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Publication bimestrielle d’informations locales

N°95 - mars 2015

Le Circuit du
roussillon voit grand
Deux permis d’aménager concernant l’un
un circuit auto moto et l’autre un village
d’entreprises, viennent d’être déposés en
mairie par la société Fica Track porteuse du
programme baptisé High Tech Green Track.
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Touche rivesaltaise
pour les motocylcles…
Le saviez-vous, les célèbres modèles de
‘’mob’’ de marque Terrot et Peugeot Cycles
ont une empreinte Rivesaltaise nommée
Jean Boussioux…
Retour sur une histoire qui roule.
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Samedi 7 mars, sous un soleil éclatant et une pluie de confettis, le carnaval a entraîné dans son sillage plus d’un millier de parents,
grands-parents et enfants, tous prêts à faire la fête. La fête, elle était dans toutes les têtes mais aussi dans les jambes de ceux qui,
nombreux, n’ont pas hésité une seconde à danser sur la piste improvisée des allées Joffre avec les musiques lancées depuis le
podium par le super «pirate Édouard» et son équipe. Sambas, musiques « in » bougées, chaloupées... Les princes, princesses,
Spiderman, Peter Pan et autres personnages sortis des dessins animés de Disney s’en sont donné à cœur joie devant la scène
avant d’avaler un bon et réconfortant goûter. Une fois de plus un carnaval réussi. (Photos : Robert Jobe - Christian Saladin)

Hommage
à nos poilus
En cette année de célébration du
centenaire, nous poursuivons, sur nos
différentes éditions, le parcours de certains
de ces valeureux combattants rivesaltais
tombés au champ d’honneur, bien loin de
leur village natal... Pages 6 et 7

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En savoir plus

N°95 - mars 2015 - 2

Nouveaux
horaires aux
impôts

Pour tenir compte du développement de
nouveaux modes de contact à distance,
plus modernes et plus accessibles, la
direction départementale des finances
publiques des Pyrénées-Orientales a
décidé de modifier les horaires de ses
centres des finances publiques depuis le
9 mars. Ainsi, à compter de cette date, le
bureau de Rivesaltes ouvrira désormais
du lundi au vendredi, de 8h30 à 11h45.
Afin de continuer de répondre à l’ensemble des besoins et attentes des contribuables, le site impôts.gouv.fr, accessible
24h/24 et 7j/7, délivre toutes les informations
fiscales nécessaires t permet aux usagers (particuliers, professionnels, collectivités locales et
partenaires) d’effectuer en ligne l’essentiel de
leurs démarches. Les usagers particuliers
comme les professionnels peuvent également
joindre le centre impôts service sur une plage
horaire étendue : du lundi au vendredi de 8h à
22h et le samedi de 9h à 19h, hors jours fériés,
au 0810467687 ou 0810 IMPOTS (coût moyen
à 6 centimes d’euro la minute, hors coût d’interconnexion éventuel de son opérateur). Bien
entendu, le guichet reste à la disposition des
usagers qui souhaitent se déplacer, notamment
pour les situations les plus complexes. Les services locaux peuvent également être contactés
par téléphone, courriel ou courrier aux coordonnées portées sur les documents adressés par la
DGFIP.

Ateliers bébés
lecteurs
Dans le cadre de l’opération Premières pages, la
médiathèque municipale invite les tout-jeunes
enfants et leurs parents à partager un moment
d’échange autour d’un livre. Animé par Carole et
Laurence, l’atelier vise à sensibiliser les enfants
à l’univers de la lecture à travers les images, le
toucher, la musicalité du langage. Une opération
qui a lieu un jeudi par mois, de 10 heures à
11heures.

Infos CAR+
À l’issue de la dernière assemblée générale, le
bureau de l’association Car+ a été formé. Il est le
suivant : Michel Pla et Céline Sabater co-présidents ; Christine Grange trésorière ; Michèle Pla
trésorière adjointe ; Marie Aiguaviva secrétaire ;
Myriam Cousserans secrétaire adjointe. Le relais
CAR + est ouvert place Général de Gaulle les
mardi, jeudi et vendredi, de 17 h à 19 h.
Renseignements au 0604179113 ou
0411645004. La fête du printemps avec les
commerçants de l’association est annoncée vendredi 20 et le samedi 21 mars.

Nicea Productions
« Violettes
Impériales »
Dimanche 26 avril à 15 h aux Dômes : Le ténor
Pierrogeri racontera et interprètera en exclusivité
une opérette inédite extraite du film "Violettes
Impériales", ce film où Luis Mariano tient le premier rôle et qui, malgré son succès, n'a jamais
été interprété sur scène. Pour la première fois
depuis 1952, avec ce spectacle le ténor
Pierrogeri réuni ces deux génies de l'opérette
qu'étaient Luis Mariano et Françis Lopez.
Musiciens, comédiens, danseuses composent
ce spectacle époustouflant où chant danse et
musique se mêlent et vous entraînent dans un
tourbillon de souvenirs ! Des chorégraphies
hautes en charmes et en couleurs. Après un
énorme succès à l’Olympia du ténor Pierrogeri,
ce spectacle est en tournée dans toute la France.
Deux heures d’émotion et de nostalgie !
Spectacle opérette de 2 h 00 sur une musique
de Francis Lopez, arrangements Yves Aubertin,
chorégraphies Laurence Filippi. Tarif : 30€Location Office de Tourisme et points de vente
habituels. contact@pierrogeri.com

Gros plan - Associations - Sports - Saga cité - Reportage

53 Hectares dédiés aux sports mécaniques :
tel est le programme « Hight Tech Green Track »

Le projet était dans les cartons « urbanistiques » depuis
quelques années déjà, mais dernièrement et après des
années de montage, ce vaste projet vient en effet de
franchir la ligne de départ. Deux permis d’aménager
concernant l’un le circuit et l’autre le village
d’entreprises, viennent en effet d’être déposés en mairie
de rivesaltes par la société Fica Track porteuse du
programme baptisé High Tech Green Track.
A quelques pas du déjà célèbre circuit Cap
Roussillon et du futur magasin Ikéa, les
propriétaires de l’actuel Grand Circuit du
Roussillon, le catalan Francis Gendre et
l’industriel héraultais Jean Guittard, ont
le projet de développer une nouvelle zone
entièrement dédiée aux sports mécaniques. Prévue sur 53 hectares de terrain,
acquis au fil du temps par le tandem
Gendre-Guittard, en l’occurrence également maître d’ouvrage, ce projet devrait
s’étaler le long de la départementale 900.
En prolongement du karting existant, jusqu’au rond-point des caves Arnaud de
Villeneuve. Une zone certes « classée
pour la production d’AOC et les espèces
protégées », comme le souligne la
Direction régionale de l’environnement,
de l’aménagement et du logement
(Dreal), dans un rapport initié par la
demande faite de leurs intentions des
deux associés en fin d’année. Bien que
consultative et donc sans effet direct sur
la réalisation finale de l’opération, la
Dreal identifie des «insuffisances », en

termes d’études d’impact des nuisances
de voisinage, notamment sonores.

Une piste de 4 120 m
Les coassociés croient en leur projet dont
le choix se veut justifié tant par la desserte autoroutière proche que par le
manque de structure professionnelle
entre les deux circuits existants d’AlèsCévennes et de Barcelone. Une carence
que Francis Gendre et Jean Guittard
rêvent depuis des années de combler et
qui verra sans doute le jour grâce à cette
création d’une piste modulaire centrale de
4 120 mètres de long destinée à la compétition, aux essais des écuries et à la
formation. Le tracé, annexé de stands,
paddocks et locaux techniques, pourra
être à loisirs scindé en quatre et utilisé
dans les deux sens. S’y ajouteront 7,6
hectares de bâtiments conçus pour
accueillir des activités auto-moto dont
des laboratoires de recherche et d’ate-

liers, plus un hôtel. Une réelle opportunité de naissance industrielle qui ne devrait
pas coûter un centime à la collectivité,
car son financement est 100% privé. Fica
Track, qui promet un «parc vert », assure
un financement d’envergure, de l’ordre a
priori de plus d’une vingtaine de millions
d’euros, cent pour cent privé.

Un ancien recours en
suspens
Pour l’heure, il faudra toutefois encore
attendre le résultat d’une ancienne requête préfectorale activée contre la révision

Le projet de mémorial du camp Joffre
présenté dans la capitale

Prévu sur 53 hectares de sol au Mas de la
Garrigue nord, «High Tech Green Track»
ambitionne une piste modulaire de 4120
mètres de long, associée à un village de
sports mécaniques.

simplifiée du PLU de Rivesaltes, votée dès
2010 puis en 2012 et 2013 pour «la création d’un quartier Circuit du Roussillon».
Le tribunal administratif ne s’est en effet
pas encore prononcé en première instance sur ce contentieux dont l’aboutissement risque de prendre encore quelque
temps. Or, la saisine ne semble pas
inquiéter la commune de Rivesaltes qui a
déclaré, en mai 2013, le projet de la Fica
Track, «dossier privé d’intérêt général».

