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Nom original: fables sénégalaises.pdfTitre: Fables sénégalaises : recueillies de l'ouolof et mises en vers français, avec des notes destinées à faire connaître la Sénégambie... ([Reprod.]) par M. le Bon Roger,... 1828.

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Fables sénégalaises :
recueillies de l'ouolof et
mises en vers français,
avec des notes
destinées à faire
connaître la [...]
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Fables sénégalaises : recueillies de l'ouolof et mises en vers français, avec des notes destinées à faire connaître la Sénégambie... ([Reprod.]) par M. le Bon Roger,... 1828.

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8:
~i~w~é~
~i~jS~

1,

~n~~
i&

i~l.jjb~

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î~ r<B)~~

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MISES
AVEC

DES

NOTES
SON

GAMBIE,
CIVILISATION

OFHCÏHL

DB

E~
01

DESTINEES

LES

FIRMIN
PONTHIEU,

CONNAITRE

PRINCIPALES
DES

ET

LA

0

HABITANS;

BT

ADMimSTnATtC&

DBPtNDANCBS.

RtS
PASSAGE
RUE

DIDQT,
LIBRAIRE,

1828.

DU

JACOB,
AU

PANORAMA;
?

~4;

PALAIS-ROYAL.

e

SEXE-

PRODUCTIONS,

BX-COMMAWDANT

Ï.~MOIÏ-D'HONNBU~,
oe 1
DU S~N~GÀI.

LIBRAIRE,

A

FAIRE

MOEURS

PA
NEPVEU,

FRANCA

JL
SES

CLIMAT,
ET

ï.à

VERS

LA.

DE

IMPRIMERIE
~VN

JACO<,

FIRMIN
? 24.

DIDOT,

n?
it~jR~
~EaJi
JSiL~a~tJJË~~
<
t
J~t ous avons déjà dans notre langue
nombre

de

tables.

que ce genre

de composition

difficultés,

puisque

breux

reconnaître

oftre

de graves

tant d'écrivains

dans la littérature;

pent d'ailleurs

la célébrité,

de

bien

qui

quel que soit le Tan g qu'ils occu-

Font essayé

est à peu

Il fàut

un grand

La Fontaine
obtenu

près Ie< seul qui en ait
le seul qui ait conservé

lecteurs.

La vogue

La Motte

amassé bien vite

de fables

de Florian,

qu'avait

encore

de

de nom-

d'abord

eue

on né cite que peu
les

plus

remarI.

PRÉFACE.

6

des

quables

sont

plutôt

bles (i),

tant

d'autres

la carrière

sont

vaient

pas

existé

n'ont

guère

contes

qui étaient

à peu près
les plus

des

que

entrés

fadans

s'ils n'a-

comme

même

modernes

sieurs

été plus heureux,
pluquoique
quoiqt
il
ne soient pas sans un vrai mérite;

semble

que ce soit un parti

fables

que celles

Ce serait
que d'aspirer
ciers

vrage.

une excessive

à plus de succès

aussi ne me serais-je

été

à publier

que mon ou-

pensé que des fables africaines

peut-être

et que la

témérité

que mes devan-

pas hàsardé

qui n'eussent

Mais j'ai

exciteraient
tion~

de La Fontaine.

de ma part

des apologues

pris de ne lire de

l'atten-

par elles-mêmes

matière

première

était

assez

(1) 1/A.veugteet
Uv. i~,fab.
ao.– L'Avare
le Paralytique,
et son Fils, liy~ 4~ fab. ïo.
Le Pacha et ïë Dervis~ !iv. 4 y
iab~-7,'etc.

7

PRÉFACE.
intéressante

pour
du

l'exécution
tion)

mœurs,

les pays.

sont

que

nous

original

qui.

les ouvrages
pas été le
mais

seulement

avec

assez

conser.vees
Il paraît
de

a toutefois
comme

qui lui sont
premier

qui

sous

ait

le premier

d'habileté

pour

premier

l'auteur

attribués,
imaginé

et

existé,

de tous
n'a

Esope
des

tables,

qui en ait

compose
se

soient

également

con-

qu'elles

son nom.

que les fables
toute

le

humain.

si ce fabuliste

doit le regarder

le pre-

comme

comme

plutôt

de l'esprit

et de tous

les temps

les considérer
ou

ouvrage,

Esope,

nues

neuf,

de tous

On peut

amusement

si l'on

ce

de

la curiosité

Les fables

mier

aux.

appartient

différent

à ce caractère

tout

avons
pique

est

ici composi-

e{fet,
tout

peintures~

tout

nègres,

En

travail.

sur

l'indulgence

appeler

ancienneté

sont

chez

les

nègres,

8

PRÉFACE.

quoique,

pour

la

ni même

littérature,

ont

je publie.

que

toutes

mais on

ils n'aient

de langue

les peuplades

nègres

Celles
un

pendant

fait au milieu
en trouve

pas de

écrite.

été recueillies

que j'ai

long séjour
lofs (i);

plupart

des Ghio*
chez

également
de cette

partie

de

FAfrique.

(i)

On

donne

le nom

de

à propos ;d'QMQ/o/y
sur la rive gauche

et vers

une

40 lieues

profondeur
se divisent
en
qui occupe
mencé
dès

de

et de

<?Afo/o/j,
aux
.M~,
l'embouchure
environ

et

mal
quelquefois
nègres qui habitent
dans
Sénégal,
au ~M~ et à Tc~. Ils
du

ou .royaumes~
Celui de Walp y
nations
le bord du fleuve;
c~est là que nous avons comde cultures
étabnssemens
celui de
coloniales
trois

du Cap-Vert;
enfin,
Caïor, le long de la mer jusqu'au-delà;
àTes~dece
celui dés CAM/o/~ proprement
dernier,
dit, dont
La laogue;
les deux ~premiers ne sont que des démembremens.
des Ghiolofs,
dans
qu'on appelle oMo~c/, s~étend généralement
tous

les pays voisins.

On ne voit rien qui indique qu'elle
ait
soit dérivée d'aucune
été formée ou,qu'elle
autre. Elle paraît,
sinon
de même que les habitans,
à cette contrée,
appartenir
de prio)itive

origine,

au moins depuis

dès temps très

anciens.

9

PREFACE.
mettent

Les Ghiolofs
les animaux~
mées

et quelquefois

je, n'ai

(i);

les plantes

sitions,

qui sont
ne

dans

chaque

fable- les espèces

quelles

beaucoup

crois

intéressant
comme

passant,
i
Celui

quiraconte

(1) Voy.

le Zo~

de

de formules

compo-

une chose
dit d'abord

à

par les-.

ont l'habitude

ces récits
faire

de les

fassent

et répéter
JL

traduire

et de finir

inani-

très-ingénieuses.

de Sénégalais

et le Fusil;

qu'ils

ces sortes

en général

pouvait ). tpas

de commencer

les choses

pas remarque

Bgurer

On

en scène les hommes,

mais

connaître,

tout-à-Iait

je
en

bizarre.

