Mages Epiphanie .pdf



Nom original: Mages Epiphanie.pdfTitre: L'Épiphanie, ou Pensées nouvelles à la gloire de Dieu touchant les trois mages... par Jaques d'Auzoles Lapeyre,...Auteur: Jacques d' Auzoles

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ερωιύ:6/

0ι>Μώ%

~1.°εΡ`1ΡεχἔΑΝΙ
PENSEESDUDVVELLES
A’~L'Act GLOIRE DE DIEV
touchant les trois M A G E s, qui partis dc l'Orient ſc crouuc
rcnt cn Bcthlccm poury adorer Νάπα Seigneur IESVS-ÇHKXST

le X” I: iour dc ſon incffablc naiſſance.
' _
P A R ~

ſ

IAQyEs DAVZOLES
L A P E Y R E,
Fils dc Picrrc d’Auzolcs, δ: dc Marie dc Fabry d’Auucrgnc.
R E G N A N T S
LES “ΤΚΕ8-(]ΗΚΕ5ΤΙ-ΕΝδ
ſi

, LOVYS XlIl
ET ANNE D'ESPAGNE.
-x WI
ËÔLYOÎÊ

D E D IEE

**mas-s

A

ARCHËVESUE D E RovzN,
Pnmat dc Normandie.

A PARIS,
Chez G E R'V_'A 1s A L ιι O 'I' au Palais5 prcz la Chapelle
.

ſainct Michel.
M. DC.

XXXVIII.

Auto Approbation des Djctegsrs, U* Priuilegc daſh èllajefle'.
Δ wa... d

67

Ι

Z

Ι -

'I l

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' .OH

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Ν E. ~ R
Β'·Ε.~Ι;ἶΕ'ΡΙΡΗΑΝ`ΙΕΙ
ËHECDE XLIII.dumond~e,.8ELdc-.~Ia Grace.. ~ '_ i. . .- ο

Ο στοπ: ιτιεἱιιτ:πο.οτ(2ιιοεΙ”εχὸ€ 6ωεωφ
le Sainct Texte .de lEuangile de ſainct…

Matthieu, qui adonnéle ſubiect dudit'
"~ë'~'"A~.4\_“’< cours de la ſeconde Epiphanie , qui fiit

' cell de lîſiſlzoile 8c des .Mages à .toutle reſtedcs Μαη
Με::

·

χ, Φωκά ά‹ϋ›ιε 1εενερωΙεω ΒετύΙεβε»2, Gite' έ:

H_ _ _ `

~ ~Iur1eeſſ-, au 'temps du RqyHerodc-S, @olga-venir @ο î Mfflflzä"
α ΜαΚε:άΌτέεπτεπΙεπβΙεω. Ι)ψιπ:;0:2 4ΐΙο-Κ97-·

' des Iurfs qui eſt né? car και: auons rUeu/óuztcſfoile Με· ;
·3.0%ί01ϊ(9[ΜΗ Ή88ΜΒιιΙστεπ .Οτ]ε ΚΨ.Ηε--.; z
rades gant ou): cela fut tr0uI-Ië,,(9* :dure, Ieruſitlem ~ -ï

— φωτ:: :Ιι9:4 'ΕΕ ayant *aſſïiyæbjí 'tbusrles 'prinripauxq
ζ ·δα:τήσα teurs, .ο les; δστὶξὲ::ἐ841ειφἰε , έ! :ΙΙυβτπωμπ

$:_ιΙΙΙσιι:εξοέ.ΙεζΕβτΣΠ :Μάτ καψω ·ΕΜΙ: ή) dirent** ~_
… :ο Bethlehem de' Μάς: -, cartile/Zſainſitrſrcrit par le: _
zót-Prophſiirtcj.. .Et Μ): Β6°ζωί|3Μ :στο de luda', 128,·8::>';
κ z puzsjazylurpeflte entra! les Princes de. Ποία :car de toy :-ſize

~ ſôrtira le conducteur quigouuernera 'MÛMPÆFJË

Δ;

7( οπο: Μάρ-πε €τοοΙ8:41απξαΡΡ6"εΜ/ιΙστεϊΖε: Μ 4. . .
.
1:'. i),

68

Ι..'ΕΡΙΡΗΑΝΙΕ
Π. PARTIE
SIECLE XLIII. l.
gegfenqneſt d'eux diligemment d” tenzpsſique l'E

Bſloile lenreſtoítapparuë. Βία επιι€μπτοπ Βστωε
θεω, ίσιο· dtr, ΑΙΙεζ.0~ απ:: επ?ιιε›·εχ άΙΙΙδευισκεπτ
άπΡεω Enfant: ερ· .ματιά 'vous l'aurez tronuëfai

tes-Ieſimgyſÿauoir, afin que ιϋωιΙΙΙε ΜΒ., θ· quete
9 l'adore. Eux donc ayantotg le Κ?) :ſien allerengdy*
'Uaiçy [Eſta-ile qu'ils auoient Μια?en Orient, allait
deuant eux fraſques à ce que τεπακτ,6ΙΙε :.αττσβαβτ Ισ
το Μπι oû ψ»! le Petit Enfant. Et _guandils mirent
11 Ïeſtatſilntſils sïſiotgyrent däzneforrgrande iqye, Et

entram' en la »ΜΜΜ Π: ποισκετεκτ le Petit enfant
_auec M A R I Eſitmere: @ſe Μετα: Μ τεττε,Ια

άσαετςετ: ερ· @τα ακα: άεβ|ς)Πειπ.τ thraſh” lug

12Ρτςβπίεϊεπτ en dans Or, Encens, (α Μ)στόε. Ε:
4%υι: αάκεπί5 ά!πικευκπτ Ρατ/όπέε, ά· ω· retour
ner àHerodes , s'en retonrnerent Par autre πρ” ε::
[αν οοπτ:·ία

5ἰ ἰειττιεἰε επεσε τα:: de lſiEſcríture Diuine fiat agité
8c eſpluché depuis la naiſſance du fils de Dieu íuſques
à maintenant , il ſemble que celuy qui contient [Hiſtoi

re des Mages , qui adorcrcntle Pi): de Dieu cn Bethle
hem en eſt ſvn des premiers.

Et afin que nous le puiffions bien 8L οΙεἱτοΙτιοιιτ ee
tendrgnouä rapportcrons premierement tou-tes les opí- -

πΙσπε,οιι_ΡουτΙο moins les principales des ſaincts Pe

res 8c Docteursde l'Egliſe , κοπο: de quelques hereti
ques , quoy que ſans authoríté lcgitime, 'depuis le ccm
mcncement de ſEuangileiuſques àrnaintenant, δ! :ο
ſeré la matiere de ceſt-e \ſeconde partie , &L finalement
noſtre opinion-SE penſee, qui ſera la troiſieſme partie de

“_ ,+;, . Ι,. _.Δ-"Μα. '.»

Π. PARTIE'
ΒΕ Ι.ΑΡΕΥΚΕ;
SIECLE' Xl..lII.I.69

tout
ſi Etl’ouurage.
cependant le Lecteur ſera(s'il luy plaiſbaduerty,
que ſi par fois il ne trouue les ſaincts Peres 86 Docteurs
rangcz. ſelon leur veritable temps tirez del ordre dc no- Ι
θα: Μπάε Chronologie; ceſl que dans icelle ſay tan
τοϋ: ΡΙ:κέ:Ιοε noms des authcurs ſelon le temps de leur

παΙΙΙειπ6:6,86 τειπποΙΙ ſelon le temps deleur employ,8c le
plus ſoutient , ſelon le temps de leur deceds, ainſi que ie
les pouuois ramaſſer dans les autres autheurs. Et dc là.

ilarriue qu on voit les vns marquez deuant les autres,
:μη ςιίΙΙε π'ειγοπτ eu vogue quapres ceux qui eſtoicnt
les derniers venus. Comme ſainct Hieroſme ſc voit
marqué plus haut que làinct Gregoire de Nazianzc,
quoy qu'il aye eſté ſon diſciple, &partant plus icunc
que ſainct Gregoire, 86 ainſi de quelques autres , mais il
fiiffit qu‘ils ont touſiours eſté au temps que ie les ay
marquez ſoit à leur naiſſance , ou à la fleur de leur aage
ou à leur mort.

Or de tous les tcſinoignages qui ſont depuis l'an
premier du premier ſiecle de la Grace le plus ancien , le
plusſeur , &L le plus veritable &inſailliblqcſt ſans diſ
pute-lluy dela ſaincte Egliſe Apoſtolique 86 ΜΜΜ
ne,
elle depuis noſtre Seigneur Icſus-Chrifi 86 Κε

ΐειΙΙ166ε ΑΡοί66ο; , πωσ α par ſes diuincs 86 ΑΡΟΠΟΙΙ(ΙΠΒ8
traditions touſiours inſtruits de pere en fils,dcs choſes

que les Saincts Apoſircs 86 leurs ſucceſſeurs ont crcu 86
Ρτεθώςυέ. Tellement que ſans aucune difficulté nous
'cleuons croire ſidcllcmcnt tout ce que l'Egliſe croit à la
gloire de Dícu,6c iamais nc nous en départir, &moins

cnſeignenquoy que ce ſoit qui luy puiſſe eſt contraire.
I ΙΙΙ

μ·Δ.

7ο·

εεειι>ΗΑΝιιε
ιπ.τακτιε

:ποτε Χιιι.Ι.9

Mais en croyant fermement aux traditions de FEgIi-y
ſe,il ne faut pas que nous luy faiſions croire à elle, qu'el

le aye eu intention dc dire beaucoup de choſes qu'elle
dict., pour quelque fin qu'elle n'a iamais eu, 8L ſaut que

nos capacitez s'efforcent de ſuiure ſes veritables inten-'l
tions , 8L non que nousla forcions de ſuiure les noſtres.

Ny ne faut imputeiëà la croyance vniuerſelle 8L (Βάια.
lique dc l'Egliſe l'es croyances 8L couſtumes_ particulie
res de qu elquesllcuxparticuliers , quoyquc d'ailleurs,
ſouſtenablesfi( en quelque façon loüables..
comme
il yl'Egliſe,
faut proceder,.ſur
ſe ditEt8Lvoicy
ſe. chante.
dans
ſoittousſſ lestout-ce
iours , qui
out
les ώστε defeſtes.. 'Car tout ce qui s'y dict, oulil eſt οταν:
du vieil Ïeſtamcngou du nouueaui, 'ou des Peres 8L. des

Docteurs de. lÏEgliſe, ou des οειιιιτοε de-quelque ſatinct
perſonnage. Où bien.ce ;qu'on-y dict,_8L chantqnc ſc_
trouue nulle part..
'
'
ξ

@ο Η on ne trouue dans aucun autlieur ce que la
ΜΜΜ Ε8ΙΞίε·ξο.ττιοΙΙομ:·: dit-.ou—chante , tenons- pour

tout aſſeuré , que ce qu'elle dit 8L chante,ſe doit croire
iuſques à ce qu'elle meſme en aye autrement. determi

~ né , 8L partant le faut croire auec toutes ſortesü τεβ
Ρ.οότε..

(Weſt ce'qu’elle-dit 8L chante ſe trouue dans quel
qu’,vn des autheurs ſus alleguez, tenons pour tout aſſeu
τό que ce (ont ſainctes applications 8L agencements qui

ο ont eſte .jadis faicts. 8L dicts pourautruy, , .que la ſaincte
;Egliſe applique au ſubiet preſent, 8L duquel il~s’agiſt,8z
eesapplications ſontdiuinement bien agencees,rnais el
les ne nous obligent pas à. croire. neceſiaircmcnuqttel:

ΒΕ Ι.ΑΡΕΥΚΕ. '
ILPARTIE

71

SLECLE XLIILBLI.

les φωτ eſte' dictes 8l ſaictes pour le ſubiet,auquel elles
ίση: appliquees , ce n'eſt ..pas qu'elles n y quadrent par~
faictement
bien,mais touſioursce neſont uc P uresaP.ñ
_ _
phcations.

Et tout ainſi que pour honorer' les. επττατε,8ε Κέ re- —
tours heureux des grands Monarques , Empereurs 8c
Roys 8l autres gr εδώ perſonnages , on ſe ſert de toutes

ſortes d'inuentions , pour les appliquer à ſhonneur , 8c à.

la loüange de celuy qu'on veut honorer, de meſme_ en
vlc la ſaincte Egliſe,à la gloire de Dieu 8c de ſes .Saincta
Comme ſi pour faire Voir la Ριτιιάωσε,Ια Force, δ: Ια
νεΙΙΙειτιοε de noſtre Roy, on repreſentoit à ſes entrees,
tous
l'es labeurs
d'l-lercules,la
, 8c les ~
conduites
d'Vlyſiſies--cſie
(croientvaleur
autantd'Achilles
de ΜΙΒ ειΡΡΙἰεο.ἡ
τἰοω:‹Ιιι`οπ pourrait fairepour la loüange de ſa Royale
perſonne , parce que ſa Maieſté auroit fait choſes (cm7
blables ou beaucoupmeilleuresſ ' ~ .

z Ι

- La ſaincteEgliſe en faict de meſme appliquant le
plus ſouuent à πάσο Seigneur το: quiaura eſté dit, ou
ΒΙΟ: par les ſaincts Prophet-Emaux perſonnes de Με»
ίοπ , Πειιἰό 8: 5.ειΙοιποτι,8£ vn nombre inf."ny de _tels au

πο; , qui onteu Ι”ΙΙοοτιοικ86 Ια εΙοἰτοέἴείὶτε figures de
noſtre Seigneur_ Ieſus~Chriſh
.
. .ſi Il y a πω: difference des applications
Diuines , 8C de_

celles des hommes. C'eſt que le plus ſouucnt la ſain) —
cte Eſeriture 8k les ſaincts. Prophetes enparlant de Sam
ſon , Dauidôz Salomonz ont auſſi entendu parler. de no

Με 8ειιιιιωι· ,·Ιϋ.οϊι σου:: ςυἰοπτ eſcrit les faicts 8è geſtes
dîHere-ules, Achilles, Aiaxôc Vlyſſes n'ont -iamais penſé

àîceux auſquels \roubles appliquons'. Exemple.
I.:

Ή

εευιι>ΗΑΝιε
π. €Μκτιε
ωες:ι.ε κιπι.ἰτ.
Quand la ſaincte Egliſe celebranît la Peſte de ſEpí

phanie des Mages, qui eſt la (econde, car la Natiuité

deſcouuerte
aux Paſteurs
premiere, &celle du
Bapteſine de noſtre
Seigneurfinlala
troiſieſmc,quand,diiſi-je,
en la ſeconde , la ſainctc Egliſe applique le Pſeaume,
ΧΧΧ!. :Ια Ι)ειιιΙό,ειιηιιοΙ επσ`ειιι:τεὲ εΙιοΙέεΙΙ eſt dict,Le3

Rey: de Ιώβ ω· είε: Με: φΡοπ:ετοἶοτΡτψπ::Δε: Roy:
Je: Μακάο: apporteront des dans : Φ· τοσα Ισ Roy; de Ιω

απτο ΓαιΙο2°€2°οπτ, toutes gens Β!) ρ-”ω0,".
Il faut n~auoir iamaisleu la ΜΜΕ: ΕΚττΙτιπε , ΙΙ οτι
- @ποτε que tout ce Pièaume a eſte' faiót du Roy Salo
mon, 8ι lequel neaumoins à plus iuſtc titre la \aincte
Egliſe applique au fils de Dieu, Εφ ι:ΙΙ:ιπι le tout Μαι» Χ
εοφ plus conuenable , qu'au Roy Salomon: mais que

pour cela la ſaincte Egliſe η: 'σου η entendu que
punctuellementdLesRoys de Thai-ſe &des Ifles,ny les

Roys des Arabesôz de Saba, αμεα apporté des dons à
noſtre Seigneur
iamaiselle η
par cesEgliſe
Roys
nommez
prophetiquement
parμοβ.
DauidMais
, laiſſaincte
les appliquant au fils de Dieu, elle entend que tous les
Roys du monde rendront toſt ou tard , loir à fa (ΜΒΜ
perſonne , ſoit à ſes ſucceſſeursau miniſtere de ſon ΕΒΕ:
ί: toutes ſortes de deuoirs.
Tout de meſme quand la ſaincte Egliſe celcbrant la
feſte de ΙΈΡΙΡΙ1απΙο prend les leçons du Prophete
Iſaye, δ! notamment la ſeconde Leçon du chapitre tx. _
en laquelle on dit, Abondance dechameanx te couurira;
Dromadaires de Madian (@ ιΙΈΡΙ:ι. Τοπ :ειαάε Saba

'viendrongapportans Or ερ· Encens, σ· απποκριό2: louange

4145818πεκτ. Lesſi enfants
"ſi" Ι ſçaucnt
ſi que lcſi Prophete ΜΗ:
cela

Π. PARTIE
ΒΕ Ι.ΑΡΕ.ΥΚΕ.
SIECLE XLIILI.· 73

cela cn faueur de la ville de lerulſialemdelaquellc il pre.
diſoitla grandeur; mais~en meſme temps le ſainct Pſ9

phetc a. predit la conuerſion de toutes ſortes de nations
à la cognoiſſance d: lſiEuangile, ά ne faut pas sïlnagi
ner que la ſaincte Egliſe aye iamais creu, que toutes ces
.abondances ſoient arriuées au temps des Magcs,Hero

des eut eu plus de peur qu'il n'eut.
Et c'eſt rcſuerie ou malice tres—grande à Caluin de gif” ω·
11οιιε reprocher en ſe mocquant, que la ſaincte Egliſe, à

cauſe de ces paſſages a crcu que les Mages auoient
eſté Roχε , . δε qu'ils cſtoient venus les w ns de Tharſis,les
autres de Saba δι d'Arabie pour adorer noſtre Seigneur, a
car s'il a crew-cela, il parait luy-meſme tres- ignorant,ou

tres-ridicule : ce ne l'ont que pures applications , qui re

gardent la duree entiere du regne de leſus- Chriſt. Et la
croyance de l'Egliſe , ſi. les Mages ont eſté Roys ou
non ſe ſonde plus Με Ια veritable tradition que ſur ces
paſſages. '
Mais quant auiour de ce-ſte meſme Peſte, Θε α1°ΑΠ
cienne du Magnzficat, Ια ΓαἰπόΙ:σ Egliſe dit, les Mages

fuyant ÎEſZOiIe dirent ίσο» α l'autre :c'eſt le ſigne dugranql
Rey.: allondgenquerons nom πασα Ια): offrons Or σ· Encens

σα· .]θωΙκ σπρ·ε/σκε , ΙσίαΙΙΙΙΙ:Ισιτισοτ c'eſt vne' pure
tradition Apoſtoliquc appuyee ſur le texte q de ſainct
Matthieu.