La population rivesaltaise devra attendre l’inauguration
pour en savoir plus sur le futur mémorial… Les élus de la
région et du Conseil Général ont en effet préféré Paris et
les salons de l’assemblée Nationale pour dévoiler ce
projet devant un parterre de journalistes.
C’est en compagnie de l’architecte Rudy
Ricciotti mais également de la secrétaire
d’État Ségolène Neuville, du président de
la Région, Damien Alary, de Mme
Malherbe, présidente du Conseil Général
ainsi que d’Anne Lauvergeon, la présidente du fonds de dotation du mémorial, que
la presse a pu découvrir l’historique de ce
projet qui, après des années de gestation,
devrait être inauguré au mois de septembre.

« Conserver et
surtout transmettre »
Le Premier ministre Manuel Valls, aurait
promis d’y être présent. « Ce camp est l’archétype de la centralisation !, s’est

enflammé l’architecte du mémorial Rudy
Ricciotti. Rivesaltes n’est pas une histoire
des Pyrénées-Orientales, ni du LanguedocRoussillon, mais une histoire française ».
Si le président de la Région se félicite que
Manuel Valls ait « tenu sa promesse» en
débloquant 2,7 millions d’euros, il reste
toutefois encore à boucler le financement
de ce projet… D’ailleurs, la directrice du
Mémorial, Agnès Sajaloli, s’interroge : «
Quelle position va prendre l’État sur le
fonctionnement ? Nous ne pourrons pas
fonctionner correctement sans lui. Ce
n’est pas seulement une question financière, mais aussi une question symbolique
», a-t-elle déclarée. Des questions qui restent encore sans réponse, car toujours en
attente de la position de l’État pour obtenir une aide sur la durée…

Caché derrière des monticules de terre,
le chantier du futur mémorial avance...

Quelques chiffres
23 M€ : Tel est le dernier coût estimé du futur Mémorial (après avoir longtemps été fixé à 11,
puis 17 M€). Avec 13 millions d’euros, la région Languedoc - Roussillon en est le principal
financeur.

Monolithe : Le Mémorial consistera en un monolithe en béton de 4000 m2 semi-enterré avec
en son sein 1400 m2 dédiés aux expositions, un auditorium, des salles pédagogiques, un
centre de documentation ainsi qu’une boutique. La construction de ce seul bâtiment coûte
plus de 13 M€.
220 mètres : La longueur du Mémorial, érigé au cœur de l’ancien îlot F du camp. Le bâtiment
aura une largeur de 20 mètres.

1 000 m2 : Pour l’exposition permanente et deux fois moins pour des expositions temporaires.
Le Mémorial se voudra un lieu vivant axé sur la transmission.
1,25 million : Le budget de fonctionnement pour 2015. Damien Alary, Président de la Région
estime qu’il devra tourner autour de 2,5 millions d’euros par la suite.

Soutien : Pour soutenir le développement de cet établissement public de coopération culturelle, un fonds de dotation présidé par l’ancienne patronne d’Areva, Anne Lauvergeon, a été
créé.

La tribune pendant la présentation officielle du
projet de Mémorial à l’Assemblée Nationale.

Camp de rassemblement et d’internement : 9 000 Espagnols ont été internés à Rivesaltes à
partir de 1941 ainsi qu’environ 1 300 Tziganes. D’août à octobre 1942, 6 500 juifs étrangers
y ont été rassemblés. Après la guerre, ce sont les prisonniers de guerre allemands mais aussi
italiens et autrichiens qui ont pris leur place. Après la guerre d’Algérie 21 000 harkis y ont
également transité.

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3 - N°95 - mars 2015

Sports - Entreprises - Arrêt sur images - Gros plan - Saga cité - Associations

Le motocycle serait-il un peu rivesaltais ?
Peu de gens le savent
sans doute, mais
l’histoire du motocycle
est un peu liée à notre
cité. En effet, un
rivesaltais a largement
contribué à son
évolution.

Jean et Marcelle
Boussioux se
remémorent les
années Terrot et
les années
Peugeot Cycles…

« Mes meilleurs souvenirs, je les ai de Terrot, confie
encore le concepteur, qui pense notamment à son
directeur Edmond Padovani

« Ne dites pas mobylette, c’était notre
grand concurrent », précise avec un sourire Jean Boussioux, ancien Terrot Peugeot
et bien connu des rivesaltais pour avoir
tenu jusqu’en début d’année le garage du
Contrôle Technique en entrée de ville.
L’histoire pourrait commencer ainsi « Il
était une fois un jeune dessinateur qui à
l’occasion d’un stage d’étude pousse la
porte des Établissements TERROT… ».
C’était en 1955, Jean Boussioux est luimême étonné d’être embauché au bout de
ses 2 mois de stage, ce qui était une première dans cette entreprise fabricant des
motos. L’aventure va durer 30 ans ! Une
période passionnante pour le jeune rivesaltais, qui aux côtés de ses collaborateurs apprend et exécute divers dessins de
pièces pour les motocycles, plus accessibles financièrement que les motos. Et
très rapidement, il va s’attacher à apporter des modifications qui feront date dans
l’évolution des motocycles.

Peugeot 102, 103…
Les nombreux modèles des
années 60 à 80 portent
l’empreinte du rivesaltais.

Des évolutions qui
marqueront l’histoire
Au début, il y aura le repose-pied ample
et confortable, quasi sans vis et monté sur
ressorts, se démontant avec une simple
pièce de monnaie. Puis un système de
suspension avec fourche à balancier et
démontage rapide. « Il y avait peu d’argent et tous nos outils étaient en bois,
fabriqués par Terrot. L’idée était d’alléger
l’existant et qu’un objet puisse servir à plusieurs objectifs et non plus avoir une seule
fonction », explique le rivesaltais. Ce
concept s’appliquera aussi aux supports
de selle, pare-boue et porte-bagage.

Très bientôt, le jeune dessinateur aura un
formidable coup de pouce du destin. Son
directeur, le célèbre ingénieur corse
Edmond Padovani, par ailleurs grand pilote de moto, confie à son équipe de
concepteurs un challenge : la réalisation
d’un nouveau type de fourche. Une dotation est allouée pour cela, il faut se
mettre au travail.

Salué par la presse comme
« une machine légère, esthétique, facile à conduire, pour
un prix d’achat modique »,
le SKIPPER n’empêchera pas
l’entreprise TERROT de succomber à la crise et d’être
rachetée par Peugeot Cycles.

Le SKIPPER, signant la
« nouvelle vague » de
motocycle des années 60
a été entièrement conçue
par le jeune Jean
Boussioux.

INFORMATION AIDES
Pour vos problèmes juridiques, de voisinage, de consommation,
plusieurs organismes vous proposent des conseils et une aide gracieuse.

populaire et compétitif, Jean
Boussioux va alors proposer un tout
nouvel engin, intégrant une fourche
inédite et beaucoup d’autres modifications. Présenté par son chef au
conseil d’administration, le prototype 50cm3 est approuvé et mis en
fabrication. La « nouvelle vague » est
née. Elle entrainera son concepteur
et Edmond Padovani, de Dijon à
Saint-Étienne en passant par Paris,
mobilisant près de 15 personnes
durant 10 mois. Loué dans la presse,
qui qualifie le « Skipper » de « machine
légère, esthétique, facile à conduire, pour
un prix d’achat modique » et en apprécie
« sa grande facilité de montage et
démontage en 10mn des capotages de
phare, réservoir, marchepieds, carters et
coque, sans sacrifier ni la protection ni le
confort : porte-bagage, sacoches, parebrise… ». Mais, maltraitée par la crise et
la guerre d’Algérie qui la prive de 6 ingénieurs, la société Terrot peine et seuls
6000 exemplaires du Skipper, son ultime
chant du cygne, seront construits.

Le tournant
d’une carrière
Dégourdi et conscient de la nécessité
pour Terrot de rendre le cyclomoteur plus

Pièces de rechange
Le but était d’optimiser l’ensemble des
pièces et de faciliter le montage et démontage (avec une simple pièce de monnaie).
Le cadre devient réservoir, la fourche et le
guidon deviennent solidaires, le marche
pied devient ample…

La CLCV66 (Consommation Logement et Cadre de Vie), vous reçoit
tous les mardis dans les bureaux mitoyens de l'Urbanisme (au-dessus de la Salle Riu), tous les mardis de 9h30 à 12h et de 14h à 17h.
Pour prendre rendez-vous : 04 68 22 24 67
ud.clcv66@orange.fr

La CADD66 (Conseil Départemental de l'Accès au Droit) propose
une aide à la consultation et à l'information juridique concernant
vos droits et obligations ses avocats, notaires, huissiers... le vendredi dans le bâtiment de la Communauté d'Agglo (face à la
Mairie).