(a): LEB~o~-NA,

fab. 4; la Boule de Beurre

et

/a~o~e~y~'<?~fab.i'y.
(2) JTaL quelquefois
temps

présent:

entendu

ces

formules

employées

au

KMe/a<&/e/
LEB'N~~c/OM
M"c/
on répond :Li-ro-NE,
correspond
à ccc/et
cec<~M~j,
etc~;
à ce/a et se rapporte aux
/pM correspond
exprime.< le présent
~)'
-)
autres
temps; la particule
oyï ( prononcez c~) est le s!gne du

ib

PRÉFACE.

c'est-à-dire,

y ~M/xe/

~j~

ta politesse

~6!;

dès assistàns
à-dire~

réponde

r~

rcc~~

exige que

chacun

Lou-~ô-bN-NË,

c'est-

~~ïM~/M~~

cela

~a~~M/'
Le conteur

t~

ÂM-ON-NE-

reprend
A

cë&r~ ~M &M M~ oh lui répond

FI

c'~

DA-NA-AM)
en

ou peut-être

niàtiêre

brdihàirëhi~nt

à

équivalente
nbtrë

rément

notre:

7?~

Sénégalais
achevé

ce~

~r~~

par

E~

M~J~M;
ne

manquent

leur récit,
bien

d'ajouter

singulière

Il

encore
entre

une

locution

ce ~&,

bu à

etc.

Quelques
après

avoir

phrase

assu-

guère,
cette

alors

7<M~~Me

<ï~~

sont marqués dans la langue buoiofe avec une
passé. Les/~M
une régularité pariaite;maiscë
qu'H y a de curieux
simplicité,
et dé nouveau pour nous, c'est qu~on est dans l'usage d'expripar un procède très-iacite,
lès distances relatives des
et des choses dont on parle. ( Je me propose de pupersonnes
b!ièr prochainement
un mémoire sur cette langue intéressante.)
mer aussi,

il

PRÉFACE.
~?/72~

dan

M~,

DORKHETABI

avec

cris

Le conteur

nombreux

pour

une

exactitude

au Sénégal.

pour

occuper l'attention
l'écoute

tue à prolonger

le récit;

sont pas connus

de cadence

y qui sent

rien

amus<er 3 tant
il s'éver-

ce qui lui est facile,

en ouoiqf;

parfois

néglige

avec plaisir

en prose.

gage prend

je dé-

p~dmatrement

il ne

auditoire;

qu il improvise

a la pro-

de fabuliste

scène
attire

qu'il voit qu'on

parce

de compositions,

de ce recueil~

le prologue

Dans

lixité.

que
un des

comme

aller volontiers

s'y laissent

par les

Tandis

la concision
de ces sortes

mérites

les nègres

destinées

ramusemept.

qu'à

considérons

grands

un

ï

ne paraissent

Sénégalais,

Ï/ÈB

(FïLE

~H~IB).

I~es fables

nous

~M ~yï~7~M

quelque

Les vers ne

cependant

ce lan-

chose de: soigné,

la poésie.

13

PRÉFACE.

Le nègre

conteur

les mêmes

duire

expressions;

peuples

puisqu'il

trouve

n'est

ciens, auteurs

lès mêmes
paraît

estfamilier

à tous

pas

beaucoup

à repro-

d'ornement

) à toutes

nouveaux

la littérature

à répéter

pensées,

ce genre

la nature,

aime

de MJes

les

les langues

dont

formée.

On en

encore

dans plus

d'exemples

? notamment

dans

dans

an-

la Bible

et

le récit

est

dans Homère.
Chez les fabulistes
toujours
gestes
chants
corps
dans
et

sénégalais,

de mouvemèhs

accompagné
imitatifs.

Quelquefois

adroitement
avec le sujet.
les fables

introduits
On en verra

6 e t 8, ~e J~d~

nôtres

des

et

mêle des
font

qui

dés exemples
~x 6'?,

7~

~e ZoM~ yM~Mrc
Les fables

il s'y

et de

nègres

en ce que les

digèrent
premiers

encore
n'ont

des

pas de

PRÉFACE.
moralités
souvent

exprimées

positivement,

d'intentions

morales

a fourni

de si heureux

ne faut

pas

quelquefois

dans

morphoses

d'Ovide

exercé

mais

penser

et

totalement

cette

Fun d'eux,

entendons

était

.suivant
Z~~ ~M~

C'est,

me

de

par

voir

T~or~

C~ 7~

faits

ra-

n'y

pas

leur

est

un jour à
ce que
i

explique
i. :i.''t
des fables,

1m, le sens moral

répondit-il

des

Je demandais

lui avoir

qu'il

à un esprit

paraissent

manière

après
t

nous

facile

une morale

étrangère.

les Méta-

pas cependant

les nègres

est

aussi des exem-

en offrent

de déduire

il

Phèdre

même cas, et

toujours

presque

contés

/e

le

en

Du reste,

étonner;

Ce. n'est

continuels.

ne soit

La Fontaine

modèles.

s'en

trop

ni même
adroitement

comme notre

sous-entendues,

ples

13

quel

de la fable 3,

~~M ~M/ï6 6~~<?~

après

y avoir

réfléchi
2

14

PREFACE.
temps,

quelque
peut

se dispenser

de payer

mot n'est

pas dépourvu,

Le
un

que lorsqu'on

homme

de la fable.

conséquence
après

mille

tout

ce qu'on

agissons

autres,

en

sagement,

fectionnées,

en

adroit

ses dettes

(ï)<

de sens

Cet exemple

$ pour

la manière

peut

conclure

dans

nos littératures
l'usage

la

prouve,

fait dire aux

suivant

adoptant

on

il est exactement

qu'on

veut,

On

envisager.

délicate

peu

est

que

choses
de les
nous
per-

d'énoncer

(1) Dans notre France orgueilleuse,
beaucoup de gensiUettrés ne feraient pas encore une réponse si raisônnée. Combien
en existea é~é et sera
pour quile charme de La.Fontaine
rien ni à ses fables, ni
toujours perdu
qui ne comprennent
à leur morale

Ce'n'est
pas une histoire hors des limites du
avoirt débité
vra~que t celle <tde t ce
qui,
~.t taiUeuraUemand)
..f <. ')après<
à sa manière la fable du Corbeau
et du Renard,
disait que
j.
« /0 TMO~/e </
~0/?~ ~!J~'0~<*A< M.

