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Nom original: Nos raisons pour la Monarchie.pdfTitre: Microsoft Word - Nos raisons pour la Monarchie 2Auteur: royal

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NOS RAISONS
POUR LA

MONARCHIE
1

Nos raisons pour

2

la Monarchie

actionroyaliste.fr

Nos raisons
pour la
Monarchie

3

Nos raisons pour

la Monarchie

L’objet de cette analyse n’est nullement de
démontrer ce que sera la monarchie de demain. Il
est difficile de prévoir comment sera la future
institution monarchique sachant qu’elle dépendra
de la situation et des besoins du moment. Cette
institution monarchique proposée n’engage que le
G.A.R. et n’est qu’une simple démonstration
théorique,
afin
d’offrir
une
meilleure
compréhension du type de système politique que
nous proposons, justifiant ainsi notre rejet du
système républicain. C'est en fait ce qui reste dans le
domaine du possible suivant ce que l'histoire nous a
laissé en héritage et ce que l'esprit institutionnel
monarchique est capable d'engendrer par
l'alternative qu'il proposerait...
La seule chose que nous pouvons garantir c’est
que dans tous les cas, le Roi sera indépendant, il sera
au-dessus des lobbies et des partis. Qu'il reste un
gouvernement humain avec ses qualités et ses
défauts. La durée lui exige un sens aigu des
responsabilités au risque d'une déstabilisation qui
lui serait fatale comme ce fut le cas dans l'histoire.
Le règne des partis disparaitra naturellement car
son pouvoir, pour durer, devra reposer sur une
représentation réelle de la nation, basé sur les
familles et associations professionnelles, les villes et
les provinces libérée du joug partisan... La
monarchie sera toute à la fois active,
« traditionnelle dans ses principes, moderne dans
ses institutions ».

Mise en Page : P-P Blancher – 2015


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Version 2020

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Sommaire :














Pourquoi la Monarchie ? ----------------------------------------------------------------------- p 6 et 7
Pour une vraie Démocratie -------------------------------------------------------------------- p 9
Comment fonctionnera cette forme de démocratie ? –------------------------------- p 10
L’Assemblée des Etats Généraux ----------------------------------------------------------- p 16
Le Roi et son gouvernement ------------------------------------------------------------------ p 18
Les partis politiques ----------------------------------------------------------------------------- p 21
Avantages de la Monarchie proposée sur la Vè république ------------------------ p 23
Les qualités humaines du Roi et de son gouvernement ----------------------------- p 27
En conclusion -------------------------------------------------------------------------------------- p 30
Présentation globale ----------------------------------------------------------------------------- p 33
Pour une Monarchie sociale et corporative ---------------------------------------------- p 36
La devise de la monarchie --------------------------------------------------------------------- p 40
La Monarchie et la notion de « Droit Divin » --------------------------------------------- p 42

« Le miracle de la Monarchie est dans l’admirable coïncidence
qu’elle établit non seulement entre l’Homme et l’Etat, mais
entre l’Homme et l’Histoire, c’est-à-dire entre l’Homme et la
réalité profonde et permanente de la nation. « Ainsi, pour ceux
que le mot de démocratie charme encore, le Roi se trouve être
l’élu d’une sorte de Démocratie idéale, celle où le destin de la
nation ne coïncide plus avec l’opinion momentanée d’une
génération passagère, celle où le Souverain, porté comme à la
pointe des siècles, en appelle du présent à l’avenir et au
passé, et bénéficie à la fois du suffrage des Français à naître
et du consentement des morts. »

« Le miracle de la monarchie » – Thierry Maulnier

Le contenu de ce document n’est ni une « Bible », ni une
« Révélation » ou un projet de programme de politique social,
auxquelles aucune virgule ne saurait être changée, mais un simple
instrument - au demeurant incomplet - de travail et de réflexion.

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Nos raisons pour

la Monarchie

Pourquoi la Monarchie ?

Avant de rentrer dans les explications sur
comment pourrait fonctionner une Monarchie en
France et sa comparaison avec la cinquième
république actuelle, expliquons d’abord pourquoi
notre choix s’est porté sur la Monarchie. Notre
conclusion à la Monarchie n’est nullement la
conséquence d’une vision purement nostalgique
de notre pays, à une époque précise quelque peu
romancée. On ne choisit pas un système de
gouvernement pour son pays en fonction de ses
préférences personnelles ou de ses états d’humeur.
La question est trop sérieuse pour l’analyser de
façon aussi superficielle.
Ce que nous pouvons affirmer, c’est qu’il n’y a
pas de systèmes de gouvernements parfaits, que ce
soit la Monarchie, ou la république, ou tout autre
système que ce soit. Tout système humain
comporte ses défaillances et de ce fait, nous
n’adoptons pas la Monarchie dans un esprit
d’idéalisation.
Historiquement, force est de constater que dans
son imperfection, la Monarchie a su perdurer près
de 1500 ans, toutes dynasties confondues, alors
que la république, en a peine deux siècles a déjà

6

subi cinq réformes et la dernière que
nous subissons actuellement est déjà à
bout de souffle ! Tous les historiens le
reconnaissent aujourd’hui, la France est
le fruit de la lente volonté de nos Rois.
Ernest Renan le disait déjà au siècle
dernier : « La politique capétienne
arrondit le lambeau (le domaine royal
à l’origine) et en huit cent ans fit la
France comme nous l’entendons, la
France qui a créé tout ce dont nous
vivons, ce qui nous lie, ce qui est notre
raison d’être. La France est de la sorte
le résultat de la politique capétienne
continuée avec une admirable suite».
Au contraire, la République Française se
termine toujours en catastrophe. Les
deux premières Républiques se sont
terminées par le césarisme et celui-ci,
par deux fois, s’est achevé par une sévère
défaite militaire : Waterloo pour le premier
Empire, Sedan pour le second. La troisième
République n’a même pas eu besoin de l’étape
intermédiaire du césarisme pour aboutir à la
catastrophe. Elle s’est écroulée en juin 1940 après
la plus effroyable défaite militaire que la France ait
connue. Quant à la quatrième République, elle est
morte à Dien-Bien-Phu et à Alger, dans les tristes
conditions que l’on sait.
Alors posons-nous la question : la république
est-elle le meilleur système de gouvernement qui
puisse y avoir en France ou dans le monde comme
on essaie de nous le faire croire inlassablement ?
Sans d’ailleurs jamais le démontrer ! La république
est instable, elle règne sur la division des français,
elle n’a aucune continuité et n’a plus à l’heure
actuelle une once d’indépendance sur bien des
domaines... Alors, nous diriez-vous, il suffit
simplement de remédier à ces défauts pour obtenir
une bonne république ! Certes, mais sur un aspect
purement institutionnelle, une république qui
serait stable, unitaire, indépendante et sachant
incarner une continuité constante, cela s’appelle
une Monarchie !

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Un des immenses avantages de la Monarchie,
est qu’elle diminue dans des proportions
importantes, un des vices majeurs de la
démocratie, l’avidité pour le pouvoir et l’ambition
personnelle des hommes politiques. Il ne sera plus
utile qu’un de ceux–ci passe des années et des
années à s’échiner comme un écureuil dans sa cage
en montant un à un les échelons du pouvoir, l’oeil
fixé sur le niveau suprême (le chef de l’Etat), ou du
moins sur les échelons intermédiaires (les
ministres), puisque la route de ces fonctions leur
en sera définitivement barrée. Certes, il pourra être
député ou sénateur, mais ce sera une fonction de
service, non une fonction de pouvoir. Cette
transformation radicale sera une véritable
révolution ! Il est important de signaler qu’un
système assez proche, mais dans un cadre
démocratique, existe depuis longtemps dans un
pays étranger. C’est le régime en vigueur aux Etats-

Unis d’Amérique qui connaissent la stricte
séparation de l’Exécutif et du Législatif, et aussi
une profonde décentralisation, dont nous
parlerons plus loin.
En somme, que ce soit sur l’aspect historique ou
institutionnel, la Monarchie, si imparfaite soit-elle,
s’avère être le moins mauvais des régimes, et peut
même offrir plus de possibilités en matière de
libertés, en fonction des institutions qu’on lui
accommode. La démocratie dans la commune,
l’aristocratie dans la province, et la monarchie
dans l’État, comme le préconisaient Aristote et
Frédéric le Play.
Cela demeure la saine recette de l’équilibre des
pouvoirs, ce sont ces institutions proposées que
nous allons vous présenter tout au long de ce
document.

« Gouverner ne
consiste pas à
flatter les
passions des
peuples, mais à
s'appuyer sur
leurs vertus. »
- Henri d’Artois –
Comte de Chambord

Page suivante : Organigramme fonctionnel du système monarchique proposé :

7

Nos raisons pour
Nomme
ou
destitue
Droit de
destitution

la Monarchie

Gouvernement
1er
Ministre

Nomme
ou
destitue

Ministres
du
Gouvernement

ROI
Conseil
économique
et social

Assemblée des
Etats
Généraux

Chambre
des Corps
de métiers

Référendums

27
Assemblées
Régionales

Partis ou
Communal

Régional

National

Clubs

Peuple français
Electeurs
8

Influence

Doléances

Doléances

Doléances

politiques

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Pour une vraie Démocratie :
Partons de la base :
les groupes de pression est important. C’est un des
graves problèmes que doit affronter actuellement
la démocratie suisse qui ne peut actuellement
compter, à peu de chose près, que sur la prudence
de l’électeur…
Un contrôle royal doit donc être possible
par la technique de la « pragmatique sanction »,
autrement dit si une votation parait de nature à
produire des effets délétères ou abusifs, le Roi et
l’assemblée des Etats Généraux doit pouvoir s’y
opposer.

Il est indispensable de consacrer clairement le
droit d’initiative comme en Suisse. Le peuple n’est
pas la source du pouvoir, il n’a pas le pouvoir, mais
il doit avoir du pouvoir, ce qui est loin d’être le cas
aujourd’hui.
- Compétence très large de la population
dans les affaires communale, comme en Suisse.
- Compétence large, mais contrôlée par le
gouvernement et le parlement, dans les affaires
provinciales…
- Compétence réelle, mais plus limitée, dans
les affaires nationales.
Le « droit d’initiative » doit être reconnu
largement comme en Suisse par la réunion d’un
certain nombre de milliers de signatures. Mais Il ne
faut pas que des votations puissent être organisées
à tort et à travers, sans contrôle, sur tout et sur
n’importe quoi ! En effet le danger d’abus de
majorité est réel et le risque de manipulation par

Plus précisément, la population (à l’échelle
nationale) doit pouvoir exiger discrétionnairement
des référendums pour toutes les questions qui
touchent à son identité (langue, mœurs, famille,
immigration, droit des étrangers), à ses biens
(fiscalité, charges sociales, dépenses publiques), à
ses libertés (police de la circulation, libertés
fondamentales, liberté d’expression), à ses
traditions (mariage, religion), à son mode de vie.
Mais en dehors de ces domaines incontestés du
référendum, le droit d’initiative doit être sous le
contrôle du roi et de la pragmatique sanction.
Avec cette institution proposée, les français en
âge de voter ou de s’exprimer politiquement ne se
contenteront plus d’élire simplement des
représentants, mais ils pourront faire leurs
propres propositions.
De ce fait des bulletins de doléances seront
disponibles
dans
chaque
Mairies
(Ou
téléchargeable sur internet sur le site de la mairie
et devant être remis ensuite en main propre à la
mairie). Nous proposons trois types de bulletins :
1. Un bulletin pour les propositions à
l’échelle de sa commune ou de son
quartier ou son arrondissement.

9

Nos raisons pour
2. Un bulletin à l’échelle de la région.
Chaque région sera représentée par une
assemblée qui constituera une sorte de
gouvernement régional décentralisé.
Comme il y a 27 régions recensées
(découpage d’avant la réforme socialiste du
1er janvier 2016), il y aura donc 27
assemblées régionales localisées dans
les plus importantes villes de chaque
région. (Lyon pour la région Rhône-Alpes,
Bordeaux pour la région Aquitaine… etc.)
Les régions de l’actuelle république, identités
bureaucratiques et sans âmes, devront laisser
place aux provinces réelles. Les départements,
inventions de la Révolution et d’ailleurs

En Suisse, la démocratie directe est une pratique
constante.
Dans certains cantons Suisses, le vote à mains
levées est toujours de rigueur, lorsqu’il s’agit de
s’exprimer sur la gestion du village par exemple…

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la Monarchie
aujourd’hui moribonds, devront être supprimés et
remplacés par des « districts de régence »
regroupant les principales intercommunalités.
Enfin les communes, en nombre extravagant (35
000 !) doivent être regroupées en fonction des
actuelles communautés d’agglomération. Tout
l’actuel millefeuille politico-administratif de la
république doit être très sévèrement épurés et
réformés. Il faut alléger l’administration devenue
étouffante et finalement inefficace.
Des assemblée provinciales pourront être
crées sous le contrôle d’un intendant du Roi. Les
préfets, valets de la république, doivent être abolis.
3. Et un dernier bulletin pour
propositions à l’échelle nationale.

les

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En France dite démocratique, on
a juste le droit de voter pour des
représentants. En cas de
contestation sur la politique
imposée, vous êtes autorisés à
exprimer votre mécontentement
en manifestant dans la rue. Mais
gare à la répression comme lors
des « Manifs pour tous » en 2013 !