L’entreprise plie et sera rachetée par
Peugeot Cycle. Notre jeune dessinateur
désormais aguerri et recruté par
Peugeot, devient responsable d’étude en
1960. Le cyclomoteur se démocratise et
la concurrence est rude. « A cette
époque,
quand
le
concurrent
Motobécanne fabriquait 10 ‘’mob’’,
Peugeot en fabriquait 2 », rappelle Jean
Boussioux.
Alors que les machines avaient encore 2
réservoirs d’essence, Jean Boussioux a
l’idée de placer un réservoir unique dans
le cadre de la bécanne. Commence alors
pour l’équipe Peugeot Cycle, la grande
épopée des célèbres Peugeot série 100 :
la 102 (réservoir à l’arrière mais non
fixé, la célèbre Peugeot 103… dont
beaucoup de familles s’équiperont. La
grande famille se reconstruit. « Peugeot
ne perdra jamais les pédales », c’était sa
différence et son signe de reconnaissance. D’autres modèles qu’il conçoit,
comme le GT10LC, ou à la construction
desquels il contribue voient (ou non) le
jour. « Ces années là, tandis que Peugeot
fabriquait 10 machines, Motobécanne
n’en fabriquait que 4 ! », se souvient
Jean Boussioux, l’œil malicieux.
Sa carrière s’arrêtait l’année du modèle
105. Il revenait alors avec son épouse
Marcelle sur Rivesaltes où, en 1986, il
créait l’un des tout premier vrais centres
de contrôle technique équipé de
machines à grande précision, qu’il vient
d’ailleurs de céder cette année, à l’âge
de 81 ans.
« Mes meilleurs souvenirs, je les ai de
Terrot, confie encore le concepteur, qui
pense notamment à son boss et ami
Edmond Padovani. Nous étions une bien
belle équipe ».

Historique

Terrot, a été le plus gros constructeur
historique français de deux roues motorisées de moyenne et grosse cylindrée
(600.000 exemplaires vendus), dont les
très vendues motos d’avant-guerre 250
et 350m3. Basée à Dijon, elle sera
absorbée par Peugeot Cycles en 1959.

Pour prendre rendez-vous : 04 68 66 34 56
accueil_mad@yahoo.fr
Nous reviendrons en détail sur ces services
dans notre prochaine édition.

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N°95 - mars 2015 - 4

Gros plan - Sports - Arrêt sur images - Saga cité - Associations - Reportage

VINITOUr 66 :
venez découvrir leur terroir, leur passion, leur sélection…
La promotion CsC VINs 2015 communique

Depuis dix ans le CFPPA de Rivesaltes
forme des commerciaux en vins,
futurs ambassadeurs des crus du
Roussillon, Sud de France. La mise en
situation lors d’un salon des vins est
un élément pédagogique important.
Le samedi 28 mars 2015 de 10h00 à
17h00, le CFPPA situé 1 boulevard des
Pyrénées à Rivesaltes organise
sont 10ème salon des vins le VINITOUR
66 dans le cadre des Journées Portes
Ouvertes du Lycée Agricole de
Rivesaltes.
Le département des Pyrénées
Orientales se place au 10ème rang des
départements producteurs français en
volume. Il produit 90% des vins doux
naturels de France. Il en ressort une
palette très nuancée de vins secs
rouges, blancs et rosés, de Vins Doux
Naturels aux arômes complexes
appréciés par les amateurs de vins
français et internationaux.

Fruit de la sélection des professionnels du Commerce des vins du CFPPA
de Rivesaltes : VINITOUR 66 c’est
aujourd’hui :
• 10 ans de salons et de
producteurs variés
• Une sélection de vins produits
par d’anciens formés au CFPPA
• L’envie de partager et faire
découvrir ce magnifique terroir
• L’occasion de déguster et
acheter les vins sélectionnés
Pour seulement 3 €, vous pourrez
accéder ce jour-là accédez à toutes
vos envies de dégustations et succomber aux saveurs ainsi qu’au savoir
faire
de
nos
producteurs
locaux. Parlez en autour de vous,
venez nombreux et repartez avec vos
coups de cœur.
Cette journée est organisée par la
promotion 2015 du Certificat de
Spécialisation en Commerce des Vins

du CFPPA de Rivesaltes. Le produit de
la vente des vins de ce jour servira à

Ensemble & solidaires avec l’UNrPa

La promotion 2015 du Certificat de Spécialisation
en Commerce des Vins du CFPPA de Rivesaltes

Le repas des rois

L’Union Nationale des retraités et des Personnes Âgées communique

Le repas des Rois

2015, Anniversaire de nos 70 ans d’existence
Ensembles & Solidaires l’UNRPA, telle est la nouvelle appellation de l'UNRPA (Union Nationale des
Retraités et des Personnes Âgées) décidée lors du dernier congrès national. « Oeuvrer
tous ensemble pour défendre les droits des retraités et des personnes âgées et marquer la notion
de solidarité qui prévaut dans toutes les actions de notre association », tels ont été les éléments
essentiels qui ont contribué à ce changement
1/ Nos engagements auprès de nos adhérents:
- des permanences socio juridique avec aide à la constitution de dossiers de toutes sortes,
- une caisse solidarité vieillesse.
2/ Des partenariats, des conditions tarifaires avantageuses :
- un avocat,
- une mutuelle complémentaire santé,
- une convention avec un service de téléassistance,
- une société spécialisée dans l’équipement auditif (2013),
- Le contrat obsèques et le capital obsèques (2014),
- un magasin opticien (2014).
Ensemble & Solidaires l’UNRPA n’est pas uniquement un club de loisirs
du 3ème âge, comme l’on rencontre dans les communes. C’est aussi et surtout une association à but social et revendicatif. Ensemble & Solidaires l’UNRPA66, c’est plus de 2000 adhérents
et 14 sections, la section de Rivesaltes étant la plus importante avec plus de 300 adhérents.

Les Escapades
de printemps

Séance de Loto, spécial UNRPA

Loto spécial St Valentin
Pas d’hibernation chez nous où le rendezvous était pris ce lundi à l’ancienne mairie,
pour ce loto spécial fête. Confortablement
installés autour de tables recouvertes de cartons multicolores, les aînés sont venus nombreux tenter leur chance dans une ambiance
chaleureuse et fort sympathique. Car si il y a
des gagnants et des perdants, tous sans
exception ont passé un agréable moment. A
la pause, les discussions sont allées bon train
autour d’un copieux goûter et ces moments
de détentes sont appréciés par tous et créent
un véritable lien social.

dès le samedi 28 mars, direction la
Catalogne Sud à VIC pour une journée de
détente dédiée à la calçotade & grillades
catalanes, du 21 au 28 avril au départ de
Barcelone en féerie, cap vers la botte italienne à la découverte de Rome et des
véritables merveilles de la ville immortelle
avec au programme : visites et excursions
guidées pour parcourir la capitale d’un
empire aux frontières illimitées, un véritable musée à ciel ouvert avec son très
riche passé de plus de 28 siècles d’histoire. Puis, le vendredi 29 mai, le traditionnel repas dansant au Trèfle à quatre
feuilles à St Estève pour la fête des Mères
& Pères, à peine le temps de souffler et
on repartira du 15 au 20 juin au très
attendu voyage départemental au Pays de
Savoie à la découverte de cette belle
région de lacs, de villes d’eau et de montagnes. Prochains rendez-vous le lundi 30
mars au « loto spécial de Fêtes de
Pâques » et pour tous renseignements
contactez Michèle 0468641559 Annie
0468642101.

financer leur voyage de fin d'études à
VINEXPO, merci pour eux.
Plus d’info : cscv66@gmail.com

André Bascou, maire de
la commune a interprété
quelques chansons du
grand Jean Ferrat, à
l’occasion du repas des
Rois.

Les aînés ont été accueillis chaleureusement par la présidente Michèle
Leal au Trèfle à quatre feuilles à
Saint-Estève en présence d’André
Bascou, maire, qui a interprété
quelques chansons du grand Jean
Ferrat. Pour l’occasion, l’équipe
de Jean-luc avait su mettre les
petits plats dans les grands et
c’est autour de belles tables,
que tous les convives se sont
retrouvés dans une ambiance
joyeuse et décontractée pour
déguster un repas royal des plus
élaboré. Les plats étaient entrecoupés de musiques entraînantes et ce
pour le plus grand bonheur des
intrépides et infatigables danseurs.
Après la projection du diaporama sur
nos activités de 2014 et le tirage de
la tombola, cette belle journée s’est
terminée tard en fin d’après-midi.