Υ @ασ Η elle-ſc ſert de quelque ouvrage des Autheurs
Catholiques , quiſont venus depuis le commcnéement

de l'Egliſe Chreſtienne , elle nous enſeigne perpctuellc
ment l’Autheur duquel elle a prins. ce quelle dit' ou

chante' comme quand elle dit.

--

_ .



K

'

Η
Α

ΕΕΡΙΡΗΑΝΙΕ
π. PARTIE
SIECLE' Xurrscr.
Παω Μα? quam 'ville-rant

ï

Stellamſêquentes præuiam,

ï

Lumet; requirunt lumine,
Dcumfdtentur munere.

(Ισ ſont des vers qu~e tous les Breuiaires de l'Egliſe
nous enſeignent auoir eſte' prins du Poëte Sedulius, de
l’Hymne qu’il auoit ſaicte ſur la vie de Ieſus-Chrilſit, qui

ſignifient. Les @Mages allaient enfidiuant l'E-ſtelle qu'ils
duoient
πανι?
αεΙΖε [απ
,ασκ/Μαΐ
[σε 6|1επίπ,.6βαϊ68απ;
Ια Ιαυαεπ·
αααΙαΙΙα:πίσπ·
, @par
les prcſtns
qu'ils firent re

cognurent l'enfant pour ΒΙΟ!. Ε: tout cela tres-bien ap
plique' , 86 grand honneur à Scdulius, que ſes œuurcs
ſeruent à donner gloire à Dicu , qui eſt le ſeul deſſein de
l'A gliſe.
_ J
·
‘ .

Et ainſi de tous les autres autheurs deſquels elle a prins
quelque choſe en diuers temps,ſelon que le làinct Eſprit

l'a conduite pour touſiours appliquer à Dicu 86 à ſes
Saincts .~ comme @ο ſainct Leon Pape ,ΙζιΙοθε Gregoire
Ρειρο,ίειἰτιόὶ: Hieroſme, ἴειἱπόΙ; Αι18ιιΙΙΙη,ίαΙι186 Fulgence,

ſainct Maximin 86 autres , qume le doiucnt punctutlle
ment appliquer à Μάη ντιΙιιοτΙΕ:ΙΙο de l'Egliſe, ains à la

ſeule gloire de Dieu, quoy que toutce que ces ſàincts
ont dit ſoit grandement conſiderable , comme nous en

allons Voir la pluſpart ſelon l'ordre du temps , auſqucls
ils ont veſcu , de la doctrine deſquels nous tirerons cerñ.
taines concluſions , ſur leſquelles receuës ou rejettecs,

nous cſtablirons finalement noſtre nouuelle ou à"p!us

Veritablcment parler noſtre ancienne nouuelle opinion
I'M-Sto

Ugcngæ_

ou Penſée'

·

.

. i

ΡΕΙ ΙΙ..Ο N luif ſe rencontre pour ce Μπα Ια

DE LAPEYRE.
π
π. PARTIE
SIECLE XLllI. &r
plus ancien de tous les ούτω” lequel viuoit l'an μ.
du premier ſiecle de la grace , 8L parlant des Mages, tant

au liure des loix ſpeciales,que au liu. @τω Μπα: Ρώτα
ſit Μ” , εΠ& que les Mages ou Magiciens d'où ;vient
proprement le mot de Magie ſe ſeruent de malefices 8L
enchantemens , 8L neaumoins il ne laiſſe. pas de louër la
veritable Magie 8L l'eſtime digne ἄν:: homme libre,
.Μιτου [ε: Πάκη όϊδε-Π-, [ετ Mages [πιτ les ſtrutateurs
de la nature ,Pour -Lſautant plus cognoiflre la (Lier-cité, con

templansà loiſir @plus clairement les 1267N” diuines (T
inſtruiſënt les autres aux meſmes nyſteres. Etv dc Philou

nous tirons noſtre premiere concluſion.
1-. @Le le mot de Μα(οι:# prend en bonne (ο ει: οτααααί- Οοατ[α- .
ſe part.

Et ainſi nous ſeruons ποι:8οιι mot S0uuerain,.par lequel
nous entendons, ou vn tresbon 8L legitime Prince, ou

ει: tyran iníupportable Et l-'Eſcriture nous enſeigne que ~
' Dieu ales Anges bons 8L mauuais , tellement que le_

mot d'Auge eſt .comme celuy dc Mage commun aux
ſi bons
- S.8Ll GauxNmauuais.
A C E., qui viuoit l'an Lx. de lagrace, Μ: :_τε,,..α
ετἱυοιιτ aux Epheſiens', 8L parlant des Maſiges ,qui ειάοξ[1«α_σο.

rerent le fils deDieu ,οί d'opinion qu'ils eſtoient des

Yeritalzles Magiciens , mais qu'ayant recogneu-leurs er
teurspar lſſeſtoile quileur enſeigna le Dieu qu'il falloir
adorer, ils quitterent les Demons 8L allerent adorer le
) και), Dieu. Lt deſlors Ieſiianouyt laſageſſe du monde, les
enchantements furentxclzangeíenfadcſes, (F la Magie

futridiculc-,toutes les meſclzantes eouſlumes alzolies , les te
nelóres de l'ignorance cliaſſees ,O [ε τε(ε)·αε diabolique de

K i)
T

76

ΕΕΡΙΡΗΑΝΙΕ

II. PARTIE
SIECLE XLIILSLI.
[lruigquand Dieu apparut enferme dΙΙ:anime-xy* que 1720m?
me opera en Dieu.

_

Et parlant de leſtoile, laquelle auoit conduit ces
î Mages en la 4. Epiſtre ou μ. qu il eſcrit aux meſmcs

ΕΡΙιοίΙοιπε,ΙΙ dit , @ſame eſloilc commen;a de lmre, laquel
leſiirpaſſoit deſa ſplendeur toutes les cſ/Iailes qui' auoient
.- eſté deuant, carſia lumiere eſtoit indicible, dy* la nouueauteſſ
donna de ΙΙεέΐοπειευιεπε à tous ceux qui la regardaient, Parce

que taies les autres Aſlres, auec le Soleil Φ Ια Lune ne [ig
ſtruoient que είεſuites” icclle lesſùrpaſſait toutes en clarté'
Et de ce ſainct nous tirerons noſtre ſeconde conclu
ſion.

Concluſion 1.' Qi; les 1Ι44(ζ8.9[κεεπωαεοφωεπεεωεπεεΙε: 'Ueritalzles
π.. .

Μ α(€ίεΙεπ5 Ι77Ι4021Μ22.9 les Demons, <9* qu'apres par Ιΐεπετε-.7

miſe de ſe/Zoile s cſtans canuertiſis , ils quitterent les Dcmans
pourſiiiure Dieu.
/
ο. @ο l'eſtaile qui [curſeruit deguideſiirpaſſïvit en clarte"
Ιε Soleil (F la Lune U* tou; les autres Aſtres.

Cela eſt en quelque façon ſouſtcnable, eu eſgard aux
mîſericordes de Dieu qui ſont infinies , 8è que c’eſt ντι

grand ſainct qui l'a dit pour faire Voir la grande grace,
que ces Magiciens auoient reccuë : mais Dieules ayant

peu ſauuer 8c tirer à luy par mille &mille autres ſortes
de
moyens,
il n'ya
apparence
que celuy
dit en
ſaintſſîk
Matthieu
vu.nulle
6. Νε
@ειπα μα:
εε ?ωqui
ε/ΙβΙπόΙ
Δια chiens, ερ· πε αεττεΖ'Ρείπτ το: perles deuant les por

Μακ, "ο voulu choiſir ces maudits infames pour les

premices des Gcntils cn ſon Egliſe.
Et quant à l’eſtoile , ſielle eut eſte' telle que ſainct

Ignacc la deſcrit_ inſailliblcment, il y auroit cu pluſieurs
f*

II. PARTIE
ΒΕ' Ι.Α-ΡΕΥΚ
SIECLE
Ε. XLIILSZI. 77
autres autheurs qui en auroient parlé,ce qui ne ſe lit nul

Ισ Ρειπ.ειΙΙΙουτε, οιι ΙΙ elle eſtoit ſi admirable qu'il le dit,
elle-eſtoit inuiſible à tous autres ſors qu'aux Mages, 8L à q
ceux à qui Dieu faiſoit la grace de la pouuoít conſide
rer,tout ainſi que l'Ange eſtoit inuiſible à Balaam iuſques
à ce que ſon Aſneſſe en parlant l'en cuſt aduiſé , 8c :οφ
Ιου” ce ſont pures conicctures pleine-s depiece.

Il.DPARTIE
SIECLE
XLIV. 8c Sleliu.
z.derſſ.c.r.
la Grace.
l
I_ O GENE
S LAERTlV
parlant Did-gm:
des Mages &c Philoſophes dit que pluſieurs eſtimentque P” W3'

la M@Ζε ou Philqſhphie a prinsſizn origine des Barlóares:
carles e/'Ïfagesparmj les Perſe: ,les _Clzaldees ροη) Ια
ΒωΙσΙοπιεπε (α α! riens ,les Gjmnoſoplzi/ies aux Indes,
lesDrnidesp-zrmy es Celtes co' Gaulois en onteſicſſles au-ñ

2Ι1επτ.9/Ι·Ιοπ
Etviuoit
cent qua
rante
huict Ariſtote'.
de la Grace,
duquelLaërtius
ie tire l'an
ma troiſielſime
concluſion.
_
1-. &ſil_y Με» Ρατά·οο2/σκΙ: που:: differents des Sages (y Concluſion
Plnloſezpbes EPPÊIICËŒMÆSËÎŒ Paſt. Ltpartant qu’il 3'

a eſte' licite à ſainct Matthieu de choiſir tel de ces noms
qu'il luy apleu , &c qiſayant choiſi ccluy- des M ages , il a
entendu 'par ce mot perſan des Philoſophes 8c ſages
perſonnes 8( grandement au deſſus du commun.
Philoſophe
8c ſon
Martyr
viuoitauec
enuiron
l'an IV
πρ.ST
de laI N
grace
, lequel en
Dialogue
Tri- juſtin
Μ· p…ſi
Pixon, parlant des lvlagcs dit , @fils e/loient A πιά: @

.(υίυιάτεπτ ό: l'Arabie , 914,ΙΙ.9/έ/Ε·7ποίεκτ ώστε oliaboliques,
εφ enchantement: magiques, (y que parſorcelerie ils ſe
rendit-ent propices, les Demons auſquels φαω tout àfait

attach-Ã, ayant cogne”, la 'Ueritäparlſieſtoile quimonflroit

Βάι( :nement de (Ifzriſtflquitterent les demon; pour Μετα(

8 ΙΙΙ

Τα

Με Η Με α Ν τ ε

Π. PARTIE SIECLE XLIV.le:.delaGrace.'
Seigneurde toutes choſes, O* qu'ils trauuerent encores l'en
fantdans la creche. Et ditauſſiſſque la 'ville de Damaz eſtoit
anciennementPlκά· dans lAr-zbiegſozi eſtans venus iuſques
en Bethlehem , apres απο” Parle' a Herodes , ils adorez-en;
lenfantſſg* luy ayant donne' cn Preſens Or, Encens, (σε
“Μ)ττόσ,Ρατ τσιισΙσιάon diuine,il receurent commandement

de s'en retournerſims reuoir le Κα] Ηστοάσε › d'où nous

Ν. .

σοτισΙιισηε par luy,

Concluſion
Ι·

_

Δ ,

-

ε

We les Mages qui adorerent l'enfant eſtoient ſhrcierſ,
@ΜαίεΙσπε /Ιαθίστε απ:: [)συποπε.

α; %Θωιπτ·υσκ ΙσίΙοίΙσ απ! monffirait Ούτω , ils απίπσέ
τεκτ|σε_Πσωοπε. “Ι
,
.p
σ
_
z. Qdſils~eſl<>ient~ Arabes U* Μπάσα: de Damas, -vzlle
pour-lomdelſie/írabie.. Ια . '-

L _.

.σε

v

ſ-.

α.
ls- trouuerent Ïenfantñdans la creche, U* là. ils l'ado-l"
rerent.
_.
η
σ. v@fils ligxoffrirent enpræſêm Or, Encens, Μ1776σ.Ι
‘ 6. @ηπα πνισίατΙσπ οΙΖωπσ εἰ: furent commandez_ de.
S'en retourner [ans reuoir le Κα) Ηοωα'σε..
_Ceſta quatrieſme concluſion ſe diuiſe Cnſiyçarxiclcsÿ

deſquels. nous σε ασοεε σΙσίΙα σΙσί-αΡΡεοιιααΪ Ισε άστυ;;

premiers. Le troiſieſmedeſt que par coniecture &plu
ſieursautres Authcurs !ſé demeuré-tnullemêttſaccordſi

Cela' faut- il.. remarquer que puis qu’il_fait partir les Ma
ges de Damasgçe-la neſtoit p as loin de la ludéc. Du qua

trieſme pluſieurs en dî'{putent,_n’y ayant Ραε,σΙΙίσητ-ἰΙε,

apparence que l'enfant eut. touſiours eſté. depuis Ιακωβ '
ſince dans vne creche, iuſques α Ι`αττἰιιέσ des Mages,
ςυΙτίαττΞυστστιτ Ροσιτ.Ισ ΡΙιιΙΙοίΙσιι'αυ 13 Ματ. Με :Ισια '

αΙιτι·σεασΕΙεΙσε ίου; νστΙταβΙσε:. _,
\

~ LAPP-TRE.

ν;

SIECLE XLIIl.8èle2.delaGràce.

L S. IR E NE E, Eueſque de Lyon, viuoit l'an d.e

Μ”

grace 182. lequel au chap. x. du liure “απτο Ιω ΙιοτοτΙ- 6” Μ:
ques auec pluſieurs autres ſaincts :Peres de l'Egliſe
croit. Wil) eutdu πα)«Ι'Ιεπ ααα· Αβάνα απ Ια Mages

donnerentà nosëlre Seigneur, que lſſOrluyfut αοπαἐ,ὲωαα:ε
. au Royîdes Rey/s, [Encens commeà Dieu, @la @ατά .
·

Η

ι·

ο

, .

comme à l'homme mortel, qui deuoit mourir pour le gcn—
re humain , 8c eſtre enſeucly pour rcſuſciter. .σοῦ που:
concluons
I.

eurklu myſtere aux Ινών:: que les Mages don- conclu..

.nerentanoñre δεν' neur.

2.

ſi” 5'

uepar ΙΟΙ· έ [ια τεεοέπεκ Κ63) , μια· Ι Encens Dieu,

@par Ια M'Μαθε homme.

Υ

Tous ces deux articles ſont bons ,~ 86 a grande appa—

r encc que ce fut lintention des ſaincts Mages, 86 Ια Με
tiens pour cres- veritables.

,

T E R T V Ι..'1..ΙΑ N ,- Grand Docteur de_l'Egliſe, Tertullía”
qui neaumoinsdeuint herctique , viuoit l'an de grace P” ΙΜ
i97. Ετ en ſon liure contre les luifs,8L en ΟΕΜ] de l'ido
latrie digÿe les Mages ερ· Μ|ΙΙοΙοὅαε: αΙοέεαφαπαζα
bannispar]es laix έιτε Κουιαια:,Φ ae ces Mages Aflïoloz

gues eſtoient RqySMa-cgicienszleſque s eſſaient *venus de 150-_
rien! Θ· α· l'Arabie , U*furent espremiers interpretes lle;
eſloiles, ερ· lesPremiers qui donner-ent Μιά: κι· le Clyrzfl ~

eſtoitneſſ (g- lespremiers qui lu)- offrirent pre Μη Cc que
nous :πισω tiré de pluſieurs endroits de les liurcs ‘, 86
partant ſelon luy nous concluons.
- ,
_ « .
I. @ο les Mages furent Aſtrologues_ Magicien” ÊTËWÃ
α.. @(18 6υ!παΙτεατ de l'Orient —
α
ſiſi . ~
" Ι
'

3. @Πε 6υΖπαΙππτ α Ι6αταΙΙ::

.