Le mode de gouvernement proposé est une
émanation de ce qui fut de tout temps chez les
peuples libres, de la Grèce antique où naquirent
toutes les réflexions sur les systèmes humains de
gouvernement au canevas historique de notre
nation. Il faut bien comprendre que nous sommes
à un carrefour de notre destin. Les modes de
communication moderne, l'évolution des peuples
par l'assujettissement naïf aux ordres d'un
mondialisme plus manipulateur que jamais,
entraînent les peuples vers l'esclavage. Il est donc
important qu'une libération comme d'une reprise
en main du pouvoir citoyen intervienne avant qu'il
ne soit trop tard. Donc c'est au sein des petites
communautés, où les gens se connaissent que la
démocratie reprend son efficacité pleine et entière.
Ainsi toute nomination, toute décision locale
devra-t-elle être décidé en direct par une
convocation de la population afin d'éviter toute
lenteur administrative polluante et fatigante.
Dans ce type de consultation, disparaitront
naturellement les parasites politiques (droite et
gauche) qui avant manipulaient l'opinion.
Pourquoi ? Parce que les citoyens décideraient
directement de ce qui les concerne et ne seraient
plus à choisir un programme politique restrictif et
étouffant pour plusieurs années. On déciderait du
réel et non plus en fonction d’une planification
partisane. Le maire qui avant pouvait être d'une

tendance, se verrait alors renforcé par une
considération nouvelle, faite sur ses qualités, sur
l'homme et plus sur sa couleur éphémère de carte
partisane !
Et puis, reprenons l’exemple d’un village ou le
maire et son conseil municipal ont fait installer une
« œuvre d’art moderne » en plein milieu de la place
du village sans le consentement de ses citoyens,
chose assez courante de nos jours ! Si une grande
majorité des villageois n’apprécient pas cette «
œuvre » en question, ils peuvent réclamer qu’on la
retire grâce au bulletin de doléances communales.
Le Maire devra obéir à la demande se ses citoyens
si la grande majorité n’en veut pas, et devra retirer
« l’œuvre » en question. Dans le cadre d’un petit
village par exemple, un vote à main levé sur la place
de la mairie serait suffisant, un peu comme en
Suisse.
C’est valable aussi pour tout travaux
prioritaires, (convocation des habitants, décision,
exécution) pour telle ou telle rue du village afin
d’améliorer la circulation, ou pour construire une
fontaine ou un terrain de jeux pour les enfants et
adolescents…etc. ! Dans tous les cas de figure, le
maire et le conseil municipal devront être à
l’écoute des décisions ou des doléances possibles
et les mettre en œuvre. S'il y a impossibilité, il
faudra en rendre compte aux électeurs...

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Nos raisons pour
Si par exemple le conseil de l’assemblée
régionale prend la décision de construire une
autoroute qui traversera des champs et passera à
proximité de villages tranquilles, ou simplement
gâchera le paysage, ceux qui seront concerné
directement par cette construction pourront
demander à ce que celle-ci soit détournée ou
annulée grâce au bulletin de doléances régionales.
Une loi comme la Loi Taubira est l'objet d'un
référendum, si elle est acceptée mais qu'elle
dérange de plus en plus les français, ceux-ci
pourront l’exprimer grâce aux cahiers de
doléances nationaux et exiger qu’elle soit retirée.
En cas de refus le gouvernement devra rendre des
comptes aux français. Si le gouvernement s’obstine
à refuser, les français pourront s’en remettre au
Roi (anciens Etats Généraux) et ce dernier
tranchera, dans le sens de l’intérêt général, du bien
commun et de la grandeur de la Civilisation
française. Il pourra de ce fait imposer un
référendum sur le sujet, et demander au
gouvernement d’agir en fonction du résultat.
Dans cette forme de démocratie à « trois
niveaux », les citoyens feront mieux que voter
pour des représentants, c’est eux qui formuleront
leurs propositions à l’échelle de leur niveau
d’implication.
Bien évidemment ces doléances sont
facultatives, c’est-à-dire que seuls ceux qui ont
quelque chose à dire ou des revendications feront
cette démarche. Ceux qui ne se sentent pas
concernés ne seront pas obligés d’aller s’exprimer
sur ces doléances. Il n’y aura pas de jour précis
comme pour les présidentielles ou les législatives
en Vème république, chacun pourra s’exprimer
quand il le souhaitera, avec une fréquence d’une
fois par an pour les doléances communales et une
fois tous les deux ans pour les autres par exemple.
Les doléances régionales seront envoyées
directement à l’Assemblée de la région qui rendra
compte des demandes et décisions prises. Quant
aux doléances nationales, elles seront envoyées au
gouvernement qui aura en permanence une vision

12

la Monarchie
globale des exigences populaires, des lois gênantes,
des réformes et ajouts (Ça peut se faire par le biais
direct d’internet ou tout autre moyen facile, mais
avec un contrôle sérieux !)

Le Roi et son gouvernement autoriseront
parfaitement cette décentralisation du pouvoir, car
c’est dans l’essence même du système
monarchique que d’autoriser de telles libertés. On
imagine très mal aujourd’hui en Vème république
une pareille autonomie. On est juste sollicités pour
un président qu’on ne connait même pas. Dès qu’il
est au pouvoir, s’il ne fait pas la politique souhaitée
qu’avons-nous comme contre-pouvoir si ce n’est
de faire des manifestations de protestation dans
les rues ? Avec la répression qui en découle (Ex :
Les manifs pour tous de l’année 2013 contre la Loi
Taubira…etc. ?), l’impact est nul, car la démocratie
est un leurre.
Notre démocratie proposée pourra s’épanouir
véritablement dans le cadre d’une vaste
décentralisation du pouvoir. Cette décentralisation
consistera à laisser les Familles, les Professions, les
Communes et les Provinces (ou régions)
s’organiser librement dans la société et assurer

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tout ce que l‘Etat tentaculaire (et
souvent kafkaïen) s’est arrogé :
l’enseignement,
la
formation
professionnelle,
la
protection
sociale, la gestion locale… Les
collectivités locales, communes et
provinces, décideraient alors ellesmêmes
de
leur
mode
de
représentation,
de
leurs
compétences (sans que la loi votée à
Paris dise ou interdise), de leurs
financements… Quant à l’État,
recentré sur ce que l’on appelle ses
compétences régaliennes (de « rex »,
le roi, le gouvernant), il se consacrerait à ce
pourquoi il est indispensable, et là où il est bon et à
sa juste place : la représentation diplomatique, la
défense nationale, la grande justice et l’ordre
public général, les grandes réglementations de
protection (sanitaire par exemple), l’incarnation
de l’unité française…
La république se moque de la contestation dans
la rue et au pire la réprimera brutalement comme
ce fut le cas historiquement. Il est plus facile d'agir
comme la pire des dictatures lorsque l'on se targue
des droits de l'homme, comme il est plus facile de
détruire le droit social lorsque l'on se présente
comme socialiste...
En d’autres termes : Pas de décentralisation
possible avec un gouvernement basé sur l’élection.
Il ne doit rien y avoir entre le citoyen et l’Etat tout
puissant. Dans la Monarchie que nous proposons,
les contre-pouvoirs commencent par une
participation citoyenne étendue à tout ce qui
concerne notre vie de tous les jours. Les bulletins
de doléances, comme l’assemblée régionale, ne
sont ni plus ni moins qu’une sorte de mini
gouvernement de Province, la représentation
économique des métiers, les associations et
familles, l’Assemblée des Etats généraux. Ces
multiplications de contre-pouvoirs montrent
combien l'alternative monarchique peut être
l'humanisme incarnée dans la réalité et non une

supercherie martelée sur les murs des mairies
n'ayant dans les faits plus aucune réalité concrète !
Il faut voir avant tout dans cette
décentralisation du pouvoir, le meilleur moyen de
ne pas déconnecter le Pays Légal du Pays Réel.
Cette "transparence", cette "participation"
permanente citoyenne fait que la gouvernance
monarchique reprend l'essentiel de l'équilibre des
pouvoirs qu'Aristote enseignait en son temps. Tout
le monde trouve sa place du plus petit au plus
grand, sans distinction d'argent ni carte partisane.
L'individualisme fera place aux familles, le "je"
remplacé par le "nous" communautaire.
L'anarchiste, comme le socialiste y trouveront
leurs places en décidant dans la cité, selon leurs
envies. Ils font partis d'un ensemble qui décide et
plus sous la coupe de soi-disant représentants
"auto-proclamés" parce qu'une "mafias" politique
s'est installée sur une région pour de vagues idées
générales. Celle-ci en fait, vide les caisses en
travaillant à sa réélection au lieu de gérer la vie
locale...
En Monarchie active (ce que certains
confondent, à tort d’une certaine manière, avec
« absolue »), le souverain ne doit pas hésiter, s’il le
faut, à braver l’opinion et les médias qui la forment
pour imposer des personnes qu’il sait compétentes
et efficaces au regard des enjeux, des défis du
moment et pour la suite. Ainsi, on peut dire qu’il n’y
aurait pas eu de Richelieu sans Louis XIII ni de

13

Nos raisons pour

la Monarchie

Colbert sans Louis XIV. Ces ministres n’ont pas été
choisis pour leur popularité (peu élevée, dans ces
cas-ci) mais pour leurs qualités politiques d’Etat et
leur loyauté au service de la Couronne et du pays.
Cela ne signifie pas que le monarque,
aujourd’hui et demain, n’entend pas les remarques
ou les demandes des partis politiques, ainsi que les
choix électoraux des citoyens (et ceux-ci peuvent
être, aussi, une base importante pour le choix – ou

le discrédit – des conseillers royaux au sein des
institutions), mais qu’il garde le « dernier mot »
pour son domaine, en bon arbitre institutionnel,
au nom de l’intérêt général qu’il incarne au-dessus
des jeux d’appareil et des « courtisans »
modernes… C’est une garantie de sérieux et de
justesse pour le gouvernement des hommes et
la pérennité de l’Etat, quels qu’en soient les
tendances politiques dominantes du moment…

- Les référendums : chaque citoyen
donne son avis sur un sujet donné en
fonction du bon vouloir du président.
- Les élections municipales : pour
choisir le maire et son conseil
municipal.
- Les élections cantonales permettent
de choisir les conseillers généraux du
département.
- Les élections régionales permettent
de choisir les conseillers régionaux.
En Vè république le citoyen ne vote
que pour des représentants. Chose
qui est certes utile, mais qui n’est
pas suffisant sachant qu’après avoir
élu son représentant, le citoyen n’a
plus aucun pouvoir et doit se
contenter de subir !

- Les législatives servent à choisir les
députés à l’Assemblée nationale
(pour les lois françaises).
- L’élection présidentielle permet de
choisir le président de la république.

Après avoir téléchargé les trois bulletins sur le
site de la mairie, (ou après être allé les chercher
directement en mairie), le citoyen devra les
remplir et les remettre ensuite directement à la
mairie, muni de sa carte d’électeur avec son N°
d’ordre. Il a six mois pour remplir les bulletins. Il
n’est pas obligé de tous les prendre. S’il n’a rien à
dire ou à proposer à l’échelle régionale et nationale

14

par exemple, il ne prendra que le bulletin
communal etc…
La mairie devra ensuite afficher les résultats
des propositions et revendications de chaque
citoyen repéré uniquement par leur N° d’ordre.
Cela permettra une vision globale des
revendications à l’échelle des trois bulletins.

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Ensuite, la mairie, l’assemblée régionale ainsi que
le gouvernement devront exposer leur compterendu en fonction des décisions qui seront prises.
En cas de refus des demandes pressantes, ils
devront obligatoirement s’en justifier.
L’avantage des doléances nationales, c’est
qu’elles permettront au Roi ainsi qu’à son
gouvernement d’avoir en permanence une vision
globale de ce que les français veulent, ce qui les
dérangent
et
les
améliorations
qu’ils
souhaiteraient. Ce qui ne veut nullement dire que

le Roi et son gouvernement devront s’y soumettre
obligatoirement. S’ils estiment que les demandent
ou propositions peuvent être néfastes pour le
royaume, alors il y aura refus avec justification.
N’oublions pas que la décentralisation du pouvoir
consiste à rendre à César ce qui est à César. De ce
fait, si les citoyens retrouveront leurs pouvoirs à
l’échelle de ce qu’ils maîtrisent, sans que l’état
n’intervienne, il en va de même pour ce qui est du
Roi et de son gouvernement. Dans une société
organique, chacun à sa place, mais tout le monde
doit pouvoir s’exprimer et être écouté !

- Les référendums : Les français
pourront exiger des référendums tout
comme le Roi. (C’est le Roi et son
gouvernement qui décideront si les
référendums proposés sont
nécessaires !)
- Les élections municipales : pour
choisir le maire et son conseil
municipal.

Dans la Monarchie décentralisée que
nous proposons, le citoyen ne se
contentera pas seulement de voter pour
des représentants, il fera également des
propositions et exercera un certain
pouvoir dans le cadre du système
corporatif, en fonction de son niveau de
compétence et des échelons de sa
corporation.

- Les bulletins de doléances :
permettent aux citoyens d’exprimer
leurs propositions sur trois niveaux :
communal, régional, national.
- Les élections régionales permettent
de choisir les conseillers régionaux.
- Les législatives servent à choisir les
députés à l’Assemblée nationale
(pour les lois françaises).

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Nos raisons pour

la Monarchie

L’Assemblée des
Etats Généraux :
Le 5 mai 1789, le roi Louis XVI ouvre
les états généraux à Versailles.
Chaque assemblée d'électeurs, dans
les villes et les villages, rédigea en
prévision des états généraux un
«cahier de doléances» (ensemble de
souhaits à l'adresse du roi). Ce fut
une consultation populaire qu’aucune
république à ce jour n’a su égaler !

Un état qui veut pouvoir gouverner doit se
contenter d’être l’arbitre des citoyens qui
s’administrent
librement…
La
bonne
administration consiste à établir les règles les plus
simples et les plus générales ; ce sont les moins
coûteuses, les plus sûres aussi…
Un bon gouvernement doit favoriser toujours
les
initiatives, individuelles, communales,
provinciales. Les orienter vers le bien commun est
sa vraie fonction et son éthique.
De ce fait, il faut que les forces vives de la nation
décident de se constituer en « Etats-Généraux »
réunissant les délégués, hommes et femmes, de
toutes professions, communes, familles, Provinces,
pour que puisse enfin s’exprimer la voix du Pays
réel.