PRÉFACE.
là ~o~ï/c

explicitement
on

précaution,
souvent
des

été/des

esprits

propres

dès fables.

de

La Fontaine,

sagesse
dans

je l'ai

des

tirer

qu'ait

toute

que

à leurs

pourraient

interprétations

cette

funestes

abandonnés

droits

leçons

Sans

comme

efiràyé,

conséquences

peu

meilleures
donner

serait

15

voulu

la simplicité

de son caractère.
Les nègres
bles

un sens

quelquefois
ment

attacheraient
satirique
pour

la comédie

certainement
y trouvent.

que.

moral;

eux 'ce qu'était
pour

les Grecs.

une des causes

doit

d'autant

mes,

qu'ils; sont

et d'avilissen~nt~

elles

fasont

originaireC'est

manière,

tplus convenir ..<

aux

trèsquils
l'apohom-

Hans un état de .dépendance
c'est

un sujet de consolation
pl6tit

à leurs

du plaisir

de cette

Considéré

logue

mênie~ un

plutôt

alors

en

même temps

<et d'amusement;~

moyen de vengeance,

c'est
sorte

16

PRÉFACE.

de satisfaction
pas moins
bien

que les misérables

que les dieux.

incertaine

sope

avons

et dans les ouvrages

qu'on

but

pour

que ce fabuliste
d'amuser

et

de. la vie d'Elui attribue

eut. bien

3

plutôt

surtout

de

par

les fables

critiquer

d'instruire..

que

Cette
les

idée

d'instruire
et

comédies

dividus
sont

par d'autres
3 était

littéraires

purement

dans

qui,

à ces sortes

livrés
plaire

se faire

cours

à leur

esprit

presque

sans

cœur humain,

de la ligne
peuples,
premiers;
premiers

se

donner

.en

suivant
naturel

de se placer

Aussi,

rret;
et coxnédiens
comédiens

ont

ou

penchant

premiers,fabulistes,

conteurs~
conteurs

Ils

travaux.

admirer;

le désir

commune.
les

de

un

aux in-

très-anciens,

satirique

y songer

y par

compositions

étrangère

les temps

voulu

du

dans l'histoire

Aussi,

que nous

voyons-nous

n'apprécient

chez

hors

tous les

comme

-les

été
_n'ont;
n'ont _ét~

17

PRÉFACE.
que des farceurs,

des jongleurs,

des, ~/yzM~M~ de,

C'est

tard

que

hommes

des

formé

et dominé

seulement

humain.

Loin

contester

l'innuence

ayant

ont imagine

la, littérature~

du genre

leur

d'eux-mêmes,

en précepteurs~

et de s'ériger

de FennôhHr

plus

par

distingués

et par l'estime

mérite,

des ~'o~~

de

de moi la pensée
des. lettres

favorable

sur

les progrès

de la civilisation,

sur le portée-'

tionnement

des

j'avoue

ne suis

pas encore

et que

de sagesse.

Je n'ai

La Fontaine,
lices

les

qui

une

soit

fables

soient
vu

guère
ont fait

que je

à me,persuader

parvenu

que le théâtre

tout-à-fait
mœurs,

mais

esprits

école

de

des leçons

que Molière

et feront

les

et
dé-

¡,

de tous les hommes sensibles

et éclairés, y

aient

l'honnête
ou
formé
-?
le
pervers,
corrigé.p.
homme. Ne serait-ce
pas là de ces exagéra)!)

t~'t

tions philosophiques

?

i

litté-

et d'amour-propre
a.

PRÉFACE.

18
raire,

mais

~/ï/M/?cë
une

peler
la

piquante

dès

fables

n'est
jouira'
Les
ou

trop
1

~M~

dans

les

vieux,

~é contente

dans

sa modeste

pour

FM~MC~

ce

qu'on

suivant
Aussi,

de Fontenellë(2).

en isont

de mettre

le ridicule
des

main~
trop

ap-

peut

~M~Me,

à-t-Ôn senti

Sëhëgàlais

rbh

c'est

expression

maintenante
ses

travailler

croyait

simplicité,

im-

observation

La Fontaine)

(i)?

partiale

une

désavouerait

que

avance

pour

encore

d'amuser

entans.
en

Nul
bien

à ce point

les gens,

sans

On ne perdra pas de vue qu'U n'est ici question
que
(t.)
'1 des
j~<
-(
.<
j..
fables et des comédies,
mais non des ouvrages scientiSques,
ou de'ceux qui sont composes spécialement
pour l'instructiou
des~hommes.
dans son ËIogë de La Fontaine, faisait ainsi
~)F6nt~eneuè,
aHusion
au mpt~si .connu de madame de La.9abUère~
« En
si vous
seriez bien bête
vérité,
mon cher La Fontaine/vous
n'avez

pastantQ'esprit:~

r

t9

PRÉFACE.
la prétention

avoir
rendre
plus

meilleurs.
on

baut~

y

déduite

suppléer
morale

partie
a donc

été

du récit;,

connaître

gres.

C'est

dans

la fable
dans
dernière

quelle

un



Zo~?

iable)

loup

est

Guette,

depuis
surprend

cette

la

trouvé

que

quelconque

~aSn

joué

mieux

de

des

nè-

principalement
~Mt

~6M~M/~

exemple,
par

7~-

G~jse~.

6~ Z~Hp
par

les
en

terminaient

dans

tme gazelle

ainsi:
Loup,

de-

ce recueil

observera

la iable

cru

dans

et l'intention

8,

au-

Toute

changé

l'esprit

ce qu'on

Cette

termine

rien

fables
J'ai

ou de résultat

je n'ai

faire

~M~ et

se

originales

de rénëxioh)

dit

moi.
j'ai

lorsque

compositions
forme

par

l'ai

usajge.

trouvera

ajoutée

de les

je

leurs

dans

notre

qu'on

Cependant)

comme

du sujet.

pour

et

éclairer

les

Aussi,
ne voit

moralité

cune
voir

de

quéreMe,
et croque
la Gazelle.

lase

PRÉFACE.

20

ou

Philosophiquement,
bizarre

conclusion
même

rait
actes

il

sens,

désir
les

faut

d'expliquer,
causes

se

d'une

manière
de

curiosité

des

chez

sans

parce

peuple,
craindre

au~si

du

c'est

comme

tous

rechercher,

quelconque,

les

naturelles

est

choses

quoiqu'elle

direction.

Elle

n'a

à leurs

habitudes

un

peu

qu'elle

se

de. l'es-

C'est

nourrit
cette

susceptibles

grand

au

reporter

Sénégalais,

de contemplation.

qui lés rend

y trouver

de

et: sans

de contraire

qu'exerce

ce ~M~

les

méthode

apathiques
prit

peut-être

gênerai,

remarquable

rien

Pour

et l'origine

Cette

soit

faiblesse.

en

hommes,

les

à justifier

les Africains,

qu'ont

vague

tend

et.. de férocité

la

contre

on pour-

rien

signiSe

qu'elle

de despotisme

la forcé
un

dire

ne

cette

moralement,

besoin

elle qui
Jt

leur
j

disposition

qu'aucun
de

croire

faitr adopter

autre
et

de
des

21.