~———

8ο
a ~~L’EPIP_HA NlE
ILPARTIE SIECLE Xuv.&1cz..de1aczzcc.
_ _

4, àÆílsfurent
Krys, εφ [εε Premiers qui offrira”
Pre
ſêns
nez/Ire Seigneur.
.
Α ct
Nous reiettons tout à Μάϊ les Magiciens pour vn ſi

hautôl diuin myſtere. Le' ſecond article eſt veritable.
Le troifieſine eſt en diſpute , 8c le q-_uatrieſme peut eſtre
vray,pourueu qu'on entend: des preſens- quïls firent
myſterieux z car autrement. les Paſteurs furent les prc~
miers à Offrir preſens désla premiere nuict deſaNatiuité.

_ δ ΙΕ θ ΕΕ XLV. &le 3._dela Grace.
Cle-nina_ C LEME N T A ξ..ΕΧΑΝΒΒΙ Ν viuoit l'an de gra

ſflëfîdî” ce. &GIL lequel-en ſonliure des Stromates ou tapiſſeries,,
M

ox.

-

_

.

a-ſſeure que ces zldógesfxçrent de: Sgesde Ια Ψι·φ , Ιω·
ί”αάισά: όσῇιωἐτ 'les Princes-de æñezſſnation ancient accou

flñumé-drfdire route; clvtzſeſis. D'où par luy nous con-î_
cluons_
Caml-dpa» ~l‘.ſſ
ueÎIes-Mdgesfmnr
Je: .Tage-ï
delà Peóſèz.
7-

μ

ſ Pour ſages il nŸenfaut nullement douter, maïs qu'il-s

@Με σἄέὸε _la Perſe, ce n'eſt que par coniecture , 8c
ceux qui-rienncnt-ceſtc opinion. (eſcient bienempeſchez
.que
dutemps dela enla
naiſſance
du fils
de Dieu;
ilà faire
ctyeut voir,
de -tcls
gouuemcments
Perte,,
ayants
eſté

conquis par les Grecs du temps du Grand Alexandre,
8è depuis les Romains. ayant troublé.les Grecszenlenrs
conqneſtesñ Orientales, l'es cartes _y είὶοἰοπε merueil

lcuſemeñxſſlt -broüillées επιtemps que lc Dieu-homme πό:

ςυἱτ , 86 τηειΙειέίδωεπτ οσε ρτα:πάιω ſages euſſent-ils
Με τω: d'années de troubles, ſous tant de guerres.
continuelles, ſi ce n'eſt qu'ils euſſent eu le don de ſe ren.

@τς ΜΒΜ,
ſ ſi δΕ
Μ· τοιιίἱοτιτε
ſi Μ en
ſi ce qui ell:
φ ſ ſ ſάι:
iſi leurpays,
ceſte

.ῖΙ;.ΨωΙΚΙΤΙἔ`
€35Ε1.εΙΡΕΥκε.
SIECLE XLV.8cIe3. dclaGracc.
, 81

l μπώ): ' concluſion eſt contraircà la precedent-e,
02· Ο ΚΙ ΟΕ Ν Ε. , 8αιτιά homme ſans πιοτπΙτ,8ε qui
ñ-neaulnoins pour ſon malhcurfut en fin hcreciquczviuolr,

θύμα
.
l'an 2.09,

l'an 209. de la Grace , ccſtuy-cy auſliure_ r, contre Ccl
?ſkis dit. ,Que ces. Mages furent inſtruits Par les Demons;
qu: furent coniureËparles Mages de [eur enſt-zgneree que

ſignifiait l'E-ſtatic extraordinaire quſiils Wqymſient. ' Lt que
leſdits Mages furent des deſcendants de Balaam , ou de

leurs-voiſins Ι Φο μ” Ια Prophet” dudit Balaam ,ſca
uoient deſislong-temps qffivne cſtoile deuoit Parotſtre a la _

*Naiſſance-dc Chriſt. Et cn ſon ΗοττιὶΙἰο-, au Scrmon I3.
ſurlcs Nombrcgvoicy cc qu'il-dit.: Si lesProP/:eties de
Balaam @τύπο eſte':nſêreesPar Mqyfl' dans les ſhôïôz 'U0

:lumesg combien-Plusfort auront-elles 'eſte' miſes par Eſtrie*
ο μ” απο: οπο lors habitaient Ia Meſàpotamie, en laque/le
ñonfaiſizttjgrand ca; de βεβεα”, &aqui efloient dtſizples

de ceſt art? De luyſinaiement dit-on que la' race ερ· Ι έκ
]ΙΙεπτ des Mages eſt en 'tzaguezauxparties Orientales, qui

ayant conſêrue Farm) eux tout ce que Balaam auoit pro
- μπεί/Ι, ΙΙ: eurent auffipareſêrit qzi-'Une 'eſioileſizrtiïolſſï .df
Iacob, (ο: με εΙΪ/ΙτιεΙ ές/Ιεπετυπ απο homme. Ces Mages
«naiſſent cesſſEſcrztures-cbe( eux, (9 partant quand IPN! Ï

naſrſſſuigils τεεο(ςπεπετεπε Ιε/ΙίοΙΙεξώ·· εκεεκεΙΙΙεπτ mieux que
Ieïpeuple d'Iſrael, que la prop/Jette eſtoit accomplie', parce
giſlſtael ΜΟΔ· υπε/Ιυ·Ι/δ άΙοιστ les paroles des@Με Pro-Ï

P/netes. ſec-ux donc Par lesſêuis eſêrits que Balaam απο!!
Λοβ-Ζ εοεκοΙπιέιτ με Ιε temps (Jſfîoit ευεπα,.ιετέπετ·εκτ,ίεπ
98624225 σΙε Ι5[ω,εο· επεοπτεπεκτ I@βίο τετεπτ.

Ετ ΡοτΙέοο_όο.ΙοΠοΙΙο au ſuſdit 1. Iiurc contre Cel
ΠΝ.. Nou-s eſtimons ,que σε fut "une nouuelle cſtotle , U*

l..

επ

ι·ευ1ΡΗΑΝ1Ε _

11. PARTIE 'SIE c LE XLv..&1c ω: la Grace.
qu'elle telles'
nefutſemblable
di par-Une
des çfloiles
deſia cagnuër,
ſoitſide
dufirmament
ou des ſïeuxplw
Êa/&Etle
ΜΒΜ
en ſon' Homilie ω.. Για les-Nombres, d'où nous con
-cluonsparluy.
p
Concluſion 1.- 'We-les !viager quiadarentle fils de Die” efficient-des
3'
.dcſêendantr de @Φτάνω ~'

2. @fils furent inſtruits', tantpar la Proplyetie dudit Ba,

.laanyquepar le; Demons. ſi

3. @ς Αν έι]δεκάαπ:: de Balaam habitaient la Mayſſſoæj
Potamie..

'

?Η "

--

- -

4. _ @ε ί'εβο2Ιε qui les guida fut -vneeſtoile nouueüe, ε;»
nullementſtmlælalzle aux autres.

x

_Tout cel-a ne ſont-que οοηὶοᾶιιτ:ε,8£Ιοε Demons de
tres-mauuais precepteurs pour enſeigner ceux qui les
premiers
deuoientdealler
adorer ces
le Fils
de Dieu,
δ: n'y
a nulle apparence
verité,que
Demons
pretenduſis
qui les inſtr-uiſoient fuſſent plus ſçauants que le Diable,

quitenta noſtre Seigneur au ὁεἴεττ,86ἴιιτΙοΡἰπειεΙο du

Temple, qui le portant ne ίσμ.ιιοΙτ pas encoresſi noſtre
Seigneurleſus Chriſt eſtoit fils de Dieu, commenteuſl

ſentñils done ſceu qu'il eſtoit ne? Quant aux deſcendants/l
..de Balaam, λάμα μι temps de la naiſſance diuine.
Si O rigene euſt eſté Gblige' d'en faire la Genealogie,
pour
queles
M agesſideſcendoient
de luygrand
, il y
auroitfaire
bienvoir
eu dela
diſpute,
le ſieur dſiHozier,

Genealo-giſte de noſtre temps, 8c noſtre cher amy, euſt
eula
commiſſion'
de la verifier
qu'il euſt eſté
temporain
d’Onſigene.
Ce ſont, 8c
imaginations
ſanscon
au-ſi

cun ſolide fondement, auoüantneañumoins que les Ba

laamiſtes ont peu demeurer dansla Meſopotamie , 8E

ιι.πωτ211°1ε :σε
SIECLE
Ι.ΑΡΕΥκε.
XLV.8cle3.delaGrace.
83

nullement nos Mages. Et auoiiant auſſi .que l'opinion
d Origene , touchantleſioile me ſemble fort probable,

ceſte naiſſance meffable du fils de Dieu mentoit bien
vn ΑΜ:: ποιιιι:ο.ιι8£ειιι delà.



'

S. C Y P R l AN, Eueſque de Carthage en Affri- δ £97Μπ
ςυ¦ε,νἱιιοἱ:Ϊω de grace 2.50. ou pourluy l’Autheurdu !ſim °'
Πιιτο,άε (:ατά!πα[έύω: ομπβα: Chriſti, δώ: à dire des

principales œuures ou actions de Chriſt, qu'il a adreſſé.
au \ainct Pere le Pape, Cornelius l'an 2.5,. 8c par ainſi
ledit Autheur contemporain de ΓΔΜ: ΩχΡτἱειω απο
Με Oeuures duquel le liure dudit Authcur eſt touſiours
inſeré au τ;ώόϊό qu'il y ΕΑΒ: de leſtoile 8c des Mages,
tient ce langage. Le Sauueur effant neen Bethlehem, on

entendit Parleren Eplzrata deſa Preſtnce en terre , εφ le

bruit de teſte nouuelle naiſſancefut Porté iuſëues aux fo
refZs ερ· terres des (fe-utils. Premterement ces reſioujſſances
furentpar les Anges rapporte-es aux Paſteur; enÎIudee, Θ·
' το/ἰ @τα la. c0(ζωο:@σε de ceſle merueille , penetra les bornes

des Arabes , (α Δια βαύέπιπε ά· Sabafut ποτοΐέ!πιτ «Με
ΗΜ· εβοΠε , Θ· les nouùelles /flendeurs d"une lumiere di

ω” (99σε!εβε. Ily “θ” en ees regions desperſimnagesï
παοκ
Με( ὰ la cantenzplatian des Μ/ΐπ·:,εμίparlant des!
Matſſ- ematiques cognotſſâient le cours .Ülafbrce desplane
tes', leſilzuelsſzar la nature des elements meſurant l'ordre du'
tempszauoient ap rins le mjñere des /1/?τε:,Ρατ certaines ex

periences @β πεε:&|επτφτοΡτε: effects. Και:: Ρεώκπαδε.τ
ΜΜΜ· des 'Fang-tems entendu par les praplzeties de Ba
laam,qu’-Une efloile deuaitſcſizrtir de Iacob c9* 'Un homme
ad* Iſitue],duquel lafo rce ſerait comme d"un R Iainocerot, au—

quel tempsil nſyauroit Point d_'Id0le_en Îacolaÿgy deſimulaſ

_L il

.~'_.~._ _-__μ

_ Μ;

εει>ιεΗΑΝιε '

x

Il. &PARTIE _SIECLE XLV.&]c3.dcla Grace.
:Με ε» Iſrael. CesPerſimnages ειιωἰεπε longuement atten

(lu l'accompliſſement de ceſteprophetie, (Tlaplenitude du,
temps eſtant venue', 'Un nauuel @ἔκ ε/Μπτ ſoudainement

flirt); recourant aux anciens eſcritgpourucus tant du teſmoi

— (rznage que alu ignefflortezſiiroles Dromadairegayant [ε
βοά:: μ” conduite ils Paruindrent πάμε: ει: Πωἰἔε , βτ·
μα: Με.
Ε: ſautant que l'ancienne Loy enſêſgne de neſt ρεφ”.
το· les mains 'Uuiëles deuant Dieu, les Preuaricateurs de la:

Loy :επ allant Uuides, les Premices ou Premiers des *Çén
‘ Μ: ο#ε2τεπτ είε leurs tlyreſhrs des (Jſfrandes .mjſlerieuſts,
ſenteurs
<9* Sacramentales
, declaranspar
, Θ· la
Ρτε/επτετεκτ
nature de .leurs
ει:: Seigneur
?reſt-ns ne-Or
qffils'
croyaient [le celΘ» qu'ils adoroient. En luy donna-nt de lſiOr,

ils le recoſgnoiſſent Roy , en lig- donnant de lſſEncens, Π: le.
ευ»
ε/]επτ Ρτε/!τε,
(αεκ [Θσκιφ:
offrant
la efldjrrlae,
ils le ſi
te nioignent
incorruptihle.,
μεde
Ρα/]%!ε.
Ετ επε:οτεεε
plus bas parlantcnſuitte du dcſpart des Mages,& dela~
mort Δε: Innocents que Κ: Κο)τΗετοόεε δε tuer. Dont

les ames demandent à lcffias-Ûorífl la recompenſt ale leur
merite , ces _ames [Με επιιφεε:Ρε$ΐε2εἰΙ4α7Ι££ aux :θα d"une

lumiere U* Jeune Paix eternellegg* qu'elles celebrent au
Ciel laſolemnitede [Epiphanie , Θ· β(ς|οτι)ΐεπτ είε Η Ιπι+

πω" είε ?κάφε ε/ΐο:ίε, Με en la clarté de la dizaine-Pre*
ſ-nce.

Α

·

ΡΜ: επίἰιἰττε de ce traicté faiíànt vn nouucau cha

' ·Ρἰττο du Baptcſine-dc noſtre Seigneur leſuS-Lluiſt, tout
au commencement, il dict:

@εε σε
π'ε:ΐοέτμ:
ε2#6°ζ κτueπποπ/ἔτἐε
les c/[nges
Ρετ!εaux
i -Beigers
, εφ·
εεε lſſefloileſe
απ::euſſent
Κε):(δεβο!επτ

: DE LLAPEYKE.

~

ει:

Ή. 'PARTIE SlECLE XLV.le3._delaG1-ace._ ñ
ί:: Mιι(ζ::,)»ι:ιι: με!fallait encores ιί:: :εί»ι_οιξςιια:: ί:ιιιι
, œuPPlmſhb/imegque Dieu Ie Κα: ίιθι-ιιι:ία:: [ια :ισ :ιι
:ιίωοιἔιι:ιἔ: αφή2:. Ποϊι nous concluons,
l. âge ί: Sauueur du monde :βατ π: :τι Β::ίιί:ίι:ιιι , ί: οικω

ω·

:οιιι·ιι: μια· ποια: ία Ιιιιί::, οι) ί:: Anges ε:: ί:: Ψιι- β'°9°

fleurs en celebrenr [a ioje.
. _'
ι Φ: :: ΑΜΠ μπαι:: ιι: σα:: :π Arabie, ζει 9ιίαιιι: -

belle eſtoilc-“Ie dec/ara aux IM iran; de Saba.
3. _We ce fut à des c/Iſtrologues, <9* contempluteurs des
Aſzëres qui en ποια: deſſu ouyparler, i19- :ποπ Iong-temps

Ιω· ί:: ιπι::Ρι·:ι:: de Iapropbetie de 3414W
4.. ,Que les M4365 furent Rqyscÿ* premicesſſdes Gentils,
(F, qu'ils firent despſçfinsmyſterieux. -

ξ, . q \

5.. W715 φέτα: ί”θι·ιιιι Εφ», ί'Encens :ιι Ρ::.εί::,0 ία
Μά77ίι: σ: 'ιπ:οι·τιιμιίοί: :κι ιί:ιιοι:Ριιιιτ.
6. 'We les lnnzocens qtſHc-rodesfit tuer expres Ie ιί:/¦ια::ιί::

Mages celelzrerenr Ies_[ólemniteËde I 'Epiphanie _au Ciel,

en la Preſence Je Dieu."

'

'



ι

7. ,Que ce rieſtóit paódſſeÃque les An n-euſſentPdrIt-'dux
.Bergers, ί”:/ΐοιί: aux Krys, mais :Ρόι falloir encoregqÿjç.

