La vengeance exauce votre Vœu .pdf



Nom original: La vengeance exauce votre Vœu.pdfAuteur: Didier Jordens

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La vengeance exauce votre vœu
Écrit par
Fenice PANOZZO
Déposé à la Maison des Auteurs :
À la date du 1er avril 2020

0032 (0) 476 02 43 61
didierjordens@gmail.com
https://www.fenicepanozzo.com
0

Sarah était une belle femme d’une trentaine d’années. Comme tous les samedis, elle se
préparait dans la salle de bains. Elle s’était habillée d’une magnifique robe rouge.
Tout à coup, elle redoutait une certaine négligence sur son apparence. Se regardant dans le
miroir, elle se rassura. De ses longs cheveux couleur ébène, l’obscurité la plus totale
tamiserait la lumière. Ses yeux bleus nous donnaient l’impression d’observer le ciel.
Pendant qu’elle se baladait en rue, sa gaieté s’exprimait en chantonnant.
Trois jeunes hommes de sa tranche d’âge, assis sur un banc, la regardèrent, ils la sifflèrent.
Ils avaient une bouteille de bière à moitié entamée à la main.
— Bonjour, mademoiselle, dit l’un d’eux.
— Bonjour, leur répondit-elle aimablement.
— Tu veux pas t’amuser avec nous ? On se sent seuls.
— C’est gentil, mais non, merci, fit-elle avec le sourire. Bonne soirée.
Elle continua son chemin en toute innocence.
Les trois hommes, ayant une arrière-pensée, se levèrent et la suivirent.
Le danger avertit Sarah qu’elle était poursuivie. Non tranquillisée, elle accéléra le pas.
Ils la rattrapèrent et la retenaient.
— T’as pas le choix.
Les bousculades des trois ennemis terrorisaient la jeune femme, si bien qu’un des
agresseurs renversa le contenu de sa bouteille sur elle.
Ils rigolaient tellement fort que leur dessein sortait des pores de leur peau et prenait forme.
Par un élan de courage, elle gifla l’un des hommes et lui balança un bon coup de pied dans
son entrejambe. Ce petit moment de triomphe retira les entraves de la peur qui la paralysaient.
Elle fila en se débarrassant de ses talons.
— SALOPE ! TU VAS LE PAYER !
La rage de la bestialité jaillissait du volcan de l’instinct primitif qui les animait. La haine
procura de bien mauvaises ailes à leurs pieds, ils fonçaient, bondissant sur les traces de leur
victime.
Quelques mètres plus loin, allant tout droit, elle traverserait un pont. Comme elle ne
rencontrerait qu’une mini-zone désertique, elle bifurqua à droite.
Elle entrait dans une rue gorgée de maisons en tous genres.
Elle s’arrêta.
— AU SECOURS !
Aucune réponse. Elle augmenta d’un trait l’ampleur de son appel.
— À L’AIDE !
Son cri de désespoir ne provoquait aucune réaction. Elle comprit bien amèrement que pas
un seul habitant ne viendrait à sa rescousse.
Au moment de se sauver, une main se posa de force sur sa bouche. On l’emporta et la
traîna.
Trois heures après l’attaque sauvage subie, elle était assise devant un inspecteur de police.
Son esprit l’avait conduite au commissariat le plus proche.
Ses cheveux avaient perdu de leur brillance, certaines mèches ressemblaient à des
tentacules. Sa roche était arrachée et trouée par endroits. Sa peau était parsemée de bleus, de
blessures, de coupures. Le ciel de ses yeux avait été changé en ténèbres, une rivière de larmes
intarissable mêlée à son mascara se déversait le long de son visage de mort. Elle n’arrêtait
pas de trembler. Sarah raconta son histoire.
— Je suis désolé pour vous, dit l’inspecteur, cherchant les mots qui la réconforteraient.
1