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Les assemblées régionales auront la possibilité
de fournir des propositions de lois à l’Assemblée
des Etats Généraux. Chaque assemblée régionale
enverra un représentant siéger au sein de l’AEG
afin de soumettre ces propositions de lois et
obtenir leur vote si possible en fonction des
besoins réels.
Pour ce qui est du monde du travail, une
chambre des corps de métier sera constitué afin
que chaque représentant des différents corps de
métier,
principaux
délégués
syndicaux,
patronat…etc, puissent légiférer en tout état de
cause sur la règlementation de leur domaine
d’activité. Précisons que la représentation des
professions et des métiers auprès des pouvoirs
publics n’implique pas forcément la création d’un
Parlement économique ou corporatif, où

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s’entasseraient pêle-mêle les représentants des
diverses professions et où les intérêts particuliers
seraient en conflit perpétuel.
La représentation des professions dans l’Etat
implique, non une Chambre unique, mais des
Chambres : d’agriculture, d’industries et de
métiers, de commerce, des professions libérales,
etc. etc.
Le rôle de ces Chambres professionnelles est
essentiellement consultatif. Nous sommes, en effet,
dans le domaine politique, qui appartient à l’Etat,
gardien du bien commun national. Dans le domaine
économique et social, les corps professionnels,
sous le contrôle de l’Etat, sont quasi souverains : ils
fixent les règles relatives au travail, gère le
patrimoine corporatif, établit avec d’autres corps
professionnels des accords économiques. Là
s’arrête le pouvoir législatif des corps
professionnels ; au-delà, ils n’ont plus que voix
consultative, mais l’Etat a l’obligation de les
entendre.
Bien évidemment cela suppose une parfaite
autonomie du monde du travail, non soumis aux
diktats des puissances financières apatrides ou à
des entités comme l’Europe de Bruxelles. Chaque
secteur professionnel fixera ses propres règles,
eux-seuls en ont les compétences. C’est eux qui
fixeront l’âge de la retraite par exemple et qui
règlementeront les formations etc. Imaginez un
instant, comme ce fut le cas jadis, chaque métier ou
groupe professionnels (grandes industries à
définir ou secteur) gèreront désormais leur
condition de travail, leurs congés, leurs fêtes
chômées, leur apprentissage, leur sécurité sociale
(décentralisée par profession)...
Nous ouvrons une parenthèse mais la serait
pour beaucoup de femmes la libération tant

attendue. Il serait mis en place le 20%, 30%
jusqu’au 100% du temps de travail selon leur désir
personnel et selon les enfants dont elles désirent
s'occuper. Plus de contrainte comme nous le vivons
aujourd'hui où la femme dite libérée cumule une
multitude d'emplois pour le plus grand bonheur de
la fiscalité et d'un monde masculin se préoccupant
d'abord de son confort avant celui de la femme.
Celle-ci comme mère serait d'abord rémunérée
suivant son nombre d'enfant et percevrait une
retraite adaptée, bref serait reconnue ainsi comme
professionnelle par la nation. Il est trop facile de
considérer que sa vocation par l'amour, reste de
son choix, alors que cela contribue à la vivacité de
tout un peuple, arrêtons l'hypocrisie et prenons les
mesures adaptée qu'il est anormal de ne pas avoir
encore eu en ce XXIème siècle ?
L’Etat assurera le bon fonctionnement et sera là
seulement pour fixer des limites en cas d’abus sur
ces règlementations du travail. Un conseil
économique et social constitué de professionnels
de la finance et de l’économie travailleront de
concert avec la chambre des corps de métier afin
d’assurer une bonne cohésion entre le monde du
travail et l’économie du pays, toujours dans le
respect du bien commun et de l’intérêt général.
En d’autres termes, la chambre des corps de
métiers remplacera le très inutile Sénat actuel, et
l’AEG remplacera l’Assemblée nationale actuelle.
Contrairement à l’assemblée nationale que nous
connaissons actuellement, l’AEG ne sera pas
constitué de représentants d’idéologies diverses
répartis entre catégories droite, gauche ou
centriste, mais, par les forces vives de la nation
discutant concrètement des problèmes du pays et
des solutions à apporter, comme des lois à
soumettre.

17

Nos raisons pour

la Monarchie

Le Roi et son
gouvernement :
Le Roi sera le garant de la Justice, de la Politique
extérieure. Il sera chef des Armées, aura un
pouvoir arbitral et fédérateur. Il pourra également
proposer, voire imposer des référendums sur des
sujets qu’il estimera devoir soumettre à l’avis du
peuple. Inversement par le biais des doléances
nationales, les Français pourront exiger des
référendums sur des sujets qui les intéressent, les
préoccupent, les motivent particulièrement, par la
pratique d’un droit de pétition élargi.

Le Roi sera soumis aux lois fondamentales du
royaume, véritable charte des droits et devoirs de
l’Etat. Il œuvrera exclusivement pour le bien de la
France et au service de l’intérêt général. Le Roi par
définition est au-dessus de tous groupes de
pression et d’influence, qu’ils soient financiers ou
autres. Le principe même de la Monarchie c’est
l’indépendance de l’Etat, à travers sa magistrature
suprême. C’est lui qui reconnaîtra ou destituera
officiellement son 1er ministre. Ce dernier pouvant
être élu directement par le corps électoral français
mais possiblement révocable après au moins un an
de gouvernement, en fonction de la situation, des
besoins politiques, voir au regard des nécessaires
équilibres politiques. Le 1er ministre nommera les
membres de son gouvernement, mais le Roi aura
également un droit de destituer ceux-ci, s’il estime
qu’ils ne sont pas à la hauteur.

18

Il faut voir dans le rôle du gouvernement ainsi
qu’en la personne du Roi, non pas des laquais
obéissant aveuglément aux volontés du peuple,
mais plutôt des hommes politiques jouant un rôle
plus proche d’un maître d’école envers ses élèves.
Le Roi et son gouvernement sont là pour guider. En
conséquence, ils écouteront les volontés du peuple,
mais si certaines doléances semblent trop
éloignées du bien commun, il sera de leur devoir de
les discuter, voire de repousser, après débat et
explication motivée. Nous avons conscience qu’il

« Sachez être royaliste. Autrefois
c’était un instinct, aujourd’hui
c’est une science. Aimez votre
souverain comme vous devez
aimer l’ordre, avec toutes les
forces de l’intelligence. »
Joseph de Maistre

actionroyaliste.fr
n’y a pas de vertu innée dans les peuples. On ne
peut en aucun cas mettre en place un
gouvernement faisant preuve d’une obéissance
aveugle à l’égard de son peuple. A l’époque de
l’Empire de Rome, les Romains avaient déjà
commis cette erreur, aboutissant à la chute de
l’Empire dans sa décadence succédant cette
politique du pain et des jeux.
Voici un extrait de : La Fin du monde antique et
le début du Moyen Age de Ferdinand Lot mettant en
évidence les conséquences de cette soumission
aveugle :
« Au Ve siècle, plus tard encore, c’est au
cirque, à l’amphithéâtre, que les Barbares
surprennent la population (Trèves, Antioche).
Pour se la concilier, les rois ennemis feront
célébrer les jeux ; ils se continueront sous les
Goths.
Quelques souverains (Marc-Aurèle, Julien)
eurent, dit-on, l’idée de les abolir. Projet tout à
fait chimérique. Toutes les tentatives pour
réduire leur nombre ou leur importance
échouèrent. L’empereur est tenu d’y assister et
de ne point faire le dégoûté. Autrement, la
populace témoigne son mécontentement. C’est

pour gagner la popularité que Commode
descend dans l’arène.
Les
jeux,
par
leur
multiplication,
entretenaient la population des villes et même
celle des campagnes, car les théâtres et
amphithéâtres sont pour le pagus [campagne]
et non uniquement pour la ville, dans une
fainéantise
incurable.
Mais
leur
pire
malfaisance venait peut-être de leur nature. Ils
provoquaient et développaient le goût de la
cruauté et de la luxure. Les exhibitions
d’animaux et de peuples exotiques étaient
relativement innocentes ; elles tenaient la place
de nos jardins exotiques.
Mais le peuple se délectait surtout aux
combats sanglants, non seulement de bêtes
contre bêtes, mais d’hommes contre hommes
(gladiateurs), ou d’hommes contre bêtes. On y
employait des condamnés de droit commun, des
prisonniers barbares. Faute de condamnés, la
populace réclamait qu’on saisît les chrétiens
pour les livrer aux bêtes et les magistrats
obéissaient en tremblant. Les panégyristes
célèbrent comme un haut fait que Constantin,
ayant capturé des chefs francs, les jette aux
bêtes pour amuser le peuple de Trêves. Au

L’obéissance aveugle des Empereurs Romains
à l’égard des besoins hédonistes de leur
peuple, a eu pour conséquence l’émergence
de jeux barbares et sanglants. Cette politique
du « Pain et des Jeux » marquera le début de
la décadence de l’Empire de Rome.

19

Nos raisons pour
théâtre même, le public n’est pas content si, dans
la représentation, la fiction ne fait pas place à la
réalité sanglante. Il ne supporte la tragédie
d’Hercule au Mont Oeta que si, à la fin, le héros
est réellement brûlé. Le mime Laureolus est mis
en croix, non pour rire, mais effectivement. Aux
jeux sanglants succèdent les pantomimes
obscènes. Il s’y joint les fêtes orgiaques de la
Maiuma, au mois de mai, fêtes qu’un empereur
romain essaya vainement de supprimer. »
Il faut en conséquence que le gouvernement
garde un contrôle ferme sur certaines décisions
tout en laissant un maximum de libertés au peuple
dans les domaines qui lui incombent.

la Monarchie

Charles Maurras disait à juste titre :

« Tant que les ambitieux et les
intrigants trouveront dans les
perturbations sociales le moyen
légal et facile de pénétrer dans
les assemblées et les ministères,
les lois même seront forgées en
vue de provoquer et faciliter ces
perturbations. »

Seule la Monarchie possède cette capacité à
trouver l’équilibre nécessaire et juste entre ses
différentes aspirations populaires et étatiques.
Le gouvernement sera constitué d’hommes
politiques de vocation et de service et non
d’hommes politiques représentant telle ou telle
idéologie. Fini les carriéristes arrivistes comme on
en voit trop souvent actuellement dans la Vème
république. Ils se devront d’être des aristocrates
dans le sens antique du mot, à savoir le
gouvernement des meilleurs. Ils se devront d’être
une élite par excellence, ayant comme seul souci le
bien commun, l’intérêt général et la grandeur de la
Civilisation française pour lesquelles ils
œuvreront. Nous devons nous éloigner de l’homme
politique actuel plus soucieux de garder sa place,
dans l’optique de sa réélection, finissant avec un
Pays légal déconnecté des réalités du pays et de ses
habitants. Pour cela il faudra soit réformer l’ENA
pour en faire une vraie école d’élite, soit en recréer
une autre….
C'est par la compétence et l'aptitude dans une
profession que les ministres doivent être nommés,
comme ce fut le plus souvent le cas historiquement
dans notre pays sous les rois. C'est le bon sens qui
doit parler ! Ainsi les meilleurs éléments, sortis de
la nation atteindront cette aristocratie de
décisionnaires.

20

Et c’est cela que nous devons éviter ! Le système
politique ne doit nullement être basé sur un
chantage entre les hommes politiques et les
citoyens. L’homme politique n’a pas à vivre des
problèmes des français, mais doit au contraire
s’efforcer de résoudre ces problèmes sans
chercher à en créer d’autres. Tel doit être l’honneur
de sa fonction.
Ce qu’il faut également, afin de solidifier cette
continuité dans la qualité, ce serait d’imposer aux
fonctionnaires qui y travaillent un mandat d’au
moins 15 ans dans un ministère donné (nous
parlons des services de celui-ci, non pas du poste
de ministre même…) qui correspondra à leur
formation. Mais les ministres eux-mêmes devront
être appelés à rester au maximum dans le
ministère pour lequel ils sont les plus aptes et non
être promenés d’un poste à un autre, au risque de

actionroyaliste.fr
perdre de leurs compétences et de leur autorité,
comme de leur crédibilité…
En effet, il ne faut pas s’attendre à une grande
efficacité dans le temps, quand on passe, par
exemple, des Affaires étrangères à l’Agriculture et
la Pêche avec à peine deux années d’activités au
sein de ces ministères. Dans un régime
monarchique la logique et le bon sens exigeraient
que M. X soit, par exemple, ministre de
l’Environnement de 2015 à 2020. Là, on a
l’assurance qu’il puisse avoir le temps de bien
maîtriser ses dossiers et acquérir une compétence

certaine, avec toujours comme moteur principal :
L’intérêt général et le développement de la
puissance française dans le sens politique du
terme. Seul le premier ministre ainsi que le Roi
auront un pouvoir de destitution en cas de réelle
défaillance du ministre en question.
Les activités ministérielles se feront
essentiellement en tenant compte (mais sans
forcément y céder…) des propositions des forces
vives compétentes dans les domaines précis des
décisions à prendre et des lois à voter.