Dieu ί: Pere au Bupteſme dgnnafl rëſmozgnage deſônfils,
Ccſte neufiémc concluſion tirée de Μαθε ΕΥΡτἱειι1
:τι :Πιιπέ: :ο ſept articles, -dcſquels le premier eſttres- _ .
-veritable, lc_ ſecond 8c troiſième ne ſont que conjectu

res , auſquclles pluſieurs autheurs côtre-diſènt. Pour le

quatrième δ: le cinquième, c'eſt gräd pitié qu’on ne ſea:
:che
parler ςιιι:ιιτ:πωιπωίιοπιι:υ:
de ces Magegqui receu
rcntpasplusclaircment
ceſte grace indicibleſſhſſôl

.apres Μι:: longuement -attendu,que déſire ]:έΡ::
miccs des Çcntils, 8c qui adorcrent lc fils de Dieu. ſell_
L îij , ſi ’ ſi

86

Lî-Elïſl P H A NI E

H. »lundis εποε ε Χτ.ντωε3ε εεκοτωτ
Ροκ ειπα: ΙΙε7‹ΞΙο de Dieu qu’à la- ττοΙΙΙοτηο panic de:
ceſte
οοιιτττο,nous
cn- mettrons enleſquels
auäc d’amres,deſquels
_ on
aura
plus de cognoiflſianceyfií
on prefere”. ing
faíllibïlement ( ie Feſpere ) à tous ces incogneus.
Le ſixième article nous ΙΜΣ voir , comme du temps

dc ſaínctCyprian, ſitant eſt que le liurc ſus allegué \bit

veritablcment de ΗΜ: ()ΥΡτΙ:ττι, οτι ερΡοΙΙοἱτ ΒΡΕ P
H A Nqui
I h,la
feſtcΙοdes
Rays-contre
de Ca
ſauſibon',
aîffeure
:contraine
τοπ Ιω[Opinion
ο:τοτοΙτεήοπε
Για
Βε.τοττΙτι8. Ρετ-λε γ. ΙΙ Β:ΙοτττΙαοΙουοοΒοπο αυτΙ1οιιτε 8ο
des mci-lleursſlïzſtoiluequiguidsr les Magcsfut le (àínct
Eſprit-en 'forme-dîîſtoile, ;l'ordre des-Epiphanícs aura.

eſté tres excellent ,-τΙ@το ·8ττοοπιιοτωΙοΙο ει; fils de Dieu,

car les *Ãnges-cbmme lets-moindres. aurónt parlé .ειπε
ΡειΙΙουτε 8ςΒοτεοτοξ,. Ιῦἰοιι=Ιο·τΙεἰτπ&`·ΕΙΡτΙτ aux Mages,

δ! ;Πἱοιι_ΙοΡοτοῖι%οοεΙοτΦΙττίο8τωετοε nations(

. ſi»

~ s-íEcLſiE xLvlÿſiÏäcſi Ιο μετα Grace. —

- TV-VENCVS , Preſtre &Poète viuoic l'an 332. ἰΙ Ετ Ια

Ιταεπεια

τω» 35η ΏιΙοάε·Ε·ατιττ8ΞΙοε envers , où parlant des Mages,il didi,
Nec Reges, 'vt opinor, erant :nec enim tacutſſi-nt ñ

Hiſtoria [ame άπἔΙοεε$,ἔεππ$ i(ΙΜ Ισοποπε
'

'Inter moÿmles, quo nonſùblimim ΜΜΜ.
τ. 1Ιιτ°τι”ε·ΙΙΙτ›:ε με, άΙ&-ΙΙ, οσιεΙε: Μα(ζε:[κ]/επτΚεφ,Ρωέ
εε με les autheurs de ceffe ſacrée Hiſtoire #euſſent tam?
ἔεπεε άΙ.τοπετεπε, tel qu'il σε): επε.Ροίπτ άε μια Μπιτ entre
k

es mortels. E: apresi] les appelle, Primores Genus ſue
:ο Έτοεεεεε ,les premiers &z plus-grands de lœrnaticn,
το· επ'ΙΙ:··ιΙΙετάτεπεάε Ρεο·β,Θ επίέΙ1 “Με άι: myſtere aux
_preſs-ns _qu'ils donnerent-enſte gets: .
- -~
ο

.z DIIZÔLA P-_ELYXB E-

›%

ΒΕ( _ A RTL E Π)! Ω L E XLVI-_ôc leffldelatſiraçç.
k ThudzAurunx, e/'Iíyrrlzam RegiqugHm-uiniquezÿeoque
ſi!

_ _Donafi-runtazï..

z

.

'

i



›..·· t
@με ιἰοππετωπ deſi [Crau Rey, ώ ί'ΕπΙ:επεΝ·
ὁ Dieu,

gg* de la Myrrbe à [βρω. ΕΞ Μ” ΟΟΙ1€ΙΙΙ9Π8(Ε·:
1Ι_οπΒιιιεπα1$, *L

i) …z

μ;

.Λ μ: … '



r.; ,Que les Mages_ nefurentpa; Rgysgiiäsqdespremiers o* conclu.
μια: αΡΡαταπ: de leur pays.
ñ l
F” ω·
ί
uepar l’Or, Επξεπε @ Μ)"βε
ζως6η;,ψ
Μιά .' στο:: Ι)εκ[σιω4Ιτε Κ2,ΒΙεπ σ· έως!
~_ -,

3.

@Πε 'Uindrent de la

@β ſi

_~Ï_ ſi . ~ -

l

κ." κά· Ι
.;Ι

,, Ceſte- dixième concluſion tirée de .Iuueneus, di~

uiſée en trois articles , par le premier_ nous

voir

que] la: ſaäictç Eglffepcrmcc lihremcnaèflxs! Ôlſilatyn de
direſiſi ſon opinion , touchant la qualite_ de,ce_s_*._lvl_~_äges,ôſi~ç

feſtime qu'il eſt grandement conuenable àla-naiſſance
d'vn’Dieu qui ſe faict homme, que Ια μα; ι·;Ι6μέτ. ΒΕ
apparents detous les

toutes ſortes_ de z perſe-ſi

&ions ayent eu ceſt honneur deſire des .premiers pou;
aller adorer ce Dieu naiſſant. Le ſecond article eſt ἔφη?

;:Ιειικητ probable &cc-royable. Mais le troiſieſffle_ _defi
qrivne pure conieóture qui a pluſieurs «autres auçhcurs

qui ſont d'opinion contraire.

î ñ

_ -

_

E V S E B E de Pamphile ainſi appellézà cauſe de l'e- Effſäï Μ·
ΙΙ:τοΙτε 'amitié quîleus @Με @Ισά Ρεπ:ΡΙΙΙΙο ,Ι)τεΙΙιτ @; Μ'
Martyr, ſut Eueſque de-_Ceſarée de la Paleſtine, 8c Με
ιιοἰτΙ :κι 3 η dela Grace , duquel on peut recueilligtant

de ſa Çhro_nique__-ſb.us. l'année 3. de noſtre Seigneurque
de ſon lnſiſtoitpΈ ωΙ0:(ΙΔΙΙΙς-ικ. @ε Ισ Εἐέρἐ£εφ2πὶἰ:εκ;

ά'Οο·ΙεπτΡοασπαίωσίε ΚΟ ποακε«αρρέ › Τ.: γοΙο)σ ξεηαΪΙΙ
:Μαιο chap. ſivu.__de,—ſou hiſtoireEccleſiaſti-que, z
. ή:

ſi

Μ

ſ -Ι -ι°Ε9ι>ΙΙι>>ΗΙΑ-ΐΝΊ ε

πττ#Μεττο 'S--ſſIÏîctEſi c: L s ΧΙΝ1Έ8ε le 4.de la' czaée..
ëdqnefiläïtlafiäelſec'Prop/:Ÿtieÿeſtant*né en Bethlehem de

ΙαιιΙςιξιμ temps

erode ,quelques Perſonnage; d; [α ,;,ωοπ

1Μα(έσεωέκαπτ ἄε:Ραπι`εΙ de ίΙΌτέέπι2,ίσπρέrent

e..

rades, ot) eſtoit le Rqyîdes luifs nouuellement ne', aſſeurans
qu'ils auoient 'veuſon eſtqile en Oriennejy* qpfelle lzñyrazfflzz;
Ztëgùidëpar leſſélzemlſiflË' Üſſrjücſiëla &duſt- de leur/Haik
‘ ëſtoitpour adorer U* 'tzenerer ceRqy niagueres ne. D'où.
nous con-cluonsfelon-Euſebe,
Α

(Μ,εωρ" Ι. @ε σὸΙ`ΥΙἔαἔΘΪ-Ἑ|ΙοΙεἐἶ ΕεήήΙααΞεξέο la nation: des '
-

1 Ι- -

…x m rv": Ι



.

Mages.

α: · ιι.ίΙἔΙΙΙίωΙΙ·επτ·2ΙΙΙΙΟΙΙ8$Ι€Ρύ8τ'-ξάοπ)·- Ισ Riel); des_
I
nîarïueres' ne'.
ψ *Ã
iliíoieñtäâeu'

eſtóíle enÛrienv,

Ι ’ ozËE-gùîzídëgpaÿ» Laeken-u.: ε · —
ΙΕ;

quïeílzclgg

ET z '- Ι. Η

….

εή·Β6τύΙεδεοΙη @τα απ: ιΨ2·ε:9πε ΜΙ:

Μ8ἄἔζῇὲΜῇΓῇὲ_ Ι :ω ε τα· ,p

r. l- .

._-

,L

"3 l? ïCeſte ïvläziéſtneî eoritf-lùfſirón tlíuiſo en' quatœ' :αν

τΙεΙ:Ξε; Ι:: premier?? deſſíſiquclsñ ne dit -ſſrſiïien

precis ,t ſi ce

n'eſt que-les -Mages cſtoient _des perſonnages de quali
ÈËjdüPàJYS~lleS~M'agÇ$,'Ç'C~& ΜΒΜ dela Magogide, 8c
ëëiz-mnëaueùne auchdrité; que de la ſeule coniecturcz;
”Ρφυτ
le ſecond :ευη-les
s'en
ray: 'que ſoient
'des paroles
1 Π:Βο
?il senſïtiue-qíue
Magesî-ñnſſe
venusd Εφ
que'

l" ct δ”ει12·ειπέΙΨΙΙ65 Ιεύ-ΒέιΙίΙΞιτιεό duîfiläideï Dieu Σ; αΙι1Πςιι0
β

p

Mal-dome;- έ8ΈειέοτΙΞσε=Ιόεθε6ησΙιη φωτ πωπω ω".
€τεΙΙε Ισ ΜΟΝΗ -ηαΡ·ετ,π'ας€κεΙεε; ñ nezſouffrſie .pas que] on
@Με dire, qu Eùſebeaye, eſté deñleur opinions. Ιε.[ςα)ν
bien que: le »mot deïïnàperiſez pſſrendlquelquesfois-poür
Ώνωση;; ΡΙΝ8θΙΙΩΙ8Πόό τυειἰ:οΙείΙ'τατοιτιειπτ..κ ΕιιίἔΙάα

:Μπα-α ω] Ραμ ι:ΙΙτε ά: Ι”σΡἱτιἱοη·`ὰἑ-ΡΙιχίἱοιιτε autres,
qui

89
HLPPÎRÎIE_DE
:ΜμΕ
LAPE-YRE.
ΧΙ.νΙ.&Ιε4.εΙεΙε.θτεεε.
φύση: σου εμε deux ans deuant la naiſſancqles Ma
ges virent ſeſtoile en Orient , 8c qu'ils ſe mirent deflors
en chemin, mais qu'ils rſarriuerent en Bethlehcm , que

lors qu'il n'y auoit gueres que noſtre Seigneur fut né, le
à; eſt probablement veritable ,le 4.nous venons de l’ex—
pliquer.
_
ε
~
ε _
PRVDFNTIVS, Poëte Chrcſtien, viuoit l'an de ſfläffltíw

grace 348. lequel en [Hymne qu’il aſait--dc ΙΕΡΙΡΙιει.- “Με”
'nie dict,

'

.

.
ſ z'

ï

Stella que Με τοπικ:
?εκατ α'εεοτε :ισ lumine.

.

' C'eſt à dire que ſeſtoile qui .ſeruoit de guide aux
Mages ſurpaffoitxle
Soleil. en beauté &en
ΡετΙιι)·ιιοιιε
concluons.
. Ιιιιιιιει;ε,84:l
1.- _Que lïeſtoile quiſtruoit de cgui-ale ,eſtoit ΕΜ: belle (ει Ρ”ωΙψει
τΙειιίτε?πε le Soleil. ' ’- Ι. l ~ :ſi


:Η ceſte Concluſion eſtoicîveritable,dinfæilliblemenç

fou-elles rares-hommes quiviuoicnt au .temps de la nail?
ſance du filsdc Dieu ſauroitveuë Με ιειιτε_Ιε.ΙιιςΙεε , δε
ſëjrîäonuoîſins en" auroicnr… eſte' illuminez , rant la
rmiäqueïleïîburgeelàſſeſi πι peu poétique _,~. quoy_ :μαι

:Εεε ρειιεΙαπω: Με (Με .pour .l'honneur .de :Feluy qui
:Με 5ειιιιιειιε du monde. On bien εΙιτε;ηιιεεοΙΙ:_ ad
rſſrÎiÈàBPe εξϊοΙΙε nîeſtoifviſible qu'au: ſeulsM ages, gom

mé‘nôu9\l"‘auons’ dcſia dit ñſufll-'opirxſſiohct-dcſainct' @Με
·



.-

?ΙΙΙ

S HI L A IR E, Eucſque de Poictiers, Yíl-lQltſi [Jan '5'- 'Fil-Tir

äÿgſifflce zſſÿsdîlequeliîwla ſid du craictéſſqtſíl .af @ΙΜ άι: Θ” 3) Ι'
7,??
Η Τι·ιιιΙτέ,ρ·ειιΙειιτ des Mageszditquïls furent Rays ά

.ΜαΒ·ιεΙειι:,άιηιιεΙιιοιι: ςοιιεΙιιςιι:ι
Μ

90

IJEPIPHANIE

11. PARTLE SIECLE XLVLZE-pdcla Grace.
Concluſion π. 'We les Μ@εεfurent \Magiciengm qu'ilsfurent auſſi
η.
R0jle
s. m-eſtonne. qu'vn ſi ſainct homme ayt eſté de ceſte
opinion,quc des plus ſagesôc plus ſaincts perſonnages
de cc temps-ayant eſté Sorciers _Sc Magiciens , nous
auons deſia cy- deuant rejette ceſte penſée.

C H A L C I D I V S , Philoſophe Platonicien, ayant
Chalcidius
Μ' 357· dreſſé ſes œuures à lEueſquc Ozius,qui viuoit l'an 357.
de la grace , il s'enſuit que ce Chalcidius eſtoit ſon con.
temporain , plus vieil ou plus ieune , cela nimporte.
(Moy qu'il en ἴοἱτ,ρ:ιι·Ιιιτιτ dcs Mages en ſes commentai
res qu'il a faict ſur lc-Timcc de Platon,dit. Ilj a 'U716 Izi
ſtoireplns amcte U* plus Teneralale, laquelleparle de I

Parition "une certaine e/Iaile , laquelle ne denonſait n)
maladies ,ny mortgmais [a qlcſcſſente d"un Dieu veneralóle en
faueurde
la çonſtruation
descertainement
humains, o*eſté
des'veuèpar
clwfis mgr,
telleglaquelle
eſtoileſſ-zzjant
des

ſages peæflnnes des C/yaldeens clzeminans de nuict, eſtants l
aſſez επεπείζεπ Με conſideration des choſts cel(lies , on dit

qu'ils chefchoientla naiſſance nouuelle de Dieugyfl-ſquëzyant
trouuëceſte Waieſië ezîantine, ils lſi-adarerent, m_ deſtine?
ren r à 'ùnſigrandDieu απ: να: εοπαωώ|εε. _ Ετ μια Μ,
nous concluons,
'
Canal-aſian l. We Δ les α2ία$85%πέΕπξ·άε5
Ι_4,.

άεεπέβαιωή:1επ Ω αο8ποφαήσεϊόί:ε Α/ΐπ·:, κ! σ[ωτώι:ΗΜ
Ie Dieu ποιιιιεἰἰςυπεπτπἔ,@ l'ayant trouueſſ' 'ad0rerent, (σε
#6κάΙη9πτ|επτε φαω. ω» ι 'ſi " ~ ~
qu'ilMſſais
aye' creuque
quede ces
ccsMages
paroles eſtoient Roys, comfflclc
'r

,

-

Cardinal Baroniusſiſa Βει1ΙΙόφφατ εΙιοΓοειδομηέο, με
Α



Δ,

A)

ñ

ΙΙ. PARTISΒ ΕSIECLE'
Ι.. ΑΡΕΥ
XLVI.&4.dela
Β Ε.
Grace.
91
nombre xxx. ſur l'an I. de Chriſhiauoüe que ic day pas
les yeux aſſez clairs-voyans, pour le voir.
AMMIAN MARCELLIN ,viuoit l'an 371. dela χω”.
grace, lequel parlant de ceſte Feſtc ſi celebre de l'Epiñ "M571
ΡΙ1ειιιιε,ΙΙιι. u. Marceſcrit de lulien l’Apoſtat Empe
reur, Æencares qu'il immolat aux Dem0ns(les Dieux des

Gentils ſont Demons) neaumoins depeur d'a/Ire deſtouuert
quïlfutadorateur des Id0les,il 'voulut e/Zre Preſent en ces
Feſtes, leſquelles eflant celebrees au mois de lanuierpar les
Córeffiens, ils lesappellent du nom dctlipiplzanieſſclonlc

quelnous pouuons hardlmcnt conclure.
l. .Qielaſaincte Feſie de [Epiphanie des Mages ef? tres-[FLN/W
anciennezg* que le motd’Epip/1anieſêruoit deſta à Ια Εε/Ιε Ια 'σ'

des κι”.
ΩεΙΙε concluſion xv. tirée d‘Ammian Marcellin , eſt
contre l'opinion de Caſaubon , *qui ſouſticngcommc

nous verrons cy-apres , que le mot &Epiphanie-nc ſut en
νεα:
pour la faſte des Roys,
de
Conſtantinople.
. que du temps
ſ du Concile

.

