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-Métaphysique ou ontologie.
-Épistémologie (ou théorie de la connaissance).
-Anthropologie.
-Philosophie politique.
-Philosophie morale.
-Esthétique.
Les parties de la philosophie sont un peu comme un arbre de compétences dans
les jeux de rôles. Les choix qui sont opérés à un certain niveau interdisent
logiquement de prendre certaines options ultérieurement.
Par exemple, si vous partez d’une ontologie matérialiste, vous ne pouvez guère
aboutir à un positionnement politique consistant à soutenir les prérogatives
temporelles de la papauté.
Inversement, si vous naviguez entre ces niveaux de manière inductive (depuis
les parties dérivées vers la philosophie première), vous ne pourrez logiquement
pas être réaliste en morale (=il existe un vérité morale connaissable) et
présupposer un scepticisme épistémologique (=aucune vérité n’est
connaissable).
Il est possible que le libéralisme possède certains présupposés philosophiques,
mais ceux qu’on essaye généralement de présenter comme des conditions de
validité logique pour défendre le libéralisme, comme par exemple l’idée que
l’homme possède le libre-arbitre (thèse de Frédéric Lordon), sont des thèses
parfaitement indépendantes avec le fait d’être libéral.
Donc le libéralisme se situe seulement sur l’un de ces plans, qui est le plan de la
philosophie politique. Les concurrents du libéralisme peuvent être des idéologies
politiques comme le socialisme ou le nationalisme, mais pas des thèses
philosophiques relevant d’un autre domaine.
Le but de la philosophie politique est de répondre à la question : « quel est le
meilleur régime politique » ?
Le libéralisme répond que le meilleur régime est celui qui sauvegarde la liberté.
C’est une réponse manifestement incomplète à la problématique de la
philosophie politique, en ce sens qu’elle est purement substantielle. Le
libéralisme se borne à dire ce que le pouvoir doit faire (ou ne pas faire) pour être
juste ou légitime. Il ne répond pas à la question de la forme du meilleur régime
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