Les partis politiques :
Pour ce qui est du royaume que nous
proposons, les partis politiques seront cantonnés à
une simple activité d’influence. Ceux qui
s’intéresseront à la politique pourront s’engager
dans un club ou parti politique. Ces partis ou clubs
n’auront qu’une action d’influence sur la
population afin d’orienter les votes ou les
demandes sur les doléances. Contrairement à la
cinquième république où les partis règnent
désormais au cœur du système politique, ce qui a
pour conséquence une division souvent
regrettable des Français, division qui prend la
place de la discussion indispensable à tout exercice
politique… Aujourd’hui, on choisit son parti un peu
comme son club de foot, et le but étant de « gagner
» sur les autres partis afin de voir son candidat à la
plus haute fonction de l’Etat. Ce mode de
fonctionnement n’est pas sans conséquences, c’est
cette logique qui crée l’instabilité républicaine qui
se donne pour but de mettre au pouvoir un parti
pour 5 ans, pour ensuite refaire des votes afin de
laisser la chance aux autres partis : terrible
alternance quand elle prend la forme de la
revanche d’un camp sur l’autre. C’est un cercle
vicieux dont les conséquences se font de plus en
plus ressentir. L’instabilité des lois, (Un parti au
pouvoir pour 5 ans fera ses lois, mais si dans 5 ans

c’est un autre parti qui « gagne » il changera ces lois
pour imposer les siennes etc. etc.). C’est un régime
qui coûte très cher, ce qui explique souvent des
financements obscurs de certains partis politiques
qui comme par hasard accèdent au pouvoir car
ayant plus de moyens de communications. La

21

Nos raisons pour

conséquence de ces financements obscurs est que
le parti qui accèdera au pouvoir, grâce à ceux qui
l’auront financé, devra en retour rendre service à
ces financiers. Il mènera une politique qui ira dans
leurs sens et non dans celui des citoyens qui ont
voté pour ce parti en question. Ce qui n’interdit
nullement la mise au pouvoir des médiocres
comme le souligne assez justement André
Joussain:

la Monarchie

« Il est douloureux pour les républicains
sincères que nous sommes, de reconnaître que
le régime parlementaire est le système idéal
pour enrichir une oligarchie de grands
financiers sur le dos de la masse des citoyens »
Jean Rémy, Le Financier contre la cité - 1927

« On prétend que la république démocratique donne à chacun ses chances. Mais ce n'est pas vrai, car
les conditions mêmes de la lutte électorale sont toujours plus favorables aux uns qu'aux autres.
Supposons qu'un homme ait toutes les qualités d'un grand homme d'Etat, mais qu'il n'ait ni la voix
forte, ni l'esprit vif, ni l'art d'agir sur les foules par sa parole. Ses chances d'être élu sont faibles en
regard de celles d'un beau parleur aux poumons robustes, à la voix forte, prompt à la riposte, habile
à ménager les préjugés et à flatter les passions de ceux qui l'écoutent - au demeurant tout à fait
incapable de discerner les intérêts du pays et d'aviser aux mesures utiles. Prenons par exemple un
homme très instruit et très cultivé, qui a passé sa jeunesse et une grande partie de son âge mûr à
étudier la philosophie, l'histoire, le droit, l'économie politique, la sociologie, qui a suivi avec la plus
grande attention l'évolution politique des nations les plus civilisées et celle de son propre pays,
notant les faits importants et les comparant de manière à saisir sur le vif les effets bienfaisants ou
malfaisants des mesures prises par les hommes d'Etat et des lois votées par les assemblées : peut-on
croire qu'il puisse enlever les suffrages des masses contre un quelconque militant de la politique

22

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habitué à pérorer dans les réunions publiques, dans les comités électoraux, dans les syndicats
d'ouvriers, de fonctionnaires ou d'instituteurs ?
La vérité, c'est que la république démocratique donne des chances très fortes à ceux qui parlent
bien, qui savent toucher les foules et tenir à chacun le langage qui lui plaît, à ceux qui ont du bagout,
de l'entregent, l'esprit d'intrigue et qui ne se font pas scrupule non plus de changer de langage,
d'opinion et de conduite lorsque le vent a tourné. Par contre, elle ôte leurs chances à ceux qui sont
plus capables de bien faire que de bien dire, qui font plus de besogne que de bruit, qui ne sont ni des
hâbleurs, ni des intrigants et qui disent en toute occasion non ce qui peut plaire au plus grand
nombre, mais ce que, dans la sincérité de leur cœur, ils jugent vrai, utile ou juste. Favorable aux
habiles menteurs, aux roués, aux malins, elle désavantage le mérite modeste, la valeur réelle, la
compétence, l'amour désintéressé du bien public. En somme, la république démocratique accroît
sans mesure les chances des médiocres, qui peuvent faire beaucoup de mal et ne peuvent faire que
peu de bien ; et elle diminue, au point de les rendre à peu près nulles, celles des hommes les plus
capables de servir utilement leur pays. »
De ce fait, dans un régime stable et durable, le rôle d’un parti politique est d’apprendre la politique
aux citoyens qui s’y intéressent en fonction de leurs idées et d’analyser, voire d’influer sur l’évolution des
sociétés. Et non de gouverner un pays selon la logique d’un jeu de rôle valable pour 5 ans avec les
conséquences qui l’accompagnent…

Qu’apportera de plus ce système monarchique proposé par rapport
à la Vème république actuelle ?
D’abord toute la différence se situe dans la
décentralisation du pouvoir qui autorise au sein de
notre monarchie proposée, une réelle démocratie.
Cette décentralisation n’est possible que dans le
cadre d’une monarchie et non dans celle d’une
république. Il faut comprendre que la république
actuelle, ne vit que du système électoral. En

conséquence, les chefs des différents partis sont
donc obligés pour se faire élire, d’élaborer un
programme politique valable tout au plus pour
cinq ans. Et ces programmes politiques ne peuvent
se faire qu’en fonction des problèmes quotidiens
des français, dont le but et de promettre de les
résoudre au mieux. On se rend compte au final du

23

Nos raisons pour

la Monarchie
« Il faut avoir vécu dans cet isoloir
qu'on appelle Assemblée nationale,
pour concevoir comment les hommes
qui ignorent le plus complètement
l'état d'un pays sont presque toujours
ceux qui le représentent. »
P-J Proudhon

cercle vicieux d’un tel système. Si les partis
politiques vivent des problèmes des français, cela
implique qu’ils ne chercheront jamais à résoudre
ces problèmes en question. Au contraire, ils
chercheront plutôt à avoir un contrôle parfait sur
tout ce qui constitue la vie du peuple français, afin
que ce dernier devienne entièrement dépendant
des partis et pense que tout doit découler d’eux !
Un tel système basé sur cette forme de chantage
est tout simplement inconcevable avec notre
système monarchique. Le titre de Roi ne dépend
pas d’un vote. En conséquence, le Roi n’a pas
besoin de centraliser au maximum le pouvoir. Il
laissera le peuple gérer tout ce qui le touche dans
ses domaines de compétences. Tel est le principe
de la décentralisation du pouvoir, à savoir
redonner les vraies libertés aux français au sein
d’une réelle démocratie. N’oublions pas qu’avec la
Vème république, la soi-disant démocratie consiste

seulement à voter pour un individu, ensuite quel
type de contre-pouvoir avons-nous concrètement ?
Si l’homme ou la femme qui vient d’être élu ne tient
pas ses promesses et fait n’importe quoi ? RIEN !
On a juste le droit de se taire. Voir de manifester
dans la rue avec les conséquences et la répression
possible ! De créer une association, plus qu’inutile
qu’autre chose, car soumise à un fonctionnement
légal, généré par le système qu’elle est sensée
combattre et qui peut à tout instant supprimer et
tuer fiscalement.
Il ne faut pas oublier que le principe même de la
démocratie est d’être justement un contrepouvoir. Seulement voilà, pour que ce soit un
contre-pouvoir efficace, il ne faut pas se contenter
d’élire une personne dont on n’aura aucun contrôle
par la suite. Il faut donc pouvoir faire soi-même des
propositions qui soient prisent en compte dans le
fonctionnement d'un vrai gouvernement...

Il n’y a donc pas de réelle démocratie en Vème république
et encore moins de réelles libertés !

24

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C’est donc avec ce souci des libertés étendues, que l'on propose au sein de notre système monarchique,
ces fameux cahiers de doléances, permettant des propositions à différents niveaux. De même que
l’Assemblée des États généraux remplaçant l’actuelle Assemblée Nationale, sera l'émulation des forces
vives de la nation, réunissant en son sein, les délégués hommes et femmes, de toutes les familles, de tous
les métiers, de toutes les communes et provinces, pour que puisse enfin s’exprimer la voix du Pays réel.
Nous trouverons d'ailleurs, le même type de fonctionnement au niveau des assemblées régionales.

Pour ce qui est des partis politiques :
Dans le système monarchique que nous
proposons, les partis politiques existeront
toujours, mais ils ne gouverneront plus en tant que
tels. Ils auront une certaine influence sur le peuple
et pourront éventuellement orienter leurs
propositions à faire dans les doléances ou sur le
choix des délégués pour qui, il faut voter. On nous
rétorquera certainement qu’avec un tel système,
les Français n’auront donc plus le pouvoir de voter
pour le représentant à la magistrature suprême de
l’Etat : nous avons expliqué en quoi cela peut être
une chance pour l’État et nos concitoyens euxmêmes en permettant une nouvelle forme de
distribution et de pratique des libertés et pouvoirs.
Actuellement il est vrai que les Français
peuvent voter pour le président de la république
parmi un choix de candidats imposés : dans cette

élection du Chef de l’État au suffrage universel
direct, le choix est biaisé, au point que les électeurs
ne votent plus « pour » un candidat, mais « contre»
un autre, ce qui constitue une forme de «
démocratie négative» ou « d’opposition », voire «
d’obstruction »...
Conséquences : La place suprême suscite la
convoitise, et engendre des partis et des chefs de
partis dont la plupart n’ont pas forcément l’éthique
ni la carrure d’homme d’état digne de ce nom. Pour
que ces chefs de partis aient un maximum de votes,
ils doivent en conséquence, dévaloriser leurs
concurrents. Donc créer des divisions entre
français à cause de leurs idées politiques
respectives. Il faut, dans cette logique, se battre
contre d’autres français afin d’accéder au pouvoir
suprême, ou tous les coups-bas sont permis. De

25

Nos raisons pour
plus, comme nous l’avons déjà dit plus haut, ces
partis vivent des problèmes des français. Donc à
quoi bon résoudre ces problèmes concrètement si
ce n’est d'en créer des supplémentaires, afin de
pouvoir alimenter un futur programme politique
pour les prochaines élections ? Ne croyez-vous pas
que les problèmes des cités, de l’immigration, du
chômage, de l’insécurité…etc. auraient pu être
résolus depuis bien longtemps déjà ? En politique
tout est possible ! Mais ça ne sera jamais dans la
logique des partis, pour qui, ces problèmes en sont
le moteur. En conséquence, qu’attendre de plus de
la part des partis politiques ? Pour ceux qui
s’accrochent encore viscéralement à leur parti
politique, voyant en lui la vraie solution possible
pour sortir la France de son état actuel, posez-vous
la question : techniquement est-ce réellement
possible au sein de la Vème république ? Nous
savons qu’il est plus facile de détruire que de
construire. Dès lors comment supposer qu’en
l’espace de cinq ans, un parti ayant éventuellement
les compétences et la maîtrise d’une politique de
Salut-Public, puisse réellement y parvenir ?
Comment en cinq ans peut-on relever un pays dont
la destruction s’est amorcée depuis 1789 ? Et
quand bien même ce parti en question y
parviendrait, comment être sûr que dans cinq ans
il reprendra le pouvoir ? Si les français ne désirent
pas, comme à l’accoutumé, voter pour l’opposition,
cruelle ironie, afin de punir pour quelques
réformes maladroites ! Sans parler des lois qui
auront été votées, puis annulées afin d’en voter
d’autres coïncidant avec l’idéologie du nouveau
parti au pouvoir, etc. etc. Sans oublier que la
république n’est pas indépendante. Qu'elle est
soumise à une poignée de lobbies qui mettront un
frein à toute évolution concrète d’une politique de
Salut-Public. Quelques soit les idées politiques
salvatrices, elles ne pourront être efficaces qu’en
dehors de tout système électoral visant l’accession
au pouvoir suprême d’une idéologie incarnée au
sein d’un parti. Il faut une politique stable et
durable sachant œuvrer efficacement dans la
durée. Et la Vème république en est l’antithèse la

26

la Monarchie
plus parfaite ! Pas de salut possible avec le règne
des partis !
C’est pour cela que dans notre Monarchie, les
partis redeviendront ce qu’ils étaient à l’origine, à
savoir des clubs politiques, restant au sein de la
population, analysant l’évolution de la société,
proposant des solutions, discutant et amendant, si
nécessaire. Mais ils ne régneront plus, leur place
n’est pas et ne doit pas être au pouvoir.

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En quoi un Roi serait-il meilleur qu’un président de
la République ? Voilà une question qui revient
assez souvent et qui mérite des explications. La
différence fondamentale entre un Roi de France et
un président de la République se trouve déjà dans
le titre lui-même. Un Roi de France comme son titre
l’indique, n’est Roi que parce qu’il y a une France.
Et qu’en conséquence si la France chute, le Roi
chute avec, car son titre n’a de réalité que tant que
la France existe. C’est l’une des raisons pour
laquelle le Roi ne peut pas faire ce qu’il veut quand
il est au pouvoir, mais doit au contraire tout faire
pour tirer son pays vers le haut et œuvrer en

permanence pour le bien commun de son Peuple.
En comparaison, avec un président de la
République, comme son titre l’indique, il n’est
président que parce qu’il y a une République. De ce
fait même si la France chute, ou tombe en
décadence, tant qu’il y a une république en tant que
système de gouvernement, c’est ce qui compte !
C’est sa priorité sur la France : or, malgré tous les
discours officiels, la République n’est pas,
historiquement et ontologiquement, la France,
mais juste un moment de celle-ci.
Un Roi incarnera la stabilité politique de son
pays pour toute une vie, avec les aléas de celle-ci

27

Nos raisons pour
mais aussi sa profonde humanité. Un président
n’incarne qu’une idéologie (parfois variable…)
pour cinq ans. Un Roi transmettra naturellement sa
couronne à son fils aîné, alors qu’un président doit
être élu tous les cinq ans avec les dépenses
considérables et le flot de démagogie qu’engendre
chaque élection. Un Roi n'est pas l’esclave de
l'argent puisqu’il ne lui doit pas son pouvoir et son
autorité ! C'est important de le comprendre, la
monarchie coûte beaucoup moins cher qu’une
république qui est, trop souvent, un gaspillage sans
fin des deniers publics.
Un Roi qui règne a tout intérêt à préserver au
mieux son pays car son fils lui succède et tout père
souhaite le meilleur pour ses descendants. Quelle
meilleure manière de gouverner que d'en faire un
homme responsable. Un Roi est formé dès son
enfance à son futur métier de Roi, alors qu’un
président n’est le plus souvent qu’un arriviste
ambitieux, œuvrant pour sa gloire personnelle. Un
Roi est indépendant, quand les présidents actuels
sont le plus souvent soumis à divers lobbies qui le
contrôlent, et à travers lui, contrôlent aussi le pays.
Un Roi dirige un pays qui est l’œuvre historique de
toute sa famille. Un président n’a aucun lien
historique ou peut n’avoir aucun attachement à
l’histoire de la France, souvent considérée comme
secondaire pour ne pas dire inutile par certains. Un
Roi représente son pays dans tout son ensemble et
dans toute son histoire (y compris les mauvais
moments, et les Républiques comme les règnes
royaux : le Roi assume TOUTE l’histoire de France,
ce qui ne veut pas dire qu’il n’en connaît pas les
erreurs, voire les fautes…). Un président, malgré
tous ses efforts qui peuvent être, malgré tout,
sincères, ne représente que ceux qui ont voté pour
lui. Même si après avoir été élu, le locataire de
l’Elysée aime à rappeler qu’il représente la France
dans son intégralité, ce qui est parfaitement
inconcevable dans la logique du système
républicain dans lequel il évolue et dont il se
réclame.
Pour ce qui est du gouvernement comme nous
l’avons dit plus haut, il ne sera constitué que

28

la Monarchie
d’hommes et de femmes à la forte conscience
politique et au service exclusif de l’État, Pouvoir
comme nation. Réussir dans ce type de
gouvernement n'est plus l'affaire stricte des
financiers mais surtout de la compétence et du
sens de l’État. Un créateur, un meilleur ouvrier de
France, un "quelconque" peut demain avoir sa
chance de gravir les échelons qui mènent vers le
gouvernement de la France en n’oubliant jamais
cette règle première de toute bonne politique :
servir, et non se servir !