Provi’danse et
le « Livre d'Arkasia »
L’association communique

Il y a très longtemps, avant que les contes que
nous lisons aujourd'hui n'existent, un livre a été
écrit, un ouvrage de Contes et Légendes très mystérieux… Ce livre fut confié il y très longtemps à
trois enfants de la ville de Rivesaltes, ils étaient
les seuls à en connaître tous les secrets. Celui-ci
avait selon les récits des « Pouvoirs Magiques »...
Les plus anciens disent qu'on l'appelait : le « Livre
d'Arkasia ». Seulement, un jour de nuit noire,
sans aucune explication, les trois enfants détenteurs du livre l’ont égaré emportant avec eux les
écrits d'Arkasia. Mais qu'est-ce que c'est que ce
livre étrange, plein d'histoires de Contes et de
Légendes, que l’on avait confié à ces trois
enfants et qui aurait été écrit par un lointain
ancêtre? On entend depuis peu des rumeurs qui
disent que récemment, dans la bibliothèque de
la ville de Rivesaltes, le livre aurait été retrouvé et que le
Livre d'Arkasia allait reprendre vie... Ce livre va réserver bien des surprises aux enfants,
qui devront affronter les conséquences de leur découverte…
Pour en découvrir tous les secrets, venez aux Dômes de Rivesaltes les 29 et 30 Mai
2015 à 20h45 assister au spectacle avec l’association Provi’Danse. Pour plus de renseignements vous pouvez consulter le site internet de l'association sur www.providanse.fr ou nous contacter sur contact@providanse.fr, par téléphone au 07 88 20 47 66.

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5 - N°95 - mars 2015

Sports - Entreprises - Arrêt sur images - Associations - Reportage - Saga cité

Un week-end Flamenco en préparation
L’association amorflamenco
communique

Comme promis, La Lupi et ses artistes reviennent à Rivesaltes
pour un Week-end Flamenco qui s'annonce exceptionnel les 4
et 5 avril 2015. Réservez vite, les places sont limitées !
Spectacle TABLAO FLAMENCO (+ possibilité de dîner) avec La
Lupi, Curro de María et Gabriel de la Tomasa Samedi 04 avril
2015 à 20h, Hôtel des Vignes/Rivesaltes
Stage de Flamenco DANSE (accompagnée en direct au chant et
à la guitare)
Débutant : Lorenzo Ruiz - Tangos de la Repompa 04/05 avril :
14h/16h- Pratiquant : Lorenzo Ruiz – Alegrías de Cadiz 04/05
avril : 16h/18h - Intermédiaire : La Lupi – Rondeña 04/05 avril
: 13h/16h - Avancé : La Lupi – Bulerías 04/05 avril : 9h30/12h
Cours de GUITARE : Débutant : El Energía 04/05 avril :
10h/12h- Pratiquant : Curro de María 04/05 avril : 15h/17h - Avancé : Curro de María (accompagnement au chant et à la danse) 04/05 avril 13h/15h
CHANT : Techniques vocales : Gabriel de la Tomasa 04/05 avril : 14h/16h

RYTHMIQUE : Palmas y Compás : Lorenzo Ruiz 05 avril : 10h/12h
Hôtel des Vignes – Rivesaltes - Possibilité d'hébergement sur place à tarif préférentiel. Plus d’infos : www.amorflamenco.fr - contact@amorflamenco.fr - 09 82 49 36 00

Journée détente à la Jonquera avec le club 3 rivesaltes
Le club communique

Dès 9 heures, les 46 adhérents prenaient place dans le flambant car des Ets ICA-Voyages de Prades - Ille-sur-têt, en
direction de la frontière Espagnole et première halte, découverte-shopping du centre commercial le Gran Jonquer : un
vrai programme pour tous les goûts. A 12 heures, la deuxième destination nous acheminait jusqu’au km 4 de la route
de Cantallops au restaurant CAN PAU. Dans le cadre magnifique des lieux dont la réputation n’est plus à faire, l’accueil
était digne en tous points des grandes références. Dans la
renommée acquise, le propriétaire démontrait tout ce qui
fait l’âme de la gastronomie et des plaisirs de la table catalane bien vivante et qui se laisse consommer avec plaisir. Il
est vrai que les connaisseurs apprécient toujours ce genre de
lieux où l’on fait la fête comme on sait la faire, comme celle
qui clôturait gaiement les derniers moments de notre journée par un programme musical de danses et de sardanes
apprécié de tous.
Bravo à l’organisation !

La Commanderie du BaBaU
un bon bilan et des idées d’avenir

Un nouveau bureau au
Foment de la sardane
L’association communique

Le FOMENT SARDANISTE réuni en Assemblée Générale le 14 janvier 2015 a procédé au renouvellement de son Conseil d’Administration qui avait été élu pour
3 ans en janvier 2012. Le Conseil élu ce jour est composé d’anciens et de nouveaux membres. La présidente sortante Janine Laflou n’ayant pas postulé pour
un nouveau mandat est remplacée par Jacques Salvat. Nous rappelons que nos
répétitions ont lieu tous les mercredi à 20 h 30 à la salle Jo Cazach (ancienne
mairie). Venez nous y rejoindre.
Renseignements : Jacques Salvat tél : 0468840061 ou Pierre Laflou tél :
0468640697

L’association communique
La Commanderie du Babau vient de se réunir en
assemblée générale au domaine de Rombeau. Le président Patrick Chaumin a présenté le bilan d’activité
2014 qui atteste d'une bonne dynamique au sein de
l’association. Il dénombre 21 participations à des évènements sur la commune de Rivesaltes ou en région.
Le Grand Maître remercia l’engagement du bureau et
des Commandeurs durant l’année écoulée. Il remercia
le soutien de Groupama et de la Mairie, et souligna la
présence de Mylène Delprat conseiller aux associations. Il félicita Joseph Moya qui s’intègre rapidement
dans les chapitres. Olga Savarin, trésorière, présenta le
budget qui marque une gestion prudente. Le Président,
qui s’inscrit dans la proposition, soumis l’idée qu’une

journée du plat traditionnel régional d’hiver pourrait
être définie, ce qui fournirait un moment propice pour
parler et perpétuer la tradition de plats ancestraux
comme l’ollada. Les membres furent favorables.
L’année 2015 va être marquée par le congrès européen
des confréries à Perpignan le 21 novembre. Les
Commandeurs ont été sensibilisés sur le déroulement
de cet évènement exceptionnel. Pour la 5ème année
consécutive la confrérie a fixé la date du repas pour la
fête de la gastronomie au 25 septembre 2015. Le
Grand Maître fit la surprise au grand Epistolier Pierre
Gueudet de lui remettre une plaque pour le remercier
de ses discours personnalisés et riches en histoire
dont bénéficie chaque impétrant depuis 1996. Un
repas convivial clôtura ce moment accompagné de
Tramontane.

Voici la photo du nouveau Conseil d’Administration au complet entourant l’ancienne présidente : De
gauche à droite : MORALES Francis, chargé de la communication ; PORTELLA Maryse, trésorière adjointe ;
ANDREU Hervé, trésorier ; MARIN Anne-Marie, 2ème vice-présidente ; LAFLOU Pierre, secrétaire ; LAFLOU
Janine, présidente sortante ; SALVAT Jacques, président ; LEMIERE Josette, vice-présidente ; GIRALT MarieAnge, chargée de la communication et MARIN Patrice, secrétaire adjoint.

0-RIvesaltesMag-95sauv_0-RIvesaltesMag-64 21/03/2015 16:47 Page6

N°95 - mars 2015 - 6

Sports - Entreprises - Histoire - Reportage - Saga cité - Agenda - Gros plan - Sp

2014-1914 : Hommage aux combattants rivesaltais

Ils s’appelaient : Petit Louis, Emile, Jacques, Jojo, Henri, Pierre, Dédé… En tout cent soixante quinze noms sont gravés sur le monument aux morts de rivesaltes, victimes de la Grande Guerre. Qui étaient-ils ? Comment sont-ils tombés ? En cette année de célébration du centenaire, nous vous proposons de retracer, sur nos différentes éditions, le parcours de certains de ces valeureux combattants rivesaltais tombés, bien loin de leur village natal, au Champ d’Honneur*.
Cinquième partie

le feu adverse et plus de 600 hommes
tombent. Cependant, il n’est pas permis
de repos, la bataille de la Marne commence le 6 septembre et le 259ème RI est
dirigé à marches forcées au saillant de
St Mihiel où il se bat pendant 15 jours
sans interruption.
Le 22 septembre, les rares survivants
arrivent à St Rémy de Dommartin, près
du secteur des Eparges. Autour de la
tranchée de Calonne, entre le bois des
Bœufs et celui des Chevaliers, dans un
chaos infernal, les hommes du 259ème
vont faire preuve d’un courage exemplaire en se battant au corps à corps
pendant trois jours, sans réelle ligne de
front, sans abri, sans mission précise.
Lorsque l’ordre de repli arrive enfin, le
sergent fourrier DARDENNE manque
comme tant d’autres à l’appel. Il sera
déclaré comme ayant été tué à l’ennemi « du 22 au 24 septembre 1914 ». Il
fera l’objet d’une citation à l’ordre de la
brigade.

