
l'organisation de l'administration centrale du ministère de l'intérieur et de la décentralisation
2

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile
5° De la déclinaison territoriale des plans gouvernementaux et de l'élaboration, de l'actualisation,
et du suivi des plans qui relèvent de la responsabilité directe du ministre de l'intérieur afin
d'assurer la protection du territoire et des populations face aux différentes menaces, à l'exception
des missions visées au deuxième alinéa de l'article 3-1 du présent décret ;
6° De l'organisation et du maintien en condition opérationnelle du dispositif ministériel de situation
d'urgence et des capacités de gestion interministérielle des crises, ainsi que le prévoit l'article L.
1142-2 du code de la défense.
De ce qui précède, il apparait que le DGSCGC, en matière de sécurité civile doit s’assurer de la
préparation de l’ensemble des acteurs, tant dans les domaines de la prévention que de celui de la
réponse opérationnelle. Cette responsabilité passe par la doctrine et par la formation.
Ainsi, en en matière de sécurité civile et de gestion des crises, la DSCGC est compétente :
1. Pour définir la doctrine et la cohérence nationale au regard des différentes phases de la gestion
des risques
2. Pour assurer : l’évaluation ; la préparation ; la prévention ; la planification ; l’information et
l’alerte ; la coordination et mise en œuvre des mesures de protection ; les actions de secours
3. Pour assurer le maintien en condition opérationnelle de la chaine de commandement du ministère
de l’intérieur et de la CIC
Dès lors, il est nécessaire de disposer des moyens permettant la conception de la doctrine et sa
diffusion dans les réseaux de formation des différents acteurs.

1.1.3.

Quels sont les acteurs4

Les missions de sécurité civile sont assurées principalement par les sapeurs-pompiers professionnels
et volontaires des services d'incendie et de secours ainsi que par les personnels des services de l'Etat
et les militaires des unités qui en sont investis à titre permanent.
Concourent également à l'accomplissement des missions de la sécurité civile les militaires des
armées et de la gendarmerie nationale, les personnels de la police nationale et les agents de l'Etat,
des collectivités territoriales et des établissements et organismes publics ou privés appelés à
exercer des missions se rapportant à la protection des populations ou au maintien de la continuité
de la vie nationale, les membres des associations ayant la sécurité civile dans leur objet social, ainsi
que les réservistes de la sécurité civile.

1.2.Quel constat peut-on faire sur la formation à la sécurité civile et à
la gestion des crises
1.2.1.
En matière de prévention, la doctrine et la formation sont
de fait partagés entre les différents ministères
Dans le champ de la prévention des risques de toute nature, la doctrine est en fait partagée avec les
ministères en charge de la gestion des risques (notamment de MEDDE et le ministère de la santé) et
il ne semble pas qu’il existe un véritable creuset national destiné à assurer la cohérence en matière
de formation qui soit partagé avec les acteurs de la sécurité civile.

4

Article L721-2 du code de la sécurité intérieure

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile
Les acteurs de la prévention des risques de toute nature sont donc répartis entre différents
ministères et ne disposent pas de doctrine et de formations communes.

1.2.2.
En matière de conduite des situations d’urgence et de
prévention (gestion ?) des crises, la doctrine est limitée et les
intervenants multiples
Dans le champ de la conduite des situations d’urgence ou de crise, les acteurs de la réponse
opérationnelle relèvent de différentes cultures et sont amenés à coopérer en situation d’urgence et
pour prévenir les crises, sans référentiel commun et sans formations adaptées.
Notons que la gestion des crises de toute nature dépasse le seul cadre de la sécurité civile (sécurité
intérieure, sécurité économique, comportant également la sécurité sanitaire et la circulation
routière, qui peuvent être rattachées à la protection de population et des activités…) et que le
dispositif ministériel de situation d'urgence et de gestion interministérielle des crises repose
également sur le DGSCGC au travers de la CIC.
Les préfets de zone de défense et de sécurité5 assistés des PPDS et de leurs EMIZ, disposent de la
même responsabilité de gestion des crises « de toute nature », sans véritable doctrine ni référentiel
de formation. Les préfets de départements6 sont en premier lieu, bien entendu responsables de par
leur pouvoir de police administrative général, de la gestion des crises sur le territoire de leur
département et s’appuient notamment sur le centre opérationnel départemental.
Cependant, dans le domaine de la réponse opérationnelle, le référentiel commun institutionnel est
limité aux concepts du dispositif ORSEC et des plans gouvernementaux, mais qui ne prescrit ni les
modes opératoires, ni les moyens de fonctionnement détaillés des centres opérationnels.
Il n’existe pas véritablement de doctrine, ni surtout de référentiel de formation qui soient partagés et
pilotés au plan national pour l’ensemble des acteurs des « crises de toute nature ».