PRÉFACE.

tant

en effet,

Sous ce rapport

cules.

si, de ce cote,

Mais

une source

eux

pour
mieux

dans

le mode

bitudes

JIs

diverses

vraies

et souvent

duire

un

peintures,
anunaux.

sur les ha-~
d'êtres

quepeut

attentif

de la

La

plus
fable

exactes
i~,

le.

v!van&

des

pas san s étonnement

les

les

qui

et les propriétés

contrée,

frappans

sert

les

généralement

délicates,

des détails

devient

positifs

espèces

cette

examen

ne trouvera

tout-à-fait

aussi

possèdent

dans

fables,

des êtres

de végétation

des

répandus

sous

elle

connaissent

Ils

de's plantes.

comme

leur curiosité
d'erreurs,

l'étude

environnent..
bien

ridi-

Mânes.

d'être

dignes

moins

les noirs

j'ai trouvé

d'autres,

sur-

plus ou

et des terreurs

naturels,

d'êtres

de sorciers,

de revenais,

contes

notions
seul pro-<

nature.

leurs

.dans

et les

de vérité
des

On

mœurs

des~

Zcp~~

22

PRÉFACE.

offre

dans

surtout,

leur

J'ai tâche

cadrés

en

d'expliquer

souvent

ralentir

perdre

aux

ce rapporta

la

et

quelque

éprouvée

d'abord
j'ai

répugnance

dansj

au

convenables,
sans laisser

leur

caractère

<que j'en

y il à bien iallù avoir
même

des

nouvelles,
Cédant

gêné.

la marche du récit,

propre,

notes

au

choses

africaines

ce qui re-

comme

dans les détails

fables

récits

si peu connu,

vers

et

de

les usages

moral

des

restreint

d'entrer

saïis

au

y sous

Cependant

très-resserrés,

besoin

à des

mais

du notre

physique.

tout

civHisation,'

pays~ si intéressante

si différent

m'a

aussi

j'ai ménagé
de

que possible

dans les

que j'ai remarques

lé genre

difnculté

de

ces. imitations

caractéristiques,

des nègres

d'un

autant

de conserver,

ces traits
la nature

un exemple

d'observation.

esprit

produit

ce genre~

nni par

aie

recours

y prendre

23

PRÉFACE,
à un

comme

goAt,

conna!tre

une contrée

présent

pour

prospérer

des numéros
fable,

seront

de renvoi,

ce qui distraira

des Sénégalais
appliquer

avec une parfaite
gligé

cependant

cet~ égard

une

l'on

réfléchit

littérature
littérature
non

nxés

écrit.

je n'ai rten

né-

trps-pr~s

d~

il ne faut pas attendre
servile,

s'agit

de
d, récits
par

~de ponter

pu se traduire

constamment

imitation
qu'il

que

si l'QJi doit leur

exactitude

l'original;

chaque

au
has des pa~es.
aUtÀas,

eussent

pour me tenir

avec

l'attention,

que Ja manière

mot,

l'opinion

de

à la 6n

et leur style,

ce

de

reportées,;

moins

placées
JL

Il eût été désirable

jus-

et qui n'attend

jugée

notes

si elles
elles étaient
,étaient

curieuse,

les faveurs

que

Ces

publique.

yrannent

très-mal

qu'à

~e faire

indirect

moyen

d'une

surtout
langue;

a
si
sans

£..
faits
de vive
.devive voix
voix etet

24

PRËfA<SE.

que la prose

aurait

des

donner

vers pour

moins

intéressant

du sujet,

prit

locales
paru

trop

quefois

D'un

duire.

avoir

semble
en

autre

prose;

et les peintures

ment

de

ces sortes

leur

prête

en effet

peut

remplacer.

la

langue

un

fables

exclusiveelle

compositions
charme

On doit observer,

tra-

française
les

s'est emparée
de

quelque

plutôt

désormais

repousse

la poésie

aurait

retrancher,

imiter

côté,

l'es-

de Fac-

ce qui nous

souvent
enfin

ajouter,

général

amusantes

étendu,

africaines.

à reproduire

le mouvement

du resserrer

j'ai

fables

vue

y a de

est ce qu'il

surtout

tion .les intentions

de

perdre

pas

que

idée du texte

une juste

dans les

J'ai dû m'attacher,

favorable

plus

le stylée

le texte,

que

été

mais il ne faut

ôuolof,

peut-être

penseront

personnes

Quelques

que

rien

ne

d'ailleurs,

PRÉFACE.
que iaire

connaître

pas l'objet
dans

la langue

cette
travail.

recueil

pourrait

Ce

mes

sont

langue

un autre.

se

n'est

ouôlofe,

publication

de cette
sur

cherches

25

re-

consignées

diviser

en

trois

parties
La première)

ne contient

nombreuse,
duites
une

ou imitées

et

Sénégalais,
ractère

entendu

Il n'en

raconter

je n'aie

dont

tra-

des fables

que

de ~i'puolof.

je n'aie

que

la plus

incomparablement

est pas
par

conservé

des

le ca-

propre.

La

seconde

les acteurs

sujets,
tiennent
Les

aux
tables,

sent

la

titre

de ~a~M

fables

dont

et les descriptions

contrées

nombre,

partie
que

pendant

les

appar-

du Sénégal.

en petit

troisième

été composées

des

renferme

qui compo-

n'ont

de droit

parce

qu'elles

mes

au
ont

au Se-

voyages
3

26
négal,

PRÉFACE.
il

m'a

paru que

le& faire admettre
comme sceurs

c'en était

à côte es,

d'adoption.

autres,

assez,pour
au moins

FABLES
'~ist

~MMa

PROLOGUE

1/ESOPE

LA voile
Zéphyr

au long du mat retombait

dormait

Dans un calme
Ma barque
C'était

la

rame était

profond,

reposai!:

au déclin

LeSéïiëgaI.

embrasés

sans

mollement
mouvement;

sur un fleuve d'Afrique

quand le soleil/s'éioignant

Dans ~les ciëù~

(*)

AFRICAIN.

signale

d'un beau

(~

jour (ï).

dû tropique
son retour,

(2),

r

28

FABLES
lancés

Quand

Sous le poids
Tout

languissait

Mais

le soir

ses feux

accablant

d'une lourde

au loin

souffle

Et ma barque
La nature

du zénith

D'animaux

a glissé

docile

altérés

,Et les poissons
de

se peuple

les claquemens

les tambourins

la danse

mieux

de mains (3)

sauvage
des Africains.

que le jour à leurs

sont en Afrique

Je débarque

au village,

M'accueille,

me sourit

Les filles,

en chantant,

mouvemens
Souvent,

sur les flots.

en village,

J'entends

Et les concerts

le rivage,

s'élancent

joyeux

J'entends

Animer

Leurs

baleine légère,
r'
sur les eaux.

et déjà les oiseaux

village
battre

Les nuits

repos.

avec le feuillage;

S'agitent

La nuit

atmosphère,

un morne

dans

la terre.

enfin d'une

s'anime,

Déjà,

brûlent

lascifs

autant

plaisirs

se prête;

de jours de fête (4)

et rhospitalit~
de bonté

d'un air plein
se livrent
sont

s'ils choquent

à la danse

pleins

de volupté;

la décence

(6),

(5).