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 Quel rôle pour les anciennes classes «privilégiées»,
à savoir le Clergé et la Noblesse.
Il n’y a pas de monarchie véritable sans valeurs
nobiliaires. Les valeurs nobiliaires ont enrichi en
France, les arts, le mode de vie, la gastronomie, les
sciences, l'architecture, la diplomatie, les arts, l'art
de la guerre et la politique.
Même si la société a subi un brassage social
intense depuis 200 ans et qu’il n’est envisageable
ni souhaitable de restaurer un cloisonnement
rigide en ordres comme sous l’ancienne
monarchie. Le Clergé et la Noblesse doivent être
rétablis dans leur rôle culturel et social, sinon
politique. L’Église et les membres de l’aristocratie
doivent pouvoir participer à tous les débats
politiques du royaume. Les membres du Clergé et
de la Noblesse qui adopteraient un comportement
« ignoble », c’est-à-dire contraire aux devoirs de
leur condition, « dérogent » et doivent alors être
privés de tous leurs avantages.
Toute personne qui hérite d’un titre nobiliaire
bénéficie d’un patrimoine familial précieux qu’elle
doit transmettre à ses descendants. Toute
personne qui a agi pour le bien commun peut-être
anoblie par le roi, soit à titre viager, soit à titre
héréditaire. Les titres nobiliaires sont reconnus,
défendus et protégés par le droit. Ils confèrent une
position sociale éminente source de prérogatives
et de devoirs. Rien ne s’oppose à ce que les femmes
soient anoblies et transmettent la noblesse comme
dans le Saint Empire romain germanique ou
l’Empire russe.
Quels principes généraux :
- La loi est l’expression, non pas de la Volonté
Générale qui n’a jamais eu d’existence tangible,
mais du Pouvoir Légitime. Le pouvoir légitime est
celui que le Roi tient de la tradition, de Dieu, de la
Justice transcendante et de l’État de droit. Le
peuple n’est pas le détenteur du pouvoir, mais son

objet. Il a toutefois des pouvoirs, des libertés, des
droits fondamentaux, des prérogatives qui sont
reconnus et défendues par le roi et les
représentants du peuple.
- L’égalité n’est pas une valeur en soi. Seule la
justice est une valeur en soi. La société n’a donc à
se soucier d’égalité que lorsque celle-ci est
nécessaire à l’accomplissement de la justice. Si la
justice exige au contraire l’inégalité, c’est elle qui
doit l’emporter dès lors qu’elle est protectrice.
- La liberté n’est pas une donnée naturelle dont
on pourrait user de manière discrétionnaire. Elle
est l’aboutissement du processus civilisateur.
Aucun homme ne naît libre, comme Maurras l’a
montré. Mais tout homme a le droit de le devenir
dans le respect des règles sociales, politiques et
divines. Tout homme peut même acquérir une
position prééminente par l’anoblissement. La
noblesse est la reconnaissance sociale du mérite,
d’abord individuel, ensuite éventuellement familial
lorsqu’elle devient héréditaire.
- La famille doit être encouragée, préservée,
considérée comme absolument sacrée. Les couples
mariés doivent pouvoirs bénéficier d’avantages
sociaux et fiscaux par rapports aux couples nonmariés qui privilégient une existence égoïste et la
satisfaction de plaisirs temporaires.
- La fraternité n’est pas du domaine de la
politique. Elle n’a rien à faire sur les frontons
publics. Elle relève du domaine de la morale, de la
conscience et de la religion. Le gouvernement n’a
pas à décréter la fraternité ce qui est une intrusion
dans le for intérieur de chacun.
- « Le droit du Prince naît du besoin du Peuple
» (Pierre Boutang). La première source de
légitimité appartient au Roi qui la tient de Dieu et
de la recherche du bien commun. La seconde

29

Nos raisons pour

la Monarchie

source de légitimité appartient à ceux qui par leurs
compétences, leur expérience et leur intégrité sont
capables de gouverner efficacement le corps social.
La troisième appartient à tous les citoyens par leur
droit imprescriptible à participer à la vie politique
et en particulier à donner ou à refuser leur
consentement. La quatrième et la dernière source
de légitimité enfin est celle des « représentant du

peuple » qui doivent agir en fidèles mandataires de
ce dernier.
- Aucune assemblée ne peut se prétendre «
Nationale » car c’est là usurper une légitimité qui
par nature ne lui appartient pas. L’assemblée
nationale devra donc reprendre le titre ancien de «
Chambre des députés ».

En conclusion :
Contrairement à ce que l’on nous fait souvent croire, la république
n’est pas le meilleur des systèmes de gouvernement. Il n’existe pas
à vrai dire de système politique parfait, et la Monarchie ne fait
pas exception. Mais dans son imperfection, la Monarchie
offre bien plus de possibilité que la république actuelle. Il
ne sert à rien non plus d’envisager une sixième ou
septième voire huitième république. Lorsque l’on fait le
bilan des cinq premières depuis 1792, force est de
constater que la faiblesse, l'absence de continuité et
l’instabilité sont des symptômes inhérent à ce
système. Ce qui explique l’état actuel de notre pays
en a peine deux siècles. Une république forte, stable
et durable ne serait qu’une république singeant la
monarchie. Et pour ainsi dire ça ne serait même plus
une république car comme nous l'avons dit c'est la
faiblesse, l’absence de continuité et l'instabilité qui
constituent les caractéristiques principales d’une
république.

Fridtjof Nansen
(1861-1930)
Explorateur polaire,
scientifique, homme d'État
et diplomate norvégien.

30

C’est ce que le Norvégien diplomate et homme
d’Etat Fridtjof Nansen avait compris. Lorsqu’il répondit
à un journaliste français sur le choix de ses compatriotes
pour la Royauté, et non la République en 1905, après leur
séparation du royaume de Suède :

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« Nous avons choisi la monarchie pour trois motifs :
 Le premier, c'est que, la Norvège n'étant pas riche,
nous voulons un gouvernement économique, et, vous le savez,
il n'y a pas de gouvernement plus couteux que la république.
 Le deuxième, c'est que nous voulons être forts ;
et la république nous eut rendu trop faible
vis-à-vis de la Suède.
 Enfin, nous voulons être libre ; nous ne nous
soucions nullement de subir la tyrannie des partis. »

Alors qu’attendons-nous aussi pour être libre ? La Monarchie c’est le retour des libertés concrètes !
Quelque-soit la Monarchie de demain, la seule chose que nous pouvons garantir c’est que dans tous les
cas, le Roi sera indépendant, il sera au-dessus des lobbies et des partis. Qu'il reste un gouvernement
humain avec ses qualités et ses défauts. La durée lui exige un sens aigu des responsabilités au risque
d'une déstabilisation qui lui serait fatale comme ce fut le cas dans l'histoire. Le règne des partis
disparaitra naturellement car son pouvoir, pour durer, devra reposer sur une représentation réelle de la
nation, basé sur les familles et associations professionnelles, les villes et les provinces libérées du joug
partisan...
La Monarchie sera toute à la fois active, « traditionnelle dans ses principes, moderne dans ses
institutions ».
Il ne tient qu’à nous d’en reconnaître les vertus, et de tout faire pour que dans un futur proche, les lys
refleurissent notre destinée pour une nouvelle aventure Capétienne. Nous retrouverions alors la
possibilité d'un humanisme dont un univers dominé par des financiers restera à jamais dépourvu...
P-P Blancher
Jean-Philippe Chauvin
Olivier Tournafond
Frédéric Winkler

« La monarchie c'est l'institution
qui échappe à la compétition du
pouvoir et donc à la volonté de
puissance. »
Maurice CLAVEL

31

Nos raisons pour

la Monarchie

Faisons maintenant la comparaison sur les
conséquences politiques et sociales du
régime démocratique Suisse, avec ceux de
la Vème république en France :
(Chiffres 2012-2013)

LA SUISSE FAIT MIEUX ENCORE QUE L’INAMOVIBLE MODELE ALLEMAND : NON SEULEMENT LA
NATION HELVETIQUE BENEFICIE D’UN TAUX DE CHOMAGE PARMI LES PLUS FAIBLES DU
MONDE (3,2%), MAIS ELLE OCCUPE LES PREMIERES PLACES DE PLUSIEURS CLASSEMENTS
INTERNATIONAUX DONT CELUI DE LA NATION LA PLUS INNOVANTE, OU LA FRANCE EST
20EME, ET CELUI DE LA COMPETITIVITE, OU LA FRANCE ARRIVE EN 23EME POSITION.
MAIS CE N’EST PAS TOUT, CAR LES CHIFFRES DU QUOTIDIEN PARLENT AUSSI. LE PIB SUISSE
S’ELEVE AINSI A $80400, C’EST-A-DIRE PRESQUE LE DOUBLE DU FRANÇAIS, ESTIME A $43000.
LA SUISSE EST PAR AILLEURS 9EME DU CLASSEMENT DE L’INDICE DE DEVELOPPEMENT
HUMAIN, OU LA FRANCE EST 20EME. ENFIN, AU CLASSEMENT SUR LE BONHEUR,
LA SUISSE EST 3EME, ET LA FRANCE 25EME.
SUR L’ENSEMBLE DE CES CLASSEMENTS, CE SONT DONC EN MOYENNE 20 PLACES QUI
SEPARENT LA FRANCE ET LA SUISSE – AUTANT DIRE UN ABIME.

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Présentation globale :
Titre préliminaire : des principes fondamentaux du Royaume
Titre 1er Du Royaume
Article 1 Le Roi
Le Roi est soumis aux lois fondamentales du royaume et veille au respect de la Constitution.
Le Roi est le garant de la Justice et de la Politique extérieure.
Le Roi est le chef des armées.
Le Roi assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la
continuité de l’État. Le Roi peut demander un référendum sur des sujets qu’il estimera devoir soumettre
à l’avis du peuple.
Le Roi nomme et révoque le Premier ministre.
Le Roi peut destituer les ministres.

Article 2 Les Français
Les Français concourent à la souveraineté du Royaume par ses représentants, par la voie du
référendum et par les cahiers de doléances.
Lorsqu'une majorité de la population demande par la voie des cahiers de doléance, la Commune, la
Région ou le Gouvernement, chacun dans son domaine de compétence, est tenu de déférer à la demande
exprimée
La Commune, la Région ou le Gouvernement peut refuser d'y déférer en soumettant le cas à l'arbitrage
du Roi et de son gouvernement.
Titre 2nd du Gouvernement
Article 2 Le Gouvernement
Le Premier ministre nomme et révoque les ministres.

Titre 3er Du Parlement
Article 3 Le Parlement
Le Parlement est composé de l'Assemblée des Etats généraux et de la Chambre des corps de métier.
Il est conseillé par le Conseil économique et social.

33

Nos raisons pour

la Monarchie

Tout mandat tenu d'un parti politique est nul.
Le Gouvernement est tenu de saisir le Parlement des propositions des français exprimés par les
cahiers de doléance nationaux.
Le Roi peut soumettre à référendum tout projet de lois issues des cahiers de doléance nationaux que
le Parlement aura omis de prendre en considération.

Article 4 L’Assemblée des Etats Généraux
L'Assemblée des États Généraux est composée des délégués des hommes et des femmes de tous les
métiers, de toutes les professions, de toutes les communes, de toutes les familles et de toutes les
Provinces et des assemblées régionales.
L'Assemblée des États Généraux vote la Loi après avis conforme de la Chambre des corps de métier.
En cas de désaccord, le Roi peut soumettre le projet de Loi à référendum.

Article 5 La Chambre des corps de métier
La Chambre des corps de métier est constituée des représentants des différents corps de métier,
principaux, des délégués syndicaux, et du patronat.
La Chambre des corps de métier, outre son avis conforme sur l'ensemble des projets de Loi, légifère
sur la réglementation des activités économiques, artisanales et commerciales, notamment en matière de
sécurité sociale, de formations.

Article 6 Le Conseil économique et social
Le Conseil économique et social est constitué de professionnels de la finance et de l’économie.
Le Conseil économique et social donne avis sur tous les projets de Loi que l’Assemblée des États
Généraux ou la Chambre des corps de métier lui soumettent.

Titre 4ème De l'administration territoriale du Royaume
Article 7 L'administration territoriale du Royaume
Les communes et les régions forment l'administration territoriale du Royaume. Elles disposent d'une
assemblée élue.

Article 8 La Commune
Les Communes s’administreront en toute autonomie
Article 9 La Région

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La France est composée de 27 régions.
Les assemblées régionales gouvernent les régions.
Les assemblées régionales peuvent transmettre des propositions de lois à l’Assemblée des États
Généraux.
Les assemblées régionales sont tenues de rendre compte du contenu des doléances régionales et des
décisions qui seront prises en fonction.

Titre 5ème De la justice
L’indépendance et l’impartialité constituent les deux principes fondamentaux de tout système
judiciaire.