1.3.L’état des lieux des formations
Il faut constater par ailleurs, que depuis l'intégration de l'INESC à l'INHES devenu INHESJ, la sécurité
civile est le parent pauvre de l’INHESJ, lequel ne développe que des formations à la gestion des crises
destinées aux préfets.
Par ailleurs, la sous-direction de la formation du ministère de l’intérieur dispense des formations de
prise de poste pour les SIDPC et les DIRCAB.
Pour illustrer ce propos, je vous communique en copie un document réalisé en 2011 par un souspréfet intervenant à l’ENSOSP et qui plaidait pour une harmonisation des formations professionnelles
en matière spécifiquement de gestion des crises, dans l'administration7. Ce document ne répond pas
à la totalité de la problématique posée mais présente la vision d’un membre du corps préfectoral
sensibilisé à ces questions.

5

Articles R*122-2 à R*122-12 du code de la sécurité intérieure
Articles R*1311-33 à 1311-38 du code de la défense ; Articles R*122-52 du code de la sécurité intérieure ;
Article 11 du Décret n°2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action
des services de l'Etat dans les régions et départements.
7
Voir le document: Formation à la gestion de crise Charente maritime.doc
6

Colonel Francis mené

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile
L’ENSOSP dispense également des formations pour les officiers de sapeurs-pompiers et à la marge
d’autres publics.
Dans le monde universitaire ou des grandes écoles, nous avons recensé de nombreuses formations à
la gestion des risques et des crises, que nous vous présentons en annexe8.

2. Quels champs pour une formation de sécurité civile et de gestion des
crises, dans une approche globale des risques et des menaces
Pour couvrir l’ensemble des champs relevant de la sécurité civile et de la gestion des crises, il est
nécessaire de prendre en compte, en matière de doctrine et de formations l’ensemble des phases
d’une approche globale ou systémique des risques :











Analyse des risques et des effets potentiels des menaces
Prévention
Information des populations9
Prévision
Planification
Surveillance
Alerte
Conduite des situations d'urgence et prévention des crises (Gestion des crises)
Retour à la normale
Retour d'expérience

Cette approche globale en matière de sécurité civile doit être adaptée aux autres champs de la
sécurité nationale, selon les publics mais avec un tronc commun en matière de conduite des
situations d’urgence et de gestion de crise.

3. Les cibles d'une formation en matière de sécurité civile et de gestion
des crises
Les acteurs de la sécurité civile et de la gestion des crises, sont indiqués de manière générique à
l’article L721-2 du code de la sécurité intérieure (voir § 1.1.3 ci-dessus)
De manière plus détaillée, il est possible de cibler les acteurs suivants susceptibles de s’inscrire dans
un processus de formation.

3.1.Les administrations publiques
3.1.1.
Personnels armant les centres opérationnels de la chaîne
de commandement du ministère de l'intérieur
Il s’agit des personnels armant les centres opérationnels suivants :
• Centres opérationnels de gestion interministérielle des crises et centre
interministériel de crise (COGIC et CIC)
• Etats major interministériels de zone de défense et de sécurité et leurs centres
opérationnels (EMIZ et COZ)
• Centres opérationnels départementaux (COD)

8

Voir les documents : Cartographie formations gestion de crises.xlsx ; Note d'information cartographie
formations diplômantes ou certifiantes gestion de crise.pdf
9
Notamment l’Article L125-2 du code de l'environnement relatif au droit à l'information sur les risques majeurs

Colonel Francis mené

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile
Dans ce chapitre il faut inclure aussi bien les personnels affectés à titre permanent que les cadres
des différents services susceptibles d’armer les centres opérationnels : police, gendarmerie, DDTM,
DDPP, DDCS etc. Dans une vision avancée, l’inclusion d’un module adapté dans la formation initiale
ou continue des cadres des services concernés pourrait être envisagée.

3.1.2.



Les collectivités locales
Les élus
Les personnels engagés dans les PCS, ou du niveau départemental contribuant au
dispositif ORSEC (services des routes et transports scolaires des départements
par exemple).