SÉNÉGALAISES.
C'est moins

Éclairés

couchés

Assis,

causent

en rond,

anecdote

une

d'amour;

Et dit la nouvelle
L'un

de chasse

parle

Le temps

le
d'un

son chapelet,

Il débite

d'un

saint'-la

Le mensonge
Abuse

trop
Mais

Attire

à lut tout

(8);

admirable;

les esprits
des .sorciers

et du diable

un vieil

usage,

à la vérité,
de

la crédulité.

singulier

personnage.

souvent
quel

ses g~7'~

dans ses récits,

suivant

Mêlant,

temps.

air austère,

légende

frayeur

Le voyageur,

gens

bon vieux

fait valoir

Puis il entretient
Dans la sainte

ou de guerre;

aux jeunes

passé,

Le Marabout,

(7)

du jour.

Le vieillard,vante,

Roulant

avec gaîté.

fait, de la politique

L'autre

à côté

de chrpnique,

faiseur

Celui-ci
Conte

les hommes,

feu,

grand

naïveté.

que par

par, impudeur

d'un

29

seul la curiosité?

3.

(a).

30

FABLES

Petit,

mal fait,

bossu,
Brille

et de gaîté;

d'esprit

Tout

est vivant

L'auditoire

dans

son langage

avec lui chante

La nature

c'est

Africain,

on applaudit.

Vivant

a lui-même

de nctiôhs,

Inventa

l'art

Donnent

courant

aux vérités

Et la parole

aux

Sans te connaître
Vers

toi,

La

encôr
déia,

et gens

J'apprendrai
Tu me diras
Comment,
Tu

les heureux
aimable

Fontaine
f
je suis de tés

mon sbùt

leur

en scène

à mettre

langue

fais agir le Singe bu parler

v

<
et !a tienne.

~u charmés

pôuk' instruire

amis;

m'entraîne

de ton pâysJ

comment

tableaux

animaux.

Viens m'enseigner
Bêtes

ses maux,

le faux,

après

une parure

Africain

Salut,

charmer

sëcoùrablè,

dont

charmant

dé fable ( i Y).

un conteur

Ainsi, dans tous pays, pour mieux
L'homme,

ou rit;
`

s'émeut

(10),

il plaît,

l'inspire,

C'est l'Ésope

son visage

mal vêtu,

les esprits,

pour plaire~
.1.
le Serpenta

et

SÉNÉGALAISES.
Ou regimber
Ou chanter
Moi,

31

le Dromadaire

la Gazelle

je t'illustrerai

(12),

ou danser

jusque

FÉléphant.

dans notre

Europe.

Quel est ton nom?–J9~D~
Ton nom

sera placé

Si tes fables,
Peuvent

nous

près

par

de celui

d'Ésope

si mes récits
sauver

Et du bourbier
C'est

dans mes écrits;

des abîmes

de ruélicon,

toi que vivront

Mes vers reconnaissans

mes rimes

protégeront

ton nom.

32

FABLES

NOTES

Ma barque

(î)

J'ai

tenté

de.

qui

régnent

calmes
ils

les

plongent

un

état

s'en

de

ferait

et la

reposait

au déclin

dans

quelquefois
hommes
et

l'atmosphère
sorte,

C'était

Le

quand

coulé
Sénégal
16 degrés de latitude

pour

la

de

l'effet
vers
des
1..
entre
les tropiques
i
nature
entière
dans
extrême.

d'accablement
une

presque

quelque

et

d'un beau jour.

juste

idée

dans

On
notre

un agréable
moula fraîcheur
et
ramène
aux êtres
vivans
le plaisir

toujours,

santé.

(2)

est

en peu

décrire

difficilement

en

rend

PROLOGUE.

langueur

Le soir,

Europe.
vement

DU

a 2 3° 30'
arriver

le soleil

de l'est

s'éloignant

à Fouest~
le tropique

nord
le soleil a donc

au tropique

du

tropique.

environ
du

par
Cancer

passé sur le Sénégal
( dans le système poétique

33

SÉNÉGALAISES.

de cet astre).;
apparent
du mouvement
à Fëquateur,
de nouveau pour retourner
ce qui a lieu vers la fin de juillet,
C'est alors que se
la plus forte chaleur
dans cette contrée,
manifestent,
et vulgaire
il y repasse

et

des

suivies

abondantes,
pluies
de, calmes profonds.

les Sénégalais

Lorsque
la

lorsqu'ils

musique,

ordinairement

de mains.

les claquemens

(3) J'entends

sont

qui

chantent,
dansent,

lorsqu'ils
est
l'usage
d'accompagnement

femmes

exécutent

une

espèce

battent

la mesure,

en

frappant

font

de!

que

les
et

dans.

ensemble.

leurs

mains.

(4) Les nuits

,sont

en Afrique

de jours

autant

de fête.

Cette

hasardée,
qu'on
jugera peut-être
expression,
m'a paru donner
une exacte idée de l'habitude
qu'ont
de faire de la nuit le jour pour leurs diverles nègres
sans doute
tissemens.
En effet,
que la tempéparce
rature

est plus

permet

mieux

ment

vers

le

souvent

leurs;

surtout

au clair

la conversation,

agréable
après le coucher
de se livrer
à la gaité, les
:la Journée,

milieu

de

veiltées

très-avant;

de

la lune

a chanter,

dans

qu'ils.
à danser

du soleil,

et

nègres-dor-

et prolongent
la nuit.
C'est

se plaisent
jusqu'au

à faire
matin;

34

FABLES

le bruit
leurs

de

leurs

~?yy?-~7??,

batteméns
à

village
tuelle.
étonné

de

et c'est

un

Le voyageur,
de ces signes

qui

navigue

c'est

que

En

soir.

chaque

la nuit

cette

les

général

ils aiment
beaucoup
j légers
les
les Français
de
appeler

le fleuve

sur

fête

imagine

se renouvelle
sont

Sénégalais
le

d'un
mu-

d'allégresse,

mais

fête

souvent
d'excitation

sujet

continuels

et

tambour,

s'entendent

mains,

l'autre,

toujours

de

espèce

on

plaisir

gais

pourrait

l'Afrique.