La course à la mer et la
mêlée des Flandres
La bataille des frontières, dont nous
avons suivi les évolutions, est perdue.
Les armées françaises reculent en ordre,
laissant derrière elles des dizaines de
milliers de morts. Le général Joffre
ordonne brusquement de stopper, de
faire demi-tour et de charger l’ennemi.
C’est la bataille de la Marne qui s’amorce, avec la victoire. Les Allemands font
marche arrière, talonnés par les
Français. Dès lors, chaque belligérant
tente de grignoter le plus de terrain à
l’adversaire, dans une course à la mer
effrénée.
A Perpignan, un autre régiment tient
garnison. C’est le 24ème RIC1, en garnison
aux casernes St Jacques et St Martin. Le
3ème bataillon est à Cette2. Avec le CAC3,
le régiment se dirige vers le nord et traverse la frontière belge le 21 août.
Arrivés à Neufchâteau, les coloniaux
sont pris dans une formidable embuscade qui anéanti le Corps d’Armée. Les
lambeaux des régiments coloniaux
reculent en arrière-garde, contenant
pendant dix jours les assauts furieux
des adversaires. Enfin, la bataille de la
Marne est déclenchée, gagnée, et la
poursuite commence, faite de luttes
sauvages. Plusieurs Rivesaltais sont
présents, l’un d’entre eux est un vrai
baroudeur. Il se nomme Raymond André
Jean CRASSOUS. Il est né dans la commune le 8 février 1866 et s’engage le 19
mars 1884 au 3ème régiment d’infanterie
de marine de Rochefort. Faisant preuve
d’une grande autorité, il est nommé
caporal six mois plus tard et sergent au
bout d’un an. Après trois ans à commander sa demi-section, il réussi l’examen d’élève officier et part à St Maixent
en 1888 pour ressortir sous-lieutenant,
affecté au 2ème RIMa4 de Brest le 22 mars
1889. Passé quelques mois au 6ème RIMa

La mêlée des Flandres (Coll. Personnelle)

de Lyon, il part enfin pour la grande
aventure. Il embarque début 1891 vers
l’Extrême-Orient, affecté au régiment
de tirailleurs annamites. Il va passer
deux ans dans ces contrées exotiques
mais sauvages de la Cochinchine.
Nommé lieutenant en 1894, il est muté
au Tonkin, pour commander une section au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois puis au 10ème RIMa de Haïphong.
Après 5 ans d’absence, il rentre en
métropole, à Lyon. Puis les colonies
l’appellent à nouveau, en 1898, il
rejoint Madagascar puis le Sénégal au
1er bataillon de marche d’infanterie de
marine. En janvier 1899, il est en garnison à Dakar lorsqu’il est nommé capitaine. Le bouillant officier se dirige
ensuite en Côte-d’Ivoire pour ne rentrer
en métropole qu’en août 1900. A ce
moment-là, les régiments d’infanterie
de marine ont cessé de faire partie de la
marine pour intégrer l’armée de terre,

Le champ de bataille à St Eloi (Coll. Malfoy)

sous la dénomination de régiment d’infanterie coloniale. Pendant un repos
bien mérité en Roussillon, il épouse le
1er décembre 1900, Mademoiselle
Alberte Baixas à Pia. Le devoir l’appelle. Il repart en 1902 en Côte-d’Ivoire
pour deux ans, puis après un an au 24ème
RIC de Perpignan, retourne en Afrique,
au Tchad puis dans l’Oubangui Chari5
jusqu’en 1907, à la tête d’une compagnie indigène. Enfin, il revient au bercail, affecté au 24ème RIC. Le 23 mars
1910, il est nommé commandant. Le 3
août 1914, il est adjoint au colonel et
participe avec son unité à tous les combats du début du conflit.
Le 20 septembre 1914, après un chemin fait de sueur et de sang, les restes
du 24ème RIC abordent Vingré, dans
l’Aisne. Le CAC doit effectuer une ultime
poussée pour rejeter l’ennemi du
Chemin des Dames. Au chef de bataillon
Raymond CRASSOUS revient l’honneur
de mener le régiment à l’assaut. Cet
honneur, le Catalan le revendique.
Après avoir étudié le terrain et être
entré en liaison avec les autres unités
de part et d’autre, il met sabre au clair,
sort de sa tranchée le premier et entraîne dans un élan irrésistible ses
Marsouins6. Au milieu du glacis, il est
tué à l’ennemi à 5 heures du matin,
donnant à ses hommes toutes les
preuves de son courage. Le glorieux
militaire était titulaire de très nombreuses décorations : chevalier de la
Légion d’Honneur, chevalier de l’Ordre
Royal du Cambodge, chevalier de l’Ordre
royal du Dragon de l’Annam, médaille
coloniale avec agrafes Tonkin,
Madagascar, AOF et Congo.
A la caserne St Martin de Perpignan, les
réservistes de la Coloniale arrivent dès
le début de la mobilisation. Ils sont
affectés au 44ème RIC, régiment de réserve du 24ème. Jean André SIROS en fait
partie. Le vigneron est natif de
Rivesaltes. Il y a vu le jour le 6 janvier
1884. C’est dans la tenue chamarrée du
3ème régiment de zouaves de
Constantine que le gaillard a rempli son
devoir militaire de 1905 à 1907, parcourant pendant deux ans le djebel.
Pendant cette période, il a effectué un
stage en juin 1906 dans un escadron du

train des équipages. Il a ensuite servi
dans la réserve du 24ème RIC en 1910 et
1913.
Engagé le 23 août pour couvrir la retraite du CAC, le régiment combat pied à
pied et dans les conditions que l’on
imagine pendant dix jours. Placé en
réserve durant la bataille de la Marne, le
voici de nouveau au contact pour la
poursuite et la course à la mer. Jean
sert au 2ème bataillon, 5ème compagnie.
Le 24 septembre, les ennemis se sont
ressaisis et attaquent en force la 5ème
compagnie qui, isolée, installe son dispositif de défense au bois de la Selouze.
Submergés, les marsouins se battent
avec le courage du désespoir avant de
succomber sous le nombre. SIROS est
grièvement blessé. Il est transporté au
poste de secours qui ne peut rien pour
lui, puis à l’ambulance saturée de mourants. Enfin, il est accueilli à l’hôpital
complémentaire n° 15 de Neufchâteau
dans les Vosges où, après de longs mois
de souffrance, il ferme les yeux pour
toujours le 27 décembre 1914.
C’est de Foix qu’Emile Louis DARDENNE
est parti à la guerre. Né le 3 juin 1886
à rivesaltes, il s’engage le 8 avril 1907
au 18ème RI de Pau. Nommé caporal le 6
novembre de la même année, il passe
sous-officier, sergent, le 13 octobre
1909. En 1912, il quitte l’armée et s’installe à Foix comme clerc d’huissier. Le 2
août 1914, il est mobilisé comme sergent fourrier au 259ème RI, régiment de
réserve de la ville. Cette unité arrive en
Champagne le 16 août et, après plusieurs marches d’approche, se trouve au
contact de l’ennemi le 24 à Eton.
Harcelés par un ennemi supérieur en
nombre, les réservistes du 259ème RI
tiennent toute la journée et ne se
replient qu’à la tombée de la nuit, laissant la moitié de l’effectif couché à
jamais.
Le sergent DARDENNE et ses compagnons restent cependant sur le secteur
jusqu’au 1er septembre, empêchant par
des actions multiples les Allemands
d’enfoncer la ligne de front. Ce jour-là,
le régiment, au bois de Consenvoye,
lance un assaut meurtrier alors que le
Commandement a ordonné de se fortifier sur place7. La course est brisée par