3.1.3.
Les services des hauts fonctionnaires de défense et de
sécurité des principaux ministères et leurs centres
opérationnels ministériels ainsi que des délégués ministériels
de zone
Un certain nombre de grands ministères cités ci-dessous disposent d’une chaîne de commandement
« ministérielle », placée sous la responsabilité d’un haut fonctionnaire de défense et de sécurité,
disposant d’un centre opérationnel ministériel et d’un relai zonal, lequel est engagé dans le
renforcement des centres opérationnels de zone.
Il s’agit essentiellement :
Pour le MEDDE10 :
• Centre ministériel de veille et d’alerte (CMVOA)
o DREAL de zone
o Direction interrégionale de la mer (DIRM le cas échéant)
o Directions de la Sécurité de l’Aviation civile interrégionales (DSAC)
Pour le ministère de la santé :
• Centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et
sociales (CORRUS)
o ARS de zone et sa cellule de gestion des risques exceptionnels (CGRE)
o Cellule de l’INVS en région (CIRE)
Pour les ministères économiques et financiers
• Centre opérationnel de Bercy (COBER)
o DRFIP et DIRECCTE de zone
Le cas échéant le ministère chargé de l’agriculture et les DRAAF de zone peuvent être engagés sur
des « gestions de crises ».

3.1.4.

La chaîne OTIAD

L’ensemble de la chaine de coopération civilo militaire dite chaine OTIAD (organisation territoriale
interarmées de défense) doit être également associée en ce qu’elle planifie et met en œuvre le
« contrat de protection11 » (ou contrat 10 000 hommes), destiné à venir en appui, sur la base d’un
certain nombre de scénarii de crises civiles.


Personnels armant le CPCO

10

Instruction du Gouvernement du 22 août 2014
Instruction interministérielle relative à l’engagement des armées sur le territoire national en cas de crise
majeurs N°10100/SGDSN/PSE/PPS/CD du 3 mai 2010
11

Colonel Francis mené

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile



Personnels armant les EMIAZD
Délégués militaires départementaux

3.2.Les grands opérateurs supra départementaux (dont les OIV)
Les grands opérateurs supra départementaux associés aux crises de niveau zonal ou national et
susceptibles d’armer ou d’interagir avec les centres opérationnels, doivent être associés à la
formation, afin de participer aux entrainements et aux exercices, de manière à développer un
référentiel et des modes fonctionnements communs, il s’agit notamment des acteurs suivants :











Acteurs de la veille "environnementale"
o Météorologie : CMIR
o Hydrologie SPC et SCHAPI
o Réseau qualité de l'air
o Réseaux sismiques
Transports : Routier (CRICR) ; Ferroviaire : (SNCF PC régionaux) ; Aérien (RCC) ;
Préfecture maritime (CROSS) ; fluvial (Voies navigables de France).
Réseaux d'énergie :
o Electricité (Transport : RTE et les SE régionaux ; Distribution : correspondant
zonal EDF)
o Hydrocarbures liquides : Dépôts pétroliers ; Réseaux de distribution ;
Raffineries ; société d’oléoducs
o Gaz : GRT/TIGF
Systèmes d'informations et de communication :
o Transmissions gouvernementales : SZSIC
o Opérateurs privés : Orange ; Bouygues ; SFR ; 9 télécom ; TDF
Réseaux d'eau
Réseaux fiduciaires ; Réseaux bancaires ; Transporteurs de fonds ; La poste
Ravitaillement : Carrefour ; Leclerc ; Intermarché ; Casino ; Auchan ; Système U

3.3.Les associations de sécurité civile et autres
Bien entendu les associations agréées croix rouge, FNPC, FNRASEC et autres…

4. Une école de sécurité civile et de gestion des crises pour quoi faire ?
4.1.Les objectifs
Sans que l’énumération soit exhaustive à ce stade, une école ou un institut de sécurité civile, aurait à
travailler dans les domaines suivants, visant notamment à mettre en œuvre les orientations de la
politique de sécurité civile fixées par la Loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la
sécurité civile :


La recherche (en partenariat avec des universités comme le fait déjà l’ENSOSP) :
o développement de la résilience sociétale ; de la formation des « citoyensacteurs » et d’une meilleure prise en compte des populations dans l’ensemble
des phases de la gestion des risques et des crises
o définition d'une doctrine partagée en matière de fonctionnement des centres
opérationnels, à l’instar du standard OTAN ou de la doctrine américaine
(National incident management system et Incident Command System), mais
également en matière de prévention des risques de toute nature.
o dans les autres domaines concernés par l’approche globale ou systémique des
risques visés au § 2.