L~
me sourit d'un air plein

(5) M'accueille,

est dans

L'hospitalité
ont

encore

ont

à la pratique

ralement

fortifié

bons,

des nègres

le caractère

les préceptes

mais

négat

de bonté.

de la religion

du

Mahomet

de

les

naturelles
dispositions
de cette
vertu.
Ces hommes,

ont

un

a!r

riant,

leur

et

Se*

qu'ils
géné-

abord,est

agréable..
(6) Souvent,
La

danse

décence.
sure

Elles

s'ils

choquent la décence.

désnégressesestdèla
forment

par un mouvement

un
du

grande

plus
et

cercle
haut

et par un claquement
de mains.
sa placera
son
tour~
et saute
si
des attitudes
elje y prend

corps-en

Chacune
au

la me-

marquent

du

d'elles

milieu

lascives,

du
si

in-

avant,
quitte
cercle

lubriques,

SÉNÉGALAISES.
qu'il

ne serait

pas

de les décrire.

possible

grossier

a quelque

chose

en sont

peu

émus

c'est

tement

que

35

qui

ne

même

les sens

répugne

qu'ils

Ce spectacle

l'être

peuvent

for-

les prestiges
ou par
de l'imagination,
les douces
du cœur,
et qu'un
séductions
pareil
specni au cœur
tacle ne parle
ni à l'imagination.
Il est
vrai que
les négresses
ne paraissent
pas
y mettre
par

les intentions

toujours

c'est

poser

comme
en

se conserve

exécuter
elle

cette

exercice.

innocemment
des

se livrent.

mêlent
moins

ils sont

ni

ne

des affaires

de

sans

savoir

que

les

qui

six

le
ans

à quoi

danser.
pour
femmes
à cet

brusques,

quelquefois
mais
ils n'ont

bizarres,

supdans

enfans

jamais

môuvemens
sont
les combats,
quelquefois

animés
l'ivresse
rien



d'agréable.
L'autre

fait

croirait

pas

(7)

On

ne se

pourrait

très-ancienne,

Leurs

ils imitent
ou-la- folie';
gracieux

qu'on

certainement

danse,

hommes

voit

qu'on

se rapporte.
Les deux sexes

Les

sorte

quelque

tellement

pays;

dépravées
une habitude

de la politique.

publiques,
mais encore

leur pays,
sines. C*est le sujet
conversations.

combien

les nègres s~occupent
non-seulement
de celles de
voides peuplades
ordinaire
de leurs longues

de celles

le plus

<

FABLES,

36

Le Marabout,
d'un air austère,
Roulant son chapelet,
fait valoir ses ~rM-~M'.

(8)

On
métans

qui

les

en

une

nom est

de celui

corruption

Soit

dévotion,

par

vie

re-

à Dieu.

Ce

leur

en

donne

moins

un

un

soit

par
con-

presque

roulent
entre
qu'ils
des choses
les plus

des

qui
espèces,
de talismans
de- papier,
morceau
sur lequel
Koran

dans

autre

manière,

suivant

jugés.

Ce sont

l'enveloppe
sachets
de

de petits
feuille
d'argent,

une

les ~7/A-gVY~ Il en est contre
contre
contre
le feu,
l'eau,

font

qui
toute
contre

pour

garantir

la

enfin

ils sont

aussi

tête,

et

et

plus
cuir

de toute
les pré-

qui vendent

espèce de dangers
les lioDs, les ser-'

les armes

contre

ou

le goût

la fortune,

les marabouts

crocodiles

on

dans

élégamment

ou noir,

il e~ est

tiennent

parlant

du

passage

rouge

.les

hypocrisie,

chapelet,

en

sont

gTM-~7'M
dans
consistent

ou

un

main

Les

écrit

par

à la dévotion.

étrangères

est

soit

même

'doigts,

jambes;

qu'on

les marabouts

simple habitude)
stamment
a la

pens

une

consacrée

sorte

quelque

exactitude,

quelque
mènent
qui

culte,

Maho*

7~~&c~.

arabe,

leurs

les

avec

remplissent
de leur

pratiques
et
ligieuse

~~y~~oM~

communément

appelle

bu

nombreux,

et les blessures
les

bras,
aussi

où les
varies

-SÉNÉGALAISES.
que dosent
la crédulité
amulettes

le

une

l'avidité

comporter
acheteurs.

des

connance

37

Les

des vendeurs

et

nègres ont dans ces
et tel est leur aveu-

extrême

se frapper
euxglement,
qu'on a vu des fanatiques
mêmes de leur'poignard,
qu'ils étaient
pour montrer
le sang qui sortait
de leurs blessures
invulnérables;
sufnsait

a peine

gris était mal lait,
tre d'un meilleur

« Mon grisachèterai
un au-

leur illusion.

pour dissiper
disaient-ils

j'en
M

marabout.

si grande..
que lorsqu'il
marche à la guerre,
quantité de.gris-gns,
des paquets
et
qu'il en a sur lui,
indépendamment
une véritable
il est suivi
cuirasse,
qui lui composent
d'un dromadaire
qui: en est entièrement
chargé.
Le brait,

ou roi

(<)) De, la samte

de Walo,

frayeur:dcs

une

possède

sorciers

et du diable.

croient
aux sorciers.
Des individus
Les Sénégalais
ou qui ont surpris
plus adroits que les autres,
quelcomme il arrive dans
que vertu secrète des végétaux,
de France
nos campagnes
sous ce titre un
imposent
à la crédulité
tribut à la faiblesse,
des femmes,
et de
Bon nombre

d'hommes

qui

sont

femmes.

La croyance
en:la sorcellerie
est.tellement
dans toute cette partie de l'Afrique,
que !es

répandue
peines
4

les

FABLES

38

plus graves y sont prononcées,
tes prétendus
contre
sorciers.
à l'esclavage

condamnés
leurs

biens

étaient

alors

très-communs

pour

la traite

la plus

tisan

un

fût

ou
enlevé,

négriers.
marque
rares

et vendus

sur

le trésor

souvent

est

pour qu'i!
et livré aux

devenus

ferait

le

nègres

auraient

trop de motifs
s'ils ne croyaient

du

cour-

on re-

prohibée,

qu'en

roi

princes,

qu'un

sa famille,

Depuis
que la traite
les sorciers
sont
que

c'était,

des

un individu,

dénonçât
avec toute

étaient

Sénégal;

Il suffisait

abondante.

ennemi

Européens

les sorciers

les bords'du
et pour

précédemment

aux

aussi

en France

jadis

Ils étaient

connsqués:

des noirs

la source

comme

extrêmement

? ils sont

pays

démo-

/ÏC~
Les
de leur

supériorité,

ritions

du diable

affaires

de

blesse
était
maine.

ce

monde.