Le 14 octobre 1914 dans la soirée, la
131ème brigade8 fait face au village de
Vermelles, dans le Nord. Elle apprend
qu’il faut s’en emparer dès le lendemain
au petit matin. Le 281ème RI, régiment
de réserve de Montpellier fait partie de
la brigade. Au 5ème bataillon, 19ème compagnie, un Rivesaltais fait le bilan de
ses combats. Il s’appelle Jean CAZALS,
exerce le métier de coiffeur au village
où il est né le 2 octobre 1887. Il a fait
son service en octobre 1909 au 81ème RI
puis y a effectué une période de réserve en 1912. Depuis maintenant deux
mois, il a quitté sa famille, connu le
baptême du feu en alsace le 19 août
puis a tenu les positions encore
confuses sur les cols des Vosges. Le 4
octobre, la brigade s’est séparée de la
66ème division et a fait route vers le
département du Nord pour participer à
la course à la mer. Il s’agît pour CAZALS
et ses camarades de stopper l’envahisseur, de prendre Vermelles et d’en faire
un bastion imprenable.
Dans la nuit, l’ordre d’attaquer est
donné. Le 5ème bataillon se lance à
l’ouest du village, arrive sur les tranchées ennemies et, après un violent
combat à la baïonnette, en chasse les
occupants. Jean entre dans le village où
les Allemands ont crénelé les murs. Ils

Antoine LAFORGUE (Coll. Joulia)

fusillent à bout portant les réservistes.
Ceux-ci, piégés, décident d’avancer et,
par une poussée irrésistible, occupent
les maisons. Les pertes sont énormes et
les abords ne sont pas sécurisés. Tandis
que certains mettent les ruines en état
de siège, la 19ème compagnie est chargée de pousser jusqu’aux usines pour
en faire taire les mitrailleuses adverses.

0-RIvesaltesMag-95sauv_0-RIvesaltesMag-64 21/03/2015 16:47 Page7

7 - N°95 - mars 2015

n - Sports - Entreprises - Histoire - Saga cité - Reportage - Agenda Sur ce terrain découvert, Jean CAZALS
est glorieusement tué à l’ennemi. Son
corps ne pourra être récupéré.
Un autre épisode héroïque du 16ème
Corps débute le 31 octobre avec la
défense du saillant d’Ypres. Cette ville
martyre n’a pu être prise par l’ennemi
qui la pulvérise avec son artillerie. Cette
verrue est intolérable dans son dispositif et il va tout mettre en œuvre pour
s’en emparer. Pendant plus de deux
mois, par une température éprouvante,
sous une pluie battante, au milieu
d’une boue noirâtre qui absorbe les
dizaines de milliers de tués, les Français
vont donner une fois de plus des
preuves de leur inégalable courage.
L’attaque allemande, formidable, débute le 1er novembre. En face, quelques
unités du sud de la France, exsangues.
Au 53ème RI de Perpignan, on tient les
tranchées de St Eloi. André Esprit DARDENNE, de la 3ème compagnie, Jean
François RASPAUD et André Antonin
SIRACH s’y trouvent, la fange jusqu’au
ventre. Ils ont fait la campagne de
Lorraine, ont vaillamment combattu
aux bois de la Hazelle et de la Voisogne

Etienne SALGUES (Coll. Jauze)

et viennent de faire le coup de feu au
fort de Troyon. Les trois hommes sont
nés à Rivesaltes. Le premier le 5 octobre
1881, le deuxième le 14 mars 1882 et
le dernier le 26 septembre 1881. Les
trois sont vignerons. Les deux premiers
ont fait leur service militaire à
Perpignan, au 12ème RI puis ont effectué
deux périodes de réserve au 53ème RI, en
1908 et 1910. SIRACH, quant à lui,
était au 122ème RI de Rodez.
A la 31ème division, le caporal Emile
Ernest COMMENGE est devant les
hommes de son escouade de sapeurs. Il
est né le 5 août 1890 à Rivesaltes.
Depuis 1912, il est au 81ème de
Montpellier, spécialisé sapeur. Dans le
même régiment, à la 3ème compagnie,
1er bataillon, se trouve Eugène Marius
BERGAUD (ou BERGAU), vitrier de son
état. Né le 5 décembre 1894 à Brédons
dans le Cantal, il vit à Rivesaltes. A
peine âgé de 20 ans, il a rejoint le régiment le 2 septembre, après une formation quasi inexistante.
Deux soldats du 96ème RI pensent peutêtre à leurs amis disparus au début du
conflit9. Ces deux hommes, encore hantés par les scènes horribles auxquelles
ils ont participé, n’en restent pas moins
stoïques. Ce sont Antoine François
LAFORGUE et Raymond BILLAROS,
tous deux soldats de 2ème classe natifs
de Rivesaltes. Le premier est jardinier et
est né le 16 janvier 1891. Il effectue
son service depuis le 8 octobre 1912 à
la 8ème compagnie, 2ème bataillon. Le
second, vigneron, a fait son service en
1908 au 122ème RI de Rodez. Il y a fait
une période de réserve en 1912. Il a
commencé la guerre dans ce même régiment avant d’être muté au 96ème RI
comme tambour. Il est né le 25 mars
1887.
Augustin Bonaventure JOUE est là
aussi, dans son boyau glacial, avec ses
camarades du 143ème RI de Carcassonne.
Né le 30 janvier 1894 à Opoul, il exerce
comme maçon à Rivesaltes. Mobilisé le

Les tranchées de
Zillebeke
(Coll. Personnelle)

2 septembre au 2ème régiment de génie
de Montpellier, il vient d’être muté au
143ème et n’a pas encore connu le baptême du feu.
Parmi les rares survivants du 3ème
bataillon du 142ème RI, se trouve
Georges Gabriel PELISSIER, né à
Rivesaltes le 28 juillet 1888. Il est dans
l’effectif de la 10ème compagnie. C’est
dans ce même régiment qu’il a fait son
service en 1910. Depuis, il est employé
de commerce. Lui aussi a vu tomber
nombre de ses frères d’armes.
L’enfer commence le 1er novembre. A
peine les hommes du 16ème corps débarqués, ils sont obligés de se jeter dans
des tranchées noyées, où flottent les
cadavres. Les Allemands attaquent avec
des forces plusieurs fois supérieures en
nombre sur tout le front du saillant
d’Ypres. La boue et l’eau ont obstrué les
fusils et les mitrailleuses. Les obus s’enfoncent dans la glaise sans exploser.
Alors, pour nos amis, il ne reste que le
corps à corps sauvage. L’instinct de survie est le plus fort. On se tue au couteau, à la crosse, avec les poings, avec
les dents. Au bout de 3 jours, le 53ème
est retiré, les pertes sont énormes.
Le régiment de Perpignan est relevé par
le 7ème bataillon d’infanterie coloniale du
Maroc, où sert un Rivesaltais. Cet
homme, aux yeux remplis d’horreur,
c’est Etienne Jean SALGUES, né à
Baixas le 23 décembre 1887. L’homme,
tonnelier au village, a fait son service
en 1908 au 143ème RI de Carcassonne et
il y est retourné une fois, en 1912, pour
une période de réserve. Mobilisé dans ce
même régiment, il a participé à tous les
combats de la bataille des frontières.
Muté le 25 septembre au 7ème BICM10,

André SIRACH (Coll. Rieusset-Sirach)

2ème compagnie, il arrive avec son unité
en Belgique. Sous une pluie torrentielle, les marsouins s’installent le 3
novembre à St Eloi, sur une ligne de
front où plus rien ne subsiste. Il est
impossible de plonger dans les tranchées au risque de se noyer. C’est donc
debout, caparaçonné de boue, que le
tonnelier se bat comme un lion avant