‘ S. HIEROSME ΡτεΙΙτε,8εΙ”νιι des quatre Docteurs S. Hier-oſi
cſeſEgliſc , ſut-îdiſſſc-ipleïde fàinct Greg-circle Theolo- Μ' Μ'

Βιετι,ΕιιεΙουε οοΝειιιει·ιιε,ΙΙ ιιειΙοιιΙτΙΙειτι - 3·73.8Σ mourut 37 z'
l'an με. dela grace. Cc grand ΓιιΙιι&,ειι premier liure
εΙεετοιτιιτιετιτεἱτοε ſur le rchap. de ſainct ΜειιιΙιΙειι,Ρειτ
Ειπε τΙεε-Μεδοε.8ε οι: ΙΙεΙΙοΙΙο qu'ils auoient veuë en
ΟτΙοτι·τ,τΙΙτ. _ΦΙΙΙ: ε/ΙοΙεπτ ·υεπιιαα Ια confuſion des ΜΑ
afin qu'ils apprinſentdes Cfentils la Natiuitê de Clzriffi.
Orſi* leua [Ïeffoile en -Orienglaquelle Balaam auoitpredite,
U* laque-cte les @Mages fisſhcceſſeurs par Ια ΡτοΡΙυετΙε ou

deuination auoient cognuë. We les Magespar l'indica—

M il

9:

ΕΕΡΙΡΗΆΝΙΕ

Il. :PARTIE SIECLE XLV.8:le4.dela Gracegſi
tion de l'a-fiat]e allerent en Iudee , afin que lesſiPreſtres σ/ιθυι:

έκτσττοδσζΡατ Ισ; Mages, od Chriſt deuoitnalſtre,fuſſent
inexcuſhlales deſim aduenement.

Ces paroles tirees de l’Homilie de ſainct Hieroſme,
au
liure Catholiques
deſia cité,ſe chantét
par neuſifieíſime
toutes les, .
Egliſes
, commeannuellemêt
auſſi à la leçon
du quatrieſme iour de l'Epiphanie,les paroles ſuiuantes.
Orsſien retournerent les Mages par autre chemin, parce

qu'ils ne_ſe deuoient plus mefler “σε ΙΙΙ:σ/ίάσίέτσ des I
Mais que pour tout cela , la ſamcte Egliíecroye

que les Mages ayent eſte' vrays deſcendantsôè ſuccei
leurs de Balaam ,_ parce que ſainct Hieroſme l'a ditſrien

moins, ce n'eſt que par application pieuſe, en cela qiſel-Ë,
le ſe ſert des paroles de Iainct Hieroſme, parce que
pluſieurs autres Autheurs &ſaincts δε Docteurs ſont ſur
_ cela d'opinion contraire. _ Et que la ſaincte Egliſe chan

te &lit beaucoup de choſes par accomtnodcment 8c
ornement , qu'elle ne croit pas reelement. Comme

quand elle dit de la tres-ſatincte Vierge, Marie a @η
!σ meilleure part, εΙυογ que ces paroles ayent eſté dites
de Marie ſoeur du Lazare, ΒΕ ποπ de la εστω Vierge.

De meſmes elle ne croit pas les paroles de [Μιὰ Ηἱεέ
roſmc, touchant la ſucceſſion de Balaam , ſi ce n'eſt

qu'on entende que les Mages ont eſte' ſucceſſeurs de
temps ſeulement audit Balaam, δι nul-lement ſucceſ
ſeurs , c'eſt à dire ſortis ά deſcendants de Balaam, com

me Dauid le Roy deſcendit d'Abraham. Car Hero

des ſe pouuoít bien dire ſucceſſeur de Dauid , mais non σ
pas de ſa race ny deſcendu de luy. Or l'Egliſe ne croit

non plus que ces M ages ſoient deſcendants ny ſucceſó

τι ΒΕ ι-·ΡὐιΡΒϊΒ‹ἔ‹

~

ει:

ιι. PARTIE SUÊCLE; XLVI-Ïïctl-ÂPÎÏÇFÊFÆ ι
Με de Βιιωτι~›ιι>σι.σ=ε1ιἰἑ!ὰῖτω<ινἶϋ€ὶῖ4τ=οεὶιιθ€εἱε8τι
parles. Ρ==τωειϊω. ιικΜικΜ ἐῖΙϊειιι9 ι.!έει42εενΜι
ſont. ennemis de tels' enſeignements. '— Bien :Πω ικά,
Α

ο

.

··

~ ο



-

que
ſelon
ſainóï: Hieroſrne,
mοίκω ils eurentduſſſÿauueutct,
la cognoiſz _
ſancede 1611006
qui marqugit

_parlaprophctiedeflalaattp …M ë .z

~ Μιὰ Ηισσίω·ωι=φι>9"Φ.Μ=ὶὸ<>ιι=ι€ἔ9Ψ.4ν$ι
d'opinion que ces Magesiurent Roysxÿç queleurs pre;a
ſens
furent
myſterieux,
Μάη»@τις
'ΜΒδζμισιιιιιοτι;έ.ι
ᾶἱἴ+ι
que les
Mages
vindrent&ſur
de !ειΡοιίε,

Ι; de Bethlehem , &Voicy comme en _ς[::ΐτιΕὶΙιιτ·ἰο5._ι
chap. άΈιοοιιιοΙ. Η a opere nojtreſçſizlutetu ÿiltſiſuqlc~lal

Μια #ια0#έ #=#ἰ,Ω#ὶ=σ#›<ἴ!€-=# ι·€#2·#ἔ#”ἔ#'ἐ9Ρει#!ἱ9 Μ ſi
monde qu'on appelle _Aſie ,~…_.3leuers‘ [Occident _de _celleeſilä,
qu’on appelle Europe , du

Θ· ἐκ δ:: de la_

_of

de l'Afrique, φ· du caſte du Septentrion, de lſçzzîzflſrnenie
U*
de lapas
Perſe,
nations
de τοπτέε
έειιίιιιτ
queU*
lesdes
Mages
ſoient
venusΡοπιζι
dela ΗΗΕ;-` ſi ſ15;
ſi . ſ

_ Il ſembleroit
à quelquvn
ceſte
diſpoſition
de;
(Μπι
ΗἰειοΓιιι‹: ſoit
en quelqueque
façon_
eonçrairſſè
à _Celle
que quaſi tous les Geographes ſſſuiuentauiouſſrcſſſhuy, quiſi

font preſque touſiours la Perſe Οτι::τιτα!ει.·Ιο la Μια::
Mais poſé comme le ſiinct le poſe, ςιιειςιιιωξίιι qqn)
Bethlehem ſoit le milieu de la terrqoïi
'
a opere le ſalut dugenre humain il ſetroùuera veritaſi_

blement que la Perſe eſt au Septention Oriental_ dcte [β
1°ιιωεπι
pour
la plus grande partie
_qui _ſe _voit,. ſiimpri
clairs-â
ment enla
Ροτιτε:'ωπεgenerale
@οι,ge
βοιιίβιιιιιέ

mée 8è grauée,l’ñan r6 oóſicen forme αιιτέε,άβι.plus @ώ
_cte que l'on_
puiſſe voir, Mais pourſ la ~ Lybie
,Sc Ι·ΑΒῖῇ
ſ
M δι ſi ~

9;

Με P -I lï-ëHïA n; E

11.? Ã ſſRlPÏS ό' Ι Ε CL θ: ΧΙ.ν·ΜΠο 4.όε Ια Οποτε..

ςἄἑἑἔάἐίἰβΒΪςἐἀποτιτἐἄοἔἴοπτᾶὶιῇἰῖκῇάἰεἱἰοπεΪεε à la vil- i
càrlîëvfäjiíMiſidÿ
1658θΕξτΘεΙϋω,Μ15
de ſcruſalern
dela ?entend
, 1:ΗΜΡΙυε
du MidyŒcidcnt-äl,
gr ande partie

delſiAl-…äbſiie , &Feutre partie de ladite Arabie ſe peut
aÿÿſieflcrſſfe M iſidyſſtêríenta! g óhlFO @ΜΜΕ Μ οτὶἀἰοπειδ ξ

άε:1ετιιίξι!εω :mais _de εεε), nous «ed parlerons ailleurs-Ã
en parlant _duYeti-table Orient du monde , duquel nous
ειιιοϋεβοθει|είετξτ :τιπ1οίϊι·εΐ Γεῇοθεε Geographic, lequel,
nc_ ώ τ:Γδύ-ϋΒ

σύσπΉα!β€ί13 δΦάιέςΜΜ 2ιίαΙιι φαι Ιω î

Mages‘~íî'r‘zi'èni Xzónujs- en Eeîzhlddçùd ,ſelon ſainct Mat
thieu. ctMàiſis lemilictcude la terre ſelon fäinct Hzieroſnm
nîkffîluepäçr poſition-;c-erverirablement par cout ail

ω; ε·πήΠΦαεομρέωω; εξα-:-_ωωμ, ίἱΙοιπνουτ,Ρατ ~
' τό11€θΜς81ΙξζάοαΜίύΡΡΜΕ.ήΡδΚο que làterrc,&_‘l eau.

neſifonfqüîÿñebdùletoüte _iïonrſcf-pourſniuons.

,

²-' _SL Hjçèormedäffleuïsgëcmm-!ë
pxasgrand
nom:
Skéflèsîauxres
ſaincts α13οαεωκ-επ de
ceſieſiopinioh;
@ο les, @fine
Mages[àtrouuerent
ακοή.: Ce
Ϊεπ[απτ-7ψ:
creche
ils lîadorerent.
qu'il a dſiít @πε
en pluΙσ

íîëc-.uſſrè ὅοἶἘέΒΡἰἱὶι^€ἔζβε_ιιοφωπιι:κι;τω:: η. η. 18. 8:
‘. - .ï .v

-

α‘ …Il -à. àùffiſieſtíſñê
.
, ſ l `ε· ία Mages eſtoient Magiciens;
ε»" ſes comſhentaires Z-Îlfllc xxx. chap; d-’_lſaye,8c notam
ί11ός;ζ5αβάζσΐε_· Seigneurfiórwne legere
nuäeſiſä
qlí-Ë Ή: ιἴὰἱπᾶ~τι”α"Ρμς' aſſez? penſé,
Με Γη: %ίΝέσο11.ό έΗ:ιΡ. (Η. ΒεὶτίἰώΝοἰέΥ ελ; qu'il dit; @έ
υςἑῖι]?2ἐἐιἐ'ζ;ῇ_ἰ‹ι;έουέήηιπ8]α;6έ :ά parler_ Prend les Mage?
ΡΜ @ω Άζα8ίσξάπε5
Ρατή)·5|ε2ήΡεάΡ[εέ on l'entend
auïrementzſidëautant' geek-ſhut 'les ,Philoſophes des Chal
,

.

deens , *co* les Rqjll' da* Princes de leur nation, ont toutes
lſſ

Ζει.

υ···

-

l

D 35-: Ÿ-ñffllïzfliïi B* F'
ILSPARTlE ,Si

;Z5

ΧῷΥΙΈΒ£Ιςἶ4.ὁΞ!ειῷξἔιςΐ.

εθΘίδ·ερίιωιπτ βιβξεπεσ έ: vceſt Ãrndſiou* il ερ ρήιιεκμήπΣεπ '

la Natiuité du Ôetgneur, ce
cuir qui pſezniectrernent en
tendirentſa naiſſance; Par oùctſiſeſiime que IſiaſhflI-Iie.

_roſine a pluſtolt entendu queſiles Με σε οΐεοἰετιτ Chal
deens
que_ PerſeS,ainſi
que Maldonar
ſſditctſh(
\ſa
_
,
>
,y
Ν
__
- .εμ Αι'.1.ι(
ρω'
Ε: @Με
ΗιστοΓιης
Ισια:
Ϊο-Ροετ;
!ιιιιωεμρ
,p _tſſou-

chant les myſtercs entendus ſoubs les preſensſi, ΗΜ .les
'Mages offrirengôzrapportefbnvcrs. ſi " - ſi" χ

.
_s

Thwñwrum-rryrcbamzR-ïsïq-ÎÊ-Htmïé-Êqæsñzÿevzïss
Donaferunt. Σ- L**
p, ω, j 'έ
_
Cc que nous auons cy-deuant επΡΉιυζω' ται;

Porta?? lſsPi-Îion de IHHÊPFËHFXPÏZÊÃÊPTPKŸSŸ *Hêíïæsïhészt
ÔÏPÃ-PÛEEFPÏWËÆPÊU-ÆÃÏËMËÆKÃÆMËVŸBŸÉŸËZËÃËXÊÇ'
leurs Pre/EMF*

.ΝΕ (l. “lA -1 Σ.Έ ΠΕ: d:

°~

Ε.: ſur läinct Matthieuau retourdcs Mages ,ziferièt

Jz--PÊE 1s ,Gres RQEÊTJ

.Mixed-Dites 'ff-Îî-Ïſſſiſifflr

dîÿd-ſixscl/À-\læd-ſ
σ<#ς«Μ ΜΧΗΦΜ<#τω
@σ ίρο(Μο.
Ρε Ε!
@Μ119ΨΕ8%#9τ€#1ἔ.ΗΡ°ΐ88

Mages reccurent ceſte reſppnlitzàguiaduisx

nxarëdspisuzsarsæñêkfiâxlñQQYSÊŸF-zäïſvffléfï
qu! e . .écſizrzeíssq -ËFËF-MFYŸÇË-VPPFÆÊVŒÜz
H | «Ξ z;k Par
. _fëi.t…np.xx,pzr.in.èïïssz HWXS- RÂESQËËH En

zsutzſëlqnjézfaéæëëïæshä WRBÆXÏPÏFBHFËÊÏÊPÊSLÏŸÏ-ÎßZÛHË
ÏŸŸIÏÏEÏΟ
:Ϊ ': j' 'j

ί, ι·:»!··ήπ ..Λέω ξόΙἰΦ
HZÊFQÛBÊ

καίω ΕΡιακ.ε8-Ωψἔεεϋἔ<ἔ>ςσΐ 944=2σ€59ε ,ñ ,
FÔËCËE

,EM-.MËÊÛÏÉ, .ïY>zzl.:‘r-5ÎYzë,cl;>zË1>,=.ñ~-51-' Μ·

Β9%»!%φ5ηΜβ9ΨβΜβΐΜέάρξ-ΜΘΒέΒ
?Ή 'ω;ΜαδεδοκίΗΗΒ9Χ·ψ εβΙΒΜε
k ï

Ϊ

;. ε399εο(απ99ετε ,
f

ίἑιἰπὁϊ Hieroſme.

uni-zz;

_

.Înizixitl/Ï. fzíxitîë

ω

··ι·Β έ κ Η Α Ν Πέ
'Ε' δΊ ΕΈ'Ζ.Έ' Μινι 86 4. de la Grace.

Concluſion' LJ:
'. π @ισ

[Η Μέι(ζέξ ςβσί1°ηΙϊ Μξιδξείσπ4. __

:Qſſgil urentſucceſſeurs kllîBalaanï.. ‘

16.