Leur

de rigueur;

(10)

Aussi

comme

générale,
besoin,

et à sa funeste

pour

qu'ils

appartiennent

diable

est cornu,

mais

L'auditoire,

il est

avec

blanc

Iu~,

être

pour
pas

aux

en

à l'espèce

hu-

hideux,

c'est

fourchu,

ch&nte,

fais'il

encore,

bien

les

cette

partagent-ils

par

appa-

dans

intervention

montrer

fiers

pari

s'émeut

y~/cr~r.

ou

rit.

est très-communicative.
La gaieté des Sénégalais
`
souvent
leurs
Il est remarquable
qu'assez

fables

SÉNÉGALAISES.
mêlées

sont

de chansons.

turellement
aux
ou

joyeux,

animaux
un

ce qui

qu'ils

refrain

ce

sont

na-

les mêmes
habitudes
prêtent
en scène. Lorsqu'un
chant
mettent
fois
plusieurs
l'auditoire

revient

c'est

ces nègres

Comme

ils

est très-ordinaire,

conteur

39

lieu

avait

qui

une

dans

le répète
pour

fable,
avec

nos

le

anciens

vaudevilles.

(tl)

Au

C'est

l'Esope

comme

Sénégal,

généralement

c'est

africain,

grands

en

un conteur

les

Europe,
conteurs

parleurs,

de fables.

bossus

sont

ingénieux

et

plaisants.
Mon
Parmi

africain
n'est
Esope
les conteurs
de fables

qui

étaient

soit

assez
<

bossus,
rare

(ia)

Ou

dans

quoique
le pays.

regimber

pas

tout-à-fait

j'en

ai
ce

une

remarqué
vice

fiction.

plusieurs

d'organisation

le Dromadaire.

Le mot regimber
fait allusion à la fable IX, le Drole Chien et le Crabe.
madaire,

40

FABLES

1.

FABLE

LE

SINGE

UN Singe

ET

raillait

Sur son air efÏaré.
L'oeil au guet,
tourner

Toujours
C'est

un Lapin

l'oreille

le regard

chagrin,

Il est vrai

pas aussi
vous gratter

C'est

àla

Et puis au ventre,
tenir

et puis au dos,
et puis.

Et ne me retourner

Corrigeons

pour

ni par derrière.

voir
»

y

repos!

autre;

cette

l'œil fixe une journée

Ni de~côté,

voisin

?

pas le moindre

cette patte ) et puis
tête,

et de droite?
mais

le vôtre

C'est

Je veux

droite,

la tête et de gauche

N'avez-vous
toujours

LAPIN

« Pourquoi

un tic ridicule.

Quoi

LE

nos défauts.

entière,

SÉNÉGALAISES.
Le Singe

« Moi, je puis,

répondit

sans remuer

Rester

41
jusqu'au

la patte.

besoin que je me gratte?
Nos gens se tinrent coi dans le premier
Qu'est-il

Mais l'habitude
Le Singe

enfin devenant
de parler

imagina

« Dans le dernier
J'en

combat

là,

par ici,

doucement

Le Lapin

repartit

de la sorte

j'agis

avais

ses feintes

un jour

Je sus bien me tirer
là; mille

cicatrices.

dit-on,

reprendre

en arrière

mais
d'affaire,

et mille

détours.

né manquent
l'ancienne

»

ceux du discours

est une autre

d'en changer;

Les prétextes

de près

en avant,

Les mouvemens des y eux suivaient

On promet

fois,

à la guerre;

être prisonnier,

En faisant.ici,

endroits;

» Chaque

sur les flancs,

J'allais

Pour

(3)

très-vaillamment;

« Les ennemis

Me sérraient

L'habitude,

moment;

la plus forte,

dans quatre

par ici.

II grattait

J'en

»

ai sur moi de sûrs indices

J'y fus blessé
Ici,

soir,

nature

(4);

hélas 1
pas
allure.

4.

42

FABLES

NOTES

DE

LA

I.

FABLE

(1) Le Singe.

ON
au

trois

distingue
deux

Sénégal

troisième
i~

du

en

de

chair,

(~7!M

y~&y~.

dessus,

callitriche

et

tirant
la queue

de diverses

bandeau

(~/MM

blanchâtre

( Cuvier.
)
3° Le papion
verdâtre,

un

(~z~M?.
plus ou
longue,

grandeurs.

~&<

bout

face

Linn.
face
de

la

verdâtre
noire

joues

queue

jaune.

Linn.),
motus

conteur

poil blanc au haut de
noir
des
au-dessus

en dessous

touffues

assez

fauve-roux

Gm.),

de

bouquet

et

oreille,

blanchâtres

noir

un

singes
et la

cynocéphales.
en dessous

blanchâtre

avec

yeux.
2~ Le
en

des

dessus,

chaque

du

sous-genre

Le patas

vif

de
principales
des guenons-,
sous-genre

espèces

sur.le

tt en existe

brun
plusieurs

d'un

jaune

te visage
variétés

SÉNÉGALAISES.
Le

(a)

En
cette

ouolof

plutôt

Du

lièvre

d'Europe

qui



le nommer

je ne

l'avais

il paraît

tenir

il

lièvre

d'Afrique
à la suite

la fable,

ses mœurs,

par

espèces.

blanche
plus
aussi moins
bien

court

M. Cuvier

que

dont

assez

des deux

et se tient,
la plaine découverte
les buissons
et les broussailles.
animal

lièvre,

alors

pas

par

le sens

que lui.
le lapin,

Il paraît
être le
sous le nom de

désigne

et

Gm.),

qu'il
à

importe

peu
indistinctement

admet

le

que

comme

c~c/ï.
Du reste,

(/c/3M.y
des lapins.

dans

figure

il a la- chair

petit,

même

ou

l'animal

sa taille,

par

de sa chair,

plus

range

mais

reste;

Il est

dans

leug
aurais-je

lapin

la couleur

H évite

appelle

Peut-être

que

observé.

Lapin.

on

fable.

43

le lièvre

le lapin.
Cet

animal

ils lui

souvent

un

caractère

donnent

Le Singe

(3)

Il

figure

a de

y

d'ingénieux

l'esprit
dans

et le lapin,

pour

d'habitude,

sans

mens.

La

imagina

Fontaine

dans

les fables

rusé

et

de parler

pouvoir
paraître
n'aurait

se

trompeur.

de la sorte

d'observation

ces subterfuges

des nègres;

et

quelque

chose

qu'imaginent
à leurs
livrer

le singe

manquer
pas

à leurs
mieux

besoins
engage.

trouvé

que

44

FABLES

mes nègres
dit!

illettrés

mais

(4) L'habitude,

dit-on,

J'ai prévenu
n'expriment
que même
Mais

j'ai

hélas,

qu'il

aurait

mieux

est une autre~nature.

dans ma préface,
jamais le sens moral

généralement
cru souvent

que les Sénégalais
de leurs fables, et
aucun.
en rattachent

ils n'y
comme. dans

ce cas,

pouvoir

y suppléer.
f

45

SÉNÉGALAISES.

FABLE

II.

LE CHACAL
L'ELEPHADTT
ET L'HIPPOPOTAME

LE

Chacal

un Bœuf

empruntait

« J'en rendrai,

un

disait-il,

Grandet gros autant

à l'Éléphant:
bien

autre
que

le prêteur,

c'est

gagner.