La décentralisation du pouvoir :
La France a vécu et vit encore sous un régime administratif jacobin et napoléonien ultra-centralisateur
qui se méfie comme de la peste de l’homme libre, du métier libre, des communautés locales libres, ce
qu’on appelle d’un terme un peu compliqué les corps intermédiaires. En réalité, nous vivons partout et
tout le temps sous la tutelle de l’État, les socialistes parce qu’ils croient qu’ils font ainsi le « bonheur des
hommes », les libéraux parce qu’ils ne veulent pas défaire ce qu’ont fait les socialistes et qu’eux aussi
préfèrent imposer – c’est tellement plus facile – que de laisser ces corps intermédiaires s’organiser
librement. La vraie décentralisation consiste donc à laisser la Famille, les Professions, les Communes et
les Provinces (ou vraies régions) s’organiser librement dans la société et assurer tout ce que l‘Etat
tentaculaire (et souvent totalitaire) s’est arrogé : l’enseignement, la formation professionnelle, la
protection sociale, la gestion locale… Les collectivités locales, communes et provinces, décideraient alors
elles-mêmes de leur mode de représentation (pourquoi faudrait-il que le conseil municipal d’Arras ait le
même nombre de conseillers que celui d’Aix-en-Provence), de leurs compétences (sans que la loi votée à
paris dise ou interdise), de leurs financements (mais l’Etat ne fournirait plus d’argent)… Quant à l’État,
recentré sur ce que l’on appelle ses compétences régaliennes (de rex, le roi, le gouvernant), il se
consacrerait à ce pourquoi il est indispensable et là où il est bon : la représentation diplomatique, la
défense, la justice et l’ordre public, les grandes réglementations de protection (sanitaire par exemple),
l’énergie … Au passage, cela diminuerait le poids des impôts sur le pays et ceux qui travaillent. D’où plus
de prospérité pour tous ! Un Etat fort et protecteur, une société civile libre et harmonieuse, voilà ce que
permet la vraie Décentralisation ou, comme l’a dit Charles Maurras dans une formule toujours actuelle,
«Les libertés en bas et l’autorité en haut ».
Thierry Martin, juriste et fiscaliste

35

Nos raisons pour

la Monarchie

Pour une Monarchie sociale
et corporative :
Pourquoi préconisons-nous le système
Monarchique comme élément essentiel à la
prospérité du régime corporatif ? Le système
républicain ne pourrait-il pas s’en charger luimême ? Le problème ne vient-il pas de nos
dirigeants et non du système de gouvernement en
tant que tel ?
La réponse à ces questions légitimes est
clairement : NON !
Premièrement, parce que contrairement
à une idée reçue, de par le passé, la Monarchie
française et les classes laborieuses ont toujours fait
bon ménage. C’est grâce à la Monarchie que, dans
l’ancienne France, le régime corporatif a pu
s’établir, durer et prospérer. La Monarchie reste et
cela depuis les grecs anciens tel Aristote, le
couronnement des 3 pouvoirs : démocratie dans la
commune, l’aristocratie dans la province avec la
monarchie dans l’Etat. La Monarchie possède en
son institution le principe de subsidiarité, cher aux
chrétiens, qui est l’autonomie complète du citoyen
au sens grec bien évidemment. Cela veut dire que
tout ce que le citoyen peut et doit gérer lui-même
dans ses sphères d’attribution et responsabilités :
famille, métier, associations, ville, commune… ne
doivent pas être gérer par l’Etat. Deuxièmement, la
Monarchie est intéressée à la réorganisation
corporative, seule garantie d’une vraie liberté du
travail. La Monarchie ne peut vivre sans les libertés
corporatives, comme les libertés régionales,
provinciales et familiales. Elle ne se maintient qu’à
la condition de les protéger, de même que la
république ne subsiste qu’à la condition de les
étouffer, car le principe qui est à la base de la
république, c’est l’élection ; à la base de la

36

Monarchie française, il y a l’hérédité. Parce que le
pouvoir républicain est électif, son existence est à
la merci d’un scrutin. Pour durer, il s’arrange de
manière à ce que le scrutin lui soit toujours
favorable, en faisant de l’individu son débiteur. Or
l’individu ne devient vraiment débiteur du pouvoir
républicain que lorsque ce pouvoir est le seul
dispensateur des grâces, c’est-à-dire lorsqu’il
n’existe pas, pour protéger l’individu, d’autre
forteresse que l’Etat républicain. Cela ne veut pas
dire que les élections n’existent pas en Monarchie,
bien au contraire mais celles-ci sont débarrassées
du parasitisme des partis. Les élections, plus
nombreuses en Monarchie, sont liées au quotidien
des Français, dans tous ce qui les touchent de près
: organisation citadine, des métiers, représentants
aux conseils de province, impôts, écoles, etc…
C’est pour cela qu’une république
corporative est totalement impossible, car le

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corporatisme
est,
par
définition,
une
décentralisation du pouvoir, alors que la logique
républicaine a toujours été de centraliser le
pouvoir (nous parlons de corporatisme
autonome). L’état républicain veut tout maîtriser,
puisqu’il est créé par l’élection, il dépend donc de
l’électeur. Pour se maintenir au pouvoir, il veillera
donc à ce que l’électeur lui soit toujours fidèle. Il y
parviendra en fonctionnarisant le corps électoral,
ou tout au moins en mettant à l’électeur une corde
au cou. C’est pour cela que la République contrôle
l’école, les médias, falsifie l’histoire et l’information
comme elle dissout les familles en individus afin de
diviser la communauté pour mieux la « formater ».

sous prétexte d’égalité est encore moins libre que
l’homme finalement, alors que c’est elle qui fait
vivre la communauté…
Bref, ainsi, l’électeur sollicite-t-il une
place pour un ami ou pour lui-même ? L’Etat seul
est à même de la lui fournir ; désire-t-il un secours,
une pension d’assistance, une retraite ? C’est l’Etat
qui tient la caisse. Il en résulte que c’est non plus le
gouvernement qui dépend de l’électeur, mais bien
plutôt l’électeur qui dépend du gouvernement. En
résumé, le régime républicain ne se maintient qu’à
la condition de s’emparer des attributions qui
incombent tout à fait aux corporations. Le régime
républicain suppose que l’Etat soit le pourvoyeur
nécessaire des places et des sinécures de toutes
sortes. N’est-il pas évident que si la république
laissait aux corporations le soin d’organiser ellesmêmes les services d’assurance et d’assistance
pour leurs membres, les citoyens ne seraient plus
débiteurs du gouvernement.
La République déjà bien usé aujourd’hui,
est à bout d’idées, elle essaie de créer une 6eme
forfaiture, par manque de nouveautés. La France
étouffe d’une administration tentaculaire et
oppressive, d’une fiscalité pire que tout ce que
l’humanité a connu, incapable de se renouveler
comme de reconnaître ses erreurs et génocides
(Vendée 1793, déportation Pays Basque…). Cette
république, vendu au mondialisme, entraîne son
peuple vers un esclavage, dont les individus
deviendront des numéros délocalisables à merci,
ce que Proudhon et après Bernanos en leurs temps
dénonçaient déjà :

Posez-vous la question pourquoi on
encourage la mère de famille à travailler à
l’extérieur, comme on développe les crèches, au
lieu de fournir un choix d’emploi du temps, de
permettre d’obtenir un salaire maternel avec la
retraite associée, voire de travailler en fonction de
son choix à 20, 30, 50, 80% de son temps ? Cela fait
partie du scandale de notre époque où la femme

« O Roi !... Laissez donc ces banquiers
avides ; ces avocats disputeurs, ces bourgeois
ignobles, ces écrivains infâmes, ces nobles
flétris, tous ces gens-là, Sire, vous haïssent, et ne
vous soutiennent encore que parce qu’ils ont
peur de vous. Achevez l’œuvre de nos rois,
écrasez l’aristocratie et le privilège, conspirez
avec ces prolétaires fidèles, avec le peuple qui,
seul, sait honorer un souverain, et crier avec

37

Nos raisons pour

la Monarchie

franchise : Vive le Roi ! » (Proudhon, Lettre à
Blanqui)
Qu’ont faits nos républicains de cette
France si riche, de ses provinces, cultures et
paysages ?
Ont-ils protégés nos enfants du trafic des
laboratoires pharmaceutiques dont le business de
la santé augmente les profits scandaleux ?
Défendent-ils nos abeilles qui meurent,
alors que l’on laisse les multinationales gérer la
pollution insupportable sur notre sol ?
Au contraire, la Monarchie, parce
qu’héréditaire, n’est pas obligée, pour durer, de
faire du citoyen le débiteur de l’Etat. Les raisons
qui contraignent la république d’étouffer les
libertés corporatives n’existent pas pour elle. Elle
ne gêne donc pas ces libertés. Les favorise-t-elle ?
Oui, elle doit les favoriser, elle le doit par politique.
C’est ce qu’écrivait un grand ministre de
la restauration, Joseph de Villèle :

« La Monarchie peut sans danger,
elle doit par politique, permettre
aux citoyens de se grouper autour
de leurs intérêts communs pour
combiner les moyens les plus
propres à obtenir qu’ils soient
protégés. Ainsi doivent s’établir les
conseils des administrations
secondaires, les corps de ville, les
chambres de commerce, d’hommes
de loi, de gens de lettres, de
corporations de toutes espèce. »
-Joseph de Villèle – « Chambre des députés.
Opinion de M. de Villèle,... sur le projet de loi
relative aux élections (28 décembre 1816) » - p12

38

Qui ne voit, d’autre part, que ces
corporations débarrassent le pouvoir royal
d’une foule d’attributions secondaires et lui
permettent de se consacrer plus librement à ses
fonctions propres, qui sont : la garde des
intérêts généraux de la nation, la
représentation diplomatique, la défense, la
justice et l’ordre public, les grandes
réglementations de protection (sanitaire par
exemple), l’énergie… etc. Le régime corporatif
offre ainsi à la Monarchie son assise la plus
sûre. Faut-il conclure de ce qui précède que du
jour où la France est en Monarchie, la question
sociale est résolue ? Une telle conclusion serait
absurde. Il n’y a pas de régime idéal mais
seulement des institutions qui favorisent les
libertés, bref qui créent le bien et
l’épanouissement des peuples dans leurs
recherches à l’élévation. Il faut dire : du jour où
la France est en Monarchie, la réforme sociale

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est possible ; elle ne l’est jamais en république. Elle
ne l’est pas en France démocratique, mais elle le
devient dans la mesure où la Monarchie est
décentralisée, dans la mesure où la Monarchie est
également éloignées de l’absolutisme et du
parlementarisme, c’est-à-dire dans la mesure où
elle est corporative.
La Monarchie corporative se bornera à
faire du travailleur un professionnel, c’est-à-dire
un connaisseur, un homme de métier, un
propriétaire, comme le sont les médecins, les
sages-femmes, les avocats et les notaires.
C’est un connaisseur, un homme de
métier qu’elle appelle à exercer telle ou telle
fonction publique ; c’est un connaisseur, un homme
de métier qu’elle place à la tête de l’Etat. Le Roi est
un spécialiste, un professionnel, car jeune, il est
initié à tous les détails du métier qu’il doit exercer
un jour. Il est par là même beaucoup plus apte à
gouverner que tous les politicards des partis
politiques de la république !

Ce qui fait du Roi un homme étant le plus
capable de gouverner, c’est justement l’Hérédité
dynastique qui est un apprentissage perpétuel de
la fonction royale. Pourquoi cela ? Tout
simplement parce que l’Hérédité dynastique lie le
sort du Roi à la fortune de l’Etat. Assuré de laisser
à son fils l’administration du bien national, le Roi
sent par la force des choses son intérêt particulier
se confondre avec celui du pays ; il est ainsi
intéressé à la prospérité publique comme le
cultivateur est intéressé à la bonne culture de son
champ, l’industriel au développement de son
industrie, le père à celui de sa famille… etc.
Soucieux d’apporter en ces temps de
confusion, quelques remèdes amenant cette
réflexion sur nos institutions. C’est dans un esprit
critique, nourrit par les recherches historiques et
institutionnelles et par empirisme, que nos
conclusions vont vers cette lumière dormante au
fond de nos âmes, afin de voir demain, nos enfants
sourires, dans les champs de blé aux bordures de
jardins aux lys retrouvés, notre jour viendra !

« Habitués depuis si longtemps à être gouvernés
par eux (les Rois), ils (les Français) ne désirent
pas d'autre gouvernement ; ils savent que leur
condition est d'obéir et de servir leur roi, et ils
servent volontiers celui qui est né exprès pour les
commander, celui qui pour parvenir au trône n'a
dû user ni de ruse ni de violence et qui ne
suspectant pas les intentions de ses sujets, n'a
garde de leur nuire, mais les conserve au
contraire comme un instrument de grandeur et de
gloire. De là dérive même la familiarité qui règne
entre le monarque et ses sujets, qu'il traite tous en
compagnons. »
- Michele Suriano - Relations des ambassadeurs vénitiens
sur les affaires de France au XVIe siècle. - p509

39

Nos raisons pour

la Monarchie

La devise de la Monarchie
« Liberté, Egalité, Fraternité, sans blague ? »
personnel que sur le plan social ou
même sur le plan économique. La
crise des subprimes en est
l’illustration flagrante : la vente de
titres falsifiés a pourri l’ensemble
de l’économie mondiale. Plus
récemment, la falsification des
comptes publics de la Grèce, mais
aussi peut-être d’autres pays du
sud de l’Europe, nous rappelle de
manière menaçante l’importance
d’une information véridique...
Yvan Blot dénonce très justement la tartufferie
de cette devise républicaine. Simple slogan
idéologique coupé de la réalité politique, elle
rappelle la tristement célèbre propagande des
Etats totalitaires comme l’ex URSS ou les «
Démocraties Populaires » qui glorifiaient l’Homme
en général et opprimaient les hommes en
particulier.
A ce triptyque factice on ne peut qu’opposer les
trois valeurs fondamentales de la Monarchie
française que Madame Royale rappelait dans une
lettre au Comte de Chambord : « Vérité, Justice,
Modération ».
Véritable devise d’un gouvernement légitime,

«Vérité, Justice, Modération » pourrait un
jour figurer aux frontons des édifices publics. Car
loin d’être une simple posture idéologique, cette
devise contient trois principes politiques majeurs :

1) Vérité : « Primum veritas, deinde caritas
» (d’abord la vérité, ensuite la charité) dit Saint
Augustin. La vérité est le point de départ de tout ;
sans la vérité tout est fragile et précaire, aucune
construction solide n’est possible, tant sur le plan

40

La vérité est-elle servie par les « Grandes
démocraties » et par la République française en
particulier ? La réponse est non : tout est faux, le
mensonge est partout. Que ce soit les chiffres du
chômage, de l’immigration, l’histoire plus ou moins
lointaines, la dette publique, les avantages des
oligarques, jamais la vérité n’est livrée aux
citoyens. Ce serait trop dangereux d’ailleurs pour
les pseudos princes qui nous gouvernent !
Certains, de gauche comme de droite, ont à juste
titre dénoncé cette « culture du mensonge »
qu’entretiennent en France les pouvoirs publics.