ί

έ? Μί!εύ·Επξ Θ; ΙὰΖἄςε) ς/ξέικτ: conduitspar Λβοϊίσ. α

-4~ Qu'ils 'entrergntdans Ieruſalem pour demander oi)

ſxægzäirle

(9- σὲ ι€6ιιοίτ μη/ΐτε,αβι

_14€ἰε·ἔΪν#ἔἶ#ἐ£Φῇἔ8ξ `Ι"ΉΐΜξΨΐΜ έχω·

Ÿ~ —

;il Qc cëäfui au ῇσέἐάεις έ: ΐα1·έεθ·πΤε9ιέή τω" @επι πο|ἱ0°6
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Κ. ]@4:ε”Ϊω¦Ρ`εΐ· εάν! Διι2`·ΒεΡΙεπΐϊἰσΒ
τοΖη·ις î
7. ?Le les Mages Uindrent de la Pêrſeſi-,ſtlan Ieſêns de

YÎÎJÊëË-ztîënëïr;

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Y.” *Æïſſís* are-ne des; Pfiilgfipÿes' des_ C fluide-cris', ça* _ſes

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Καπ· Μ" εἐΐἐΗἄἐ›Ε·:ῖἑῳὶΣ·ἘΕ/Ϊὺ`Ιἰἔ!$ὶὸιέὶιεΖΙῇ,ὡωΦΙηήἰἐ π.
,Ψ 47ΙΕἐσἰΒΕ!ΖΞ0ἰΒΒΪθΒ;Μ
Θ.*Îës-“îïdeffl-Ïëïeeæï-&Yæëi
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Mffäëf-î'
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”υἱἴό‹: σφι . ειη;ἰ " ω,
*dgëïicziägiäeæïyu
δ ρω)έβ
emyfidreëtaçccr;
ïëdisfidë izàiz-Eaffl ,zzëiæaù~.—'~qu;—ïpùiés- -îædnieóæùæóë- ſans
\BH ?ne 8`“ἔξὶῇΐξῖιΒΊοξὸ;Ρὸτ1ιἔΪ€ἐ`αύΒϊβ,Κ$νωίβτπβϊθΡ Bien; Re_ [un iiàfilîèëſixîôÿkfiielqfieèíyfiéÿùërërnefiçVe»
-îcſtäfârëÿgïÿëæecdflzαπϊόει%εωεωτ1ειωα>=ει£ᾶ9ἑε;;ρ; ï
Ο

'οι
fäinct Matthieu;

.-

ΗΡ)! Κ Τ! ε δΠΞ
σε CL
1.ΑΡεσειωε.
ê' XLVLÔC le_4.de la‘ Grace.
97
S. EP I P H A N E, Eueſque de Conſtance , ou de 3_ EPM,,
Salamine enllſle de .Cyprepaiuoitlan de grace 378.Et ,ετων 8~

parlant des Mages en ſa doctrine abregee, in compendia
rta doctrina, dit, queles dans que les enfans de Cetura eu
rent,furent argent nzonnqyeſi, or,argent,<9* meublendg*par
myſtere Abraham leurpere enferma dans leurs bzſſacs ou

beſaces,l_Encens,la MjTTlJfiÜ* l' Or des R915 de Soſidome (α
ſi Gomorrhó-,Iorsque Codorlahomor ερ· Βεε/α, @autres le
'receurent dſie ceux de Sodome C9* Çomorrc Ο· des autres,<9*

qu'ils leurs pillerent leurs cheuaux , U* amenerent captifs
!une grande multitude d'hommes, <9* qu'ils piller-ent de cha
cungrande abondance de monnoye , o* de beaucoup d'autres

theſis ε εε με Abraham recouura de la deffaite des ΚτΏ::
@# qu'a'l n'oſe*: diuertir ces chcſtsſitſſquelles auoient eſteſidefli

:έα ὰ Βέειι,υπιέε ε! les donna auec autres dons :Πεκ ſils qu?l
auoit-eu de Cetura, ainſique 720M le trouuons dans [es tra
ditions
desmeſmes
Hebrieux.
au temps
de l'aduenement
de
[h riafficeſſs
enfansMais
d'Abraham,
ayant
quitté leur SPD

re, U* Sſieſtans habituezſ επ ία region appellé? Nlagodie , la
quelle (ſi partie de 1'aA'rxtbie : les @Mages qui parſuccffion
deſcendirenn deleur race φωσ (apres ωκοἰενεκ ί,ε/εοέίε)
Ωεπιιαετί Bethlehem , ces meſmes dans ils les[κατά Chriſt.
—De@.uel-s-dons <9*- pnfins lè Prophete en declare 'une mani

certitude, diſiznndeuant que ſenfantſpache appeller
ſon pere Θ, β mere, ε! receura lesforces de Damas, ε; les
dtffiotïilles de Samar-ie contre le Ra)- ÆAÆ-rie. Car ces
.choſesfflomme i-'zy deſia-dit, au temps d'A bralóamfurçnt re
aceuës-des Χεχε; ειιί·εαιιοΞεπεπιεπω επ Μάεε. ,%απά[ω εε

·άοκεεπε7[επΧωτεπε σε; εβυ#·.9 414472! qu'il cogneutſizn pere

@ρmere ?Quand les Mages 'uindrent,<9* qu ils ouurirent
N

Ο
.

98

ι·ΕΡιι>ΗΑΝιε

ι·ι.Μιι Πε ειε ο ι ε χι.νι.ειωμι€ι.ι Grace.
leurs th reſors, ainſi quïlfi- liten quelques exemplairegſy*
qu'ils czffrirent Mjrrbeſtzncens U* Or.

.

:Voila vne tres-excellente traditionJèIon-îſiinct Epi
phanegirée non ieulemét des Hebrieuigmais .auſſi des
~Lhreſtiens , car cenc ſont.,pas les “Hebrieux qui ont dit

.que
les Mages offrirent des preſens à Chriſt, puis qu'ils
ignoroient , ou-Youloient ignorer .ſa naiſictancenellement
.qu il faut que ce (oiten partie vne tradition de l'Egliſe
Chrcſtienne pluſtoſt que de la ~Iuiſue. Mais en ce que

ces Hebtieux ,Bt fàinct Epiphane .diſent que ces Mages

eſtoientdela race d'Abtaham,outre_qu'en cela,ils ſont
.tout à fait contraires à ſainct HÎCIOſſIIC~ , 8c autres qui
eſtiment des deſcendants δε ſucceſſeurs de Balaam , il

nen eſt rien d—it,'ny pour les vns ny pour. lesautres en la
-ſaincte Eſcriture z cela croiroY -ιε Μαι ίσα aiſément :ι ue

les Mages eſtoient en partie Gentils,8t :ιιpartie des deſ
cendants d'Abraham, &que veritablement ils donne
rent de leurs thrciors .à noſtre Seigneur , ie dy de ces

-threſors quiſurent à Abraham ,quand il _deffit -les Roys

Codorlahomor , δ: 'les aſſocicz Roys Aflſiyriens ,qui

…MW

.ε.ιιοιειιτ Ρεπό και: de Sodome &de Gomorrhe, ce que
.nous verrons .en la troiſieſme partie de ceſt oeuure,

quand-nous dirons noſtre Opinion, 8c aurons ceſt auan
tage (Dieu ayda-nt ) que nous ſerons voir-par la ſaincte
~ E ſcriture,-que les Mages que nous nommerons ,ont eu

partie de ces threſors qŒAbraham conquiſt ſurles Roy-s

d'A
ſſyric,&.qu'ils
ont peu ὰ où
deub
lesles
garder
iuſques
à la γ
naiſſance
du Fils deDieu,Ià
tous
autres
.autheurs
qui m’ont ρτεα:ειέ τι:: ΐς:ιιιτοιοιιτ ΜΜΜ· Με noms de

'leurs Mages , ny leurs-dignitez, δε. beaucoup .moins
~—- —o. _ —_.

\IT-PARTIE SIECLE
DEñLAPEYRE.
XLVI.'8lle4.dela Grace.
99
prouuer qu'ils αρεσε ευ en leur poſſeffion ces thre-ſors
conquis par Abrahamſielonſainót If piphane. p Π
Le meſmc fàinct Epiphanc Hereſiego. 8c μ. ſim
ίίίεπτfermement que les Mages π'αττέπετεπτΡοπτ adorer

noſtre Seigneur, que deuxans apresſa naiſſance. _M ais la
tradition de toute ΙΈ8ΙΜ;, δε άι: Η plus grande partie

des Autheurs luy eſt contraire Ραπ cc_ regard, 8c_ à ceux
de ſon party ,- parce qu'ils yfilrent le x” ι. ἰοιιτ ἐιΡτεε Γε '

naiſſance.Maldonæt
la pageEpiphane
52.d-e ſesct commentaires
ſur lcs-Euatrglles,
-metenſainct
au nombre dej
ceux qui ont crcu, que les Magesfurent inſtruits par la

prop/nette ale Balaam. M ais il sîabulegranclement quand ‘

il met au nombre-ſde ceux quiſſont eſtimé, que ces Mages '
eſſaient des deſcendans .dudit Balaam , cat 'nous venons de

ct

ſ -ñ Voir toutle contraire..
Sainct Epiphane ηἱο aulli'ct, με les Mages à leur-arri
ueózajent 'eneores trouue? l'enfant dans la creche , ains dans

la maiſon , comme ſlîuangeliffe le dit. Mais en celañ
ενώ l'opinion la plus reccuë l'emporte , ά l'Egliſe le

tient auſíizque les Mages :Παπ ειἰτἰωόε ττοιιιιοτειπ Ι'Ετι-·
Ειπε οικοιτε dans la- creche, 8c que là ils ſadorerent;

D'où nous concluons;
'
ι. @ο [ρε Mages eſſaient des deſtendants', σ· ιπ'έβι race Οπα. —
ἄAbraham parſa femme Clietura...

_

ſi” *7*

2. Æilsoffrirerzt ερ· άοηπεπ·πτ ὰ Chriſt les tkre/ôrs

'

quÀï-bralaam- “οὐ ω: ερ· εοπραί:/ι)τ les- Royszſſc/IÆ-rie
ë; iloleffitfflſg* qu'ils auoient empo rteUlesRqys de Sodome U* ρ ,

Αρπσάτβέ.-. ~ ~ ſi ſi' ' Υ s
@ζ ë
tlireſôrs furentOrË-Mjrrh i-,Ëy- Encens.

4.…. %ιϊ.€πΕκπέκετεππεκ- Βέτόίε|σεω, με deux ans apres

( Νη

.

ισα

ΕΕΡΙΡΗΑΝ_ΙΒ

ΙΕΡ/ΐΚΤΙε SIECLE XLVLôèleqsdelaîGraceî

[a
5, nazſſ-Êince
@Με eurent
de Iteſhs-Chriſt.
cpgnqiſſancedeſa
l
naiſſance-Spa( î-lapropheó
z
ſi,
Uccle Baia-tm , Θ· κο ποκαετοοφΙω Ιοπ[ακτώιπ: Ια ρω

σΙ:ε,.«Με @πε la ΜΜΜ.

_

_

5., @ο [ο Prophete a manifeñementparlë dela certitude
Pre-fins contre les Κο): ά>Μώτιο.
‘ SAmbm-L deces S.
_ ΑΜ BB_ O ſil S E Eueſque de Milan, δε Ι'ντι'des— _

ſe1ñnz79- quatre Doi-teurs de_ YEgliſe , viuoit l'an .de grace 379.
desHomilies ou Sermonsduquel, au 5.10m delaoiäîn- ,
cte Epiphanie-l Egliſe chante , quels[πιο ces preſſez” de_
Μ τμ;; [Ο] εἰς: Mages E” lffOrau Rqy, [Encens _à Dieu,_<9‘,

<2. Ϊ;» Μ. .·Ι4Ου·τύο ..οι mort3 ο” .απο εδώ· ή [camargue 727416, ο
é? , _ , .
=._;--:_/

°

autre le ~Sacrdensent dela_ diuineputſſance .ΙερΙΙ απο l_ hqn- 5
κα”. de laſ/ï-PultureΙ qui ne corromjít
Pas-le:
ſ
Ι
' corps du mort,
οποιο οπο εσοπ[οηιε.

-

v

Et à Μ. leçon 8. du meſmc_ iour', vQicy-cnjeoreszcç que
la (aincte Egliſe apris de ce grand- Docteur 6E ſain-ét.

Doncles Mages qffrent des μάτι: έα· Μα: ύποβπ, ·υοιι- —
lez-'Ï/OMÊÆHOÏÏZIZHE( ganz mgitlcl' ils/azur? feflolſil; eſt
- ·υοιιέ μπακ, Θ _a ou

ero εεε ,e οπο· Ζω; φαω _ere

chef elle es? 'veuëoxi Clarté? eſt,(’9* monſtre. leîchtmin , donc?

ceſte eſtoile eſt la ααφο,(αΙο ουο)Ιο Φ (:Ι»·φ,Ροκοε βιο-βίο::
le myſtere de l Incarnation Chri?? eſt l eſloile. Car 'vne
rſtoile ſàrtira cle Iacoh Θ· πιο homme sſieſleuera 'en φα!.
finalement oii Chriſt eſt là eſt Ïeſiîoile, cari] e/tſſeſzîoile*
matiniere <9* reffilandiſſahtadonc Parſa Propre lumiere il ñ

fi-ſiærmſie.

.

-

_ Ι

ÔEt à la ncuficſme leçon du meſme iour cinquieſme;

]’Egliſe chante_ encores ces mots tirez de l’Homilie ſur_
- ſainctíhlatthicu, du ſecond @το de ΓειΙπόΙ: Ambroiſe.

ΠΕ Ε Α Ρ Β ΡΒ:Εξ

πο: -

ΙΙ.ΐρέΚΤΙ δ δ! εδώ 8 ΧΙ..νΙ.β€Ιό4.άοΙα διετα
Εεε Mages 'Uindrem- Parwlrëlæmſin (α δε» τετοαΜιεε·επτ - z z'
Par 'Un autre.

Car ceux qiiiuzfiotentóeisſſbnſhaubient Με ε;

tendu le CImſt , @ſans doute s'en ÏÛÏÛWDZEM meilleurs

qu'ils ›ίε:'έο!επτ ΜΜΜ.

. Y

ε ſi MO τ

_

Toutes ccsapplicatigns Βατβο.τπιαε,8: μα· conie- ._
cture eſtant bien entendues pcuucnDel-Ærîe \ſci-Verita

bles,maiS quand il di_t qu'ils s'en retournera-zut meil
leurs qu'ils_ n'eſtoicntvenus,celîa s'entend que ces Ma
ges, quoy que tresbons auparauant, S'en retournerent
meilleurs; c'eſt à' dire plus ſàinctsôl plus contents ô( ſa
tisfaictsïlſiauoir finalement veu ce qu'ils auoient ſi lon_
guement δ: εουΠω.ωπιεπι attendu. Car-quoyque fitinct
Ambroiſe-emilie, Πάρι καιω: αρμτετιιέεςιι:ΙοεΜεεω

αμα eſte Magiciens, ſi ce n'eſt qu'on prennele mot en
bonne
que‘~co~mme
a- demeſchaniſis
bons 8c: mauuais
(Il-CHS.
Anges. part,
, auffiy
Α'parce
—' auOic-'ildbxbons
"Îxzsdz- il —y -ôc
T..
Le meſme_ ſztiſinct Amb-roiſe, au liure, α. Μ· @πιά
Matthieu
ëchapqz..cil
de l'opinionveritable
de pluſieurs
autres.
,Qſe-'Ïeſtoile
parutnefutpasñiune
eſi/Zoile',
πω:
ſeulement laſenzblaziccterdÏ-tzne &Toile; 'Et .que les-.Mages~
ancient eflcí-«inſtruits τἴέσεἰἰε Ιων· Βά|ειι$Μ μ·οιιβεβεεε/:.
.ρω ; @με les Ινών:: qu'ils firent ,furent *remplira de
mjfflere. 7"”. Μ.

-x

#1; L1'

>

:li

:β z"

Et aumcſine liure ι.ξίἰιτ ίειἱο& Luc ,voicyzcequîl

dit des Mages». Qui[Με εε: Μωβ: ,ſinon des ſucceſſeurs, "L

(Ul .ile la ταε.& Βαέετιυι, (quequelqueñſſbifloirgzl

~ gm* ÿpar lequelfictjäroplmiſï , qui-Une eflpiletſizrtiróitïdé\
Ωω , εειικέε/χ Μ πεβ›π με: :πουμε βετΙτέεα: κά· 'la Fey, -

9πεάείαβεοε1$οιμ €οηα!μοξ·ω* ;.ι ';

'

. 'p .

N íij

, _ - έν'a

_a d.
"u

d

ω;
1:ει>ιεΗΑΝτ5ε
π. PARTIE SrEcLe Χί.νΙ;864.ά2:Ιει Πιάσε..
Concluſion I.
Η'

@Le lesſiefliagesfurentMagiciens. '

2. · _ÿîls furent de laracedefialaam.

J* 'v'
"

3.- Qc Teil-aile qui leurparut , nïſtoitpas wne-tderitahie
eſtoi~le,ains laſtmhlance óſicelle.

εμ @Με leur eſtoit viſible, @mon aux-autres. ~
δ. ' We lſieflaileefloitla 'Uoyc-,Ü la τεμ· [ε (Ξεο·ι/[..· :
ό: @εε [εε &Mages czffrzrentl pre-ſins mjſlertſieux reco-ſi

gnoiſſant pariceuxque Icſizs-.Chrijieſtait Rey, Dieu
amine”.

ñ

.

— Et tout cela pures' coniectures 8: medirations, qui"
ne ſont prouuées par aucune valable authorité, & πω·

:ασεπ Ρεφεεάεεε d’vn grand Sainct δε d’vn grand. Pre—' _
lat,.8t Docteur άε.ΓEgliſe ,auquel-toutes ſortes de πώ
ε. Με::
Μ' ΠΜ

Ρεθ:ε [οπεόουΒ8. '
~~
ε
.S. B'A-ſiZ l L E ditle Grand, δε ειπε ΜΗ τάε·ε,ΐια·.
ὸοθεἰὶιτεε επ ΩαΡεαεεεωεεω Γεω (Η: grace .
38 o. lequel en* lſil-Iomilie ou Sermon qu'il a ſaid de ſhip-d ε
ιπειπἰτέ εε Chriſt ; Ρε.τΙο.σσω-Μειέέε: “μ” τ°εεσἔποἱ1°
μια απού· ε/ίιέ .ΒΘ:,-αΜε ΓοΙ:Μοτι.·ά.ε pluſieurs , .φαξ
[3ε/ίοΙ[ειάίβενπε· εεε Jeruſalem, - afin que lesMages :-nfl-af
ſ-nt dans' -ceſle -fülſillt Royale, ,- paurdemarſitzler en quel. lieu —
leur Rqyîdeuaitnaiflre-,Ë-;eque les [εφε πἶεπΡεπ-#επε ιέπο- —
rer Faſiyantapprispar le teſmotgnage des (fentilsz. v
Et en la meſme Homilieñ de ſhumaine generation de .