Et d'avoir

un telbœuf

mon

envie

cher

Même

J'y consen

lui

bien

est extrême.
offrir

moi 1 c'est avec grand
mes enfans

dit-il

Mais lorsque
Notre

cent, y

à l'Hippopotame.

a Un bœuf gros comme
Cela surprendra

»

cent pour

ami. » Le Chacal .vint

affaire

grande

vous-même.

Eh! .pensa

« Tope, mon

plus

Chacal

arriva
fut

sois

ndèle

et ma femme
au traité.

Fechéan ce,
tourmenté;

plaisir;

s

»

(4)

FABLES

46
Car

les deux

De voir

le monstre

Le Chacal
Tenez

bœuf

dit à l'un

bien

cette

de leur

chacun

créanciers,

brûlaient

Votre

d'impatience.

bœuf

et tenez

corde,

coté y

est au bout,

bien

surtout,

Car il est gros et fort; quand je vais vous le dire,
sire
Vous tirerez à vous. » Il court à l'autre
« Seigneur

votre

J'amène

Veillez
Tirez

il faut sortir

Hippopotame,
bœuf,

à ce qu'il

la corde,

Tiraient

allons

chacun

et voici

son

du trou

(5);

licou

ne. s'en aille!
» Nos créanciers

d'un bout

sans rien

joyeux

faire qui vaille.

d'un pas ? oh en reculait
deux.
Avançait-on
« Ah l'honnête
Chacal, comme il tient sa promesse
Son Bœuf
Un Bœuf

est assez fort pour
me résister

chacun

S'écria

d'eux,

Ils se trouvèrent

Je tirais

bout

Jusqu'au
je m'en

oh
cette

« Quoi! c'était
Que faites-vous

donc

compère,

et vous la reteniez
vous
là?

»

qui me tramiez
reprit

»

en sens contraire,

nez à nez (6).

dit l'Éléphant
corde

de sa laisse,

vais le chercher.

dans le bois la corde

Mais, suivant

a Oh

me faire broncher;

?

l'Hippopotame.

SÉNÉGALAISES.
-« Je.vous

croyais

47

un Bœuf.–Un

Bœuf!

« Un Bœuf que le Chacal.
Mon

cher,

Ne prêtons
Et redoutons

Le Chacal

il s'est moqué

que dites-vous
quelle

de nous. »

pas par avarice,

l'appât

d'un

trop

grand

bénéfice.

trame

?~

48

FABLES'

NOTES

nard
loup
celle

IL

le passage
le loup et le reentre
il tient en effet des deux espèces.
Linnée
l'appeiïe
n'excède
doré
aureus
guère
). Sa taille
( canis
il est gris-brun
des renards
les cuisses
et les
sont
un

la manière

la

il.-a

fauve-clair

animal
du
autre

qu'aucune
et par
Les

Sénégalais,

ralement

jouer

facilité

attribue

souvent

FABLE

forme

chacal

jambes
« C'est

on

L'A

Le Chacal.

(i)

Le

DE

au

et

parait

espèce
sauvage
à s'apprivoiser.
dans
au chacal
,renard.

roux

dit M.

vorace,
chien,

du

leurs

Il, est

oreilles.

il chasse

Cuvier
lui

ressembler

par

la conformation

à

plus

»

fables,

le rôle

aux

que,
rusé,

font

assez

dans

géné-

les nôtres,

trompeur,

mais

dupe.
(2) 1/Éléphant.

L'étëphant
d'Afrique
ce qu'ii a la tête ronde,

diffère
le front

de celui
convexe,

des Indes

en

de grandes

SÉNÉGALAISES.

49

de plus fortes défenses
oreilles,
qui sont
et aux mâles. Ces animaux
aux femelles
breux

au Sénégal.
Ils évitent
l'homme.
S'ils viennent

communes
sont

nom-

les endroits

fréquentés
abreuvoirs
voisins

aux
par
des villages,
c'est ordinairement
la nuit, et ils se releur soif. Quoiqu'on
tirent aussitôt qu'ils ont'satisfait
ou des branvoie souvent de jeunes arbres déracinés
par eux dans les bois, il est remarquable
jamais de dégâts dans les culqu'ils ne font presque
tures des indigènes.
Elles sembleraient
cependant
deches cassées

voir leur

offrir

d'attraits.
beaucoup
On ne dompte pas à présent
l'éléphant
d'Afrique
mais il paraît que les Carthaginois
soumis
l'avaient

de l'homme,
et l'on ne voit pas de motif
pour qu'on n'en tire pas encore le même parti. Quand
les établissemens
de culture
entrepris
avec quelque
succès
au Sénégal,
on
par la France,
prospéreront
au service

aura

fait

bientôt

l'éléphant
de l'Inde.

des

tentatives

de l'Afrique

peut

être

si
qui montreront
utilisé comme celui

Les- défenses
d~o~~

sous le nom de ~20/
d'éléphans,
forment
une branche de commerce
dans

le

pays~
(3)

L'Hippopotame.

« Ces animaux

ont

le corps

très-massif,

dénué
5

de

FABLES

50
poils,
tête

les

le ventre

très-courtes,
jambes
terminée
énorme
par un

enferme

courte,
est divisé

estomac

et /?!0/y~

être
près

des

le

moindre

choc

manifesté

d'ivoire

sans

que

auraient

rares
dans

leurs

de

accidens,
des

petits,

défenses
très-dur

En

ce

se

cas



qu'ils

suivi

et

d'où

ce n'est

concerne

Souvent

j'en

plaire

autour

pas
sa féai vu
des

naviguent

qui

de cette

manière

ces animaux,
jamais
qui du
le canot,
aie~t
pu renverser
faire

aucun

il paraît
les

mal.

certain

hippopotames

affectionnent

entre

dans

Si l'on
qu'ils

cite

auront

craignaient
beaucoup.

forment

d~hippopotames
et qui

de son

raconter

de celles

été

d'assez

le degré

qui

trait.

surtout

l'intention

quelques

stupide,

paraissent

peut-

de l'hippo-

entendu

soit

moi-même

j'ai
fois,

Les

ils

n'est

habitudes

rien

aucun

embarcations,

plusieurs

pour

cite

stupidité.

d'étudier,

exactement

dans

végétales,

et de

difficile

Leur

vivent

description

les

indigènes.

fleuve

a l'aviron;

eu lieu

est

qu'il

n'en

l'on

cette

n'ai

je

induire

l'opinion

petites

de

Ils

substances

de férocité

qui

petits.

poches.

et d'autres

ïl

mais

puisse

rocité,

en plusieurs

reconnaître

intelligence

dans

et les oreilles

long-temps,

potame,
pour

l'on

yeux

partie

assez

antérieures,

les

très-exacte,

pas
et

dents

grosses

beaucoup

( Cuvier.
)
La dernière

renflé

leurs

de racines

les rivières,

museau

de

l'appareil

la queue

large

la

traînant,

une

le commerce.

espèce


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