2) Justice

: peu importe l’égalité, ce qui

compte est la justice ; la discrimination n’est pas en
soi critiquable, il faut seulement savoir si elle est
juste ou injuste. La justice est inconnue dans l’état
de nature, et on sait que le « bon sauvage » de
Rousseau nous aurait attendu au coin du bois avec
sa massue. La justice est le produit de la Civilisation
et du développement de la conscience humaine,
elle est un dépassement de la loi du plus fort.
La Justice est-elle servie par les « Grandes
démocratie » et par la République française ? Là

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encore la réponse est non. On confond en effet la
justice avec la satisfaction des appétits de la masse,
ce qui n’est rien d’autre en fait que la démagogie.
En fin de compte tout est injuste dans ces Etats
: l’attribution des places et des honneurs, le
système des prélèvements sociaux et fiscaux, la
représentation électorale et politique, la
représentation syndicale, etc... Beaucoup de
français sont injustement brimés, beaucoup
d’autres sont injustement favorisés.

3) Modération : le rôle de l’Etat n’est pas
de suivre une politique sectaire et agressive en
jetant en pâture à l’opinion publique des boucs
émissaires pour faire oublier ses propres
turpitudes. Le rôle de l’Etat est d’atténuer les
tensions, les luttes et les oppositions pour
résoudre les conflits et permettre une harmonie
sociale. Il est aussi de prendre en compte l’extrême
complexité des problèmes sociaux et dans ce cas la
plus grande modération s’impose.
Les « Grandes démocratie » et la République
française sont-elles modérées ? Il est permis d’en
douter quand tout est fondé sur la compétition
effrénée, l’opposition systématique et la lutte des
classes. Les sociétés démocratiques que nous
connaissons, sous leurs oripeaux angéliques et
utopistes, sont en réalité des sociétés violentes qui
usent le plus souvent de la contrainte et de la
manipulation pour imposer la volonté de
quelques-uns. L’Etat est-il modéré quand il traite
les automobilistes (c’est à dire une grande partie
de sa population) de « délinquants routiers » et
confisque, sous forme d’impôts, taxes et
prétendues « charges sociales », près de 80% des
revenus de ceux qui travaillent ? Quant au nom de

la « lutte contre la discrimination » il favorise les
étrangers, fussent-ils en situation irrégulière, et
persécute ceux qui cherchent à défendre l’identité
nationale ?
On dira que ce sont là des dérives fâcheuses et
récentes de la glorieuse République française...
Mais quand en 1962 on a abandonné les
français d’Algérie à la confiscation de leurs biens et
les harkis à une mort effroyable, était-ce une
politique véridique, juste et modérée ? On
admettra nos réticences...
Ce sont en réalité les dérives inhérentes à un
système qui ne comprend que deux lois primaires
: la loi du plus fort d’une part et la loi du groupe le
plus fort d’autre part. Et cela parce que ce système
politique ne croit en rien d’autres qu’en lui-même
et estime que tout n’est que le fruit de forces
antagonistes socio-économiques dans un univers
où tout est relatif.
Il faut rompre avec tout cela, c’est une question
de vie ou de mort.
L’Etat doit partir de la réalité et ne plus mentir ;
quoi qu’il lui en coûte... Il doit développer la justice
pour améliorer la cohésion sociale ; c’est un travail
de longue haleine, loin de la politique spectacle... Il
doit, par une politique modérée, substituer à la
lutte des classes la collaboration des classes ;
même si elle est moins rentable électoralement...
Savoir si ensuite les hommes seront libres,
égaux et fraternels, ne dépend pas de lui, mais des
hommes eux-mêmes.
Olivier Tournafond

41

Nos raisons pour

la Monarchie

« Car le Baptême de Clovis en 496 rattache notre
histoire à l’univers des grands mythe de l’humanité. »
Paul Barba Négra

Une question assez récurrente nous est
souvent posée lorsque l’on parle de royalisme.
Quel type de Monarchie voulons-nous ? Absolue ?
De Droit Divin ? Ou constitutionnelle ? Si nous
répondons directement « constitutionnelle » alors
c’est le soulagement pour l’interlocuteur qui se
réfère directement à la Monarchie anglaise ou
espagnole. Mais si on répond qu’elle sera par
tradition de Droit divin, alors, dans un réflexe
totalement pavlovien, les sourcils de notre
interlocuteur se froncent et un profond sentiment
de rejet instinctif se fait ressentir. L’interlocuteur
rétorquera ensuite que la Monarchie de Droit
Divin, n’a plus raison d’être, c’est un retour en
arrière, personne à ce jour ne voudrait d’une telle
Monarchie, c’est obsolète, cela donnerait une
mauvaise
image,
c’est
une
cérémonie
anachronique n’ayant plus sa place au XXIe siècle…
etc.
Il est vrai qu’à l’heure actuelle, dans une
France totalement déchristianisée, un tel réflexe
peut se comprendre. Sachant d’autant plus que
l’anticléricalisme des républiques successives
depuis 1792, y est pour beaucoup dans cette
déchristianisation et le rejet du sacré.

42

Pourtant, au-delà de l’aspect purement
religieux de la cérémonie du Sacre, ainsi que de
l’irréligion de la grande majorité des français
d’aujourd’hui, le Sacre offre une contrepartie
plutôt avantageuse politiquement parlant.
Nous allons voir qu’au-delà des réflexes
antireligieux que peuvent avoir certain à l’égard du
Sacre, cette cérémonie religieuse exclusive aux
Rois et Reines de France a surtout pour
conséquence d’être un sérieux rempart aux dérives
que l’on peut légitimement redouter de la part d’un
souverain.
Pour mieux comprendre ce phénomène,
prenons comme exemple, le cas de Bonchamps qui
était un général vendéen durant les Guerres de
Vendée. Le 17 octobre 1793, Bonchamps et ses
hommes prirent part à la bataille de Cholet qui se
terminera malheureusement par une défaite
vendéenne. L’armée de Bonchamps se retira alors
à Saint Florent le Vieil avec environ 5000
prisonniers républicains. Bonchamps était
agonisant suite à ses blessures, il savait sa fin
proche. Il apprit que ses hommes voulaient se
venger des massacres orchestrés par les soldats
républicains dans leurs villages, en les massacrant

actionroyaliste.fr
Malheureusement pour lui, ça ne s’est
pas oublié, fort heureusement !
Notons au passage que la république
fera disparaitre ses propres soldats,
fraichement revenus, ayant peur que ceux-ci
ne révèlent l’humanisme des royalistes
graciant et libérant ses prisonniers…

Charles de Bonchamps
(1760-1793)
Commandant des armées
vendéennes durant
les guerres de Vendée.

à leur tour. Faisant suite aux grâces de d’Elbée, des
400 prisonniers républicains relâchés après la
bataille de Chemillé (11 avril 1793, le Pater de Mr
d’Elbée), conscient qu’il allait comparaitre devant
le Créateur, Bonchamps ordonna sur le champ de
gracier les 5000 prisonniers et de les libérer !
Les dernières volontés de Bonchamps furent
bien évidemment respectées, et les prisonniers
républicains furent libérés contre l’engagement de
ne plus servir dans les armées républicaines. Cette
attitude de la part de Bonchamps et des vendéens,
fut telle que les révolutionnaires préférèrent jeter
dans l’oubli cet épisode devenu totalement
incompréhensible à leurs yeux, surtout depuis leur
déchristianisation. Voilà ce qu’en disait le
révolutionnaire Antoine Merlin de Thionville dans
son rapport au Comité de Salut public :
« Ce n'est pas révolutionnaire. Il faut donc
ensevelir dans l'oubli cette malheureuse action.
N'en parlez même pas à la Convention. Les
Brigands n'ont pas le temps d'écrire ou de faire
des journaux, cela s'oubliera comme tant
d'autres choses » (« Les guerres de Vendée et de

Cet exemple du Pardon de Bonchamps,
montre à quel point la pression devient
énorme quand des décisions doivent être
prises en tant que chef, tout en ayant
conscience qu’il faudra rendre des comptes au
Créateur après la mort. Cela pousse à réfléchir
et à ne pas faire n’importe quoi. On imagine ce
qui se serait passé si Bonchamps avait été
athée… Car un athée n’a pas cette
problématique, expliquant ainsi la violence et
la barbarie des régimes reposant sur
l’athéisme comme le communisme et le
nazisme… Cette idéologie totalisa près de 100
millions de morts en même pas un siècle
d’existence. Nous ne cherchons pas non plus à
associer l’athéisme avec une forme de barbarie qui
en découlerait systématiquement. Loin de là, un
athéisme reposant sur des valeurs chrétiennes et
respectant les enseignements du Christ est
parfaitement envisageable. Qui n’a jamais
rencontré un athée ayant inconsciemment une
éthique et un comportement plus chrétien qu’un
catholique se disant pratiquant ?...
Mais dans l’exemple de Bonchamps cité
précédemment, il est vrai qu’un athée se serait
posé moins de questions et moins de remords à
prendre les pires décisions, n’ayant pas de
référence à Dieu, n’ayant aucun compte à rendre à
qui que ce soit après sa mort…
Certes, la foi en Dieu n’a jamais empêché
certains catholiques de mal se comporter et même
de faire preuve de barbarie parfois. C’est vrai nous
ne le nions pas ! Mais s’il fallait comparer toute la
barbarie des 2000 ans de catholicisme avec les
deux siècles d’idéologies anthropocentriques

Bretagne 1790-1832 » – d’Eugène Veuillot (1847) p188)

43

Nos raisons pour
depuis 1789 à aujourd’hui, les catholiques ne font
pas le poids…
Il en va de même pour un Roi. Son statut de
Lieutenant du Christ sur terre est une très lourde
responsabilité, car quoi qu’il fasse, il sait qu’en tant
que croyant, après sa mort il sera jugé sévèrement
sur ses actes par celui qui lui a confié son pouvoir
sur terre. Le Roi Louis VI l’enseignait d’ailleurs à
son fils, le futur Louis VII en ces termes :
« Souvenez-vous, mon fils, & ayez toujours
devant les yeux que l'autorité royale n'est qu'une
procuration & charge publique, dont vous
rendrez compte bien exact & rigoureux après la
mort.» (« Monumentorum Ad Historiam Concilii
Tridentini Potissimum ..., » Volume 7, Numéro 1 – 1787 p233)

Le Christ lui-même l’avait rappelé à Ponce
Pilate. Lorsque ce dernier l’interrogeait et
constatant que le Christ restait silencieux, il lui dit :
« Est-ce à moi que tu ne parles pas ? Ne
sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te crucifier, et
que j'ai le pouvoir de te relâcher ? » Jésus lui
répondit : « Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir,
s'il ne t'avait été donné d'en haut. » (Jean 19:10)

la Monarchie
Certes, Pilate n’était pas à cette époque le
Lieutenant de Dieu sur terre, il n’avait pas reçu les
sacrements prévus à cet effet, loin de là. Mais ce
que le Christ nous enseigne dans sa réponse, c’est
que toutes personnes ayant acquis du pouvoir sur
terre, le doivent avant tout de part Dieu. Et qu’en
conséquence, toutes ces personnes auront des
comptes à rendre au Créateur qui les jugera
d’autant plus sévèrement si elles en ont abusé
injustement. Que l’on soit athée ou pas, le résultat
reste le même ! N’oublions pas que Pilate était
païen et que ces paroles s’adressaient à lui…
Alors imaginez si en plus d’avoir du pouvoir
en tant que Roi, on vous donnait de surcroit le
statut de Lieutenant du Christ sur Terre acquis
après la cérémonie du Sacre ! Être un Roi de Droit
Divin sous-entend en permanence au-dessus de
soi, l’exemple à suivre d’un Roi éternel et
supérieur, dont l’enseignement vise à guider les
Rois mortels à la réalisation terrestre de la
Jérusalem céleste.
« Ainsi le Roi devient la clef de voûte de
l’édifice social, dont les pierres sont les
corporations. Tous les corps de métiers ont
collaborés à la réalisation du manteau et du
trône pour affirmer leur œuvre commune sous la
direction du Roi, pour incarner sur terre l’image
de la Jérusalem céleste. » Paul Barba Négra
De ce fait, un Roi de France ne peut avoir les
pleins pouvoirs et ne peut en aucun cas dire qu’il
n’y a rien au-dessus de lui, même si celui-ci est Roi
absolu ! Permettons-nous une petite digression, le
Roi Louis XIV si puissant était-il ne put jamais
imposer ses volontés aux représentations des
Provinces les refusant, alors qu’un Président, avec
l’article 16, possède les pleins pouvoirs, lui
permettant, comme en 62, de fusiller des officiers
dans les fossés de Vincennes ! Et cela sans « Etat
d’Ames » …
Car le pire serait justement d’avoir un Roi
non croyant accédant au Trône sans cérémonie du
Sacre. Pour ceux qui craignent que le statut de
Lieutenant du Christ sur terre puisse pousser les

44

actionroyaliste.fr

Sacre de Charles VII à la
cathédrale de Reims, grâce et en
présence de Sainte Jeanne d’Arc.

Rois à se prendre pour Dieu, c’est au contraire
l’inverse qui s’observe. Le statut de Lieutenant du
Christ traduit justement la soumission des Rois au
Christ-Roi. S’ajoutant à cela que se prendre pour
Dieu dans la religion catholique, c’est commettre
un sérieux blasphème, donc inenvisageable. Il n’y a
que l’athéisme ou le paganisme qui peuvent
susciter un risque de développer en soi un
sentiment d’appartenance ou d’incarnation à un
être supérieur au commun des mortels. Cela
explique entre autres ce phénomène du culte de la
personnalité des principaux chefs des régimes
totalitaires du XXe siècle, anticatholiques de
surcroît, bref le manque d’humilité par
excellence… Cela explique aussi l’attitude d’un
certain Mélenchon qui, dans sa logique puérile
d’adepte des loges maçonniques n’a pas hésité à
qualifier sa personne de sacrée du fait de son statut
de parlementaire lors de sa perquisition en 2018…
Pauvre république…
D’ailleurs, un de nos Rois s’est essayé à ce
petit jeu-là malgré son Sacre à Reims. Il s’agit de
Louis XIV ! Même s’il admettait qu’il n’était que le
Lieutenant du Christ sur terre, l’influence pagano-

romaine issue de la Renaissance, imprégna en lui
une vision teintée d’une forme de déification de
son statut de Roi, et se traduisant par son titre
célèbre de « Roi-Soleil »…
Et c’est malheureusement Louis XVI qui en
fera ensuite les frais… Ce qui démontre bien la
dangerosité pour une dynastie royale catholique
de se prendre pour Dieu ! Si solaire soit-il…
Avec Jeanne d’Arc, le Sacre prend une
dimension qui va au-delà de la simple personne du
Roi. Après sa victoire à la bataille d’Orléans, le
projet d’aller reconquérir la Normandie avait été
proposé par les capitaines de guerres qui
l’entouraient. Jeanne s’y opposa, et voici comment
elle le justifia :
« Ce n’est pas en Normandie qu’il faut aller,
c’est à Reims pour faire sacrer le roi ! Voulezvous savoir la raison de cet avis ? La voici.
Aussitôt que Charles VII sera couronné et sacré,
la puissance de ses adversaires ira toujours en
diminuant, et, finalement, ils ne pourront plus
nuire ni à notre prince ni à son royaume.»