Chriſt, il :Μττιαί,ψΣε lſſſtailequiparutïaux. Mages nefut ~
pas-Une Φετεταβ[εεβο2[ε,ειέει:ſeulement [ε #·›πὑ[απεε ά>Φπεν

ε#ρ¦[ε, ΘειίΙ[.νεπ eurent, eognoiſſance- par Balaam ouſtsÿ.
ſpa-Murs, .Üque le.; pre-ſens quctjlzs firent furent mjſte-ñ.

rieux, εφ· εισε._[εε. Magesfurent Ο[:ε[άεεω,ε,ε!ϊ ὰ dire Ada- 'r
giciengqui 'vindrent de la Perſia; ſi Dbùnous eoncluons...
'i'

`

[Π. PA R TI ê'ΒΕΜεΕ.ΑΡΕΙιω:.
οι έ' ΧΙ.νΙ.δη.όο1σ.(Ξτ2ε6.
\i
103
1. @ο les \Mages furent Rqys.
η
Concluſion
α ·%ίί: furent (Ήπιίέα·π.ε, δεβἑάὶτε α2ία(ΨσίεΙΙ5'. · - Ο·

3, @fils furent inſtruits de lÎ-.ſſtoile par Bal-tam, ouſes
ſhcceſſeurs.

_p

.,



4. Æls-'vjndrent de la Perſe.
ε
, L_ _
δ. ë @ζώ furent conduitspar laſêmlzlanœiſwne _arſt0ilc.
.ά Ετ9ιιε leurs Preſèns furent ſaiſis auec try-freres.

l

'Ie ne puis aſſez m’eſtonner de ce que αυτ, de grands p
:ſiincts ont 'eſtimé que des perſonnes diaboliques-,tel
…les φα: ίοοτ`ΙεεμΜε8ἰ:ἰοπε , Εηάωπειιτε 8: Sorciers,

.ayant -teceu vn .honneur, duquel les Anges 8c les. plus

ñ-ſaincts hommes _ſe fuſſent ασια trop hcureuxzdc le Μ·
θθΗΟἑΠ ΑΔ. '.

.

Αφ( :.

' ~

— . __~:-‘ſſ'_

L…

- ~ C L AN DI AN ·: είἱοἰν: contemporain de ſainct Claudia»

Bazile , 8c viuoiten meſme temps,.il fut Poëte,&fit ce P°"' 53°'
,ëdiſtique pour nous faire voirſon opinion.

.

. ·Ιϋφύ$1έθέ-Οθόέα2;l'attitude munera- Rega-s
.
Myrrlzam H0m0,Rex aurumſufiipe tlaura Deus.
C'eſt à direJesRoys Chalileeñs Eoffrent preſens de
..bon augure,comme 'Homme prens la Myrrhe , comme

Roy prens -FOr , ά α0π1τΙ10:`Βἰοτιι·οςο7 [Encens D'où
--parluy nous concluons. α

-

a. (Milsfiirenï
lesM-ëgesfurent
ἄρα. Υ -- — _ .J p ct ~ Έ .ΧρΜο·
Conclu
a.]
Chaldeens.
εμ Οἔἄειιτ: Ρτάκ:[παπωικεσ myſtere. ſi

,

’ ΩΙειιιὸἰω .eut eſte' bien empeſché de nous dire,qui

furentceslàoys cil-la Chaldée ali-temps dela Natiuitc'
de noſttersezigncurd'
. . _- i_ z
- . . - :r
.
S. AV G VSTd-N , Eueſque' de Boneen 'Affrique , ê; 534:3*

4)φά;εςιιαφ:Βοά;υτε de la ſaiuaclägljſe-, &des ΡΜ' “η
Ϊ

-1:.η..

.-

ξινή.

î

-IÎIPſlſiP-HANLÏE.

"

_l

.H-.TÀR ne S1 E .CL e 'XLVLScIe 4.de l'a Grace.,
. ~ grands hommes qui εγω ΜΜΜ αεκ, :ία Ρει:Ι:ιξδό ὅπ
·χ ^ ιιοἰτ beaucoupd'opinions , ou quÊilíàJuy-mefirſiresgene

ïrèuſement retractées, ou qui n'ont pas eſté ſtiiuies des
autres íàinctsñôc Docteurs côme luy.On chante touslesñ .

iours dans.
pluſieurs choſes
quîona-tiréesdcfès
ñoeuures.
Il l'Egliſe
ctſut-faiſict‘ïli'ueſquel'an
'de grace
38 5. Et au pre

mieriour deſOctauede la ſainct Epiphanie ,— ΓEgliſe a
;His de ſon Sermon deuXieſme-qriil a faict ſur ce fùbiet,

"quèeſtï le xx.- duïtenÿs ;ce qu'elle-didi en laïrleçon
-quatrieſmez (Pour-aller àdorerîceſſguéïla Vierge auoit en
fdintéles Mages Uindremfde l'Orient;- Noiís celehrans au

iounſhig ce Μαη ὰ ειΜ:σε ἰσΒΡβΦ+ΙΒΡΡ8ΜἰόΓΪΩἱ Μ” σου»
,καίω a Ζωη, ἄποισΡατ/ἶβεγοτιἰἐπαἰτε, tous es ans il nous
~ reüientficeux eſtoientlespremices aläscſſgéntſſs
nous leur
peuple, cela la langue _ desAPoſZr-“es le nous aannoncé, (ÿ
Iſieſtoile a eux comme @κατά
άσε @έιναι Ετ τσιπ
cela tresweritablcx 8E ἀἰιιἱπιοτπομι-ὶᾶὶταὲοὶιοὶίἱτΡπ ΓΕ
κι. ‘ -"

:κα σ, Πχ». j

-

\ m 'Wſÿ/l

ſ ‘ "Etëàîlâxeínquieſmeîlbçîbtî ά10ώε«ΓέιοΜΗ @Μιά _
@ad-ruralzlle Sacrement*: lors il 'eſloi-t giſimt daaklaïcrdawſi
«Μ. Μπα3ΔΖςο :Μπἔξ!αετοῇωτμιι °ιβ6ἰ:vache @Φιν
ς/Βιέίε, α: φα!! cogne” au cielïgïafiuÏqzſe/lant @φαι απ.
Οκ! έ2·ζ/επτ manifeſte"
endires-n-LatindManilïſieſiztio,
l'cſtahle , (ÿ que ce iourfutaÿpellí
’ μ ë [Epiphanie,
quiſi-[óeut
·@επ
François nzanifèſtzitivnEt toutcſſela eneores parfzicto
mentbiem'

— —



ω: ~

-

Et au ſecond_ iour de l'O-Roue deteſte feſte , l'EglΜ:
prend du meſme Sermon la cinquieſme. leçon-du mell
" me iour, ſſdílànît. - En 'cesſſmſmesïterres ou* ſi les -Eſtrangers (ce
(oncles Mages) 'vin-kent de loin adorez-Enfant* Chriſt Μ
Parlant

· ώ

ΒΕ 1.ΑΡείι€ίε.
Μ
ιι.πωκτιε \SIECLE XLVI.le4.de]aGrace.
parIantPa-s encoregles hahitans α”celles le cructfierent eſtant
encores ieune φ· faiſant des miracles: Et tout cela de

meſmes tres-digne 8c tres-veritable, mais auſſi choiſi

par la ſaincte Egliſe.
Et en ſes Sermons 2.9. δε 33 du temps il dit. @Le ces
Mages furent trois ερ· les recognoitpour auoir eſté Keys,

mais de dire d'où ils furent Ιώβ ,ny qui ils eſtoient,
point de nouuelles.

Puis au Sermoniôè 3.ou 7.de ſlîpiphanie, il ἀἰτ,@ι£ε
Μ Mages arriuerent Ie treÃieſme iour de la naiſſance de

Iſſu-Chriſt. Et au 7. du meſme ſubiet. Vil! eſſaient
Partis deux ans auparauant de leurpays. C'eſt à dire que

deux ans deuant la naiſſance ils auoient veu Feſtoile,
qui en eſtoitlc ſigne. Et neaumoins en ſon Sermon μ.
du Temps , il eſtime, que les ;Mages neparti rent cle leur

Pays qu’apres que ÏJM~CÊTÜÏfut ne'. L'eſt à dire qu'en
Predicateur, il cherchoit la verité , 8c mettoit en παοκ

pluſieurs opinions deſquelles celle- cy a eſté ſuiuie.
Et au Sermon 30. du Temps, il eſt de l'opinion de
ceux qui tiennent , ue Elk-Etoile ricſtoit pas 'une -verzrdh/e_
tſtoile , ,ω ἰα#υώ ακα ά·έσεΙίε, laquellefut 'verte'deux απ:

deuant que 710/Ϊ7ε Seigneur naſquit, ſelon luy Sermon 3p.
du Temps , mais il co-rrigea apres ceſte opinion. Car

au Sermon 4.qu'il a Μάϊ de lîîpiphanie, il eſt dſiaduís que
l'eſſai/e nefut 'Ueuë,que lepropre iour que nez/Ire Seigneur

naſquit. Et que les Mages ayant veu que ceſte eſtoilc

preſageoit quelque grand_e naiſſance. Sainct Auguſtin
au l. Sermon de l’Epiphanie dit, quſiilsfurentinſlrulſitsde celle du Sauueur du monde ,par 'Un Ange, ou hienpar Dieu .

meſme interieurement. Ce qui ſe voit dans le Sermon

_

_

.

O

εΙ-3ὅ

ΕΕΡΙΡΗΑΝΙΕ

ΙΙ. PARTIE SIECLE XLV.&~le4.dc~la Grace;
14..du Temps. Et qu'ils trouuerent encores l'enfant dans
la creclmquand ilsltrriuerent. Scrmonzælelïïpiphanie.

Et qu ils furent Magma-ns, @que-lesPreſêns qu'ilsfirent

furentmjflerleux , det-cute laquelle doctrine nous con
cluonsſelon ſainct Auguſtin.
1. .We les Mages furent Magiciens.

C onc/uſo”

ω.

2. Qu'ilsfurent lespremiers de Gentils, (σε nous le peuple
defilits Cfentils.
δε. _φι:ί[5 furent Rays.
Δε, φ:έ|εβιτεπτπο8 en nombrefiulement…
.
ε. @fils arriuerent le trezieſſime iour de la naiſſance de
Chriſt.

6, W715 "virent ſesioile deux ans deuant ladite naiſſance.
7. @ΠΣ ne partirent neaumoins qu'apres que Dieu fut

ne. @Με _furent conduits non par «me eſioilezmaiſifivar la
'8.
ſêmlzlance d'icelle. '
9.
Π:furent inflruits par "Un &Ange de lanaiſſance du
fils de Dieu.
1 o. Ou [n'en interieurementpar Dieumeſmes.
1 I. Wil: trouuerent l'enfant eneores dans la cree/Je.
Μ.: Φϊί:Φέπάο·επτάε|Όπεπτ.
13. Et que leursPreſensfurent .Μ]βετέεκκ.

Ο! eſt tout cc qu'on peut recueillir de fiinctAn-e
@ΗΒΗ .ſur ceſte matiere, 8L le tout par conjecture proba

ble , 8C la pluſpart veritable ſelonſEſcriture.
I-'Hutlseur

.

.UA V T HE V R des choſes admirables dela 'ſain

ε!" Φεβ &οΕΓει·5τιιτο , les .œu-ures duquel ſont -touſiours miſes
ctdmſſctbſſ' dans ccllcs de ſainct Auguſtimôcſouuent attribuces au
ſi") z 8 50

À

.

.

_

meſme ωμά, κακο:: Γαμώ επι ροώικ temps , .aſçauotr

ΠΕ [..ΑΡΕΥΚΕ.

107

ŒÃRTIE SlEſLE XLVI. &le 4.dcla Grace.
L'an J85. Οι· ſoit que le ſäinctſſïyc fait ccſle œuurc ſous

lc nom d’aſiutruy ſans ſe nommer, ou ſoit que ce ſu: quel
que autre ſien amy δε contemporain , qui :ία voulu dire.

ſon nom ,. c'eſt [η (μπω Ποτε z. chaP4. quicſt dc ſad
uiS dc pluſieurs &UUCŒW lſieſtoile qui parut aux Mages,

nïſtoit pas 'une 'veritable eſtoile, mais_ſeulement 'Une ſem
bIance dſieſtoilaparce que deuant ε[[ε 72,4%0[ΓΡάδ ε/[ε ·υεπε,η)

κε [ει/κτ ΜΜΜ @Με , qu? Ilenefutpas au Ciel , autrement
elle n’euſt Peu monſtrer Ie chemin, ὰ Με· εεε contre [ε cours
nature] des e/?oi/es , celle [ὰ 'venait de I' Orient ὰ I'Occidentz
ςρΊωιπε qu'elle Iuiſôit non[flu/ement la nuiéſihmaiſis auffi le
iour, @Parce queparfois el eſe cachait, (ÿ d'autant qu 'elIe
.Ëarreſtaſirla »ΜΜΜ οιἱ Φωτ Ϊenfant.
Et au mcſme chapitre, ildit, que äeſtoit le ſhine? Eſ
prit qui eſtoit deſcendu enforme deſtoile Pour monſtrer [ε·
C/Jrifïcomme ω: ΒΑΡϊΐ/Μ8 il deſcendit enforme de Colom

be, da* trouueprobable Îopinionê de ceux qui diſent que Iε.

ſtoile eſtoit 'Un Ange. Et au «πέσω Βετο: 86 chapitre
il afferme , que Îe/Ioilefuſt 'Ueue en l'Occident, (ÿ non en I’Orient,maió' que [εε Mages eſtant en Orient, la 'virent en.
Occident. D’où 'nous concluons.
I. Ve Teſtez'[ε quiparut aux -Mages &flair Ieſainct Eſhrit Cïÿïï/“ffëïïî
enfi) τα” ι[>ε/[οι[ε..

ſiſi

τ.. @εε Ι°εΡωεε» de ceux qui eſtimentque I'efloile. @Με9'Ι.[Β:
επδε,ε/[Ρεο[ει[:[ε.
l
- -' Ο —
- “Ccſtc concluſion du ſainct-Efſiprit nſagrec.
forgeſtàn:
bien conuenable , que puis_ que [εε Anges cſioicnc' dell
ccndusî'pour parler àdes ſimples Bergers ,ΗμεΙε.Γ:ιἰτιόὶ:

Eſprit
apparut pour lcs-Màgcs qui cſtdiencÎ-“non ñ Sorg
ciers ,mais les plus parſſfaícts de tous [εεΕόωσε,ε.ΞοΠ φα
- ε

., … .Με ._

61

ιοθ

'ΕΕΡΙΡΗΑΝΙΕ

Il. PARTIE SIECLE XLVL8c4.de'laGracï
nous verrons, en diſant noſtre penſée.
Ζω!...

ΕΑ V T H E V R des Sermons aux frere; du deſert,

f; îÿzëî qui eſt auſſi attribue' au meſme ſainct Auguſtin, viuoit
auſſi au meſme temps ou enuiron , lequel au Sermon 43.
dit. Vous απεζεπτεπάκ que les tresfluncts Rqys chere/Je

rent le Seigneur. Ainſi parle il des Mages , comme il faut
tresdignemenLEt au meſme Sermon, il aſſeure , que ces

Rqys Magesfurenr trois. D'où nous tirons ceſte verita
ble concluſion.
Cvñïfflflë" I. Qi; les Mages qui clzercberent noſtre Seigneur, urent
ſi ε.
Ιζς)σ τπκ%-ιΜέΒ.
2, Φέιί:[πτεκτττοέ: en nombre ſeulement.

Voila vne concluſion bien ancienne , &laquelle il
faut attenrifitement conſiderer, parce qu’elle eſt :τομ
_ conuenable à la maieſté diuine du fils de Dieu.
je;
S. GREGOIRE de Nazianzqviuoit l'an 389. 8c en
1.6121725859. ſon Homilie ω. parle en paſſant de l'Epiphanic des
Magegôt en la 38 . de la Theophanie , qui eſt de Ia Nati
uite' de Ieſus-Chriſt. D’où nous concluons.
C"’²‘1"ffl"" I. Que lafeſte de lΈΡι;υβακίεſe celebroit du temps de ce
u"

/ἐέπἄ,ιὶ cauſe de la 'venue des Mages.

Et de cela il n'en faut nullement douter ſelon l'opi
nion du Cardinal Baronius , quoy que Caſaubon aye
vouluſouſtenirlecoutraire, dcquoy cy-apres nous diſ
Μπσωθε
ſan 59 5.

courrons plus amplement.
MACROBE, autheur ancien &ennemy des Chre

ſtiens, viuoit l'an de grace 393.lequcl en ſon ſecond Ποτά
de ſes Saturnalcs,en parlant dela mort des enſans com

mandée par Herodes a rendu teſmoignagc de l'hiſtoire'
de la venuë des Mages. a Et quand il .ίσια αυτώ: με ρα:

-~

ΙΙΙΡέΚΤΙε SIECLE
ΠΕ Ι.ΑΡΕΥΚΕ.
XLVIUÔËICAMClCIÂGTQCC.
109

lé non plus que le Ιώβ Ισθμια nous ne laiſſerons pas
de conclure.
z. ,Que l'hiſtoire des Mages qui adorerent Ch @β 6]ιιττε:- Concluſion
ſhincte (ÿ tres-'z/eritahle.
ΙΙΙ·

δ. Ο ΚΕ Ο Ο [RE de Nyſſe en fut Eueſque,8c vi- S ?Xn-n

uoitſan de grace 39 ΙΙ. lequel en l'HOmilic qu'il a faicte de' NME
deYIncarnation de Chriſt eſtime, que Ïe/Zoile quiſèrult Μ' 394·
de guide aux Mages fut 'une Μη” ς/Ιο2Ισ έκ πδύτε des au
tres ,laquelle deſcendit pourſerui Μια Mages, @qu'aux

pre/eus qu'ils donnerent ily auoit du myſtere. Et au Dia
logue qu'il à faict de I'Ame au rapport de Baronius , il

@Μπι με δε/Ιοέτ Με .Ange en forme deſtoile qui pa
rut,

Et cn foraiſon qu’il fit dela Natiuitcíil dit , Regarde
les Magestirant leurorzgine de Balaam , comme ils obſer
uent laſhrtie de l'c-ſloile,ſcſi-lon la prediction de leur proge
niteur. Et cn ceſte meſme Oraiſon,il eſtime que les Ma

ges trouuerent cncorcs l'enfant IESVS enla creche de
la cauerne , &les appelle eſtrangers, ΒΕ qui n'ont nulle
part à la promeſſe des teſtament-S , nyàla benediction
des Peres. Concluons
I.