Colonel Francis mené

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile







Le développement d’une culture commune aux différents acteurs en matière de sécurité
civile et de gestion des crises, en agissant comme tête de réseau des actions à
développer au niveau territorial par exemple.
La mise en synergie, sous l'autorité de l'Etat de la formation concernant ; l’information
des populations ; les dispositifs de prévention des risques majeurs ; de planification
ORSEC et de conduite opérationnelle, ainsi que dans les autres domaines visés au § 2.
Une meilleure adaptation aux postes de certains emplois d'Etat engagés dans la gestion
des risques et des crises (SIDPC ; EMIZ ; DGSCGC)
L’harmonisation des approches et des compétences des acteurs des situations d’urgence
ou de crises, touchant aux autres domaines que la sécurité civile.

4.2.Les modalités
Il convient tout d’abord de souligner que toute approche structurée en matière de formation,
suppose la définition d’un référentiel des emplois des activités et des compétences comme cela est
en train d’être réalisé pour les officiers de sapeurs-pompiers.
Par la suite, un référentiel de formation doit être établi, qui servira de base à la conception
pédagogique des formations pour les différents publics.
Par ailleurs il convient de définir les ambitions à court moyen ou long terme d’une telle école de
protection civile, car le champ des possibles est important.
Le fonctionnement de la chaine de commandement de l’Etat en matière de gestion des crises, peut
être un premier objectif, suivi par les autres domaines relevant des champs de la prévention, de
l’information préventive, de la communication et globalement de la résilience sociétale.

4.2.1.
Formation interministérielles et interservices en gestion
des situations d'urgences et de prévention des crises
Là encore, plusieurs ambitions peuvent être affichées et planifiées :






Une première étape à minima, consisterait à dresser un état des lieux des formations
existantes (INHESJ – ENA ; Formation SDRF ; Formation ENSOSP..) et viser à mettre en
cohérence la doctrine et les parcours de formation sous l’égide d’une structure aux
compétences élargies.
Une deuxième étape consisterait à développer, doctrine partagée et formations pour
l'ensemble des services publics armant les centres opérationnels COD-COZ-COGIC-CIC, ainsi
que les chaines de commandement ministérielles, les collectivités territoriales, voire les
associations agréées.
Une troisième étape, consisterait, sur la base d’une doctrine élargie, à ouvrir des formations
destinées à l’ensemble des grands opérateurs de service publics (comportant les opérateurs
d’importance vitale).

4.2.2.
Formations interministérielle et interservices notamment
sur les champs de la prévention et des autres domaines de
l’approche globale ou systémique des risques
Ce deuxième champ de formation est encore plus ambitieux et suppose une coordination
interministérielle renforcée, car le ministère de l’intérieur n’est pas seul engagé dans la partie
« amont » du cycle de gestion des risques, qui s’étend de l’analyse des risques et des effets
Colonel Francis mené

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile
potentiels des menaces, à la prévention, l’information des populations, la prévision des phénomènes,
la planification, la surveillance et l’alerte notamment, et plus largement la culture du risque et la
résilience sociétale.

5. Dans tous les cas une co construction et une évolution statutaire
nécessaire
L’objectif de parvenir à une école de protection civile, qui pourrait avoir pour socle l’ENSOSP
nécessite d’être analysé au regard de ce qui précède et du rapport entre les différents acteurs. La
matrice « SWOT » ci-dessous en résume les principaux aspects :
Forces :

La DGSCGC dispose de la légitimité en matière de
doctrine pour la sécurité civile et la gestion des
crises de toute nature

La DGSCGC dispose d’une capacité de réflexion et
d’ingénierie au travers de l’ENSOSP.

Les services d’incendie et de secours sont
reconnus pour leur savoir-faire au plan local, pour
la gestion des situations d’urgence et de
catastrophe.

Les formations à la gestion opérationnelle et au
commandement, ainsi que les formations à la
gestion des situations d’urgence et de
catastrophe sont reconnues et prédisposent à
l’adaptation des savoir-faire aux autres types de
crises

La capacité d’adaptation des services d’incendie
et de secours.

Opportunités :

La volonté du ministre de renforcer la présence
de l’Etat auprès des SDIS et de l’ENSOSP et de
développer nos missions.