— Pourquoi m’ont-ils fait ça ?
— Je ne peux pas vous répondre exactement.
— Ça… veut dire… quoi ?
— Je ne sais comment vous le dire… Vous étiez là, au mauvais endroit, au mauvais
moment.
L’inspecteur fouilla dans son vocabulaire, dans sa compassion et dans sa diplomatie. Il ne
trouvait pas le réconfort nécessaire à transmettre à Sarah.
— Un hasard ?
— Oui.
— C’est une blague ! Ils m’ont traquée comme une bête, violée, laissée pour morte.
— Je m’excuse.
— Et maintenant ?
— Je ne vous promets rien. Nous ferons de notre mieux pour les retrouver.
Elle avait réussi à les décrire. Leur visage, leur souffle et leur animalité ne s’effaceraient
jamais.
De retour chez elle, Sarah s’apitoyait devant son miroir, condamnée à conserver dans sa
mémoire les pires instants de sa vie.
Elle répétait inlassablement ceci :
— Je souhaite qu’ils payent !
La période qui suivait le malheur qui avait frappé Sarah ne l’épargnait pas. Elle en bavait.
Trois ombres ne la relâchaient pas. Elle avait bien des difficultés à retrouver son sommeil.
Constatant son propre naufrage, un professionnel de la santé réassemblerait sans doute les
morceaux de sa personnalité disséminés dans les recoins de son âme. Elle se décida à franchir
le pas. Elle rendit finalement visite à un maçon expérimenté qui la guiderait dans sa
reconstruction.
Peu à peu, elle remontait la pente. La thérapie et des médicaments prescrits par le
psychiatre apaisaient Sarah. Elle gagnait sa lutte contre l’insomnie, elle faisait face à ses
souvenirs cruels.
Une année s’écoula depuis les terribles événements qui avaient brutalisé Sarah. Les jours et
les séances chez son spécialiste calmaient sa douleur. Au supermarché, elle faisait ses courses
comme si de rien n’était. Elle sortit de cet espace commercial avec une bouteille d’eau à la
main qu’elle laissa tomber brusquement. Loin devant elle se tenaient ses trois violeurs. Leur
vue lui rappela sa frayeur. Elle eut néanmoins la présence d’esprit de se cacher derrière une
voiture au cas où ils tourneraient la tête. Ils repartirent. Ils n’avaient pas remarqué la présence
de la jeune femme.
Elle attendit cinq minutes avant de s’en aller.
Revenu à l’intérieur de son nouvel appartement, elle se dirigea vers la salle de bains. Elle
remplit l’évier d’eau froide et y plongea la tête. Elle devait contenir sa fureur intérieure. Cette
perturbation ne devait pas anéantir ses efforts.
Elle se regarda dans le miroir et se parla à elle-même. C’était eux, elle les avait repérés.
Fallait-il avertir la police, l’inspecteur qui s’est occupé d’elle ? Pas dans l’immédiat. Le
meilleur moyen de ne pas perdre pied serait de les localiser.

2

Un soir, au souterrain, l’un des trois prédateurs attendait le quai. Il était le seul à patienter
après la venue du véhicule.
Au moment où le métro vint, une main, avançant un shocker électrique, l'attaqua soudain
par-derrière. L'électrocution l'envoya sur les rails.
Le lendemain, Sarah fut convoquée au poste de police, l’inspecteur l’informa de la
nouvelle de la mort d’un des agresseurs.
Elle esquissa un sourire.
— C’est super. Comment ?
— Un métro l’a écrasé. Selon les dires du chauffeur, quelqu’un l’aurait poussé.
— Une aubaine apportée par la justice.
L’inspecteur faisait fi de sa désinvolture. Surtout après l’enfer qui l’a fortement marquée,
comment lui reprocherait-il ce sarcasme.
— Ôtez-moi d’un doute, vous ne me suspectez pas, j’espère ?
— Non, vous étiez au restaurant.
Sarah hocha la tête.

Le soir même, Sarah se recueillit avec un grand bonheur sur le lieu où s'était déroulé le
meurtre. Des amies étaient au courant de son secret. L’avait-on vengé ? Elle s’en moquait
éperdument. Le plus important, c’était le sang qui gisait à l'endroit où on l'a ramassé à la pelle.
Elle vérifia les alentours, repartit, se bidonnant intérieurement.

Deux nuits plus tard, un des deux prédateurs qui restaient se promenait en rue. Triste de la
disparition soudaine de son ami, il errait partout en ville.
Marchant, il entendait des bruits de pas supplémentaires.
Il s’arrêta, observa derrière lui.
Personne !
Il continua. Des sons similaires réapparurent.
Il stoppa son pas.
Personne !
La peur l'immobilisa.Cela recommença. Une allure suspecte fusa sur lui. La panique
l’étreignit.
— On va te faire la peau !
Il prit directement ses jambes à son cou.
Une porte s’ouvrit, le malfaiteur la claqua et se jeta sur le frigo.
Quelqu’un attira son attention en sifflant. Il regarda celui qui l'eut interpellé.
— T’es qui, toi ?
Une fléchette lancée sur lui l’assomma.
L’homme se réveilla. Ses poignets et ses chevilles étaient attachés à la chaise, il y était
ligoté. Un sac plastique noir, cousu sur ses épaules, le masquait, un trou de la taille de sa
bouche lui permettait de respirer.
Affolé, il urina dans son pantalon.
Son poursuivant déroula un morceau de scotch, il le découpa.
Un début de gémissement gronda.
3

Le deuxième violeur de Sarah sautilla, ses larmes supplièrent qu'on le laisse en vie.
L'ouverture du sac fut obstruée par la bande adhésive.
Il avait beau se débattre, lui prêter main-forte n'avait pas d'importance. Il étouffa dans la
souffrance.
Le lendemain, au commissariat, Sarah dialoguait calmement avec l’inspecteur.
— Vous vouliez me voir. Je me tiens devant vous.
— Le deuxième homme est mort. On l’a torturé.
— Je n’entends que de bonnes nouvelles, ces temps-ci. En tout cas, c'est pas moi !
— On le sait parfaitement.
— Merci.
— Vous n’avez pas une petite idée du coupable ?
— Non, je vous le promets.

La salle de bains, le lieu de méditation de Sarah. Elle se regardait beaucoup dans le miroir.
— Je vais dormir, j’en ai besoin.
Elle sortit de la pièce. Son reflet était resté intact, il sourit et partit.
FIN

4


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