Une introduction au libéralisme.pdf


Aperçu du fichier PDF une-introduction-au-liberalisme.pdf

Page 12334




Aperçu texte


Une introduction au libéralisme :
Johnathan. R. Razorback / Hellebron (notes des conférences du 9 et du 16
janvier 2020 sur le discord « Relève de France »).

I : La nature de la doctrine libérale.
1 : Une philosophie politique éminemment incomplète, ou de la modestie du
projet libéral.
Le libéralisme est ordinairement complètement mal compris.
Le libéralisme n’est pas une théorie économique. Il n’explique pas et ne prétend
pas expliquer la nature des réalités économiques ou le fonctionnement de la
monnaie, ou du marché, ou quoi que ce soit de cet ordre. Le libéralisme n’est
pas une science.
Le libéralisme n’est pas non plus une religion. Il ne prétend pas dévoiler des
aspects de la réalité qui seraient mystérieusement inaccessible à la raison
humaine, ni prescrire des attitudes morales dérivées de l’existence de forces ou
d’entités surnaturelles.
« Le libéralisme n'est ni une religion, ni une vision du monde, ni un parti
défendant des intérêts particuliers. Il n'est pas une religion parce qu'il ne
demande ni la foi ni la dévotion, parce qu'il n'y a rien de mystique en lui et qu'il
ne connaît pas de dogmes. Il n'est pas une vision du monde parce qu'il n'essaie
pas d'expliquer l'univers, parce qu'il ne dit rien et ne cherche pas à dire quoi
que ce soit sur la signification et les objectifs de l'existence humaine. Il ne
défend pas d'intérêts particuliers parce qu'il ne fournit pas d'avantage
particulier à un individu ou à un groupe, et ne cherche pas à en fournir. Il est
quelque chose de totalement différent. C'est une idéologie, une doctrine de
relations mutuelles entre les membres de la société. C'est en même temps
l'application de cette doctrine en ce qui concerne la conduite des hommes dans
la société existante. Il ne promet rien qui dépasse ce qu'il peut accomplir dans
la société et grâce à elle. »
-Ludwig von Mises, Le Libéralisme (1927).
Enfin, le libéralisme n’est pas un système philosophique général. Il ne répond
pas et ne prétend pas répondre à l’ensemble des questions philosophiques.
Les parties principales de la philosophie sont :
1