,Oiſe ſeſtoile qui paFeuſt aux Mages e/Zoitfflvne 'Uerita- f6"”‘ſil‘“""~

hle eſloile, laquelle deſcenditpour lesſeruir.

ſ

2. V; cefut *Un Ange en forme d'ici/Zazie. Ι

3, 'Ve les Magesfurent de la race de Balaam.
4. (Fuſils trouuerent (ÿ adorerent l'enfant dans; la creche-,Ü ujfirent leurs [πάνω

_
'

_ Et tout cela par ſimples coniectures , auec contradi
ction auxnôl particles.

Α

.

‘,_

.

S_._IE.A_N CHRYSOSTOME ſiſi, Eueſiſque de Cauſe. ;Mn
O ΙΙΙ

ω)
ι.°ΕΡΙΡΗΑΝιΒ
1ι.ε.εκτιε SIECLE ΧΙ.νΙ.&Ιοε..όε!αθεεισα.
ΟΒΟ|4Ϊ#ο.

υπ θα
3.98.

ΗειπκἰιιοΡΙε,νἱυοἱτ encores l'an de grace 398. Ce grand?
fainct en ccs H omilies ou Sermons qu'il fit ſur le μάπα
pitre de ſainct Matthieu , 8c ſur l'hiſtoire desM ages ,ε δ£

notamment en ſon Homilie v1. dit..
Ve les Mages ayant 'veu longuementparoiſtre Ïeſtoí

le en leur region enfin ils 'tzindrent pour'voir Με!) με εβοΙτ
ne.

ε

@εε με; qu'ils euſſentfaict Un long chemin pour le
'voir Ïayant adoré tout auſſi coſt ils retournerent.

@εε ceſte Eſtoile nefutpas l"une des autregmtſmes com
me il eſtime que ce nefut point du tout 'Une cſtoile :mais

quelque vertu. inutſilæle repreſente? enfſiorme d''une cſtoi:
le.

(Le tousles autres Aſtregmeſme le Soleil Ü la Lune
[Με μπα είε ἰΌτἰεπεεὶ [Όσσίάεπτ,εκαέε |ξε/ιιοέξε ά: Ma~
ges 'vt-mu' du Septentrion au Mid) , car Feſt ainſi que ſelon

la ſituation. des lieux , la Paleſtine regarde 'vers la Per
fe. Car ceſte eſtoile neſe 'voyait pas ſeulement la nuicîhmais
en plein iour, <9* Ie Soleil eſclairantparfois, elleſi' cachait

Μετὰ]Γειίδ,Θparfois elle rayonnoit εἴνπε grande clarte',
elle fut tout Ie long du chemin_ſectruant de guide aux Ma;
ges, iuſques); la Paleſtine, <9* touſioursparut, mais quand
ils entrerent. dans Ieruſalem , elleſe cache.

c/(pres quand ils eurent dit à Herodes la cauſe de leur
'vqyqgu <9* απ)!Is_ I'eurent laiſſeſipour aller adorer ſenfantï ,
der: cf, la mtſne caſioile[ε monſtra , <9* cela nefait nuüe
ment le mouuement Iam aſtres mais quelque Uertupleine
de ΜΜΜ. Ε: ceſte cſtoile ne tenait nullement *vn cours ὰ»

ellepropre., mais elle alloitquand ilfaloitqffils allaſſent,

ILSPART1 DE
E SI SCL
LAPEYRE.
e XLVſiLôclclpdelacra-ce.
' 111
@ elle demeurait quand il faloitqiſils demeuraſſent,or~
'πω.·

11οπωιπτ :οκτακεφεψέΐΙσπ , :Μπα la colomne de la nuée
\au deſert.
'Et ce que nous auËs ditſiir l'eſtoileſhffiſóde laquelle 'vous

Ροιιττεζdire Pluſieurs autres ώο/έ:,ωτ @Με auſage οσω
ſion, (F ilſeraplusſtage. Prouerb. 9.

(Ζώα bouche d’or iugeoit bien que tout ce qu'il
en diſoitn’eſtoit que par coniecture , c'eſt ppurquoy il
permettoit à tout autre d’auoir des penſées nouuelles,
ΒΕ ώ: les dire comme nous Διακ deſia faictiuſques Κ»
&ferons cy-apres .εποε Γειγόο de Dicu,non ſeulement
de ſeſtoilc, mais auſſi des Mages.

Voyonsen ſl-LÎEEC ce que nous πισω τἰτέιὶοἴοι: Ρίο-τ
πιἰΙἰ‹: πι.

~

_

Que les Ενώ επτσΜέτωτάε: Mages , ce que l'E/bile leur
auoit annonce'en la region de Peiſê.
-Æeïnoſtre Seigneureflant ní, ne fut pas'ſhudainporte'
en 4'01 le de Naÿiretli, mais qu'il demeura quarante ίσια:

ει: Βετό!εβεπι.
@ο les Mages remplis depic-te'(nottez) ne Pen/Frein*
à aucun mal, quandHerodes leurparlait. Ceſtoicnt donc
des Hom mes ſelon Dieu,8c ſelon ſon coeur.

Que lſieſtoflleſê cacha,aſin que les Mages neſjaclzant
ou απ”, ilsfuſſent contraints d'interroger les Iuifs de l'en
fant , Ü-qffainſiſiils rendiſſent lan fflance cogneuëà tous:

car ſeſloile cſtantparuenue au lieu,e e Farreſlaſiirla πιώ
Με teſte de [enfamymonñrant certainement que celuy qui
eſloitní,
eſtoit le Fils de Dieu,(g* feſtant lalarrefleſie , elle
_gx-mena non des Barlaares _ſimplement-yuan ceux-là, qui Par
ngy eux etſloient bien loin au deſſusd'eux,excellents en dtgni:

ΕΕΡΙΡΗΑΝΙΕ

112

ΙΙ.ΡεέΚΤΙθ SIECLE XLVlôclezpdelaGracel
'té de Sapience. Ce Grand [Μαθε parle de ces Mages
plus auantagcuſement que nul autre, encores n’en dit
il pas aſſez , car veritablement il eſtoit conuenable, que

ce fuſſent des perſonnages tous diuins δε ε:ε[είδεεε Ρετ
grace.
@εε Marcia” rougifflè de [Honte, ερ· εε Ρεπό δεοιψτε
πε ὰιι#Ϊοπἰ ne 'veulentpas wir, ce que [εε Mages Peres (T

progenitews de l'Egliſe: ont ειπα. Il faut Ματ croire que

ſainct Chryſoflome tcnoit ces perſonnages en.vne eſti
me au delà de tous les hommes , puis qu’il dit qu'ils end
rent cell: honneur ineſtimable d’eſtre les Peres δε μο

8ειιἰτειιτε de l'Egliſe Chreſticnne, &qu'ils eſtoient re
ſcruez à vne ſi eminente grace , pluſtoſtque les ſaincts
Apoſtres δε ΕικιπΞε[τΙ[:εε.
Soient auſſi" confus auec eux la nation Iudaiqueyvgyant
[εε Mages O* Çentilsparuenírà croire en Clui/Z : eux ne
_pouuans les [Βετο non pas meſmes apres eux. Certaine

ment voila nos Mages exaltez au deſſus cle-toutes ſortes
de nations, δε non ſans cauſe, puis qu'ils ſont preſera

bles aux Με ,Sè qu’ils ſont les prcmicefs des; Gentils ,δε
Peres d'e l’Egliſe,en laquelle pcuuent -·επττετ δε [ο ΓουΒε

mettre tous les peuples. Voyons ſien l’Homilie VM. δε
, ſuiuante, il y aura encores quelque-choſe 'qui Ϊace pour'
nous.
Mais ces Mages nonſeulementilſis εε[οτετεπτ,ωεΙε “σ”

ε)τεπεε[εβοπεεττ [ειπε threſhrs font despreſens ερ· des of'
frandes certes plus dignes O* conuenalzſiles d"un Dieu que
d"un homme, Puis que I'Encens Ia Mjrrfflie [ε] εθοΙεπτ
principalement conuenalólegcar ils Offroient
ratiuement
'lafiiencefolzeyſſance Θ· [ὰct ε[:ετέτε,.ςο· nullement
des [ire

[ais

κ.

113
ΒΡΩ!ΚΤΙΕ SIECLE ΧΙ..νΙ.8ε!ε4.άο la (Νικο.
ΒΕ [.ΑΡΕΥΚΕ.

'

Μι!) des απ”. Sans mentir ces Mages eſtoient díuí.
nement inſtruits ſelon ſainct -Chryſoſtome, 8c ſurpaſ
ſoíent tout le reſte des hommes en toutes perfections-z
certainement ſelon luy ces perSnnages xſeſtoient nul

lement Magiciens, comme pluſieurs autres ont creu,
ains les plus excellents de tousles hommes ſoient Gen
tils, ſoient luifs ( ſainct Μπι Baptiſte n'eſtoit pas encores

homme; ains vn petit enfant à la mammelle.) Et neau
moins tous ces auantages que ſainct Chryſoſtome leur

donne ne ſont que pures Idées Platoniques , s'il ne nous
~ dit ceux qui les ont poſſedez , δ· ne le nous nomme pour
les cognoiſtre ά demeurer d'accord de tout ce ,qu'il

dit d'eux. Voyons la ſuitte de leurs loüanges , car le
ſainct ſans les cognoiſtre en auoit vne opinion eminem

ment bonne.
Conſidere , dir-il, auſſi en ce lieu Ïadmirable f?) des

Mages qui ne ſeſcandaliſſent nullement du commandement ~
qui leur eſtfaict: mais demeurentà tout Olzejffizns (α ]?ε·:ει
[ELO neſe troulzlent nullement, U* ne dtſlmtent entr'eux

_ `

Αΐφω : Si ?ceſt enfant eſ2²ai~t‘ quelque choſe de Grand , f9*
auoit quelqueſorte ele-puiſſance , à ποια Ή! ſhmmesſes @ιτι

πρεπτ:,9κε!|ε neceſſite_y a-il qui nous aliligeaſl a 'vnefuite,
C9* ii 'Un dcfliartſecret ερ· Με έ Ε) CarPourquqy l'A nge nous

E/Jiuffi-il de la Cite' , comme quelques liannils Ufugitifſis :
Nous qui ſiimmes librement πω: , απ να ψωιιι[σεα de
fout le monde, ſans craindre .ισ Ζε· !»·ιιέτ ά· πιω έκ· peu

P169331 lafureur du Tjran ?Mais nos \Mages ne proſe-rent
de leur bouche rien de teljig/-ne le conſoiuent en leur enten
dement, @TCK-EZ la' marque de la fqj-,que ſans aucune _repli

?παοκ .ρβ€7!ε·ιι α·ίιιι)ι ?ισ ιιώ·οίι· de commander, O* que ia
P

τε R1 'P Η A N I E
:IL .PJIÏRTIE SIE-CLE' XLvLSc 4.dcla Grâce(
114

mais on ne demande aucune raiſon du commandement.

Ceſt Autheur me rauit, δ! peu s'en faut,—que des ΚΥ
ie ne die qui ſont les ſeuls qui meritent .toutes ces loüan
ges. Il faut neaumoins attendre α garder l'ordre que
nous auons Ρτοιτιἰε,ίἱιἱιιὁε Λοβ:: 8.Ιοεπ ΟΒτχίοΗοωσ.
Weſi les Prqphetes n'ont rien dit des Mages, ne .te

trouble en aucune[αμεαΡαπ cela. Carry les Prophet”
ont-tout predit., Ty n'ont tout dit, car ils diſtant bien ſhuuent
des choſes des "vns εμέſont accomplies :η d'autre; perſonnes,
comme ce qui eff dit de Simean εε· de Leu). Ie les diulſcray

,en lacob, δε Με εΓΡειτότο.χ en Iſraël Gen. ΣΕΠΕ. θα :Πα
n'eſtpas arriue' en leursΡώπα: , mais à ceux quiſont def
cendua de_ ίeurſouche. Et de .lacob auffiilfaut entendre qu'il

enreſt "Με de mcſmes, 'veu que ccfle &επεάί&ίοεξ Τα Με

fut donnée. Sois ſeigneur de tes freres, :-Sc que cs fils
.de ton pere cadorenc Gen. xxvmxxvm. 8c ΠΟΠΗ. Ce qui'
neuſtpoint dYſſl-ffl enſhPerſônne , mais inſaillihlement en

ceux qui deſëendirent de luy. Grand Sainct comment eſt
-ñil poſſible à*vous qui εκει les yeux fiñclairs-voyans, que

vous n'ayez pas veules perſonnages, auſquels ſeuls peut
.conuenir tout ce que vous dites-B .Etſióvous les-aucz veu,

.pourquoy ne le nousauez-vous Pasdcclace' ?:Eſt~ce pas
pour ſuiureleurzmodeſtic,ôcñcelle du 'ſainct L-uangeliſte
:qui nous a eſcrit leurlgiſtoirc', ou que vous ειπα. voulu
reſerver -cela à quelque autre ?Dieu ſoit actuellement
óloüé δε Βεογ,ε1ιιῖ fait en touttépstout ce-qui luyplaíſtfic

tout .ce qu'il veutgMais-il fèracependätnottgque nousaz

uôs cy-deuât veu,en rapportätl'opinion deSJîpiphanc,
que Γεω des Prophetes en auoit defiaclairemët 8c certai

nement prophetiſe', en ñdiſàngDeuant que lſſerffantſſache

Β Ε I. A PEY R E.

115-.;

III. PAR ΤΙξ ,S18 ει. ε ΧΙ..νΙ.δη..άο1ε Grace..
· αΡΡ:!!ετβπΡεπο(αβ πατε ,il rcceurd lesforces de Damas,

o* les dcſfozïillesde Samarie contre le Rqy óFcAſſjrie, Et

@Η εΡοεΙειἰτ, 8: Γοπίβ.ιιτ ΙΕΒν$ ne peut auoir receu ces'
deſpoüilles contre leRoy dŸAſſycie , que lors que Ιω
_ M ages les luy offrirent , parce qu’ils les auoicnt rcccuësæ ' î
εΓΑΒτεΙ1ειπ1,86 nul nc lesſipeut auoit receuës dudit Abra
Ματ Ρετ Ρα:ιιιιο ειίἶειιτόσ, que Ϊνιι des Mages que cy
aprcs nousnommeronsmais il ſuffit pour le preſent. Ετ
iuſques icy ſainctChryſoſtomc de lïmpreíſion de Com
melín imprimée ω· 1597. duquel ſainct , ſi nous voulons _
tirernoſtre concluſion 27.. il faudra quaſi coppier tout.
ce qucnous venons d-Ÿcſèrirc.: > Δ
_
I.

@ε les Mages ·υίτεκτ·ΓεβοΙίε [longtemps deuant Μ Ωω*

Μψ7Ιζθ·άΕ πο(Ι1τε 8ΕΙ:87Μ'Ι47'.
— ſi
‘ ſi
. 2.7 ' _.
fill”
;. _W ceſte eſtoilefutſſ 'vne !vertu inuffilzlc-,ſhubs Informe..

cÎ-vne eſtoile.

_

. ſi

δα %,εΐίε 'venait die Septent-rionrvers le.
4, Qèſiſlle 'zzenoirdu caſtë de Id Ροή. .
5;

@ſon Id 'voyait @de nuict (ÿ de iour.:

-

6. .ÿîellc eſtozt 'viſible aux Mages @ ποπ αιμταικττεέ;.

7. @μή Ρετωι`:ὲ.τοπτ “σε τΠιιιοίκ μια !”έβο2ίε άσε
Τ κοιικείίε: Ρεπ/ἔεε..
, _
8-. έαω!
Ιά.< Ιιιφ βεκτεπτΡατ
lès Mages
lez-naiſſance.

Dieu.,
ſi

_ _
ſi
ſi' ’ άπο
‘9.-

ils eflóient remplis zíepietëſi

à ` 10. @ο πο#τε δεάζωπίά6Ρκέ:#ι πα)!απεε-[κτ 4ο.2οποπ "ζ

@ο Μ· Μαδε:2-υτεπτ (δ
Βεώ|εβεω..
-` μια excellents des; Gentilſis.

(φάω Μ

π.

ſi~ ν
Ι s."

ſi
l

.
`
furent IésPerc-S d?? progenireursct-de-Îlägliſcî.

,

O

_


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