La disponibilité d’infrastructure actuellement en
vente par le ministère de la défense, jouxtant
l’ENSOSP.

La colocalisation et l’embryon de structure
interministérielle que représente le centre civilomilitaire NRBC-E

Il n’existe pas actuellement de pilotage en
matière de doctrine et de formation partagée à la
sécurité civile en dehors du concept ORSEC.

De nombreuses universités développent des
enseignements qu’il faudrait fédérer par une
doctrine officielle

Faiblesses :

L’ENSOSP, n’est pas associée aux réflexions sur la
doctrine par la DGSCGC.

Les sapeurs- pompiers, peu représentés au niveau
national ne sont pas reconnus à ce niveau comme
légitimes sur les champs de la « gestion de crise ».

L’ENSOSP, représentant la composante
« territoriale » sapeur-pompier de la gestion des
situations d’urgence et de catastrophe, ne peut
pas à elle seule et en l’état de son statut,
prétendre organiser la formation de tous les
acteurs de la sécurité civile et autres acteurs de
sécurité nationale.

L’ENSOSP est financée à 80 % par les collectivités
locales et la gouvernance pourrait être réticente
au développement de formations d’Etat sans
financement complémentaire.

Les autres corps en uniforme disposent de leur
école professionnelle, dirigée par un cadre issu de
leurs rangs. L’intégration de l’ENSOSP dans un
INESC dirigé par un membre du corps préfectoral
serait sans doute difficile à accepter par la
profession.

Menaces :

Le concept de « gestion de crise » recouvre des
réalités différentes entre le niveau, national et
territorial : les tenants des « plans
gouvernementaux » dans la mouvance du SGDSN
et du secrétariat général du MI ; les tenants des
concepts ORSEC, principalement orientés sur la
notion de COS et de DOS qui ne s’applique pas
aux crises «systémiques » ou ne relevant pas de la
sécurité civile. Pour faire simple, la mouvance «
sécurité intérieure ou économique » d’une part et
« sécurité civile » de l’autre.

L’INHESJ organisme interministériel est déjà
théoriquement compétent sur le registre de la
gestion des crises

Le ministère de l’intérieur dispose d’une
sensibilité « sécurité intérieure » plus prégnante
que celle de la « sécurité civile »

La gendarmerie nationale développe un concept
et des moyens de gestion de crise

Les autres ministères concernés ne s’engageront
pas facilement dans une démarche commune
(exemple du centre civilo militaire).

Conclusion :
La création d’une telle école de « sécurité civile et de gestion des crises », doit sans doute être
conçue de manière pragmatique et progressive pour avoir quelque chance d’aboutir.
Colonel Francis mené

mercredi 27 mai 2015

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Réflexion sur le développement de formations de sécurité civile
La transformation de l’ENSOSP, ou plutôt le retour à une situation antérieure de type INESC, doit être
conçue dans une démarche « gagnant-gagnant » pour les services d’incendie et de secours.
Il n’en reste pas moins que le caractère interministériel et interservices de la sécurité civile, suppose
une co construction avec les partenaires existants et notamment l’INHESJ et le Secrétariat général du
ministère de l’intérieur (sous-direction des ressources et des formations) à minima.
L’implication des autres services du ministère ; DGGN ; DGPN, mais aussi des services des HFDS des
autres ministères doit également être envisagée.
Enfin les écoles de la haute fonction publique, ENA et INET, doivent également être associées afin de
mettre en cohérence, voire partager la doctrine et les enseignements, avec les leurs.

6. Les actions de parangonnages engagées par l’ENSOSP
Comme l’a souhaité le directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises, l’ENSOSP a
engagé un travail visant à recenser les pays Européens qui disposent d’une structure de formation
efficace dans le domaine de la protection civile et de la gestion interministérielle des crises.
Ainsi, d’une part, une rencontre est cours de mise au point avec l’école nationale de protection civile
Espagnole et d’autre part, une action de recensement et d’inventaire de l’existant est organisée avec
la mission des relations internationales de la DGSCGC et plusieurs « sachants » recensés par l’ENSOSP
dans la profession.
Sur la base de ce recensement un questionnaire adapté sera adressé aux points de contacts et une
sélection de rencontres pourra à l’issue être organisée le cas échéant.
Cette démarche est cependant lourde et a souffert de la vacance du poste de l’officier chargé des
relations internationales à l’ENSOSP.

Colonel Francis mené

mercredi 27 mai 2015

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