d’être sérieusement blessé. Il tente sur
ordre de ses chefs de rejoindre l’arrière,
nul ne le reverra jamais11.
Des jours sans fin, dans une lutte quotidienne et barbare, sous une pluie qui
ne cesse jamais, le corps couvert de
boue sombre, la terre regorgeant de
cadavres, telle est la vie des Catalans ce
mois de novembre 1914. Le 7, le 53ème
RI prend les tranchées à la colline 60 du
bois de Klein Zillebecke. Le jour même,
une autre attaque survient, encore une
autre… C’est cette fois-ci au tour
d’André DARDENNE de disparaître dans
le duel confus où les corps gisent entremêlés. Le 11, le caporal COMMENGE et
ses sapeurs combattent à coup de pelle
et de pioche à St Julien, sur la 1ère ligne
du 81ème RI. Sur le secteur, c’est la dernière poussée allemande, la plus forte
aussi. Les ennemis refluent enfin, laissant les Français épuisés. Emile COMMENGE ne reverra pas Rivesaltes. Il a
donné sa vie à la France avec courage.
Il a été blessé et s’est effondré sur le
chemin du poste de secours. On ne
retrouvera plus son corps.
Le lendemain, la donne change un peu.
Les Allemands ont eu des pertes
effroyables dans les Flandres et sont
épuisés. Le Commandement, en dépit
de l’état d’extrême fatigue des Français,
décide de pousser plusieurs assauts afin
de consolider la ligne de front. C’est à
Zillebecke que la pression est mise sur
les adversaires. Jean RASPAUD est de la
partie. Il se bat dans les boyaux conquis
à l’ennemi avant de succomber. Il est
enterré à la Nécropole Nationale de St
Charles de Potyze.
Le 96ème RI de Béziers connaît depuis le
début les mêmes horreurs que ses régiments frères. Sur le secteur de
Langemark, au Nord Est d’Ypres, il a vu
ses effectifs fondre de manière alarmante. Il doit être relevé le 17 novembre.
Las ! le 16, dans les tranchées maudites
des Flandres, Antoine LAFORGUE livre
son dernier combat. Le jardinier disparaît, comme tant d’autres de ses camarades, dans la lutte barbare et confuse.
Ce même jour, à Montpellier, un autre
Rivesaltais ferme les yeux pour toujours
à l’hôpital mixte. Mobilisé à la 26ème
compagnie du 2ème régiment du génie. Il
a été blessé dans les Vosges le 22 septembre 1914. Il s’appelle Joseph
Etienne JOFFRE, il est mécanicien à
Rivesaltes où il est né le 8 juin 1888. Il
a fait son service dans ce même régiment en 1909 et est parti vivre à Alger.
Mal remis sans doute de sa blessure, son
état empire à cause des conditions
déplorables de vie des tranchées. Tombé
malade, il est évacué sur Montpellier où
il décède.
Le 16ème Corps n’est plus en état de combattre, les hommes sont au bout de
leurs forces, ils n’ont même plus d’uniformes. Ils sont retirés du front et partent à l’arrière, dans cette Belgique
martyre mais héroïque. Dans les fermes
flamandes, entassés, les poilus tentent
de renouer avec la vie. D’autres, par
contre, sont arrivés au bout du chemin.

C’est le cas d’André SIRACH, abattu par
la mort de son frère Jean. Son état de
santé de dégrade de manière alarmante. Il est évacué sur Perpignan où il est
affecté à la 30ème compagnie de dépôt.
Mais son état empire et il rend son âme
à dieu à l’hôpital militaire le 9 janvier
1915. Il repose au cimetière de
Rivesaltes.
Tandis que nos amis Rivesaltais goûtent
d’un repos plus que mérité à l’ouest
d’Ypres, l’un de leur voisin débarque sur
le secteur. Cet homme, tonnelier de son
état, c’est Symphorien Auguste DANOY.
Il est né dans la commune le 22 août
1883. Après son service militaire en
1904 au 12ème RI de Perpignan, il a été
déclaré soutien de famille. C’est pour
cette raison qu’il n’a été mobilisé que
tardivement, mais la guerre a pris tant
d’hommes… Notre ami est affecté au
342ème RI, régiment de réserve de
Mende, qui est dans l’effectif du 16ème
Corps12. Il est à la 20ème compagnie, 5ème
bataillon.
Après quasiment un mois de repos et de
remise en condition, les régiments du
16ème Corps, recomplétés en hommes,
munitions, armement et tenue, sont
prêts pour replonger en enfer. A ce
stade de la guerre, les Allemands ne
sont plus en mesure de fournir un effort
conséquent en Belgique, les alliés veulent donc percer le front. Ils s’y
emploient dès le 15 décembre.
Ce jour-là, le 96ème RI pousse des
patrouilles dans le no man’s land transformé en charnier, à St Eloi. Il est 7
heures du matin. Une aube blafarde se
lève. Les volontaires rentrent après
une nuit passée dans les petits
postes ; parmi eux, Raymond BILLAROS. Les Français sont surpris par une
patrouille ennemie. Le combat s’engage, loin de tout. Une balle foudroie
le Rivesaltais qui reste pour toujours sur
le terrain.
Après quelques jours de vaines tentatives, les Français renoncent à une nouvelle offensive. Les Anglais commencent à arriver pour les relever. Les
fusillades, les bombardements et les
coups de main aussi rapides que violents remplacent les courses infernales
face à un adversaire tapi dans sa tranchée. Le 3 janvier 1915, par un froid
glacial, Augustin JOUE est tué d’une
balle dans la tête à 14 heures à
Reninghelst. Il repose dans la Nécropole
Nationale de Notre Dame de Lorette,
sous la tombe 5141. Deux jours après,
la 3ème compagnie du 81ème RI est aux
tranchées à Verbranden Molen. Dans
une de ces escarmouches meurtrières
quotidiennes, Eugène BERGAUD tombe
pour ne plus se relever. Il est enterré à
la Nécropole Nationale de Vitry le
François, tombe n° 880.
Mi janvier 1915, le 16ème Corps fait route
vers l’Artois pour faire une période d’instruction. Seuls restent les 142ème et
342ème RI en Belgique pour parfaire la
relève avec la BEF13. Les Allemands, prévenus par l’aviation de ces mouvements

de troupe, font tout pour les gêner. Il
faut donc continuer à se battre pour
une parcelle de terrain regorgeant d’eau
et de corps mutilés. C’est de nouveau à
St Eloi que va se jouer le sort de deux
Rivesaltais. Le 29 janvier, la 10ème compagnie du 142ème RI est attaquée à la
tombée de la nuit. Dans la mêlée brutale qui s’ensuit, Georges PELLISSIER est
bravement tué à l’ennemi à 20 heures.
Le 10 janvier, il avait écrit une dernière
lettre à son jeune frère Marcel. Il lui
apprenait sa rencontre avec son autre

Etienne SALGUES (Coll. Jauze)

Georges PELISSIER (Coll. Albert)

frère Raoul et lui faisait promettre, s’il
lui arrivait malheur, ainsi qu’à Raoul, de
veiller sur leur pauvre mère. Le même
jour, dans la boue jusqu’au genoux, les
poilus du 5ème bataillon du 342ème RI sont
surpris lors d’un déplacement.
Impossible de se mouvoir, il faut donc
faire face. Dans la bataille féroce, le
bataillon a 143 tués dont 2 officiers. Le
Rivesaltais, polytraumatisé, est transporté vers l’ambulance de Poperinghe
où il décède le 2 février. Ses restes se
trouvent à la Nécropole Nationale de St
Charles de Potyze.
Le 16ème Corps rentre définitivement sur
le sol français, ayant inscrit sur ses drapeaux glorieux le nom de « YPRES ».

à suivre
*16ème Corps : 53ème RI de Perpignan,
80ème RI de Narbonne, 143ème RI de
Carcassonne et Castelnaudary, 15ème RI
d’Albi, 96ème RI de Béziers, 81ème RI de
Montpellier, 122ème RI de Rodez et 142ème
RI de Mende et Lodève

1 - Régiment d’Infanterie Coloniale
2 - Sète
3 - Corps d’Armée Colonial
4 - Régiment d’infanterie de Marine
5 - Aujourd’hui, en Centrafrique
6 - Surnom donné aux soldats de l’infanterie coloniale
7 - L’ordre n’est pas arrivé à temps
8 - 281ème RI de Montpellier, 296ème RI de Béziers et 280ème RI de Narbonne
9 - BIBOULET, RIERE et SEGUY dont nous avons conté la fin tragique
10 - Le 7ème Bataillon d’Infanterie Coloniale du Maroc a été anéanti pendant
la bataille de la Marne et
des mutations d’autres régiments ont été effectuées pour le réorganiser.
11 - Le 7ème BICM ne comptera plus le 27 novembre que 95 hommes sur plus
de 1000. Il sera dissout
12 - Tous les Corps d’Armée comptent un élément non endivisionné composé de deux régiments de réserve. Dans la 16ème Région, ce sont les 322ème RI
de Rodez et 342ème RI de Mende. En principe, ces régiments ne doivent pas
être engagés en 1ère ligne, mais la configuration de la bataille en décidera
autrement. Le 322ème RI sera même dissout, faute de soldats, tant les pertes
seront grandes.
13 - British Expeditionary Force

0-RIvesaltesMag-95sauv_0-RIvesaltesMag-64 21/03/2015 16:47 Page8

N°95 - mars 2015 - 8

Au palais des fêtes

(10€) - Durée : 1h15 ; Tout public
Pour se venger d’un Sganarelle buveur, roublard et
fainéant, son épouse, Martine, le fait passer pour
un grand médecin. Affublé malgré lui de ces nouvelles compétences, Sganarelle comprend rapidement l’intérêt qu’il peut tirer de cette situation et
se prend au jeu. A grands coups de latin et de
ruse, notre médecin de pacotille réussira-t-il à
tromper son monde jusqu’au bout ? Des personnages hauts en couleur dans un comique de situations qui n’a pas pris une ride !