45

Nos raisons pour

La suite des événements montrera qu’elle
avait vu juste.
Jeanne fit bien comprendre dans sa réponse
que la cérémonie du Sacre n’a rien de folklorique.
Le Sacre est avant tout une protection du Royaume
de France par le Ciel. Le Journaliste contrerévolutionnaire Pierre Virion écrivait :
« Le Royaume de France, en effet,
n’appartient pas au roi ; cela est juridiquement
vrai. Celui-ci ne le possède pas en propriété. Il a
seulement un droit d’accession à la couronne
par ordre successif de primogéniture. Le
royaume est un bien de Dieu qui en possède le
haut domaine, et c’est en conséquence de ce
domaine suzerain, parce qu’il est le "Droicturier
Seigneur", c’est-à-dire celui dont découlent tous
les droits, qu’il en concède à Charles la
Royauté. »
L’alliance entre le Trône des Lys avec celui
du Ciel avait été brisée par le traité de Troyes signé
le 21 mai 1420 faisant du Roi d’Angleterre le futur
Roi de France après la mort de Charles VI ! Jeanne
renoua donc cette alliance sacrée le 21 juin 1429 à
Saint Benoît-sur-Loire. Cet acte notarié s’appelle la
Triple Donation :

46

la Monarchie
Voici comment elle s’est déroulée : Le 21 juin
1429, à l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire,
Jehanne dit à Charles : «Sire, me promettez-vous
de me donner ce que je vous demanderai ?» Le
Roi hésite, puis consent. «Sire, donnez-moi votre
royaume». Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ;
mais, tenu par sa promesse et subjugué par
l'ascendant surnaturel de la jeune fille : «Jehanne,
lui répondit-il, je vous donne mon royaume».
(1ére donation) Ainsi, en vertu de cet acte, Jeanne
a été quelques instants seulement sans doute, mais
très réellement Reine de France. Cela ne suffit pas
: la Pucelle exige qu'un acte notarié en soit
solennellement dressé et signé par les quatre
secrétaires du Roi ; après quoi, voyant celui-ci tout
interdit et embarrassé de ce qu'il avait fait : «Voici
le plus pauvre chevalier de France : il n'a plus
rien». Puis aussitôt après, très grave et s'adressant
aux secrétaires : «Écrivez, dit-elle : Jehanne donne
le royaume à Jésus-Christ» (2ème donation). Puis
s’adressant à tous les assistants : « A présent, c’est
Jésus-Christ qui parle : Moi, seigneur éternel, je
donne la France au roi Charles ». (3ème
donation)
Cette Triple Donation annula littéralement le
Traité de Troyes plus que ne le fera le Sacre de
Charles VII le mois suivant à Reims. Elle avait aussi
pour objectif de rappeler que le vrai Roi de France,
c’est le Christ lui-même, le Christ Roi de France.
Nos Rois depuis Clovis ne sont que ses Lieutenants.
Jeanne, dont le village natal a pour nom Domrémy,
en référence justement à Saint Rémi dont il est
consacré, avait bel et bien pour mission de
rappeler la vocation divine de la France en plus de
la sauver. Le comte de Chambord ira aussi dans le
sens de la Triple Donation lorsqu’il déclara à Albert
de Mun le 20 novembre 1878 : « Il faut pour que
la France soit sauvée, que Dieu y rentre en
maître pour que j'y puisse régner en roi. »
C’est d’abord Dieu, le Christ-Roi et ensuite le
Roi son Lieutenant. On ne peut œuvrer
efficacement au retour de la Monarchie en France
si on ne prend pas en considération sa dimension
religieuse. Voilà pourquoi bien des mouvements

actionroyaliste.fr
royalistes sont restés totalement inefficaces, car ils
eurent souvent cette fâcheuse tendance à
considérer le Royaume de France qu’en fonction de
ce que leur orgueil leur dictait ! Avec le vieux
maître agnostique de Martigues, la Monarchie
n’avait qu’une dimension purement politique et
institutionnelle. La religion n’avait pour lui qu’un
rôle purement politique dans la gestion de l’ordre
dans la société. Au sujet du Droit Divin il écrivait :
« À d'autres le vieux droit divin, solennelle
sottise des courtisans inintelligents du passé ! »
- (Charles Maurras – Le Soleil du 1er juillet 1900 : cité
dans la Revue, du 1er septembre 1900.)

On aurait pu s’attendre à mieux de la part
d’un royaliste… Mais sachant qu’il était agnostique
rien d’étonnant. Au fil du temps, il rentrera plus
dans les détails en expliquant ce que signifiait
clairement pour lui cette notion de Droit Divin.
Dans l’AF du 26 janvier 1942, il exposa ce que
signifiait pour lui le Droit Divin : « Tous les droits
sont divins. L’autorité politique du roi de France
était divine comme celle du père, comme celle de
la mère, comme celle du propriétaire, comme
celle du locataire, de n’importe quel détenteur
de n’importe quel pouvoir légitime. » - (Charles
Maurras – AF 26 janvier 1942)

En sommes, pour lui, il suffit juste d’avoir un
tant soit peu un minimum d’autorité ou de pouvoir
légitime, et c’est bon ! On se demande vraiment
pourquoi pendant des siècles nos Rois se sont pris
la tête à pratiquer cette cérémonie du Sacre, au
regard de cette définition grotesque de Maurras.
En 1924 un collaborateur du journal s’était
exprimé également sur le sujet dans la lignée de
Maurras, il écrivait :

Charles Maurras
(1868-1952)
Journaliste et doctrinaire
de l’Action française.

carrément dans le naturalisme avec cette fois-ci
une « royauté établie par la nature des choses ».
Les 1300 ans de Monarchie française, nous les
devons seulement de par la nature des choses !!!
On est très loin de l’esprit de Jeanne d’Arc…
Comment s’étonner avec de tels propos de
l’échec de l’Action française à rétablir la Monarchie
en France… Un corps ne vit pas sans âme, alors
comment espérer faire revivre un Royaume sans se
préoccuper également de son âme ? Politique
d’abord ! Disait le vieux maître ! Oui, il est vrai que
ce sont les conditions politiques qui permettront
l’épanouissement et le soutien de la religion… Mais
ce politique d’abord ne devrait-il pas se faire en
Nom Dieu ??

« On est patron, de droit divin, ou
monarque, de droit divin, comme on est chef de
famille par droit divin, autrement dit par droit
naturel. […] « Monarchie de droit divin » est
synonyme de « royauté établie par la nature des
choses »… (René Brécy - AF 11 février 1924)

La cathédrale de Reims est le symbole par
excellence de la naissance et de l’âme de la
civilisation française. Nos ennemis l’ont toujours
très bien compris. C’est pour cela qu’en 1793, le
révolutionnaire protestant Philippe Rühl détruisit
la Sainte Ampoule devant la statue de Louis XV, et
envoya les débris à la Convention à Paris. Geste
certes symbolique mais qui n’a pas pour autant
désacralisé l’Ampoule en question. Ce que Paul
Barba Négra rappela :

Avec cette définition positiviste qui coïncide
parfaitement à la pensée maurrassienne, on tombe

« Le 7 octobre 1793, le révolutionnaire
Philippe Rühl, en s’attaquant au fondement

47

Nos raisons pour
sacré du pouvoir royal n’a brisé sur les marches
de la statue de Louis XV, place Royale, que l’objet,
sans comprendre que la mémoire de l’arbre de
Jessé présente dans l’huile Sainte ne pouvait être
effacé. »
On devine très certainement qu’aux yeux de
ce Philippe Rhül, la cérémonie du Sacre ne devait
être qu’une solennelle sottise de courtisans
inintelligents du passé…
Bombardement de la cathédrale
de Reims par les Allemands.
(19 septembre 1914)

la Monarchie
et nous frapper symboliquement dans notre
racine ». (Maurice Barrès - L’Echo de Paris – 21
septembre 1914)

Oui, Maurice Barrès a raison, même si c’est
Paris la Capitale de la France, c’est bel et bien à
Reims que son cœur bat !
Le tout dernier sacre de notre histoire date
de 1825. Il s’agit du sacre de Charles X. Nous
passerons outre la parodie de sacre du petit corse
avorton de la révolution dans la cathédrale Notre
Dame de Paris… Avant Charles X, Louis XVIII
n’avait pas était sacré à Reims suite à des
problèmes
de
santé.
Dans
la
Charte
constitutionnelle du 4 juin 1814, on pouvait y lire
dans l’Article 74 : Le Roi et ses successeurs
jureront, dans la solennité de leur sacre,
d'observer fidèlement la présente Charte
constitutionnelle.
Le sacre était donc bien mentionné, mais
cette charte fut également la faiblesse du
renouveau monarchique en ce début du XIXe
siècle. Pierre-Henri Caron dans « L’état contre
l’esprit » écrivait :

Ça sera ensuite au tour des Allemands de
s’attaquer à la cathédrale des Sacres. Le 19
septembre
1914,
ils
entreprirent
le
bombardement méthodique de la ville de Reims,
mais aussi de sa Cathédrale. Cette attitude de la
part de l’Armée Allemande suscita bien des
indignations chez beaucoup de personnalités
françaises. Entre autre Maurice Barrès qui, dans
L’Echo de Paris écrivait : « Ils s’acharnent à cette
minute sur le lieu où de barbares nous fûmes
nommés Français, où nous fûmes sacrés comme
les héritiers légitimes des antiques civilisations.
Ils veulent nous atteindre à notre source même

48

« C’est à la Restauration que la France doit
l’institution du parlementarisme. D’où l’aveu du
secrétaire du Grand Orient Bazot : « Louis XVIII
nous a donné la Charte. C’est le gouvernement
constitutionnel. Ce principe nous protège. » Et
Thiers déclarera dans un discours prononcé
devant le corps législatif en 1873 : « La
constitution de 1814 est sortie des entrailles
mêmes de la révolution. » » (L'Etat contre l'Esprit de
Pierre-Henri Caron – Ed. NEL - p46)

Chateaubriand avait quant à lui exprimé une
vision plus positive de cette Charte :
« C'est cette constitution que les
successeurs de Louis XVIII devront désormais
jurer de maintenir dans la solennité de leur
sacre en ajoutant ce serment de la monarchie
nouvelle au serment de l'ancienne monarchie.
Ainsi Charles X, après avoir reçu le complément
de sa puissance des mains de la Religion,

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paraîtra plus auguste encore en sortant,
consacré par l’onction sainte, des fontaines où
fut régénéré Clovis. » (« Le roi est mort, vive le roi ! »
par M. le Vte de Chateaubriand - p39)

Mais après l’abdication de Charles X en 1830,
il n’y eu plus de sacre. Le Roi qui lui succéda en la
personne de Louis-Philippe d’Orléans se qualifia
de « Roi des français ». La Monarchie de la
Restauration avait cruellement perdu de sa force.
Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même avec
Louis-Philippe d’Orléans… On peut donc en effet se
demander si cette Charte de 1814 fut réellement
bénéfique ??
Au-delà du fait religieux, les monarchies
« restaurées » après la Révolution, ne comprirent
pas l’essentiel d’une continuité fructueuse par la
restauration essentielle des corps intermédiaires :
métiers corporatifs, autonomie des provinces… Le
retour du principe de subsidiarité permet la
pérennisation du trône par l’appui d’un réel
pouvoir « citoyen » (sens Grec) et populaire
décisionnaire. Pour simplifier renouer l’alliance du
peuple et du Roi : « Peuple et Roi, sont de droits
divin » disait Marcel Jullian, ancien patron
d’Antenne 2.
Néanmoins, près de deux siècles après, la
tradition française impose toujours qu’un Roi de
France soit sacré à Reims et devienne de facto le

lieutenant du Christ-Roi, et ce malgré la
déchristianisation considérable opérée par les
républiques successives. Ceux pour qui cette
cérémonie dérange, dites-vous bien qu’il s’agit
avant tout d’une cérémonie religieuse au même
titre que le baptême, le mariage ou la communion.
Cela ne regarde que Dieu et le Roi, et personne
d’autre. Cela n’empêchera personne de vivre sa vie
paisiblement, il n’en ressort aucune conséquence
dans la vie quotidienne des français, si ce n’est ce
que nous avons expliqué précédemment. A savoir
un Roi responsable devant son peuple et devant
Dieu, avec pour mission la grandeur de son
Royaume, dans la lignée dans enseignements du
Christ.
Que l’on soit athée, musulman, juif,
bouddhiste ou autre, le Roi sera et se doit d’être le
protecteur de son peuple, dès lors que toutes les
communautés respectent les Lois et traditions du
Royaume. Et pour ce qui est de l’image qu’aura
cette Monarchie future aux yeux du monde entier,
ça sera celle de la France éternelle, celle qui
n’aurait jamais cessé d’être ! Et pour ceux qui n’en
auront pas une image favorable, nous les
inviterons à considérer leur propre civilisation qui
comme nous le devinons amplement, doit être
irréprochable…
Notre jour viendra !

49

Nos raisons pour

la Monarchie

« On finira
bien par
restaurer la
monarchie,
un jour,
contre la
dictature et
contre
l'anarchie. »
- Eugène Ionesco 1909-1994
Ecrivain membre de l’Académie Française

50


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