Dimanche 29 mars 16h
Boite à Gants
(La Toute Petite Compagnie)
(5€) - Durée : 30 min; de 3 à 10 ans
« Approchez petits et grands, si vous voulez
découvrir, ce que deviennent les vieux gants…
». Dans une grande boîte-atelier, un artisan et
son apprenti récoltent les gants hors d’usages
et oubliés afin de leur offrir une seconde vie.
Des mains, des doigts, des gants, une multitude de gants qui des histoires d’humeurs du
moment, des gants qui se font des surprises et
se laissent volontiers surprendre. Tout ça se
joue en musique, avec humour, en poésie, avec
tendresse ou sans prendre de gants, mystérieusement, en couleurs et… en mouvement.
En partenariat avec la Ligue de l’Enseignement

(5€) - Durée : 30 min ; à partir de 6 ans
Il était une fois une princesse… « Non
deux princesses… » « Quoi ? » Trois princesses.
Bien élevées, jolies comme
des cœurs et si gracieuses
(enfin, c’est ce que l’on raconte !), qui en temps de guerre,
prirent tous les risques pour
voler au secours de leur père
(Oh oui, ça, du courage elles en
ont à revendre!). Une épopée
fantaisiste et dansée où trois
filles sortent définitivement du
cadre pour se révéler héroïne des
temps modernes.
En partenariat avec La Ligue de
l’Enseignement

Dimanche 19 Avril 17h
Hommage à Jordi Barre
(8 €) - Durée : 1h
Bernard Fourès a eu l’honneur et le plaisir
d’accompagner Jordi Barre lors de quelques
concerts. De cette rencontre est né un grand
respect pour le chanteur et l’homme aujourd’hui disparu. Il semblait évident qu’un hommage devait lui être rendu. De là, spontanément, Michel Cazenove, Hervé Capdevilla et
Bernard Fourès ont créé le groupe Cantem Jordi
pour honorer sa mémoire et perpétuer son
œuvre.

Vendredi 27 mars 21h
Bleu Môme...
entre Piaf et Barbara
(10€) - Durée : 1h20
Après pas moins de trois années à travailler sur un nouveau répertoire, cette
formation est heureuse de vous présenter l'album « Bleu Môme… Entre Piaf et
Barbara », qui a été enregistré au mois de
Décembre 2012 dans le célèbre studio La
Buissonne de Pernes-les-Fontaines. Si ce répertoire est composé essentiellement de chansons
de Piaf et Barbara, c’est que l’émotion qu’elles
suscitent en eux reste intacte même après des
années d’écoute, et que cette émotion, c’est
celle qu'ils veulent partager avec le public. Les
chansons ont été réarrangées par Sébastien
Falzon "Nous avons voulu créer quelque chose
de différent, en accord avec nos goûts musicaux, qui témoigne à la fois de notre respect
envers Piaf et Barbara et d'un parti pris personnel...

(10€) - Durée : 1h30
Douze cordes infiltrées dans l’univers des
chansons latines, mélanges de styles et d‘esthétiques qui permettent de lâcher les amarres. Le trio
est comme une étincelle qui nourrit la chaleur de
la musique latine et d’argentine en particulier :
profondément marqué par la culture de Buenos
aires à travers la voix de Violeta Duarte mais aussi
par le jazz, le blues, le rock et le flamenco grâce à
la guitare de Thierry Lopez et la contrebasse de
Francis Adam, invitée du trio, la gracile présence
flamenca de Sandra Diaz. Au sud du Sud, résolument !

Dimanche 12 Avril 17h

Dimanche 3 mai 16h

Le Médecin malgré lui

Princesse en carton
(Cie Alma)

Samedi 16 mai 21h
Ciné concert
(Cinémaginaire)
(10€) - Durée : 1h30; Le cinéma s’associe à
l’accordéon de Virgile Goller et vous propose
3 courts métrages burlesques muets accompagnés en direct par un musicien.
The Paleface (Malec chez les Indiens) de
Edward Cline et Buster Keaton -1921 (22
min)
What price Goofy? (Une soirée de folie) de
Leo McCarey avec Charley Chase- 1925 (25
min) The immigrant (L'emigrant) de Charles
Chaplin - 1917 (25 min)

Samedi 25 Avril 21h
Entre deux rives

Dimanche 31 mai 17h
Récital d’Opérettes
(Chant de Si De la)
(10€) - Durée : 1h20
Les voix des artistes, le dynamisme, la
bonne humeur les costumes féeriques,
voilà ce qui fait la force de cette troupe
Amélienne. Le groupe est formé de quatre
principaux registres (soprano léger,
soprano dramatique, ténor, et deux barytons) accompagnés par une pianiste.

Mais encore........................................................................................................................
Samedi 11 avril
Le Printemps du Cap’s

Aux Dômes – Renseignements : 06 61 89
00 63

Samedi 100% Sévillanes

Aux Dômes – Renseignements : 06 61 89
00 63
Hôtel des Vignes – Stages et / ou dîner
dansant sévillan – Toute la journée - A
partir de 23€– Renseignements : 09 82
49 36 00 / contact@amorflamenco.fr

Vendredi 17 avril
Tournoi Basket en Flammes

Gymnase - A partir de 17h – 5€par joueur
– Renseignements : 06 60 49 00 75

Dimanche 19 avril
Vide Grenier du SCAR XV

Allées Joffre -10€- Réservations les mardis soir de 18h à 19h30 à l’école de

rugby– Renseignements : 06 70 81
57/scarxv.rugby@gmail.com

Samedi 25 avril
au samedi 2 mai
C’est la Récré

Place De Gaulle et Place de la République
– Renseignements : 06 04 17 91

Vendredi 1 et
samedi 2 mai
Tournoi PANABIERES

Sur l’ensemble des complexes sportifs–
Tournoi de l’école de rugby de Rivesaltes,
équipes étrangères invitées, restauration
et buvette sur place –
scarxv.rugby@gmail.com

Vendredi 8 et
samedi 9 mai

Du samedi 16 mai
au samedi 30 mai

Vendredi 29 et
samedi 30 mai

Tournoi JEAN GAZE

Fête des Mères

Spectacle de fin d’année
Provi’Danse

Terrain de Rugby de Rivesaltes –Tournoi
international des équipes JUNIORS à 7 –
16 équipés engagées scarxv.rugby@gmail.com

Samedi 100% Sévillanes

Aux Dômes – Renseignements : 06 61 89
00 63
Hôtel des Vignes – Stages et / ou dîner
dansant sévillan – Toute la journée - A
partir de 23€– Renseignements : 09 82
49 36 00 / contact@amorflamenco.fr

Samedi 9 mai
Concert au profit de la
Ligue contre le cancer

André Bascou chante Jean Ferrat, sous la
direction de Daniel Tosi entouré des 25
musiciens du 3ème cycle du conservatoire.
Aux Dômes à 17h00

Chez vos commerçants Car+ –
Renseignements 06 04 17 91 13

Du 18 mai au 19 juin
Exposition du Papyrus

à l’Office de Tourisme – Office de Tourisme
– De 9h à 12h et de 14h à 18h – Entrée
gratuite

Du vendredi 29 mai
au dimanche 14 juin
Tournoi de Tennis Adultes

Tennis Club – A partir de 18h - Week-end
en non-stop – 16€– Renseignements : 06
22 69 84 56

SERVICE D'URGENCE
MAIRIE

dans

Rivesaltes
Magazine

06 74 39 22 92
appelez le

BP 13 - 66600 rIVEsaLTEs
agence8@wanadoo.fr

04.68.38.59.59

Sapeur-Pompier

18 ou 112

SAMU

15 ou 112

Gendarmerie

Votre
parution publicitaire

TÉLÉPHONE

17

Centre Hospitalier Perpignan

04 68 61 66 33

GDF (Urgence)

08.10.43.30.66

EDF (Urgence)

08.00.12.33.33

Gendarmerie Rivesaltes

04 68 64 09 50

Sapeurs-pompiers Rivesaltes

04 68 64 29 87

Météo France

08.92.68.02.66

« Contes et Légendes » – Dômes– 21h –
Adultes : 10€/ enfants : 6€– 07 88 20
47 66

Balade en terre d’Artistes
dans les ateliers des artistes Laurence
GODON & Agnès BOGAËRT

Dimanche 31 mai
Duo Canticel

Eglise Saint André – 17h – Participation
libre

« rivesaltes magazine © » est une publication d’informations municipales éditée en partenariat par la mairie de rivesaltes. Crédit photo : mairie de rivesaltes, Jonathan Iniesta, robert Jobe, Pierre Thirion, Christian saladin, alain Casenove, sylvie Grimm.

Arrêt sur images - Entreprises - Agenda - Saga cité - Reportage - Associations


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